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20/07/2008

Le Congrès de Versaille vu par Relatio-Europe

 Une occasion manquée de démocratiser un régime monocratique et oligarchique. PDF Imprimer Email
Samedi, 19 Juillet 2008 17:27

Par Daniel RIOT

Question d'un Européen un peu las de voir dénoncer un déficit démocratique dans le fonctionnellement de l'Union européenne qui n'existe dans les yeux de « réalistes » qui perçoivent... mal la réalité : Quel serait le résultat du référendum qui aurait pu être organisé pour ratifier les modifications de la Constitution proposées aux Parlementaires réunis ce lundi en Congrès par Sarkozy ?  

Le Congrès lui-même n'est pas joué d'avance : « 50-50 »... « A quelques voix près »...dit-on à droite et à gauche. C'est qu'il faut franchir la barre des 3/5ièmes ! Pas simple... Et les motivations des votes annoncés tiennent visiblement plus au contexte qu'au texte. Comme dans le référendum pour le projet assassiné de Constitution pour l'Union.  

RESUME : A gauche, le Congrès ... de Reims fausse celui de Versailles. On comprend les embarras de Jack Lang. A droite, on ne veut pas (comme dit Bernard Debré « affaiblir la position de Sarkozy à l'intérieur mais aussi en Europe et dans le monde » ou au contraire « on » veut se démarquer de l'impopularité actuelle d'un président qui veut présidentialiser encore plus un régime qui n'a de parlementaire que quelques us et coutumes. Et les « centres » sont divisés... Entre opportunistes (radicaux), alimentaires (Nouveau Centre) et idéalistes (au Modem).

 

 

30/05/2007

Changement de régime avec Nicolas Ier: Vers une présidence à la russe

La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les "précédents" Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».

Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.   

Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq)   et qu’ils ne sont pas du tout  passionnés par les questions institutionnels.

Pourtant, nous sommes en train de changer de République, sans modifier la Constitution : "Je suis un Président qui gouverne", dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs  à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale qui expriment la diversité des opinions et des intérêts.  

Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà,  …pour 2012.

« Une présidence à l’américaine »,  osent dire de bons esprits qui se prétendent même,parfois, politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La Démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel  à   la russe, plutôt.  En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.

J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants. C'est bien connu:  ce sont des jaloux et des envieux...

Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement par les sunlights… Un roi confronté  à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregimentés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la  mode à Strasbourg en ce moment), que  « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que "le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout". Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.

Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Montesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre  en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.

Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ?  Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.

Daniel RIOT

 
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