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01/06/2007

L'UDF à Strasbourg: Enfin, un peu de ménage....

Il est des clarifications qui s'imposaient!

La Stras’Académie d’Alsaflop

C’est décidé : j’adhère au MoDem !

Une seule chose me faisait encore hésiter : la trop grande patience de l’UDF (départementale et nationale) face aux mini-Santini, aux mini-de Robien, aux mini-Morin, donc aux maxi-traîtres, maxi-taupes, maxi-opportunistes, aux maxi-carriéristes et aux marionnettes géantes (pas comiques du tout) télécommandées par le « tandem  UMP» du « Sarkoland-am-Rhein », comme dit un observateur lucide qui s’auto-censure dans son journal.

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Durant les Présidentielles, j’ai été outré, effrayé, scandalisé par les voix que ces petits « agents doubles » faisaient perdre à Bayrou par leur conduite qui ne visait qu’à mettre des balles dans les pieds de l’Udf, qu’à tirer à vue sur des personnalités UDF taxées d’indocilité par le « tandem UMP », qu’à entretenir des confusions. Que de communiqués publiés dans les dna pour eux si ouvertes malgré leur non-représentativité ! Que de « permanence » tenues au nom d’eux-mêmes ! Que de ragots par eux répandus par seul souci de nuire à ceux (et celles) qui refusent la servilité ! "La fidélité, vertu canine", disait un sage...

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« Papy Riot » l’a dit devant le Club de la presse dans un débat sur le « PHENOMENE Bayrou ». « Si Bayrou a seulement double son score de 2002 sur Strasbourg et non triplé comme dans l’ensemble de la France, c’est en partie parce que la mobilisation de ses partisans a été délibérément insuffisante ou carrément contre-productive sur le centre ». C’est vrai que j’ai suivi les efforts de Chantal CUTAJAR et de son équipe en cette période : elles étaient bien seules à « labourer le terrain ». C’est toujours très dur de devoir travailler contre une partie de son propre camp : la cinquième colonne n’est pas un mythe…

Hier encore quand je voyais l’usage abusif, moralement indigne, politiquement honteux qui était (et est encore) fait du sigle UDF par des suppléants de candidats UMP, je me disais que les pratiques politiques étaient trop pourries pour que je m’engage (même en simple militant) dans ce qui apparaissait comme un marécage réservés aux grenouillages.

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Il est vrai que les petits nains de jardins du pseudo-centrisme local peuvent mettre en avant les (mauvais) exemples donnés par le sommet..

Bayrou doit avoir (encore) la naïveté des enfants de chœur (c'est une vertu) pour avoir fait confiance (c'est un tort) à des élus qui confondent liberté de vote et liberté de trahir, liberté de penser et liberté de changer de convictions, liberté d’action et liberté de faire de mauvaise sa actions.

Sur Strasbourg, Fabienne, ingrate fille politique de Daniel Hoeffel le rigoureux, fait plus et mieux. Elle se fait élire UDF, elle passe à l’UMP tout en continuant à se réclamer du centrisme et tente de mettre la main sur l’UDF locale par agents spéciaux infiltrés, par commandos dociles, par soldats (soldates) d’une Légion très spéciale. Faux nez et faux culs, garde à vous ! Sonnez la charge !

Heureusement, Bayrou a eu le courage de maintenir son cap : le Centre, c’est au Centre. Pas exclusivement à cette gauche de la droite qui s’appelle le Centre droit., ou  maladroit !

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Au Centre, on regarde avec deux yeux (on n’est pas borgne), on écoute avec deux oreilles, on agit avec deux mains , et on marche sur deux pieds. Mieux : On n’a pas le cul entre deux chaises, mais on est assis, sur ses deux  fesses,  sur une  troisième chaise. Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. Retour et références aux « Ordres » de Blaise Pascal ! Et c’est vouloir agir dans la clarté et la transparence, pas dans la magouille, avec  des pratiques fripouilles et des convictions d’andouilles (c’est pour la rime, vous l’aurez compris !)

Mais je cause, je cause … et j’en oublie mon propos ! Oui, aujourd’hui j'adhère (enfin !) au MoDem, parce que j’ai lu dans les dna (il faut bien chercher, dans les échos, pas dans les infos,  mais cela se trouve !) qu’enfin les pendules étaient mises à l’heure à l’UDF sur Strasbourg. Et que quelques moutons noirs devraient quuitter le troupeau. Et surtout ne plus s'en recommander ou s'en réclamer...

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Des exclusions, des suspensions et des mises au point. Je cite :

>>>> « Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, tous les quatre élus au Conseil municipal de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim et Yasmina Sadarnac, candidate dissidente dans la troisième circonscription sont « suspendues de l’UDF-MODEM dans l’&ttente d’une mesure d’exclusion qui sera prononcée par a commission nationale d’arbitrage et de contrôle ».Tous d'illustres inconnus qui ne sont célèbres que par leur appétit de glouton.Faim de pouvoir.faim d'Honneurs.Faim d'une bonne place sur la prochaine liste Keller-Grossamnn pour les prochaines municipales.Vous connaissez les "gloutons"? Des animaux bizarres...Ils ont nombreux dans le "Nouveau Centre" , ce PSLE du petit Morin qui veut devenir grand...

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>>>> A cette liste d’exclus s’ajoute le conseiller général Jean-Daniel Zeter, suppléant d’Yves Bur, (député UMP sortant), l’homme dont l’Ump n’a pas voulu au perchoir de l’Assemblée (m^me pour trois mois) , celui qui se préoccupe (un peu) des buralistes après (et non avant) de promouvoir la campagne anti-tabac que l’on sait, celui qui… Non il s’agit là d’autres sujets ! Pardon pour mes digressions :je ne suis qu’un journaliste stagiaire pigiste amateur…Ces UDF qui jouent la carte UMP quand l'UMP veut "kärcheriser" Bayrou jusque dans son fief, ils son de quel ordre dans le règne animal? Des suceurs, peut-être. Ou des piqueurs. Mais là je ne vise pas que M. Zeter que je ne connais qu'à travers une récente ITW à la télé où il expliquait avec mauvaise foi toute sa bonne foi...

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>>>> Dans le même communiqué (je fais toujours confiance aux DNA puisque je n’ai pas reçu ce texte), les responsables  départementaux du MoDem rappellent que les adjoints strasbourgeois Anne Schumann (celle qui n’arrête pas de cogner sur Pascal Jurdant-Peiffer, dieu sait pourquoi) et Harry Lapp « ne font pas partie du mouvement ». Ils ne sont plus "gloutons". Dans la genre, ils seraient plutôt piqueurs. Ou des piqueurs. je sais: c'est la même chose que pour les précédents mais pas dans le même ordre. Comme faire la différence entre un Douste et un de Robien? D'ailluers les piqueurs sont souvent des suceurs.... 

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>>> Frédéric Le Géant, (« également membre de la majorité de Fabienne Keller », précise utilement les DNA, sans craindre le pléonasme) « n’est en aucun cas porte –parole de l’udf-MoDem du Bas-Rhin ».

Alors, çà, c’est vraiment Géant ! Un usurpateur cet homme que je ne connais que par ses annonces (toujours publiées dans  les DNA) de « permanence » dans un café en face de la poste ! Il ne porte donc que sa propre parole, mais il fallait le dire plus tôt. Il était temps de lui clouer le bec à ce coucou qui pique le nids des autres pour pondre ses oeufs !

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Je vais peut-être suivre son "exemple" et signaler mes activités de brasserie dans les dna....

Vous voyez le genre : « Alsaflop qui n’engage que lui-même tiendra sa permanence au Snack’Michel tous les matins de 8 à 9 heures. Est à la disposition de tous les Sarko-Centreux qui sont aux ordres du tandem UMP pour se faire offrir un café, avec ou sans croissant, afin de mesurer la qualité de leurs arguments et ses propres qualités de résistance à toute avance politique corruptrice qui pourrait lui être faite »...

Le Nain, pardon Le Géant,  viendrait peut-être à ma table… Pour s’y mettre… à table ! Après tout il doit avoir des qualités, cet homme pour être ainsi utilisé par l’UPS, l’Union pour Sarko (mince, encore un lapsus) pour Strasbourg. Le coucou est un malin.Comme une fouine, dit-on...

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J’insiste : ces infos ne devraient pas être dans les « échos », surtout quand on se souvient du tapage fait par les DNA autour du moindre éternuement de ces (vrais) « dissidents » depuis longtemps ! Mais ce n’est pas moi qui vais donner des leçons en matière de hiérarchie de l’information…. Comme me dit un journaliste expérimenté, « tous les journaux locaux sont un peu tributaires des annonces municipales. C’est la loi du système ». Un débat qui me dépasse… mai, maoi dans l'ordre animalier, je sui plutôt du style singe.(Histoire de démontrer que mes allégories animalières n'ont rien de désobligeant pour les animaux. Je me rêve bonobo. Allez savoir pourquoi...

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Ces « échos » en chapelet sont titrés « UDF-MoDem : la Purge ».

Purge : dans quel sens prendre le mot ?

Médicalement, ce n’est pas mal vu. Il s’agit en effet d’un traitement purgatif. Mais cette « purgation » est bien tardive pour qu’on parle de « purge de cheval »…

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Techniquement, le mot n’est pas mal choisi non plus : « évacuation d’un fluide dont la présence dans une conduite ou un récipient nuit au bon fonctionnement d’un appareil », dit le Dictionnaire. Ce « purgeage » s’imposait en effet.

Politiquement, c’est plus douteux, mais c’est sans doute à ce sens que les DNA voulaient se référer, avec ironie j’espère : cela implique un « acte d’autorité contre des indésirables » (toujours selon le dictionnaire). Mais cela a un aspect péjoratif que ne mérite pas la trop tendre UDF. Sinon la « purge » se serait faite plus vite et aurait eu plus d’ampleur.

C’est sans aucun doute sur le plan moral que le mot « purge « des DNA se justifie le plus : il est synonyme de purification….

Il est vrai que c’est à confesse que les pêchés de ces démocrates chrétiens proclamés pourront (peut-être) leur être pardonnés… En termes laïcs, qu’ils règlent eux-mêmes leurs problèmes de conscience, eux qui obéissent tant aux consignes. Mais là je deviens très polémique. Ce qui n’est guère charitable…

En tous cas, c’est en conscience que maintenant, ce « ménage » étant fait, je peux adhérer au MoDem, non comme une huître ou un sot, mais en Acteur. Vous faites comme moi ?

ALSAFLOP

31/05/2007

Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »

 En guise de Carnet de campagne....

  L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE

>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie

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Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.

L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU

>>>>Un détail : La  dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.

Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.

Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.

L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE

>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet,  son premier baptême du feu avec sa  double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

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Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".

Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce  nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….

L'ETAT  DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE

>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé !  La ministre de l'enseignement supérieur  a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

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On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.

Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...

L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS

>>>> Excellente      tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ».  Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !

Max Gallo à l'Académie: L'âme de la Plume...

Bravo Max,  L'IMMORTEL....

Bravo Max! Les mauvaises langues vont crier à la récompense sarkozienne. Mais NON ! Vous n'en aviez pas besoin...Je voua ai suffisamnt lu et apprécié. Je vous suffisamment rencontré .J'ai eu avec vous suffisamment  de riches conversations (à la librairie Kleber, de Strasbourg et ailleurs), y compris sur des sujets qui nous séparent (L'Europe, notamment) pour savoir que si quelqu'un mérite de ce titre d'"Immortel", c'est vous. Vous qui tous les matins, dès quatre heures, êtes à votre table de travail. "Si je n'écris pas , je vide mon frigo", m'avez-vous confié, un jour. Quelle production! Aussi riche en qualié qu'en quantité. Bravo. Et merci d'écrire encore....A bientôt. Pas sous la Coupole, mais "Chez Yvonne"....
DR
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L'historien,ancien militant communiste, ancien ministre de Mitterrand devenu sarkozyste après avoir été aux cotés de Chevénement,  occupera le fauteuil du philosophe Jean-François Revel (dont les livres restent de bons ammis). Max Gallo, âgé de 75 ans, a été élu au premier tour, obtenant 15 suffrages parmi les 28 votants, a annoncé la secrétaire perpétuelle de l'Académie, Hélène Carrère d'Encausse.
L'autre candidat était le journaliste Claude Imbert, qui a obtenu cinq voix. Le reste des suffrages s'est réparti en 3 bulletins blancs, 4 bulletins blancs marqués d'une croix (refus des deux candidats) et une voix pour un non- candidat.

Cette élection est la première d'une série qui devrait s'étaler sur environ un an pour reconstituer les rangs des académiciens. Le nombre de fauteuils vacants n'a jamais été aussi important depuis une vingtaine d'années, avec six décès – sur 40 membres – enregistrés depuis le printemps 2006 : Jean-François Revel, Bertrand Poirot-Delpech, Jean-François Deniau, Henri Troyat, Pierre Moinot et René Rémond.

Historien et romancier prolifique, Max Gallo est l'auteur d'une centaine de romans, biographies et études historiques. Il avait déjà présenté sa candidature à l'Académie en juin 2000, n'obtenant alors que six voix.

Né à Nice en 1932, dans une famille d'immigrés italiens, le nouvel académicien a la fibre patriotique et la passion de la République. Il s'est d'abord fait connaître comme historien, avant de toucher le grand public avec des sagas romanesques (La Baie des anges, Les Patriotes...) et des biographies historiques à succès, de Jaurès, de Gaulle ou Napoléon.

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La refondation de l'écologie politique se fait au MoDem

Les Verts passent à l’Orange...

... et les Verts enrichissent l'Orange

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Le billet de Chantal Cutajar

L'Orange et le Vert vont bien ensemble... Harmonie des couleurs. Complémentarité des symboles: espoir pour le vert, vigilance et vitalité pour l'orange. Dynamisme et santé pour les deux.

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François Bayrou qui avait accueilli Nicolas Hulot à l'Université d'été de l'udf  l'an dernier. Il a signé son Pacte, comme je l'ai fait moi-même. L'UDF de Bayrou avait mis au point en collaboration avec Corinne Lepage  de Cap 21 (parti constitutif du MoDem) une plate-forme sur le développement durable, à la fois audacieuse et réaliste, qui avait des mérites reconnus par les experts mais qui malheureusement n'ont guère retenu l'attention des médias durant la campagne: cohérence, intégration des préoccupations écologiques dans tous les secteurs d'action et à tous les niveaux, objectifs précis et moyens d'action bien définis.

Cette plate forme  marquait (et marque toujours) un vrai tournant dans l'histoire de l'écologie politique en intégrant, sérieusement, sans démagogie, sans intégrisme idéologique, sans nostalgies passéistes et sans rêves utopiques, l'écologie à la politique.

Horizontalité et verticalité, audace et réalisme, diversité et cohérence: la politique devient écologique ou n'est pas. Comme la politique est morale ou n'est pas. Comme la politique doit servir l’intérêt général ou n’est pas.Comme le droit doit servir la Justice ou n'est pas. La refondation de l'écologie politique passe par le MoDem.

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C'est conforme à la social-économie (qui est aussi une éco-économie) et à la démocratie sociale (qui est par nature une démocratie environnementale) prônées par Bayrou et à la finalité même de mon propre engagement en politique: remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au coeur de toute action!

C'est conforme aussi à la logique des réflexions et des travaux du Conseil de l'Europe en matière d'environnement que je m'engage à soutenir bien davantage à l'Assemblée nationale si je suis élue par les Strasbougeois dont je connais l'attachement à la qualité du cadre de vie, à la sauvegarde d'un environnemen sain et à la protection de la planète.

Je suis donc ravie que, de plus en plus, des Verts rejoignent, viennent enrichir la famille orange du Modem. A tel point qu'un site internet, MoDem Ecologie, vient de s'ouvrir et que  les militants du Modem comptent chaque jour un peu plus de militants "écolos". Nature et culture : culture de la nature et culte de l’Humanité, donc de cette planète des Hommes.

Il ne pouvait pas en être autrement dans ce parti nouveau conçu pour ce  XXI ième siècle dans lequel n’ont ne devons avancer ni à reculons ni en fonçant dans les murs annoncés. Tous les défis à relever ont une dimension écologique, comporte des impératifs écologiques. C'est vrai du "local" au "global". Du particulier au général. " Voter écolo, c'est voter, MoDem", dit un slogan de candidats de Cap 21 investis par le Mouvement démocrate. Mes engagements en la matière le confirment. Pour une écologie politique qui allie idéalisme et pragmatisme:le MoDem, le MOUVEMENT DEMOCRATE. C'est l'une des dimensions essentielles de ce qui est "La Révolution Bayrou". Une révolution qui continuera grâce à vous. 

Chantal Cutajar

« Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde »  (Ghandi)

A LIRE OU RELIRE SUR CE SITE: La plate forme écologique de François Bayrou et de Corinne Lepage >>>>>>>>>>>>>>&...

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Ecolo...branche-toi

 

 

au MoDem !

 

LU DANS MARIANNE

Des Verts pastèque aux Verts melon

Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d'aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?

Cela « n'affole pas » Dominique Voynet, mais les faits sont là : certains Verts ont décidé de se convertir à l'orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. Résultat : parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte une grosse dizaine d'anciens Verts. Quatre à Paris, dont Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris. A ceux-là on peut ajouter deux autres proches de Jean-Luc Benhamias candidats à Marseille et quelques candidats éparpillés entre la Seine-et-Marne, le Val d'Oise, ou la Picardie...

D'autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l'ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »

Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s'amusent à les appeler, ces Verts rattachés à la rose socialiste, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?

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Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l'écologie n'a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d'ailleurs qu'elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.

Pour Jean-Luc Benhamias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ».

Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n'est qu'une poignée de gens. Ce n'est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s'être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
Reste deux interrogations auxquelles il est sans doute trop tôt pour répondre. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre, comme le prédit Jean-Luc Benhamias ?

 

Pour le député européen, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives. Pour convaincre les hésitants, un site Web « Modem écologie » a même été mis en place. A voir. Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu'il n'y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n'arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

Anna Borrel avec François Vignal

 A VOIR >>>>>    Corinne LEPAGE : "Nous devons reconstruire un pôle d'écologie politique au sein du MoDem et au centre de l'échiquier politique"

medium_modem_forum.JPGFORUM POUR LE MoDem >>>>>>>>>> medium_orange_carrée.jpg 

Tout n'est pas toujours carré ! 
Les avis peuvent diverger....RDV sur la page écolo du forum du MoDeM

 

« Il n’y a pas de passagers sur le vaisseau terre. Nous sommes tous membres de l’équipage »
Marshall Mac Luhan 
 

Strasbourg: Les 50 ans de la démocratie locale européenne

L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales

 Sur le site du Conseil de l'Europe

Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »

Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

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Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?

Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.

Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?

Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

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Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?

Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.

(source>>>>)

EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO  >>>>>>> 

VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"medium_congrres_2.jpg>>>>>>>>>>>>>>&...

A VOIR AUSSI>>>>>>>>>>>

30/05/2007

Changement de régime avec Nicolas Ier: Vers une présidence à la russe

La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les "précédents" Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».

Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.   

Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq)   et qu’ils ne sont pas du tout  passionnés par les questions institutionnels.

Pourtant, nous sommes en train de changer de République, sans modifier la Constitution : "Je suis un Président qui gouverne", dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs  à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale qui expriment la diversité des opinions et des intérêts.  

Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà,  …pour 2012.

« Une présidence à l’américaine »,  osent dire de bons esprits qui se prétendent même,parfois, politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La Démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel  à   la russe, plutôt.  En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.

J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants. C'est bien connu:  ce sont des jaloux et des envieux...

Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement par les sunlights… Un roi confronté  à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregimentés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la  mode à Strasbourg en ce moment), que  « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que "le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout". Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.

Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Montesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre  en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.

Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ?  Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.

Daniel RIOT

RECHERCHE: Faire entrer vraiment la France dans le XXI ième siècle

Des réformes en profondeur.L'avenir se joue là..., par Chantal Cutajar

CETTE FAIT SUITE A LA PRECEDENTE

Le constat est terrible : Aujourd’hui, les conditions de travail des chercheurs sont de plus en plus précaires. Les débouchés se raréfient : la recherche est considérée en France comme une activité à part, non comme une formation qui conduit à la responsabilité dans l’entreprise. Les jeunes se détournent de la recherche, les vocations scientifiques sont de plus en plus rares et les jeunes chercheurs nous quittent pour l'étranger.

Or, je crois que la recherche, c’est la clé de la réussite de notre pays dans les défis du XXIème siècle.

1° Nous devons considérer les sommes allouées à la recherche comme un investissement et non comme une dépense. La recherche est une activité essentielle pour le futur de la France. Cela implique un engagement précis sur la question des moyens. Voilà pourquoi François BAYROU proposait un pacte national et transpartisan en faveur d’une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche, de l’ordre de 5% par an sur dix ans.

2° Nous devons rendre le métier de chercheur plus attractif, d’abord par une réévaluation des grilles de salaire. Quand vous êtes payé 1300 € par mois et que votre angoisse, c'est d'arriver à nourrir votre famille, comment pouvez-vous être productif, créatif et pleinement impliqué sur des missions de recherche ?

La recherche devrait être l’une des voies privilégiées pour la sélection des élites. Or je crois que cela passe par un accord entre les universités et les grandes écoles, par la possibilité d'allers-retours entre les deux filières : continuer toute formation en grande école par une thèse, effectuer une année en grande école comme école d'application d'une formation doctorale.

3° Et puis, il faut attirer les chercheurs en France. Nous proposerons de prendre une décision emblématique : celle d’exempter d’impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France.

La recherche doit redevenir prioritaire dans l’agenda politique, et les plus hauts responsables de la politique française doivent en faire un devoir personnel. Il faut pour y arriver, proposer un accord sur une base non partisane, rassemblant les grandes forces politiques, qui sont conscientes qu’un investissement majeur est nécessaire. Les questions plus détaillées, comme celle de l’autonomie des Universités et de l’évaluation pourront alors trouver des solutions simples et transparentes, car il sera facile de vérifier en quoi, l’organisation mise en place répond à un besoin et facilite la contribution des scientifiques français aux questions communes du pays et de l’humanité. Il y a donc urgence.

Université: Oui aux réformes, non au "passage en force"

Ma conception de l'Université, par Chantal Cutajar

A l'AFGES,présidée par M.Maximilien Cartier, j'ai animé hier soir avec plusieurs membres de man équipe  de conseillers (Jacques Ledig, professeur à l’INSA Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe LIVERNEAU Professeur de médecine et chef du service de chirurgie de la main à Illkirch Graffenstaden) un débat sur l'Université et la recherche.

Un rappel: 

 Je suis Maître de Conférences à l’URS  (Université Robert Scuman de Strasbourg) où je suis enseignant chercheur.J’enseigne le droit pénal en L2, M1 et M2 et je dirige au sein du Master 2 Droit et études européenne le parcours Sciences criminelles qui comporte 3 options : 1 recherche et deux voies professionnelles.

J’ai également une activité de chercheur au sein du Centre du droit de l’Entreprise où je suis responsable de l’équipe de recherche sur la criminalité organisée GRASCO. Mon domaine de recherche et mes travaux sont orientés vers la lutte contre les techniques financières qui permettent aux organisations criminelles de prospérer grâce à l’argent de leurs trafics.

C’est à ce titre que je publie de nombreux articles et participe à de nombreux colloques sur ce sujet, que j’ai été sollicitée par la Fédération bancaire française pour participer à la rédaction d’un livre vert sur la transposition de la troisième directive européenne relative à la lutte contre le blanchiment d’argent.

C’est à ce titre que j’ai été invitée par le département d’Etat américain à participer à un séjour de trois semaines pour étudier les dispositifs de lutte américain contre la criminalité organisée et le financement du terrorisme.

Voici un résumé de mes interventions:  

MA CONCEPTION DE L'UNIVERSITE
Je veux défendre le modèle universitaire français.
1°) Je m’opposerai catégoriquement si l’on tente de toucher au statut national des diplômes.
2°) En même temps, la question du degré d’autonomie des universités est posée et il faut y apporter des réponses.
Permettez-moi ici de témoigner de mon inquiétude en ce qui concerne le projet de loi sur l’autonomie des universités que le gouvernement Fillon veut faire voter au mois de juillet.
Ce projet est censé selon les termes de Monsieur Fillon, « donner de l’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent s’organiser comme elles l’entendent, recruter comme elles l’entendent créer les enseignements qu’elles veulent sans avoir besoin de demander  l’autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions. Cette loi devrait leur permettre « de retrouver l’excellence » alors qu’après avoir « été les meilleures du monde » elles « ont disparu dans les profondeurs du classement international ».
Et le projet qui est en train d’être concocté, en catimini, sans concertation aucune, ce projet est tellement extraordinaire, magique qu’il n’a pas besoin, si l’on en croit le gouvernement, d’être débattu.
Et bien, si je suis élue, je m’opposerai à ce que la loi sur l’autonomie des universités intervienne au mois de juillet.

Je m’opposerai non pas pour le plaisir de m’opposer puisque la position qui sera celle des députés du mouvement démocrate sera de soutenir les projets qui servent l’intérêt général et de combattre ceux qui sacrifieront l’idéal de justice sur l’hôtel de l’efficacité économique.

Je m’opposerai, tout d’abord parce que il faut mettre un terme à cette méthode législative qui bafoue les principes les plus élémentaires de la démocratie, je veux parler du pluralisme délibératif. Ces considérations semblent relever de la forme mais il ne faut pas s’y tromper, elles touchent aussi et surtout au fond.

De quoi s’agit-il ?

Alors que les organisations universitaires ont annoncé des Assises de l’enseignement supérieur pour élaborer des propositions pour une réforme large de l’Université dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est indispensable, le gouvernement annonce que cette réforme qui, aux dires même du ministre est « une réforme très très importante pour l’avenir de notre pays, peut-être l’une des plus importantes » sera votée au mois de juillet au cours de la session extraordinaire du Parlement.

Cette méthode n’est rien d’autre qu’un passage en force et nous avons le devoir de le refuser.

François BAYROU avait au cours de la campagne présidentielle dénoncé cette méthode législative consistant à faire passer des lois de manière autoritaire et sans débat réel préalable. C’est la raison pour laquelle, dans le programme législatif du mouvement démocrate nous avons mis l’obligation d’organiser un débat public de deux mois avant tout examen d’une loi importante au Parlement. C’est le temps nécessaire pour que puissent se tenir ces assises.

Mais je m’opposerai à ce passage en force aussi parce que cette loi qui touche à l’organisation et à la gouvernance des universités ne réglera pas tous les problèmes. C’est d’une réforme globale des universités dont nous avons besoin et cette réforme doit être précédée d’une concertation et d’une réflexion collective.
Au surplus, je ne suis pas rassurée par les propos du premier ministre lorsqu’il dit qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université et qu’il n’est pas question non plus d’augmenter les droits d’inscription. Je ne suis pas rassurée parce qu’il n’y a guère, Monsieur Fillon disait, en octobre 2006, lors d’une convention UMP, que :
« le problème des droits de scolarité devra être franchement posé. (...) Il est temps de comprendre que l’université pour tous a une contrepartie. Et cette contrepartie est notamment financière. (...) Il est tout de même stupéfiant de voir que personne ne s’offusque à l’idée de payer davantage pour son téléphone portable, son ordinateur portable ou l’achat de DVD, mais que chacun semble s’inquiéter à l’idée de payer un peu plus pour ses études supérieures ! »
Élue députée, je soutiendrai donc l’initiative des organisations universitaires pour « des assises de l’enseignement supérieur » parmi lesquelles figurent la conférence des Présidents d’Université, les étudiants de l’UNEF, la FAGE, la Confédération étudiants, le collectif « Sauvons la recherche, les syndicats de la FSU, l’UNSA-Education et la CGT.
3° Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement.
4° Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.
Je ne suis pas généralement favorable à l’idée de transposer en France des solutions qui viennent d’ailleurs.
L’enseignement supérieur de chaque pays résulte de son histoire. Faut-il tout refonder ?
Je préfère une évolution forte, dont le premier pas est la reconnaissance du doctorat : le doctorat doit devenir un diplôme reconnu à l’embauche, comme cela se pratique dans le monde et il doit être intégré dans le monde du travail.
C’est de cette manière que les docteurs seront à part entière des cadres de notre pays, dans les entreprises, l’administration, le monde politique et les médias.
Donc, plutôt que d’opposer les filières de formation, je préfèrerai une politique où l’on atténuera la différence entre filières de formation, par exemple en développant les passerelles qui existent déjà, à tous les étudiants méritants de toutes les filières, au niveau du mastère ou du doctorat ou encore que les écoles et l’université constituent des cursus communs.
La politique d’enseignement supérieur et de recherche devra veiller notamment lors de l’attribution des soutiens publics au respect de ces objectifs.
5° En ce qui concerne la réussite des étudiants. Quel est le constat ?
Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Pour y remédier il faut faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.
6° Et puis il faut humaniser notre université.
L’université est devenu un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, donc de changer en profondeur la qualité de vie sur les campus.
L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille.
Tout cela nécessiterait un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui, la France dépense près de 20% de moins par étudiant que la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE. Nous devons donc augmenter l’effort national en faveur des universités pour atteindre cette moyenne, soit 2,7 milliards d’euros sur cinq ans. C’est une nécessité et un investissement, tant la formation des jeunes est importante pour notre avenir.
7° Je crois en outre qu’il faut fixer une nouvelle mission à l’université : l’insertion et la formation professionnelle.
Je pense en effet qu’il faut mieux préparer les étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle.
L’introduction de modules de formation facilitant l’insertion : maîtrise d’une langue étrangère, de l’outil informatique ou des techniques de recherche d’emploi par exemple, seraient bienvenues.
Le développement de l’alternance, la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant dans son insertion professionnelle sont également deux moyens pertinents.
Pour conclure sur l’Université je voudrais dire que la place de l’Université devra être fortement revalorisée, car après l’augmentation massive des étudiants depuis 20 ans, stabilisée aujourd’hui, il devient possible d’ouvrir une nouvelle étape à long terme.
L’université souffre de trois maux comme je l’ai dit tout à l’heure :
- l’absence de reconnaissance du doctorat
- un manque de financement
- une gouvernance mal adaptée
Il faudra atteindre une dépense par étudiant également à la moyenne des pays de l’OCDE
Il faudra continuer le rapprochement amorcé avec les grandes écoles
Il faudra décider un changement de gouvernance. A cet égard, Strasbourg peut servir d’exemple avec la fusion des Universités prévue pour 2009.Ce type d’initiative ne peut conduire qu’à la visibilité de la France et à l’amélioration de sa recherche.

 

Chantal Cutajar:L’école et l’Education telle que je la défendrai au Parlement

Voici la réponse que Chantal Cutajar  à une lettre des responsables des sections départementales SNES, SNEP et SNUEP du Bas-Rhin qui l'interrogeaient sur ses orientations en matière d'école et d'éducation. Comme vous le savez le MoDem a mis l'Education au coeur de son projet et son programme.


"Parce qu’aucune société n’est développée, solidaire et réellement démocratique si elle ne met au centre de son projet la question de l’éducation de ses enfants, François Bayrou a décidé de mettre  dans le cadre de son Mouvement Démocrate cette question comme priorité nationale de son programme.
Qu’est ce que cela signifie et comment cela peut se décliner concrètement ? Voici quelques propositions concrètes garantes de l’Egalité des chances et de la mixité et qui peuvent permettre de répondre aux inquiétudes actuelles du corps enseignant, des parents et des élèves.
1-La question de la carte scolaire
Au lieu de favoriser son abrogation, Je considère au contraire que son maintien est nécessaire car elle est garante d’égalité et de mixité sociale. Il peut être envisagé un nouveau découpage comme étant à l’origine de plus de brassage social.
Il n’est pas normal que des collèges comme Lezay-Marnésia ou Solignac soient considérés comme des lanternes rouges de l’Académie, alors même qu’ils devraient refléter la diversité réelle des quartiers de la Meinau ou de Neuhof. C’est pourquoi, l’instauration de classes d’excellence et d’options particulières permettrait de stopper un taux d’évitement scandaleusement fort pour ces établissements.
2- Le travail des enseignants
Il n’est pas question de continuer à jeter le soupçon sur le travail des enseignants mais au contraire de favoriser tout ce qui pourra restaurer leur image et leur autorité.
Ainsi, les heures consacrées à des projets, des rencontres, des manifestations culturelles : Printemps de l’écriture, jury et cercles de lecture etc…, au suivi individualisé des élèves, à la médiation avec les parents, mais aussi au travail personnel doivent être reconnues. Il n’est pas question d’alourdir le travail des enseignants, mais au contraire de valoriser celui-ci.
Ainsi, dans l’Académie, de nombreuses initiatives sont menées par des professeurs engagés qui croient en leur mission éducative, il faut reconnaître ce travail en profondeur. L’engagement des professeurs dans l’Ecole Ouverte pendant les périodes de vacances qui favorise la réussite, le suivi et qui positive le rapport à l’école pour les élèves doit être encouragé.
3- Le suivi des élèves
Celui-ci doit être renforcé et augmenté de moyens ( professeurs volontaires, étudiants tuteurs, travail en binômes, accompagnement scolaire )
L’accent doit être mis sur une priorité de lutte contre l’échec scolaire et ce, avant la classe de sixième où les résultats en lecture sont préoccupants.
Les suppressions de postes prévues en Alsace sont scandaleuses, options : langue et culture régionale, latin, grec, religion, langues vivantes : italien, arabe, espagnol, ainsi que toutes les organisations de classes trilingues, européennes, de langues renforcées sont menacées, alors même que l’Alsace, de part sa situation géographique particulière appelle au contraire un renforcement de cette dynamique linguistique. Les projets nécessitant de petits groupes de travail sont menacés ainsi que toute la dimension culturelle où les classes à option théâtre, musique, danse ( Lycée Pasteur, Pontonniers, André Maurois à Bischwiller etc …)  Les classes professionnelles ont besoin non seulement de moyens matériels mais aussi humains et doivent profiter d’une réflexion en partenariat avec les entreprises locales pour une synergie commune ( maîtres de stage issus des entreprises en doublette avec les professeurs, évaluation des besoins locaux industriels et techniques, BTS en alternance qui soient en adéquation avec le monde des entreprises, revalorisation des filières techniques et scientifiques auprès des filles) Ces classes qui offrent des débouchés rapides et sérieux à nos élèves doivent être au contraire multipliées.

4- L’autorité
Parce que l’école est le laboratoire de la vie, nos élèves doivent trouver des réponses à leurs questions, ils ont soif de justice, de reconnaissance, de règles. Un traitement de l’autorité sous forme de sanctions réparatrices doit être privilégié en lien avec les  différents personnels des établissements scolaires : professeurs, agents TOS etc…( cela se fait per exemple au Lycée Couffignal pour les dégradations du matériel)
Il faut aussi œuvrer pour une représentation positive de l’école autant du côté des parents que des enfants, ce qui est facteur de réussite. Une enquête avait été menée par François Bayrou, alors qu’il était ministre de l’Education Nationale sur les représentations des parents issus de milieux défavorisés ou aisés, ce qui fait la réussite des élèves, c’est avant tout la représentation positive  qu’ont les milieux familiaux de l’institution scolaire, c’est elle qui est déterminante comme facteur de réussite
5-L’Université
Les moyens devront être augmentés de façon très significative sur cinq ans.
Il faut organiser un semestre d’orientation pour les jeunes afin de favoriser les choix de filières.
Il convient de nouer des liens efficaces avec les entreprises afin que l’Université soit aussi le lieu de l’insertion professionnelle.
Il faut penser à l’école de la deuxième chance, des expérimentations devront être faites pour généraliser des filières du type de la Capacité en Droit en mathématiques, Lettres, Langues, Arts etc …
Le numerus clausus des facultés de Médecine doit être revus afin de favoriser les vocations, en ouvrant également la filière de la Médecine à des non-scientifiques

En conclusion, il va de soi que l’abrogation du décret Robien est une nécessité et qu’une réflexion plus large permet de réancrer l’école dans ses missions principales d’instruire et éduquer. Quant aux suppressions massives de postes dès la rentrée scolaire dans notre Académie, elles sont une atteinte à la qualité du service public ! Il faut au contraire soutenir notre système à la fois en terme de quantité et de qualité."

Chantal CUTAJAR

29/05/2007

Le « bon choix » de Sarkozy et autres concerts...

Sur mon carnet de campagne

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Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…

On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est  totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...

Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette  « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...

D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…

Les municipales, qui n’y pense pas ?

Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter  contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment  fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!

Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

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Les tireurs de ficelles

Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ».  Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.

A Strasbourg, la droite se paye le luxe  d’une   primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.» 

C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est  investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond  avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

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Des éléphants aux mamouths

Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.

Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : «  labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.» 

Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…

C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement  de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…

Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.

A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et   pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique  aux partis politiques… Belle  franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

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«Mes racines sont mes branches »

Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI,  les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération : 

« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel».  Désormais, il se lance en politique (…)

Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes».  «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince».  «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.» 

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Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .

Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur». 

Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

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Quel concert au Zénith ?

A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron",  mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !

 « Je n’exclus rien et je  ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."

Daniel RIOT

Strasbourg: Quand le sigle Udf est utilisé abusivement par l'UMP....

Sommations interpellatives auprès de deux candidats UMP 

medium_anne_meunier.2.jpgChantal CUTAJAR et Anne MEUNIER (notre photo) candidates investies par l’UDF – Mouvement démocrate de François BAYROU respectivement sur la 1ère et la 4ème  ont fait délivrer une sommation interpellative par voie d’huissier à Mme Frédérique LOUTREL et M. Yves BUR qui, de façon illicite, déloyale utilisent le sigle UDF sur leurs profession de foi et en ce qui concerne M;Yves BUR, sur les bulletins de vote.

Les candidats du MoDEM / UDF ont fait interdiction aux candidats de l’UMP d’utiliser le sigle UDF, cette utilisation créant une grave confusion dans l’esprit des électeurs et étant susceptible d’entraîner l’invalidation du scrutin du premier tour des législatives qui aura lieu le 10 juin 2007. Les candidates n’hésiteront pas à saisir le cas échéant le Conseil constitutionnel.

Ces faits ont également été portés à la connaissance du Ministère de l’intérieur.

"Les deux candidates, précise un communiqué,  sont fondées à penser que ces manœuvres sont un signe de profonde inquiétude et de faiblesse face à l’émergence d’un Centre libre et indépendant s’inscrivant profondément dans la réalité alsacienne et strasbourgeoise."

 

Pour rappel : Note publiée le 19/05/2007

 UDF: Mise en garde et clarifications!

Les 22 députés centristes sortants ralliés à Nicolas Sarkozy ont été prévenus : "Au regard des articles 14 et 20 des statuts de l'Union pour la démocratie française – UDF, tout candidat qui n'a pas reçu l'investiture de l'UDF ne peut se prévaloir de son soutien, ni utiliser son signe ou son appellation, sous peine de suspension immédiate du mouvement et d'une action en référé d'heure en heure", a annoncé un communiqué signé de Philippe Arnaud, président de la CNAC (Commission nationale d'arbitrage et de contrôle) de l'UDF.

Elargissement logique de cette prise de position claire: Ce rappel à l'ordre et cette clarification valent  évidemment pour les responsables ou élus UDf , quel que soit leur niveau de responsablité, qui ont rejoint ou rejoignent la"majorité présidentielle"ou qui, d'une manière ou d'une autre, en s'affichant UDF ou en s'en recommandant,  participent à des campagnes contre les candidats investis par l'UDF-Mouvement démocrate.

LEGISLATIVES:Privilégier les candidates et les candidats qui ont un engagement européen clar, déterminé et enthousiaste

STRASBOURG: RELATIO, le site de "l'Europe en revue", SOUTIENT LES CANDIDATS DU MODEM AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

medium_enlevementdeurope_2.2.jpgSoyons logiques, francs et transparents : RELATIO est évidemment ouvert à tous les courants politiques qui mettent la construction d'une Europe politique au centre de leurs programmes et qui adhèrent aux valeurs démocratiques, civiques  et humanistes de "l'Europe DE Strasbourg", c'est-à-dire notamment du Conseil de l'Europe.

Heureusement, le drapeau européen est déployé par plusieurs partis : nous sommes heureux notamment, ces jours-çi,  que la photo officielle du Président de la république française face cohabiter les drapeaux français et européen pour la première et nous sommes rassurés par les décalarations du président Sarkozy sur le fait que Strasbourg, capitale parlementaire de l'Union européenne soit "non négociable".

medium_drapeaux_CE.2.jpgMais, nous pensons, à Relatio, que le Modem de Bayrou, en héritier de Robert Schuman (entre autres "pères" de l'Europe) et en  porteur de visions  d'avenir, est la formation qui est plus la plus claire dans ses engaements de coeur et de raison en faveur de la construction d'une Europe qui sache, dans son unité sans cesse accrue,  concilier les conceptions de Jean Monnet et de Charles de Gaulle. Remettre l'Homme au coeur de toute action, politique, économique et scientifique et concilier la compétitivité qui fait la croissance et la solidarité qui fonde le"Vivre ensemble" 

RELATIO soutient donc particulièrement les candidates et les candidats qui se présentent avec l'investiture UDF-MoDem. Ce qui ne signifie évidemment pas qu'il ne reste pas ouvert aux positions  des autres formations pro-européenne.Nous travaillons à RELATIO dans l'esprit transpolitique du Mouvement européen.

medium_drapeaaux_européens.2.jpgDans ce contexte, nous soutenons, avec une ardeur particulière et un enthousiasme non masqué, la candidature de Mme Chantal CUTAJAR dans la première circonscription de Strasbourg. En raison de la netteté de ses prises de positions et de la qualité de ses initiatives européennes.  

Cette universitaire, spécialiste reconnue et écoutée au niveau européen de la lutte contre toutes les formes de corruption, de trafics d'argent sale, de fraudes et d'économie souterraine, milite pour une Europe politique de la Justice, une Europe plus proche des citoyens, pour une Europe plus digne des valeurs qu'elle prétend porter.

Chantal Cutajar collabore d'ailleurs en cette qualité à Relatio , ce site de l'Europe en Revue, qui est de plus en plus fréquenté, ce dont nous nous félicitons.

medium_colombe.2.JPGChantal Cutajar est également   la  fondatrice et la  Présidente de DpJ, le Droit pour la Justice, une association transpolitique qui a des engagements européens très marqués, et dont je suis l'un des vice-président.  

Etant responsable éditorial de RELATIO, ce site qui relaie bien des idées exprimées ailleurs et qui accueille des textes de personnalités diverses (comme Europeus.org, que j'ai eu le plaisir de créer avec Christophe Nonnebacher qui l'anime avec sérieux et talent), je me devais, par  souci de transparence, d'afficher mes préfences et de préciser la ligne éditoriale de RELATIO 

J'espère que vous comprendrai mon souci de clarté: mes engagements personnels au Modem, aux cotés de Chantal Cutajar, à DpJ et dans Relatio s'inscrivent dans une cohérence intellectuelle et éthique et dans des actions convergentes au service d'idéaux qui font la richesse de cette "Europe De Strasbourg" qui n'a rien de technocratique et qui est d'abord, philosophiquement, personnaliste.

medium_DR.2.JPGMerci pour votre attention. Je suis bien sûr à votre écoute et ouvert à tous les débats. En cette période d'europessisme, faisons montre d'eurodétermination!

Daniel RIOT, responsable éditorial de Relatio

medium_cc_portrait_7.2.jpgPOUR UNE REVOLUTION CITOYENNE...

Social-économie et  Démocratie sociale

Je suis candidate  UDF-MODEM aux Législatives  dans la  circonscription I de STRASBOURG

INDEPENDANCE ET LIBERTE

 Dire OUI et NON aux projets et propositions de LOIS en conscience, en pensant à l'intérêt général, et non en suivant des consignes partisanes dictées par des considérations politiciennes.

medium_logo_modem_2.5.jpgDEFENDRE LES DROITS DE L'HOMME COMME OUTILS DU RESPECT DES PERSONNES ET D'UN VIVRE ENSEMBLE HARMONIEUX

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28/05/2007

Mixité sociale, égalité des chances: La force de l'Ecole

La bataille de la carte scolaire

medium_c_c.13.jpgLe ministre de l'Education Xavier Darcos confirme qu’il  veut supprimer progressivement la carte scolaire dès la prochaine rentrée :

"La carte scolaire a été créée il y a 40 ans dans une France qui n'a plus grand chose à voir avec celle d'aujourd'hui: c'était une France en pleine croissance démographique dans laquelle on construisait un collège par jour". Mais "la construction des grands ensembles a créé, à la périphérie des villes, des quartiers aux conditions sociales très dégradées qui n'existaient pas au moment où la carte scolaire a été instaurée". Ce système "ne fonctionne pas dans les quartiers où le besoin de mixité sociale est plus fort que dans les autres".

Que le système ne fonctionne pas bien, c’est un fait. Qu’il faille le réformer, c’est certain.  Mais pourquoi le supprimer ? Et surtout par quoi le remplacer ? Il y a (pour le moins) un paradoxe à vouloir la  « suppression pure et simple de la carte scolaire » en raison d’un « attachement à la mixité scolaire".

La fédération des parents d’élèves  FCPE, première fédération de parents d'élèves a appelé à "aller au-delà de la résistance" pour préserver face au gouvernement "la laïcité et le service public d'éducation".

Faride Hamana,  président de la FCPE, rappelle avec force quelques valeurs à défendre : la laïcité, l'enfant au coeur du système éducatif, l'attachement viscéral au service public d'éducation". Et a insisté : la suppression de la carte scolaire entraînera "la possibilité d'être librement choisi par le chef d'établissement" et sera "la voie ouverte (au) règne de l'arbitraire". "Derrière le discours sur la liberté de choix se dissimule un discours moins noble qui est celui d'éviter que ses propres enfants fréquentent la même école que ces enfants défavorisés"

Ces valeurs et cet attachement au principe  de la carte scolaire sont au cœur du projet Bayrou. Le Président-fondateur du Modem l’a redit aujourd’hui à Tour. Cette suppression (autres conséquences négatives) aboutirait  "à trier sur recommandations ou sur dossiers scolaires avec pour conséquence un déclassement d'un certain nombre d'établissements".

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En rappel des extraits de déclarations de François Bayrou avec lesquelles je suis complètement d’accord :

>>>>   Il faut repenser la carte scolaire pour l’ égalité des chances : en défendre le principe, lui redonner son sens. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux et ouvrir aux élèves, peut-être aussi aux enseignants, la possibilité d’accéder à tous les établissements du réseau.

La carte scolaire signifie l’obligation que s'impose l’Éducation nationale de garantir cette égalité des chances. Je sais très bien que c’est un idéal, mais je revendique cet idéal.
La France a relevé ce défi pendant des décennies. Ce défi relevé a été la chance de millions de jeunes Français qui ont découvert à l’école des horizons qui, autrement, leur seraient demeurés fermés. Ce n’est pas parce que cette obligation n’est pas satisfaite aujourd’hui, qu’il faut y renoncer. Au contraire !

>>>>> Donnons un égal accès à tous les établissements aux filières d’excellence, au lieu de créer des filières de ‘discrimination positive’ alibi (et conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves). Dès lors, chaque famille, au lieu de chercher une grand-mère ou un collatéral dans le 5ème arrondissement, cherchera la même grand-mère ou le même collatéral dans un lycée provincial ou de banlieue.

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À tous les collégiens de tous les quartiers, de toutes les petites villes qui forment la France républicaine, nous devons, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, nous devons les chances de réussir aussi bien que dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale.

>>>>> Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de co-responsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale. Et les étudiants candidats au Capes ou à l’agrégation ont raison de le dire : nous ne pouvons pas jouer les recrutements à l’accordéon. Je suis partisan d’une loi de programmation sur dix ans des recrutements

La bataille qui s’annonce autour de la « Carte scolaire » ne doit pas se résumer en un POUR OU CONTRE sa suppression, mais en un débats sur les REFORMES à mettre en chantier pour améliorer la situation de l’Ecole en général et des écoles en particulier.

L’égalité des chances se forge là si l’on sait dépasser les vraies frontières internes qui naissent des tatouages sociaux qui ont été trop souvent généré par des mesures mal préparées, mal décidées et mal appliquées.

Une suppression de la carte scolaire dans la précipitation engendrerait plus de régressions que de progrès en termes de mixité sociale et de promotion sociétale.

Chantal CUTAJAR

SONDAGE Les Français favorables au maintien de la carte scolaire

54% des Français sont favorables au maintien de la carte scolaire, principe selon lequel un enfant est inscrit dans un établissement en fonction de son lieu d'habitation, selon une étude de l'Ifop publiée par Dimanche Ouest France, alors que 43% prônent sa suppression. 3% ne se prononcent pas.

Outre la question principale sur maintien ou suppression, l'étude Ifop-Ouest France présente plusieurs affirmations relayant les critiques souvent entendues à propos de la carte scolaire.Ainsi, 74% des sondés se disent plutôt d'accord avec l'affirmation selon laquelle "beaucoup de familles contournent déjà la carte scolaire et s'arrangent pour inscrire leurs enfants dans de bons établissements".

Sondage réalisé auprès de 1.009 personnes interrogées par téléphone ou à leur domicile les 24 et 25 mai. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas.

Bayrou et le MoDem ont raison d'être inquiets

Franchises sur les soins médicaux:61% des Français sont contre

François BAYROU a dénoncé cette mesure, de ses conséquences et de l'engrenage qu'elle peut créer. Moi-même, je m'inquiète des répercussions qu'une  telle mesure aurait sur les Français le moins aisés des classes dites moyennes.  Il semble que Les Français partagent nos unquiétudes.Des inquiétues qui ne sont en rien diminuées par les "assurances" données par Mme Bachelot à propos des "plus défavorisés".... C.C.

(AP)

(AP)

Selon un sondage CSA publié par le Parisien lundi 28 mai, 61% des Français estiment que l'instauration de franchises non remboursables sur les soins de santé, prévue par le gouvernement  serait "plutôt une mauvaise chose".34% des Français estiment que cette proposition est "plutôt une bonne chose", et 5% ne se prononcent pas sur la question, selon le sondage.  Les insatisfaits sont plus nombreux chez les employés (65%), les ouvriers, chômeurs (69%) et les professions intermédiaires (72%) que chez les cadres et professions libérales (55%).

Quatre franchises nouvelles

Deux types de franchises existent déjà, celle de 1 euro, appliquée depuis début 2005 sur toute consultation médicale ou acte de laboratoire, et le forfait de 18 euros sur les actes chirurgicaux. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a annoncé quatre franchises nouvelles, sur les médicaments, les prises de sang, les consultations médicales et l'hôpital.
Dimanche, la nouvelle ministre de la Santé Roselyne Bachelot a souligné qu'elles seraient inscrites dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre par le gouvernement. Elle a évoqué un montant de 10 euros par franchise et "par foyer" tout en assurant que des "garde-fous" seraient mis en place pour permettre l'accès aux soins des plus défavorisés.

Les réserves de Martin Hirsch

"Nous allons travailler ensemble (avec Martin Hirsch) pour mettre en place des garde-fous, pour prendre toutes les précautions qui s'imposent", a dit Roselyne Bachelot après les critiques émises par son collègue, le nouveau Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, selon lequel l'instauration de franchises n'est "pas une bonne mesure". "Il ne faut pas envisager ces franchises sous l'angle d'un rationnement des soins mais sous celui d'une responsabilisation des patients", a dit Roselyne Bachelot. 


- Sondage réalisé les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon représentatif de 952 personnes constitué selon la méthode des quotas.

Fragment de pensée: VERITE...

 (repris sur le site plein de poésie de " reflets de Cristal")


La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.
Victor Hugo


Pour atteindre à la vérité, il faut une fois dans sa vie, se défaire de toutes opinions que l’on a reçues, et reconstruire à nouveau et dès le fondement tout le système de ses connaissances.
René Descartes

Cristal a bien d'autres "perles": Cela fait du bien en ce week-end  où la lumière vient, paraît-il du ciel éclairer nos petits cerveaux de terriens...

Strasboug: Osez le MoDem!

INVITATION AUX JEUNES QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE LE MoDem De BAYROU:Rencontre avec Chantal CUTAJAR

medium_bayrou_OSEZ.5.jpgTartes flambées à volonté et convivialité :OSEZ LE MoDEM!
Déjà plus de 75 000 pré-adhésions au Mouvement Démocrate, le parti du XXI ième siècle pour que les jeunes soient de VRAIS ACTEURS de leur avenir et de la Société de demain.
C'est ,avec la participation de Chantal CUTAJAR, au
Caveau des Brasseurs, 22 rue des Veaux à strasbourg
le mercredi 30 mai à partir de 19 heures

VOIR LE SITE POLITIQUE DE Chantal CUTAJAR >>>>>>>>

Mon carnet de campagne: Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule

Offensif, le pauvre Hollande

Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

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"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire  les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.

La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent  à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche  qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

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Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur

Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu  compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

 

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Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…

Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".

Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".

Le leader du FN  se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.

Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

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Arlette telle qu’en elle-même

Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !

27/05/2007

Strasbourg: En campagne AVEC Chantal CUTAJAR

POUR UNE DEMOCRATIE LOCALE VIVIFIEE

medium_c_c.10.jpgDes engagements pour une

citoyenneté mieux respectée !

Cette semaine à Strasbourg se tient la session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. Des travaux peu médiatisés, mais très importants : depuis 50 ans, grâce à une initiative de Jacques Chaban- Delmas, Strasbourg est ainsi le siège d’une organisation qui approfondit cette démocratie locale dont on parle tant, mais qui reste tellement à parfaire,à améliorer, à enrichir. Pour, par et au service des citoyens.

Son action est particulièrement importante  en une époque où la mondialisation commence dans nos salons (par les télévision), dans nos cuisines (avec des produits venant du monde entier) et dans nos activités concrètes, quotidiennes. Surtout en ce monde où les vrais centres et réseaux du pouvoir nous apparraisent trop souvent si lointain

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Si j’avais accepté d’être présentée (en tant que personnalité civile) sur une liste municipale,c’est (entres autres motivations civiques) parce que le programme que je soutenais comportait un approfondissement réel de cette démocratie locale. Promesses trop peu et mal tenues, bien malgré moi, ou plutôt contre moi. D’où (entre autres raisons) ma prise de distance avec le « Tandem UMP » qui dirige la Ville et la CUS... Liberté , indépendance et respect de soi-même et des engagements pris envers les électeurs !

La démocratie locale, c’est celle qui conditionne le plus directement notre vie quotidienne. C’est aussi au niveau local que chacune et chacun peut (si on lui en laisse les moyens) apporter sa pierre au « Vivre ensemble », au « destin commun », à cette construction permanente qui s’appelle la Cité. La politique, c’est polis, la Cité au sens propre et au sens général du mot. En cela, la démocratie locale est la pierre angulaire de la Démocratie en général.  Régionale, nationale, européenne. Et mondiale (puisque nous sommes tous des citoyens du monde).

Les travaux strasbourgeois du Congrès ont permis des progrès considérables, par confrontations des expériences et « limage des intelligences », dans plusieurs domaines : répartition des pouvoirs entre les différentes sphères (c’est ce que l’on appelle la « subsidiarité »), association de la société civile organisée aux pouvoirs politiques, encouragement à la création d’eurorégions, stimulation des jumelages « sans frontières », et surtout actions locales concrètes pour relever des défis généraux

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>>> La sécurité ou plutôt la sûreté, ce droit qui est inséparable de la Liberté et qui exige des actions de prévention, de répression, d'éducation équilibées et intelligentes.

>>> La stimulation de l’emploi et de la croissance dans un  double souci d’efficacité et de solidarité

>>> La qualité du logement et l’intelligence d’un urbanisme qui favorise l’urbanité, au sens le plus riche du terme

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>>> Un « vivre ensemble » harmonieux, respectueux des diversités et cultivant, dès la crèche et la maternelle des valeurs communes

>>> La protection de l’environnement (donnée qui doit être prise en compte dans toutes les activités)

>>> La protections des droits contre les puissances dévorantes de « l’économie souterraine » et de la « géofinance » corruptrice.

>>> Les luttes contre toutes les discriminations (ethniques, religieuses, sociales, médicales, sociétales)

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J’en passe, bien sûr… J’y reviendrai, car ce sont pour moi des soucis permanents. Je me permets tout de même d’attirer  votre attention sur deux actions prioritaires développées et soutenues par le Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe, donc (en principe) par 47 pays européens:

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·        La lutte contre la traite des êtres humains

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·        La lutte contre les violences dites conjugales

Je soutiens et j’invite à soutenir les deux pétitions qui circulent sur ces deux fléaux.(Cliquez sur les logos)

Je l’avais déjà fait professionnellement (c’est le droit qui est la clef essentielle du progrès). Je l’avais fait dans mes activités associatives (le droit pour la justice). Je le fais naturellement dans mes engagements politiques : il revient aux députés (ce qu’ils font trop rarement)  de traduire sur le plan national les dispositions les meilleures qui (c’est une chance pour nous si nous savons en tirer mieux parti) s’élaborent à Strasbourg.

Au niveau de la vie citoyenne, je rappelle ici trois de mes engagements dans cette campagne législative menée dans l'esprit du MoDem de François Bayrou, dans le LIBERTE et l'INDEPENDANCE:

>>> ne pas me contenter de « bilan d’activités » plus ou moins réguliers, mais des réflexions collectives avant et après les lois sur lesquelles je serai amenée à me prononcer en votre nom. Dans cette perspective, j’organiserai des « Conférences de citoyens », dansune tradition républicaine tombée en désuédute

>>> j’organiserai des « TGV de la citoyenneté » pour permettre à des électeurs de la première circonscription de mieux connaître, donc de mieux comprendre les centres parisiens du pouvoir

>>> mon blog politique sera (davantage encore) un outil de cyber-démocratie ouvert à vos suggestions, à vos questions, à vos critiques.

Merci pour votre attention.

Chantal CUTAJAR

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Sur le blog de Chantal Cutajar

STRASBOURG: Les combats de Marc MERGER, suppléant de Bornia Tarral

medium_c_c.8.jpgMarc MERGER est le suppléant de BORNIA TARRAL, candidate UDF-MoDem dans la Troisième circonscription du Bas-Rhin. Son livre mérite d'être  lu. Et médité.Il comporte bien des enseignements qui doivent se traduire dans des lois pour que les handicapés soient considérer pleinement comme des acteurs à part entière de la société.

Au-delà de son témoignage personnel , son engagement politique dans le MoDem est un signe d'espoir et une volonté d'agir pour un "VIVRE ENSEMBLE" PLUS HARMONIEUX.

 Oui, il faut intensifier la lutte contre les discrimianations dont sont victimes les handicapés.

Oui, face aux défis à relever, la France est en retard par rapport à d'autres pays européens. Marc a été entendu à plusieurs reprises par les commisions d'experts et d'études du Conseil de l'Europe. L'organisation strasbourgeoise accomplit dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres un travail considérable qui doit être mieux relayé à .... Strasbourg et à Paris.

Cette action en faveur des handicapés qui doit se développer à tous les niveaux et dans tous les domaines était privilégiée dans le projet Présidentiel de François BAYROU et elle inscrite dans les priorités du programme législatif de l'UDF-MoDem. N'en restons pas aux voeux pieux et aux discours généreux: AGISSONS.!

Chantal CUTAJAR

Lève-toi et marche

 



medium_marc_merger.jpgde Marc Merger
avec Marie-Thérèse Cuny

Récit / témoignage

Editions Robert Laffont


La volonté d’un homme handicapé, alliée à la foi inébranlable d’un chercheur visionnaire: un conte des temps modernes et un formidable message d’espoir…


À trente ans, Marc Merger est un homme heureux. Il va se marier avec Véronique: ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s’aiment. Et puis, une nuit, sur une autoroute déserte, l’horreur: Marc s’endort au volant, la voiture fait une embardée et s’encastre dans le rail de sécurité. Véronique est indemne, mais lorsque Marc se réveille, on lui annonce qu’il est paralysé des deux jambes, et qu’il ne pourra plus jamais marcher…
Au milieu du désastre, alors que toute sa vie est à terre, qu’il se bat pour ne pas céder au désespoir, à la peur, à l’angoisse, deux miracles. D’abord, celui de l’amour: Véronique restera à ses côtés et ils se marieront comme prévu. Et puis, une rencontre: un chercheur visionnaire, le professeur Rabischong. Celui-ci lui explique qu’il peut, qu’il doit garder espoir. Marc, en effet, fait partie de ces paraplégiques, chanceux dans leur malheur, qui ont conservé leur tonus musculaire: lorsqu’on stimule ses muscles, ceux-ci se contractent. En principe, si on les stimulait dans le bon ordre, au bon moment, Marc pourrait remarcher. Le professeur Rabischong lui explique alors son grand projet: programmer un ordinateur pour faire précisément cela, et lui déclare: «Il y a encore du chemin à parcourir, mais quand nous serons prêts, je viendrai vous chercher. Vous serez le premier.»
Dix ans passent. Dix ans au cours desquels Marc reconstruit sa vie. Il apprend à s’adapter à son fauteuil roulant, aux dures réalités de la vie de tout handicapé moteur. Et pendant ces années, le professeur Rabischong reste en contact avec lui. Jusqu’au jour où, enfin, il dit à Marc: «Ça y est, nous sommes prêts.» Car, entre-temps, le rêve est devenu réalité. Certes les obstacles sont encore nombreux: les difficultés de l’opération, puis les problèmes techniques, inévitables quand on est à la pointe extrême du progrès. Mais au bout du tunnel, il y a la lumière: ce jour où, enfin, relié par des câbles à un appareillage encombrant, devant les caméras de télévision, Marc se tiendra debout et fera ses premiers pas depuis bien longtemps…
Aujourd’hui, un an après, la technologie est au point. D’autres patients vont être opérés. La prochaine grande étape est la miniaturisation, mais elle se heurte, hélas, à des obstacles purement financiers. Le plus grand souhait de Marc est que le récit de son histoire puisse faire avancer les choses encore plus rapidement.

Parution : 7 mai 2001
Format : 135 x 215 mm, 198 pages, 18,14
ISBN : 2-221-09339-9

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medium_bornia_tarall.pngBornia TARALL est une femme de 50 ans mariée et mère de 3 enfants. Elle occupe le poste de Déléguée Régionale Adjointe de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations).

Républicaine convaincue, elle veut relever, avec des hommes et des femmes de bonne volonté, aux parcours et aux histoires divers, le défi d’une conception moderne de la politique.

Son engagement et son expérience dans le milieu associatif lui confèrent des compétences dans le champ de l’insertion socio-professionnelle et de l’expertise sur les questions de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

Elle a été choisie pour être la candidate aux élections législatives 2007 sur la 3ème circonscription de STRASBOURG pour l’UDF.

«Mon engagement trouve le souffle, l’énergie et la volonté, dans l’action, la conviction et le combat pour le droit et les valeurs de citoyenneté, d’ouverture et de respect. A l’origine de mon implication, il y a ce que nous avons en partage la République, la Démocratie : la France.»

Bornia Tarral est également vice-présidente de: Les Marianne de la diversité

medium_marianne_de_la_diversité.JPGCette association laïque a été créée dans le but d’inscrire la diversité féminine comme un espoir pour renforcer notre cohésion sociale et la société française. Elle entend donner toute leur place dans la République aux femmes soucieuses de s’engager et de transmettre leur savoir, leurs compétences, leurs histoires et la transmission de leur mémoire.

26/05/2007

Histoire banale à "Sarkoland am Rhein"...

 Les « Sarko attitudes » du « Tandem UMP» de Strasbourg

Où commence et où finit, la censure ? Où commence et où finit la simple politesse, d’ailleurs ? Où commence et ou s’arrête l’intelligence, surtout ? Trois questions parmi d’autres autour d’une anecdote très villageoise à… portée européenne.

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C'est moi avant de devenir un "terroriste bayrouiste" du moDem à "kärcheriser"

Il se trouve que j’anime régulièrement les « Entretiens du Conseil de l'Europe ». Une initiative intéressante : il s’agit de la reprise d’une idée mise en pratique, sur une échelle plus grande, alors que je travaillais aux DNA, une idée que la gauche strasbourgeoise au pouvoir (sous Catherine Trautmann et Roland Riess) avait négligée sottement.

Pour ceux qui ne savent pas : des rencontres régulières sont organisées sous forme de conversations, entre des personnalités qui travaillent pour le Conseil de l’Europe (experts, diplomates, responsables d’ONG ect…) et le public strasbourgeois. Un public qui serait plus nombreux si la communication de la Ville sur cet événement était plus musclée, d'ailleurs...

Je devais animer (gracieusemnt, comme à chaque fois)  la prochaine rencontre, prévue le 30 mai sur un sujet qui me passionne et qui mérite effectivement réflexions et débats : « La diversité religieuse : une richesse et un défi pour l'Europe »

Que croyez-vous qu’il advint ? J'ai été (hier) récusé ! Comme licencié. Evacué. Balayé.Eliminé. Ah! le journalisme en temps de crise! Et la crise du journalime en temps de paix... Pas de panique: rien de tragique, juste un peu d'absurde. Et une rigolade: en journalisme depuis 1969, on ne m'a jamais fait un coup pareil... Ou alors je ne l'ai pas su.

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Le débat se fera sans moi, ce qui n’a rien de grave ni pour moi ni pour le débat… Mais il se fera sans moi car la Ville a voulu « kärcheriser » ma présence pour des raisons politiques… C'est plus bête que méchant, mais c'est "signifiant" comme disent les fins lettrés.

Serait-ce parce que je suis intervenu, jeudi,  sur le "Phénomène Bayrou" au Club de la presse de Strasbourg? Un confrère le pense, mais je me refuse à ce type de procès d'intentions. Il y a une coïncidence dans le temps: pas forcément un rapport de cause à effet...

En tous cas,  je suis devenu, pour les Maîtres de la Ville, (qui reste aussi et d'abord la ville de tous ses citoyens) un horrible « centriste du Centre central », une "racaille" ou "un voyou" "centriste" (cela me change du temps où l'on me traitait de "gauchiste"!),  presque un dangereux « terroriste du bayrouisme », un ignoble « agent MoDemiste », bref un type infréquentable, un ennemi public.

Un homme à « liquider », à « dessouder », comme dit Sarkozy dans son style naturellement fleuri en parlant de Bayrou.

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Merci à celles et à ceux qui m'accordent une importance que je n'ai pas... C'est flatteur, en un sens. 

Je suis d’autant plus « redoutable » pour le Tandem au pouvoir dans la Ville que je ne demande rien, je n’attends rien et je n’ai pas d’ambition politique personnelle.

Bizarre en effet…

Même quand j’anime des débats, j’accepte ou je refuse, mais je ne demande rien et je ne sollicite personne…

Etrange, en effet…

J’ai même renoncé à des projets éditoriaux européens (Relatio) pour ne pas être tributaire de l’arbitraire politique de subventions publiques trop distribuées selon le « fait du prince »(ou de la princesse)  et non selon des critères d’intérêt général.

Un fou, vous dis-je….

Un fou de liberté et d'indépendance, oui !

La Ville m’a-t-elle téléphoné (ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une secrétaire) pour me faire comprendre que dans le contexte actuel et vu mon engagement personnel au Modem et aux cotés de Chantal Cutajar, il serait « souhaitable » que je n’apparaisse point à la tribune (dans la salle des mariages de l'hotel de Ville, SVP) dans mon  rôle journalistique d’animateur de débats et d’interviewer professionnel (et bénévole)? Non, bien sûr. Franchise, transparence et courage ne sont pas des vertus très répandues dans certains cercles...

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R.Grossmann: le tuteur en paroles de sarkozy devenu "inexortable", selon la formule (ingrate) du Président

Pourtant...Pascal Mangin (qui s’occupe, à la Ville, à la fois  des affaires européennes et du quartier de la Meinau, ce qui exige une belle gymnastique!) est l'un de mes amis depuis longtemps. Depuis un temps où la politique était encore pour lui un idéal (ce l'est peut-être encore, mais cela se voit moins...)

Je connais bien Robert Grossmann, depuis des décennies. Et j’apprécie bien des  facettes de sa personnalité, même si elles  ne suffisent pas à en  masquer  d’autres moins appréciables.(Personne n’est parfait).

medium_keller.jpgFabienne Keller:"Les udf qui sont passés à l'UMP n'étaient pas de vrais udf"(Bayrou)

J’ai des relations courtoises avec Mme Keller pour qui j’éprouve même parfois des sentiments de tendresse (mais oui!) ou  cette compréhension sympathique que peuvent inspirer ceux dont les ambitions paraissent se situer au-dessus de leur seuil de Peter, mais qui font des efforts, beaucoup d'efforts.

"L'erreur de Casting" de Daniel Hoeffel (c'est lui qui le dit), son père en politique, gagne à être connue: j'en suis sûr.Et son sourire (un peu à la Ségolène, en plus timide et plus enfantin) trahit un grand trouble intérieur."Celles et ceux qui ont quitté l'UDF n'étaient pas de vrais udf", disait François Bayrou (dont elle se dit l'amie) voilà plusieurs mois déjà...Elle se présente toujours comme "centriste"malgrè la "droite décomplexée". Mais c'est son affaire.

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Qui plus est (je précise cela pour expliquer le contexte de cette historiette), je ne manque aucune occasion de mettre en relief les initiatives européennes et culturelles de la Ville que je trouve bonnes (il y en a !).

Et je respecte profondément, en général et en particulier, celles et ceux qui sont investis de fonctions importantes et de responsabilités écrasantes  par le suffrage universel."La démocratie est le plus mauvais des sytèmes à l'exception detous les autres",redirait Churchill.

Tout cette énumération devrait créer des liens de sympathie et de cordialité... Même si , par définition, elle implique des divergences, des dissensus et des confrontations d’opinions, la "politique"  a la même racine que  "politesse"…

Eh bien, non !

La Ville, ou plutôt ceux qui croient la dominer en voulant la  diriger, est intervenue auprès de responsables du Conseil de l’Europe pour leur demander de me faire savoir qu’  « en dépit de toutes mes qualités incontestables, reconnues et appréciées », il serait bon que « quelqu’un d’autre, plus spécialisé dans les affaires  religieuses », joue les médiateurs de ce débat.

Ben voyons.

« Passe moi le singe », comme on dit en bon management..."A d'autres les basses besognes!"

« Lâche et fier de l’être », comme on sait l'être souvent en « politichienneries »…(mot inspiré par le mépris qu'affichait à juste titre De Gaulle envers bien des"politichiens") 

« Hypocrisie décomplexée », comme on dit en ces moments de victoire euphorique  à l’UMP …même à Strasbourg où le score de Sarkozy a été si faible ("par réflexe anti-tandem", analyse un politologue local dont je respecte l'anonymat pour le protéger de toute représaille) 

Il est vrai que la Ville, à quelque niveau que ce soit, aurait éprouvé bien des difficultés à me faire avaler de fausses bonnes raisons en guise  de vraies mauvaises raisons pour expliquer leur souhait…Qui est une décision. Et une censure. Une censure d’autant plus stupide que je sais  ne pas mélanger les genres et ne pas mettre de la politicaillerie en tout et pour tout.

C’est fou comme certains esprits projettent chez les autres leurs propres turpitudes. C’est ce qui faisait dire à Paul Valéry : « Nos jugements nous jugent ». Et c’est ce qui incitait Blaise Pascal à parler des « pensées de derrière »(ce qui en bien des circonstances est une expression plus juste qu’arrière-pensée).

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Il est sûr, d’ailleurs,  que le personnel du Conseil de l’Europe a un tact et un sens de la diplomatie que l’on ne rencontre guère dans les sphères « sarkozyennes » de Strasbourg. Il y a dans  l'impolitesse du tandem l’application d’un principe de précaution. Les "Maîtres"  confirment sur ce détail qu’ils savent faire faire aux autres ce qu’ils ont des difficultés à faire eux-mêmes pas... car ils savent que ce qu'ils ont décidé n'est pas très noble ou digne... 

Ici,à Strasbourg,  où certains voudraient que l’esprit des Hauts-de-Seine  souffle sur les bords du Rhin,  on sait ce qu’est « la méthode Sarkozy », la « Sarko-attitude » (le brio, le talent, et l’intelligence en moins),  « l’efficacité Sarko »(le vrai succès en moins)…Du « sarkozysme » aux  petits pieds, si l’on peut dire. Du « sarkozysme de village ». Du « sarkozysme  de bazar ».

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On sait, ici, dans cette capitale européenne de la démocratie,  ce qu’est (ou n'est pas) le respect de l’opposition ou de celles et ceux qui en n’étant pas à fond POUR  vous sont forcément CONTRE vous.

« Nous sommes tout de même encore en démocratie ! », est obligée de revendiquer une candidate aux Législatives qui aurait dû avoir l’investiture UMP si l’esprit de famille n’était pas aussi fort chez ce « tandem » qui pédale dans l’autosatisfaction…Et déteste celles et ceux qui ont un caractère bien trempé et non lessivé. 

La crédibilité des "collaborateurs", des "alliés", des "gens" pour le « tandem », c’est d’abord la servilité : Pascal Jurdant-Pfeiffer, candidate UDF-MoDem dans la deuxième circonscription , en sait quelque chose.

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Le tandem de La république de Strasbourg:Un Roi, une Reine et une COUR

Elle avait osé critiquer Sarkozy avant le premier tour des Présidentielles, cette UDF de coeur qui refuse de jouer, par raison,  les sous-marins de l'UMP locale, comme tant d'autres "centreux" qui osent encore utiliser le sigle udf pour combattre les candidats udf-MoDem .A propos les taupes ralliées, il existe un sigle pour vous (provisoire, il est vrai): le PSLE! Usez-le. Pardon pour cette parenthèse et pour celle qui suivront. La liberté d'expression existe encore sur internet...

Robert Grossmann (qui a lancé le petit Nicolas dans la Cour des grands où lui-même n’a jamais été admis), a pris l’attaque de Jurdant-Pfeiffer pour lui (joli phénomène d’indentification !).Et il a aussitôt, sans prévenir l'intressée, bien sûr, transformé son blog personnel en espace de lapidation publique. Grossmann en évêque Cochon, comme si Pascale Jurdant -Pfeiffer était "Jeanne l'impure"... Encore un peu, et tout allait chauffer rue Brûlée... 

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Pascale Jurdant-Pfeiffer: Lapidée sur le blog de Grossmann

Une ingrate, en effet,  cette "ambitieuse" qui "ne serait rien" sans le Tandem. Une Traitresse. Pourtant, il suffit de l'écouter dans ses réunions électorales pour voir à quel point Pascale ménage le"tandem" quand elle doit faire face à des remarques critiques...

Elle a même expliqué, aie-je lu je ne sais plus, que Fabienne Keller élue en tant qu' UDf était passée à l'UMP pour "défendre le TGV". C'est là de la Très Grande Virtuosité! 

Pauvre Pascale ! Elle n’a sans doute pas compris que travailler avec le « tandem », c’est se mettre aux ordres ou se faire insulter ! Le pluralisme? C'est celui d'un régiment qui marche au pas ou un mot qu'on affiche pour se donner bonne conscience et tromper les naïfs.  Là encore, le livre de La Boetie sur la "servitude volontaire" a valeur de Code de la route en politique politichienne... 

On sait aussi,ici, à « Neuilly-am-Rhein » , comme dit un humoriste qui n’a pas intérêt à se montrer à visage découvert du coté de la CUS,  ce que sont le clientélisme, la tolérance sélective, l’art et la manière d’exercer des pressions en tous genres à tout propos et à tout niveau, les mille et une façons de jouer de la carotte et du bâton avec une technique du chantage érigé en mode de « gouvernance ».Mais Kléber en a vu d'autres...

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Tout cela, en fait, mérite des développements plus longs et plus précis sur lesquels sans doute je reviendrai . Sans courir le risque d'un procès en diffamation.

Mais si je ne fais pas de la politique plus activement, c’est parce que je préfère me battre pour quelque chose que contre quelqu’un…J'arrête pour aujourd'hui.

J’en reviens donc à ma petite histoire que j’aurais tue si elle n’était pas révélatrice d’un état d’esprit et de pratiques exactement à l’opposé de ce préconise le MoDem.

Précision n°1 : Il est clair que je n’en veux en rien au Conseil de l’Europe. C’est d’ailleurs pour ne pas mettre ses agents dans l’embarras que je me suis retiré du débat programmé, en dépit de l’intérêt que je porte à ce sujet (que j’abordais dans   un livre co-écrit avec Driss Ajbali  « Ben Laden  n’est pas dans l’ascenseur »).

Le Conseil de l’Europe défend la liberté de la presse, d’informer, d’être informé. Il défend les droits de l’homme, la démocratie, la tolérance, donc les libertés, le pluralisme, le respect… Mais il est institutionnellement condamné à collaborer avec des forces qui ne donnent pas tout à fait à ces valeurs le sens qu’on serait en droit d’en  attendre. Le monde est ce qu'il est. Il faut toujours partir des réalités pour tenter de les changer...

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Non seulement je soutiens les combats du Conseil de l'Europe, mais j’inscris tous mes engagements d'éditorialiste et de citoyen sous sa bannière depuis bien longtemps. Je ne tiens surtout pas à  mettre ses agents dans l’embarras pour une péripétie…

Précision n°2 : Je n’en veux pas même au « Tandem » et à ses serviteurs zélés. Leur attitude n’est en rien vexatoire pour moi. Et elle n’est vexante que pour eux.

« Pourquoi tant de haine ? » redirait le « vrai » Sarkozy…

Je sais que mon indépendance d’esprit et l’honnêteté intellectuelle qui la sous-entend gênent le « Tandem » : Robert Grossmann me l’a dit, avec plus ou moins d’élégance, à plusieurs reprises.  

Je sais que le même « Tandem » est surtout très gêné (dieu sait sans doute  pourquoi) que je puisse depuis des années soutenir intellectuellement, amicalement et politiquement, Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, que le tandem tente de "démolir" et traite par le mépris depuis des années.Bel esprit de résistance, Chantal!

Pour cause : celle qui leur a servi de caution intellectuelle pendant la campagne des municipales  a osé défier l’ « autorité » de la « Reine » et du « Roi » de la République de Strasbourg en marquant ses désaccords de forme et de fond avec les méthodes de gouvernement du couple royal, nombre de décisions mal préparées  et surtout peut-être de l’ état d’esprit qui régnait (et règne toujours) à la Cour…

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Chantal Cutajar: Des qualités d'intelligence et de caractère qui font trop de lumière pour celles et ceux qui détestent qu'on leur fasse de l'ombre...

Ils l’ont virée, Chantal. En réussissant l’exploit (sarkozyen) de faire croire que c’est elle qui était entrée en « dissidence ». C’est cela d’abord une communication réussie : une bataille rhétorique gagnée avec des mots trahis…et une mauvaise foi masquée.

"Comment un homme comme toi peut-il supporter une femme telle que Cutajar?" m'a demandé un jour, en privé, mais sérieusement Robert Grossmann. Mais parce qu'elle est intelligente, courageuse, forte de vraies convictions, habitée par un vrai sens du service public et de l'intérêt général, nourrie non d'une ambition de pouvoir paraître mais de pouvoir faire, inspirée par des valeurs authentiquement humanistes.

Des qualités dangereuses en effet pour celles et ceux qui ont de l'action politique une conception plus carriériste qu'éthique, plus clanique que républicaine, plus partisane que démocratique.

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"Le tandem a fait une sacrée connerie en se fachant avec Chantal Cutajar. Je leur ai dit d'ailleurs", m'a dit un de mes anciens prof de Droit toujours en politique par "sens du devoir". C'est toujours une "connerie" de sous-estimer la force de convictions d'hommes et de femmes de qualité.

Mais dans puis contre (ou plutôt en dehors de) la sphère du Tandem, Chantal Cutajar, néophyte en politique, a beaucoup appris. Appris à subir des attaques injustes, des rumeurs indignes, des manoeuvres basses. Appris à éviter les peaux de bananes et à avaler des clous rouilles. Appris,surtout, à voir  ce qu'il ne faut pas faire quand on veut avoir une action politique conforme à ses propres idéaux, fusse-t-elle électoralement risquée. 

Le « tandem » strasbourgeois, a , entre autres défauts, l’énorme faiblesse de transformer tout désaccord de quelqu’un  en « affaire personnelle ». Toute critique en remise en cause. Et en « trahison ». Et les amis de leurs "ennemis" (ou vus comme tels, plutôt) sont leurs "ennemis."

C’est, paraît-il, un réflexe normal chez des individus mal à l’aise dans leurs fonctions (donc forcément paranos) qui rêvent d’être aimés… même quand ils ne se montrent guère aimables, sauf par intérêt.

Mais peut-être, un jour, organisera-t-on des "Entretiens"  sur un thème qu'il devient urgent d'aborder:  : « La diversité politique : une richesse et un défi pour Strasbourg».

Celui-là, je ne l’animerai pas : j’y participerai…

Daniel RIOT

02/05/2007

fragments de pensée

"Moi, je ne veux pas en finir avec l'UDF, je la respecte (avec) ses électeurs, ses valeurs, ses idées et ses convictions".
Nicolas Sarkozy

"Je suis le candidat du peuple"

Nicolas Sarkozy

"Mentir , c'est une honte"

Nicolas Sarkozy

medium_charlie_chirac.jpg(dessin de Charlie Hebdo)

En espérant me tromper sur les prévisions...

Lettre à mes amis socialistes qui ont cru « voter utile »

Que n’aie-je entendu avant le premier tour ? En faisant campagne (active) pour Bayrou, je « tombais » à droite (comme si la gauche d’aujourd’hui était « en haut », comme si le refus d’une bipolarisation du système était conservateur et comme si, surtout les valeurs, les idées et le projet de Bayrou était « réactionnaires »). En ne votant pas Royal, je votais « inutile » ou « dangereux », puisqu’elle seule « est capable de battre Sarkozy ».

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Le catéchisme anti-Bayrou des réactionnaires de « gauche » a disparu du site officiel du PS. Merci. De méprisé, Bayrou est devenu un homme qui a du « cran », qui a des propositions dignes d’enrichir le « Pacte » de Royal (il est bien tard !) et qui pourrait même  à Matignon marquer la volonté de « vraie rénovation » de Ségolène dans ses habits de Présidente… Passons !

Vos réflexes partisans comme ceux d’un De Robien, à droite, n’ont fait que me conforter dans mes choix : les faux clivages droite-gauche, l’alliance objective des deux citadelles qui dirigent (mal) ce pays depuis trop longtemps, les convergences d’intérêts entre les réactionnaires de droite et les conservateurs de gauche doivent voler en éclats…

J’ai adoré Royal reprendre à son compte nombre de phrases de Bayrou. Experte en « copier-coller », la Dame ! Et je m’amuse beaucoup  quand j’entends de « bons » socialistes et…bien des sondages dire que Bayrou peut-être, indirectement,  le « vrai rénovateur » du PS, l’homme par qui la gauche française peut cesser d’être la plus ringarde d’Europe, le maître d’œuvre de l’émergence d’une social-démocratie à la française jusqu’ici étouffée par les dogmatismes, les sectarismes et les utopies…passéistes  d’une gauche bien maladroite ! Ce n’est pas parce qu’on a été privé d’un grand plaisir qu’on doit ne pas goûté les petits…

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Je l’ai dit, écrit et je m’en expliquerai encore : au deuxième tour, je voterai Royal , surtout par rejet d’une droite devenue extrême dont le chef se nourrit au lait du néo-conservatisme anglo-saxon, au jus d’un manichéisme redoutable et au pain d’un hyperlibéralisme autoritariste qui prône, derrière des formules généreuses, une société de barbelés et de ghettos, une république peu digne de sa devise et une démocratie  des murs, des tranchées et des barbelés. Avec un sens du pluralisme qui se réduit à un : « tous ceux qui partagent mes idées sont avec moi ». Et avec des pratiques politiques tant moquées dans les républiques dites bananières…D'ailleurs, j'ai partagé les mintes de "politique joyeuse" de ce dimanche! Furieux, sans doute, de voir ainsi le numéro de Bercy prendre un terrible coup de vieux, le fauve de la course...

Mais cela n’enlève à rien à tout ce que j’ai pu écrire sur et contre votre « Ségostar » qui malgré ses « je suis libre, je ne me refuse rien » reste prisonnière (comme Hollande, spécialiste habile de synthèses artificielles) d’un PS incapable d’avoir su analyser les raisons de ses insuccès et de ses échecs (pas seulement électoraux)

Si je vous invitais, chers amis, à voter « utile «  en votant Bayrou, c’était pour trois raisons

1)     La qualité des diagnostics  du Béarnais sur les crises françaises et ses propositions pour entreprendre les réformes qui s’imposent. Cela vaut toujours.

2)     La force potentielle qu’offrent les concepts de social-économie et de démocratie sociale définis par Bayrou. C'est plus vrai que jamais. 

3)     Le fait (sociologique et arithmétique) que, dans le contexte actuel (qui met la « gauche » à son niveau le plus bas depuis Mitterand), le vote  Bayrou était le seul « vote utile » face aux périls que font peser Sarkozy et « l’Etat UMP » annoncé. On ne refait pas l'Histoire.

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Certains d’entre vous m’ont suivi. Ou ont fait des analyses semblables aux miennes.  D’autres y était prêts, mais au dernier moment ils se font fait piéger par les « sondages-intox » des derniers jours gonflant les scores de Le Pen …Ou par un de ces réflexes qui parfois font sacrifier une bonne cause sur l’autel d’un mauvais parti !

Mais l’heure n’est pas aux regrets. Une défaite de Sarkozy, « homme du passé et du passif », comme dit si bien Royal, reste « jouable » (grâce à une partie des électeurs de Bayrou).

Un rappel tout de même :  c’est au premier tour, que Sarkozy (donné gagnant par plus de 200 sondages) a constitué son magot de voix. Et ce n’est pas en s’attardant sur le bilan du « candidat sortant » lors du débat du 2 mai que Ségolène pourra le faire fondre, ce magot. C’est pendant la campagne du premier tour qu’il fallait le faire, ce bilan !

Comme c’est avant le premier   tour qu’il fallait reconnaître et proclamer les qualités de Strauss-Kahn et s’inspirer du projet de Bayrou au lieu d’insulter Rocard et Kouchner et de dénigrer (sur le ton haineux des sarko-centristes et de la droite devenue extrême) les efforts authentiquement « révolutionnaires » du « central » Bayrou.

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Ce doit être dur de militer pour un parti dit « progressiste » qui joue depuis des années les arrière plus que les avant-gardes… Avoir raison trop tôt est une maladresse. Avoir raison trop tard est une faute !

A Bayrou, vous lui reprochiez surtout d’être venu de la « droite » (ce qu’il reconnaît   et    assume). Comme si       Mitterrand avait eu la « gauche » dans ses gênes (pour reprendre une image sarkozienne). Comme si la « fille du colonel » déguisée en Madone du socialisme ne venait pas (et n’était pas restée un peu) de « droite ». Comme si l’intelligence n’était pas d’abord la faculté de se remettre en cause.

Dimanche, je voterai Ségolène Royal en ayant une pensée émue pour vous, car je sais que vous n’êtes pas dépourvu du sens citoyen des responsabilités : si Sarko gagne, il pourra vous dire « merci ». Sarkopoléon-le-Petit n’avait qu’une angoisse : être opposé à Bayrou au deuxième tour. Là, il n’aurait pas menti en se posant en    challenger… C’est vous qui en avez décidez autrement.  

Mais pas de pessimisme : c’est encore « jouable ». C’est pourquoi je vous adresse (pour votre mémoire, demain) cette mise au point avant le verdict des urnes… En espérant qu'aux législatives, vous saurez reconnaître les candidats vraiment "progressistes", même et surtout s'ils représentent la "gauche" archaïque. Ce sera là l'occasion de limiter la "casse démocratique" annoncée... mais chaque chose en son temps!

Cordialement.

Daniel RIOT

 

03:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, PS, royal, bayrou

 
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