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27/11/2007

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

26/11/2007

Cavada-Bayrou : Qui a lâché l’autre ?

Pourquoi parler de « lâchage » ? Je ne mets pas Cavada et d’autres (à commencer par Morin) dans le même panier… J’ai trop d’estime personnelle pour lui pour caricaturer sa décision. D’ailleurs, croyant connaître une partie des cartes, la question se pose : si « lâchage » il y a, qui a lâché l’autre ?...

Dans les explications données par Jean-Marie Cavada,  je marque mon étonnement et mon désaccord de fond sur un point précis : On ne se lance pas dans une bataille électorale pour annoncer la couleur du deuxième tour dès le premier. Sinon à quoi bon deux tours ? Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs. Et ce sont les combines envisagées avant les résultats du premier tour qui appartiennent à une manière passéiste de faire de la politique.

Qui plus est, si l’on se lance dans une campagne électorale pour jouer les strapontins de l’un ou l’autre camp, c’est que l’on part en vaincu. Une consultation électorale ne vise pas qu’à faire acte de présence, prendre la température ou marquer un territoire. Des accords de ralliement ou de panachage qui respectent l’électeur se font en temps T, non avant, au vu de Résultats R et en toute transparence sur la base de contrats d’actions, d’engagements précis…

Autre surprise : Jean-Marie dit ne pas connaître sa deuxième de liste Mme Lagarde… C’est beau la confiance.

Pour le reste, ce ralliement est un coup porté non au MoDem mais à la crédibilité de François Bayrou. Là est le plus grave dans cet épisode. Et les mots employés par celui qui a été le grand chef d’orchestre de l’université de Seignosse sont forts, chargés de critiques qui ne peuvent se gommer par des haussements d’épaule du style de ceux qu’a déjà eu Bayrou quand il a été interrogé sur l’éventuelle « désertion » de ce grand marcheur du Siècle : »Il se met aux enchères ». Non, François ! Non, monsieur Bayrou !

J’ai soutenu François Bayrou avec force parce que ses analyses collent ou convergent avec les miennes et parce que nul n’étant parfait je préfère ses défauts à ceux de bien d’autres… Mais je l’ai écrit ici voilà longtemps déjà : Bayrou s’il ne se ressaisit pas est en train de tuer dans l’œuf les espoirs qu’il a fait naître.

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté »… Dans la bouche de Cavada, cette phrase a de valeur et du sens… Bayrou (qui ne répond pas au courrier qu’on lui adresse, ce qui est peu conforme aux principes qu’il avance) a par ses non-décisions de ces derniers temps distillé le pire des maux : le flou qui favorise (pas seulement à Strasbourg) toutes les magouilles, tous les calculs les plus vils, tous les jeux les plus insensés et les étalages les plus décourageants de la médiocrité en politique…

La question vient naturellement à l’esprit : Simone Veil aurait-elle eu raison dans son approche de la personnalité de François Bayrou. Je ne veux pas encore le croire. Mais pourrais-je encore longtemps pouvoir ne le croire ?

25/11/2007

EUROPE:Cette semaine RELATIO décerne ses couronnes (de lauriers et..d'épines) pour 2007

80005a9fe262a28bb8aa70ac5d90c83d.jpgAvec la période des fêtes et la fin de l’année arrive l’heure des bilans et de ces « hit-parades » en tous genres que l’on appelle les « prix » ou les « personnalités de l’année », ou  les « événements de l’année ».Une tradition qui a bien des vertus, avec tous les vices d’arbitrages parfois arbitraires. L’an dernier, RELATIO avait consacré « Européen de l’année » Álvaro Gil-Robles, premier Commissaire européen aux droits de l’homme,  parce qu’il avait donné durant son mandat une importance et une influence considérable à ce poste assuré aujourd’hui par Thomas Hammarberg.

Cette année, RELATIO décernera plusieurs prix :

>>>L’Européen (ou l’Européenne, bien sûr) de l’Année, décerné à celui ou à celle qui, selon la rédaction et les réseaux Relatio, a plus influencé positivement la construction européenne

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>>>Le Prix Strasbourg de Relatio, décerné à une personnalité qui par son action a le mieux incarné l’esprit de l’Europe DE Strasbourg, c’est-à-dire de cet espace paneuropéen, de cette « eurosphère » qui se définit plus culturellement que géographiquement :respect de l’Etat de droit, valeurs démocratiques, inspiration humaniste

>>> La Révélation européenne de l’année, titre lié non à l’âge mais à des actions surprenantes (positivement) qui font émerger des personnalités qui gagnent à être connues.

>>> Le Livre européen de l’année, décerné à un ouvrage (français ou traduit en français) qui peut favoriser l’émergence d’une conscience européenne plus affirmée

>>> L’écrivain européen de l’année, décerné à un auteur (toute spécialités confondues) qui par ses écrits fournit aux Européens une aide à la réflexion sur eux-mêmes et sur les autres, sur les évolution du monde et de nos société, sur ce « vivre ensemble » de plus en plus complexe

>>> Le Prix média de Relatio, décerné en toute confraternité (ce qui n’est pas complaisance) pour soutenir celles et ceux qui tentent d’européaniser une information (tous genres confondus) qui reste trop prisonnière d’une hiérarchie hexagonale, « escargotiste », redirait Tomi Ungerer.

>>> La campagne européenne de l’année, titre décernée à une initiative collective, privée, associative ou institutionnelle, nationale ou internationale qui visent à donner davantage de sens  aux valeurs européennes proclamées

>>> L’initiative européenne de l’année, qui consacrera une action (tous domaines confondues) qui peut renforcer le sentiment d’une citoyenneté européenne, donc favoriser l’avènement d’une Europe plus citoyenne

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Comme les prix « orange » impliquent des « prix citrons », les « lauriers Relatio » entraînent par ricochet des « couronnes d’épines » Relatio. Trois couronnes (or, argent et bronze) seront décernées à celles et ceux qui ont fait le plus régresser les valeurs fondatrices de l’Europe telle que nous l’aimons… Un de nos correspondants nous avait suggéré de lancer la « cornichon de l’année », mais nous avons une conception trop gourmande de l’Europe pour charger ce  condiment d’un sens péjoratif…

Comme Relatio n’aime pas être en retard, nous prendrons un peu d’avance sur d’autres palmarès de ce type. Résultats de ces sacres, dès cette semaine. Nous commencerons par les épines … dès ce lundi !

Daniel RIOT  

LE SITE DE RELATIO, L'EUROPE EN REVUE...ET EN DIRECT >>>>>>

 

24/11/2007

STRASBOURG: Le MoDem, une "voie nouvelle", par Chantal Cutajar

« Un nouveau parti politique ne se crée jamais sans tensions, sans heurts de conceptions, sans chocs des idées. La création du MoDem est un événement important. Ce premier parti du XXIieme siècle est le résultat d’une vision de la société : constats au présent et volontés au futur.

Nombreux sont ceux qui depuis de longues années accompagnent fidèlement la démarche de François Bayrou à partir de leur engagement quotidien au plus proche des Strasbourgeois. Désormais cette démarche est lisiblement et visiblement offerte à toutes et à tous.

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Il ne s’agit pas d’une introuvable « troisième voie », ce chemin mythique entre « droite » et « gauche », mais d’une « voie nouvelle » qui transcende les clivages politiciens non par des pseudo « ouvertures », des débauchages ou des « changements de camps de type carriériste », mais par des rassemblements, des partenariats, des contrats d’actions autour des piliers si bien définis par François Bayrou durant sa campagne présidentielle.

Je les reprends, ici, pour mémoire : une démocratie citoyenne toujours à approfondir, des politiques où sur tous les sujets les dimensions économiques, sociales, écologiques et culturelles sont prises en compte, des engagements forts et constants pour une France « européanisée » influente dans une Europe politique qui sache concilier les idées de Jean Monnet et de Robert Schuman avec celles du général de Gaulle, la prise en compte des impératifs qu’imposent les révolutions en tous genres que nous subissons dans un monde de plus en plus complexe et dans une société de plus en plus riche de ses diversités. Cette « voie nouvelle » implique évidemment des remises en cause et des bouleversements dans les manières de « faire de la politique ».

Une démocratie active à bâtir

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir une vision d’ensemble du développement de notre ville construite autour d’une des valeurs fondatrices de notre mouvement : la démocratie active. Une démocratie qui ne soit pas seulement un mode de désignation des « élites », mais une grille de valeurs qui prennent leur sens dans l’action.

La démocratie vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Elle exige le respect scrupuleux des droits de la personne humaine. Alors que partout dans le monde, la démocratie et les droits de l’homme sont menacés, nous avons le devoir, à Strasbourg, parce que c’est l’une des missions inscrites dans notre destin, de mettre en place un mode de gouvernement de la ville qui soit exemplaire. Chaque citoyen doit être considéré comme un acteur des choix publics qui le concerne. Il a droit à une parfaite information dans la préparation des décisions et dans l’anticipation de leur application afin qu’il puisse pleinement participer à leur élaboration, dans le cadre d’un pouvoir de décision partagé.

L’exigence de la social-économie

Être et vivre MoDem à Strasbourg c’est contribuer à développer notre ville sur les principes de la social-économie durable, une économie de création, entreprenante et réactive, avec une haute exigence sociale et écologique.

Le développement de cette social-économie exige la liberté et la responsabilité des acteurs économiques, mais aussi des acteurs sociaux, civiques et associatifs. Mettre concrètement le développement économique en harmonie avec le développement durable suppose de placer cette exigence au premier plan, c’est-à-dire au niveau de la Communauté urbaine de Strasbourg. C’est pourquoi, le (a) président(e) de la CUS doit être un(e) Strasbourgeois(e) et avoir une compétence particulière et reconnue en la matière.

Les associations, acteurs à part entière

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est considérer les associations comme des acteurs à part entière du développement de la cité, c’est promouvoir une véritable politique municipale en faveur de l’engagement citoyen, individuel ou collectif. Il faut sans doute avoir été président d’association pour comprendre le désarroi qui conduit parfois au désengagement de nos concitoyens du monde associatif. Des constats partagés, en toute transparence, hors de toute considération politicienne et de tout clientélisme, devront permettre d’évaluer « l’utile et le juste » des engagements des uns et des autres et il appartiendra à la municipalité de contribuer fortement à permettre à celles qui jouent pleinement leur rôle de se doter des moyens d’atteindre leurs objectifs.

Une culture de la responsabilité

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir conscience de la responsabilité qui pèse sur chacune et chacun d’entre nous de contribuer à parachever la construction d’une Europe active et solidaire, où les États nationaux, détenteurs d’un patrimoine commun de civilisation, défendent ensemble leurs intérêts et leurs valeurs. Strasbourg doit être au cœur du processus qui doit mener à une Europe politique fondée sur un humanisme vécu, parce c’est notre Histoire. Et notre avenir.

Chantal Cutajar

Tribune parue dans les dna

20/11/2007

EUROPE:La "paralysante "question anglaise" (suite)...

COMMENTAIRE RELATIO: Le Royaume-Uni a opposé hier son veto à l'adoption d'un budget pluriannuel pour l'Agence européenne de l'armement, ce qui fait planer un doute sur sa volonté affichée de renforcer l'Europe de la défense. C'est le moins qu'on puisse dire...

Voilà qui confirme (hélas!) les analyses faites sur RELATIO après les discours de BROWN sur la politique étrangère et du patron de la diplomatie anglaise à Bruges... Thatcher et son anti-européanisme toujours à la mode, même chez les travaillsites ! Le Grand large toujours préféré au Continent.... Entre Paris et Londres: deux conceptions difficiles à concilier. Pour l'heure, Paris a fait plus de gestes envers les USA que les insulaires Britanniques envers les Continentaux... La "question anglaise "devient existentielle pour l'Europe politique!

LIRE LA SUITE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>

Adolescents en souffrance : 25 recommandations en France

La défenseure des enfants s'est visiblement inspirée des recommandations du Conseil de l'Europe: Elle a bien fait. Reste la question-clef: Comment débloquer les moyens indispensables? A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

 

Italie: Berlusconi crée le Parti du ... peuple

Adieu «Maison des libertés», ciao «Forza Italia»! Exaspéré par les critiques de ses alliés, Silvio Berlusconi rompt les ponts: il décide de créer une formation  nouvelle, le "Parti du peuple pour la Liberté" (Il Partito del popolo della libertà)

c8dc34044914f150262e24a7dea8558c.jpgRebondir?

19/11/2007

Sarkozy islamophobe ? Un écho de Jean Quatremer fait poser une question…qui mérite réponse!

COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT: Nous suivons de trop près le blog de notre ami Jean Quatremer pour que ses échos sur des propos tenus à huis clos par Sarkozy devant des interlocuteurs européens nous échappent...

c9bc5697a77565af37717d5c38a2f521.jpgMais nous ne les avons pas relayés à chaud, par manque de confirmation nette, et recoupement de sources. Nous connaissons (et apprécions) Jean, mais  (il le sait)   ses  qualités journalistiques incontestables sont parfois perturbées (donc altérées ou enrichies, cela dépend…) par son souci bien naturel de son « audimat » personnel…Les 370 commentaires en peu de temps sur son blog, il les prend avec satisfaction, malgré les insultes, les mauvais procès et les dénigrement haineux:  D’où, en quelques circonstances,  non des narrations erronées  mais des extrapolations parfois très subjectives. Cela a d'ailleurs contribué à une notoriété qu'il aurait même sans cette ...fraîcheur d'esprit.

En l’occurrence, Jean  n’est pas l’homme qui a vu (ou entendu) l’ours, mais l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu ou cru voir, entendu ou cru entendre, l’ours…

Dans ce genre de réunions à huis clos, où les traductions ne peuvent pas toujours refléter toutes les nuances de forme, de ton et de fond, les témoignages indirects sont toujours à prendre comme les ailes des mouches, avec des pincettes. Surtout quand les propos rapportés sont graves, en et par eux-mêmes et… par celui qui les aurait tenus.  

Mais Jean a du en toute conscience juger suffisamment fiables ses « sources » logiquement masquées, mais par lui bien identifiées, et non suceptibles d'entretenir délibérément de mauvais proèces,  pour reprendre dans « Libération » de ce jour les confidences rapportées à ses internautes.

L’écho devient ainsi information. Ou plutôt sujet à questions…dont les réponses doivent être données par l’Elysée, évidemment !

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Car, s’ils sont vrais,  de tels propos dans la bouche du chef d’Etat d’un pays qui prône les droits de l’homme, donc le respect des diverses cultures, qui se fait le champion d’une Union méditerranéenne  et qui va assumer la Présidence de l’Union pendant ledeuxième semestre 2008 sont proprement inadmissibles. D’autant plus qu’ils visent les « musulmans » en général et non les « fascislamistes »…

A force d’être sur tous les fronts, de parler de tout, notre Hyper-Président hyper-actif n’est évidemment pas à l’abri d’un dérapage verbal, d’un réflexe d’humeur, d’un mot de trop…Nous l’avons déjà vu et entendu. Plus grave, peut-être, s’ils n’étaient démentis avec une force de conviction suffisante, ces propos que la morale et le droit réprouvent confirmeraient que le locataire de l’Elysée, si prompt à mettre en avant sa « franchise », a un double voire un triple langage. C’est sa crédibilité qui  souffrirait d’une nouvelle et bien vilaine entaille… Seuls les électeurs lepénistes qui lui ont donné ses suffrages y trouverait un réconfort bien peu conforme aux valeurs chantées par la république et fondatrices de l’Union européenne. Sarkozy islamophobe ? Quatremer a posé la question… C’est à cela aussi que les bons journalistes ont leur utilité en démocratie. Déjà, certains lui en font griefs. Mais ce n’est pas de sa faute si la question se pose… Attendons la réponse : une ocasion de plus pour que Sarkozy ait matière à communication.

Daniel RIOT  

Résumé des faits : Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.

b893748a34e8196e4fdc89550e440348.jpg"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.

Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration".

Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs", poursuit le journaliste.

Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".

SUR LE BLOG DE QUATREMER >>>>>>

 

Strasbourg: Adapter les Universités européennes à la mondialisation

Strasbourg: Conférence du Conseil de l'Europe consacrée à l'enseignement supérieur dans un monde complexe

La conférence organisée par le Conseil de l'Europe à Strasbourg, les 20 et 21 novembre, traitera des enjeux de l'enseignement supérieur dans les sociétés modernes.Cette conférence ouverte à la presse s'intitule " Les nouveaux défis pour l'enseignement supérieur européen : gérer la complexité d'une société mondialisée " ; elle offrira aux hauts responsables de l'enseignement supérieur l'occasion d'aborder, notamment, les questions suivantes :

- l'enseignement supérieur européen peut-il relever les défis de la planète ?
- réinventer l'enseignement supérieur européen au vu des évolutions technologiques ;
- comment promouvoir la viabilité de la société au moyen de l'enseignement supérieur ?
- dialogue interculturel et cohésion sociale : l'enseignement supérieur face à la diversité culturelle ;
- concilier le progrès scientifique et les menaces qui pèsent sur l'environnement dans l'enseignement supérieur ;
- concevoir un enseignement supérieur adapté aux besoins d'un pays en transition ;
- promouvoir les valeurs universelles au vu de l'évolution de la société.

f29df21054661a5bf3027d304cadb855.jpgLa Sorbonne

L'UNIVERSITE ENTRE HUMANISME ET MARCHE 

Il s'agit de la conférence de lancement du nouveau projet phare, d'une durée de trois ans, du Comité directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche (CDESR) du Conseil de l'Europe, " L'université entre humanisme et marché : redéfinir les valeurs et le rôle de l'université au XXIe siècle ".

EN SAVOIR PLUS SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>

En relief aujourd'hui sur RELATIO

>>> L’Europe gourmande : Julien Binz, une Toque « européenne »

>>> Unterlinden: Une exposition à ne pas manquer

>>> Cette question anglaise paralysante, par Daniel Riot

>>> Après les élections au Kosovo : Période cruciale

>>> Strasbourg : Le Congrès en session

>>> L’écologie, une éthique politique, par Corinne Lepage et Yann Wehrling

>>> Les droits d’un peuple : les Roms

17/11/2007

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland Ries et Robert Grossmann se disputent une formule de…Chantal Cutajar

Ma petite chronique strasbourgeoise

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…

Mais  j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ?  « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)

Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !

Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .

 Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...

Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble »,  depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…

Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre  « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…

Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que  politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...

 C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!

 

Daniel RIOT

13/11/2007

Sarkozy à Strasbourg (suite): Un chant d’Europe, par Daniel RIOT

Il nous faut revenir sur le discours de Sarkozy devant le Parlement européen à Strasbourg. Non sur ce qui a été dit, mais sur ce qui en a été retenu (à chaud, il est vrai) dans les média…Je viens de survoler les premières dépêches et les premiers articles diffusés sur internet et sur les chaînes d’info continue. Une fois de plus, je suis surpris (ce qui montre que je garde fraîcheur donc candeur) par « l’escargotisme » franchouillard de trop de rédactions qui pensent que le monde se réduit à la ville de Paris…

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Qu’est-ce qui est mis le plus en relief ? Sa petite phrase qui ne constitue en rien en événement sur sa volonté de mener les réformes par lui annoncées « jusqu’au bout » : ««Ces réformes je les mènerais jusqu’au bout . Rien ne me détournera de mon objectif » … Comme s’il avait fait le déplacement au parlement européen pour parler des grèves (françaises) de demain…

Et sur l’Europe ? Deux points : le droit de critiquer de la Banque centrale (qu’il n’a pas citée) et son opposition réitérée (mais discrètement) à l’adhésion de la Turquie (une question non abordée dans l’allocution et  qui ne se pose pas en ce moment…).Où est « l’attaque en règle contre la banque centrale européenne », comme l’écrit Le Figaro (pour citer un journal “de la majorité”) ? «Nul ne peut se prévaloir de l’indépendance de son statut pour se dispenser d’avoir à rendre des comptes, à s’expliquer et à être contrôlé» ?… Le droit de critiquer, n’est pas un droit d’ingérence. Même à la Banque centrale européenne, on l’admet.

J’ai critiqué avec netteté et force Sarkozy sur d’autres thèmes et je reste politiquement dans une position très critique à l’égard de bien des aspects de la politique et du style de Sarkozy mais, en ce jour, je suis, avec réalisme, dans un éloge qui n’a rien de flatteur, que je trouve mérité (et méritoire) : l’événement dans ce discours, c’est la tonalité et la fermeté de l’engagement européen de la France. Dans le contexte français et européen actuel, cela mérite davantage qu’une allusion. Ne serait-ce que parce les murs de « l’anti-européisme » (« l’euroscepticisme » n’est qu’une litote hypocrite et fausse !) sont épais et haut en France et dans d’autres pays.

Des phrases telles que celle-ci valent d’être mises en mémoire : « «L’Europe ne peut pas être qu’une machine, une machine administrative, une machine à éditer des normes, une machine à procédures et à règles (…) Elle  est «une exigence morale, une exigence politique, une exigence spirituelle» (…) «L’Europe n’a une chance d’exister que si pour des millions de femmes et d’hommes, elle est vivante, elle parle à leur coeur, elle est l’espoir d’une vie et d’un monde meilleurs. L’Europe sera un grand idéal ou l’Europe ne sera plus».

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De même quelques phrases sur la défense européenne qui étaient déjà passées (presque inaperçues) dans son allocution devant le Congrès américain méritent attention et débats : « ”Comment l’Europe pourrait-elle être indépendante, comment pourrait-elle avoir une influence politique dans le monde, comment pourrait-elle être un facteur de paix et d’équilibre si elle n’était pas capable d’assurer elle-même sa défense ? (…) Que signifie pour chacun d’entre nous notre engagement européen si nous ne sommes pas capables de débattre de la construction d’une défense européenne et de la rénovation de l’Alliance atlantique ? »

Nicolas Sarkozy souhaite que la France se rapproche de l’OTAN, dont elle a quitté le commandement militaire intégré en 1966, A CONDITION que se mette parallèlement en place une politique européenne de défense. Voilà un langage nouveau et clair ! Une vraie « rupture »…

Bush n’a pas voulu y prêter attention, mais Bush est en fin de mandat… Et, rappelons-le, cette Europe de la Défense n’existe toujours pas parce qu’elle a été tuée dans l’œuf en …1954, par la France, en raison de l’alliance objective d’une droite encore imprégnée d’antigermanisme, de gaullistes qui n’avaient pas compris que les redressements français et européens allaient de conserve et de forces qui, selon la formule de Mollet, étaient « plus à Moscou qu’à gauche ».

Mais sans doute n’aies-je pas ce sens de la hiérarchie superficielle de l’information qui fausse tant la perception des événements en ne s’attachant qu’à « l’écume des choses »… Une écume qui change en fonction de l’air du temps, et des zappings… Sur son discours européen du 11 novembre déjà, la plupart des média n’avaient retenu que « la rupture du protocole »… Comme si l’essentiel n’était pas (déjà) ce chant d’Europe que trop d’oreilles parisiennes bouchées par la cire d’un archéo-nombrilisme désuet et ringard ne veulent pas entendre.

Daniel RIOT

SUR RELATIO: “BRAVO SARKO!” >>>>

SARKO ET LA TURQUIE >>>>>>

SARKOZY ET LE  SIEGE DU PE A STRASBOURG >>>>

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Sarkozy ferme sur le siège du PE à Strasbourg

Dans une réunion à huis clos avc des représentants des groupes politiques du parlment européen, M. Sarkozy a  réaffirmé, avec force, “qu’il serait intransigeant sur le maintien du siège du Parlement à Strasbourg”, en plus de celui de Bruxelles, en dépit des critiques récurrentes que suscite cette situation. c’est ce qu’ a rapporté  le co-président du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit qui fait une idée fixe deuis des années en voulant créer une Université européenne dans les bâtiments strasbourgeois du PE En mai, le président français avait prévenu que le siège de Strasbourg n’était “pas négociable” car cela faisait “partie des équilibres fondateurs de l’Europe”.

La remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg est réclamée par de nombreux députés qui voudraient en finir avec les  navettes mensuelles entre leurs bureaux à Bruxelles et la capitale alsacienne. Le traité européen, qui ne peut être modifié qu’à l’unanimité des Etats membres, fixe officiellement le siège du Parlement européen à Strasbourg mais prévoit deux lieux de travail, Strasbourg et Bruxelles.

COMMENTAIRE RELATIO: Juste un rappel: les réunions du PE à strasbourg sont prévues dans les Traités au nom d’une Europe polycentrique et d’une démocratie active fondée sur des valeurs. Nombre d’agences communautaires ont été installées dans d’autres villes européennes au nom de ce même principe.

Contrairement à ce que prétendent les VERTS (engagés là dans un mauvais combat) et les Britanniques (qui ne veulent pas d’une Europe des valeurs mais seulment des affaires), ce ne sont pas les navettes Bruxelles-Strasbourg qui pèsent beaucoup sur le bdget: ce sont les déplacements décentralisées (et nécessaires) des groupes, des commissions et des colloques en dehors des villes “sièges”.

 Ce sont aussi les doubles emplois entre le L’UNION  et le Conseil de l’Europe. L’anomalie, c’est que le secrétariat du PE soit encore à Luxembourg et non à Strasbourg.

Cette affaire là aurait pu être règlée depuis longtemps avec une volonté politique plus claire à Paris et un activisme plus développé et plus intelligent à Strasbourg. DR

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Sarkozy et la Turquie: “Les frontières de l’Europe ne se trouvent pas en Syrie”

Le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé à STRASBOURG son opposition à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne qui repousserait les frontières de l’UE “en Syrie”, lors d’un débat à huis clos avec des parlementaires européens, a indiqué l’Elysée à l’AFP. “Le président a très clairement réaffirmé la position française. Il a dit que la Turquie était un pays de 100 millions d’habitants qui n’était pas en Europe mais en Asie mineure et qu’il ne voulait pas être celui qui allait expliquer aux écoliers français que les frontières de l’Europe se trouvaient en Syrie”, a-t-on ajouté de même source.

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Le chef de l’Etat français a tenu ses propos lors d’une réunion fermée au public avec les présidents des groupes politiques du Parlement européen à Strasbourg. Dans un discours tenu ensuite devant le Parlement européen, M. Sarkozy n’a pas évoqué ce sujet sensible.Lors de la réunion à huis clos avec les responsables de groupes parlementaires, “il a dit qu’il était hypocrite de promettre aux Turcs qu’ils peuvent rejoindre l’UE, qu’avec lui ils ne le pourront pas, et que pour lui la Turquie n’appartient pas à l’Europe”, a également rapporté le chef des socialistes Martin Schulz.”Mais quand je lui ai demandé s’il mettrait un arrêt des négociations avec la Turquie à l’agenda de l’Union pendant la prochaine présidence française (au deuxième semestre 2008), là il était un peu flou”, a-t-il déploré devant la presse

COMMENTAIRE RELATIO: Sarkozy  n’a fait là que réaffirmer ce qu’il a dit en plusiuers occasions. Y compris sur la poursuite des négociations. Mais la question (que le chef de l’Etat compte ne plus soumettre à referendum) n’est en fait pas d’actualité. Tout dépendra de deux évolutions: celle de l’Union et celle de la Turquie. Pour l’heure, il existe une chance de construire une Europe politique (avec ou sans les Anglais), mais les évolutions turques ne sont guère propices à une accélération des choses. En termes de Droits de l’Homme, Ankara, en l’état, ne satisafit pas aux exigences du Conseil de l’Europe dont la Tuqrquie est membre depuis longtemps. Sur le fond, l’image de la “frontière en Syrie” frappe les esprits, mais n’a aucune portée politique. DR

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

L’Europe à Strasbourg : Le « tandem » en quête d’une session de rattrapage

Maintenant, « on » sait. On sait pourquoi le « tandem » tient tellement à être réélu en 2008 à la tête se Strasbourg. Comme les élèves médiocres, ils ont besoin d’une session de rattrapage. Pour tenter de faire ce qu’ils auraient dû faire, ce qu’ils avaient même promis de faire, et ce qu’ils n’ont pas fait… Ou mal fait. C’est particulièrement net sur  le plan européen. Où, hélas pour Strasbourg, le temps perdu par eux ne sera guère rattrapé par eux, même s' ils sont mus  par une sorte de prise de conscience subite.

Ils avaient promis une « Maison de l’Europe », sans trop dire ce dont il s’agissait. Ils font aujourd'hui des études  (avec demande de financement à la Région) et ils inscrivent à leur programme, en faisant un copié-collé amusant, le beau projet d’ Eurodom d’Alexis Lehmann… qu’ils avaient rejeté d’un revers de mains (parce que soutenu par la gauche !).

Etrange ? Il a suffi que les dna fassent allusion à ce projet mis en avant par « Strasbourg  je ‘t’M » qui soutient Chantal Cutajar et son équipe (et d'ailluers pris aussi en considération par Roland Ries) pour que ce dossier qui aurait  dû être traité en priorité (comme Bruxelles a fait avec son musée vivant de l’Europe) reprenne de l’intérêt à leurs yeux. Des yeux fixés sur les pédales de leur tandem et non tournés vers l’avenir.

L’avenir pour Strasbourg  sera européen avec un développement à 360 degrés, ou ne sera pas. C’est une évidence, bien oubliée ces dernières années, avec entre autres  un échec complet du renforcement de l’Europe A Strasbourg. Il est vrai qu’il est difficile d’être à fois adjoint chargé des affaires européennes et du quartier de la Meinau. Pauvre Pascal ! Pour lui, comme pour les autres, la priorité, c’était et cela reste la réélection : "les gens de la Meinau votent, pas les « Européens », m'a-t-il dit un jour alors qu'il partait pour la Moldova…

Le problème, pour lui et pour ses deux « guides » c’est que les citoyens de la Meinau ont conscience que l’Europe est un atout pour toute la ville (et la région ) donc pour eux ! Mais, Fabienne promet déjà de faire mieux. Depuis que Sarkozy a exhorté les élus : « Faites-moi part de vos idées ! »…ce qui est le pire constat de carence que l’on puisse faire au sommet de l’Etat dans une Ville politiquement sarkozyste (pour l’instant)

Alors Fabienne Keller, d’une façon touchante, poignante même, redécouvre les vertus de l’Eurodistrict, ce terrain d’actions extraordinaire laissé en jachère ou presque alors qu’il aurait dû être (ne serait-ce qu’avec son double parrainage bi-national) une expérience pilote, un modèle sur ce continent où d’autres euro-régions ces cinq dernières années ont connu un développement spectaculaire et positif à tous points de vue…

Mais Robert Grossmann n’est pas à l’aise dans les relations franco-allemandes. Pourtant, c’est un domaine où l’homme qui l’a fabriqué politiquement, André Bord, aurait pu lui être d’une grande utilité… mais  s’il n’avait pas là comme ailleurs pédalé dans la choucroute aigre de ses rancoeurs, rancunes et …peurs. Avec une montagne d’ingratitude en guise de jambonneau.

Mais il y a pire en termes  d’explications. Pour l’eurodistrict, Grossmann attendait tout de Paris : c’est cela la décentralisation à la mode jacobine… Et, comme il me l’a dit un jour, en réponse à une remarque de bon sens de ma part, « Daniel, comment veux-tu que je m’entende avec le maire de Kehl? Il est allemand, il est socialiste, il est maire d’une petite ville et il a une très jolie femme ».

Plaisanterie, bien sûr. J’en ris encore. Et c’est parce que les plaisanteries, par définition, sont faites pour être répétées que je la cite ici. Tu peux exercer ton droit de réponse, Robert (le décret est enfin paru pour internet), mais tout  démenti serait mal venu  … C’est le genre d’histoires qui ne s’inventent pas. T’en souviens-tu ? J’ai une mémoire très sélective, mais fidèle. Passons. Nos amis allemands ont pris depuis cinq ans la défiance strasbourgeoise pour un compliment. Et le maire de Kehl a bien changé le visage de sa (petite) ville. Dont le commerce vit bien grâce aux Strasbourgeois, en dépit de transports collectifs si médiocres. 

Mais c'est du passé. Demain, "ils" feront mieux, c'est juré... Ils vont même réparé ce qu'ils ont cassé....Depuis que Fabienne a rêvé d’un aéroport pour l’eurodistrict, on peut s’envoler vers de nouveaux horizons. C’est bien de promettre de faire ce que l’on n’a pas fait quand on en avait les moyens, non ?

A quand la résurrection du projet, enterré sous une véranda en forme de boudin géant, d’une vraie gare TGV qui aurait respecté la façade historique de l’ancienne et aurait occupé les terrains de « derrière », là où l’on ne sait même plus accrocher les wagons, comme disaient jadis les garnements. On aurait même pu en faire un « dépose-touristes » (selon une belle expression faite pour une bonne campagne de pub).

Mais à Strasbourg, le « tandem » a même réussi, grâce à son nez sans cesse dans le guidon,  à faire une Waterloo…de la place d’Austerlitz ! Ce n’est pas grave. A une nuance près : je ne suis pas certain que la « séance de rattrapage » demandée soit justifiée. C’est l’avenir de la Ville qui compte, non celui du « tandem » : « Les entreprises et les universitaires réclament que Strasbourg tienne son rang européen. Voilà une piste de travail... », a lancé, sans rire, Fabienne ! C’est bien, excellent, même. Le problème, c’est que ces six dernières années, ce « rang » a sérieusement rétrogradé, malgré le TGV Paris…Baudrecourt. Qui n'est pas de compétence municipale, d'ailleurs...

Daniel RIOT

10/11/2007

La France en Europe: Sarkozy ou le manque de crédibilité économique

Commentaire RELATIO: L'Europe a (toujours) mal à la France, lanterne rouge de la croissance dans l'euroland

Le manque de crédibilité économique de la politique de Sarkozy inquiète de plus en plus Bruxelles.

Loin de la politique/spectacle, loin des effets de manche qui font illusion, loin des actes où la communication fait office d'actions. La politique économique de Sarkozy souffre d'une manque de crédibilité chronique qui inquiète les responsables de l'Union européennes et nos partenaires les plus francophiles... "Les faits sont tétus" redirait Lénine....

Déficit public en hausse, croissance revue à la baisse, commerce extérieur en chute libre: les prévisions d'automne publiées hier par la Commission européenne confirment la faiblesse conjoncturelle et surtout structurelle de la politique économique engagée par Nicolas Sarkozy.

Tandis que l'Allemagne devrait engranger un léger excédent, le déficit budgétaire français pourrait atteindre 2,6 % du PIB en 2007, puis en 2008, selon les analystes bruxellois. Voire plus: la limite des 3% du PIB réapparaît...

Pour la Commission, citée par Le Monde, les différentes mesures fiscales adoptées en France pendant l'été devraient coûter un demi-point de PIB. Leur impact sur l'activité ne devrait se faire sentir qu'en 2008, en dynamisant la consommation intérieure. La contribution du commerce extérieure restera néanmoins négative : outre l'euro fort, les exportations françaises continuent de souffrir "d'une spécialisation géographique et par produit défavorable", notent les services de M. Almunia qui attendent de vraies propositions de vraies réformes d'ici au 1er décembre. Des réformes qui ne seront pas jugées sur leurs annonces mais sur leur réalisation.

En attendant, la France de Sarkozy reste la lanterne rouge de la croissance dans la zone euro...Et ce n'est pas la faute de l'euro! 

SUIVRE L'ACTUALITE EUROPEENNE SUR RELATIO >>>>>>>>

07/11/2007

PS:La DECHIRURE européenne deux ans après

AU PS, l’Europe n’est qu’un révélateur de divisions idéologiques mortelles pour le parti

Le Commentaire RELATIO de Daniel RIOT :

Deux ans après la déchirure du référendum de 2005 sur la Constitution, la question européenne divise toujours le PS. Heureusement qu’il ne dirige pas la France… Sarkozy peut bomber le torse. Et Bayrou regretter une fois de plus de ne pas avoir été « finaliste »… Faits et commentaire.

UN RAPPEL QUI S'IMPOSE: Les clivages droite/gauche sont dépassés, n’en déplaisent aux esprits binaires donc « hémiplégiques », comme redirait Raymond Aron. Mais il est une vraie ligne de démarcation politique, en France et ailleurs : les partisans de l’ouverture et ceux de la fermeture des frontières. La construction européenne, ce chantier inachevé, fixe les bornes.

Bas les masques : il n’y a que trois façons de construire une Europe unie. Par la domination (merci, l’Europe-cimetière est toujours là !), la coopération (celle du Conseil de l’Europe) et celle de l’intégration (celle de la CECA devenue marché commun puis Communauté européenne puis l’Union européenne).

Celle-ci ne va pas au bout de la logique qui lui a permis de naître et de se développer. Et elle en pêche. Mais elle est perfectible, ce qui est l’essentiel.  Face à elle, les alter-européens sont des anti-européens ! Comme les militants d’une Europe dite  des nations…comme si l’Union ne respectait ni les Etats ni les nations ni les Régions ni les Villes qui la composent. La campagne pour le referendum l’a montré. Les prises de positions sur le traité de Lisbonne le confirment. Même si (n’est-ce pas Monsieur Fabius ?) de bons arguments critiques sont agités dans des démonstrations qui reposent sur des prémisses falsifiées et débouchent sur des conclusions éronnées.

L’Union est à améliorer (sans cesse, comme tous les Etats qui la composent, d’ailleurs). Elle doit surtout devenir authentiquement politique. C’est même urgent. Mais c’est le cap qui compte. Face à ce qui est proposé, c’est Oui ou Non à l’unification. Il n’y a place ni pour un OUI… MAIS, ni pour un NON… MAIS. Soit on est pour soit on est contre. Le reste, c’est de l’habillage, des masques, des arguties.

Ces lignes de clivages là, traversent tous les partis sauf ceux qui se situent au Centre (Nouveau Centre, udf/umpiste, Udf/Modem, Cap 21/Modem, partis radicaux de gauche et de droite). L’UMP a réussi à rendre très minoritaires (pour l’instant) leurs courants anti-européens. Le PS depuis la disparition de Mitterrand  n’a pas réussi à afficher le réalisme au service de ses idéaux comme la très grande majorité des  Partis socialistes européens. Pas de motion de « synthèse », pas de consensus (même mou), pas de « ligne » (sauf en zig zag)…

Le PS a perdu sa crédibilité au moment du referendum. Puis après. La défaite de Ségolène fut d’abord le résultat d’un PS « auto crucifié » sur l’autel de l’Europe. Parce que la question européenne est au cœur des problèmes essentiels d’identité et d’altérité (individuelles et collectives), comme…« l’intégration » des étrangers. Et parce que, aussi, cette « affaire européenne » est au centre des équilibres à trouver entre compétition et solidarité, entre libre marché et marché contrôlé, entre libéralisme et dirigisme, entre économie et social, entre croissance et développement durable, entre efficacité et écologie…

L’Europe n’est ni de droite ni de gauche : elle est ce qu’on la fait, en fonction des majorités au pouvoir dans les différents pays et globalement.

CONSTAT DU JOUR, PREVISIBLE:  Le Parti socialiste français reste prisonnier de ses vieux démons  idéologiques, et c’est ce qui brouille ses options sur l’Europe.  Le bureau national s'est prononcé majoritairement (36 contre 20, avec Deux abstention et Julien Dray en… relâche) en faveur du nouveau traité européen. Oui et alors ? Ceux qui voudront voter non à Lisbonne voteront …non."Il n'y aura pas de sanctions", a déjà annoncé (en souriant) Hollande! Retour au clivage entre partisans du "oui" et du "non" au référendum.

On comprend que, chargé de rechercher un consensus, Benoît Hamon ait démissionné de son poste de secrétaire national à l'Europe. Le pauvre !... Il prônait l’abstention, ce qui est, dans ce cas précis, un courage d’autruche. « Je ne me sens plus en charge d'être responsable de cette cacophonie », a lancé le jeune député européen. On le comprend.

Les socialistes ont reporté à plus tard leur prise de position sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié approuvé le 19 octobre dernier par les Vingt-sept, et qui sera signé le 13 décembre à Lisbonne. « Nous verrons quelle sera la révision de la Constitution qui sera proposée », a déclaré François Hollande. Quelle sagesse : le temps guérit, parfois, mais il pourrit, aussi.

Le Premier secrétaire, partisan du « oui » à ce traité qui « sort l'Europe de l'impasse » dans laquelle elle se trouve depuis 2005 et les « non » français et néerlandais à la Constitution européenne, s'est efforcé de dédramatiser ce nouveau signe de division du parti en expliquant que la page était tournée. Ah !bon"Il y avait ce soir un sentiment d'apaisement. Bien sûr que chacun est resté sur ses positions, (...) mais il y avait une volonté commune (...) le souci de clore une période et d'en ouvrir une autre », a affirmé numéro un socialiste en estimant que la question institutionnelle européenne était maintenant « derrière » le PS. On en rit, ou on en pleure ?

Cette nouvelle épreuve sert en fait de révélateur. Tel qu’il est le PS ne peut pas être « rénové ». C’est d’ailleurs ce qui,par ricochet, en termes de pluralisme, donne une importance supplémentaire au Congrès constitutif du MoDem…

Daniel RIOT

01:45 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, pas, europe, france, traité

06/11/2007

Le semestre de Sarkozy:L’urgentiste, la cigale frimeuse et le “choc de confiance”

EDITORIAL: Six mois. « Le temps s’en va, le temps s’en va, Madame, le temps, non mais nous nous en allons »… Ronsardien, Sarkozy ! Il a raison. « Chuillons dès aujourd’hui les roses de la vie ». C’est ce qui est appréciable et le plus apprécié chez lui. Il sait maximaliser son temps en se jouant de l’espace. En donnant au temps l’épaisseur que seule l’action peut donner et en occupant l’espace qui compte le plus aujourd’hui dans le paysage politique: le « médiatique ». « Je me montre, donc je suis » : Descartes 2007…

Problème : autant un chef de gouvernement doit faire face à toutes les urgences, le « nez dans le guidon », autant un chef de l’Etat (même en république monarchique) devrait pour inscrire son action dans des perspectives d’avenir prendre de la hauteur (non de l’altitude) et de la distance (non de l’éloignement) par à rapport aux événements qui restent « l’écume des choses ». Sinon, il prend un risque, chargé de périls, qui est l’un des pièges majeurs des « décideurs « ne cette ère de « zappanthropie » aiguë : « A force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel », selon l’excellente formule d’Edgar Morin.

En six mois, quoi de changé ?

>>> Un style de Présidence ? C’est sûr. Et c’est dans la logique du changement de régime (mais oui !) provoqué par un quinquennat et  un calendrier électoral décidés …sans réflexions insuffisantes. « Réfléchir », en politique, c’est d’abord savoir anticiper et imaginer toutes les conséquences, directes et indirectes de ce qui est  ou n’est pas décidé… Et « parler », quand on dirige un pays, ce n’est pas que  débiter des mots avec tous les risques de dérapages, de tics verbaux et de contradiction que cela comporte, c’est porter une Parole. Nuance…

>>> Une tonalité politique ? C’est frappant. « Les choses ont commencé à changer, et ce n’est pas fini », sourit Sarkozy. Mais le mot « ouverture » est pipé. Inadapté dans ce qui est d’abord du « débauchage individuel » bien ciblé (qui permet à Sarkozy de pomper les idées et les forces du Centre Central de Bayrou plus que celles d’un PS toujours écartelé).

Il est évident que les « conservatismes » auquel prétend s’attaquer Sarkozy sont autant de gauche que de droite, même s’ils se manifestent différemment. Il est clair aussi que les clivages droite/gauche sont dépassés. Tout locataire de l’Elysée aurait tenté de faire « bouger les lignes ».

Nous sommes dans une période politiquement tectonique. Sarkozy s’y adapte plus qu’il innove. L’essentiel est affaire de tempérament et de vertige métaphysique. Relire « L’homme pressé » (le livre de Paul Morand, non la chanson de Noir Désir)

>>> Un activisme diplomatique ? C’est incontestable. Même si, quand on suit bien les choses, une Angela Merkel, par exemple, fait plus et mieux en faisant moins de « bruit » (c’est d’ailleurs ce que Sarkozy ne supporte pas chez elle…).

Oui, l’Union est sortie de l’ornière institutionnelle grâce à l’alchimie d’un traité « simplifié » qui  plus… compliqué que le projet de traité constitutionnel … édulcoré.

Oui, les relations transatlantiques se sont assainies parce que Sarkozy (quoi qu’en disent ceux qui lui font des procès en « américanisme ») a conscience que ce ne sont pas les Etats-Unis qui sont trop puissants, mais l’Europe qui ne l’est pas assez…

Oui, ses intuitions méditerranéennes et euro-africaines sont bonnes, mais il n’a pas (encore) opéré les « ruptures » franco-françaises qui s’imposent. Pourquoi ne pas « européaniser » davantage ses démarches ? Il est des conservatismes à combattre … à l’Elysée !

>>> Des réformes ? Oui, Mais… En dehors du « paquet fiscal » qui ne va guère dans le sens de l’intérêt général, quelles sont les réformes (toutes menées de front) qui changent en profondeur les « choses », donc qui sont susceptibles de guérir la France de ses maux structurels ? Aucune.

Certaines (sur la recherche, par exemple) risquent même d’entraîner des régressions ou sont revues très « à la baisse ».

Les plus sérieuses (Grenelle de l’environnement) ne pourront se juger que sur les faits.

D’autres (la loi Hortefeux, notamment) sont d’une inspiration racialiste et néo-conservatrice qui (les élus UMP les plus soucieux des « valeurs » le savent bien) n’est pas conforme aux idéaux de la Résistance, de la République, des trois mots gravés sur nos frontons officiels.

Toutes seraient plus crédibles si des mesures étaient prises pour que les déficits français, les dettes françaises, les hypothèques françaises soient apurées. Sarkozy incarne bien, par ses goûts personnels cette France qui « vit au-dessus de ses moyens ».

Le malheur c’est que les victimes de ce surendettement et de ces conduites de cigales frimeuses se recrutent non chez les nantis, mais chez les plus pauvres et dans les classes moyennes qui ceux qui même en travaillant plus ne gagneront jamais assez… tant que les fruits du travail seront plus taxés que le « travail » de l’argent.

Alors ? L’ « état de grâce » est terminé. Ce n’est que temps : tous les spectateurs de la « Star Ac » ne sont pas de gogos… Et trop de communication tue la communication. Pour que l’Etat (encore à réformer en profondeur) trouve davantage de grâce aux yeux des Français et de nos partenaires européens, il importe sans doute d’en revenir aux mots : volonté n’est pas volontarisme, activisme n’est pas action,  bougisme n’est pas  réformisme,  faire savoir n’est pas savoir faire…

Dans un pays, comme dans un hôpital, les services d’urgence sont nécessaires mais pas suffisants. Sarkozy urgentiste et pompier volant, n’a pas été élu pour constituer  à lui seul un « SOS dépannage » (télévisé) .Sarko-Assistance travaille sans filet : c’est bon pour l’audimat, mais la vie d’une Nation n’est pas un reality show et ne se joue pas sur  Second Life. Le “choc de confiance” annoncé n’est pas encore amorcé.

Daniel RIOT

03/11/2007

FILLON: L’Homme invisible chute dans les sondages

Ces sondages me surprennent : comment peut-on avoir un avis sur Fillon ? En dessous de l’hyper-Président, bien après le vrai gouvernement de l’Elysée, Matignon n’est plus qu’un hôtel avec quelques emplois bien rétribués, non ? Fillon ou l’homme invisible ? Enfin, comme dit Le Monde, à Matignon, « l'impopularité est toujours programmée. Mais pour François Fillon,  elle survient un peu tôt… »

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Moins de six mois après sa nomination comme premier ministre, les Français qui ne lui font pas confiance sont désormais majoritaires : ils sont 47 % (contre 44 % d'un avis opposé), selon un sondage TNS Sofres réalisé les 24 et 25 octobre auprès de 1 000 personnes et publié dans Le Figaro Magazine du 3 novembre.

Quatre jours plus tôt, l'enquête de CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France révélait que la cote de confiance du chef du gouvernement, « le collaborateur »,  ne s'établissait plus qu'à 44 %, un point seulement au-dessus des avis négatifs. L'enquête enregistrait aussi un taux élevé (13 %) de sondés se déclarant sans avis sur M. Fillon... Moi, je me situe dans ces 13 %. Et vous ?

Mais il est paraît-il un bon ministre des relations avec les parlementaires. Consolation pour lui: En deux mois, le chef de l'Etat a vu (lui aussi)  sa cote de confiance baisser de 11 points, à 53 %, dans le baromètre TNS Sofres… Ah ! Cette dictature des sondages versatiles ! Indiscrétion du « Monde » : « Fillon est dans une stratégie de démission à neuf mois, mais il veut sortir de Matignon par le haut », estime un membre de son gouvernement. Ah ! Bon ?...Même si Sarkozy lui relaisse "la Lanterne", à Versailles?...

02/11/2007

La France en Europe: Les racines (économiques) du mal...

De l'utilité de la Commission ATTALI ou de son inutilité?

Cet article de Jacques Peyrelevade qui vient d'être repris sur le site de la CONFERENCE DE CITOYENS DE STRASBOURG  a été publié voilà quelque temps, déjà dans le Monde (le 07/09 pour être précis), mais il garde toute son actualité et tout son intérêt. Il devrait faire l'objet de débats autour de la Commission Attali . Et de la politique économique et financière de la France en Europe.

Jacques Peyrelevade pose une bonne question d'entrée: "Fallait-il vraiment, sous la présidence de Jacques Attali, réunir une commission de quarante éminentes personnalités pour découvrir quels sont les obstacles à la croissance économique de notre pays ?"

Sa réponse:" Le mal est trop massif pour relever d'une liste impressionniste de remèdes partiels. Nous souffrons d'un déficit budgétaire qui fait de nous le plus mauvais élève de la classe européenne, d'un déficit record de notre commerce extérieur, de pertes de part de marché considérables à l'exportation, d'un niveau de chômage parmi les plus élevés en Europe, enfin d'un taux de croissance insuffisant, lui-même fruit d'un investissement médiocre et d'une productivité par tête beaucoup trop basse.

Un tel désordre n'est pas conjoncturel mais revêt un caractère structurel : le réglage de notre machine macroéconomique est mauvais. Dit plus simplement, nous essayons continûment de vivre au-dessus de nos moyens, en vain bien entendu, et nous payons sans cesse le coût de ce déni de réalité."

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L’Europe dans la nouvelle crise du pétrole : Pas d'idées?

Le cap (psycologique)  des 100 dollars le baril…

DECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT--« Le cap à partir duquel les automobilistes réduiront leurs kilomètres, c’est 5F/le litre ». C’est ce que j’ai entendu de la bouche de Raymond Barre à la fin des années 70. On en est où, maintenant, ou plutôt à combien ? Et le trafic s’accroît toujours…. Bien que la course folle de l'or noir vers le cap symbolique des 100 dollars le baril se poursuive à bon train... Pour la plus grande joie des producteurs et des spéculateurs!

Depuis le début de l'année, les cours du pétrole ont progressé de 50 % et, en octobre, de 18 %. Du coup, les analystes estiment que le cap des 100 dollars devrait être franchi d'ici à deux semaines.

Pas de panique : on a déjà connu…Ce serait le second record historique du brut. Selon Standard & Poor's, le pétrole avait dépassé les 100 dollars à 101,70 dollars (d’aujourd’hui compte tenu des ajustements liés à l'inflation) un an après la révolution islamique en Iran, en avril 1980. De l’émotion : il est des seuils psychologiques qui font « tilt » dans les têtes. Surtout que ce cap ne s’annonce guère comme un « plafond »…

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01/11/2007

Strasbourg: La blogosphère strasbourgeoise en effervescence

Ma petite chronique Strasbourgeoise.

Charme des blogs : On peut s’y amuser. Vice des blogs : On peut y piquer quelques colères. Folie des blogs : L’anonymat souvent donne libre court à la bêtise, à la méchanceté, à l’agressivité imbécile… Sans parler, bien sûr, des insultes, des propos infamants ou diffamants. Mais l’irresponsabilité est ce qu’elle, avec ou sans le masque du pseudo.   

Quelques sourires

>>> Pascale Jurdan existe encore. Elle recrute même : « quand vos yeux se seront dessillés, nous serons heureux de vous accueillir », répond-elle à « touchante Nelly » qui avait la pertinence  de dire du bien (avec raison) de Chantal Cutajar (sans cesse attaquée par des mauvaises plumes  bien masquées d’une droite bien marquée et trempées dans les encriers de la jalousie ou de la …peur politique).

J’ai  eu droit aussi sur un de mes blogs à un message de brillante girouette du marais : « Décidément, il n’y en a qu’une qui trouve grâce à vos yeux », glisse-t-elle sous une note où je m’en prenais, avec un ton polémique mais une grande justesse de fond,  à son ami Jean-Claude Petitdemange… Non, madame, il n’y en a pas qu’une « à mes yeux »,  mais dans le paysage politique strasbourgeois actuel, il n’y en a qu’une, oui. Avec celles qui sont à ses cotés et qui ne manquent ni de qualités, ni de cette force de conviction qui j’apprécie tant chez les femmes et chez les hommes. Internautes umpistes ne vous affolez pas: Quand, je parle de « brillante girouette », cela n’a rien d’insultant : c’est une référence à Edgar Faure… Dans cette perspective, le « brillante » est de trop puisque les vraies girouettes sentent dans quel sens le vent souffle…

Avec toute ma compassion, Pascale. Mais vous avez tellement de qualités en dehors de la politique, que je ne peux que vous adresser par blog interposé une bise affectueuse. « Désillez-vous »…En attendant je viens de vous faire une bonne pub. Cela doit vous plaire.

3319b60d6089e063ec6821753944d1a5.jpgL’affiche de la revue

>>> Ce Cher Robert Grossmann vient pour la deuxième fois de revenir sur sa décision de traiter par le mépris et la colère le blog de la locale des dna qu’il a tant vilipendé sur le ton de Rachida Dati cognant sur l’Express ou de Sarkozy quittant le studio de CBS. Il est vrai qu’en matière de coups de gueule, d’explosions rageuses, d’agressivité hargneuse, notre « Malraux de Pourtalès » n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit que c’est « une marque de caractère ».

Ben voyons…Dans « caractériel », il y a caractère, c’est vrai. Dans l’impression aussi, d’ailleurs. En plus, les blogueurs de la locale des dna font  plutôt des efforts pour tenter de se montrer très aimables à l’égard des deux pédaleurs du tandem. C’est normal, d’ailleurs. Il faut « positiver », surtout en  cette saison de Toussaint

J’ai adoré la note de BOB- le- blogueur sur son site perso à propos du « le centrisme c’est nous ! »

Le voir donner, lui le « gaulliste » (il s’en est réclamé et s’en réclame toujours… tout en ne se montrant guère gaullien) « certifier » la nature physiquement, génétiquement, viscéralement « centriste » de l’UMPiste Keller, c’est drôle, non ?

D’ailleurs, elle-même ne manque pas une  occasion de le dire : « Je suis une udf qui a rejoint l’Ump ». Ce qui n’est pas très élégant à l’égard de ses électeurs qui pensaient voter pour une « liste UDF, UMP et personnalités de la société civile ». Elle a déserté l’udf, umpisé les udf restants, éliminé ou mangé les « civiles »…

« Elle a adhéré à l’UMP pour le TGV » a osé dire publiquement Pascale Jurdan. Erreur d’aiguillage ? Mais non TGA : Très Grandes Ambitions. Au diable les étiquettes ! L’UPS, voilà le vrai sigle. « Union pour Strasbourg » devenue « Union pour Sarkozy » (dès le premier tour) et jusqu’aux prochaines municipales « Union pour Soi » !

Il est vrai que Bob le grand lecteur de bons auteurs est très doué en matière d’étiquettes. Non, je ne parle pas des grossièretés qu’il sort sur les unes et les autres, (moi compris), dans ses conversations de trottoirs . Je parle des étiquettes qu’il se donne lui-même à lui-même.

be474e19166e71fc3b810df267160d91.jpgAu restaurant de la Chouc’

« Je suis culturellement de gauche »… Il me l’avait déjà sorti, ce cri de consolation. Je l’avais même approuvé, dans la mesure où tant de gens prétendent « avoir une culture de gauche » en ne vivant que dans des jardins de droite… Mais je n’avais cru ceux qui me disaient qu’il avait fait fabriquer des pin’s à son nom avec cette « étiquette » en slogan (avec son nom et l’adresse de son blog et une petite phrase sur sa bonne santé politique).

Eh ! bien j’ai eu tort ! Un de ces pin’s je l’ai vu, hier soir, à la Choucrouterie. Pas mégalo, notre Cher Robert ! Voir ce pin’s sous les yeux de l’ami Roger Siffer ne manquait pas de sel…

C’est parce qu’elles étaient « culturellement de gôche » que Grossmann a fauché, écrasé, enterré (avec l’accord réjoui de l’autre moitié du tandem UMP) « Babel » le festival de toutes cultures et quelques autres initiatives intelligentes qui auraient pu et dû devenir de grandes manifestations internationales tout à l’honneur de Strasbourg.

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Roger Siffer

L’expression « culturellement de gauche » est, au passage, une négation de la culture, puisque la Culture (entre autres vertus) évite à la nature humaine cette hémiplégie que dénonçait tant Raymond Aron… Passons.

Si l’on en croît Bob, l’ex-mentor du jeune Sarkoy, « centriste », Fabienne l’est par « traçabilité » comme  dit en agriculture… Comme souriait (jaune) Bayrou, « les udf qui ont rejoint l’UMP n’était pas de vrais udf »…

Comme s’il était inquiet de voir un « Centre central » émerger, Bob, « le culturellement de gauche », en appelle pour enfiler les habits centristes de sa co-équipère de vélocipède à deux selles,  au souvenir de Pierre Pflimlin lequel, comme tous les grands hommes, est aujourd’hui revendiqué par tout le monde…

Il oublie, l’ ex-patron de l’UJP devenu grand que Pierre Pflimlin a toujours dit que l’union gaulliste-centriste était « un vrai combat »… Et il ne peut pas témoigner, bien  sûr, de l’émotion de Pierre Pflimlin  quand Bayrou a fait « ressusciter » sa famille politique qui avait trop mis son « drapeau dans la poche » et se faisait manger par le parti héritier d’un gaullisme bien perverti. Bof, tout cela, c’est du passé. A regarder sans sélectivité excessive de la mémoire…

A la suite de cette note, j’ai apprécié un commentaire pertinent que Robert Grossmann a laissé passer sur son blog. « Les consignes ont dues être très claires, alors on avale son boa à la strasbourgeoise et on prône l’ouverture. Quelques personnes en rupture de ban ou attirées par le chant des sirènes feront bien l’affaire… Le temps que la clairvoyance reprenne le dessus. On pourra bien entendu compter sur quelques personnes se réclamant (le criant même) du centrisme mais qui n’ont pour parti que le suivisme.

Parce que force est de constater que la seule union qui existe, c’est l’union KELLER-GROSSMANN, une union UMP-UMP. Une union exclusive ne laissant aucune place aux contradicteurs (même de façade), fussent-ils du même camp ». (J.Viel)  

Ce n’est pas mal vu. Robert qui filtre les commentaires (je le comprends quand je lis certains de  ceux les plus umpistes que je laisse passer !) a publié ce texte. Chapeau. C’est bien.

Il a même laissé un paragraphe que je trouve très bien (et surtout très juste) aussi « Le Centre, représenté par le Modem prône une éthique politique toute différente et ses valeurs sont défendues sur Strasbourg par Chantal CUTAJAR. La bipolarisation politique locale défendue ici avec ardeur ne se poursuivra pas et cela réconciliera les Strasbourgeois avec la politique. La vision d’ensemble de Chantal CUTAJAR, exprimée dans un pacte démocratique clair faisant de l’éco-économie le fer de lance d’une réalité européenne de chaque instant trouvera sans difficulté l’adhésion des Strasbourgeois »

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En revanche, j’ai reçu un mail avec copie d’un commentaire laissé sous la même note qui , à l’heure où je boucle ce billet n’avait pas franchi le cap de la censure. Mais nous sommes en un jour férié. Je suis sûr que ce texte, « culturellement spirituel », sera apprécié par notre « Mérimée de la Robertsau » qui adore  les bonnes plumes. Alors, avec l’accord préalable de Nelly (est-ce la même, la « touchante »,  qui séduisait Pascale Jurdan et que j’évoquais au début de ce texte ?) je termine mon billet par un « copié-collé ».

« Fabienne Keller, centriste? Selon quelle définition exactement j’ai du mal à suivre? … Très belle initiative que de vouloir créer une liste d’union, à l’heure où l’on se plaint des infidélités et de la tendance de chacun à préférer le zapping à l’engagement durable…Mais l’observatrice que je m’efforce d’être s’étonne du retour des “unions arrangées” : au nom de comparaisons avec notre voisine l’Allemagne, vous politisez singulièrement le choix de Fabienne Keller, tout en rappelant que les enjeux municipaux sont purement locaux et non partisans… j’ai encore du mal à suivre. Donc une union avec “le centre” pour battre le PS? Mais un centre qui se réclame de quel parti? Le MoDem prône l’indépendance, donc l’autonomie de ses listes. Et représente aujourd’hui le centre, puisque littéralement, il n’est ni à gauche, ni à droite.

Au nom de vos ambitions et d’une image conforme “à la tradition”, vous souhaitez organiser une “union arrangée”, entre le fiancé, représenté par l’UMP strasbourgeois, en mal de représentation crédible en société, et la fiancée, “le Centrisme” tout jeune et plein d’idéaux…

Mais la jeune fiancée, si elle accepte, renie sa famille! Elle est un peu mal arrangée cette union… Elle a pu fonctionner auparavant, mais elle a créé quelques reniements au sein du centrisme. Le MoDem, à la différence de Cécilia, n’a pas choisi d’accompagner son ex époux jusqu’aux élections… »

C’est joliment dit, non ? Je n’ai aucun mal à vous suivre Nelly… Merci ne m’avoir fait bénéficier de ces traits d’ironie pertinente dont n’ont pas encore bénéficiés les internautes qui visitent le blog du celui qui soutient les jeunes de l’UMP d’aujourd’hui, comme André Bord l’avait tellement soutenu quand il était lui-même jeune… Mais cette référence là ne pas plaire du tout, en « haut lieu ». Elle n’est ni politiquement correcte, ni culturellement de gauche.

Daniel RIOT

PS : J’ai illustré ce billet avec des éléments piqués sur le site de la Choucrouterie.La revue

 2007 commence le 11 novembre. Réservez vos places sur le site www.choucrouterie.com. Je suis certain qu’elle sera bonne. Mais l’ami Roger a manqué d’intuition sur titre. Si Chantal Cutajar a son investiture, il y a du sang neuf, de nouveaux plats, des menus équilibrés, avec du jus d’orange très vitaminé et des légumes verts Cap 21.

Pas de plats réchauffés, Sauf ceux qui  meilleurs après réchauffe… Et cela va chauffer! Mais Roger a raison: une défaite du tandem, c’est la fermeture d’une mine pour les chansonniers, les humoristes, les gagmens…

Avec le “tandem” qui sait ce que signifie l’expresion “pédaler dans la choucroute”, Strasbourg est de plus en plus triste, mais Bob et Fafa suscitent de beaux éclats… de rire! 

Notre Robert “mini si pâle”, surtout, a une belle qualité: être meilleur que sa caricature, ce n’est pas permis à tout le monde…

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe pour les municipales

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg qui ont tenu à me manifester leur soutien. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd'hui, je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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Elysée: Vous avez dit "transparence"?

Allons, allons, pas  de démagogie, pas de complainte de type populiste, pas d’ironie mal placée. Ne jouons pas à ces Anglais toujours en train de critiquer le coût de la maison royale qui feraient la révolution si …on touchait à la Couronne. D’ailleurs, la Reine, elle règne, elle. Elle ne gouverne pas. Chez nous, aujourd’hui, nous avons un hyper-président hyper-actif hyper-travailleur, hyper-médiatique. Qui fait tout, ou presque. C’est normal qu’il soit hyper-rétribué. D’ailleurs, même le Président irlandais gagne plus. En rétributions, pas en avantages en nature…

Et Bush gagne trois fois plus… ce qui laisse à « Sarkozy l’Américain » des espoirs de prochaines augmentations (à chaque « bond » du SMIC, par exemple).

Inutile de reparler de De Gaulle qui remboursait à l’Etat le pain partagé à l’Elysée avec sa famille. Les temps ont changé. Et l’argent a été trop chargé de pêchés, parait-il, par les sermons de pieux hommes de foi qui priaient le ciel pour attirer la pluie au lieu de pomper les nappes phréatiques et oubliaient que l’argent des riches a toujours fait rêver les pauvres.  D’ailleurs, mme Lagarde avait été rappelée à l’ordre :il n’y aura pas de « plan de rigueur »…au moins jusqu’aux municipales, et, soyons pédagogues: le déficit abyssal de la France ne va pas augmenter de 140% pour autant. Alors, faisons des économies, oui. Mais ailleurs.

C’est à Matignon qu’il y a peut-être aujourd’hui des emplois fictifs, non à l’Elysée. On aurait pu enlever au PM, qui est moins important que les conseillers spéciaux du Palais, ce que l’on donne au super-patron. Mais cela ne se fait pas : Sarkozy, du temps de Cécilia, lui avait déjà emprunté la « Lanterne » de Versailles. Qui y passe ses wek-ends maintenant ?

 Ce sont dans  quelques cabinets que la République pourrait faire des économies (combien de collaborateurs Laporte ? Plus que de joueurs dans une mêlée…)…Il est tant d’autres situations scandaleuses, et pas seulement dans les  rétributions et les frais généraux de quelques nantis et profiteurs d’un système que l’on dit vouloir assainir, avec clarté et franchise. « Il y a vraiment des milliards d'injustices à réformer dans ce pays avant de réformer le salaire du président », lâche Jean-Louis Bianco qui sait qu’on « n’est pas malheureux à l’Elysée »…

Ce triplement du budget du Palais et la hausse de 140 %  du salaire du Président sont décidés au nom de la « transparence ». Qui pourrait être contre ? Mais c’est là peut-être que l’on peut dépasser les critiques mesquines de  Bianco qui tente de nous faire pleurer en disant que Mitterrand payait ses cafés de sa poche. Qui peut dire que cette « clarification » entraînera la suppression des caisses noires, des coffres secrets, des liasses cachées ? La pauvre Cour des comptes ne peut pas avoir des yeux partout, et pour tout… Souhaitons que la transparence affichée ne masque pas des réalités plus cachées!

Daniel RIOT 

30/10/2007

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

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Strasbourg l’Européenne : RELATIO soutient Chantal Cutajar

A STRASBOURG, LES MUNICIPALES ONT (AUSSI) DES ENJEUX NATIONAUX ET EUROPEENS 

af3c8e14a9e2c0df6bdba0a6f6d31f1a.jpgNous démontrons tous les jours  que nous sommes, sur RELATIO, l'Europe en revue,  un webzine /webnews, ouvert à toutes les opinions (y compris aux plus  sceptiques envers la construction européenne). Mais nous sommes (c’est même notre raison d’être) des militants déclarés des valeurs et des principes qui ont fondé le Conseil de l’Europe et la CECA   devenue l’Union européenne.

C’est pour traduire cet engagement que nous avions soutenu, avec force,  le candidat le plus clairement en faveur de la construction d’une Europe authentiquement politique, François Bayrou.

C’est en pleine conformité avec cet enracinement dans les valeurs démocratiques de cette Europe DE Strasbourg que nous avions soutenu les candidats Modem aux législatives et notamment celle qui incarne le mieux, par  ses idées et ses actions, cette Europe de l’esprit et du personnalisme, Chantal Cutajar.

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Cette juriste humaniste est candidate à l’investiture du MoDem pour le gouvernement de la Ville. Considérant qu’elle est la plus apte, avec l’équipe réunie autour d’elle, à défendre ce qui à nos yeux est prioritaire :la défense, l’ illustration et le renforcement de l’Europe DE Strasbourg et de l’Europe A Strasbourg,   RELATIO soutient clairement son investiture.

Son programme tient pleinement compte de la dimension européenne, en tout et pour tout. Et comporte sur le plan européen des novations essentielles. Nous en rendrons évidemment compte quand l’heure sonnera. En attendant, je publie sur mon blog personnel la lettre que j’ai fait parvenir à François Bayrou pour que ce soit elle qui obtienne clairement et avec vigueur son investiture.>>>>.

9c8c72eafeb98e90d02e590dd2b48559.jpgCette annonce est faite ici par souci de clarté et d’honnêteté intellectuelle. Relatio et mes blogs personnels ont dépassé ce mois-ci le cap des 110 000 visiteurs. J’en suis évidemment très heureux. Et je remercie celles et ceux qui nous font confiance. Tout sera fait pour qu'ils soient de plus en plus satisfaits et de plus en plus nombreux. L'Europe souffre  toujours d'un déficit d'information et de pédagogie, malgré la qualité de nombreux euroblogs et eurosites. 

C’est à ces internautes d’abord que je dois cette information puisque tous, évidemment, ne se retrouvent pas dans le MoDem tel qu’il est promis. Cet engagement ne nuira évidemment en rien au souci d’honnêteté intellectuelle et à notre totale indépendance (sans subvention et sans sponsors)  qui sont l'une des marques reconnues de ce webzine.

Daniel RIOT

Strasbourg:Le MoDem doit jouer la "carte Cutajar"

Ma lettre à François Bayrou 

Pour une investiture MoDem de Chantal Cutajar

Voici le texte de la lettre (ouverte, vu les enjeux et l'urgence d'une décision déjà trop attendue) que j'ai fait parvenir à François Bayrou, président-fondateur du MoDem. Une lettre dans le droit fil de mes analyses locales et nationales sur le "mouvement démocrate" déjà publiées sur ce blog et ailleurs. Une lettre citoyenne conforme à mes engagements en faveur de Chantal Cutajar. Dans le paysage politique actuel, pour le MoDem (et pour Strasbourg) Chantal Cutajar n'est pas qu'une bonne "carte": c'est un atout maitre.

 

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Monsieur le Président,

Cher François Bayrou,

Cette lettre fait suite à d’autres adressées durant l’été et restées sans réponses, ce que je comprends vu les contre coups logiques d’une campagne présidentielle qui vous aurait sans doute conduit à l’Elysée si votre principal handicap n’était pas venu des rangs ou plutôt de bien des cadres de… l’udf. Je sais de quoi je parle, ne serait-ce qu’à travers la situation strasbourgeoise.

Dans de nombreux articles publiés sur divers sites internet, j’ai expliqué le pourquoi de mon engagement au moDem. En soulignant un point qui me paraît essentiel : ce premier parti du XXI ième siècle ne peut réussir que s’il agit en pleine adéquation avec ses principes et que s’il réussit à faire émerger des cadres et des responsables qui portent pleinement les idéaux proclamés. Démocratie réelle, vivante et approfondie, à tous les niveaux, y compris dans le fonctionnement interne du mouvement, bien sûr. Démocratie sociale. Eco-économie. Approche trans-multidisciplinaire des problèmes et recherche trans-politique des solutions. Primat des valeurs personnalistes qui prennent  du sens par une éthique d’action bien affirmée.

M’étant engagé ainsi sans aucune ambition politicienne (à quelque niveau que ce soit) mais en mettant mes expériences de journaliste et de spécialiste reconnu des problèmes européens au service du « mouvement démocrate », je tiens à attirer votre attention sur une ville que je connais bien, en observateur et en citoyen, Strasbourg.

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Permettez-moi d’abord de montrer ma surprise sur l’absence totale de transparence et de démocratie dans les structures départementales héritées d’une udf bien peu digne des valeurs que vous incarnez et de la politique que vous préconisez. La période transitoire actuelle ne constitue en rien une excuse à des comportements aussi peu dignes. Je n’entre pas ici dans les détails pour ne pas abuser de votre attention. Mais je suis prêt à développer mes constats si vous le souhaitez.

Permettez-moi, surtout, de manifester mon inquiétude devant les atermoiements, les manœuvres, les campagnes de désinformation et d’intoxication (sources de bien des rumeurs peu faites pour crédibiliser le MoDem) qui entourent l’attente d’une investiture du mouvement démocrate pour les prochaines  municipales.

Pour être clair, sur le choix qui sera fait se joue l’avenir du Modem dans cette Ville qui fut et reste celle de Pierre Pflimlin (avec lequel, vous le savez, j’ai eu le bonheur d’écrire un livre-document).

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Avenir à court terme : Plus de 25% des voix en cas du « bon choix ». moins de 6% en cas de « mauvais choix ». L’éditorialiste des DNA que j’ai été durant 25 ans ne s’est jamais trompé dans ses prévisions électorales sur les municipales à Strasbourg (même quand elles ont surpris les premiers intéressés) : ce rappel n’est en rien un gage de lucidité pour le scrutin qui se prépare, mais mon pronostic est le fruit d’une analyse et non de préférences personnelles. Avenir à long terme: La capitale démocratique de l'Europe se doit d'avoir un gouvernement démocrate. 

Le « bon choix », pour moi est incontestablement celui de Chantal Cutajar et de son équipe. J’ai publié un long article sur différents sites pour expliquer pourquoi je la soutiens « à fond ». J’ajouterai qu’elle a le mérite de rassembler autour d’elle une association « Strasbourg je T’M » qui regroupe des gens de toutes les générations venant d’horizons extrêmement variés (CNI, libéraux, gaullistes, udf, « centristes centraux », radicaux, cap 21, Verts, PS, et de la « société civile »).

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Ils  sont réunis autour d’une personnalité qui, mieux que quiconque incarne, porte et sert les valeurs proclamées du MoDem). Elle est davantage qu’une « bonne militante », co mm e les DNA vous l’ont fait reconnaître. Elle EST, intellectuellement, moralement, je suis tenté d’écrire « énergiquement » le type de « meneur », « d’animateur », de « stimulateur » qu’il faut au MoDem pour que nous puissions réussir la « révolution politique » que vous dites souhaiter.   Elle n’a en fait qu’un défaut : elle déteste les manoeuvres politiciennes, elle est intraitable sur le respect des principes, des règles,  de soi et des autres, et elle a  une honnêteté intellectuelle qui  suscite bien des peurs chez celles et ceux qui en ont peu ou en sont dépourvus.

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Je ne la soutiens pas à fond parce que je l’aime bien. Je l’aime bien parce qu’elle mérite d’être soutenue. Co mm e toutes les initiatives citoyennes prises par  elle  durant les campagnes présidentielles et législatives : « politicodating », hyperactivité internet, (blogs, forum, boites aux lettres…), « Conférences de citoyens », débats publics à caractère pédagogique. Comme tout ce qu’elle met au point avec son équipe qui compte quelques unes des personnalités les plus respectées de la Ville : sa  « stratégie pour Strasbourg », son « projet pour Strasbourg », son « pacte démocratique pour Strasbourg » recouvrent incontestablement le progra mm e le plus sérieux, le plus crédible et le plus susceptible de mener le MoDem à la victoire.

Car, le but est là, et bien là. Il n’est pas, comme toute autre candidature le serait, un petit tour de présence pour jouer les strapontins de la droite ou de la gauche.

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Encore une fois, je ne figurerai pas (pour des raisons personnelles) sur sa liste (sauf en dernière place, peut-être, pour lui faire bénéficier de la notoriété qui est la mienne). Ma démarche épistolaire d’aujourd’hui (que Jean-Marie Cavada, Corinne Lepage et quelques autres doivent comprendre) m’est dictée par mon sens du devoir.

Je ne peux pas vous soutenir comme je vous ai soutenu (c’est la première fois que je m’engage dans un combat politique en dehors des affaires européennes), je ne peux pas me considérer co mm e un bon militant du MoDem sans vous faire part de ce qui n’est pas qu’un sentiment mais relève de la conviction.

En souvenir de nos rencontres passées, et surtout, en mémoire du futur.

Avec mes sentiments les meilleurs. Respectueusement et chaleureusement.

Daniel RIOT

CARTE DU MODEM N° 54237

CARTE DE PRESSE N° 26 219

QUELQUES ARTICLES POUR MEMOIRE

 

POURQUOI JE SOUTIENS (A FOND) CHANTAL CUTAJAR ET SON EQUIPE >>>>>>>

 

BAYROU, GARAGISTE D'UNE FRANCE EN PANNE ET MEDECIN D'UNE SOCIETE MALADE >>>>>>>

 

SI VOUS CHERCHEZ UNE "RENOVATION DE LA DEMOCRATIE SOCIALE", PASSEZ PAR LE MODEM >>>>>>>

 

LA "REVOLUTION ORANGE" DE BAYROU: UNE VRAIE REVOLUTION CITOYENNE  >>>>>>>>>>>

 

SOS MODEM? EPREUVE DE VERITE POUR BAYROU >>>>>>>>>

 

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29/10/2007

EUROPE: A lire sur RELATIO

>>> SECURITE : un appel franco-allemand à Poutine

>>>   DANEMARK : Dans l’attente des élections

>>> INTERNET et la Lutte anti-terroriste : La Toile de plus en plus surveillée

>>>CONJONCTURE: La crise financière serait … devant nous :Le diagnostic de l'Expansion 

 et  l'étude de la Fondation Schuman

Strasbourg: Les cinq piliers du grand chantier de Chantal CUTAJAR

Du bonheur de travailler en équipe

Le billet de Chantal Cutajar

Il me faut revenir sur la réunion d’étape que les groupes de travail de l’Association Strasbourg Je t’M ont tenus vendredi soir en présence d’un journaliste (ce qui ne se fait jamais ou presque dans les mouvements politiques). Ayant relu ces contributions du travail de quelque 80 personnes, de tous âges, de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, je ne peux cacher ma joie. Quelle belle illustration de ce que doit être l’esprit MoDem ! Et quel bonheur de travailler ainsi, dans des conditions où les mots « équipe », « collectif », « groupe », « ensemble », « concertations », « réflexions communes » prennent tout leur sens. Et où les divergences se manifestent, normalement, sainement,intelligemment, en fonction des réflexions des uns et des autres sur les problèmes posés, et non en fonction de clivages politiciens, d’arrières pensées idéologiques, de calculs d’ambitions personnelles.

UNE "AUBERGE ALSACIENNE"

Rien à voir en effet avec une « Auberge espagnole », où chacun se nourrit de ce qu’il apporte. Pour reprendre le mot de Daniel Riot, dans notre « Auberge alsacienne » du Modem Strasbourg, de Strasbourg je t’M, tous profitent du meilleur de ce que chacun apporte. Cela me réjouit et m’encourage à persévérer : le projet pour rendre Strasbourg aux Strasbourgeois, pour faire de Strasbourg l’Européenne la ville où s’applique ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé » sera, j’en suis certaine à la hauteur des attentes et des légitimes ambitions de nos concitoyens.

Le « pacte démocratique » qui sera proposé et que je détaillerai ici, en temps voulu ne sera pas qu’un catalogue de promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les entendent… Le slogan « La priorité, c'est vous » auquel j’avais adhéré en 2001 et qui a été tellement trahi, sali, perverti ces dernières années, retrouve à mes yeux toute la lumière qu’il aurait du avoir durablement…

Je reprends ici, en remerciant, toutes celles et tous ceux qui, au sein de Strasbourg je t'M,  consacrent temps, énergie, réflexions à ces travaux qui vont bien sûr être approfondis, développés et enrichis par d’autres contributions (dont les vôtres, si vous le voulez), les quelques mots de conclusions de cette « réunion d’étape » de vendredi.

LES CINQ PILIERS D'UNE STRATEGIE POUR STRASBOURG

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

Chantal CUTAJAR

LE SITE DE "STRASBOURG 2008:Et si j'étais maire", le forum ouvert par "Strasbourg je t'M">>>>>>>>>>>

28/10/2007

Strasbourg: Presse et politique

Les « séminaristes » et le « grand prêtre »…

Petites remarques de forme et de fond sur (et autour) des articles des DNA à propos d’un « point d’étape » de Chantal Cutajar et de son équipe.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »… L’heure d’hiver n’a pas fait sonner le téléphone plus tard, ce matin…Qui disait que la presse  est en crise ? Mais non, ce qui est écrit, est écrit, et « c’est vrai puisque c’est dans le journal »… Tout cela est plutôt bien d’ailleurs. Même si, sur tous les sujets, seuls les personnes directement concernées sont en fait vraiment intéressées, même quand l’intérêt général est en jeu.

De toute façons, les journalistes ne sont en rien des « grands prêtres » de l’opinion… Un ancien patron des dna aimait à dire : « notre seul vrai pouvoir, c’est de ne rien dire, de taire ». Pas faux…

Cela dit revenons à la question du jour (pour mon téléphone) : Qu’est-ce que je pense des articles publiés sur internet et sur papier dans les dna de ce jour à propos de la réunion de « Strasbourg je T’M » de vendredi soir?  Réponses singulières, au pluriel...

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STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

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Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

 
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