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19/06/2007

POLITIQUE: Le Modem, digue anti raz-de-marée..

Petites leçons du deuxième tour des Législatives : Ce sont les électeurs du MoDem qui ont contrarié les desseins de l'UMP 

« Doulce France »… Toujours prête, de plus en plus même, à se laisser aller d’une humeur à l’autre. Pour se faire peur, ou plaisir. Pour fuir les réalités, souvent.

Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s’inscrit dans les sondages. Un succès à inscrire dans le Livre des records pour l’UMP, qui pourtant, a  un  bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu’à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l’objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.

Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s’est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l’état de grâce », ose un autre…Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes…

En fait, le fait qu’un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives   n’a rien d’exceptionnel. Et l’important n’est pas ce qui est mis la  plupart du temps en valeur, mais ce qui est caché par ce qui est valorisé.

Un «recul » de l’UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C’est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. Et la victoire de l’UMP et de ses satellites est incontestable.

Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n’est pas représentée, et on notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n’est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d’un bi-partisme qui s’auto-reproduit. Et ne parlons pas de la représentation des « minorités visibles »…

Bien blanche, la Chambre! Même l’arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer … 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction.

Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l’importance historique et périlleuse de l’ABSTENTION. C’est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C’est la démonstration que les Français, malgré l’effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu’elle se pratique.

Problèmes d’éducation (dès l’école), d’information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d’état d’esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)…

ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J’attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d’autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer,  et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement

En termes d’analyse politique, il importe bien sûr d’être prudent. Et ne pas s’en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des  calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d’être mise en relief:

>>> L’échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l’extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !

>>> Le sauvetage du PC n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet   revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu’on pouvait le penser : ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d’authentique réformateurs d’une pensée et d’une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche «  qui irait du PC au centre ». Le PS  va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre ou avec le centre….

>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu’ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants… Après la vague rose des régionales, le même concert d’auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.   

Il est vrai qu’au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours,  le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges,  contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal…

Mais une « surprise » provoquée par quoi ?

Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l’habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale…

Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d’autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n’a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu’au premier »

Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l’absence de triangulaire. Il n’y en a qu’une , et elle a été gagné par le MoDem…

Il a été surtout servi par l’électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d’exception)  la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)

Claude Patriat explique :  «  Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. ».

Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a  bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l’absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.

C’est logique puisque l’électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le  « général Morin ». C’est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d’arbitrage. C’est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d’un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.

Cet appui du moDem est d’ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l’UMP et 17% se  seraient abstenus ou auraient voté blanc.

A noter au passage la faible abstention des  électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c’est  le signe d’une motivation civique forte chez celle et  ceux qui optent pour l’orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.

Ces données sont évidemment importantes pour tenter d’imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d’abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.

Daniel RIOT

18/06/2007

Strasbourg: le tandem UMP en échec

Petite chronique strasbourgeoise: Les législatives n'ont vraiment rien à voir avec les municipales...

Les Législatives ne sont pas les municipales… C’est une évidence que Fabienne Keller et Robert Grossmann qui se sont relayés sur le plateau de France 3 Alsace ont asséné. En faisant sourire tous ceux qui les regardaient… 

C’est une évidence telle que l’on peut se demander, en toute fausse naïveté, bien sûr, pourquoi le « Tandem UMP» qui dirige la Ville a éprouvé le besoin de monopoliser la parole dans les débats qui ont marqué cette soirée électorale à Strasbourg.

Consignée à la maison, la jeune femme lisse Frédérique Loutrel qui a été envoyée au front dans cette circonscription qui avait déjà fait tellement de   peine à  Robert Grossmann !

Interdite de plateau, (pas par France 3, bien sûr), Pascale Jurdant-Pfeiffer candidate du MoDem et toujours membre de la majorité municipale, éliminée au premier tour, qui, visiblement, n’a pas été très  suivie par  ses électeurs dans son spectaculaire « ralliement » au candidat de l’UMP, lequel n’a gagné que  d’une courte tête devant le candidat socialiste. Il reprenait, pourtant, une circonscription tenue par un sortant UMP dont il avait été suppléant !

Diable ! Le « Tandem » se doit de serrer les boulons…

Même dans la troisième circonscription, André Schneider (UMP), qui n’a pu atteindre les 60% visés, semble avoir pâti de ce curieux phénomène, intéressant sociologiquement, qui fait que le « Tandem » secrète un manque de sympathie (pour rester dans la litote) de la part d’une partie de la population strasbourgeoise, y compris  de « sensibilité de droite ».

Ce manque de sympathie a même des répercussions politiques qui dépassent la municipalité… La faiblesse du score de Sarkozy sur Strasbourg, surtout comparé aux résultats plébiscitaires dans le reste de l’Alsace, ne s’explique que par cela. Et preuve est faite, dans ces législatives,  que l’image de l’UMP est ternie sur Strasbourg par l’ombre de l’UPS, ce parti que le tandem a cru bon de créer, par mégalomanie et par souci de verrouiller tout ce qui peut brouiller les cartes dans la droite strasbourgeoise et au centre…

Ah ! Le centre…Une obsession pour Fabienne Keller qui a cru bon donner un cours de géographie politique devant les caméras. Elle se voudrait tellement centriste, cette « sénateur »  élue maire avec l’étiquette UDF et passée à l’UMP !

Et elle voudrait tellement diriger, contrôler ou manipuler tous les « centres » : celui qui a carrément été mangé par l’UMP, celui qui en toute logique doit rejoindre l’armée   du général Morin, ce « Nouveau centre » qui n’est ni Nouveau ni central,  et même , (mais oui), le vrai centre, celui de l’UDF-MoDem.

Géniale la stratégie, fantastique la tactique ! Discrètes surtout les belles manoeuvres...

On combat, par l’arrogance, le mépris, le dénigrement les centristes qui suivent le ligne et le cap Bayrou. On tente de court-circuiter les mêmes en encourageant les ambitions de quelques personnages qui n’ont pas compris la portée de la « révolution » de « l’extrême centre ». On usurpe l’étiquette UDF en prenant soin de doter les candidats UMP de suppléants de la tendance de De Robien ou de la loyauté de Morin. Et on laisse miroiter de « bonnes places » sur la prochaine liste municipale de l’UPS, cette Union pour Strasbourg  devenue Union pour Sarkozy, à celles et à ceux qui mettent des peaux de banane, des clous, des pièges sous les pas des  « centristes centraux » du Modem ou de ceux qui ont des velléités de se positionner … à droite de l’UMP.

Cette tactique et cette stratégie peuvent encore être payantes aux prochaines municipales… L’avenir n’est écrit nulle part. Et, comme chacun est perfectible, le Tandem, si sûr de lui, si arrogant, si méprisant envers ses oppositions, si manichéen dans ses jugements à l’emporte pièce, si sectaire dans son clientélisme,  si peu apte à pratiquer une démocratie locale digne de ce nom, peut ce lundi matin, après le choc de ce dimanche, décider de changer de style de gouvernement. Car le « peu de sympathie » qu’il génère vient de là, d’abord. Mais le « tandem » n’a pas les talents de comédiens de Sarkozy… Enfin, nous verrons bien.

En attendant la suite, un constat : La candidate du « Tandem » sur la première circonscription, Mme Loutrel, que « Le Point » n’hésite pas à décrire comme « une simple marionnette sortie de la cuisse de Fabienne Keller » (Cà, je ne l’aurais pas osé !), n’a pas recueilli de nombreuses voix de Mme Caldéroli qui avait toute  légitimité pour être investie par l’UMP mais qui a été grillée (et même exclue de l’UMP) par le Tandem, au nom de la tactique que je viens de décrire schématiquement. Et les électeurs de  Chantal Cutajar se sont visiblement partagés entre l’abstention et un vote défavorable à cette « jeune femme pleine de qualités et appelée à un grand avenir ».

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Il est vrai que Armand Jung s’est montré dans cette dernière semaine de campagne plus respectueux des électeurs non socialistes que la dévouée « soldate » du  « Tandem » au sourire gâché par cette arrogance qui semble, dans la majorité municipale, être politiquement transmissible.

Ses réponses aux propositions de Chantal (débat à trois, puis participation aux Conférences de Citoyens) avaient tout de même plus de classe et plus  d’intelligence que les réflexes de fuite hautaine et méprisante de Mme Loutrel. La démocratie, c’est aussi (d’abord peut-être) un état d’esprit, une culture.

Mais Frédérique n’en est pas totalement responsable : le fin lettré Robert Grossmann n’a jamais eu conscience que « politique » et « politesse » avaient la même  racine… ( comme il s’obstine à utiliser improprement le mot « dissident » à propos de Chantal Cutajar )

J’avais noté ici que la principale faiblesse de Frédérique Loutrel viendrait de ses soutiens. Je crois ne pas m’être trompé…Ce n’était désobligeant pour personne. Je ne partais que d’un constat de simple bon sens : On peut en effet voter par procuration, mais être candidate par procuration, c’est plus compliqué…

Allons Frédérique : n'écoutez surtout pas ceux qui disent ce soir, dans votre "camp" qu'"on" a eu tort de vous envoyer au "casse pipe" ou que le tandem a fait "une erreur de casting". Les gens sont méchants et les supportres déçus sont vite injustes... N'écoutez pas non plus ceux qui prétendent qu'au fond de lui-même, Robert Grossman doit être content que vous n'ayiez pas gagné là où lui même avait perdu. Robert n'a pas cette mesquinerie là.  Il n'a tout de même pas tous les défauts, cet homme dont j'apprécie les qualités.

Rien n’est tragique dans ce type de défaite. Robert Grossmann a dit ce qu’il fallait dire, devant les caméras,  pour vous consoler : le « contre coup » de la vague bleue trop annoncée, la chute de Juppé, l’échec de quelques autres têtes d’affiche UMP…

Bien sûr, au soir du premier tour, il ne vous avait pas dit que votre qualification, seule contre le sortant PS,  était plus le résultat arithmétique de la même "vague bleue" et de l’abstention record que de vos qualités propres…. Mais cela, c’est normal, non? Je suis même sûr que cela ne l'a pas effleuré.

Pour être très franc, votre défaite me fait de la peine pour vous:je n'aime pas les gens (surtout les jeunes femmes) soient tristes... Mais politiquement, je suis plutôt content. Par attachement au pluralisme. Et par souci de privilégier des représentants du peuple qui sont plus à l'écoute du peuple qu'aux ordres de leurs protecteurs-propulseurs.

J'ai été ici très critique envers le  "vieil Armand" (moins que certains de ses propres "camarades", d'ailleurs). Je ne retire rien. Mais Jung a promis de travailler et pas seulement d'obéir. Il est des perfectibilités plus crédibles que d'autres....Comme m'a dit un de ses "camarades", "Avec les engagements qu'il a pris envers Cutajar, il va être obligé de travailler différemment".

(Note personnelle: Eh! oui, Robert, Chantal  des qualités rares. Sinon , je ne la soutiendrais pas dans ses combats pour "l'utile " et "le juste".)

Au moins, avec Armand, on peut dialoguer, discuter, échanger. C'est votre refus du dialogue avec d'autres que vos supporters que vous venez de payer, Frédérique!

Daniel RIOT

17/06/2007

FRANCE: Le MODEM, cet emmerdeur... La Révolution Orange de Bayrou jouera son avenir cet été

Le sillon du MoDem : Une vraie révolution citoyenne, si…

Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès  maintenant

Le MoDem, cet emmerdeur …

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie  rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.

Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire,  soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.

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Depuis la fin du MRP (qui, lui,  a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve  de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…

Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua)   guidés par les  lampions des pouvoirs en place  oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »…Et non, surtout,  avec carriérisme.

Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...

Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.

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Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire »,  a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.

Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales,  ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste  des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée  par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...

medium_Democrate_victor_Hugo.jpg" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues

>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans  le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"

>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants  ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs  partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"

>>> Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.

Des informations? Oui mais  qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

Des débats? Oui,  organisés mais  ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg

« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d’aujourd’hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.

Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… 

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Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le  mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.

« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique. 

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Aristote et Platon

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...

Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.

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Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry. 

Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.

Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".

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Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL  vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.

Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de  l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social  s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et  devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

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Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…

Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des  classements, des rangements, des spécialisations. Mais le politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il  doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme,  et non d’un ou de quelques organes…

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Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord  être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

C’est ce qui a fait la véritable  originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par  des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

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Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.

Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier  engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …

Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle  faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n’en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…

Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement  de notre délire législatif et  de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

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Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.

 Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

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Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits! 

>>>C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques  pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite  "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se  seront émoussés...

 >>>C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire,  par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.

"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...

>>>C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec. 

 Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.

>>>C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».

>>> C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie  dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables de la politique en place.

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Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et  cette mollesse internes  qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points. 

Avec ces "si", le Mouvement démocrate  va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.

La réussite du MoDem  se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt  de militants d’une citoyenneté active,  et non de petits notables aux ambitions  d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens".

François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir"Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été. 

Daniel RIOT 

15/06/2007

Strasbourg: Une absente très présente

« Alors, elles iront où, les voix de Chantal Cutajar ? »…  Je ne peux pas mettre un pied en ville sans que l’on me pose la question. Et mon téléphone sonne beaucoup en cette avant-veille d’un scrutin qui s’annonce très serré…

Je ne peux évidemment que répéter ce que Chantal, avec clarté, sans ambiguïté aucune, en parfait accord avec le cap fixé par François Bayrou, en totale harmonie avec la ligne d’Indépendance et de liberté du Modem, a dit et redit : « Les voix qui se sont portées sur la candidate du MoDem au premier tour iront  où les électeurs voudront. A celui ou à celle qui saura les conquérir ». Chantal s’en est tenue à un appel : « Votez    en conscience ». Ce qui est le propre d’un acte électoral digne de ce nom.

On le sait : Chantal  a souhaité organiser un débat à trois avec les deux finalistes pour éclairer davantage ses propres électeurs. L’un a refusé. L’autre n’a même pas eu la politesse de répondre et,  pressée de questions pertinentes sur le plateau de France 3 Alsace, a confirmé la très haute idée (hautaine) qu’elle se fait de la démocratie, de la représentation du peuple : le respect des urnes servant d’alibi au non respect des électeurs, c’est une pratique bien connue depuis longtemps un peu partout et depuis 2001 à « Sarkoville-am-Rhein », comme dit un confrère local plein d’humour. La banalisation méprisante de l’initiative de Chantal Cutajar sur « Les conférences de citoyens » (toujours sur France 3 par la candidate UMP) relève du même état d’esprit.

medium_derrida.jpg Derrida

Ce n’est pas grave. Jacques Derrida, à Strasbourg, est souvent fêté, mais pas assez lu.  « Etre démocrate, écrivait-il, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… C’est ce que fait Chantal Cutajar. Mais on ne peut pas exiger cette qualité et cette lucidité chez tout le monde…

On oublie sans doute trop, dans les campagnes électorales, qu’en politique l’art et la manière d’exercer un pouvoir est au moins aussi important que le programme avancé ou l’étiquette affichée. Je dis « On » parce que cela concerne autant le citoyen que les journalistes qui ont mission de les informer.

Chacun est juge.

Comme chacun est juge des liens à faire entre ce scrutin national et les préoccupations locales : l’intervention publique de Mme Keller, donnant des leçons de démocratie, à l’UMP Maurer lors du débat organisé par les DNA dans la deuxième circonscription de la Ville est révélatrice de ce que Blaise  Pascal appelait « les pensées de derrière » que le « Tandem UMP » met très …en avant.

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Pour le reste,un constat qui, personnellement, m’amuse et me conforte dans mes engagements : C’est fou comme cette « éliminée du premier tour » a été présente dans cette semaine d’avant deuxième tour. Y compris dans les studios et sur les plateaux où elle n’était pas physiquement là. Y compris dans les articles de presse  les plus crédibles.

Un exemple parmi d’autres, cet extrait du POINT : « Comme prévu, la vague bleue a aussi déferlé sur la capitale alsacienne. Seul Armand Jung, unique socialiste alsacien siégeant à l’Assemblée, résiste dans son fief qui inclut le centre-ville et les quartiers populaires du sud de Strasbourg, dont les cités de l’Elsau, réputées pour la maison d’arrêt du même nom.(...)

Armand Jung a profité de la division de la droite entre la jeune Frédérique Loutrel (UMP) et la candidate Martine Calderoli-Lotz (divers droite), vice-présidente du Conseil régional. Si les soutiens appuyés de la maire centriste de Strasbourg, Fabienne Keller, et du président de la communauté urbaine, Robert Grossmann, (UMP) ont permis à la candidate UMP de rafler 31,17 % des voix dans la circonscription du député socialiste, il lui faut maintenant miser sur un report de voix de la candidate dissidente.

De plus, le résultat très honorable de la candidate du MoDem, Chantal Cutajar, qui rate de peu une triangulaire, avec 11,73 % des voix, fait planer le doute sur l’orientation de ses électeurs. En Alsace, le coeur des centristes bat plutôt à droite, mais Chantal Cutajar, ennemie déclarée du duo Keller-Grossmann, s’inscrit parfaitement dans la ligne de l’« extrême-centre » de François Bayrou. Armand Jung ne s’y trompe pas, qui, sans parler d’alliance, lance un appel « au rassemblement et au bon sens des Strasbourgeois, au-delà de [sa] personne et de [sa] couleur politique » 

L’expression « ennemie déclarée du tandem n’engage que l’auteur de cet article et que …le tandem. Je connais suffisamment bien Chantal Cutajar pour savoir qu’elle n’est « l’ennemie » de personne, sauf aux yeux de celles et de ceux qui en font  leur « ennemie ».

Elle ne combat pas « contre », Chantal, elle lutte « pour ». Si les combats qu’elle mène dérangent ceux qui ne partagent ni ses valeurs, ni sa conception de la démocratie et du débat démocratique, ni ses convictions, ce n’est pas de sa faute…A mon humble avis, elle devrait même se battre un peu plus "contre". Mais ce n'est ni dans sa nature ni dans sa culture. Les "coups", en politique, il faut tout de même les rendre, surtout dans sa propre formation."La politique, c'est un sport de combat", dit Bayrou sans toujours en tirer toutes les conséquences.

Mais je sombre dans le hors sujet : c’est le scrutin de dimanche l’objet de cette petite chronique strasbourgeoise… Pour ce deuxième tour, les candidats UMP de la ville ne bénéficieront pas de l’effet ressort du TGV. La semaine dernière la grande fête du Paris-Baudrecourt à TGT (très grands tarifs) et « est-européen » virtuellement sur rails a tout de même constitué le plus grand meeting électoral jamais organisé à cette échelle…

Au fait, je n’avais pas lu, à cette occasion que la verrière de la gare de Strasbourg était encore  perméable aux pluies d’orage… Passons. On me dit que la Ville va organiser un pique-nique (« républicain » sans doute) sur la première circonscription ce week-end. Je n’ai pas vérifié. De toutes façons si cela est, cela n'a rien d'électoral:juste un hasard du calendrier...

Je n’ai pas vérifié non plus quelques anomalies dans le respect de la lettre et de l’esprit du code électoral dans quelques bureaux de la même circonscription. A quoi bon ? Si personne (ou presque) n’est choqué que le conjoint d’une candidate préside un bureau de vote, tout devient possible non ? Rien n’est jamais parfait, n’est-ce pas…Surtout pas le mode de scrutin. Et à l'UMP, on a le sens de la famille, du clan, du camp. "Si vous n'amez pas l'Ump, quittez-le". Mme Caldéroli en sait quelque chose

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Autre question quand je mets un pied en ville : « C’est toujours le bordel chez les centristes. Le MoDem reste aussi cacophonique que l’UDF. Cutajar et Jurdant : qui a raison ? »…

Question d’ignorant ou de provocateur? « Ils auraient mieux fait de se taire » a dit Bayrou à propos de candidats du MoDem qui ont éprouvé le besoin de donner des consignes de vote…

Je n’insisterai pas : J’ai déjà été (paraît-il) trop dur et injuste envers la « pauvre Pascale » qui appelle ses électeurs à voter « massivement » pour son rival UMP et qui vit son score comme un échec personnel dû aux… autres (à tous les autres puisqu’elle accuse ses électeurs d’ingratitude, Bayrou de bêtise, le « Tandem »,  qu’elle défend avec ardeur,  de non reconnaissance: je résume…). L’ami kiné qui lui a servi de suppléant devrait lui faire un bon massage , à cette « pauvre Pascale ». Le grand écart, c'est douloureux...

Les DNA ce matin, notent que dans le débat public opposant les deux finalistes de sa circonscription, elle s’est d’abord assise du coté des supporters de gauche avant de rejoindre l’autre bord. En France, même les plans de salle favorisent la bipolarisation. Chantal Cutajar et ses équipiers « orange », dans le débat du même type, sur la première, étaient restés derrière, au centre ? Debout. Comme Bornia Tarall qui a fait une trop courte (ce n'est pas de sa faute) mais excellente campagne dans la circonscription d’André Schneider,un UMP sûr d'être réélu alors que Bornia aurait pu être une élue de qualité. 

Pour rester fidèle à un mouvement, il faut pleinement s’y reconnaître. Pour rester fidèle à soi-même, il faut savoir qui est « soi ». Cela dépasse la politique… Il arrive que postérieur entre deux chaises finisse par déséquilibrer les chaises...

Une certitude : si le Modem tombe dans les mêmes travers que l’UDF, il faut le faire imploser sur le champ. Pour les ambigus, les invertébrés, les carriéristes, le Nouveau Centre (ni nouveau ni central) dit PSLE (Parti social-libéral européen)  est là ... Encore faut-il, bien sûr, que les structures du MoDem ne soient pas calquées sur celles de l’UDF…C’est le défi le plus urgent que Bayrou doit relever. 42 000 membres déjà cotisants l’attendent. Autant, pré inscrits aussi. Il le sait. Droit de décevoir interdit !

Ces clarifications devraient permettre à quelques journalistes d’avoir les idées plus claires. Puisque qu’ils se disent dans le brouillard des étiquettes disputées, confisquées, ou… inventées (même par eux comme UDF-MP) d’un centre effectivement trop pluriel.

Il est vrai que cette confusion est soigneusement entretenue par ceux qui en tirent parti. Qui n’est pas « centriste » ? Au club de la presse, jeudi,  j’ai même entendu une journaliste tenter de brouiller davantage les cartes en rappelant le passé udf d’un UMP fier de l’être… Si on se met à comptabiliser les « ex » ! J’ai été jeune et je suis vieux. J’ai été enfant de cœur et je ne suis pas curé. J’ai été sans parti et je suis au MoDem. La vie est évolution. Heureusement, d’ailleurs…

Daniel RIOT

 

12/06/2007

Législatives: Le bon cap de François BAYROU...

Trois leçons du premier tour, parmi d’autres…

La vague bleue annoncée déferle, le rose du PS est bien pale, les girouettes « centreuses » voient leurs trahisons récompensées, la future Assemblée ne sera qu’une chambre d’enregistrement: où est l’événement ? Dans le taux historique d’abstentions. Du jamais vu depuis 50 ans !

Cette abstention record est d’abord un démenti cinglant à ceux qui, commentateurs ou politiques, avaient vu dans la participation civique exceptionnelle de la Présidentielle le signe d’une « réconciliation des Français avec la politique », d’une « revitalisation de la vie démocratique ».

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C’est fou comme, dans l’urgence de cette immédiateté qui nous gouverne, les « analystes », les « experts », les « politologues » éprouvent des difficultés à se souvenir que « les événements ne sont que l’écume des choses », que le plus visible n’est pas forcément le plus vrai, et la réflexion consiste d’abord  résister « à l’air du temps », aux réflexes à la mode, aux pressions de la doxa du moment, aux réflexes de mimétisme.

La « pensée unique » aujourd’hui c’est celle qui transforme les plateaux de télé, les studios de radio et trop de rédactions en nouveaux café du Commerce. Sous le ton docte : la banalité. Sous les évidences de bon sens : des contre-vérités pernicieuses, trompeuses. On est vraiment loin de "sous les pavés, la plage...pour mieux penser!

Non les Français ne sont pas réconciliés avec la politique. Non, nous n’avons pas à être fiers de notre démocratie. Non, nous n’avons pas à vanter la qualité de nos institutions.

Leçon numéro un : la première raison d’être du MoDem doit être de revivifier, d’approfondir, d’enrichir cette « démocratie », à tous les niveaux. Nous sommes dans une démocratie élective, mais non représentative. Et la crise du politique ne s’est pas terminée avec les coups de baguettes magiques de Sarko-l’illusionniste et les prières incantatoires de Ségo-l’enchanteresse.

Aux politologues d’analyser en profondeur le  contraste entre les suffrages plébiscitaires des sarkozystes et le nombre de Français qui sont décus par les résultats des élections : plus de la moitié !

Les commentaires entendus, et lancés comme des cris de victoires par les démocrates UMP, sur la « liquidation du front national » sont du même ordre de l’imprudence et de la superficialité. Le Pen connaît un échec, mais ses idées ne sont pas en échec.

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Et son électorat, partagé entre le champ magnétique de Sarkozy et une abstention boudeuse et grincheuse porte les mêmes colères, les mêmes peurs, les mêmes incompréhensions, la même soif de populisme. Et les mêmes périls anti-démocratiques, les mêmes menaces contre un "Vivre ensemble" harmonieux. Cette "maladie européenne sénile", comme dit Dominique Reynier, n'est pas guérie. 

En Alsace, l’autosatisfaction chantée à la télévision par Adrien Zeller, le Président du Conseil régional, que l’on a connu plus lucide, constitue un bien mauvais diagnostic.

Les sondages qu’on exploite tant à des fins politiciennes et qui contribuent (comme la politique-spectacle) à transformer les compétitions électorales en tournois sportifs, sont étrangement passés sous silence quand ils montrent une hausse des réflexes racistes, des comportements xénophobes, des conduites discriminatoires.

Leçon numéro deux : la politique aujourd’hui plus que jamais constitue d’abord , à travers des actions concrètes, a donner du sens au mot valeur. Ce n’est le cas ni à l’UMP, coalition hétéroclite qui n’est soudée que par un réflexe de type bonapartiste d’accaparement des pouvoirs, ni au PS où les valeurs proclamées sont trop illustrées par des non sens.

Les commentaires faits sur les résultats du MoDem sont du même conformisme. Où est l’échec ? Dans les scores obtenus ? Qui attendait sérieusement mieux ? Le peu d’élus assurés ? Les sondages donnaient de zéro à quatre… Et les sortants udf sont tous passés à l’ennemi pour assurer une réélection label « vague bleue ». Et alors ?

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On oublie seulement que 7,6 % des voix sur le plan national, c’est le double de ce qu’avait obtenu le parti de François Bayrou aux dernières législatives (il faut toujours comparer ce qui est comparable)… Ce qui, entre parenthèses, donne une bonne cassette au MoDem pour continuer sur la voie de sa « révolution citoyenne ». Et c’est ce qui fait que Bayrou n’est en rien dans une « traversée du désert » : il est au carrefour de toutes les mains tendues. Privilège de celui qui sait rester LIBRE, INDEPENDANT et COHERENT. Force des convictions !  

Aux rares députés MoDem, dont, sans doute Bayrou, (qui n’avait en rien besoin du désistement de la marionnette UMP qui lui était opposé), il ne faut pas oublier d’ajouter l’existence des eurodéputés du MoDem(même lâchés par Bourlanges qui en revient à ses premières amours), d’un groupe au Sénat (mais oui !) et surtout des quelque 80 000 aspirants membres de ce Mouvement démocrate fort de sa jeunesse et d’un projet qui reste pleinement d’actualité. Qui est si bon qu’il est pillé par Sarkozy et par Royal…

Je reprends ici cette sage citation de Pierre Pflimlin que Chantal Cutajar a raison de faire sienne : « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs, ce n’est pas d’être majoritaire, c’est d’être en mesure d’imposer ses idées ».

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Leçon numéro trois : au-delà des aléas électoraux, l’avenir appartient à ceux qui sauront travailler en profondeur. C’est la raison d’être même du MoDem, à tous les niveaux.Bayrou maintient son cap: il a raison.

Seuls ceux qui ont le même cap doivent être de la famille du MoDem. "Rassembler", ce n'est pas unir artificiellement n'importe qui n'importe comment. Le pluralisme interne du mouvement ne doit se traduire ni en "courants", ni "en dissidences", ni "ennemis de l'intérieur". Le MoDem doit tirer les leçons des dysfonctionnement internes du PS, des Verts et... de l'UDF.

Daniel RIOT

09/06/2007

France: des cadeaux aux plus favorisés qui vpnt couter cher...

Les mirages de Sarkozy-le-magicien....

Le calice jusqu’à la lie pour Bayrou ? Un champ de ruines, "l’extrême Centre" ? Les sondages sur l’UDF-MoDem pour dimanche laissent prévoir des résultats (en voix et en sièges) indignes de son score aux Présidentielles… Le PS dans les choux ? C’est moins grave puisque les socialistes sont déjà (et encore) plus préoccupés par leur campagne interne que par les Législatives. Mauvais opposants, ils l'ont été durant cinq ans: Le peu de meubles qu’ils sauveront seront pour eux des cadeaux non du ciel, mais d’un mode de scrutin qui ne nourrit que les gros…  

Les explications de cet état de fait ne manquent pas. Plus ou moins rationnelles…

Injustice et caractère anti démocratique du mode de scrutin, archaïsme du découpage des circonscriptions (qui date de 1986 et se base sur le recensement de 1982), spirale ascendante des supporters de Sarkozy, effet bulldozer de l’UMP, prime aux sortants (y compris au PS !), conséquences de la stratégie élyséenne de vampirisation du  « bayrouisme » (avoué publiquement par le Président), effets désastreux des troupes mercenaires du « général Morin » qui non seulement  ont déserté l’UDF de Bayrou mais ont retourné  leurs armes contre leur leader et ami d’ hier, confusions délibérément entretenues autour de l’étiquette « UDF» …

L’une de ces explications, il importe de le reconnaître, vient des qualités affichées par Nicola Sarkozy dans ses habits neufs de Président.

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Une affaire de « com’ » et d’images ? Un peu (beaucoup bien sûr). Les Français aiment bien son coté « Lapin Duracell » , avec ses piles gonflées à bloc, son dynamisme  et son activisme (ou son « bougisme »), son discours dignes d’un «  Zizou de la politique » sur  « la France qui gagne » , son sens de l’autorité (envers ses ministres d’abord), ses dons d’ ubiquité , son art d’adapter ses postures et sa voix aux circonstances, sa convivialité délibérée avec ses interlocuteurs syndicalistes, sa volonté d’appliquer son « projet » vite et bien. Et ses « castings » réussis à commencer par  Kouchner le « populaire sollicité parce que populaire ») et  Rachida Dati (« qui donne d’un coup vingt ans à MAM »)….

L’effet d’image est d’autant plus efficace que le contraste est frappant avec le style de son prédécesseur… Du Roi fainéant à l’Empereur sans peur et sans reproche.

« Illusionniste », comme dit Hollande ? Peut-être. Mais un bon prestidigitateur. Un excellent même… Même quand on n’est pas dupe de ses ficelles, de ses tours et de ses trucs, on est sous le charme. Bluffant, Sarkozy ! Un vrai pro de la politique spectacle, cet enfant de la télé qui a tout compris du maniement des images, ce pur produit du coté « fils de pup » de mai 68 qui sait trouver (ou bien utiliser) les mots slogans, cet artiste qui sait piquer, grappiller, plagier ceux qu’il combat (à commencer par Bayrou)…

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L’effet d’amplification des médias, l’effet ressort de l’omniprésence quotidienne ou presque et l’effet spirale de la victoire qui appelle la victoire font le reste : une coté de popularité sans précédent, un « état de grâce » jamais vu, un gommage complet des aspect inquiétants de  son image d’imprévisible, de caractériel, de chef cynique, d’obsédé du pouvoir pour le pouvoir, de néo-bonapartiste à la mode des néo-conservateurs…

La Sarkomania ambiante  donne même à cette personnalité composé de plusieurs personnages  un charisme qu’il n’avait guère avant son sacre ;le pouvoir ne crée pas que l’organe, il fait aussi l’auréole. Surtout dans cette République plus monarchique que jamais.

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De Gaulle en imposait, lui s’impose ! De Gaulle enthousiasmait les foules par sa dimension historique, son épaisseur humaine, sa culture d’honnête homme. Sarkozy déchaîne les passions comme une bête de scène envoûte ses fans. Ou comme un champion fait rêver les enfants qui rêvent de performances. Supermann à l’Elysée ! Que demande le peuple ?

Le peuple est content. Heureux même. Le pouvoir comme un jeu : on en oublie le pain… Ses troupes de militants, ou plutôt de supporters,  sombrent  presque dans ce culte de la personnalité si dénoncé chez d’autres en d’autres temps...De la magie? Jusqu'à l'hypnose collective... 

"
medium_hypnose.jpg"l'hypnose est un savoir, non un pouvoir"

 

Résultats : avec lui, tout semble devenu vraiment  « possible » (en apparence). Y compris la réélection de députés sortants au bilan déplorable et la victoire de candidats par procuration qui n’ont qu’un seul mérite :  leur étiquette politique collée sur un flacon de docilité…   

L’UMP joue d’ailleurs les Législatives comme pour inscrire son score dans le Livre des records. Ah ! Si cette Chambre ne pouvait qu’être bleue… Pourquoi pas au point où l’on en est ? Le PS brûle. Bayrou est « kärchérisé ». Le FN est mangé. L’extrême gauche fait sourire. Et les  Verts sont noyés.

A  quand Besancenot au gouvernement ? « L’ouverture va continuer » assure le Président qui doit secrètement rêver d’être candidat unique d’un parti unique au plébiscite présidentiel de 2012 … Je ne plaisante qu’à moitié.

Mais l’état de grâce par définition n’a qu’un…temps. Le temps que les mines deviennent grises. Et que les joggings télévisés du président  ne fassent plus oublier la sueur des « Français qui se lèvent tôt » ou qui se couchent tard pour gagner durement leur vie, pour tenter d’assurer une bonne éducation à leurs enfants, pour soigner leurs parents dans des maisons de retraites chères et souvent peu confortables, pour épargner en vue d’une retraite non garantie. Ou tout simplement pour payer l’électricité, le chauffage, le loyer, une « malbouffe » et des fringues en solde ou d’occasion…

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Ce tsunami électoral  aura un coût, en effet. Et devinez qui va payer ? Il est des cadeaux chers, très chers…. Entre 12 et 20 milliards d'euros, selon des estimations d’experts non engagés politqiuement,  rien que pour le «  choc fiscal » que le chef de d'Etat et son équipe veulent provoquer.

Mais heureusement, il y a des limites la duperie. Un signe parmi d’autres : Serge July recouvre des qualités éditoriales perdues depuis longtemps.. Je cite sa chronique sur RTL :  « La détaxation des heures supplémentaires est une manière de petit chef d'oeuvre diabolique : en rapprochant le coût pour l'employeur d'une heure supplémentaire  d'une heure travaillée normalement, la durée légale du travail existe peut-être encore dans les textes, mais concrètement c'est fini. Même si ça n'encourage pas spécialement l'embauche, et donc la baisse du chômage. Qui paie ? L'Etat. C'est-à-dire nous. Même chose pour l'ISF, avec le bouclier fiscal à 50% de tous les revenus, qui prend en compte la CSG et le CRDS : le sigle ISF reste, mais l'impôt qui s'y rattache a quasi disparu »

C’est peut-être bien mais quels en seront les vrais bienfaits pour les « Français moyens » et sur l’économie française, donc sur cette croissance qui nous fait tant défaut…

Trois remarques :

>>>> Le côut de ces cadeaux  faits aux plus favorisés (ce qui état dans son programme) va alourdir la dette (ce qui n'était pas dans son projet)... D'ores et déjà, la France se fait sévèrement rappeler à l'ordre par le président de l'Eurogroupe : "Toutes les bonnes et les mauvaises idées doivent être prises selon les règles du pacte de stabilité et de croissance".  Cela n’a rien de dogmatique, c’est une leçon d’expériences : « Ce qui marche en Europe », comme dirait Nicolas Sarkozy,  montre que lorsque la croissance repart, c'est le moment où il faut baisser les déficits, pas les augmenter, ce qui va être le cas pour la France seule de la Zone euro avec le Portugal

.>>>  Les 15 milliards d'euros (de 11 à 20) qui permettraient de financer des réformes structurelles ne seront plus là pour les entreprendre (et il faudra quand même les mettre en chantier!) , ce qui nous promet des impots supplémentaires, donc sans doute, une hausse de la TVA payée par tous.

>>> Le problème français actuel, ce n'est ni la demande, ni la consommation qui tirent la croissance depuis 1999, mais l'état de l'appareil productif en partie inadapté, la faiblesse des PME, l'engagement dérisoire en ce qui concerne la recherche et l'état de l'enseignement supérieur. Ce n'est pas le choix qui a été fait. A sa façon, avec d’autres cibles, Sarkozy fait les mêmes erreurs de stratégie économiques qui étaient inscrits dans le programme de …Ségolène Royal

L’ami Serge July remarque : " Nicolas Sarkozy fait du François Mitterrand. Il faut appliquer les grandes lignes du programme sur lequel on a été élu, quel qu'il soit. On rectifie après. Même si c'est cher, très cher "…

Après 81, il y a eu 83, efectivement…

Mais deux ans de fausse route dans la situation où nous sommes, c’est grave. Mais qu’y pouvons-nous ? Sarkozy a tellement de qualités qui répondent aux critères de la démocratie d’opinion…Un jeune UMP à qui je confiais mes craintes m’a dit : "Mais vous méprisez le suffrage universel et vous prenez les Français pour des cons "…

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Je n’ai jamais méprisé les gens qui s’émerveillent du génie d’un excellent magicien. Mais, je n’oublie pas non plus le mot de De Gaulle, « les Français sont des veaux »… Le mimétisme de masse n’est pas une garantie de lucidité. D’où l’extrême versatilité de ce qu’on appelle l’opinion.

Le respect du suffrage universel, c’est d’abord le devoir pour ceux qui en tirent la légitimité de leur pouvoir de mener des politiques qui ne font pas illusion…Ou qui sacrifie le futur au présent.  Mais la « sarko ttitude » consiste d’abord à faire taire les Cassandre .

Daniel RIOT

Le TGV à Strasbourg : Un Très Grand Vote…

La métropole alsacienne a vécu aujourd’hui, dans la liesse et un festival d’autosatisfactions « umpistes »,  le plus grand meeting de la campagne des  Législatives

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Le TGV-est européen ne mérite son nom qu’entre Paris et Baudrecourt. (Vous ne connaissez pas ? C’est en Moselle)

Sa dimension est-européenne ne viendra effective que dans quelques années, peut-être.

Son utilité optimale ne sera là que lorsque une ligne Nord-Sud croisera la ligne Est-Ouest.

Le consommateur-voyageur, une fois sorti des tarifs promotionnels, va perdre en argent ce qu’il va gagner en temps.

Et  les collectivités locales et territoriales de l’Est (donc les contribuables) ont déjà dû payer cher, très cher, pour avoir en dernier ce qu’elles auraient dû avoir en premier… si Giscard n’avait pas fait qu’un effet de manche en parlant de « l’Alsace vitrine de l’Alsace sur le Rhin »… et si les gouvernements successifs s’étaient souvenus que Strasbourg, selon l’étymologie, c’est le « carrefour des routes »…

Une illustration de la décentralisation à la française : Paris décide de faire ou de na pas faire. Et l’Etat tout puissant accorde aux Régions et aux Villes le droit de payer ce qui fait la grandeur et le dynamisme du pays, « le génie français », comme a dit Fillon.

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Passons : un événement attendu depuis…28 ans est un heureux événement. A fêter obligatoirement. Dans la liesse populaire retransmise par la télévision. Dans un déploiement, une débauche, de publicité, de réclames, de campagnes de « com ».

Une fête qui fait passer pour  grincheux et rabat joie tout esprit un peu lucide. Une fête  qui, surtout, autorise tous les festivals officiels d’autosatisfaction, tous les discours les plus chargés d’une émotion euphorisante très opportune en période électorale, toutes les images les plus dignes de cette propagande appelée « com’ » sans laquelle la « politique-spectacle » serait bien terne….

Fillon et Juppé étaient là, cote à cote pour cette inauguration « historique ». Ils n’étaient pas trop de deux pour remplacer celui qui aurait pu (aurait dû) venir honorer de sa présence cet événement après lequel « rien ne sera comme avant »… Mais, on le sait : Sarkozy, le Président à quadriréacteur,  préfère l’avion au train (même à grande vitesse).

C’est que cette fête du TGV a été d’abord et surtout, indirectement, par une « coïncidence » ( ?) de calendrier, par l’omniprésence des élus UMP locaux et régionaux, par l’ampleur du rassemblement populaire (avec Olivia RUIZ en concert gratuit), par ses relais médiatiques,  le plus grand meeting jamais organisé pour une fin de campagne électorale. Qui parle seulement de la "vague bleue",du "ras-de-marée" ou du bulldozer de l'UMP? Le TGV, pour les troupes d'élites de Sarkozy, c'est la mise sur rails du TRES GRAND VOTE... 

C’est légal ? Oui… sans doute. Le mot « Législatives » n’a été prononcé dans les journaux télé ou radio qu’avant  ou après les séquences sur le TGV, train à grandes virtualités…

Mais est-ce normal ? Est-ce correct ? Est-ce admissible ? Quand on pense aux fausses rigueurs imposées par le CSA en matière de temps de parole et aux contraintes que doivent respecter les candidats à partir du vendredi 0 heures, on se sent miné par quelques questions troublantes…

« Cela n’a rien à voir, il n’y a pas de lien entre le TGV et les élections. D’ailleurs les gens ne sont pas dupes : ils savent ne pas mélanger les choses », souligne un adjoint strasbourgeois (UMP) avec cette force de conviction qui naît chez ceux pour qui le pouvoir est d’abord le pouvoir de n’en faire qu’à sa tête… C’est vrai, je dois avoir un esprit mesquin et chagrin : après 28 ans d’attente, on ne pouvait pas décaler de quinze jours cette fête de l’avenir sur rails…

D’ailleurs 15 jours n’auraient pas suffi pour que les travaux de la gare de Strasbourg rattrapent leur retard… Un retard dû non à des recours abusifs comme l’exécutif strasbourgeois le chante, mais par une mauvaise concertation citoyenne,une pédagogie insuffisante et une mauvaise gestion administrative du dossier.

D’ailleurs, cette gare n’a peut-être pas fini de faire parler d’elle. La verrière est belle parce que neuve. Mais le verre, c’est salissant. Et même « incassable », c’est fragile…  Je n’ose imaginer l’impact d’une bombe terroriste sur une telle surface : effets de fragmentation assuré ! Mais là n’est pas le sujet de ce jour :le pire n’est jamais sûr, sauf quand on ne l’a pas prévu !

Pour en revenir à la fête du jour (qui continue en ce dimanche de scrutin), je me souviens, en citoyen un peu bête « qui politise tout », avoir vu  des scrutins être annulés pour des dérives et des mélanges des genres beaucoup moins graves. Mais sans doute suis-je un rabat-joie, un pisse-vinaigre, un trouble fête. Un con, en somme !

Daniel RIOT

 

06/06/2007

Législatives:La réussite annoncée de l'UMP est d'abord un constat d'impuissance et de carence du PS

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

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La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

03/06/2007

STRASBOURG: EN FINIR AVEC LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Une journée européenne de confrontations d'expériences et de réflexions pendant laquelle Daniel RIOT, journaliste et  vice-president de DpJ, animera  une table ronde

medium_femmes_battues_2.jpgCAMPAGNE DU CONSEIL DE L’EUROPE
POUR COMBATTRE LA VIOLENCE
A L’EGARD DES FEMMES,
Y COMPRIS LA VIOLENCE DOMESTIQUE
CONFERENCE CONJOINTE DES POINTS DE CONTACT NATIONAUX ET DES PARLEMENTAIRES DE REFERENCE

Palais de l’Europe Salle 1

Strasbourg, 5 juin 2007 (DE 9HEURES A 16 HEURES)

LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES:UNE AFFAIRE QUI CONCERNE LES HOMMES. A LA MAISON, AU TRAVAIL, DANS LA RUE ET AILLEURS...

Au cours de cette journée, Daniel RIOT de RELATIO (et vice-président de DpJ) animera une table ronde avec:

medium_femmes_violences.JPG·                     Mme Gemma GALLEGO-SANCHEZ, Juge, Madrid, Espagne

·                     Mme Funmi JOHNSON, Ministère public (Crown Prosecution Service), Royaume-Uni

·                     M. André KONZE, Chef du Programme « Police et Droits de l’Homme au-delà de 2000 » du Conseil de l’Europe et ancien Chef de la Police de la ville de Hagen, Allemagne

·                     Mme Rosa LOGAR, Centre d’intervention contre la violence domestique (Vienne, Autriche) et réseau WAVE, membre de la Task Force du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique  

 ·                     Mme Tracy MORRISON, Chef de Programme, Tribunal spécialisé en matière de violence domestique, Her Majesty’s Courts Service, Royaume-Uni

·                     Mme Angela NAKE, Association européenne des femmes juristes, Compagnie juridique Menz et associés, Allemagne

 

medium_violence_5.2.jpgLE PROGRAMME >>>>>>>>> medium_femmes.jpg

LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>

En Europe, 12% à  15% des femmes sont quotidiennement victimes de violences domestiques 
Le Conseil de l’Europe, organisation pionnière dans le domaine des droits de l'homme en Europe, a décidé qu'il était temps que cela cesse. Il a lancé une campagne dans ses États membres pour criminaliser la violence domestique, garantir un soutien aux victimes et favoriser un changement de mentalité afin que les violences conjugales à l’encontre des femmes ne soient plus tolérées. Nous avons tous un rôle à jouer. Ce site illustre ce qui se fait et les endroits où la violence contre les femmes peut être combattue. Cela vous concerne, vous aussi.

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>>>>>  Les Parlements unis L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et les parlements nationaux s’engagent dans la campagne. Des parlementaires de votre pays coordonnent et mettent en œuvre diverses initiatives. Pour savoir comment votre parlement national participe à cette campagne, visitez notre site.

>>>>> Les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe ont adopté en 2002 une Recommandation sur la protection des femmes contre la violence. En outre, ils ont mis en place en 2006 une Task Force afin d’évaluer les progrès accomplis au niveau national et de formuler des propositions d’action dans ce domaine.

>>>> Villes et régions d’Europe mobilisées Le Congrès du Conseil de l’Europe contribue, par sa dimension locale et régionale, à la campagne. L’objectif principal est d’associer de manière active les villes et les régions à la lutte contre la violence domestique. Pour savoir comment votre municipalité ou région peut participer à cette campagne, visitez le site.

Politique: La fin des députés du temps des tavernes?

Pour une vraie RUPTURE: " Votez moderne,votez MoDem"

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Les déçus du sarko-centrisme: la soupe amère du Chateau

Pas plus de trente, en tout ! C’est le mot d’ordre , pardon l’ordre, tout simplement, donné  par Sarkozy à  Fillon… 30 ministres et secrétaires d’Etat : il est des promesses de strapontins qui vont être difficiles à tenir. Surtout quand on voit la course aux demi-maroquins dans laquelle sont engagés en attente de reconnaissance des anciens du « Nouveau centre » qui ont cru sur parole ce qu’on leur promettaient en échange de leur retournement de veste, de chaussettes et de slips. "On leur laisse une chance de ne pas être battus aux législatives, c’est déjà beaucoup, non ? " s’amusent les « umpistes » qui savent ce qu’avaler veut dire…

Qui se souvient de « démocratie libérale », par exemple ? Qui se souvient que   les » forces vives de l’udf »  étaient des centristes avant leur ralliement à l’UMP en 2002 ?  Qui, Baylet mis à part, sait que Borloo est un radical ? UMPisés , le bonhomme… et son parti ! C'est cher la soupe aux choux du pouvoir. La soupe offerte par le Chateau. Et souvent, elle est amère...

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 A propos, des internautes ont lancé de vrais concurs le logos pour les centreux morinesques. j'ai reçu entre celui-là de la  part d'un groupe qui veut créer une section strasbourgeoise de cette chapelle du diocèse de Notre dame de l'UMP. Il se passe toujours aux galeries sarkozyennes... Outils et matériaux, chez Sarko, il y tout ce qu'il faut!

LES BONS CONSEILS DE MARIANNE

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Du simple bon sens: Oui à une vraie rupture

Bonne, la couverture de Marianne, non ? Elle a fait mouche dans les kiosques. Surtout chez les nombreux élus UMP qui sont sûrs d’être réélus, non parce qu’ils bien travaillé mais parce qu’ils portent la bonne étiquette. L’événement, c’est qu’aucune de ces vieilles barbes  n’en tirent les conséquences.

Quelqu’un d’intelligent, pétri de l’intérêt général, nourri au lait de la Patrie bien servie et de la France  à servir, comme André Schneider, par exemple, devrait logiquement en tirer leçon. Il affronte deux femmes qu’il dit estimer et respecter beaucoup, avec la condescendance machiste de ceux qui lancent : « Elles sont très bien , très courageuses…mais ce ne sont que des femmes. Les femmes, c’est fait pour la Chambre, mais pas pour celle des députés, non » ? C'est pas grave: bien des femmes votent pour eux... Encore La Boétie: "De la Servitude volontaire"...

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Parenthèse : C’est drôle le Sarkozysme…Au sommet on exhibe quelques belles têtes bien faites et bien pleines de « Sarkogirls » de classe (Rachida et Valérie, notamment), amis sur le terrain… Les rares femmes investies que je connais sont là comme par obligation d’une parité mal respectée. Et les hommes, oh, les hommes… KKK, Kinder, Kirsche, Küche et...Fantasmes: la modernité a ses mimites...! Je ferme la parenthèse. Et j’en reviens à André Schneider qui va me remercier pour la publicité que je lui fais.

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Bornia Tarall: l'une des candidates de la vraie rupture, celle du MoDem. Et si L'UMP se distait en sa faveur? On peut rêver, non? ... Qu'est-ce que  ce serait bien....pour la France. "Voter moderne, c'est voter MoDem" admet un "umpiste" déjà repenti pour cause de "bonapartisme" local et national

ET SI UN "UMPISTE" INCONNU DEVENAIT CELEBRE....

André, avec ton sens de l’Etat, donc, pourquoi ne tires-tu pas parti de cette dernière campagne d’avant le premier tour pour te désister en faveur de Bornia Tarall, par exemple. Pour l'exemple. Bien sûr, tu te ferais enguirlander par tes amis. Mais tu ferais l’événement. Un événement national. Sous les feux de la rampe, André : A la Une du JT de TF1 même Surtout, tu servirais la démocratie dont tu parles tant,  la France qui vaut tous les sacrifices, ta circonscription qui va finir par ne pas savoir ce qu’est un bon député au XXI ième siècle… Je plaisante, bien sûr. Et je rêve...Et alors?

Mais je te connais assez, cher André,  pour savoir que tu n’ignores pas que Bornia Tarall et Marc Merger , son suppléant, seraient d’excellents représentants du peuple dans une France où la rupture est exhortée au sommet. Oui, elle est vraiment bonne cette couverture de Mariann sur le thème de la vraie rupture.

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LE "VIEIL ARMAND", HOMME-SYMBOLE....

Il est vrai que bien des sortants du PS devraient la prendre pour eux aussi, cette couverture…Faible , trop faible le "renouvellement dans cette machinerie qui tourne à vide pour cause de trop plein de conservatismes et de conformismes réactionnaires. 

 Ils labourent le terrain, çà, c’est vrai. Et ils verrouillent leurs sections... Rubans, coupe, anniversaires, décès, fêtes de paroisses, AG d’associations, bistrots, salons de thé, maisons de retraites, hôpitaux, trottoirs, petits commerces, grandes surfaces, monuments aux morts, petits services…. Toulouse-Lautrec se régalerait, avec de tels modèles....

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Ils labourent, mais sèment-ils ce que le Législateur devrait semer ?

Mon copain « Trampo », inventeur des Mariannes d’Or devrait créer un Oscar spécial pour les députés-laboureurs qui ne sèment rien d’autres que ce qui peut rapporter des voix au prochain scrutin. Quel système !  Après, on fait des thèses sur le populisme et le clientélisme…

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Cette couverture là, de Charlie, n'est pas mauvaise non plus, non?

Dans le Bas-Rhin, le seul député bas-rhinois du PS a un peu beaucoup ce profil. Cela   ne le rend  pas antipathique, le « Vieil Armand », comme quelques uns de ses  amis le surnomment. Il ne fait que tirer parti d’un système qui est pathétique ! Où elle la rupture, en effet? Et où est la perspective d’une rénovation dans le PS. ? Cité neuf ou dix fois dans les compte rendus des séances plénières de l’Assemblée nationale : beau bilan, non ? C’est deux fois par an…  Que voulez-vous ? Paris c’est loin.  Avec le TGV, tout ira mieux… Il le promet... s'il est réélu !

LA SAGESSE D'UN SORTANT :LA FIN DES DEPUTES-TAVERNES

Comme me confiait un député strasbourgeois qui a eu la sagesse de se retirer (ou la faiblesse d’obéir à des consignes  ou à quelques chantages), donc qui a su, lui, tirer leçons du besoin de rupture mis en relief par Sarkozy et ...Marianne : 

« Je ne suis pas mécontent d’arrêter. Avec Schneider, Jung, Bur et quelques autres nous étions les derniers députés d’un style classique qui est dépassé. Nous avons changé de siècle, d’époque. Il faut du sang neuf, de nouvelles méthodes. Il faut redonner aux parlementaires leur rôle de Législateurs.  Les élus du peuple ne doivent pas être des super assistantes sociales et il faut en finir avec la confusion des compétences. Un député, c’est un député, pas un élu local, cantonal ou régional. » Eh! oui, comme dirait Degas; le temps des "députés Tavernes ", des députés de brasseries et de bistrots se termine. Tout change...

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Belle lucidité, non ? Cet ex-centriste (mal) digéré par l’UMP pourrait retrouver sa vraie famille au MoDem. Son expérience y serait utile. En plus, il a un bon sens politique , une excellente mémoire et  un esprit vif. Hommage sincère lui soit rendu. Mais son suppléant devenu remplaçant répond-il aux critères des "députés de la rupture"? Je n'ai qu'un avis très  personnel et poeu optimiste pour l'esprit de rupture...

(Pardon, vous ne connaissez pas André Schneider? Si vous n’habitez pas  Strasbourg, c’est logique... même  dans cette Ville il n’est guère connu. Excusez-moi, vous ne connaissez pas Armand Jung ? Même réponse.... Pardon à mes lecteurs internautes non alsaciens : cette chronique s’ancre de plus en plus dans le terroir. C’est dans la logique de ces Législatives qui sont nationales par le jeu des étiquettes et très locales en raison des détournements de la fonction législative… ) 

 

Clin d'oeil dominical, en pensant à la France hypnotisée... 

 

Un bon coup de crayon, Christian Antonelli, talentueux donneur de coups de griffes...

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Mais tout cela n'a rien de grave, ce dessin de Charlie en témoigne....

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Puisqu'on essaie de rire, je ne résiste pas à vous inviter à jouer un peu; Révélez votre pensée secrète dominante, en ce moment... c'est beau l'hyponose collective, l'illuionsime et la propogande efficace: m^me ceux qui vous critiquent font votre jeu. Après le TTS, voici (pour combien de temps? ) le RSS (Rien Sauf Sarko). Elles et ils ont bien du mérité celles et ceux qui n'ont pas joué à l'UMP, ce jeu qui rapporte plus que le PMU quand on veut faire de la politqiue... VOUS CLIQUEZ: Ce n'est qu'un TEST...
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Daniel RIOT

02/06/2007

STRASBOURG 1: Une primaire triangulaire à droite, ou Sarkozy sur trois affiches...

Le carnet de campagne de Daniel RIOT : Le «renouvellement politique » n'est que du bluff... sauf au MoDem où nécessité (positive) fait (excellente) loi.

Parité: De la poudre aux yeux

Mettons le MoDem à part : nécessité (positive)  fait Loi (positive). En  l’occurrence,  c’est bien. Excellent même : 501 nouveaux candidats, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et  de ce que l’on appelle les minorités « visibles ». Mais dans les autres partis… L’UMP, qui ne respecte en rien la parité (elle a les moyens de payer les amendes !), refuse de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie… Le PS qui ne cesse de parler de renouvellement affiche 55 « nouveaux » sur …535 ! De qui se moque-t-on ? 

 

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"Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux", tranche le politologue Dominique Reynié, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est "homéopathique". Parmi les 7 639 candidats, on compte 3 177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : «  L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 ! »

Pour  cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. « Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants », estime Dominique Reynié.  « Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risque, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires, déplore. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée. »

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Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour "un statut de l'élu", qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats. Tiens, tiens : c’est ce que proposait Bayrou…

Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes), sont de loin les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la "rotation des charges électives", qui limite le nombre de mandats dans le temps. Tiens, tiens, c’est ce que proposait Bayrou…

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Un peu gonflée, Ségolène…

Ah ! Si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle... Le Monde écrit :"Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l'opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c'est la rénovation qu'ils voulaient... A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace."

Comme si l’engagement de Bayrou pouvait se résumer à l’horizon Matignon. Comme si le poste de premier ministre ne lui avait pas été proposé (entre autres ministères importants. Comme si l’on pouvait oublier les attaques injustes et inféodées dont Bayrou avait été victime de la part de Ségo avant le premier tour.   Comme si les enjeux politiques se résumaient à ce type de calculs… Drôle de conception de la refondation du PS et de la rénovation de la politique ! 

Depuis le 6 mai, l'ancien candidat centriste n'a plus donné signe de vie, regrette-elle. Et alors ? Vous voulez son portable, Madame ? Bayrou ne passe pas d’une soumission à l’autre : Le Centre, c’est le Centre ! Il faut le savoir à gauche, comme à droite.  Mais, à l'avenir, rien n'est exclu , précise Le Monde, puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, "sans frontière". "Localement", avec le MoDem, "il va se passer des choses pour les municipales", pronostique l'ex-candidate et future patrone du PS

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Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s'atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" comparé à la recette "traditionnelle" de l'augmentation du Smic à 1 500 euros. Il est temps ! Elle devrait (enfin) lire le projet de… Bayrou !

Le refuge des amateurs de rata: Les niches du PSLE

Finalement Morin, le Ministre de l’attaque contre Bayrou et son « armée orange » a bien fait de créer le PSLE, « Nouveau Centre »... d’accueil des opportunistes et des invertébrés du Marais, des amateurs de soupe (ou plutôt de  rata), des orphelins de l’idéalisme, des gloutons de pouvoir et des honneurs…Ils peuvent y entrer en gardant leurs godillods aux pieds... 

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Au-delà des machines  à réélections d’une poignée de notables  du centrisme borgne, le PSLE offre un abri pour les bisés du grand écart, les schizophrènes de l’engagement politichien qui dans nos belles provinces et nos villes voudraient être plus « umpiste » que l’UMP tout en se recommandant du centrisme, plus sarkozyste que Sarkozy tout en restant fidèles aux idéaux  du christianisme social, aux principes de subsidiarité et aux messages européens de Robert Schuman.

Exclus de l’UDF-MoDem, ils trouvent dans le PSLE (Parti social libéral européen, un nom qui sonne comme une partie de la droite extrême italienne)  la niche qui leur manquait. Cela favorise les clarifications. Même si "on" triche encore avec des étiquettes usurpées, histoire de tenter de prendre les électeurs pour des gogos. Quel sens du respect de l'électeur chez ces usurpateurs! Je le vois sur Strasbourg : un microcosme qui mérite une étude de politologie sérieuse…  

L’élan Sarkozy à tous les niveaux…L'immobilisme en mouvement

Oh ! Ils l’aiment Sarkozy ! Et ils s’en inspirent dans leur campagne !  Dynamisme, volontarisme et culture intensive d’une communication efficace ! Décomplexés, les champions du Superchampion d’une France qui hésite encore entre une nouvelle Monarchie de Juillet, un Second Empire (bis) et une République bananière d’un type russo-texan futuriste…

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A Strasbourg, Yves BUR n’hésite pas à mettre en relief un slogan qui fait mouche : « Mettre la France en mouvement » (dna de ce matin) . Le seul problème, c’est qu’il en est à sa quatrième campagne. Qu’a-t-il fait pendant ses mandats précédents ? Il a plongé la France dans l’immobilisme ? C’est cela le miracle Sarko : le pompier sait faire oublier qu’il fut pyromane…

Des primaires triangulaires à droite à Strasbourg I

Puisque je parle de Strasbourg, les admirateurs de Sarkozy dans la première circonscription,  ont une chance fantastique.  Ils ont, au premier tour des Législatives, le choix entre trois candidats… Qui disait que  Sarkozy  faisait des rêves de parti unique ? Qui disait que le même Sarkozy avait repris à son compte le thème du « rassemblement » De très mauvaises langues.

Je résume pour les non initiés sans entrer dans les détails villageois…

medium_mégalomane.JPG"moi, mégalo?"

>>>Le consultant  zig-zag et mégalo-gentil

Première affiche:Un consultant (international, bien sûr !) qui a crée son propre parti pour la circonstance... et l'avenir. Pas mégalo du tout, ce déjà vieux jeune homme… Ou plutôt un mégalo gentil. Qui sait donner de la voix saans ouvrir ses oreilles.  "Schaff n’a", selon un de ses amis,  "qu’un problème dans cette campagne : ne pas dépasser les budgets autorisés"… La faim justifie les moyens, non? Et on ne va pas critiquer ceux qui en travaillant plus  dépensent plus. Ce n'est pas dans l'air du temps. De ce temps où Guizot hante les palais présidentiels. "Enrichissez-vous!"

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C’est le candidat zig-zag : il a frappé à la porte de Sarko, puis de Bayrou avant de re-sonner chez Sarko. Ses références locales ? Il a été conseiller d’un ancien maire fort respecté, Marcel Rudloff, qui a perdu les municipales parce qu’il… était mal conseillé ! C’est prometteur, non, pour cet expert en consulting aux références impressionnantes ?

>>> « La Grande Dame Hermès »

Deuxième tête d'affiche: Une Grande Dame, vice-présidente du Conseil régional, qui fait du social comme on aimait en faire  à l’époque des dames patronnesses. Quand Daumier moquait les riches généreux sur leurs blacons...

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Moi, je l’aime bien, cette femme de classe: Elle a un coté mère poule de l'époque des crinolines  rassurant. Je l’estime beaucoup parce qu’elle a du caractère, la Dame. Et parce qu’elle  mérite mieux que le mépris dans lequel ses (faux) « amis » qui dirigent la municipalit... Ils l’appellent la « Candidate Hermès » ou « Miss Chanel », « CocoCaldé »,  comme si le textile et la parfumerie  de luxe n’étaient pas une richesse et une fierté nationales! Ou encore la "Bourge aux dents longues". Ce qui est tout simplement stupide. Dormez, madame. Et rêvez... Ce sont eux qu'aujourd'hui Daumier croquerait... 

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Je l’aime bien surtout (c’est sans doute mon coté Zorro!)  parce qu’elle est victime d’une injustice de parti : elle a été exclue de l’UMP après avoir été encouragée à juste titre à se présenter par de nombreuses personnalités UMP dont Adrien Zeller. Mais  le « Tandem UMP » qui veut que les vélos  grillent les feux rouges  dans la Ville a toujours  craint sa forte personnalité. Il  lui a préféré la filleule de Madame la maire, un "membre de notre exécutif qui a toujours été loyale", dit Robert Grossmann. C’est beau l’esprit de famille, non ? Il est des moments et des leiux où il vaut mieux regarder le ciel...

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>>> La filleule docile

La troisième affiche, qui se voit en tout en haut, c’est cette filleule, précisément. Avec elle, le « tandem UMP » peut devenir un tricycle….Elle a déjà, sur un plateau de télévision, les sourires amusés et blasés de ceux qui (la fonction créant l’organe) se protègent par une arrogance teintée de mépris pour celles et ceux qui osent la contredire (ou plutôt être en désaccord avec les fiches soigneusement apprise par cœur qu’elle récite bien). C’est dommage. Elle aurait été mieux , à meilleure école, sans doute.

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Mais, elle se voit déjà gagnante, cette femme qui pourrait être si charmante : la vague bleue la porte. Elle en est sûre. D’ailleurs, elle doit adorer l’écume… Et elle se dépense, avec sa marraine, la machine UMP, les jeunes sarkolâtres de l'UPS, les "convoqués d'office", les réquisitionnés,   les exclus de l’udf, les ambitieux en quête d'éligibilté aux prochaines municipales... C'est de la grande distribution: tracts en masse, promesses à la pelle, bonbons (dans les maisons de retraite) et sourires magnétiques…

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La vague la portera, c'est sûr … ou la noiera ! Le surf, c’est risqué. Surtout quand les requins ne sont pas loin... Surtout pour les non « décomplexés » : cette UMP, comme tant d’autres en cette belle Alsace, se recommande du centrisme, non de la droite… La publicité mensongère, cela existe en politique? Quand la gêne reste plus forte que le cynisme...

Le handicap de la femme lisse : Le « tandem UMP »

Elle a un petit handicap, cette jeune femme bien lisse : elle n’a guère l’étoffe d’une députée.Y compris de l'avis de quelques uns de ses "soutiens".  Mais, si on la compare aux autres sortants de l’UMP dans la Ville, ce n’est pas grave : André Schneider la guidera… Il adore jouer les tuteurs de jeunes femmes, cet ancien proviseur sympathique et bon vivant qui tient son fief, comme il tenait sa cour de récréation.

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Cette jeune femme lisse  a un autre handicap un peu plus pesant, mais c’est un crime de lèse-majesté de le dire : Le « tandem UMP » qui la pousse, la tire, la soutient, n’a pas l’art de se faire beaucoup aimer dans cette Ville qui, comme dit l’ancien conseiller Zig-Zag de Rudloff, « mérite vraiment mieux et doit regarder au-delà de Schiltigheim » (la ville voisine qui n’est pas  mise en bière malgré  la crise des brasseries). Bref, pour elle, le "Tandem UMP ", c’est tout :le meilleur (en terme de promotion) et le pire (en termes de valorisation). Quelle communication complexe....

Mais son programme est très fort : "Je veux donner une majorité au président Sarkozy ". Comme s’il n’était pas sûr de l’avoir… Tout est dit.  Cela ne doit pas être très drôle de quémander des « votes utiles"  en jouant d’avance les inutilités pendant cinq ans. En matière d'émancipation politique, il nous reste des efforts à faire, en dépit des progrès accomplis depuis Daumier...

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Le « vote utile et efficace » : MoDem

Je sais : on va me dire que j’écris cela parce que je soutiens personnellement (avec force, conviction et clarté) la SEULE candidate du Centre dans cette circonscription. (Comme je soutiens, entre autres, la fantastique mais trop méconnu  Bornia Tarall et son suppléant Marc Merger dans le secteur de Schneider, ou la jeune Anne Meunier dans le fief de Bur)….

Oui, c’est vrai. Et alors ? Cela ne m’empêche pas de faire des remarques  pertinentes,, dictées par des constats de réalité. Et ce que je dis n’engage que moi. "Arrête ton délire" vont me redire mes amis de droite (j'en ai encore quelques uns; à gauche aussi, d'ailleurs)

Si méchanceté légère, il peut y avoir, elle n’est que très homéopathique… si on la compare aux attaques sournoises, perfides, acrimonieuses, haineuses, diffamantes, infamantes et mensongères que subit depuis des années (ce matin encore dans les dna de la part d’un élu municipal qui rêvait d’être candidat !) Chantal Cutajar, la candidate de l’UDF-MoDem dans la « UNE »…

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D’ailleurs, je ne suis  méchant envers personne : que celles et ceux qui se sentent offensés daignent me croire. Je crois seulement  aux vertus de l’ironie justifiée. L’humour acide est un révélateur. Et  la politique n’est pas toujours tragique… Heureusement !

Je voulais juste mettre en relief la chance des électeurs sarkozystes de la première  circonscription …

Ce n’est pas partout qu’ils  sont trois  à faire ainsi la même offre pour la même demande. C’est une situation d’intérêt national.

Il est vrai que l’emballage du produit n’est pas le même chez les trois : les rêves mégalos et  impossibles sur papier glacé chez le premier, de vraies convictions  chez la deuxième et une docilité d’élève modèle chez la troisième (qui rêve d’être première).

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En termes  de « vote utile et efficace », ce n’est pas sur ces étals-là qu’il faut chercher, bien sûr, même si l’on a voté Sarkozy à la Présidentielles ! On peut être pour Sarkozy sans être sarkolâtre, heureusement. Et sarko-compatible sans être sarko-soumis. Un bon député, c’est un élu à l’esprit critique, donc LIBRE, et CONSTRUCTIF, donc nuancé et sans œillères partisanes. En sport, on peut être « supporter inconditionnel », pas dans les affaires publiques   Mais c’est là une affaire de conscience, non de consigne, comme on dit (avec raison) au MoDem.

J’arrête là. Un jus d’orange m’attend. Je n’ai jamais aimé autant les oranges…Bayrou aurait dû se faire sponsorisé : c’est tout de plus haut en couleur, plus riche en sens, plus chargé de vitamines que le « mangez des pommes » de Chirac. C’est une pomme qui a fait de nous de pauvres pêcheurs, non une Orange. «La terre est bleue comme une orange », chantait Paul Eluard …

Daniel RIOT

31/05/2007

Strasbourg: Les 50 ans de la démocratie locale européenne

L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales

 Sur le site du Conseil de l'Europe

Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »

Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

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Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?

Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.

Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?

Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

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Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?

Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.

(source>>>>)

EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO  >>>>>>> 

VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"medium_congrres_2.jpg>>>>>>>>>>>>>>&...

A VOIR AUSSI>>>>>>>>>>>

30/05/2007

Changement de régime avec Nicolas Ier: Vers une présidence à la russe

La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les "précédents" Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».

Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.   

Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq)   et qu’ils ne sont pas du tout  passionnés par les questions institutionnels.

Pourtant, nous sommes en train de changer de République, sans modifier la Constitution : "Je suis un Président qui gouverne", dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs  à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale qui expriment la diversité des opinions et des intérêts.  

Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà,  …pour 2012.

« Une présidence à l’américaine »,  osent dire de bons esprits qui se prétendent même,parfois, politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La Démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel  à   la russe, plutôt.  En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.

J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants. C'est bien connu:  ce sont des jaloux et des envieux...

Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement par les sunlights… Un roi confronté  à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregimentés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la  mode à Strasbourg en ce moment), que  « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que "le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout". Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.

Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Montesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre  en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.

Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ?  Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.

Daniel RIOT

29/05/2007

Le « bon choix » de Sarkozy et autres concerts...

Sur mon carnet de campagne

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Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…

On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est  totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...

Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette  « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...

D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…

Les municipales, qui n’y pense pas ?

Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter  contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment  fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!

Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

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Les tireurs de ficelles

Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ».  Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.

A Strasbourg, la droite se paye le luxe  d’une   primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.» 

C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est  investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond  avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

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Des éléphants aux mamouths

Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.

Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : «  labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.» 

Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…

C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement  de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…

Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.

A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et   pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique  aux partis politiques… Belle  franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

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«Mes racines sont mes branches »

Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI,  les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération : 

« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel».  Désormais, il se lance en politique (…)

Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes».  «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince».  «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.» 

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Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .

Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur». 

Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

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Quel concert au Zénith ?

A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron",  mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !

 « Je n’exclus rien et je  ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."

Daniel RIOT

Strasbourg: Quand le sigle Udf est utilisé abusivement par l'UMP....

Sommations interpellatives auprès de deux candidats UMP 

medium_anne_meunier.2.jpgChantal CUTAJAR et Anne MEUNIER (notre photo) candidates investies par l’UDF – Mouvement démocrate de François BAYROU respectivement sur la 1ère et la 4ème  ont fait délivrer une sommation interpellative par voie d’huissier à Mme Frédérique LOUTREL et M. Yves BUR qui, de façon illicite, déloyale utilisent le sigle UDF sur leurs profession de foi et en ce qui concerne M;Yves BUR, sur les bulletins de vote.

Les candidats du MoDEM / UDF ont fait interdiction aux candidats de l’UMP d’utiliser le sigle UDF, cette utilisation créant une grave confusion dans l’esprit des électeurs et étant susceptible d’entraîner l’invalidation du scrutin du premier tour des législatives qui aura lieu le 10 juin 2007. Les candidates n’hésiteront pas à saisir le cas échéant le Conseil constitutionnel.

Ces faits ont également été portés à la connaissance du Ministère de l’intérieur.

"Les deux candidates, précise un communiqué,  sont fondées à penser que ces manœuvres sont un signe de profonde inquiétude et de faiblesse face à l’émergence d’un Centre libre et indépendant s’inscrivant profondément dans la réalité alsacienne et strasbourgeoise."

 

Pour rappel : Note publiée le 19/05/2007

 UDF: Mise en garde et clarifications!

Les 22 députés centristes sortants ralliés à Nicolas Sarkozy ont été prévenus : "Au regard des articles 14 et 20 des statuts de l'Union pour la démocratie française – UDF, tout candidat qui n'a pas reçu l'investiture de l'UDF ne peut se prévaloir de son soutien, ni utiliser son signe ou son appellation, sous peine de suspension immédiate du mouvement et d'une action en référé d'heure en heure", a annoncé un communiqué signé de Philippe Arnaud, président de la CNAC (Commission nationale d'arbitrage et de contrôle) de l'UDF.

Elargissement logique de cette prise de position claire: Ce rappel à l'ordre et cette clarification valent  évidemment pour les responsables ou élus UDf , quel que soit leur niveau de responsablité, qui ont rejoint ou rejoignent la"majorité présidentielle"ou qui, d'une manière ou d'une autre, en s'affichant UDF ou en s'en recommandant,  participent à des campagnes contre les candidats investis par l'UDF-Mouvement démocrate.

LEGISLATIVES:Privilégier les candidates et les candidats qui ont un engagement européen clar, déterminé et enthousiaste

STRASBOURG: RELATIO, le site de "l'Europe en revue", SOUTIENT LES CANDIDATS DU MODEM AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

medium_enlevementdeurope_2.2.jpgSoyons logiques, francs et transparents : RELATIO est évidemment ouvert à tous les courants politiques qui mettent la construction d'une Europe politique au centre de leurs programmes et qui adhèrent aux valeurs démocratiques, civiques  et humanistes de "l'Europe DE Strasbourg", c'est-à-dire notamment du Conseil de l'Europe.

Heureusement, le drapeau européen est déployé par plusieurs partis : nous sommes heureux notamment, ces jours-çi,  que la photo officielle du Président de la république française face cohabiter les drapeaux français et européen pour la première et nous sommes rassurés par les décalarations du président Sarkozy sur le fait que Strasbourg, capitale parlementaire de l'Union européenne soit "non négociable".

medium_drapeaux_CE.2.jpgMais, nous pensons, à Relatio, que le Modem de Bayrou, en héritier de Robert Schuman (entre autres "pères" de l'Europe) et en  porteur de visions  d'avenir, est la formation qui est plus la plus claire dans ses engaements de coeur et de raison en faveur de la construction d'une Europe qui sache, dans son unité sans cesse accrue,  concilier les conceptions de Jean Monnet et de Charles de Gaulle. Remettre l'Homme au coeur de toute action, politique, économique et scientifique et concilier la compétitivité qui fait la croissance et la solidarité qui fonde le"Vivre ensemble" 

RELATIO soutient donc particulièrement les candidates et les candidats qui se présentent avec l'investiture UDF-MoDem. Ce qui ne signifie évidemment pas qu'il ne reste pas ouvert aux positions  des autres formations pro-européenne.Nous travaillons à RELATIO dans l'esprit transpolitique du Mouvement européen.

medium_drapeaaux_européens.2.jpgDans ce contexte, nous soutenons, avec une ardeur particulière et un enthousiasme non masqué, la candidature de Mme Chantal CUTAJAR dans la première circonscription de Strasbourg. En raison de la netteté de ses prises de positions et de la qualité de ses initiatives européennes.  

Cette universitaire, spécialiste reconnue et écoutée au niveau européen de la lutte contre toutes les formes de corruption, de trafics d'argent sale, de fraudes et d'économie souterraine, milite pour une Europe politique de la Justice, une Europe plus proche des citoyens, pour une Europe plus digne des valeurs qu'elle prétend porter.

Chantal Cutajar collabore d'ailleurs en cette qualité à Relatio , ce site de l'Europe en Revue, qui est de plus en plus fréquenté, ce dont nous nous félicitons.

medium_colombe.2.JPGChantal Cutajar est également   la  fondatrice et la  Présidente de DpJ, le Droit pour la Justice, une association transpolitique qui a des engagements européens très marqués, et dont je suis l'un des vice-président.  

Etant responsable éditorial de RELATIO, ce site qui relaie bien des idées exprimées ailleurs et qui accueille des textes de personnalités diverses (comme Europeus.org, que j'ai eu le plaisir de créer avec Christophe Nonnebacher qui l'anime avec sérieux et talent), je me devais, par  souci de transparence, d'afficher mes préfences et de préciser la ligne éditoriale de RELATIO 

J'espère que vous comprendrai mon souci de clarté: mes engagements personnels au Modem, aux cotés de Chantal Cutajar, à DpJ et dans Relatio s'inscrivent dans une cohérence intellectuelle et éthique et dans des actions convergentes au service d'idéaux qui font la richesse de cette "Europe De Strasbourg" qui n'a rien de technocratique et qui est d'abord, philosophiquement, personnaliste.

medium_DR.2.JPGMerci pour votre attention. Je suis bien sûr à votre écoute et ouvert à tous les débats. En cette période d'europessisme, faisons montre d'eurodétermination!

Daniel RIOT, responsable éditorial de Relatio

medium_cc_portrait_7.2.jpgPOUR UNE REVOLUTION CITOYENNE...

Social-économie et  Démocratie sociale

Je suis candidate  UDF-MODEM aux Législatives  dans la  circonscription I de STRASBOURG

INDEPENDANCE ET LIBERTE

 Dire OUI et NON aux projets et propositions de LOIS en conscience, en pensant à l'intérêt général, et non en suivant des consignes partisanes dictées par des considérations politiciennes.

medium_logo_modem_2.5.jpgDEFENDRE LES DROITS DE L'HOMME COMME OUTILS DU RESPECT DES PERSONNES ET D'UN VIVRE ENSEMBLE HARMONIEUX

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28/05/2007

Mon carnet de campagne: Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule

Offensif, le pauvre Hollande

Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

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"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire  les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.

La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent  à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche  qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

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Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur

Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu  compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

 

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Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…

Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".

Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".

Le leader du FN  se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.

Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

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Arlette telle qu’en elle-même

Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !

27/05/2007

Strasbourg: En campagne AVEC Chantal CUTAJAR

POUR UNE DEMOCRATIE LOCALE VIVIFIEE

medium_c_c.10.jpgDes engagements pour une

citoyenneté mieux respectée !

Cette semaine à Strasbourg se tient la session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. Des travaux peu médiatisés, mais très importants : depuis 50 ans, grâce à une initiative de Jacques Chaban- Delmas, Strasbourg est ainsi le siège d’une organisation qui approfondit cette démocratie locale dont on parle tant, mais qui reste tellement à parfaire,à améliorer, à enrichir. Pour, par et au service des citoyens.

Son action est particulièrement importante  en une époque où la mondialisation commence dans nos salons (par les télévision), dans nos cuisines (avec des produits venant du monde entier) et dans nos activités concrètes, quotidiennes. Surtout en ce monde où les vrais centres et réseaux du pouvoir nous apparraisent trop souvent si lointain

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Si j’avais accepté d’être présentée (en tant que personnalité civile) sur une liste municipale,c’est (entres autres motivations civiques) parce que le programme que je soutenais comportait un approfondissement réel de cette démocratie locale. Promesses trop peu et mal tenues, bien malgré moi, ou plutôt contre moi. D’où (entre autres raisons) ma prise de distance avec le « Tandem UMP » qui dirige la Ville et la CUS... Liberté , indépendance et respect de soi-même et des engagements pris envers les électeurs !

La démocratie locale, c’est celle qui conditionne le plus directement notre vie quotidienne. C’est aussi au niveau local que chacune et chacun peut (si on lui en laisse les moyens) apporter sa pierre au « Vivre ensemble », au « destin commun », à cette construction permanente qui s’appelle la Cité. La politique, c’est polis, la Cité au sens propre et au sens général du mot. En cela, la démocratie locale est la pierre angulaire de la Démocratie en général.  Régionale, nationale, européenne. Et mondiale (puisque nous sommes tous des citoyens du monde).

Les travaux strasbourgeois du Congrès ont permis des progrès considérables, par confrontations des expériences et « limage des intelligences », dans plusieurs domaines : répartition des pouvoirs entre les différentes sphères (c’est ce que l’on appelle la « subsidiarité »), association de la société civile organisée aux pouvoirs politiques, encouragement à la création d’eurorégions, stimulation des jumelages « sans frontières », et surtout actions locales concrètes pour relever des défis généraux

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>>> La sécurité ou plutôt la sûreté, ce droit qui est inséparable de la Liberté et qui exige des actions de prévention, de répression, d'éducation équilibées et intelligentes.

>>> La stimulation de l’emploi et de la croissance dans un  double souci d’efficacité et de solidarité

>>> La qualité du logement et l’intelligence d’un urbanisme qui favorise l’urbanité, au sens le plus riche du terme

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>>> Un « vivre ensemble » harmonieux, respectueux des diversités et cultivant, dès la crèche et la maternelle des valeurs communes

>>> La protection de l’environnement (donnée qui doit être prise en compte dans toutes les activités)

>>> La protections des droits contre les puissances dévorantes de « l’économie souterraine » et de la « géofinance » corruptrice.

>>> Les luttes contre toutes les discriminations (ethniques, religieuses, sociales, médicales, sociétales)

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J’en passe, bien sûr… J’y reviendrai, car ce sont pour moi des soucis permanents. Je me permets tout de même d’attirer  votre attention sur deux actions prioritaires développées et soutenues par le Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe, donc (en principe) par 47 pays européens:

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·        La lutte contre la traite des êtres humains

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·        La lutte contre les violences dites conjugales

Je soutiens et j’invite à soutenir les deux pétitions qui circulent sur ces deux fléaux.(Cliquez sur les logos)

Je l’avais déjà fait professionnellement (c’est le droit qui est la clef essentielle du progrès). Je l’avais fait dans mes activités associatives (le droit pour la justice). Je le fais naturellement dans mes engagements politiques : il revient aux députés (ce qu’ils font trop rarement)  de traduire sur le plan national les dispositions les meilleures qui (c’est une chance pour nous si nous savons en tirer mieux parti) s’élaborent à Strasbourg.

Au niveau de la vie citoyenne, je rappelle ici trois de mes engagements dans cette campagne législative menée dans l'esprit du MoDem de François Bayrou, dans le LIBERTE et l'INDEPENDANCE:

>>> ne pas me contenter de « bilan d’activités » plus ou moins réguliers, mais des réflexions collectives avant et après les lois sur lesquelles je serai amenée à me prononcer en votre nom. Dans cette perspective, j’organiserai des « Conférences de citoyens », dansune tradition républicaine tombée en désuédute

>>> j’organiserai des « TGV de la citoyenneté » pour permettre à des électeurs de la première circonscription de mieux connaître, donc de mieux comprendre les centres parisiens du pouvoir

>>> mon blog politique sera (davantage encore) un outil de cyber-démocratie ouvert à vos suggestions, à vos questions, à vos critiques.

Merci pour votre attention.

Chantal CUTAJAR

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Sur le blog de Chantal Cutajar

STRASBOURG: Les combats de Marc MERGER, suppléant de Bornia Tarral

medium_c_c.8.jpgMarc MERGER est le suppléant de BORNIA TARRAL, candidate UDF-MoDem dans la Troisième circonscription du Bas-Rhin. Son livre mérite d'être  lu. Et médité.Il comporte bien des enseignements qui doivent se traduire dans des lois pour que les handicapés soient considérer pleinement comme des acteurs à part entière de la société.

Au-delà de son témoignage personnel , son engagement politique dans le MoDem est un signe d'espoir et une volonté d'agir pour un "VIVRE ENSEMBLE" PLUS HARMONIEUX.

 Oui, il faut intensifier la lutte contre les discrimianations dont sont victimes les handicapés.

Oui, face aux défis à relever, la France est en retard par rapport à d'autres pays européens. Marc a été entendu à plusieurs reprises par les commisions d'experts et d'études du Conseil de l'Europe. L'organisation strasbourgeoise accomplit dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres un travail considérable qui doit être mieux relayé à .... Strasbourg et à Paris.

Cette action en faveur des handicapés qui doit se développer à tous les niveaux et dans tous les domaines était privilégiée dans le projet Présidentiel de François BAYROU et elle inscrite dans les priorités du programme législatif de l'UDF-MoDem. N'en restons pas aux voeux pieux et aux discours généreux: AGISSONS.!

Chantal CUTAJAR

Lève-toi et marche

 



medium_marc_merger.jpgde Marc Merger
avec Marie-Thérèse Cuny

Récit / témoignage

Editions Robert Laffont


La volonté d’un homme handicapé, alliée à la foi inébranlable d’un chercheur visionnaire: un conte des temps modernes et un formidable message d’espoir…


À trente ans, Marc Merger est un homme heureux. Il va se marier avec Véronique: ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s’aiment. Et puis, une nuit, sur une autoroute déserte, l’horreur: Marc s’endort au volant, la voiture fait une embardée et s’encastre dans le rail de sécurité. Véronique est indemne, mais lorsque Marc se réveille, on lui annonce qu’il est paralysé des deux jambes, et qu’il ne pourra plus jamais marcher…
Au milieu du désastre, alors que toute sa vie est à terre, qu’il se bat pour ne pas céder au désespoir, à la peur, à l’angoisse, deux miracles. D’abord, celui de l’amour: Véronique restera à ses côtés et ils se marieront comme prévu. Et puis, une rencontre: un chercheur visionnaire, le professeur Rabischong. Celui-ci lui explique qu’il peut, qu’il doit garder espoir. Marc, en effet, fait partie de ces paraplégiques, chanceux dans leur malheur, qui ont conservé leur tonus musculaire: lorsqu’on stimule ses muscles, ceux-ci se contractent. En principe, si on les stimulait dans le bon ordre, au bon moment, Marc pourrait remarcher. Le professeur Rabischong lui explique alors son grand projet: programmer un ordinateur pour faire précisément cela, et lui déclare: «Il y a encore du chemin à parcourir, mais quand nous serons prêts, je viendrai vous chercher. Vous serez le premier.»
Dix ans passent. Dix ans au cours desquels Marc reconstruit sa vie. Il apprend à s’adapter à son fauteuil roulant, aux dures réalités de la vie de tout handicapé moteur. Et pendant ces années, le professeur Rabischong reste en contact avec lui. Jusqu’au jour où, enfin, il dit à Marc: «Ça y est, nous sommes prêts.» Car, entre-temps, le rêve est devenu réalité. Certes les obstacles sont encore nombreux: les difficultés de l’opération, puis les problèmes techniques, inévitables quand on est à la pointe extrême du progrès. Mais au bout du tunnel, il y a la lumière: ce jour où, enfin, relié par des câbles à un appareillage encombrant, devant les caméras de télévision, Marc se tiendra debout et fera ses premiers pas depuis bien longtemps…
Aujourd’hui, un an après, la technologie est au point. D’autres patients vont être opérés. La prochaine grande étape est la miniaturisation, mais elle se heurte, hélas, à des obstacles purement financiers. Le plus grand souhait de Marc est que le récit de son histoire puisse faire avancer les choses encore plus rapidement.

Parution : 7 mai 2001
Format : 135 x 215 mm, 198 pages, 18,14
ISBN : 2-221-09339-9

En savopir plus sur Marc MERGER>>>>>>>>

En savoir plus sur Bornia TARRAL >>>>>>>> 

medium_bornia_tarall.pngBornia TARALL est une femme de 50 ans mariée et mère de 3 enfants. Elle occupe le poste de Déléguée Régionale Adjointe de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations).

Républicaine convaincue, elle veut relever, avec des hommes et des femmes de bonne volonté, aux parcours et aux histoires divers, le défi d’une conception moderne de la politique.

Son engagement et son expérience dans le milieu associatif lui confèrent des compétences dans le champ de l’insertion socio-professionnelle et de l’expertise sur les questions de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

Elle a été choisie pour être la candidate aux élections législatives 2007 sur la 3ème circonscription de STRASBOURG pour l’UDF.

«Mon engagement trouve le souffle, l’énergie et la volonté, dans l’action, la conviction et le combat pour le droit et les valeurs de citoyenneté, d’ouverture et de respect. A l’origine de mon implication, il y a ce que nous avons en partage la République, la Démocratie : la France.»

Bornia Tarral est également vice-présidente de: Les Marianne de la diversité

medium_marianne_de_la_diversité.JPGCette association laïque a été créée dans le but d’inscrire la diversité féminine comme un espoir pour renforcer notre cohésion sociale et la société française. Elle entend donner toute leur place dans la République aux femmes soucieuses de s’engager et de transmettre leur savoir, leurs compétences, leurs histoires et la transmission de leur mémoire.

26/05/2007

Histoire banale à "Sarkoland am Rhein"...

 Les « Sarko attitudes » du « Tandem UMP» de Strasbourg

Où commence et où finit, la censure ? Où commence et où finit la simple politesse, d’ailleurs ? Où commence et ou s’arrête l’intelligence, surtout ? Trois questions parmi d’autres autour d’une anecdote très villageoise à… portée européenne.

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C'est moi avant de devenir un "terroriste bayrouiste" du moDem à "kärcheriser"

Il se trouve que j’anime régulièrement les « Entretiens du Conseil de l'Europe ». Une initiative intéressante : il s’agit de la reprise d’une idée mise en pratique, sur une échelle plus grande, alors que je travaillais aux DNA, une idée que la gauche strasbourgeoise au pouvoir (sous Catherine Trautmann et Roland Riess) avait négligée sottement.

Pour ceux qui ne savent pas : des rencontres régulières sont organisées sous forme de conversations, entre des personnalités qui travaillent pour le Conseil de l’Europe (experts, diplomates, responsables d’ONG ect…) et le public strasbourgeois. Un public qui serait plus nombreux si la communication de la Ville sur cet événement était plus musclée, d'ailleurs...

Je devais animer (gracieusemnt, comme à chaque fois)  la prochaine rencontre, prévue le 30 mai sur un sujet qui me passionne et qui mérite effectivement réflexions et débats : « La diversité religieuse : une richesse et un défi pour l'Europe »

Que croyez-vous qu’il advint ? J'ai été (hier) récusé ! Comme licencié. Evacué. Balayé.Eliminé. Ah! le journalisme en temps de crise! Et la crise du journalime en temps de paix... Pas de panique: rien de tragique, juste un peu d'absurde. Et une rigolade: en journalisme depuis 1969, on ne m'a jamais fait un coup pareil... Ou alors je ne l'ai pas su.

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Le débat se fera sans moi, ce qui n’a rien de grave ni pour moi ni pour le débat… Mais il se fera sans moi car la Ville a voulu « kärcheriser » ma présence pour des raisons politiques… C'est plus bête que méchant, mais c'est "signifiant" comme disent les fins lettrés.

Serait-ce parce que je suis intervenu, jeudi,  sur le "Phénomène Bayrou" au Club de la presse de Strasbourg? Un confrère le pense, mais je me refuse à ce type de procès d'intentions. Il y a une coïncidence dans le temps: pas forcément un rapport de cause à effet...

En tous cas,  je suis devenu, pour les Maîtres de la Ville, (qui reste aussi et d'abord la ville de tous ses citoyens) un horrible « centriste du Centre central », une "racaille" ou "un voyou" "centriste" (cela me change du temps où l'on me traitait de "gauchiste"!),  presque un dangereux « terroriste du bayrouisme », un ignoble « agent MoDemiste », bref un type infréquentable, un ennemi public.

Un homme à « liquider », à « dessouder », comme dit Sarkozy dans son style naturellement fleuri en parlant de Bayrou.

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Merci à celles et à ceux qui m'accordent une importance que je n'ai pas... C'est flatteur, en un sens. 

Je suis d’autant plus « redoutable » pour le Tandem au pouvoir dans la Ville que je ne demande rien, je n’attends rien et je n’ai pas d’ambition politique personnelle.

Bizarre en effet…

Même quand j’anime des débats, j’accepte ou je refuse, mais je ne demande rien et je ne sollicite personne…

Etrange, en effet…

J’ai même renoncé à des projets éditoriaux européens (Relatio) pour ne pas être tributaire de l’arbitraire politique de subventions publiques trop distribuées selon le « fait du prince »(ou de la princesse)  et non selon des critères d’intérêt général.

Un fou, vous dis-je….

Un fou de liberté et d'indépendance, oui !

La Ville m’a-t-elle téléphoné (ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une secrétaire) pour me faire comprendre que dans le contexte actuel et vu mon engagement personnel au Modem et aux cotés de Chantal Cutajar, il serait « souhaitable » que je n’apparaisse point à la tribune (dans la salle des mariages de l'hotel de Ville, SVP) dans mon  rôle journalistique d’animateur de débats et d’interviewer professionnel (et bénévole)? Non, bien sûr. Franchise, transparence et courage ne sont pas des vertus très répandues dans certains cercles...

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R.Grossmann: le tuteur en paroles de sarkozy devenu "inexortable", selon la formule (ingrate) du Président

Pourtant...Pascal Mangin (qui s’occupe, à la Ville, à la fois  des affaires européennes et du quartier de la Meinau, ce qui exige une belle gymnastique!) est l'un de mes amis depuis longtemps. Depuis un temps où la politique était encore pour lui un idéal (ce l'est peut-être encore, mais cela se voit moins...)

Je connais bien Robert Grossmann, depuis des décennies. Et j’apprécie bien des  facettes de sa personnalité, même si elles  ne suffisent pas à en  masquer  d’autres moins appréciables.(Personne n’est parfait).

medium_keller.jpgFabienne Keller:"Les udf qui sont passés à l'UMP n'étaient pas de vrais udf"(Bayrou)

J’ai des relations courtoises avec Mme Keller pour qui j’éprouve même parfois des sentiments de tendresse (mais oui!) ou  cette compréhension sympathique que peuvent inspirer ceux dont les ambitions paraissent se situer au-dessus de leur seuil de Peter, mais qui font des efforts, beaucoup d'efforts.

"L'erreur de Casting" de Daniel Hoeffel (c'est lui qui le dit), son père en politique, gagne à être connue: j'en suis sûr.Et son sourire (un peu à la Ségolène, en plus timide et plus enfantin) trahit un grand trouble intérieur."Celles et ceux qui ont quitté l'UDF n'étaient pas de vrais udf", disait François Bayrou (dont elle se dit l'amie) voilà plusieurs mois déjà...Elle se présente toujours comme "centriste"malgrè la "droite décomplexée". Mais c'est son affaire.

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Qui plus est (je précise cela pour expliquer le contexte de cette historiette), je ne manque aucune occasion de mettre en relief les initiatives européennes et culturelles de la Ville que je trouve bonnes (il y en a !).

Et je respecte profondément, en général et en particulier, celles et ceux qui sont investis de fonctions importantes et de responsabilités écrasantes  par le suffrage universel."La démocratie est le plus mauvais des sytèmes à l'exception detous les autres",redirait Churchill.

Tout cette énumération devrait créer des liens de sympathie et de cordialité... Même si , par définition, elle implique des divergences, des dissensus et des confrontations d’opinions, la "politique"  a la même racine que  "politesse"…

Eh bien, non !

La Ville, ou plutôt ceux qui croient la dominer en voulant la  diriger, est intervenue auprès de responsables du Conseil de l’Europe pour leur demander de me faire savoir qu’  « en dépit de toutes mes qualités incontestables, reconnues et appréciées », il serait bon que « quelqu’un d’autre, plus spécialisé dans les affaires  religieuses », joue les médiateurs de ce débat.

Ben voyons.

« Passe moi le singe », comme on dit en bon management..."A d'autres les basses besognes!"

« Lâche et fier de l’être », comme on sait l'être souvent en « politichienneries »…(mot inspiré par le mépris qu'affichait à juste titre De Gaulle envers bien des"politichiens") 

« Hypocrisie décomplexée », comme on dit en ces moments de victoire euphorique  à l’UMP …même à Strasbourg où le score de Sarkozy a été si faible ("par réflexe anti-tandem", analyse un politologue local dont je respecte l'anonymat pour le protéger de toute représaille) 

Il est vrai que la Ville, à quelque niveau que ce soit, aurait éprouvé bien des difficultés à me faire avaler de fausses bonnes raisons en guise  de vraies mauvaises raisons pour expliquer leur souhait…Qui est une décision. Et une censure. Une censure d’autant plus stupide que je sais  ne pas mélanger les genres et ne pas mettre de la politicaillerie en tout et pour tout.

C’est fou comme certains esprits projettent chez les autres leurs propres turpitudes. C’est ce qui faisait dire à Paul Valéry : « Nos jugements nous jugent ». Et c’est ce qui incitait Blaise Pascal à parler des « pensées de derrière »(ce qui en bien des circonstances est une expression plus juste qu’arrière-pensée).

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Il est sûr, d’ailleurs,  que le personnel du Conseil de l’Europe a un tact et un sens de la diplomatie que l’on ne rencontre guère dans les sphères « sarkozyennes » de Strasbourg. Il y a dans  l'impolitesse du tandem l’application d’un principe de précaution. Les "Maîtres"  confirment sur ce détail qu’ils savent faire faire aux autres ce qu’ils ont des difficultés à faire eux-mêmes pas... car ils savent que ce qu'ils ont décidé n'est pas très noble ou digne... 

Ici,à Strasbourg,  où certains voudraient que l’esprit des Hauts-de-Seine  souffle sur les bords du Rhin,  on sait ce qu’est « la méthode Sarkozy », la « Sarko-attitude » (le brio, le talent, et l’intelligence en moins),  « l’efficacité Sarko »(le vrai succès en moins)…Du « sarkozysme » aux  petits pieds, si l’on peut dire. Du « sarkozysme de village ». Du « sarkozysme  de bazar ».

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On sait, ici, dans cette capitale européenne de la démocratie,  ce qu’est (ou n'est pas) le respect de l’opposition ou de celles et ceux qui en n’étant pas à fond POUR  vous sont forcément CONTRE vous.

« Nous sommes tout de même encore en démocratie ! », est obligée de revendiquer une candidate aux Législatives qui aurait dû avoir l’investiture UMP si l’esprit de famille n’était pas aussi fort chez ce « tandem » qui pédale dans l’autosatisfaction…Et déteste celles et ceux qui ont un caractère bien trempé et non lessivé. 

La crédibilité des "collaborateurs", des "alliés", des "gens" pour le « tandem », c’est d’abord la servilité : Pascal Jurdant-Pfeiffer, candidate UDF-MoDem dans la deuxième circonscription , en sait quelque chose.

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Le tandem de La république de Strasbourg:Un Roi, une Reine et une COUR

Elle avait osé critiquer Sarkozy avant le premier tour des Présidentielles, cette UDF de coeur qui refuse de jouer, par raison,  les sous-marins de l'UMP locale, comme tant d'autres "centreux" qui osent encore utiliser le sigle udf pour combattre les candidats udf-MoDem .A propos les taupes ralliées, il existe un sigle pour vous (provisoire, il est vrai): le PSLE! Usez-le. Pardon pour cette parenthèse et pour celle qui suivront. La liberté d'expression existe encore sur internet...

Robert Grossmann (qui a lancé le petit Nicolas dans la Cour des grands où lui-même n’a jamais été admis), a pris l’attaque de Jurdant-Pfeiffer pour lui (joli phénomène d’indentification !).Et il a aussitôt, sans prévenir l'intressée, bien sûr, transformé son blog personnel en espace de lapidation publique. Grossmann en évêque Cochon, comme si Pascale Jurdant -Pfeiffer était "Jeanne l'impure"... Encore un peu, et tout allait chauffer rue Brûlée... 

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Pascale Jurdant-Pfeiffer: Lapidée sur le blog de Grossmann

Une ingrate, en effet,  cette "ambitieuse" qui "ne serait rien" sans le Tandem. Une Traitresse. Pourtant, il suffit de l'écouter dans ses réunions électorales pour voir à quel point Pascale ménage le"tandem" quand elle doit faire face à des remarques critiques...

Elle a même expliqué, aie-je lu je ne sais plus, que Fabienne Keller élue en tant qu' UDf était passée à l'UMP pour "défendre le TGV". C'est là de la Très Grande Virtuosité! 

Pauvre Pascale ! Elle n’a sans doute pas compris que travailler avec le « tandem », c’est se mettre aux ordres ou se faire insulter ! Le pluralisme? C'est celui d'un régiment qui marche au pas ou un mot qu'on affiche pour se donner bonne conscience et tromper les naïfs.  Là encore, le livre de La Boetie sur la "servitude volontaire" a valeur de Code de la route en politique politichienne... 

On sait aussi,ici, à « Neuilly-am-Rhein » , comme dit un humoriste qui n’a pas intérêt à se montrer à visage découvert du coté de la CUS,  ce que sont le clientélisme, la tolérance sélective, l’art et la manière d’exercer des pressions en tous genres à tout propos et à tout niveau, les mille et une façons de jouer de la carotte et du bâton avec une technique du chantage érigé en mode de « gouvernance ».Mais Kléber en a vu d'autres...

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Tout cela, en fait, mérite des développements plus longs et plus précis sur lesquels sans doute je reviendrai . Sans courir le risque d'un procès en diffamation.

Mais si je ne fais pas de la politique plus activement, c’est parce que je préfère me battre pour quelque chose que contre quelqu’un…J'arrête pour aujourd'hui.

J’en reviens donc à ma petite histoire que j’aurais tue si elle n’était pas révélatrice d’un état d’esprit et de pratiques exactement à l’opposé de ce préconise le MoDem.

Précision n°1 : Il est clair que je n’en veux en rien au Conseil de l’Europe. C’est d’ailleurs pour ne pas mettre ses agents dans l’embarras que je me suis retiré du débat programmé, en dépit de l’intérêt que je porte à ce sujet (que j’abordais dans   un livre co-écrit avec Driss Ajbali  « Ben Laden  n’est pas dans l’ascenseur »).

Le Conseil de l’Europe défend la liberté de la presse, d’informer, d’être informé. Il défend les droits de l’homme, la démocratie, la tolérance, donc les libertés, le pluralisme, le respect… Mais il est institutionnellement condamné à collaborer avec des forces qui ne donnent pas tout à fait à ces valeurs le sens qu’on serait en droit d’en  attendre. Le monde est ce qu'il est. Il faut toujours partir des réalités pour tenter de les changer...

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Non seulement je soutiens les combats du Conseil de l'Europe, mais j’inscris tous mes engagements d'éditorialiste et de citoyen sous sa bannière depuis bien longtemps. Je ne tiens surtout pas à  mettre ses agents dans l’embarras pour une péripétie…

Précision n°2 : Je n’en veux pas même au « Tandem » et à ses serviteurs zélés. Leur attitude n’est en rien vexatoire pour moi. Et elle n’est vexante que pour eux.

« Pourquoi tant de haine ? » redirait le « vrai » Sarkozy…

Je sais que mon indépendance d’esprit et l’honnêteté intellectuelle qui la sous-entend gênent le « Tandem » : Robert Grossmann me l’a dit, avec plus ou moins d’élégance, à plusieurs reprises.  

Je sais que le même « Tandem » est surtout très gêné (dieu sait sans doute  pourquoi) que je puisse depuis des années soutenir intellectuellement, amicalement et politiquement, Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, que le tandem tente de "démolir" et traite par le mépris depuis des années.Bel esprit de résistance, Chantal!

Pour cause : celle qui leur a servi de caution intellectuelle pendant la campagne des municipales  a osé défier l’ « autorité » de la « Reine » et du « Roi » de la République de Strasbourg en marquant ses désaccords de forme et de fond avec les méthodes de gouvernement du couple royal, nombre de décisions mal préparées  et surtout peut-être de l’ état d’esprit qui régnait (et règne toujours) à la Cour…

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Chantal Cutajar: Des qualités d'intelligence et de caractère qui font trop de lumière pour celles et ceux qui détestent qu'on leur fasse de l'ombre...

Ils l’ont virée, Chantal. En réussissant l’exploit (sarkozyen) de faire croire que c’est elle qui était entrée en « dissidence ». C’est cela d’abord une communication réussie : une bataille rhétorique gagnée avec des mots trahis…et une mauvaise foi masquée.

"Comment un homme comme toi peut-il supporter une femme telle que Cutajar?" m'a demandé un jour, en privé, mais sérieusement Robert Grossmann. Mais parce qu'elle est intelligente, courageuse, forte de vraies convictions, habitée par un vrai sens du service public et de l'intérêt général, nourrie non d'une ambition de pouvoir paraître mais de pouvoir faire, inspirée par des valeurs authentiquement humanistes.

Des qualités dangereuses en effet pour celles et ceux qui ont de l'action politique une conception plus carriériste qu'éthique, plus clanique que républicaine, plus partisane que démocratique.

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"Le tandem a fait une sacrée connerie en se fachant avec Chantal Cutajar. Je leur ai dit d'ailleurs", m'a dit un de mes anciens prof de Droit toujours en politique par "sens du devoir". C'est toujours une "connerie" de sous-estimer la force de convictions d'hommes et de femmes de qualité.

Mais dans puis contre (ou plutôt en dehors de) la sphère du Tandem, Chantal Cutajar, néophyte en politique, a beaucoup appris. Appris à subir des attaques injustes, des rumeurs indignes, des manoeuvres basses. Appris à éviter les peaux de bananes et à avaler des clous rouilles. Appris,surtout, à voir  ce qu'il ne faut pas faire quand on veut avoir une action politique conforme à ses propres idéaux, fusse-t-elle électoralement risquée. 

Le « tandem » strasbourgeois, a , entre autres défauts, l’énorme faiblesse de transformer tout désaccord de quelqu’un  en « affaire personnelle ». Toute critique en remise en cause. Et en « trahison ». Et les amis de leurs "ennemis" (ou vus comme tels, plutôt) sont leurs "ennemis."

C’est, paraît-il, un réflexe normal chez des individus mal à l’aise dans leurs fonctions (donc forcément paranos) qui rêvent d’être aimés… même quand ils ne se montrent guère aimables, sauf par intérêt.

Mais peut-être, un jour, organisera-t-on des "Entretiens"  sur un thème qu'il devient urgent d'aborder:  : « La diversité politique : une richesse et un défi pour Strasbourg».

Celui-là, je ne l’animerai pas : j’y participerai…

Daniel RIOT

02/05/2007

En espérant me tromper sur les prévisions...

Lettre à mes amis socialistes qui ont cru « voter utile »

Que n’aie-je entendu avant le premier tour ? En faisant campagne (active) pour Bayrou, je « tombais » à droite (comme si la gauche d’aujourd’hui était « en haut », comme si le refus d’une bipolarisation du système était conservateur et comme si, surtout les valeurs, les idées et le projet de Bayrou était « réactionnaires »). En ne votant pas Royal, je votais « inutile » ou « dangereux », puisqu’elle seule « est capable de battre Sarkozy ».

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Le catéchisme anti-Bayrou des réactionnaires de « gauche » a disparu du site officiel du PS. Merci. De méprisé, Bayrou est devenu un homme qui a du « cran », qui a des propositions dignes d’enrichir le « Pacte » de Royal (il est bien tard !) et qui pourrait même  à Matignon marquer la volonté de « vraie rénovation » de Ségolène dans ses habits de Présidente… Passons !

Vos réflexes partisans comme ceux d’un De Robien, à droite, n’ont fait que me conforter dans mes choix : les faux clivages droite-gauche, l’alliance objective des deux citadelles qui dirigent (mal) ce pays depuis trop longtemps, les convergences d’intérêts entre les réactionnaires de droite et les conservateurs de gauche doivent voler en éclats…

J’ai adoré Royal reprendre à son compte nombre de phrases de Bayrou. Experte en « copier-coller », la Dame ! Et je m’amuse beaucoup  quand j’entends de « bons » socialistes et…bien des sondages dire que Bayrou peut-être, indirectement,  le « vrai rénovateur » du PS, l’homme par qui la gauche française peut cesser d’être la plus ringarde d’Europe, le maître d’œuvre de l’émergence d’une social-démocratie à la française jusqu’ici étouffée par les dogmatismes, les sectarismes et les utopies…passéistes  d’une gauche bien maladroite ! Ce n’est pas parce qu’on a été privé d’un grand plaisir qu’on doit ne pas goûté les petits…

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Je l’ai dit, écrit et je m’en expliquerai encore : au deuxième tour, je voterai Royal , surtout par rejet d’une droite devenue extrême dont le chef se nourrit au lait du néo-conservatisme anglo-saxon, au jus d’un manichéisme redoutable et au pain d’un hyperlibéralisme autoritariste qui prône, derrière des formules généreuses, une société de barbelés et de ghettos, une république peu digne de sa devise et une démocratie  des murs, des tranchées et des barbelés. Avec un sens du pluralisme qui se réduit à un : « tous ceux qui partagent mes idées sont avec moi ». Et avec des pratiques politiques tant moquées dans les républiques dites bananières…D'ailleurs, j'ai partagé les mintes de "politique joyeuse" de ce dimanche! Furieux, sans doute, de voir ainsi le numéro de Bercy prendre un terrible coup de vieux, le fauve de la course...

Mais cela n’enlève à rien à tout ce que j’ai pu écrire sur et contre votre « Ségostar » qui malgré ses « je suis libre, je ne me refuse rien » reste prisonnière (comme Hollande, spécialiste habile de synthèses artificielles) d’un PS incapable d’avoir su analyser les raisons de ses insuccès et de ses échecs (pas seulement électoraux)

Si je vous invitais, chers amis, à voter « utile «  en votant Bayrou, c’était pour trois raisons

1)     La qualité des diagnostics  du Béarnais sur les crises françaises et ses propositions pour entreprendre les réformes qui s’imposent. Cela vaut toujours.

2)     La force potentielle qu’offrent les concepts de social-économie et de démocratie sociale définis par Bayrou. C'est plus vrai que jamais. 

3)     Le fait (sociologique et arithmétique) que, dans le contexte actuel (qui met la « gauche » à son niveau le plus bas depuis Mitterand), le vote  Bayrou était le seul « vote utile » face aux périls que font peser Sarkozy et « l’Etat UMP » annoncé. On ne refait pas l'Histoire.

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Certains d’entre vous m’ont suivi. Ou ont fait des analyses semblables aux miennes.  D’autres y était prêts, mais au dernier moment ils se font fait piéger par les « sondages-intox » des derniers jours gonflant les scores de Le Pen …Ou par un de ces réflexes qui parfois font sacrifier une bonne cause sur l’autel d’un mauvais parti !

Mais l’heure n’est pas aux regrets. Une défaite de Sarkozy, « homme du passé et du passif », comme dit si bien Royal, reste « jouable » (grâce à une partie des électeurs de Bayrou).

Un rappel tout de même :  c’est au premier tour, que Sarkozy (donné gagnant par plus de 200 sondages) a constitué son magot de voix. Et ce n’est pas en s’attardant sur le bilan du « candidat sortant » lors du débat du 2 mai que Ségolène pourra le faire fondre, ce magot. C’est pendant la campagne du premier tour qu’il fallait le faire, ce bilan !

Comme c’est avant le premier   tour qu’il fallait reconnaître et proclamer les qualités de Strauss-Kahn et s’inspirer du projet de Bayrou au lieu d’insulter Rocard et Kouchner et de dénigrer (sur le ton haineux des sarko-centristes et de la droite devenue extrême) les efforts authentiquement « révolutionnaires » du « central » Bayrou.

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Ce doit être dur de militer pour un parti dit « progressiste » qui joue depuis des années les arrière plus que les avant-gardes… Avoir raison trop tôt est une maladresse. Avoir raison trop tard est une faute !

A Bayrou, vous lui reprochiez surtout d’être venu de la « droite » (ce qu’il reconnaît   et    assume). Comme si       Mitterrand avait eu la « gauche » dans ses gênes (pour reprendre une image sarkozienne). Comme si la « fille du colonel » déguisée en Madone du socialisme ne venait pas (et n’était pas restée un peu) de « droite ». Comme si l’intelligence n’était pas d’abord la faculté de se remettre en cause.

Dimanche, je voterai Ségolène Royal en ayant une pensée émue pour vous, car je sais que vous n’êtes pas dépourvu du sens citoyen des responsabilités : si Sarko gagne, il pourra vous dire « merci ». Sarkopoléon-le-Petit n’avait qu’une angoisse : être opposé à Bayrou au deuxième tour. Là, il n’aurait pas menti en se posant en    challenger… C’est vous qui en avez décidez autrement.  

Mais pas de pessimisme : c’est encore « jouable ». C’est pourquoi je vous adresse (pour votre mémoire, demain) cette mise au point avant le verdict des urnes… En espérant qu'aux législatives, vous saurez reconnaître les candidats vraiment "progressistes", même et surtout s'ils représentent la "gauche" archaïque. Ce sera là l'occasion de limiter la "casse démocratique" annoncée... mais chaque chose en son temps!

Cordialement.

Daniel RIOT

 

03:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, PS, royal, bayrou

Et maintenant: le duel au sommet

Ségostar joue à « quitte ou double » contre SuperSarko dans un « psycho-show » télévisé : Deux destins personnels à un carrefour de l’Histoire collective

Qu’attendre du grand débat, si bien encadré, de ce soir ? Une émission de pycho-show. Un match de catch mental.  Un grand oral à deux voix. Une superproduction à voir, bien sûr, mais qui risque de décevoir ceux qui en attendent trop…

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Celles et ceux qui attendent un débat d’idées, projet contre projet, risquent d’être déçus. Celles et ceux qui attendent ce duel pour décider de leur vote dominical risquent de devoir jouer à pile ou face ou de hiérarchiser leurs préoccupations.

Une soirée pour rien ? Non. Ne serait-ce que pour la première fois, cet exercice de haute école oppose un candidat et une candidate : Sarkozy s’y  est préparé avec quatre femmes…  Mais cet exercice  n’aura sans doute guère d’influence sur le scrutin de dimanche. Sauf si…

DES ENJEUX INEGAUX

Sarkozy n’y a pas grand-chose à perdre. C’est lui qui mène le bal depuis le début de la campagne (sauf la semaine dernière où Bayrou a joué les trouble-fête. C’est lui qui a toujours au moins deux points d’avance dans les sondages, donc au moins  quatre de plus qu’elle. S’il réussit à simplement neutraliser sa concurrente, il sort grand vainqueur. Il n’a qu’à protéger sa mise. Qu’a finir une course menée en tête par un sprint tranquille, avec le seul souic d’éviter la chute avant la ligne d’arrivée.

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Ségolène  Royal, elle,  se trouve face à un défi difficile à relever : réussir dans cette première et dernière danse à  imposer sa musique,  son rythme, ses mouvements, sa cadence. En usant de sa féminité, mais tomber dans les pièges de la femme dominatrice ou victime (ce qu’elle a fait trop souvent) Elle doit, surtout,  prendre des risques très calculés.  Viser juste à tous les coups, surtout si elle tente quelques flèches pour  provoquer la « faute qui tue » chez le favori qui ose se présenter en « challenger ». Elle est dans un « quitte ou double ». Dans une partie de  poker !

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La politique-spectacle dans sa splendeur

Apres le Sarko-Circus , le Sego-show: vive la politique joyeuse...

40 000 à Bercy pour Sarko! Plus de 60 000 à Charletty pour Ségolène. la “people démocratie” se porte bien. Dites-moi qui vous plait , je vous dirai pour qui voter. Macias ou Moustaki? Séguéla est le meilleur. Il a voté Ségo au premier tour et il va voter Sarko au second…“Ségo m’a fait rêver et Sarko l’a fait” ! (Quoi?)« Je pense simplement que celui qui a le plus de chances de nous remettre sur les rails, ce n’est pas le tracteur de Bayrou, ce n’est pas la charrette de Ségolène Royal, c’est la formule 1 de Nicolas Sarkozy » ! Arrêtes ton char, Jacques...homme à la "faiblesse tranquille"

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Vous vous en moquez du vote de ce fils de pub? Moi aussi. Jouer gagnant à son âge, c'est grave... La soupe,il est vrai,  a toujours été meilleure a l'Elysée qu'aux resto du coeur! Et Sarko adore les transfuges...Ne serai-ce que pour les mépriser.

Là je déconne. Mais que me reste-t-il après le bouillon pris avec Bayrou?

Le rire, une bonne béquille. La politique n'est pas toujours tragique, même quand  il faut choisir entre à casque à pointe et bonnet d'âne... J'exagère encore, bien sûr. Mais le vote blanc ( même en orange) compte pour nul (c'est désobligeant) et s'abstenir c'est suivre...les consignes antirépublicaines de Le Pen, ce grand perdant dans les urnes et ce grand vainqueur dans les têtes de ce premier tour qui fut tout de même un vilain tour que les Français se sont jouée à euc-mêmes... Sarkozix chez les Gaulois, ce ne sera pas une BD! Mais les Gaulois l'ont voulu. Tant pis sui le ciel leur tobe sur la tête. "Faut rigoler", n'est-ce pas Henri Salvador . Sarko El Salvator va nous sauver. éEncore cinq jours a-t-il dit ce soir à la télé (il avait dit six hier): compte à rebours pour le Paradis, dans cette France ssarkolandisée où sa majesté Nicolas Ier sera heureux comme Dieu avant la pomme d'Eve.

J'arrête ce mouvement d'humeur: l'essentiel, dans une élection, c'est de rester fidèle à soi-même et à ses convictions. Chacun n'est responsable que de soi dans l'isoloir.Ciomme devant sa glace. Sinon on a le "sang triste", comme disait Pasqua, ce frère en clown (triste) de Santini Retour aux faits, donc! Charletty, cela a au moins un vrai parfum de mai...Un grand concert-meeting réunissant militants PS et soutiens "people" de Ségolène Royal était donc organisé, au stade Charléty à Paris. Trop petit, le stade. Comme Bercy!
Selon le PS, "plus de 60.000 personnes" étaient présentes, une partie du public étant obligée de rester derrière les grilles fermées par la Préfecture de police de Paris en raison de la foule. Les portes d'entrée ont été fermées vers 17H00 devant l'affluence. Mesure de sécurité!

François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, directeurs de campagne de la candidate du PS, ont évoqué dans un communiqué "un immense succès". Ils ont bien fait de le publier en ce jour férié ce communiqué, car dimanche....mon vote Ségo ne suffira sans doute pas! Encore un vote utile-inutile."le superflu, chose si nécessaire", disait Monsieur de Voltaire

Mais pour moi, c'est mieux qu'un vote "nuisible":j'ai toujours mis mes principes et mes valeurs devant et avant les questions d'intendance. Comme disait De Gaulle"l'intendance suivra". Les principes, eux, quand on les étouffe ont toujours d'énormes difficultés à reprendre le dessus."J'ai entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès : rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial", a lancé Ségolène.Sur ce point , j'approuve!

 "Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde", observait le porte-parole de la candidate socialiste Vincent Peillon, posté à l'entrée du stade avec l'agent artistique Dominique Besnehard. "C'est magnifique, cela représente la politique joyeuse!", s'enthousiasmait de son côté Christiane Taubira, membre du Parti radical de gauche et conseillère de la candidate. Une conseillère qui n'avait pas pu se présenter aux Présidentielles pour cause de calculs politiciens (aussi nombreux à gauche qu'à droite)
Dés 15h30, des artistes tels les chanteurs Alain Llorca, Sapho, Yvan Le Bolloc'h ont commencé à se produire. Bravo, cela rime avec Ségo (comme avec Sarko, d'ailleurs). Trois heures et demi de concert...BRAVOOOOO! BRAVEAUUUUUUU! Avec reprise après le dsicours de Ségostar.
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Un bon slogan (que n'a pas trouvé Séguéla l'aigi)"Pour nous c'est elle". Et quelle belle affche! Les chanteurs Benabar, Cali, Renaud, Georges Moustaki, Yannick Noah, Olivia Ruiz, Michel Delpech, Disiz La Peste, Grand corps malade, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette et les Têtes raides. Et  des comédiens tels Ludivine Sagnier, l'humoriste Elie Semoun ou encore les réalisateurs François Ozon et Emir Kusturica.
Ce concert "pour la victoire", est "une grande fête populaire, mais aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, de gaieté, d'énergie. Aujourd'hui, la France souvent a perdu le sourire", a estimé Ségolène Royal, promettant aux artistes d'être "à la hauteur de leur engagement".
Mais le meilleur des comédiens français actuels n'était pas là,mais en Bretagne: Sarkozy Oscar , Cesar, Molière d'Or. dans toutes les catégories, y compris dans cet art de la magie qui fait faire des miiracles!
dans le discours de Sékostar, une bonne formule: "Sarko , ce n'est pas de Gaulle, et Doc Gynéco, ce n'est pas Malraux".Elle a raison: il ne faut pas laisser à Sarko le monopole des évidences proclamées. Mais Sarko, lui, c'est Napoléon qu'il se prend et de doc Gynéco, il se moque totalement. Sa seule drogue, c'est le pouvoir. Jusqu'à l'overdose. Fume, c'est du Sarko...
Promis: dimanche, j'arrête de fumer! Vivre tue, non? Surtout en Sarkoland... Mais il s'agit là encore d'un procès stalinien. Pauvre de moi, anticommuniste et antitotalitaire primaire et fier de l'être.!
 
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