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28/03/2008

STRASBOURG: Pour une Europe de l'intelligence

la  MISSION de "capitale démocratique " et la  VOCATION de "capitale intellectuelle" de l'Europe de la métropole alsacienne sont  indissociables .

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EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT

STRASBOURG est l'une des villes où l'on doit plus qu'ailleurs "penser l'Europe", approfondir les valeurs et le sens de mots tels que "démocratie","poltique", "droits de l'homme", "éthique", "droit et justice", "libéral", "totalitaire", "humanisme", "histoire et mémoire", "tolérance", "citoyenneté", "civilisation", "culture", "dignité", "laïcité","vivre ensemble", "respect" ...

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Déjà par ce grand "laboratoire d'idées" (comme disait Schuman) qu'est le Conseil de l'Europe, par une partie de son université,  par  de multiples initiatives, elle l'a été et elle est. En "carrefour des routes" , donc des hommes, des marchandises et des idées. En centre de cet l'humanisme rhénan qui a tant influencer le personnalisme fondateur des Droits de l'Homme.

Elle peut et doit l'être davantage. La  Fondation pour l'innovation politique tient ce 28 mars  à Paris colloque de réflexions sur "Strasbourg capitale intellectuelle de l'Europe". Bien. Très bien même. A une condition : que la métropole alsacienne demeure la "capitale démocratique de l'Europe", donc la capitale de l'Europe citoyenne.

Cela exclut que ce projet d'université européenne d'un type nouveau ne soit pas lié à l'affaire du siège du Parlement européen, comme de bons esprits (n'est-ce pas Dany Cohn-Bendit?) l'ont fait un peu vite  par facilité plus que par réflexions. Ce serait une  grossière  erreur. Et une faute.

 

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La crise du politique est  d'abord  une crise de la pensée politique.  C'est du "limage des cervelles" en  un  lieu  chargé d'Esprit entre ceux qui pensent et  ceux qui agissent que l'on surmontera au niveau eropéen l'actuelle "Défaite de la pensée".

C'est d'ailleurs dans le même souci philosophique et pragmatique qu'a été monté le projet d'Eurodom cher à Alexis Lehmann que RELATIO soutient peinement.

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Mélanger ce beau projet d'UNIVERSITE DE L'EUROPE et aspirations centralisatrices de ceux qui rêvent d'un Parlement baignant plus dans l'eurocratie  que  dans le terroir de l'Europe citoyenne, revindrait à gacher à la fois  la chance d'une re-naissance intellectuelle de l'Europe et l'approfondissement de la démocratie  dans l 'Union , dans l'espace paneuropéen et dans cette eurosphère qui va s'étendre de l'autre coté de la Méditerranée. 

Strasbourg a une MISSION démocratique et une VOCATION intellectuelle INDISSOCIABLES.

L"Europe de l'intelligence" que veut Geremek et qui est un impératif passe par les moyens que la métropole de l'Europe citoyenne doit avoir pour assumer les deux de conserve. Pleinement.

Ces moyens seront d'autant plus faciles à trouver  s, comme la nouvelle municipalité le souhaite, cette mission et cette vocation deviennent celles de cet eurodistrict qui, à cheval sur le "fleuve de fleuves", comme disait Victor Hugo. doit symboliser plus que tout autre lieu cette aventure fantastique qui permet de faire en sorte que la paix ne soit pas seulement l'absence de guerre. Et que le futur ait un ...avenir.

Daniel RIOT 

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02/12/2007

LIVRES: LE PRIX 2007 DE RELATIO, L'EUROPE EN REVUE

Le livre européen de l’année :

Lettres européennes

Manuel d'histoire de la littérature européenne Annick Benoit-Dusausoy, Guy Fontaine Editions de Boek université) Un ouvrage qui manquait. Et qui est remarquablement fait. Lettres Européennes, c’est le premier manuel d'histoire de la littérature européenne.  Plus de deux cents universitaires de toute l’Europe ont collaboré à  cet ouvrage collectif qui a une ambition pédagogique noble et qui atteint son but :  il est  légitime et nécessaire, pour les 800 millions de citoyens européens, de connaître les racines, l’histoire, l’actualité de la production littéraire de l’Europe qu’ils habitent. La citoyenneté se forge sur une conscience qui se nourrit de l’écrit, au-delà des difficultés des traductions et des clivages entre tradition et modernité.

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Aux contributions sur les héritages antique, biblique, celtique ou arabo-andalou, qui ouvrent le livre, répond le chapitre « Figures contemporaines » : 46 notices sont consacrées à 46 auteurs contemporains vivant et écrivant la littérature d’aujourd’hui dans le continent européen.

Dialectique du connu et de l’inconnu, imbrications de l’Histoire dans des histoires, littérature de témoignage ou de fiction : l’Europe qui s’écrit aujourd’hui est en consonance avec la tradition de circulation des êtres, des livres et des idées, caractéristique de la genèse culturelle de notre continent. Bravo à eux ! Puisse cet ouvrage être le premier d’une série… L’Europe est une entité culturelle. Pour s’y reconnaître, il faut mieux la connaître.

L'ARTICLE DE RELATIO, par Daniel RIOT >>>>>>>>>>>>

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19/11/2007

Strasbourg: Adapter les Universités européennes à la mondialisation

Strasbourg: Conférence du Conseil de l'Europe consacrée à l'enseignement supérieur dans un monde complexe

La conférence organisée par le Conseil de l'Europe à Strasbourg, les 20 et 21 novembre, traitera des enjeux de l'enseignement supérieur dans les sociétés modernes.Cette conférence ouverte à la presse s'intitule " Les nouveaux défis pour l'enseignement supérieur européen : gérer la complexité d'une société mondialisée " ; elle offrira aux hauts responsables de l'enseignement supérieur l'occasion d'aborder, notamment, les questions suivantes :

- l'enseignement supérieur européen peut-il relever les défis de la planète ?
- réinventer l'enseignement supérieur européen au vu des évolutions technologiques ;
- comment promouvoir la viabilité de la société au moyen de l'enseignement supérieur ?
- dialogue interculturel et cohésion sociale : l'enseignement supérieur face à la diversité culturelle ;
- concilier le progrès scientifique et les menaces qui pèsent sur l'environnement dans l'enseignement supérieur ;
- concevoir un enseignement supérieur adapté aux besoins d'un pays en transition ;
- promouvoir les valeurs universelles au vu de l'évolution de la société.

f29df21054661a5bf3027d304cadb855.jpgLa Sorbonne

L'UNIVERSITE ENTRE HUMANISME ET MARCHE 

Il s'agit de la conférence de lancement du nouveau projet phare, d'une durée de trois ans, du Comité directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche (CDESR) du Conseil de l'Europe, " L'université entre humanisme et marché : redéfinir les valeurs et le rôle de l'université au XXIe siècle ".

EN SAVOIR PLUS SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>

16/09/2007

Strasbourg: Ces rumeurs du web qui font des ravages....

"Le combat contre l'antisémitisme, les racismes et les discriminations continuent"

Je reprends ici l'article publié par Chantal Cutajar sur son blog personnel et sur son blog politique à la suite des articles de presse sur les rumeurs éhontées et les désinformations dont elle a été l'objet.

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A propos d'une campagne de dénigrement

La presse s’en est fait l’écho. Sur ce blog politique comme sur mon blog personnel, je me suis abstenue délibérément  de tout commentaire. Ce n’était évidemment pas à moi de nourrir (même indirectement par des démentis) une rumeur sans fondement lancée en janvier dernier, relancée en juin et réactivée en septembre (à la veille de ma rentrée politique annoncée) par des rumeurs de ville reprises sur des blogs.

Cette « affaire » qui n’aurait jamais en être  une vient de se terminer par une déclaration de la Présidente de l’Université Robert Schuman : « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».    Le dossier est donc clos, comme écrivent les DNA.  

J’ai rédigé un communiqué publié dans les DNA : « Mon combat contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme et les discriminations est utile et juste.

Ce combat, je le mènerai partout où je serai. A l’Université, et dans la sphère politique.

Je suis heureuse de la décision prise par la Présidente de l’URS. Je saisirai les instances universitaires afin d’adapter le règlement d’examen aux actions pédagogiques et de solidarité tournées vers la cité et au service de valeurs fondamentales.

J’introduirai une action en diffamation contre quiconque, sans exception, et en quelque lieu que soit, y compris dans l’enceinte du Conseil municipal de Strasbourg, propagerait des informations et des rumeurs portant atteinte à mon honneur, ma réputation et ma probité professionnelle, quelque soit le moyen de diffusion ».

Je m’en tiens là. J’ajouterai seulement trois choses qui me semblent essentielles :

1)     Je suis vraiment désolée que l’honneur des étudiantes et des étudiants qui ont travaillé  beaucoup et bien  dans ces opérations ait été atteints à travers les attaques dont j’ai été l’objet. Il n’y a eu ni « surnotation », ni « surprime », ni « cadeau  bonux pour les fayots » comme j’ai pu le lire. Les points attribués étaient justifiés non par le volontariat mais par la qualité et la quantité du travail fourni et des prestations effectuées. Les travaux qui à mes yeux ne méritaient pas une note d’excellence ont été soit retournés soit retravaillés. En quoi une note d’excellence pour un travail excellent peut-elle être « discriminatoire » ? Chaque étudiant pour cette option a travaillé au moins 135 heures!

2)     Contrairement à ce qui a été dit et écrit, la médiatisation de mon cours au Struthof et de mes cours n’a pas été faite pour faire « mousser » qui que ce soit et surtout pas moi. Je déplore même qu’elle n’ait pas été plus grande cette année : 1000 lycéens ont été concernés par ces cours d’éveil.

3)     J’espère que cette action, menée à Strasbourg et à Marseille, continuera à avoir un effet boule de neige et devienne une opération nationale voire européenne puisqu’elle s’inscrit dans le cadre de campagnes pédagogiques stimulées par le Conseil de l’Europe.(Année de l'égalité des chances , notamment)

Merci à celles et à ceux qui dans cette épreuve (car épreuve, il y a) m’ont soutenue et ont continué à me faire confiance.

Les attaques injustes dont j’ai été l’objet et qui atteignent toutes celles et ceux qui travaillent avec moi pour développer une pédagogie active du droit (il s’agit  surtout et d’abord de cela) me confortent dans ma détermination de continuer à défendre les causes qui me semblent essentielles dans l’application des droits de l’homme. L’antisémitisme, les racismes, les discriminations en tous genres ne sont pas seulement des fautes morales, mais constituent des délits.

Chantal CUTAJAR

LIRE MON MEMO SUR MON INITIATIVEChantal CUTAJAR. DROIT ET DISCRIMINATIONS.doc

A LIRE AUSSI >>>>>

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>

LE BLOG PERSONNEL DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>

14/09/2007

STRASBOURG: La fausse affaire des "surprimes" à la la fac fait pschitt...

Dossier clos pour Cutajar

« L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ». Tel est le sentiment de Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, sur l'affaire concernant Chantal Cutajar.
Une sanction avait été réclamée par le nouveau doyen de la faculté de droit, Jean-Michel Poughon, à l'encontre de cette enseignante-chercheuse de l'université strasbourgeoise (lire DNA d'hier). La raison ? Chantal Cutajar avait accordé un bonus de 10 points à certains de ses étudiants, volontaires pour une action qu'elle avait initiée et qui consistait à faire prendre conscience aux lycéens des dangers du négationnisme.
Maître de conférence à Robert-Schuman et ancienne numéro trois de la municipalité strasbourgeoise, avec laquelle elle a coupé les ponts, Mme Cutajar brigue la tête de liste UDF-Modem aux prochaines élections dans sa ville.

Ce filet des DNA fait suite à ma note précédente. No Comment, comme on dir sur Euronews. Mais là, il n'y a même pas d'images... Encore une précision tout de même: parler de Bonus fait un peu "cadeau Bonux" C'est insultant pour les étudiants qui ont accompli des travaux d'une très grande qualité, réclamant recherche, temps, réflexions et talents d'expression. C'est comme le terme surnotation qui ne convient en rien à la notation d'un travail qui mérite effectivement rétribution et qui n'est acceptée que s'il conrrespond aux critères qui justifient un 10. Un 10 qui d'ailleurs n'est guère utile: tous les étudiants volontaires pour cette mission pédagogique et civique dans les lycées sont des bons étudiants qui n'ont nul besoin d'une "surprime". Mais "l'innovation pédagogique", comme dit Florence Benoît-Rohmer n'est pas simple dans le conservatisme si caractéristique de certains milieux universitaires. Question au Doyen:ce type d'injustices à l'egard d'une enseignante (et des étudiants concernés) se répare comment? En l'occurence, le droit des victimes n'existe pas puisque c'est non le  droit civil mais les codes de l' incivilité  qui doivent être agités... A quand la "tolérance zéro" pour les allumeurs et les colporteurs de rumeurs? DR

Université: Le Doyen de la fac de droit incite des étudiants à déposer des recours contre les notations d'une enseignante engagée au Modem

Université et politique : Quand le Doyen de la fac de droit de Strasbourg se discrédite en donnant crédit à une désinformation orchestrée contre une de ses collègues

CUTAJAR A LA UNE ! C’est un slogan qu’elle aurait pu prendre pour sa campagne des Législatives dans la première circonscription de Strasbourg, Chantal ! Mais cela ne correspond pas à son style, plus réservé, moins pschitt, moins creux… Cutajar à la « Une » : ce fut dans les DNA d’hier matin ! Bien malgré elle.

Bandeau en Une générale et en Une région ! Avec une photo très bien : l’une des plus réussies d’elle publiée à ce jour dans le journal local. Et avec un texte (je ne plaisante pas) remarquable de Denis Tricard. Sur ce sujet qui n’est en rien une « affaire » mais qui soulève des problèmes délicats, il a su confirmer ses qualités journalistiques. Sérieux de l’enquête et rédaction intéressante.

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(photo DNA)

Je résume pour ceux qui ne savent pas : Mme Cutajar, enseignante-chercheur à l’Université Robert Schuman et …candidate aux prochaines municipales de Strasbourg, est attaquée  à la suite d’une initiative (soutenue par la Région, par le rectorat, par la Présidente de l’université, par la Halde, par la secrétaire générale adjointe du conseil de l’Europe et par ceux qui luttent contre les délits de racisme, d’antisémitisme, de  discriminations et de négationnisme. Le Doyen regrette par voie de presse qu’aucun étudiant n’ait déposé de recours sur ce qu’il appelle des « surnotations » et demande des sanctions contre l’enseignante. La présidente de l’Université ne traduit (évidemment) pas Mme Cutajar devant le conseil de discipline. Mais le mal est fait. La réputation (« c’est ce qui ne dépend pas de nous », disait Aristote) de Mme Cutajar est touchée. Celle de l’université Robert Schuman aussi. Et le Doyen se dédouane en accusant le journaliste d’avoir trahi ses propos…C’est si facile!

Je n’ai pas ici (ce n’est pas de ma compétence) à commenter ce qui est dit ou écrit sur les fautes de vocabulaire commises dans les narrations de cette affaire qui n’en est pas une (« surnotation » sur le volontariat, par exemple !) ou sur la mémoire très sélective du doyen, ou sur tous les détails qui mériteraient des démentis. Mais cet article (qui va en entraîner d’autres ailleurs, c’est la loi du tapage médiatique)   met en relief quelques signes de notre temps  qu’il serait criminel de ma part de ne pas souligner

1° Une rumeur dénuée de tout fondement, partie d’informations fausses, partiales et partielles se répand dans quelques bars (par des faux amis puis par de vrais ennemis politiques de Chantal). Elle est reprise par des blogueurs anonymes qui se voient porteurs de scoops et se sentent chargés d’une mission de Zorro du Rhin. Ce bruit de ville comme il en est tant d’autres à propos de toutes celles et de tous ceux dont « la tête dépasse » dans Strasbourg-Village devient une information « puisque c’est écrit dans le journal ». Relire « La rumeur d’Orléans » d’Edgar Morin ! Ce fut écrire avant le NET, le web, les blogs. Sociologues de l’information, à vos plumes : cette belle étude  est à refaire…

Comme l’a  écrit un lecteur (qui a joué les incendiaires sur son propre blog) dans un commentaire publié sur mon blog-notes, on vit dans une époque,   où l’accusation n’a pas à fournir des preuves du bien fondé de ce qu’elle avance, mais où l’accusée (même à tort ou de rien) doit faire preuve de son innocence… C’est le genre de raisonnement qui peut mener loin. Le stalinisme (comme le fascisme) reste vif dans bien des têtes…

2° En politique, tout est bon… Ce n’est pas nouveau. Et l’exemple vient d’en haut… Chronologie de ce qui est devenue la « rumeur Cutajar » …

Cette rumeur soigneusement gonflée est née à la fin janvier (et non en juin). A la suite d’une note mal attribuée par les services et rectifiée. Avec la signature du Doyen. J’attendais d’ailleurs que cette (fausse) affaire monte à la surface pendant la campagne des législatives. Mais non… Ceux qui auraient pu le faire ne croyaient pas que Chantal ferait l’excellent score qu’elle a fait. Alors, pas de vile attaque qui aurait pu avoir un effet boomerang !

Elle est revenue, cette rumeur,  sur quelques blogs (de droite) dès que la candidature de Chantal aux municipales s’imposait …telle une évidence. Naturellement. N’en déplaisent aux jaloux, aux misogynes, aux drogués de la propagande du « tandem », aux rancuniers et aux rivales, à celles et ceux qui n’ont pas été jugés assez compétents, ou fiables,  pour remplir des fonctions dans l’équipe de Chantal…Eh ! Faire de la « politique autrement », c’est faire preuve d’une exigence qui peut blesser des susceptibilités écorchées.Et alimenter des rancunes et des rancoeurs.    

Cette rumeur réapparaît et court d’abord dans les nids « centristes » (ou plutôt « centreux », comme je me dois de  faire la différence) qui supportent mal les qualités personnelles de Chantal Cutajar, ses chances de réussite,  et son engagement sans faille sur la « ligne Bayrou ». Indépendance et Liberté, non proclamées mais assumées !

Cette rumeur diffamatoire  et infamante a même été évoquée,(avant la publication de l’article des DNA) en pleine réunion de la première section de l’UDF par le Président de séance Jacques Bon (expert en affaires universitaires sans doute ?) avec la spontanéité qu’ont parfois les esprits limités et grossiers (voir ma précédente chronique).

Cela, bien sûr, (j’étais remarquablement placé pour lire sur les visages) pour la plus grande joie de celles et de ceux (minoritaires en la circonstance) qui ne veulent évidemment que du « bien » à Chantal. Les personnalités intègres, courageuses et tenaces se font toujours beaucoup d’ennemis, c’est la vie. Surtout quand elles font de l’ombre à celles et ceux qui se prennent pour des soleils malgré leur esprit en lampe de poche.

Certains, avec cette campagne de désinformation,  ont vite affiché une triple satisfaction, ou plutôt trois satisfactions additionnées :

>>>Celle de (tenter de) démolir une « femme à abattre » du « tandem » UMP qui dirige Strasbourg. Il est vrai qu’elle n’est pas gagnée gagnante par les politiciens locaux, mais c’est elle qui est la mieux placée pour faire tomber le « tandem » aux pneus dégonflés. 

>>>Celle de (tenter de) salir une enseignante-chercheur qui s’est taillée une réputation internationale dans un domaine du droit qui gêne considérablement bien des « milieux » (le droit des affaires et la lutte contre l’économie criminelle, donc la corruption). La jalousie à l’Université, vous connaissez ? Non, il n’y en a pas…Et la haine de ceux qui n’enseignent le droit que pour permettre à des vrais pro de contourner le droit, vous ne connaissez pas ? Oh !Non. Ce serait « juridiquement incorrect » d’en parler…

>>> Celle de (tenter de) blesser une humaniste ou plutôt une personnaliste qui fait croisade (sans arrière pensée politicienne) contre les discriminations, contre tout ce qui nourrit l’antisémitisme, l’islamophobie, les racismes, les discriminations et contre tous ceux (et celles) qu’on nomme les « négationnistes », ceux (et celles) qui nient l’indicible. C’est parce qu’elle avait honte de la passivité des profs de droit (pas seulement de Strasbourg !) devant les propos inadmissibles et révoltants d’un prof lyonnais député européen et responsable du front national que Chantal Cutajar a pris son initiative. Une initiative tout à fait conforme, en plus,  à la volonté de faire bénéficier les lycéens du savoir des étudiants. Plus de 1000 lycéens en ont tiré parti cette année ! Et cette initiative a (ou avait, allez savoir, après les exploits du jour du Doyen !) vocation à devenir nationale. Ce qui serait tout à l’honneur de l’Université Robert Schuman.

Passons. A force de prendre des coups, Chantal se durcit l’épiderme. Elle en devient plus forte. Le « tandem » pendant quelques mois de « cohabitation » lui a appris tout ce qu’il ne faut pas faire quand on veut bien diriger une ville. Les attaques dont elle est l’objet depuis lui ont appris à  résister à la méchanceté, ont renforcé son refus des injustices  et ont dopé son énergie. Du coup, ceux qui l’estimaient l’admirent. A quelque chose malheur est bon.

Elle est de celles et de ceux que la petitesse des médiocres grandit, non de celles et de ceux qui se laissent rapetisser par les petits.

3° Comme me dit une amie enseignante (pas en droit !) :« Nous, les profs et les maîtres de conf’,  nous sommes plutôt inquiets par ce qui arrive à Cutajar… Si la moindre divergence sur une notation ou sur autre chose des enseignants avec leur hiérachie finit dans les DNA, le journal devra créer une nouvelle rubrique. Et si les Doyens se mettent à inciter les étudiants à contester leurs notes, nous ne sommes pas sortis de l’auberge »…

Il est vrai qu’un Doyen qui regrette publiquement l’absence de plainte ou de recours de la part des étudiants est un personnage qui mérite soit une médaille soit une sanction. Tout dépend de l’idée que l’on peut se faire de l’Université. Exprimer un tel regret devant un journaliste (ou au téléphone) revient à une incitation à la délation, non ? Enfin, je ne suis pas juriste, comme ce cher Doyen est sensé l’être.

Si je m’écoutais, à ce stade, je m’interrogerais publiquement sur quelques rumeurs qui traînent en ville sur ses idées et ses engagements politiques, mais je ne peux faire ici (même sous signature identifiable) ce que je dénonce ailleurs…Plus vicieux, encore, je pourrais publiquement lui demander pourquoi il ne se rend compte qu’en juin de faits qu’il connaît et qu’il avait avalisé en janvier. Mais je ne veux aucun mal à ce Doyen. Je lui reproche seulement de donner de son université une image qu’elle ne mérite pas. Et de s’être rendu complice d’une entreprise visant à discréditer une de ses collègue.

On démissionne quand Monsieur le Doyen ? Je me permets de vous poser la question (presque) en direct puisque je viens de recevoir à l’instant, en finissant cet article,  copie du courriel par vous envoyé cet après-midi aux enseignants de votre université où vous traitez de menteur (c’est comme cela que je lis ce que vous avez écrit) le journaliste des DNA.

Géniale, votre mise au point. Vous l’avez envoyée aux DNA, j’espère. Vous devriez écrire à la Présidente pour réclamer contre vous une « sanction plus que symbolique » et réunir pour (contre) vous le « conseil de discipline ». Allez va, je la publie intégralement cette rectification si bien écrite, avec un souci de la grammaire que vos confrères de Marc Bloch apprécieront aussi.

« Madame, Monsieur, Chers Collègues, Dans l’article des DNA du 13 Septembre 2007 intitulé “Certains étudiants surnotés en Droit Pénal” et relatant les problèmes rencontrés précisément à propos de la notation dans cette discipline, il m’est prêté les propos suivants : ” Le Doyen….se désole qu’aucun étudiant n’est à ce jour déposé de réclamation“. J’oppose naturellement un démenti formel à ces propos qui laissent entendre que le Doyen se réjouirait des réclamations des étudiants…
J’ai simplement précisé au journaliste qui m’interrogeait par téléphone, sur une affaire dont il était déjà totalement informé, que les étudiants concernés n’avaient pas déposé de réclamation. Il est évident que je souhaite personnellement que cette affaire soit réglée au plus vite, dans la sérénité et au mieux des intérêts universitaires. »
. Signé « Jean-Michel POUGHON - Doyen de la Faculté de Droit »

Etrange façon de faire montre de sérénité et de servir au mieux les intérêts universitaires, Monsieur le Doyen. Tout est dans les points de suspension, peut-être…Voilà qui dénote une sérénité étrange. Et un sens de l’expression détonant.  

Mais j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier votre style en lisant un « Que sais-je ? » qui restera dans l’histoire du droit civil, et j’avais apprécié votre haine viscérale de l’Etat à travers votre éloge (et votre interprétation surtout) de l’œuvre de Gustave de Molinari (1819-1912), cet « homme de  gauche « qui serait aujourd’hui un « ultra-libéral ».

Vous vous dites, il est vrai,  spécialiste de la pensée politique et de la philosophie du droit, deux domaines que j’adore labourer. Quand vous nous offrirez-vous une étude sur la rumeur en politique ou sur la désinformation en communication ? Je suis sûr que ce serait, sous votre plume alerte,  un grand succès de librairie.

Un autre thème est possible, évidemment : de l’art de salir la réputation d’une collègue qui a le mérite de ne pas réduire le droit à une simple technique utilitariste comme on le fait tant dans tant de têtes juridiques « politiquement correctes » en ce moment…

Rassurez-vous Monsieur le Doyen : Les ennemis politiques de Chantal Cutajar vont vous adresser des félicitations. Les négationnistes aussi, peut-être. Vous aviez réagi, vous, en tant que juriste, aux atteintes contre le droit des profs négationnistes ?  Pourtant, ces  affaires-là concernent directement la philosophie du droit et la pensée politique….

Daniel RIOT

30/05/2007

Université: Oui aux réformes, non au "passage en force"

Ma conception de l'Université, par Chantal Cutajar

A l'AFGES,présidée par M.Maximilien Cartier, j'ai animé hier soir avec plusieurs membres de man équipe  de conseillers (Jacques Ledig, professeur à l’INSA Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe LIVERNEAU Professeur de médecine et chef du service de chirurgie de la main à Illkirch Graffenstaden) un débat sur l'Université et la recherche.

Un rappel: 

 Je suis Maître de Conférences à l’URS  (Université Robert Scuman de Strasbourg) où je suis enseignant chercheur.J’enseigne le droit pénal en L2, M1 et M2 et je dirige au sein du Master 2 Droit et études européenne le parcours Sciences criminelles qui comporte 3 options : 1 recherche et deux voies professionnelles.

J’ai également une activité de chercheur au sein du Centre du droit de l’Entreprise où je suis responsable de l’équipe de recherche sur la criminalité organisée GRASCO. Mon domaine de recherche et mes travaux sont orientés vers la lutte contre les techniques financières qui permettent aux organisations criminelles de prospérer grâce à l’argent de leurs trafics.

C’est à ce titre que je publie de nombreux articles et participe à de nombreux colloques sur ce sujet, que j’ai été sollicitée par la Fédération bancaire française pour participer à la rédaction d’un livre vert sur la transposition de la troisième directive européenne relative à la lutte contre le blanchiment d’argent.

C’est à ce titre que j’ai été invitée par le département d’Etat américain à participer à un séjour de trois semaines pour étudier les dispositifs de lutte américain contre la criminalité organisée et le financement du terrorisme.

Voici un résumé de mes interventions:  

MA CONCEPTION DE L'UNIVERSITE
Je veux défendre le modèle universitaire français.
1°) Je m’opposerai catégoriquement si l’on tente de toucher au statut national des diplômes.
2°) En même temps, la question du degré d’autonomie des universités est posée et il faut y apporter des réponses.
Permettez-moi ici de témoigner de mon inquiétude en ce qui concerne le projet de loi sur l’autonomie des universités que le gouvernement Fillon veut faire voter au mois de juillet.
Ce projet est censé selon les termes de Monsieur Fillon, « donner de l’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent s’organiser comme elles l’entendent, recruter comme elles l’entendent créer les enseignements qu’elles veulent sans avoir besoin de demander  l’autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions. Cette loi devrait leur permettre « de retrouver l’excellence » alors qu’après avoir « été les meilleures du monde » elles « ont disparu dans les profondeurs du classement international ».
Et le projet qui est en train d’être concocté, en catimini, sans concertation aucune, ce projet est tellement extraordinaire, magique qu’il n’a pas besoin, si l’on en croit le gouvernement, d’être débattu.
Et bien, si je suis élue, je m’opposerai à ce que la loi sur l’autonomie des universités intervienne au mois de juillet.

Je m’opposerai non pas pour le plaisir de m’opposer puisque la position qui sera celle des députés du mouvement démocrate sera de soutenir les projets qui servent l’intérêt général et de combattre ceux qui sacrifieront l’idéal de justice sur l’hôtel de l’efficacité économique.

Je m’opposerai, tout d’abord parce que il faut mettre un terme à cette méthode législative qui bafoue les principes les plus élémentaires de la démocratie, je veux parler du pluralisme délibératif. Ces considérations semblent relever de la forme mais il ne faut pas s’y tromper, elles touchent aussi et surtout au fond.

De quoi s’agit-il ?

Alors que les organisations universitaires ont annoncé des Assises de l’enseignement supérieur pour élaborer des propositions pour une réforme large de l’Université dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est indispensable, le gouvernement annonce que cette réforme qui, aux dires même du ministre est « une réforme très très importante pour l’avenir de notre pays, peut-être l’une des plus importantes » sera votée au mois de juillet au cours de la session extraordinaire du Parlement.

Cette méthode n’est rien d’autre qu’un passage en force et nous avons le devoir de le refuser.

François BAYROU avait au cours de la campagne présidentielle dénoncé cette méthode législative consistant à faire passer des lois de manière autoritaire et sans débat réel préalable. C’est la raison pour laquelle, dans le programme législatif du mouvement démocrate nous avons mis l’obligation d’organiser un débat public de deux mois avant tout examen d’une loi importante au Parlement. C’est le temps nécessaire pour que puissent se tenir ces assises.

Mais je m’opposerai à ce passage en force aussi parce que cette loi qui touche à l’organisation et à la gouvernance des universités ne réglera pas tous les problèmes. C’est d’une réforme globale des universités dont nous avons besoin et cette réforme doit être précédée d’une concertation et d’une réflexion collective.
Au surplus, je ne suis pas rassurée par les propos du premier ministre lorsqu’il dit qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université et qu’il n’est pas question non plus d’augmenter les droits d’inscription. Je ne suis pas rassurée parce qu’il n’y a guère, Monsieur Fillon disait, en octobre 2006, lors d’une convention UMP, que :
« le problème des droits de scolarité devra être franchement posé. (...) Il est temps de comprendre que l’université pour tous a une contrepartie. Et cette contrepartie est notamment financière. (...) Il est tout de même stupéfiant de voir que personne ne s’offusque à l’idée de payer davantage pour son téléphone portable, son ordinateur portable ou l’achat de DVD, mais que chacun semble s’inquiéter à l’idée de payer un peu plus pour ses études supérieures ! »
Élue députée, je soutiendrai donc l’initiative des organisations universitaires pour « des assises de l’enseignement supérieur » parmi lesquelles figurent la conférence des Présidents d’Université, les étudiants de l’UNEF, la FAGE, la Confédération étudiants, le collectif « Sauvons la recherche, les syndicats de la FSU, l’UNSA-Education et la CGT.
3° Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement.
4° Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.
Je ne suis pas généralement favorable à l’idée de transposer en France des solutions qui viennent d’ailleurs.
L’enseignement supérieur de chaque pays résulte de son histoire. Faut-il tout refonder ?
Je préfère une évolution forte, dont le premier pas est la reconnaissance du doctorat : le doctorat doit devenir un diplôme reconnu à l’embauche, comme cela se pratique dans le monde et il doit être intégré dans le monde du travail.
C’est de cette manière que les docteurs seront à part entière des cadres de notre pays, dans les entreprises, l’administration, le monde politique et les médias.
Donc, plutôt que d’opposer les filières de formation, je préfèrerai une politique où l’on atténuera la différence entre filières de formation, par exemple en développant les passerelles qui existent déjà, à tous les étudiants méritants de toutes les filières, au niveau du mastère ou du doctorat ou encore que les écoles et l’université constituent des cursus communs.
La politique d’enseignement supérieur et de recherche devra veiller notamment lors de l’attribution des soutiens publics au respect de ces objectifs.
5° En ce qui concerne la réussite des étudiants. Quel est le constat ?
Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Pour y remédier il faut faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.
6° Et puis il faut humaniser notre université.
L’université est devenu un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, donc de changer en profondeur la qualité de vie sur les campus.
L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille.
Tout cela nécessiterait un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui, la France dépense près de 20% de moins par étudiant que la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE. Nous devons donc augmenter l’effort national en faveur des universités pour atteindre cette moyenne, soit 2,7 milliards d’euros sur cinq ans. C’est une nécessité et un investissement, tant la formation des jeunes est importante pour notre avenir.
7° Je crois en outre qu’il faut fixer une nouvelle mission à l’université : l’insertion et la formation professionnelle.
Je pense en effet qu’il faut mieux préparer les étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle.
L’introduction de modules de formation facilitant l’insertion : maîtrise d’une langue étrangère, de l’outil informatique ou des techniques de recherche d’emploi par exemple, seraient bienvenues.
Le développement de l’alternance, la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant dans son insertion professionnelle sont également deux moyens pertinents.
Pour conclure sur l’Université je voudrais dire que la place de l’Université devra être fortement revalorisée, car après l’augmentation massive des étudiants depuis 20 ans, stabilisée aujourd’hui, il devient possible d’ouvrir une nouvelle étape à long terme.
L’université souffre de trois maux comme je l’ai dit tout à l’heure :
- l’absence de reconnaissance du doctorat
- un manque de financement
- une gouvernance mal adaptée
Il faudra atteindre une dépense par étudiant également à la moyenne des pays de l’OCDE
Il faudra continuer le rapprochement amorcé avec les grandes écoles
Il faudra décider un changement de gouvernance. A cet égard, Strasbourg peut servir d’exemple avec la fusion des Universités prévue pour 2009.Ce type d’initiative ne peut conduire qu’à la visibilité de la France et à l’amélioration de sa recherche.

 

28/05/2007

Invitation: Rencontre à Strasbourg avec Chantal CUTAJAR sur l'Université et la Recherche

L'education, l'université, la recherche: Priorités des priorités du MoDem.

"Mon engagement politique est dans la logique de mes engagements professionnels:le droit, comme outil de Justice, Et l'enseignement, comme levier de l'égalité des chances, comme ciment du Vivre Ensemble, comme investissement pour l'avenir', se plait-elle à dire.

Ce mardi, elle  sera à l'écoute de vos opinions et de vos propositions et répondra à vos questions sur l'Université, à la veille d'une profonde réforme qui mérite débats et sur la Recherche, si malmenée et si négligée depuis des années.

"C'est dans et par la recherche que se joue en partie l'avenir du dynamisme français"  

Cette rencontre-débat se déroulee de 19h à 21h  à la Cafétéria Le Minotaure, RU La Gallia, entrée boulevard de la Victoire à Strasbourg

L'équipe de campagne de Chantal Cutajar

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RAPPEL: LES PROPOSITIONS DE BAYROU

>>>>>" Porter l'investissement par étudiant au niveau de celui des pays performants de l’OCDE. "

Pour améliorer les chances de réussite des étudiants, François Bayrou avait instauré le semestre d'orientation à l'entrée de l'université. Il reste beaucoup à faire pour rendre les études supérieures plus heureuses et plus fructueuses - et cela demande un investissement nouveau.

 

« Je veux défendre le modèle universitaire français. S’il n’est pas question de toucher au statut national des diplômes, la question du degré d’autonomie des universités est posée, en particulier pour les budgets de recherche.


Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement. Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.

Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Je propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.

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>>>> RECHERCHE « Je propose un pacte transpartisan d’investissement dans la recherche, garantissant une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche. »

À l’Université d’automne de « Sauvons la recherche », François Bayrou a affirmé sa conviction : la recherche est l’une des questions les plus importantes pour notre pays, pour sa place dans la globalisation. Le dialogue avec les chercheurs est une nécessité politique, et la réforme de la recherche une nécessité nationale.

« Je veux répondre à la grande frustration des chercheurs : vingt-cinq ans d’indécision des gouvernements successifs, des conditions de travail de plus en plus précaires, la jeunesse qui se détourne de la recherche.

Pire, nous vivons un drame national : la France forme de très grands chercheurs, qui partent travailler à l’étranger. C’est une perte organisée de la substance nationale ! La cause, c’est qu’ils n’ont pas de débouchés, la recherche n’étant pas considérée en France comme une formation qui conduise à la responsabilité dans l’entreprise.

Or la recherche de haut niveau est comme la pointe d’une pyramide, cette pointe sera d’autant plus éminente que la base de sélection sera large. Et sans débouchés, il ne peut y avoir une base large, malgré la qualité de notre recherche et de notre université.

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LES PROMESSES DE SARKOZY >>>>>>>>    et >>>>>>>>>>>>>>&...

 
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