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27/11/2007

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

30/10/2007

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

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28/10/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

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Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

22/09/2007

Strasbourg: Chantal Cutajar sur la même longueur d'ondes que Bayrou

Petite chronique ("centrale") strasbourgeoise

Les leçons de Seignosse tirées à Strasbourg : Chantal Cutajar et six acteurs du Forum Démocrate témoignent. Une réunion d’information citoyenne exemplaire.

Ce n’est qu’un hasard. Mais le fait n’est ni sans sens ni sans  portée : Les seuls Strasbourgeois adhérents du Modem qui ont fait le déplacement de Seignosse pour participer au Forum démocrate de François Bayrou organisé sous la direction de Jean-Marie Cavada sont sept membres très actifs de « Strasbourg Je T’M », l’association de soutien à la candidature aux municipales de  Chantal Cutajar.  

Ne me demandez pas pourquoi celles et ceux qui se prétendent UDF ou UDF-Modem tout en partageant les idées et l’opportunisme du Nouveau Centre ou qui espèrent que le MoDem ne sera que la continuation de l’Udf sous une autre forme n’ont pas fait le voyage… Les Landes, c’est loin, il est vrai. Et un week-end dans un VVF, çà ne fait guère « distingué ». C’est plus simple de bavasser, d’intriguer ou de jouer les casseurs de dynamique sur des blogs, dans des bistrots ou ailleurs…

J’en parle d’autant plus librement que moi-même, je n’étais pas à Seignosse. C’est d’ailleurs pour cela que ce matin j’étais l’un de la centaine d’auditeurs qui, au FEC,    ont écouté les compte rendus faits par quelques uns de ces témoins-acteurs du travail effectué dans les ateliers et en séance plénière lors de ce rendez-vous de Seignosse.

L’indépendance dans la clarté

Après des débats conduits avec sérénité, rigueur et esprit d’écoute,  l’Assemblée réunie par Chantal Cutajar a visiblement apprécié les grands axes d’actions dégagés à Seignosse et notamment trois lignes directrices :

1)      L’impérative nécessité que le MoDem soutienne une liste vraiment indépendante de la droite et de la gauche aux prochaines municipales dans les grands villes, donc à Strasbourg et partage pleinement les valeurs et les idées du Mouvement démocrate

2)       La volonté de tenir compte en tout et pour tout de la dimension européenne des problèmes à résoudre et des actions à entreprendre ;

3)      La volonté de mettre en œuvre à tous les niveaux  les idées développées par François Bayrou et Corinne Lepage : lier d’une façon nouvelle l’économie, le social et l’écologie. Cette « économie sociale durable » ou cette « éco-économie sociale » constitue le socle de l’économie sociale de marché qui dépasse les clivages binaires droite-gauche et qui doit être la référence à tous les niveaux (locaux, régionaux, national, européen, international) si l’on veut remettre (ou mettre) « l’Homme au cœur de toute action ».

« Pluralisme et rassemblement »

Dans une courte déclaration, Chantal Cutajar a insisté sur l’importance de la charte des valeurs qui doit servir de Code de bonne conduite au moDem et  mis quelques points sur les « i » notamment face à l’UMP et au PS locaux.

>>Entre le « tandem » et elle, « il n’y a aucun cadavre », mais des divergences de fond qui portent sur les valeurs, sur la nature de la démocratie locale, et sur la manière de diriger la Ville. « Nous rendrons Strasbourg ville Libre aux Strasbourgeois ».

>> Face aux propos tenus récemment dans les dna par un responsable local du PS, elle a redit sa totale indépendance et son refus de toute perspective d’alliance éventuelle soumise à conditions. Un partenariat éventuel, après le deuxième tour, si cela s’avérait nécessaire, se ferait en toute transparence sur la base d’engagements précis. « Nous ne seront les godillots de personne » (…)  « Nous ne nous allierons qu’avec ceux qui acceptent le pluralisme et le rassemblement au-delà des frontières de leur camp »

J’ai rédigé ce compte rendu d’une manière assez factuelle parce que je n’ai vu aucun journaliste dans la salle. Cela  est un constat non un reproche. Alors j’ai essayé de résumer au mieux, en faisant abstraction de mes humeurs. De mes humeurs qui me pousseraient à applaudir ce type d’initiative d’information citoyenne bien menée…

J’ai assisté à une  réunion politique qui ressemble à ce que devraient être toutes les réunions politiques, donc à  mille lieues de celles auxquelles j’ai pu assister ou participer ces derniers temps…Mais n’est pas authentiquement « démocrate » qui veut ! Chantal Cutajar avait raison d’appeler son blog politique, « le jardin de la démocratie ». Etre démocrate n’est pas un état mais une culture, aux deux sens du terme,  un savoir faire, un savoir vivre et savoir améliorer.

Une nouvelle convertie au MoDem  en lice

Nombre de correspondants me demandent ce que je pense de la candidature de Mme Hug-Kalinkova à l’obtention de l’investiture du MoDem comme tête de liste pour les municipales à Strabourg. Merci à eux pour leur curiosité, mais je n’exprime mes opinions que lorsque j’en ai. Et je n’en ai que sur les sujets que je connais.

En l’état, je ne connais guère cette dame autrement que parce que j’ai pu lire sur elle ou d’elle  dans la presse. Mais mon personnalisme intrinsèque me fait croire, jusqu’à confirmation ou preuve du contraire, que cette dermatologue engagée en politique gagne à être connue. J’espère donc avoir l’occasion de la rencontrer prochainement.

 

En attendant, je vois que sa candidature se veut « indépendante », donc qu’elle s’inscrit dans la ligne du MoDem. Cela est plutôt sain. Nous voilà loin des combats d’arrières garde des manipulés de la droite qui voudraient prendre le contrôle du MoDem avec les méthodes de ce Nouveau Centre qui n’est ni nouveau ni central.

"Bonnes feuilles"  et "lettre ouverte"

 Je ne suis surpris que par trois petits détails.

>> Je l’ai entendue dire voilà une dizaine de jour dans une réunion officielle de l’udf qu’elle ne serait pas candidate pour être de liste mais qu’elle ferait tout pour défendre ses idées qui seront bientôt publiées dans un « Livre blanc ».

>> Dans la même réunion, je l’ai entendue répondre NON à une question simple posée par un militant : « Votre groupe municipal d’opposition va-t-il rejoindre le groupe UDF-Modem du  Conseil municipal ?».

>> Elle a réservé aux DNA quelques « bonnes feuilles » de son livre (que je suis en train de lire) et la primeur de la lettre par elle envoyée à Bayrou pour en entrer en lice afin de tenter de devenir tête de liste.

Entre parenthèses, c’est drôle de voir à quel point des militants d’un parti  a priori favorable à la décentralisation sont les premiers à favoriser la centralisation : « Paris décidera » aie-je entendu au moins quinze fois en trois heures dans la bouche  d’un « maître jacques » de « cellule », pardon de section, de l’udf (non encore Modemisé)

Je comprends la première démarche de Mme Kalinkova (qui a donné un coup de sang à  Robert Grossmann). J’ai plus de difficultés à comprendre la seconde, n’ayant pas coutume de publier mon courrier privé dans les journaux (oui, moi aussi j’ai écrit à Bayrou : c’est une info, non ?)

Des Recommandés... non réceptionnés

Il est vrai que Mme Hug-Kalinkova a au moins deux  excuses à faire valoir :

 

·         les « autorités » locales de l’udf  n’ont pas les moyens d’aller retirer les lettres (recommandées) qu’elles devaient recevoir (à leur demande) avant le 31 août de la part des candidats à l’investiture. Terribles, ces problèmes de secrétariat… Après ne vous étonnez pas de ne pas recevoir de réponse… Ils sont une cinquantaine (et non 15 comme je l'ai lu sur un blog riche en imprécisions, en imprécations et en oukases qui n'engagent que son auteur) à voir ainsi leur courrier revenir à eux. Aucune mauvaise volonté: de la négligence!

·         les adhérents direct du Modem ne sont invités que d’une façon très sélective (ou du moins curieuse) aux réunions organisées par les mêmes « autorités » udf. Le département du Bas-Rhin est l’un des rares à ne pas avoir désigné (ou plutôt fait élire) un « représentant Modem » chargé de faire le lien entre les structures udf et les adhérents directs du Modem. Aucune arrière-pensée: pas de pensée du tout.

Que personne ne m’accuse d’avoir ici quelques griefs : je comprends que le MoDem soit un chantier qui perturbe bien des habitudes bureaucratiques dans cette Udf  qui avait réussi l’exploit d’exclure ou de suspendre des gens de ses rangs passés chez l’adversaire en pleine campagne des législatives, sans leur signifier officiellement la sanction qui à eux s’imposait par simple respect du règlement intérieur de cette « Union » si désunie…

Je comprends moins  en revanche  l’obstination de quelques « cadres » udf locaux  de faire exactement les deux bêtises qui,plus que tout (et plus que la pauvre Ségolène) ont fait perdre la  PS aux présidentielles (pas assez pour que Bayrou soir au second tour, hélas !) : concevoir un programme sans savoir qui conduira la liste et organiser des primaires. Il faut croire que les bourdes des uns ne servent pas toujours de leçons aux autres. Localement, le PS au moins a su en tirer quelques enseignements. Même si derrière  Roland Ries, on trouve (dans l’attente des « surprises » annoncées) une liste « voiture balais » pour perdants en quête de revanche et pour apparatchiks en souci de légitimité.

Anciens et modernes : La bataille de Zizanie

Il est donc  vraiment temps que l’UDF se métamorphose, change de peau (et pas seulement d’habits) et d’esprit (pas seulement de nom)… même si cela entraîne quelques clivages entre les «Anciens » (même très jeunes) et les « Modernes ». Cette bataille d’Hernani n’a pas fini de semer la zizanie…entretenue par ceux qu’elle arrange.

Au fait, avez-vous remarqué qu’à Seignosse un tiers des participants venaient de l’udf ou d’un autre parti et deux tiers n’avaient jamais été encartés ? Les « traditionalistes » (qui n’ont rien d’« historiques » contrairement à ce qu’ils revendiquent par sens aigu de l’autodérision sans doute) devraient s’en réjouir. Mais les réflexes de (mauvais) boutiquiers l’emportent sur la réflexion et la vision. Surtout quand ils passent leur temps à faire des calculs …binaires du style : « On perd plus à droite que l’on gagne à gauche ». Comme si le vrai pari de Bayrou ne visait pas à « gagner » des voix qui ne sont ancrées nulle part et qui précisément refusent le choix d’un camp ou le zapping entre deux camps.

Heureusement (et ils sont nombreux autour   de Chantal Cutajar dans « Strasbourg je t’M ») bien des militants Udf ne soutiennent pas Bayrou dans son actuelle stratégie que du bout des lèvres par opportunisme ou à reculons. Ceux-là   ont compris le nouvel état d’esprit qu’impliquent la « résistance » et la « révolution culturelle », donc le pari d’avenir  de Bayrou. C’est d’ailleurs ce qui est encourageant pour les « Démocrates ».

Daniel RIOT

29/05/2007

Strasbourg: Quand le sigle Udf est utilisé abusivement par l'UMP....

Sommations interpellatives auprès de deux candidats UMP 

medium_anne_meunier.2.jpgChantal CUTAJAR et Anne MEUNIER (notre photo) candidates investies par l’UDF – Mouvement démocrate de François BAYROU respectivement sur la 1ère et la 4ème  ont fait délivrer une sommation interpellative par voie d’huissier à Mme Frédérique LOUTREL et M. Yves BUR qui, de façon illicite, déloyale utilisent le sigle UDF sur leurs profession de foi et en ce qui concerne M;Yves BUR, sur les bulletins de vote.

Les candidats du MoDEM / UDF ont fait interdiction aux candidats de l’UMP d’utiliser le sigle UDF, cette utilisation créant une grave confusion dans l’esprit des électeurs et étant susceptible d’entraîner l’invalidation du scrutin du premier tour des législatives qui aura lieu le 10 juin 2007. Les candidates n’hésiteront pas à saisir le cas échéant le Conseil constitutionnel.

Ces faits ont également été portés à la connaissance du Ministère de l’intérieur.

"Les deux candidates, précise un communiqué,  sont fondées à penser que ces manœuvres sont un signe de profonde inquiétude et de faiblesse face à l’émergence d’un Centre libre et indépendant s’inscrivant profondément dans la réalité alsacienne et strasbourgeoise."

 

Pour rappel : Note publiée le 19/05/2007

 UDF: Mise en garde et clarifications!

Les 22 députés centristes sortants ralliés à Nicolas Sarkozy ont été prévenus : "Au regard des articles 14 et 20 des statuts de l'Union pour la démocratie française – UDF, tout candidat qui n'a pas reçu l'investiture de l'UDF ne peut se prévaloir de son soutien, ni utiliser son signe ou son appellation, sous peine de suspension immédiate du mouvement et d'une action en référé d'heure en heure", a annoncé un communiqué signé de Philippe Arnaud, président de la CNAC (Commission nationale d'arbitrage et de contrôle) de l'UDF.

Elargissement logique de cette prise de position claire: Ce rappel à l'ordre et cette clarification valent  évidemment pour les responsables ou élus UDf , quel que soit leur niveau de responsablité, qui ont rejoint ou rejoignent la"majorité présidentielle"ou qui, d'une manière ou d'une autre, en s'affichant UDF ou en s'en recommandant,  participent à des campagnes contre les candidats investis par l'UDF-Mouvement démocrate.

 
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