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22/11/2007

Union européenne: La dimension sociale ne doit pas se résumer en des voeux pieux...

Suite de la publication de la communication de la Commission sur le marché intérieur au 21e siècle, la Confédération européenne des syndicats (CES) craint que ses propositions d’action concrète dans le domaine social restent un voeu pieu. 

35bcf6c1444b3b7bba63d80e5afa7cd8.jpgLorsque la CES a accepté que le marché intérieur constitue le projet phare de l’UE, la Commission promettait d’offrir une forte dimension sociale : un agenda ambitieux en matière de politique sociale, plusieurs initiatives législatives sur la santé et la sécurité au travail et l’égalité des sexes, ainsi que la promotion du dialogue social. La stratégie de marché intérieur ne concernait pas seulement la concurrence mais elle était une approche équilibrée.

Pendant longtemps, la Commission a uniquement mis l’accent sur l’achèvement du marché intérieur en encourageant la libéralisation et la privatisation. La dimension sociale bénéficiait de moins d’intérêt.La Commission publie à présent une communication sur le marché intérieur au 21e siècle. Elle se tourne à nouveau vers la dimension sociale, en annonçant un Agenda social renouvelé.

La stratégie qu’elle dévoile concernant les services d’intérêt général est cependant totalement insatisfaisante pour la CES et nous craignons que ce soit également le cas pour d’autres propositions d’action. La révision de la directive sur les comités d’entreprise européens doit être entamée le plus rapidement possible, et finalisée d’ici 2008.

La CES reconnaît que l’UE doit prendre des mesures lorsque les marchés ne tiennent pas leurs promesses mais il n’y a aucune remise en cause de la libéralisation et des privatisations. La CES espère que la Commission prendra des mesures et ne se contentera pas d’apporter un soutien purement formel à la dimension sociale. Le marché intérieur ne peut bénéficier uniquement aux entreprises, il doit aussi être profitable aux travailleurs.

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03:40 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, social, économie

20/11/2007

Union européenne: La Commission sourde aux appels citoyens et syndicaux en faveur de services publics mieux assurés

384f49124cbca0a32ab73241ddac27d9.jpgLa Confédération européenne des syndicats (CES) a déposé hier soir une pétition de 510 000 signatures réclamant une directive sur les services d'intérêt général. "Nous regrettons que la Commission ait rejeté aujourd'hui notre appel." A LIRE SUR RELATIO >>>>>

 

19/09/2007

Le grand oral de Sarkozy: Vous avez bien entendu « contrat social » ?

Une illusion et une faute : pourquoi avoir commencé ce « grand oral social » par promettre un  « contrat social » nouveau ? Sous les nuages, rien de neuf : Des réformes qui s’imposent (depuis longtemps, d’ailleurs) seront menées sans que l’on jette les bases d’une nouvelle social-économie, caractérisée par ce qui manque le plus la France: des structures rénovées d’un « dialogue social » innovant. Sous les pavés, pas de plage : Les « sacrifices » demandés ne sont ni équitablement répartis, ni efficacement programmés.

La seule vraie « rupture » dans la prestation d’hier de Sarkozy, où un texte un peu fourre-tout n’a pas toujours été lu avec la force de conviction habituelle du « grand communicateur », tient en un constat : il y a un décalage très net entre les promesses électorales faites et les mesures annoncées.

« Candidat, il a dit ce qu’il ferait. Chef de l’Etat, il ne fait pas ce qu’il a dit », résume avec pertinence, par constat plus que par opinion,  Martine Gilson qui dirige le service économique du Nouvel Observateur et qui va ainsi à contre-courant des commentateurs qui ne font que répéter les mots d’ordre de la cellule communication de l’Elysée.

Nous sommes loin, en effet, des coups de hache, de butoir, des « traits de plume » législatifs, des "ruptures" promis sur les 35 heures, le service  minimum dans les transports publics, les régimes spéciaux de retraites, les frais médicaux, le « travailler plus pour gagner plus »…

Le calendrier des réformes est serré, c’est un fait. Trop pour faire du travail sérieux, même. Mais 2008 est une échéance préprogrammée dans la loi, pour les retraites notamment. Les objectifs sont clairs, mais les moyens de les atteindre ne sont pas détaillés (sur l’emploi des seniors notamment). Et l’on s’en tient à des mesures dictées par l’urgence non par le souci de construire l’avenir, par des réformes structurelles.

Je suis assez d’ accord avec Martine Gilson : « Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a réalisé qu’une seule promesse : le « paquet fiscal » : quatorze milliards d’euros destinés aux plus riches ». En guise de « contrat social » nouveau, on peut rêver mieux…

Philippe Séguin, le Président de  la Cour des Comptes, vient de faire une remarque fondée sur des réalités dont on ne parle pas assez : Les « stocks options » ainsi que les indemnités de départ (devenues colossales) dont bénéficient les grands dirigeants d’entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales… comme doivent l’être tous les  revenus du travail.

C’est ce que l’on appelle un « régime spécial », non ?  Un privilège qui se chiffrerait par un manque à gagner de  six milliards et demi d’euros par an. Un chiffre plus vertigineux encore que celui du déficit général des régimes dits spéciaux : 6,2 milliards… On n’en tient pas compte dans l’élaboration d’un vrai « contrat social » ?

Les électeurs de l’UMP ne sont pas tous des privilégiés. En 1995, déjà, les sondages montraient que les Français étaient majoritairement d’accord avec la réforme des « régimes spéciaux »…Cela n’a pas empêché Juppé de se planter.

Daniel RIOT

19/07/2007

Services publics en Europe : A quand un « service maximum » ?

a471a9eb7cd64c9c56a51a6fdf1b6c1a.jpgDECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT :« Service minimum » : c’est l’expression de ce mois. A quand de vrais débats sur le « service maximum » ? On peut rêver, et sourire…

Paradoxes français en série :

>>> On vote en urgence une limitation du droit de grève dans les services publics, notamment dans les transports, alors que la société n’est, en l’état, nullement paralysée par des grèves intempestives. Entre 1975 et 2000, le nombre annuel de jours de grève a été divisé par huit dans les entreprises privées. Dans les entreprises publiques et la fonction publique, en dehors des années 1995 et 2003, il reste globalement au même niveau.

>>> On veut des services publics de qualité et d’une fiabilité permanente (et on a raison).Or ce ne sont pas les grèves qui expliquent la plupart des dysfonctionnements qui perturbent les vies quotidiennes et l’activité économique : «  90% des perturbations dans les transports n'ont rien à voir avec la grève : elles sont le plus souvent liées à des incidents techniques », dénoncent les syndicats sans être démentis.

>>> On déclenche des colères et des inquiétudes qui pourraient se traduire par des … grèves à l’automne en s’attaquant à   un « mal français » dans ses effets et non dans ses causes. Car « mal français », il y a. Socialement. Syndicalement.Politiquement.

0043a8219b06bcc3cbdadf9a95b22b51.jpgAutre paradoxe français: Alors qu'elle connaît le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays développés (7 %), la France enregistre le plus grand nombre de journées de grève par an.

 Rappel : en Suède, le taux de syndicalisation est de 91 %, de 80 % au Danemark, et de 32 % en Angleterre... Pays qui pourtant ne sont pas coutumiers des grèves. Cette faiblesse quantitative et qualitative de la responsabilité et de la représentativité syndicales explique en partie la médiocrité de notre « démocratie sociale » ou plus simplement du «  dialogue social », de la « concertation sociale »…

Mais nous ne sommes pas dans une logique d’efficacité à long terme. Nous sommes dans la psycho-politique, dans la socio-gouvernance. Le service minimum était l’une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Promesse doit être tenue : c’est bien…(sur la dette aussi, il y a eu quelques promesses, semble-t-il,  c’est un autre sujet …)

Et Fillon, le chef de chantier de Matignon, n’a qu’un argument sérieux qui caresse l’opinion dominante dans le sens du poil : « ce service minimum, les Français le veulent depuis des années, nous devons leur donner ». Ras-le-bol d’en avoir ras-le-bol, donc.

1b61e38df24407296d1e3ea5673d4fbf.jpgComme si les grévistes faisaient grève par plaisir pour gêner leurs concitoyens. Et comme si eux-mêmes n’étaient pas gênés quand des grèves touchent d’autres secteurs que le leur, ou des champs d’activité dont ils sont tributaires… C’est étrange que cet aspect là ait été aussi peu mis en relief dans les débats : le droit de grève, si chèrement conquis, est aussi un droit à la digité. Mais efficacité d’abord et culture du résultat.  Pas seulement dans les transports,  d’ailleurs. Dans l’éducation nationale aussi. Et ailleurs…  

Argument supplémentaire pour le gouvernement Sarkozy :En Europe, de nombreux pays ont déjà recours à ce « service minimum » que les Français connaissent déjà d’ailleurs dans plusieurs secteurs (dans les stations de radio et de télé de service public, par exemple)…

Au fait, ce type de problème, c’est du ressort national au nom de la « subsidiarité » on ne devrait-on pas tenter une harmonisation communautaire ? Il est vrai que d’autres chantiers de « l’Europe sociale » sont encore plus urgents à ouvrir ou à conduire…

Daniel RIOT

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Grève dans les transports parisiens en ...1891

REPERES :

Voici la législation dans les pays européens en cas de grève dans les services publics.(repris sur NouvelObs.com) 

- ITALIE: service minimum en théorie dans une quinzaine de secteurs publics essentiels (eau, gaz, téléphone, urgences médicales, collecte des ordures, information radio-télé publique, transports, éducation...). Grève interdite aux heures de pointe, matin et soir, pour les avions, trains et communications maritimes. Nombre minimum de liaisons ferroviaires nord-sud et est-ouest garanti. Grève illégale durant les périodes électorales, à Noël, Pâques, et le 15 août.

- ESPAGNE: principe du service minimum consacré par la Constitution, avec des "garanties nécessaires pour assurer le maintien des services essentiels de la communauté".
- ALLEMAGNE: aucune loi en ce domaine, mais grèves rares et limitées. 30% des 250.000 salariés de la compagnie ferroviaire sont fonctionnaires, sans droit de grève, les autres ont le statut d'employés avec droit de grève.

 - GRANDE-BRETAGNE: pas de service minimum mais les grèves sont rares. Les menaces de grève sont en revanche relativement fréquentes, mais un consensus est généralement trouvé in extremis. Fait inhabituel, une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne British Airways a mené une grève sauvage pendant 2 jours en août 2005 à l'aéroport londonien de Heathrow.

 - BELGIQUE: aucun service minimum dans les transports publics.
- PAYS-BAS: aucune loi n'oblige à un service minimum. Mais le chef d'une entreprise en grève peut saisir un juge qui décide, en référé, d'interdire ou non la grève ou d'en limiter le cadre.

 - DANEMARK: la plupart des employés de la compagnie ferroviaire nationale ont un statut de "fonctionnaires d'Etat" leur interdisant la grève. Les employés des compagnies d'autobus peuvent faire grève.

 - PORTUGAL: service minimum pour tous les services publics.

 - GRECE: loi prévoyant la possibilité de mobiliser un "personnel de sécurité" pour un minimum de services, pour tout le secteur public. Mais en pratique, il est respecté en général seulement pour les grèves de contrôleurs aériens et dans les hôpitaux.
- SUEDE: hormis certaines missions "stratégiques" (police, secours...), pas de service minimum.

 - AUTRICHE: pas de service minimum, mais grèves rares.

 - FINLANDE: pas de service minimum légal, mais celui-ci est négocié, si nécessaire, branche par branche.

 - POLOGNE: pas de loi sur le service minimum, mais interdiction de cesser le travail si cela met en danger la santé ou la vie humaine, ou la sécurité d'Etat. Pas de droit de grève pour les fonctionnaires des services d'ordre et des administrations publiques.
- ROUMANIE: en cas de grève dans le secteur public, obligation d'assurer un tiers des services.

A VOIR

 LE DOSSIER D’Euractiv.fr

 

Présentation et organigramme du ministère du travail

Une fiche sur le service minimum (wikipédia)

L’organisation d’un service minimum en cas de grève (Sénat)

Informations sur le droit de grève

Une fiche sur le service public en Europe

04/07/2007

L'Europe contre toutes les violences: DAHNE III

SELECTION RELATIO SUR Touteleurope.fr: Daphné III est un programme de l'Union européenne qui cofinance des actions de prévention et de lutte contre la violence envers les enfants, les jeunes et les femmes ; il vise également à protéger les victimes et les groupes à risque afin de parvenir à un niveau élevé de protection de la santé physique et mentale, de bien-être et de cohésion sociale sur tout le territoire de l'Union.

ab6344240599d860e7d62d53c4d20695.jpgTous les types de violence sont couverts par le programme : abus sexuel, violence familiale, exploitation commerciale, brutalité en milieu scolaire, mutilation génitale, traite des êtres humains et violence de nature discriminatoire envers les handicapés, les minorités, les migrants ou autres personnes vulnérables.

Le programme Daphné complète les programmes existants dans les Etats membres. Il encourage les ONG à créer ou renforcer des réseaux européens et les aide à mettre en œuvre des projets novateurs.

Chaque année, la Commission européenne évalue et recense les actions menées dans les Etats membres.

Afin de réaliser les objectifs de Daphné III, trois types d'actions sont particulièrement soutenus :

  • Actions menées par la Commission européenne : travaux de recherche, sondages et enquêtes d'opinion, collecte et diffucion de données, séminaires, conférences, création et tenue à jour de sites internet… ;
  • Projets transnationaux d'intérêt communautaire faisant intervenir au moins deux Etats membres ;
  • Soutien des activités des ONG ou d'autres organisations poursuivant un objectif d'intérêt général européen.

    Pour la période 2007-2013, le programme dispose d'une enveloppe budgétaire de 116 850 000 euros.
    LIRE LA SUITE POUR EN SAVOIR PLUS >>>>>> 

Où s'informer ?

 Direction Générale Justice, Liberté et Sécurité - Unité C 4 - Rue de Luxembourg 46 - B-1049 Bruxelles - daphne@ec.europa.eu
 Service d'assistance aux organisations et aux coordonnateurs de projet :
daphne-helpdesk@transtec.be

Textes et documents

 Guide du candidat, formulaire et déclarations de partenariat, appels à proposition
 
Décision n° 779/2007/CE du 20 juin 2007 établissant pour 2007-2013 un programme spécifique visant à prévenir et combattre la violence envers les enfants, les jeunes et les femmes et à protéger les victimes et les groupes à risque (programme Daphné III) dans le cadre du programme général "Droits fondamentaux et justice", JOUE L 173/19 du 03/07/07
 
L'expérience Daphné 1997-2003, Commission européenne, 2005, 76 p.

29/06/2007

Union Européenne: Le Fonds social européen a 50 ans

7066697c1f627781ffe57fd05be2caa2.jpgLa présidence allemande du Conseil européen rend hommage au rôle éminent du Fonds social européen (FSE) dans l'intégration de l'Europe en organisant, aujourd'hui et demain, à Potsdam, une célébration et une conférence, intitulée "50 ans de Fonds social européen - Rétrospective et perspectives".
Créé en 1957 par le traité sur la Communauté économique européenne (CEE), le FSE est le principal levier de la politique de l'emploi en Europe. Il soutient la lutte contre le chômage dans les pays les plus touchés, et s'efforce de réduire les inégalités sociales entre les Etats les régions d'Europe. L'Allemagne, par exemple, recevra du FSE quelque neuf milliards d'euros entre 2007 et 2013 pour aider les Länder de l'est, les régions minières en reconversion et les régions très rurales. Placée depuis l'origine sous la devise "Investir dans les êtres humains", l'action du FSE s'étend à des domaines aussi divers que la qualification des demandeurs d'emploi, la préparation des jeunes à l'emploi, l'égalité hommes-femmes, l'intégration des personnes défavorisée, le soutien aux créations d'entreprises.
A Potsdam, la discussion sera résolument tournée vers l'avenir, avec des questions telles que : Quelles opportunités le FSE offre-t-il pour l'intégration des nouveaux Etats membres de l'Union européenne (UE) ? A quels défis le confrontent l'Union élargie ? Des jeunes des écoles de Berlin et du Brandebourg viendront également échanger leurs idées.

Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2007/06...

01:12 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, social

Union Européenne: Le Fonds social européen a 50 ans

7066697c1f627781ffe57fd05be2caa2.jpgLa présidence allemande du Conseil européen rend hommage au rôle éminent du Fonds social européen (FSE) dans l'intégration de l'Europe en organisant, aujourd'hui et demain, à Potsdam, une célébration et une conférence, intitulée "50 ans de Fonds social européen - Rétrospective et perspectives".
Créé en 1957 par le traité sur la Communauté économique européenne (CEE), le FSE est le principal levier de la politique de l'emploi en Europe. Il soutient la lutte contre le chômage dans les pays les plus touchés, et s'efforce de réduire les inégalités sociales entre les Etats les régions d'Europe. L'Allemagne, par exemple, recevra du FSE quelque neuf milliards d'euros entre 2007 et 2013 pour aider les Länder de l'est, les régions minières en reconversion et les régions très rurales. Placée depuis l'origine sous la devise "Investir dans les êtres humains", l'action du FSE s'étend à des domaines aussi divers que la qualification des demandeurs d'emploi, la préparation des jeunes à l'emploi, l'égalité hommes-femmes, l'intégration des personnes défavorisée, le soutien aux créations d'entreprises.
A Potsdam, la discussion sera résolument tournée vers l'avenir, avec des questions telles que : Quelles opportunités le FSE offre-t-il pour l'intégration des nouveaux Etats membres de l'Union européenne (UE) ? A quels défis le confrontent l'Union élargie ? Des jeunes des écoles de Berlin et du Brandebourg viendront également échanger leurs idées.

Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2007/06...

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22/06/2007

Nicolas Sarkozy à l'épreuve des faits: Les risques de "passages en force" mal préparés

Le billet de Chantal Cutajar

On peut apprécier les qualités de tacticien de  Sarkozy, éclatantes  dans son art de piller  quelques idées du Modem, (partiellement et sans en respecter l'esprit), dans son "casting" gouvernemental, (même si la parité promise entre femmes et hommes n'est pas au rendez-vous et si le cabinet n'est pas aussi restreint qu'annoncé) ou dans sa manière de "secouer" sa propre majorité (surtout en Alsace où elle se sent "cocufiée" par la nomination de Jean-Marie Bockel)

"Chapeau Sarko!", ironise Daniel Riot sur son blog-notes ...pendant que le très sarkozyste Président de la CUS, sur le sien, écrit gravement:"Et si Nicolas faisait une erreur?"...

On peut aussi espérer (c'est mon cas) que le premier Conseil européen de Sarkozy se traduise par un déblocage de la crise européenne: Mme Merclel y serait pour beaucoup.

Mais je dois dire qu'en cette fin de soirée, ce n'est pas la fête de la musique pour tout le monde...  Etudiants et universitaires, avocats et magistrats, consommateurs, syndicats de fonctionnaires:toutes les informations reprises sur ce blog ce soir semblent montrer que si l'été est arrivé, l'état de grâce semble déjà se terminer. Malgré les excellentes prestations télévisées de ce "Président-premier ministre-ministre-chef de la majorité et... commentateur de ses propres actions! ", comme ironisent quelques éditorialistes.

N'entonnons surtout pas le refrain trop connu qui veut que "les Français n'acceptent les réformes qui ne les concernent pas" ou que dans ce pays "les réformes sont  impossibles"...

Oui, il faut des réformes, profondes.

Mais des réformes soigneusement préparées, lancées après des concertations dignes de ce nom et une pédagogie gouvernementale soignée. Or que voit-on? Des réformes bouclées en vitesse que l'on veut  faire "passer en force", imposer d'en haut. Comme par oukase présidentiel.
Bien sûr, le Président Sarkozy a été élu pour appliquer son programme.
Bien sûr, les Français lui ont donné une majorité parlentaire absolue pour qu'il puisse tenir ses engagements.
Mais la légitimité démocratique n'autorise pas tout... Voter pour un Président ne signifie pas adhérer à toutes ses propositions, surtout sur des sujets où les finalités ne sont pas toujours bien énoncées et  les modalités pas suffisamment expliquées.

Je ne dis pas cela pour regretter que les méthodes de "démocratie sociale" portées par François Bayrou n'aient pas été suffisamment approuvées  par les électeurs français.  C'est l'avenir qui m'intéresse, non le passé, même récent…
J'écris cela parce que j'espère que les méthodes en vigueur seront révisées, amendées, améliorées. Dans l’intérêt général, pour cet « utile » et ce « juste » qui motivent mes engagements politiques.

Les décisions d'un Seul imposées d'en haut ne sont pas adaptées aux exigences de notre époque. Et la situation française est trop grave pour que les mesures annoncées n'aient pas les effets escomptés sur la réduction de la dette, sur la stimulation de la croissance et sur plus de justice sociale.

L'épreuve des faits ne relève pas du  même ordre que les épreuves (réussies) des images. Après le virtuel, le réel.
Chantal Cutajar

06/06/2007

Législatives:La réussite annoncée de l'UMP est d'abord un constat d'impuissance et de carence du PS

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

medium_mensonge_la_bouche_de_la_vérité_Rome.jpg
La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

28/05/2007

Bayrou et le MoDem ont raison d'être inquiets

Franchises sur les soins médicaux:61% des Français sont contre

François BAYROU a dénoncé cette mesure, de ses conséquences et de l'engrenage qu'elle peut créer. Moi-même, je m'inquiète des répercussions qu'une  telle mesure aurait sur les Français le moins aisés des classes dites moyennes.  Il semble que Les Français partagent nos unquiétudes.Des inquiétues qui ne sont en rien diminuées par les "assurances" données par Mme Bachelot à propos des "plus défavorisés".... C.C.

(AP)

(AP)

Selon un sondage CSA publié par le Parisien lundi 28 mai, 61% des Français estiment que l'instauration de franchises non remboursables sur les soins de santé, prévue par le gouvernement  serait "plutôt une mauvaise chose".34% des Français estiment que cette proposition est "plutôt une bonne chose", et 5% ne se prononcent pas sur la question, selon le sondage.  Les insatisfaits sont plus nombreux chez les employés (65%), les ouvriers, chômeurs (69%) et les professions intermédiaires (72%) que chez les cadres et professions libérales (55%).

Quatre franchises nouvelles

Deux types de franchises existent déjà, celle de 1 euro, appliquée depuis début 2005 sur toute consultation médicale ou acte de laboratoire, et le forfait de 18 euros sur les actes chirurgicaux. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a annoncé quatre franchises nouvelles, sur les médicaments, les prises de sang, les consultations médicales et l'hôpital.
Dimanche, la nouvelle ministre de la Santé Roselyne Bachelot a souligné qu'elles seraient inscrites dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre par le gouvernement. Elle a évoqué un montant de 10 euros par franchise et "par foyer" tout en assurant que des "garde-fous" seraient mis en place pour permettre l'accès aux soins des plus défavorisés.

Les réserves de Martin Hirsch

"Nous allons travailler ensemble (avec Martin Hirsch) pour mettre en place des garde-fous, pour prendre toutes les précautions qui s'imposent", a dit Roselyne Bachelot après les critiques émises par son collègue, le nouveau Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, selon lequel l'instauration de franchises n'est "pas une bonne mesure". "Il ne faut pas envisager ces franchises sous l'angle d'un rationnement des soins mais sous celui d'une responsabilisation des patients", a dit Roselyne Bachelot. 


- Sondage réalisé les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon représentatif de 952 personnes constitué selon la méthode des quotas.

 
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