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11/09/2007

Le commissaire européen Franco Frattini veut censurer internet

Union européenne et le terrorisme : Quand le Commissaire chargé de la sécurité se montre liberticide et imbécile en prônant une censure des mots sur Internet…

Faut-il censurer sur Internet et ailleurs le commissaire européen chargé de la justice et des affaires intérieures (donc d’une Europe malheureusement encore très virtuelle) quand il n’est pas seulement liberticide mais imbécile ?

Ce responsable de Forza Italia qui ferait sans doute fait une carrière encore plus brillante dans un pays où les mots « démocratie » et « liberté » seraient prohibés, est déjà, à son poste,  une provocation incarnée pour tous ceux qui estiment que Europe et Démocratie doivent être synonymes…

La justice, vue par un représentant de la droite extrême avec le masque du centre-droit, peut-elle être « juste » ? La sécurité définie par un responsable  de Forza Italia peut-elle engendrer une vraie « sûreté » ?

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Mais (c’est la loi de notre système par définition imparfait), ce monsieur   a été proposé à la Commission par un gouvernement italien légitime et accepté par un Parlement européen élu au suffrage universel…Il s’est vu confier ce « portefeuille » dont le nom est déjà un signe : dans son libellé, le mot liberté a été « oublié ».

Ce  berlusconien vient encore de briller en faisant une proposition qui est imbécile (puisque impossible à mettre en œuvre techniquement) et inutile mais qui est  surtout liberticide. La veille de la rencontre, aujourd’hui, entre des représentants du secteur Internet et des responsables de l'Union européenne lors d'un forum européen sur l'innovation et la recherche en matière de sécurité, le commissaire européen Franco Frattini a préconisé le blocage de certaines informations qui circulent sur Internet, concernant notamment la fabrication de bombes.

« J'ai la ferme intention d'entreprendre une étude avec le secteur privé (...) sur les moyens technologiques d'empêcher des gens d'utiliser et de chercher des mots dangereux comme 'bombe', 'tuer', 'génocide' ou 'terrorisme' », a expliqué, sans rire, Franco Frattini à l'agence Reuters. Cacher ces mots que je ne saurais entendre… Et surtout, allonger la liste des mots à proscrire, en fonction des circonstances, pourquoi pas ?

Internet est accusé de tenir aujourd'hui une place essentielle dans le dispositif des groupes clandestins armés, en leur permettant de partager des informations, de faire le lien entre activistes ou de diffuser de la propagande. « Donner des instructions pour fabriquer une bombe n'a rien à voir avec la liberté d'expression et la liberté d'informer les gens, a expliqué M. Frattini. Le bon équilibre, à mon avis, est de donner priorité aux droits absolus et au premier de tous, le droit à la vie. » C’est beau cela.

On fait la même chose pour lutter contre les spéculateurs financiers, contre les mafias, contre les réseaux de l’économie financière ? Les mots « doller », « euro », « taux d’intérêts », « compte » sont chargés de périls…Et sont piégés, comme tous les mots du dictionnaire

Du bon sens tout de même : Ce commissaire européen à la justice et à la sécurité ne prône pas l'interdiction des forums, des analyses, des informations historiques ou des opinions. Nous voilà rassurés.

Précision : fermer un site immédiatement n'est actuellement possible que dans quelques pays membres, dont l'Italie, a précisé M. Frattini. Le sujet fait cependant débat en Allemagne après l'arrestation la semaine dernière de trois hommes soupçonnés de préparer un attentat de grande ampleur. On ferme son site pour cause de crime contre l’image de l’Union ? Plaisanterie, bien sûr. Un espoir que les mesures  visant à lutter contre le terrorisme par l’Union soient conformes aux exhortations du Conseil de l’Europe : concilier sécurité et liberté !

Au fait, de nouvelles mesures anti-terroristes, il en faut encore, en dehors… de la constitution d’une vraie Europe de la Justice, de la sûreté et des libertés, donc d’une Europe politique qui s’impose ?  

On a plutôt l’impression que les politiques professionnels du « sécuritaire » par compassionnel populiste se croient obligés de « célébrer » « l’anniversaire du 11 septembre » par des mesures gadgets dont ils mesurent mal toutes les implications. Le 11 septembre, on devrait, (surtout  quand on est chargé de la sécurité au sein de la Commission européenne), se taire par respect des morts de tous les attentats. Et en signe de défaite. La guerre déclenchée par Ben Laden voilà six ans n’est toujours pas gagnée par les « démocraties » et toutes les mesures liberticides prises au nom du terrorisme…  « font le jeu des terroristes » comme dit justement le secrétaire général du Conseil de l’Europe. J’ose espérer que question orale à M.Frattini sera posée lors de la prochaine session du parlement européen… Même si les propos de Franco Frattini n'ont pas l'effet d'une bombe mais d'un pétard mouillé.

Daniel RIOT

02/09/2007

Rentrée au Parlement européen à Strasbourg: A quand une vraie protection civile européenne?

Les députés européens débattent des catastrophes naturelles
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En Grèce, les pompiers luttent toujours contre les flammes.
Canicule dans le sud de l’Europe, inondations en Grande-Bretagne et maintenant feux de forêts dévastateurs en Grèce : l’été 2007 restera marqué par les catastrophes naturelles et les aléas climatiques. Comment mieux anticiper ces désastres ? Comment mieux coordonner les mesures pour y répondre efficacement ? Pour leur première plénière de la rentrée, les députés débattront d’un thème qui, peut-être plus que d’autres, nécessite la coopération et la solidarité de tous les pays européens.

64 personnes ont déjà trouvé la mort dans les incendies ravageurs qui touchent la Grèce ces derniers jours. A tel point que les autorités du pays hellénique ont appelé à la rescousse leurs partenaires européens, réunis au sein du Centre de suivi et d'information (MIC) - un mécanisme d’assistance à la protection civile géré par la Commission européenne, pour des interventions sur et en dehors du continent européen. De nombreux canadairs européens survolent actuellement les flammes grecques pour restreindre l’étendue des feux.
 
Lundi, les représentants de la Commission européenne seront donc dans l’hémicycle afin de répondre aux questions des députés. Ils expliqueront de quelle manière l’Union Européenne a réagi aux feux de forêts en Grèce, avant que les débats ne s’orientent sur la prévention des catastrophes naturelles de cette ampleur.

COMMENTAIRE RELATIO: Espérons que nous irons au-delà des discussions  de  ce samedi des ministres de l'environnement qui réinventent le fil à couper le beurre ou presque: "il faut lutter contre la sécheresse pourlutter contre  les feux de forets"... Comme il faut mieux gérer les forets, cette richesse européenne. Cela on l'apprend dans les écoles primaires... Désespérant! Et encore, sur la façon de faire, les ministres du nord de l'Europe ont marqué leursdésaccords avec ceux du Sud...

 

RELIRE SUR RELATIO, L'EDITORIAL DE DANIEL RIOT:

POUR UN EUROCORPS DES SAPEURS-POMPIERS....

 

Grèce: José Manuel Barroso promet de l'aide après un survol des zones dévastées par les incendies

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a survolé samedi à bord d'un hélicoptère les zones ravagées par les incendies dans le sud de la Grèce et a promis une aide en faveur des régions où 64 personnes ont péri et où quelque 190.000 hectares de végétation et de terres agricoles ont été détruits."Nous sommes avec vous et nous resterons avec vous...Nous ferons tout ce que nous pouvons pour soutenir la Grèce", a déclaré M. Barroso après avoir survolé durant deux heures la péninsule du Péloponnèse en compagnie du Premier ministre grec Costas Caramanlis."Le problème grec est un problème européen...Maintenant, nous devons reconstruire ce qui a été détruit".

Vendredi, l'Union européenne a déclaré que la Grèce recevrait probablement 200 millions d'euros d'aide d'urgence et pourrait obtenir 400 millions d'euros supplémentaires, après une évaluation officielle des dégâts par le gouvernement. Les dommages ont été estimés à plus d'1,2 milliard d'euros.

 

 

12/07/2007

Sécurité et liberté: Mise en garde du Conseil de l'Europe

Surveillance vidéo: Sarkozy veut multiplier des caméras que  la "Commision de Venise" (comme le CNIL) redoute...

La surveillance vidéo est une menace pour les libertés fondamentales, conclut un rapport de la Commission de Venise,7404c8b234d4458f3dd545dfb28dfdf3.jpg composé de juristes et de sages soucieux des libertés démocratiques,  individuelles et collectives e

La Commission européenne pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe (« Commission de Venise ») a rendu public un avis sur la compatibilité entre la surveillance vidéo des lieux publics par des opérateurs publics et la protection des libertés fondamentales. Cet avis rejoint celui du rapport 2006,que  la Commission nationale de l'informatique et des libertés vient de publier: il est des progrès technologiques qui pourraient menacer "la protection des données et des libertés".

La Commission de Venise a conclu que cette pratique (que Sarkozy veut développer) constitue une menace pour les droits fondamentaux que sont le respect de la vie privée et la liberté de mouvement, et touche aux questions spécifiques de la protection des données personnelles ainsi recueillies.

6e04143d597889ae942b0609037edf7b.jpgQuand bien même il peut exister des impératifs de sécurité publique, elle invite les Etats membres à prendre des mesures visant à :
>>>signaliser systématiquement les zones filmées ;
>>>mettre en place, au niveau national, un organe indépendant afin de garantir la légalité de telles installations, conformément aux exigences de la Convention européenne des Droits de l’Homme et des textes internationaux relatifs à la collecte et à la protection des données.

Quant à la vidéosurveillance opérée par des opérateurs privés, la Commission de Venise y voit également une menace pour les libertés personnelles et recommande en plus que toute personne sujette d’une telle activité puisse avoir accès aux données ainsi collectées et ête informée de l’utilisation des données. L’equipement de vidéosurveillance devrait etre accessible à des contrôles par les autorités publiques.

Organe consultatif du Conseil de l’Europe composé d’experts indépendants sur les questions constitutionnelles, la Commission de Venise compte actuellement 48 Etats membres (*).

Pour plus d’informations, voir le site de la COMMISSION DE VENISE

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VOIR LES INFORMATIONS SUR  SES SITES  Sélectionnés par le NOUVELOBS.com

Qu'est-ce que la Cnil ?

La France et la lutte contre le terrorisme, sur le site du ministère des Affaires étrangères

Projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme évoquant la vidéosurveillance

La vidéosurveillance dans les lieux publics

La vidéosurveillance sur le lieu de travail, par la Cnil

Un article de Serge Portelli : "Nicolas Sarkozy, une société sous haute surveillance"

Dossier du "Courrier de l'Unesco" sur la vidéosurveillance

L'association "Souriez vous êtes filmés"

Un dossier de la Ligue des Droits de l'Homme sur la vidéosurveillance

Qu'est-ce que la géolocalisation?

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La liberté menacée...sans que l'on s'en rende compte? L'invisible nous voit...

 
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