Avertir le modérateur

09/05/2008

Strasbourg: RIES lance RELATIO europe.eu

RELATIO europe: Roland RIES donne le clic de lancement

SOUS LE PARRAINAGE  DE JACQUES DELORS.... L'Europe en clair sur le Net dans tous ses états

997745c092e022d1412a99dc98719db6.png

27/04/2008

LIVRES: Europe et journalisme...

"L'Europe, cette emmerdeuse": En attendant le 9 mai...

En attendant la publication, le "jour de l"Europe", de "L'Europe, cette emmerdeuse" , Sandrine Kauffer,  explique comment et pourquoi ce livre a été écrit à quatre mains. Histoire d'une rencontre et d'un constat commun: L'Europe "souffre d'un déficit de pédagogie". RAPPEL: ce livre sera présenté le 9 mai à 19 heures à  la Librairie KLEBER, à Strasbourg.
 
0b942d9bc02dbdfbc05e63b84b5450ae.png
 

Sandrine Kauffer :« L’Europe est d’abord en panne de pédagogie »

 

- Comment est né ce projet ?

 
-La vie professionnelle est faite de rencontres, et ce projet est le fruit d’un concours de circonstance. Le hasard fait parfois bien les choses.

Lors de la campagne sur le référendum européen, à Strasbourg, la communication a pris l’ascendant sur l’information. L’explication de la Constitution devenait inaudible. Avec Daniel, nous en avions discuté. Notre diagnostic était formel, le malaise bien réel. L’Europe est en panne de pédagogie. « Elle souffre plus d’un déficit pédagogique que démocratique » se plait à dire Daniel. L’Europe ne fait pas rêver. Et c’est dommage !

Nous avons eu des conversations passionnantes servies par une disponibilité circonstancielle. Et une idée est devenue projet. Un projet qui s’est vite s’emballé. Naturellement. Et puis, j’ai découvert Daniel Riot, sous un autre jour. Derrière ses coups de gueule, ses crises d’impatience, son allergie à ce qu’il appelle l’eurokonnerie » ou ses éditos vifs et pertinents sur le fond mais souvent impertinents dans la forme, il est pudique, réfléchi et réservé. Mais qui connaît vraiment Daniel Riot ?

 

- Justement qui est-il, Daniel Riot?

-Comme chacun d’entre nous, il a son jardin secret, mais si vous voulez savoir ce qui le touche vraiment, où se situe sa corde sensible, lisez… le livre. Il se dévoile enfin.

« L’Europe cette Emmerdeuse » est une sélection des meilleurs moments, personnels, professionnels, journalistiques, philosophiques de sa vie. C’est comme de feuilleter un album photos. Y mettre des noms, des mots, parfois des maux. Lire ce livre, c’est aussi picorer dans une bibliothèque, la sienne : Daniel est un grand lecteur. Il est imprégné de Paul Valéry, de Victor Hugo et de bien d’autres. S’y arrêter pour réfléchir à quelques citations toujours faites avec pertinence. Ou pour plonger dans d’autres lectures. Enfin et surtout peut-être cet ouvrage est un outil pour voir ce qu’il y a au-delà des apparences.

. -Un journaliste  parmi  d'autres, non?

 Daniel RIOT est entré en journalisme comme d’autres entrent en religion. Cela n’a rien d’un cliché. Mais avec le culte de l’indépendance et de la liberté. Et avec un respect des gens et des faits qui n’est pas très courant…Et il aime l’Europe comme il aime la vie. Son message européen n’a rien de technique, de théorique. Il aime l’Europe avec le cœur et la raison. Parce qu’il pense à ce que l’on oublie trop : la paix n’est jamais définitivement acquise. Parce que l’Europe, pour lui, est d’abord un bouclier des droits de l’Homme et un levier de l’’approfondissement de la démocratie. Il n’est pas un euro-lâtre, un euro-béat. Il est critique envers la construction européenne telle qu’elle se fait et surtout telle qu’elle ne se fait pas…Et il la considère d’abord comme une aventure culturelle. Ce qu’elle n’est pas assez.

Ce qui m’a le plus surpris chez lui, c’est certainement son indiscutable capacité de travail. Qualité, quantité, réactivité, productivité, rapidité. Il n’y a pas de limite. A tout heure du jour et de la nuit. C’est impressionnant.

 

c47c7a50d686a4feb17cb1ba04b70a2b.jpg

 

Comment s’est passé l’interview ? Et dans quelle ambiance de travail ?

 

Il ne s’agit pas d’une interview, mais d’une conversation. D’une série de conversations. Je participe à raviver la mémoire des pages oubliées, ramener à la conscience des émotions égarées, des sentiments perdus. Quelle satisfaction d’observer des instants de silence et de concentration parce qu’il vient d’avoir un flash-back. Des moments privilégiés. Des heures d’entretien, puis inévitablement la garde se baisse et la parole se libère, elle ne cherche plus à retenir ses souvenirs, à cacher ses pudeurs…

Daniel Riot n’avait évidemment besoin de personne pour mener à bien un livre document. Il est aussi un grand technicien des entretiens. Combien en a-t-il mené ? Il est incapable de le dire et il a eu tort de ne pas tout archiver… En fait, il a passé sa vie à « interviewer », non en « poseur de micro », non en voyeur, mais en écouteur, j’allais dire en confesseur… en vrai « dialogueur ». Cette fois, c’était moi l’oreille. Et mes remarques, mes interrogations ont contribué à faire rejaillir à la surface des souvenirs enfouis, des troubles refoulés, des réflexions oubliées.

Je lui ai proposé cette formule de livre entretien, parce que je sentais qu’il avait, en dépit des apparences, une humilité, une pudeur qu’il ne devrait pas avoir face à sa vie, ses expériences, ses réflexions…Il a accepté parce que, sur l’Europe plus que sur tout autre sujet, il faut sortir des sentiers battus, des discours et des démonstrations préconçus. Le dialogue insuffle un rythme, une légèreté à la narration, une dimension humaine et sensible au message européen de Daniel. La complicité d’une collaboration a l’avantage de permettre un recul, une distance face à soi-même et aux choses. Un « limage de cervelles », comme il se plait à dire en citant Montaigne a des avantages évidents. Y compris pour le lecteur, j’espère.

 

- Comment pensez-vous que les femmes vont réagir à la découverte du titre, de la couverture et à sa lecture ?

 

123170d0dbd616abfd3554f0648fe727.jpg

Mais, parfaitement bien. Pourquoi, cette question ?

 

Il s’agit en quelque sorte, d’une histoire d’amour entre l’Europe personnalisée - et personnaliste- et un journaliste passionné, mais frustré. Frustré parce qu’Il voudrait la voir s’épanouir, la faire grandir. C’est sa quête. Y est-il parvenu ? Qu’importe, il continue.

« L’Europe est une femme. Mystérieuse. Enigmatique. Érotique, mais pas spécialement sympathique. Attirante, mais distante…Imposant la distance. Nue, mais habillée de pudeur. », dit-il. Elle aurait tout pour plaire, elle semble parfaite et pourtant …D’où  La Magie Noire de Magritte en couverture..

 

L’Europe est une femme dont le point G est à Strasbourg, dit-il aussi. Inutile de chercher à nier son envie constante de provoquer. « Il est comme moi un sabreur de mouches », a dit de lui Tomi Ungerer. Mais ses coups de griffes, son ironie acide, ses « rioteries » poivrées sont des moyens d’interpeller, de capter le lecteur, l’auditeur ou le spectateur. Ce livre est surtout un outil, un support, un stimulateur de réflexions. Une volonté de faire réagir de manière constructive.

 

f72414f17d8cf3110b1d65e950fb86f5.jpg

 

Et maintenant quels sont vos projets?

 

Ma collaboration avec Daniel se prolonge. Ce livre est une étincelle, la vitrine d’un projet européen plus engagé dans la durée. Cet ouvrage est aussi une force de propositions. Daniel Riot se donne les moyens de porter ses projets d’action. Il crée à Strasbourg une SARL de presse, d’éditions et de productions, qui nous permet de transformer son euroblog en vrai journal en ligne. D’ailleurs, la lecture du livre se prolonge sur RELATIO, le cyberjournal européen (www.relatio-europe.eu)

 
Ce livre est indirectement comme une introduction à de nouveaux débats, à de nouvelles manières de traiter les « affaires européennes »… Il est une invitation à rejoindre LE CERCLE  RELATIO. Une association dont la mission est de
contribuer au renforcement de l’Europe DE et A Strasbourg, donc des valeurs, de l’humanisme, du respect du principe d’Humanité. Les débats engagés par ce livre ont déjà commencé et vont se poursuivre sur RELATIO : l’Europe citoyenne dépend d’abord des …citoyens.

Sur un plan personnel, j’ai accepté d’animer avec lui la rédaction de RELATIO. C’est une aventure très prenante, passionnante, et intellectuellement enrichissante. Avec une forme de journalisme qui est, en fait, à ré-inventer. Vous avez vu, dans « l’Emmerdeuse », la place consacrée au journalisme, à la presse, aux médias… Ce livre ne porte pas que sur l’Europe : il est aussi un essai sur les crises de nos sociétés déboussolées par des évolutions mal maîtrisées. Comme RELATIO est un eurojournal en ligne préoccupé par tout ce qui concerne la citoyenneté.

Ce faisant, je maintiens mon activité de consultante en communication politique, en ayant toujours un ou deux livres sous le coude. Avec et sans Daniel »

(Entretien City presse)

 

21/04/2008

Internet: RELATIO devient une entreprise de presse

NTERNET:RELATIO DEVIENT UNE ENTREPRISE DE PRESSE

3d7cf346a2fc0c29b5e79e96f229f2f3.png

 


Daniel RIOT crée la première et la seule

entreprise de presse à Strasbourg

exclusivement consacrée à l’Europe.

  

Cette initiative est dédiée à la

Mémoire de Pierre PFLIMLIN

 

 

La passion de l’Europe nourrie par la raison
 

9 MAI. La journée de l’Europe, cette année, prend, pour nous et pour ceux qui nous suivent, un sens pour le moins particulier. Non seulement « L’Europe cette emmerdeuse », le livre de Daniel RIOT et Sandrine KAUFFER sera en librairie, mais RELATIO inaugure plus qu’une nouvelle formule : une vie nouvelle. L’Europe bouge : RELATIO met le turbo. Et change de nature en passant du blog au journal en ligne. Avec une série d’innovations. Au niveau des structures, des moyens (humains et matériels), de l’étendue du réseau de correspondants et de contributeurs.

05036d5cb2bd408e0c9400ed44ad7e4b.png
Une Sarl de presse, RELATIO.europe.multimédias, dotée d’un capital de 600 000 euros, est créée pour transformer le blog RELATIO en un Site de Presse, «RELATIO europe ». Mieux connaître et mieux penser l’Europe pour mieux la vivre ! Il s’agit de la seule société de presse, d’éditions et de production exclusivement consacrée à l’Europe dont le siège et le centre de ses activités sont à Strasbourg. Daniel RIOT en est le gérant majoritaire.

Pour tout renseignement complémentaire : direction@relatio-europe.eu

9e24cf90d68fc672dee76ba185fa4f1f.jpg

Cette Sarl œuvre de conserve avec l’association « Le CERCLE DE RELATIO », société des lecteurs et des contributeurs de RELATIO, pour le développement de RELATIO europe. Cette association milite dans l'esprit de la ligne éditoriale de RELATIO pour le renforcement de l'Europe des valeurs fondatrices du Conseil de l'Europe, donc pour l'Europe DE et A Strasbourg.

Pour adhérer : cercle@relatio-europe.eu   

Ou télécharger et remplissez le bulletin: le Cercle, formulaire.pdf

c95aadddd0bed5b7bd04effbec1da7b9.jpg

 De L’euroblog au journal en ligne

a8057387c012c7f28bd2b9dadfb2649c.png

 

RELATIO europe est un cyber journal gratuit / Pour s’abonner,, il suffira de s’inscrire aux eurolettres de RELATIO

Le reflet de l’Europe dans  tous ses états.

 
RELATIO europe est à la fois

>>> Un journal permanent : L’Europe en direct

>>> Un magazine décapant : Vivre en Europolitain

>>> Une revue pertinente : Penser l’advenir européen

87116946c88aa4a36ffbf71d82606f9e.jpg

RELATIO europe comporte également deux « éditions spéciales ».

Une consacrée à « l’Europe des  Villes et Régions » : L’Europe près de chez vous

Et une consacrée à la vie de  « Strasbourg-Europe » : La capitale démocratique de l’Europe, l’eurodistrict du Pont de l’Europe, et l’espace rhénan qui est la colonne vertébrale de l’Europe

 
RELATIO europe
bénéficie d’un patrimoine éditorial : le cyberjournal européen est déjà enrichi de plus 5500 articles publiés dans l’actuel blog. Vous retrouverez toutes les rubriques du blog qui seront complétées et enrichies. Les pages « gourmandes », « vagabondes » et  « coquines », notamment,  seront étoffées, avec bien des surprises en préparation… Pour prendre contact avec la rédaction : redaction@relatio-europe.eu

 
RELATIO europe
est animé par une rédaction très étoffée, un Comité éditorial de qualité et un réseau de correspondants et de chroniqueurs venus d’horizons très divers.Ce réseau RELATIO est par définition interdisciplinaire, transpolitique et trans-générationnel.

0d0ff78df5b50466ce521c14b70ab70e.jpg

RELATIO europe est un media interactif et participatif : il sera notamment une plate-forme d’ euroblogs labellisés « RELATIO », réservés aux membres du Cercle. Et il est très ouvert à des contributions extérieures, sous formes de tribunes ou de cartes blanches. La richesse de l’Europe naît de sa diversité et la démocratie est pluraliste ou n’est pas. Ce webjournal est d’abord le votre. Faites-nous part de vos suggestions, remarques et critiques…sans attendre le 9 mai. contact@relatio-europe.eu  

 
RELATIO europe
est un journal européen francophone, mais un multilinguisme partiel est d’ores et déjà attendu.

 
RELATIO europe  est aussi un support de choix et performant pour promouvoir des produits, des entreprises, des manifestations.
Pas de publicité « envahissante », mais des annonces mises en relief, des liens sponsorisés et des partenariats commerciaux affichés en toute transparence.

Pour tout renseignements, vous pouvez dès maintenant écrire à nos services : publicite@relatio-euroep.eu ou partenaires@relatio-europe.eu

c5b71dc99b23486009346752b9988231.jpg

RELATIO europe, s’inscrit dans une continuité éditoriale du blog Relatio actuel : c’est L’Europe des valeurs démocratiques en clair sur le Net. En décryptant tout ce qui peut menacer les libertés, les droits de l'Homme, les atteintes au "principe d'humanité".

La passion de l’Europe de RELATIO est nourrie par la raison. Cette passion nous ne sommes pas les seuls à l’avoir et à vouloir la faire partager. Nombreux sont ceux qui pensent que cette entreprise, comme s’écriait Pierre PFLIMLIN, que l’on appelle maladroitement la « construction européenne » est plus essentielle, VITALE, que jamais. Pour tous les Européens, et pour chacun d’entre nous. Pour l’équilibre de la planète donc de cette Humanité qui, on l’oublie trop, est composée… d’humains, c’est -à -dire de Personnes, au sens le plus riche du terme.

C’est « l’Europe de l’esprit qu’il faut construire », exhortait Pierre PFLIMLIN. C’est cette Europe-là que RELATIO veut, à son échelle, favoriser. Avec cet esprit critique sans lequel il n’est point …d’esprit. Avec la volonté de mieux répondre à la question clef que posait le polémologue Gaston BOUTHOUL à Strasbourg dans les années 50 avec Louise WEISS : « Qu’est-ce qu’on fait quand on ne fait pas la guerre ?».

 
L’équipe de  RELATIO

(dessins de Tomi Ungerer) 

46b2686a5e5fe328e2df36ee5c3c94df.png

17/04/2008

Livres: Guérir la France de son mal à l'Europe

Le 9 mai à STRASBOURG....

 « L’Europe cette emmerdeuse » présentée le jour même de sa parution à la Librairie Kléber (le 9 mai, à 18 heures). Le débat sera  animé par Dominique Jung (rédacteur en chef des DNA)

Avant-première RELATIO : La couverture définitive

 

bcc48708e3dc7d59869570a347991ee0.jpg

 

Ce livre sortira comme nous l’avions annoncé le 9 mai, le « Jour de l’Europe ». Une journée qui sera marquée aussi par la nouvelle formule de RELATIO. Une formule dont nous reparlerons et qui a été affinée, hier soir, lors de la création du Cercle RELATIO, cette « société des lecteurs et des contributeurs de RELATIO » qui va œuvrer pour la Défense et illustration de l’Europe des valeurs, du droit et de la démocratie donc pour l’Europe DE Strasbourg. Daniel RIOT et Sandrine KAUFFER présenteront ce livre préfacé par André GLUCKSMANN  et Bernard-Henri LEVY le jour même de sa parution, donc le 9 mai, à  18 heures à la Librairie Kléber de Strasbourg lors d’une rencontre qui sera animée par Dominique JUNG, rédacteur en Chef des DNA.

L’Europe cette emmerdeuse, City Editions. ( Hachette Livres distribution ISBN-10: 2352881544-ISBN-13: 978 2352881544)

11/04/2008

Sueu-Frere:Les indiscrets de Relatio

 La direction de GDF perd ses nerfs..

Aucun rendez-vous n’est fixé entre la direction de GdF et les représentants du personnels qui doivent donner leur avis sur la fusion Suez-GdF. L’avis de ces représentants est obligatoire. . Jusqu’à présent, en dépit de recours (rejetés) à la justice, de pressions en tous genres sur les centrales syndicales et d’une communication (interne et externe) intense axée sur l’irréversibilité du scénario de la fusion, la direction n’avait pas donné aux représentants du personnel les éléments jugés nécessaires à la formulation d’un « avis ».

 Pressions sur la presse : En Belgique aussi…

 Ce n’est pas nouveau… Mais c’est confirmé. La puissance financière ou politique est d’abord un pouvoir d’influence…et de blocage. Un groupe de presse a osé reprendre les informations rendues publiques par RELATIO sur les affaires FRERE –KUHN. Albert Frère est intervenu en personne pour annoncer à ce groupe que l’un de ses projets sur Charleroi pouvait être oublié… On ne heurte pas impunément le roi des affaires franco-belge….Après ce type de pressions, il importe ne pas s’interroger sur les censures et les auto-censures d’une manière théorique. Et cela n’a rien d’une histoire (spécifiquement) …belge.

TOUTE L'Actualité européenne, c'est sur RELATIO.fr 

 

09/04/2008

En librairie en mai: L'Europe, le journalisme et moi, par Daniel RIOT

"L'Europe cette Emmerdeuse": Une préface signée André Glucksmann

C'est André Glucksmann qui nous fait l'honneur et le bonheur d'écrire la préface de "L'Europe cette Emmerdeuse" qui sera en librairie en mai. En avant-première sur RELATIO, le début de cette préface... 

 

aedbd5b75302ddb21792caa96d2b3b58.jpg

 "L’Europe existe-t-elle?  Il faut pour tenter de s’en convaincre entrer dans ce livre et goûter la passion à feu continu qui le soutient. Passion aucunement aveugle, en bon lecteur de Descartes, Daniel Riot ne s’épargne guère les raisons de douter. Quelle réalité fixer, en effet, à notre vieux continent ? Ses  frontières géographiques sont mouvantes et litigieuses. Ses limites culturelles nous dépassent.

Qui oserait soutenir que la Russie de Pouchkine, Dostoïevski , Tchékhov, Chostakovitch et Stanislavski ne soit pas culturellement européenne ?  L’est- elle pour autant politiquement ? Quant aux valeurs intrinsèques et innées qui cuirassent la fatuité de l’Union Européenne, n’exagérons rien, n’oublions pas que les hauts lieux de l’esprit, Paris, Berlin, Rome, Madrid furent au siècle dernier les écoles des guerres totales et des révolutions totalitaires. Puis des écoles d’indifférence aux malheurs des autres… comme des leurs.

 

Qu’est-ce qui unit positivement l’ « Emmerdeuse » ? L’auteur ici s’acharne à dresser l’inventaire mental d’une histoire qui engendra la seule civilisation planétaire que nous connaissions, celle pourtant qu’une moitié d’entre nous rejette sous l’espèce d’une « mondialisation » déracinée et aliénante."(...)

LA PRESENTATION DE "L'Europe cette Emmerdeuse" 

Lire la suite

02/04/2008

LIVRES: Bientôt en librairie, "l'Europe cette emmerdeuse"

L'Europe, cette emmerdeuse: L'Europe, le journalisme et moi

e215cc00086f1f1d55b73aa6df754810.jpg

En mémoire de demain…
 

"L’Europe est une emmerdeuse !"… C’est l’un des cris de Daniel Riot  qui a consacré (et consacre) l’essentiel de son activité personnelle et professionnelle à la "construction européenne" qu’il suit de près depuis 1969. 

C’est parce que l’Europe est une "emmerdeuse" qu’elle est si mal traitée et autant méprisée dans notre paysage médiatique malade de "l’info-spectacle" déjà dénoncée par Guy Debord[1], de la "montée de l’insignifiance" si bien décryptée par Castoriadis[2] et de cet "escargotisme" que Tomi Ungerer voyait en Alsace mais qui est une spécialité bien française… 

L’Europe est une "emmerdeuse" parce qu’elle cristallise tous les maux visibles et souterrains qui frappent nos sociétés éclatées et déboussolées après six décennies de paix, ou du moins de "non guerre", et une "Histoire qui  va trop vite"[3] 

"Qu’est-ce que l’on fait quand on ne fait pas la guerre ?" La question du polémologue Gaston Bouthoul dans les années 50 reste l’interrogation centrale de ce début de XXI ième siècle marqué par un grand trouble existentiel, une "défaite de la pensée" et une montée des périls d’un nouveau type à l’intérieur et à l’extérieur…. Itinéraire et confidences d’un "instituteur des temps modernes" entré en journalisme comme d’autres en religion. "Profession : Passeur d’idées et de témoins". 

 

Doctorante en Sciences Po, spécialisée en communication politique, rédactrice en chef de RELATIO, Sandrine Kauffer appartient à une génération frappée par la difficulté de donner à cette Europe toujours en miettes l’image et l’existence, la forme et la consistance, l’unité et l’influence susceptibles de générer l’adhésion citoyenne qui lui fait tellement défaut. 

"On ne tombe pas amoureux d’un marché", disait Delors. Sandrine et la première "Génération Europe", n’ont pas, face aux lenteurs de l’unification européenne, la patience résignée de leurs aînés… "Désirs d’actions dans une nouvelle dimension"

L’une interroge, l’autre répond : L’Emmerdeuse est  un livre à deux voix et à quatre mains, écrit par des "Européens d’origine française" différents par le sexe, l’âge, la formation. Par des  "êtres de chair, d’os et d’esprit" qui "parlent d’Europe" sans la langue des querelles institutionnelles, sans le brouillage de l’eurojargon bureaucratique, l’opacité des controverses eurocratiques, le brouillard des faux procès idéologiques ou la pollution des réflexes passéistes. "L’Europe est une femme", lance Daniel Riot. "Une femme dont le point G est à Strasbourg".

 

Au moment où la France va assumer la Présidence de l’Union européenne, où un traité dit "simplifié" mais très compliqué va être ratifié, où le président Sarkozy lance une "Union méditerranéenne" et une réflexion de "Sages" sur le "futur européen" dans un contexte mondial qui suscite plus de peurs que d’espérance, cet ouvrage de témoignages, de réflexions et d’explications est d’abord un cri d’alarme :"Ce que l’Histoire a fait, l’histoire peut le défaire. L’Union est menacée d’implosion. L’intégration européenne risque la désintégration".

 

Mais ce livre est aussi un guide, vitaminé, à l’usage des citoyens (et des décideurs) qui savent que l’inachèvement actuel de cette « construction » laborieuse doit être replacé dans une perspective historique pour être compris et mis  en prospective  si l’on veut que "le futur ait un avenir"

"L’Europe n’est pas un Objet politiquement non identifiée (OPNI), selon la formule pourtant très pertinente de Jacques Delors : elle est un OPI, un objet politique inédit". C’est sa faiblesse : les citoyens manquent de repères. Ce doit être sa force  si l’on sait, selon la boutade de Tomi Ungerer, "donner une destination au destin"…

"Emmerdeuse", l’Europe est, aussi, vertueuse… Elle peut et doit nous aider à surmonter d’autres crises : celles du politique,  de la démocratie, des troubles identitaires, du "Vivre ensemble", de la poussée de "l’individualisme de masse", des conflits de civilisation, de la foi dans le progrès, du totalitarisme technologique, du chocs des inégalités, de "l’hyperterrorisme", et de ce fascisme rampant qui reste prégnant sous des formes diverses, ne serait-ce que parce que Hitler, selon le constat de Pierre Legendre[4], "a été vaincu par les armes et non par les arguments"

L’Europe ? "Un levier d’Archimède", comme disait de Gaulle, pour nous aider à relever les défis de ce siècle dont le début n’a rien d’une "Belle époque"… Et pour sauver la Personne humaine plus menacée que jamais peut-être par les poussées d’inhumanité et les tentations nihilistes.

 



[1] La Société du spectacle (Buchet-chastel,1967 ; Champ libre, 1971 ; Gallimard, 1992)

[2] La Montée de l'insignifiance (Les carrefours du labyrinthe IV) – Seuil 1996 (Points Poche, 2007)

[3] Mitterrand après la Chute du mur de Berlin.

[4] La fabrique de l'homme occidental, Mille et une nuits, 1996.

PUBLICATION MI-MAI (City editions, diffusion Hachette Livres)

16/03/2008

bruni, dati: le clin d'oeil de Dansolal sur Relatio

Carla, Rachida.... "élégance et discrétion"?

1bfae6d1b6ba9f50fb92d0d1f7a41c7f.jpgLE CLIN D'OEIL DE DANSOLAL Elégance et discrétion »… C’est , selon un conseiller de l’Elysée, le motfd872e59e499889239f9588e5a290bf2.jpg d’ordre que va suivre Carla Sarkozy pour soigner l’image de ce qui est nommé la « représidentialisation du couple présidentiel ».
"Re-présidentialisation?" Un néologisme qui correspond à une impérative nécessité pour Sarkozy qui n’a pas lu "le double Corps du Roi" ....

Lire la suite

14/03/2008

Sarkozy-Albert Frere: L'affaire révélée par Relatio dans Libération

Une brèche dans le "pacte de silence"politico-médiatique

246c2c704e2f108e3d260cec11605539.jpgUne brèche dans le  "Pacte de silence" politique et médiatique qui semblait tel un couvercle vouloir étouffer la troublante affaire Kuhn-Sarkozy révélée par Relatio: LIBERATION de ce matin consacre  un artcicle  à  l'accusation de corruption classée sans suite en trois jours, par la Justice alors que plainte avait été déposée par Jean-Marie Kuhn à la demande de Berçy.
Nous l'écrivions ici même:la vérité finit toujours par s'imposer...Même si parfois elle prend plus de temps qu'il n'en faudrait. RELATIO n'est (évidemment) pas cité dans l'article de Libé. J'écris "evidemment", car le journalisme à la française connaït mal le mot "source".
Précision sera sans doute apportée puisqu'en toute confraternité j'ai transmis à Libération les liens qui s'imposent. Liens qui d'ailleurs étaient connus de la rédaction de Libération depuis longtemps. http://www.relatio.fr/affaire_kuhn_suez_frere/ 
Reste maintenant à obtenir quelques réponses aux questions posées par cette affaire. les demandes d'ITW faites à l'Elysée notamment resteront-elles encore sans réponses?
L'omerta n'est pas un mode de gouvernement acceptable en démocratie.Les liaisons dangereuses entre le pouvoir politique et les pouvoirs financiers ne sont pas sains. Et les silences des autres organes d'informations constituent à eux seuls l'une des explications à ce que l'on appelle "la crise de la presse". Une crise liée à celle Du politique. Paresse et manque de courage.
Un rappel: cette petite "affaire" ne concerne que 1, 25 milliard d'euro d'argent ...public. Un autre rappel: un salarié adminsitrateur de Gdf a demandé dans un ITW à relatio.fr une commission d'une enquête parlementaire.  
Daniel RIOT 
(photo Libération) 

Lire la suite

02/12/2007

Le prix Média 2007 de Relatio : Zoom Europa d’Arte

Ce palmarès 2007 de RELATIO serait incomplet sans  un salut très confraternel à Arte, plus précisément à l’équipe de ZOOM EUROPA. Enfin une bonne émission hebdomadaire sur l’Europe à la télévision à une heure de bonne écoute (tous les mercredi à 21h30)  réalisée avec talents et moyens. Zoom Europa veut montrer l’Europe dans toute sa diversité, sans concession pour les institutions et au plus près des gens, quitte à bousculer les idées reçues. Objectif atteint. A découvrir sur Arte Plus 7 si vous ne connaissez pas. Supplique à ARTE : que cette émission vive longtemps avec les moyens indispensables au but poursuivi. Vivre l’Europe, c’est d’abord mieux connaître et faire connaître les Européens. A quand cette émission en prime time sur au moins une des chaînes de France Télévision ?

VOIR LE SITE DE ZOOM EUROPA >>>>>>>>>>

4b7215eddaac02a663261a822def9952.jpg

RAPPEL RELATIO A DECERNE AUSSI DES COURONNES D'EPINES >>>>>>>>>>>>

20/11/2007

Journée mondiale de l'enfance: le Commissaire européen aux droits de l'homme fait appel aux médias

Varsovie-A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, est intervenu à Varsovie au sujet de la participation des enfants, en plaidant en faveur d'une " culture dans laquelle les adultes seraient plus à l'écoute du point de vue des enfants et le respecteraient davantage ". A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

10/11/2007

Qui recevra le Prix du Sénat du meilleur livre économique de l’année ?

Un honneur accepté. La présidence du Sénat  m’a demandé d’être membre  du jury qui décernera le prix du meilleur livre économique de l’année. J’ai accepté d’apporter ma petite pierre (à titre personnel et au nom de RELATIO) en lisant les dix livres sélectionnés par un Comité scientifique, et en rédigeant des notes de lecture avec appréciations, à destination des internautes qui doivent « élire » le livre et l’auteur.

Je reviendrai sur ce blog ou sur RELATIO sur des livres éliminés (notamment sur l’excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt, « C’est vert et çà marche ») mais dans l’urgence je publie ici mes notes sur les trois finalistes. Trois bons ouvrages, dont un, selon moi, mérite les lauriers du vainqueur. DR

 Vous pouvez voter >>>>>>>>

620b412f2f1c32ade9612859e84000b2.jpg

 

  • "Désordre dans le capitalisme mondial", Michel AGLIETTA & Laurent BERREBI, Odile Jacob. Une somme. Une vraie thèse. Très sérieuse… Bonne documentation. Excellentes analyses. Un livre à étudier plus qu’à lire. Avec des encadrés, des graphiques, des chiffres, des tableaux plus lisibles et accessibles qu’ils peuvent apparaître.  Ces deux économistes qui ont le mérite d’appuyer leurs analyses macroéconomiques et théoriques sur des réalités bien décryptées nous offrent de bonnes  clefs pour mieux comprendre le « désordre économique (et financier) » qui fait office de « l’ordre mondial » promis. Et ils tracent des pistes à suivre pour tenter de mettre sur pieds cette « gouvernance » mondiale qui fait tellement défaut.

Mais cette anarchie capitalistique n’est-elle pas voulue ? Et si oui, par qui ? C’est la première question qui vient à l’esprit et qui n’est pas posée clairement. C’est  l’une des limites de cette entreprise qui mérite par ailleurs bien des louanges.

Il en est une autre, plus « hexagonale » : pourquoi la France est-elle moins bien performante dans cette « globalisation » révolutionnaire que d’autres pays européens ? Les quelques pages sur le « déclin compétitif français » ne sont pas à la hauteur des attentes. Dommage. Comme d’ailleurs celles, dignes des bonnes résolutions de la stratégie de Lisbonne, consacrées à la zone euro.

Bien sûr qu’il faut « une politique économique européenne cohérente ». Qui en doute ? Evidemment qu’il faut que la zone euro, un peu trop rapidement et schématiquement qualifiée de zone à « souverainetés éclatées », devienne  une « zone de souveraineté politique »…

Mais qui s’y oppose ? Moins la Banque centrale que les gouvernements qui ne joue pas assez la carte communautaire. Moins les traités actuels (et futur) que les pays membres qui ne respectent pas la stratégie de Lisbonne (plus intergouvernementale que communautaire, ce qui est sa faiblesse) et qui plafonnent le budget communautaire. Moins les institutions européennes que les exécutifs nationaux qui n’ont pas le courage de faire de la « zone euro » un vrai Marché Commun où les fiscalités et les conditions sociales seraient harmonisées. « L’impasse européenne » décrite trop superficiellement  vient avant tout du « scandale anglais » : Londres ne devrait pas avoir son mot à dire sur le fonctionnement interne d’un « Euroland » dont le Royaume Uni ne fait pas partie.

Autant dire que les économistes qui sortent un peu de leur discipline  trouveront dans cet ouvrage matière à controverses… D’ailleurs,  « l’économie-casino » qui nous est imposée par un capitalisme devenu fou plus que par le libéralisme si maladroitement caricaturé  ne fait pas l’objet de diagnostics convergents.

Cet ouvrage a le grand mérite de confirmer l’extrême variété des capitalismes. Et de fournir des belles synthèses. Mais il est plus sérieux que pertinent et original.

Daniel RIOT

Classement personnel :3     SUR AMAZON >>>>>

 

1af320821e2640774b4752d3de875f87.jpg

 

  • "L'enfer, ce n'est pas les autres: bref essai sur la mondialisation", Pierre DOCKES, Descartes & Cie. Le protectionnisme, c’est la guerre, mais le libre-échange ne garantit pas la paix. Ce rappel à lui seul fait plonger dans ce livre à l’écriture vive, aux arguments bien pesés et aux diagnostics pertinents. Ce n’est pas le seul…

Oui la mondialisation, si souvent confondue avec la globalisation, est diabolisée par celles et ceux qui n’ont pas compris que dans ce monde où les notions de temps et d’espace sont chamboulées l’Europe, et tout particulièrement  la France, souffre d’une infidélité à …elle-même. Le « génie européen » pour le meilleur et pour le pire provient d’une donnée majeure : la civilisation européenne fut d’abord une civilisation de la « connaissance », du « savoir », du « penser », du « découvrir ». Et les Européens, empêtrés dans leurs conquêtes puis leurs pertes coloniales et dans leurs guerres civiles d’un autre âge puis dans leurs affrontements idéologiques, l’ont …oublié. Bêtement. Ce n’est pas faute  d’avertissements : « nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles »

Dans son « Bref essais », Pierre Dockès, en inversant la formule de Sartre (« l’enfer, ce n’est pas les autres ») lance un cri, une exhortation. Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite », comme disait Mitterrand en aveu d’impuissance, c’est NOUS qui allons trop lentement. Ce n’est pas la mondialisation, ce bouc-émissaire facile, qui doit nous faire peur : ce sont nos faiblesses internes. Et le temps que nous avons perdu en ne respectant pas la stratégie de Lisbonne (déjà trop tardive et pas assez musclée)…

Ces faiblesses, Pierre Dockers les analyse bien en se gardant de tomber dans les pièges des clichés en vogue… Oui, « le Gain de l’un n’est pas fatalement la Perte de l’autre ». Oui, « un système social avancé n’est pas un handicap »… Oui, il faut d’URGENCE relancer cette économie de la connaissance et des innovations, ce qui ne veut pas dire casser la recherche publique, bien au contraire ! « Nos lauriers sont coupés ! ».

 C’est toute la filière innovatrice qu’il faut reconstruire (et non achever), toute une vraie politique  industrielle EUROPEENNE à relancer (pas avec le Raffale…) qu’il faut reprendre comme nous l’enseignait Jean Monnet et la CECA, toute une réorientation des investissements (publics et privés) qu’il importe d’opérer… Dans ces remèdes, il est des expressions dont Dockès se méfie : « patriotisme économique », par exemple. Il a raison ! Comme il a raison de mettre en relief bien de fausses solutions agitées sans anticipation des dégâts qu’elles peuvent provoquer : la tentation protectionniste notamment…Mais face à la situation actuelle, ce n’est pas du volontarisme qu’il faut, c’est de la volonté. Nuance…

Daniel RIOT

Classement personnel : 2 . SUR AMAZON >>>>>>

 

 

d673a3221c06d7846ebb74ed400fa5d1.jpg

 

  • "Petits Conseils", Laurent MAUDUIT, Stock. Voilà un livre qui dérange. Et qui devrait déranger politiquement bien des Sénateurs si le prix du meilleur livre économique de l’année lui était décerné par ce Sénat qui joue (avec mérite) la carte d’un jury indépendant et d’internautes à l’esprit libre.

Il dérange surtout, cet ouvrage par l’étrange voyage qu’il propose,  en cet automne où la presse économique et financière française doit se battre pour sauvegarder une indépendance bien fragile… et en cette période où tous les journaux ont des difficultés de trésorerie. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût ! Quand ce coût altère le droit à l’information (donc d’informer et d’être informé), c’est la démocratie qui est faussée…

Il le mérite, ce prix, Laurent Mauduit. Non parce qu’il a dû quitter en conscience un journal après des coups de ciseaux de l’Anastasie des temps modernes (j’en connais d’autres), mais parce que son ouvrage (qui n’a rien d’un règlement de compte) est d’abord un vrai livre : avec les qualités de fond et de style que le mot requiert. Et  le mot « économique » accolé à « livre » s’impose. Même si l’on oublie trop que l’économie est « politique » avant d’être « science »…

Les qualités de l’enquête,  la lisibilité (due à des vertus pédagogiques incontestables),  l’importance des questions qu’il soulève,  l’originalité de sa démarche et les leçons qui sont à tirer de ces quelque 400 pages riches font, à mes yeux (qui se sont frottés aux dix autres livres pré sélectionnés par le « Comité scientifique »),  de ces « Petits Conseils » le livre-lauréat incontestable.

Tout part d’Alain Minc. Ce personnage  est un vrai héros de roman qui se déroulerait dans une ploutocratie quelconque, il est vrai. Le seul problème, c’est que cet auteur à succès, ce conseilleur à forfaits, cet intellectuel médiatisé  n’a rien d’un héros de fiction. Et que ses actes n’ont rien de virtuel. Unique en son genre, Minc l’est assurément (et heureusement), mais ce qu’il incarne, représente, symbolise dépasse sa personne et son personnage. 

L'important, dans cet ouvrage,  n'est pas l'homme, c'est le symbole qu'il constitue. Le symbole, en l'occurrence, de ce « capitalisme de connivence » dont s'accommode trop la France et qui explique en partie le déclin compétitif français. De ce capitalisme bâtard qui pratique en permanence le mélange des genres, joue entre public et privé, pratique avec talent les politiques du « renvois d’ascenseurs » et des « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », se vautre dans les « déjeuners (même petits) corrupteurs », tisse des réseaux d’intérêts plus particuliers que général, et fait bien peu de cas de la vitale indépendance de la presse. Et, au bout du compte, explique bien des faiblesses du système capitaliste « à la française ». Retour au temps de Balzac, un peu. Au temps du « Temps », surtout…

Daniel RIOT

Classement personnel :1 SUR AMAZON >>>>>>

FAITES PART DE VOTRE CHOIX >>>>>>>>

28/10/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

medium_cc_POrtrait_1.jpg

Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

medium_bayrou_CC.jpg

  

Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

medium_cutajar_rentrée_3.gif

Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

18/10/2007

Fin du Vaudeville d'Etat:la "rupture" consommée"

Fin du feuilleton? Presque.... Cécilia et Nicolas Sarkozy ont annoncé, aujourd'hui, leur "séparation par consentement mutuel", a indiqué l'Elysée dans un communiqué de quinze mots. "Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire".

 Question de vocabulaire: on parle de "séparation" et non de "divorce". Nuance de pudeur ou différence juridique? No comment...

Vraie question: pourquoi avoir tant attendu pour annoncer publiquement ce qui ne serait qu'une affaire privée si Sarkozy lui-même n'en avait pas fait une affaire publique? Enfin, Paris Match, sans info mais avec photos exclusives, tire à un million d'exemplaires aujourd'hui. Qui parlait de crise de la presse?

3135acbda1714f465b31cda520ca9690.jpg

Cécilia et Nicolas Sarkozy étaient mariés depuis 1996. Des rumeurs persistantes faisaient état depuis plusieurs jours de la séparation du couple présidentiel, alimentées par les absences répétées de la première dame aux côtés de son mari. Le chef de l'Etat est attendu ce soir à Lisbonne pour un sommet européen. Cécilia Sarkozy aura connu un passage à éclipses de cinq mois à l'Elysée, marqué autant par ses apparitions officielles que par ses absences. "Mon seul problème, au fond, c'est Cécilia", avait confié le président français peu après son élection, dans des entretiens avec des journalistes. L'inquiétude du chef de l'Etat semblait fondée.

 "Je ne me vois pas en First Lady, ça me rase", avait déclaré Cécilia Sarkozy en 2005 à un magazine de télévision. Voici la France sans "Première Dame". Personnellement je m'en moque complètement. Je souhaite simplement  à chacun des deux de vivre le mieux possible cette "rupture". Mais, ils se moquent certainement de ce que je peux souhaiter. Alors...

Maintenant, j'en vois déjà en train de surveiller les messages sur le net:"HM bien sous tout rapport cherche JF de qualités susceptible de devenir première Dame de France". Mais non: les services du courrier de l'Elysée sont déjà débordés par des CV de qualité...

J'en vois aussi qui tentent déjà de réécrire l'histoire. De la politique spectacle les "belles images" d'une famille "bien recomposée" lors de l'intronisation de Sarko à l'Elysée? De la frime? Du théatre? Du cirque?  "J’ai fait mon devoir. J’ai emmené Nicolas là où il fallait qu’il aille", aurait dit Cécilia ... Mais maintenant, comment et où ira-t-il en "solo", notre Sarko? Déjà, ses cravattes sont choisies avec moins de bonheur qu'avant, si j'en crois une consoeur qui a un sens de l'observation que je ne peux avoir... Et qui va le conseiller dans l'avenir, y compris dans les nominations ministérielles? «Certains ont été nommés ministres grâce à elle, d'autres ne l'ont pas été à cause d'elle», avait dit, en temoin direct, un responsable de l'UMP...

Ce n'est pas dans la presse que cette "séparation" fait le plus de bruit. C'est à la Cour. Une "Madame de Maintenon" en moins, c'est des points d'interrogations en plus... Si L'Elysée nous était conté!

SUR CE BLOG >>>>>

07/10/2007

Le journalisme à l’ère électronique : Radiographie d’une crise

1d00750168cce5cf8e77aefce660ba1c.jpgAncien éditorialiste rigoureux du « Républicain Lorrain », homme de culture et de réflexions, passionné par tout ce qui fait vraiment bouger le monde (il a mis en place la Webradio d’arte), auteur (apprécié) de « Communiquer par l’image », Alain Joannès vient de publier un ouvrage à plusieurs dimensions. Qui vaut lecture et méditation non sur le « cyberjournalisme »  mais sur le journalisme à l’ère électronique.

b12ddc26442d5683457d0b43b8b5d306.jpg

Ce manuel (à mettre en toutes les mains, et pas seulement entre celles des étudiants en journalisme) est riche d’infos pratiques, de conseils en tous genres, de ces mille et un « trucs » qui sont indispensables si l’on veut bien tirer parti de ces nouvelles technologies qui ont  révolutionné les circuits de l’information sans que l’on prenne pleinement conscience des conséquences de cette révolution. Tout va trop vite. Et trop est trop en tout. Gutenberg dépassé par Mac Luhan, bien sûr…mais ce dernier est déjà dépassé lui-même !

Nous voici tous des « medianautes » « multicanaux ». Et la grande mutation est loin d’être terminée : les « neurotechnologies » commencent seulement leur règne. L’être parlant, donc « communiquant », y trouvera de nouvelles sources d’épanouissement ou d’étouffement, de progression ou de régression, de libérations ou d’aliénations.

Stupides de se montrer  technophobe ! Il importe de maîtriser pour ne pas être écrasé. Pour ne pas subir les effets pervers de cette déstructuration de notre perception du temps et de l’espace qui est déjà la marque de cette  ère où « l’homo sapiens sapiens » est d’abord un « zappanthrope » pour reprendre un mot de Castoriadis.

C’est en cela que ce manuel est aussi et surtout un ouvrage de réflexions. Sur le rôle nouveau du journaliste, ce « passeur » professionnel, et sur les attitudes, les comportements, les moyens d’informer et d’être informés de tous les citoyens.

Car le droit de l’information n’est pas qu’un droit de la presse : il est un doit d’informer et d’être informés. Un droit de savoir. Puisqu’il n’est point de démocratie sans connaissance. Sans ces éléments d’appréciations qui permettent de dépasser les préjugés, les a priori, les réflexes, les idées reçues et de ne pas être victimes de « l’air du temps », des « pensées uniques », des « pensées dominantes », des clichés en tous genres,   des conformismes anesthésiants ou paralysants, des drogues de la paresse, toute cette « propagande au quotidien ».

Un constat essentiel dans cette perspective : Joannès met bien en relief une caractéristique national que nous ne reconnaissons pas assez, l’inforexie des Français. « L’inforexie est à l’information ce que l’anorexie est à l’alimentation ; un manque d’appétit ». Et un manque d’exigence. D’où le primat de l’émotionnel, la force des rumeurs, la puissance des imprécisions, le culte de la superficialité, le moule des conformismes (ce qui ne date pas d’aujourd’hui !).

La sur-information décrite si souvent masque une réelle « sous-information » qui favorise bien des  « des-informations ». Avec des écrans qui font écran !

c5d0d480ce1b55987bfa98ff1731eb6c.jpg

De cette « inforexie », les journalistes (« métier à reconfigurer », en effet !) sont à la fois responsables et victimes. Par paresse et conformisme, par « engourdissement corporatiste », par routine et mélange des genres, par oubli de l’essentiel : ce ne sont pas les « tuyaux » qui comptent, mais ce que l’on met dedans, ce que l’on y fait couler.

Or, les nouvelles technologies ne changent rien à ces « fondamentaux » du journalisme trop oubliés sur nos scènes d’ « info-spectacle », sur nos usines d’ « info-marketing », sur nos magasins d’ « info-divertissement »,   où le présupposé « intéressant » prime sur le pré-analysé « important ».

Ces « fondamentaux » se résument en quelques mots qui forment une chaîne (laquelle par définition n’a que « la force de son maillon le plus faible »):   recueillir, vérifier, décrypter, analyser, structurer,  hiérarchiser, mettre en perspectives, formuler et diffuser. Les technologies nouvelles favorisent chacun de ces fondamentaux, mais tout (ou presque) se passe comme si elles les affaiblissaient, ce qui est un comble ! Sans doute parce que le  « rich media » exige le respect d’autres « fondamentaux » : ceux des « éducateurs », des « instituteurs », des « professeurs ». Dans information, il y a FORMATION.

Merci à Alain Joanès pour cette brillante contribution qui trouve son prolongement sur internet, évidemment, avec un blog ! http://www. journalistiques.fr

Daniel RIOT 

LE LIVRE >>>>>>>>>

  LE BLOG ET LES LIENS >>>>>>

21/09/2007

Le sarkoshow permanent annonce une Sarkoverdose...

"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise Didier Mathus, député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

(c) AFP

 

A gauche et à droite, on ironisait quand BAYROU insistait sur la partialité et le manque d'indépendance des médias qui ont été tellement attachés à maintenir bipolaire la vie politique française... Sur ce  plan là, comme sur d'autres, les événements lui ont donné et lui donnent raison..
C'est le PS, aujourd'hui qui sonne la charge....
Le Parti socialiste devrait saisir dès lundi 24 septembre le CSA contre "l'accaparement des médias" par Nicolas Sarkozy. "La semaine qui s'achève aura marqué un paroxysme dans l'accaparement des médias par le président de la République", écrit le député PS Didier Mathus dans un communiqué.
Jeudi soir "les deux principales chaînes ont été réquisitionnées pour permettre à M. Sarkozy de commenter sa propre action pendant 50 minutes à l'heure de plus grande écoute", critique-t-il.
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise le député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Temps de parole non décompté

La situation "pose désormais un problème clair pour l'équilibre de l'expression démocratique dans notre pays", estime Didier Mathus en jugeant que "le CSA devait réagir".
Le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur son site internet.
Didier Mathus poursuit : "Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d'équité et de pluralisme dans l'expression publique".
Didier Mathus rappelle avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier. Il indique qu'il saisira l'institution "à nouveau dès lundi avec François Hollande pour qu'un terme soit mis à cette dérive".
Comment ne pas être d'accord? Au fait avez-vous lu le bon dossier de LIBE de ce jour sur les dessous du SARKOSHOW?
En fait, les journalistes ont une part de responsabilité dans cette situation, mais que voulez-vous? Il "passe bien Sarko". C'est une  bonne "bête de télévision", il "fait recette"...L'audimat plus les sondages, plus la paresse et l'opportnisme des patrons de médias, cela fait beaucoup! C'est vrai qu'il est drôle, Sarko. Quand on oublie les conséquences de sa politique...Il va bientôt présenter la météo (quand le temps s'annoncera beau, bien sûr). Qui se moquait de médias dans les pays totalitaires ou dans les républiques bananières? Allons, ne désespérons pas:La SARKOVERDOSE va frapper. Et les Jeux  vont vite montrer leurs limites si le pain (ce nouveau produit de luxe) vient à manquer...

21:45 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, presse, médis, bayrou, CSA

15/09/2007

Strasbourg : Les blogs, une nouvelle donne dans les relations presse-pouvoirs !

L’excellente « webinitiative » de la « locale Strasbourg » des DNA…Quand « Cher Robert », s’en prend à « Cher Denis «  et à « Cher Christian »… Quand Grossmann incite à cet « anonymat » que Sarkozy dénonce…  Où le « localier »ne doit pas être  un « bocalier »… Quand la  devise de « l’ouverture » devient « Qui n’est pas avec nous est contre nous »…

Ma petite chronique strasbourgeoise:Constats locaux de portée générale.Les DNA reviennent ce matin sur la « rumeur des surprimes » dans les notations d’une option crée par Chantal Cutajar dans le cadre de ses activités d’enseignante-chercheur en droit pénal sous la plume de Denis Tricard qui, je tiens à le réécrire, a fait sur ce sujet un travail journalistique remarquable. Sur le fond, comme dans la forme.

Rien n’est plus délicat de faire un article sur une affaire qui n’en est pas une, sur une rumeur lancée, propagée et gonflée par  des manipulateurs (conscients et inconscients) et une (vraie) « intox » transformée en (fausse) info. Surtout par ces « cybercafés du commerce » que sont trop de blogs qui « débloguent »… dans un anonymat exécrable.

Tricard se devait de faire enquête et article puisque l’exploitation politicienne du dénigrement orchestré d’une action noble, novatrice et indispensable  constitue à elle seule un événement. Il l’a bien fait. Avec rigueur. Je souhaite vraiment que de nombreux jeunes journalistes aient les qualités qu’il vient d’afficher. Et ne se laissent pas manger par les dévoreurs de talents et d’énergie si nombreux dans le marres médiatico-politiques.

015fca7a12924a3e1bdb8e712b9b5289.gif

Je reviendrai dans une autre note sur ce qui est titré « la contre-attaque de Chantal Cutajar » et qui me vaut bien des courriels en tous genres…Anonymes, sous pseudos,quand ils sont insultants, bien sûr…

Mais, puisque mon propos se rapporte au journalisme (et aux blogs) je tiens à faire une petite remarque de portée locale mais d’intérêt général : j’ai trouvé ridicule et, surtout,  scandaleux le commentaire laissé par Robert Grossmann sur le « blog de journalistes » que l’équipe de la « locale Strasbourg » des DNA vient d’ouvrir avec courage, intelligence et talent.

Sous le prétexte d’une information qu’il juge erronée (mais qu’il confirme en grande partie), ce tenancier d’un blog personnel (que je fréquente avec intérêt), ce Roi-blogueur de la CUS,  se lance dans une attaque en règle contre Denis Tricard et  Christian Bach, traités ouvertement et  entre les lignes, comme un patron de presse digne de ce nom n’oserait traiter ses employés.

Indignes de leur journal de la rue de la Nuée Bleue, les deux « Cher Denis, Cher Christian » ? C’est ce qu’il tente de dire, d’insinuer, ce « Cher Robert »…

Attention : Sarko n’est ni le premier ni le seul à  téléphoner aux actionnaires, ou à faire téléphoner, ne serait-ce que pour jouer du « photoshop » sur une « poignée d’amour »présidentielle…

A l’échelle locale, c’est souvent pire. Plus sournois. Le « localier » (l’accrédité à l’Elysée ou ailleurs en est un !),  doit résister aux tentatives d’être  transformé un « bocalier ». Enfermé dans le bocal des détenteurs du pouvoir (petit ou grand, fictif ou effectif). Ou des opposants d'ailleurs qui savent aussi exceller dans les désinformation.... 

Ce ne sont jamais les pressions qu’il faut condamner. Elles sont logiques. C’est l’art de se doter des moyens de résister aux pressions qu’il faut cultiver. Pour s’assurer liberté et indépendance.

70adb68adc67ff25b9a2b46843edd03f.jpg

J’en reviens aux faits, en  citant RG : « Cher Denis Tricard n’écrivez pas n’importe quoi ! Ne ramassez pas n’importe quel ragot, dans n’importe quel blog partisan qui, sous votre plume, acquiert de la crédibilité. » (…) «  Cher Denis, Cher Christian Bach, Si ce blog devait être le blog des ragots, pire, le blog des fausses vérités écrites pour susciter des réactions de la part gens touchés par ces ragots ou fausses vérités, ce serait indigne. Ce n’est pas l’idée que je me fais d’un blog de dialogue moins encore de celui d’un quotidien régional qui a de la crédibilité. N’associez pas alors le nom DNA à ces bruits parfois sans aucun fondement et transcris dans le seul but de provoquer. Ouvrez un blog personnel ou même sous pseudo, ce serait plus conforme. »   

Le journaliste (quand il fait du bon boulot) passe une partie de sa vie à subir  les foudres des politiques. Cela ne date pas d’aujourd’hui, et il faut espérer que cela continuera. Un bon journaliste est un emmerdeur ou n'est pas, pour celui qui rêve de faire ce qui lui plait , sans avoir de comptes à rendre et qui ne voit l'information que sous le nom de "propagande". C'est aussi le  vieille histoire du messager qu’on tue parce que le message déplait… Que Grossmann se défoule sur des gens de presse (ou tente de les intimider ou de les manipuler)  n’a donc rien d’un événement. C’est si fréquent… « Cher Denis, cher Christian », vous en subirez d’autres…

Mais qu’une irritation entraîne le bouillant ancien patron de « l’Union des jeunes pour le progrès »  à donner des leçons de journalisme, à décourager une initiative louable et à inciter les animateurs du « webnews » de la locale des  DNA à se réfugier dans la facilité et la lâcheté des « blogueurs anonymes »,  pire à se cacher derrière des « pseudos », a quelque chose d’amoral. « Incitation à la lâcheté », c’est prévu, çà, dans un Code de mauvaise conduite quelconque?

Allons, allons, « Cher Robert »: pas de cela à un moment où  Sarkozy qui veut « jeter à la poubelle toutes les dénonciations anonymes »…Contrairement à tous les spécialistes de la lutte contre la corruption et l’économie criminelle, je lui donne raison sur ce point, d’ailleurs, à ton ami Nicolas. Et je mène combat contre les masques qui gangrènent le Net en encourageant l’irresponsabilité. Le pseudo (j’en ai et j’en utilise) n’est pas fait pas se cacher, mais pour s’amuser et expérimenter, sourire et tester, jouer et se jouer de,  non pour dire n’importe quoi, n'importe quoi, sur n'importe qui, n'importe comment.

Quel réflexe, Monsieur Grossmann !  « Cher Robert », vous avez trop de qualités intellectuelles  pour (une fois de plus) afficher de tels défauts. Et prôner de telles conduites…

Il est vrai que dans sa longue carrière politicienne, l’ancien « coach » du « jeune Nicolas », a eu l’occasion d’apprendre (et d’enseigner) sur le terrain toutes les astuces de la « politicardise ». Ces astuces qui contribuent tant au discrédit du « monde politique ». Et qui souvent se font sous couvert de l’anonymat ou par marionnettes interposées. C'est la vie...

6c7bec2f7811a3882e8c7dbf95e1cd16.png

Résistez, « Cher Denis », « Cher Christian » avec tous vos coéquipiers ! La « blogosphère » révolutionne les circuits de l’information. Il est bien que vous tentiez d’en tirer leçons et vous vous lanciez dans cette véritable aventure qui consiste à enrichir  le Net, à participer aux entreprises de crédibilisation des blogs de journalistes, à jouer la complémentarité entre les différentes formes d’expression médiatiques, à adapter l’exercice de notre métier aux nouvelles technologies.

b1e14094598af880878c40e7fe90cd88.jpg
Christian Bach

Le web transforme les conditions de la diffusion des infos et du débat citoyen. Il facilite évidemment les délires, les rumeurs, les campagnes de désinformation. Mais (vielle histoire du couteau !) il a bien des vertus aussi. Il est qualitativement neutre. Tout dépend de l'usage qu'on en fait...

Que la rédaction locale d’un quotidien régional prenne le risque d’assumer les responsabilités que ces nouveaux espaces de liberté impliquent vaut d’être salué, non dénoncé, attaqué, critiqué.Je l'ai fait ici le jour même de son lancement.  Le plus terrible, dans la réaction de « Cher Robert » ce n’est pas la « précision »  qu’il se croit obligé d’apporter par un « J’affirme » qui d’entrée enlève ou atténue la crédibilité du message. C’est qu’il mette en garde, menace et  condamne, dénonce l’entreprise menée en tant que telle.

Résistez et persévérez, « Cher Denis » , « Cher Christian » : L’échec de votre blog ne serait pas le votre, mais celui de ceux qui ont  du débat politique une conception qui même hors du Net ne fait pas honneur aux mots « Agora », « forum » ou…démocratie. Quand on ne supporte aucune contestation ou contrariété au sein du Conseil municipal, on peut difficilement la supporter sur le Net !

Il est vrai que le mouvement d’humeur de Robert Grossmann à votre égard ne vient pas de votre info sur le souci actuel (bien forcé) « d’ouverture » de l’équipe municipale la plus fermée de l’histoire contemporaine de Strasbourg. Tout est dans la dernière phrase du donneur de leçons en journalisme affectueusement surnommé ici et là (sur le web et dans les bons bistrots) « le Malraux de Pourtalès » ou « le Mérimée de la Robertsau ». 

Je cite encore :« Vous avez par ailleurs pris la décision d’accorder votre patronage médiatique aux effusions de madame Kalinkowa. C’est un choix, il vous regarde ! ».

Diable ! Pourquoi cette précision ? Pourquoi cette (fausse) générosité, cette (fausse) tolérance, ce (faux) respect et surtout ces (vrais)  regrets et ces (vrais) griefs ?  Le point d’exclamation final  vaut poing dans la figure sur d’autres terrains…

Là, « Cher Denis, Cher Christian », vous avez commis plus qu’une faute : un crime. De lèse-majesté. D’autant plus que les extraits du livre que vous avez publiés donnent envie de lire cet ouvrage que le tandem et ses amis considèrent comme un outrage. Pourtant, elle semble plus indulgente envers Robert qu’envers Fabienne, cette madame Kalinkowa que personnellement je ne connais pas, bien qu’elle vienne d’adhérer au MoDem.

f91200c4a25953338ab7fc2d72cda9ef.jpg
Denis Tricard

Vous devriez le savoir, « Cher Denis, Cher Christian », les DNA (même généreuses en espace et même  indulgentes envers les pouvoirs en place, ce qui est logique et normal) n’en feront jamais assez pour  le « tandem »… Quand je pense, comme nombre des lecteurs, aux matins qui fâchent, tant les DNA apparaissent comme le JO du Duo !

Mais pour le pouvoir bicéphale local, c’est la brosse à reluire en permanence, ou rien. Ou l’interrogation sarkozyenne faussement angoissée du « Pourquoi tant de haine ? »

La phrase la plus utilisée par le « tandem » est simple  à retenir : c’est un classique du genre… « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». Nous ne sommes là ni dans les chuchotements, ni dans les rumeurs, ni dans les ragots… Toute la ville le sait, même sans les blogs… C'est l'un de leurs problèmes d'ailleurs. C'est dur de jouer l'ouverture avec un esprit fermé ou renfermé. Sarko est meilleur comédien: c'est sa force!

Daniel RIOT

17/08/2007

L’Europe coquine : Et les têtes (pensantes) des « fesses chics » ?

97915849c6f928db374d37b372a6e7e3.jpgLa chronique de CLIO pour RELATIO : « Le femme est une fleur, la plus faible de la nature, mais une fleur pensante »…

Si Pascal (à Dieu ne Blaise) avait oublié l’homme et son roseau, peut-être sa boutade aurait-elle eu le même effet que le nez de Cléopâtre en plus court sur le vie du monde…Allez savoir !

Mais Pascal s’il a bien  inventé la brouette (ce qui reste à prouver) en était resté à la position du missionnaire : la femme est faite pour le plaisir de l’homme et pour le péché, non pour la pensée… L’une vient de Venus et l’autre de Mars, que voulez-vous ? Rodin a fait un Penseur, non une Penseuse... 

"Ainsi l'homme est si malheureux, qu'il s'ennuierait même sans aucune cause d'ennui ", disait le même Pascal. Alors, que ferait-il sans nous, l'homme ?

Allô Nietzsche ? Ici Lou… Est-il vrai  que «Le bonheur clé l'homme dit : «Je veux» et le bonheur de la femme dit : «Il veut» et que «L'homme est fait pour la guerre, la femme pour le repos du guerrier.» ?

50faeed38eb15201498842e35ad06836.jpg

Si je délire ainsi c’est parce que je viens de lire le NouvelObs de cette semaine. Cet hebdo  qui m’a fait grandir avec Brétecher me fait encore plus rire l’été que durant les autres saisons… Grand titre de la semaine : « Les philosophes et les femmes ! » C’est dans la droite ligne du débat sans fin « refondez la gauche », sans doute…

Franchement, je n’y ai pas appris grand-chose. Même Michel Onfray qui d’ordinaire sait extraordinairement parler beaucoup pour dire peu enfonce des portes ouvertes, comme si le sujet lui coupait la chique…

25bba0315a141fce4e420886a8bb583c.jpg

J’ai lu une jolie perle aussi à travers une question à Frédéric Pagès sur « Comment expliquez-vous cette résistance a la mixité de la philosophie ? »: « On peine à citer le nom de philosophes femmes, hormis Beauvoir, Simone Weil et Hannah Arendt... qui du reste n'en sont pas, à strictement parler. » Des femmes ou des philosophes, « à strictement parler » ?  

Frédéric Pagès, l'auteur de «Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes» (Mille et Une Nuits), qui veut en finir avec « la dictature des fumeurs de cigares de la Sorbonne (comme si les femmes, à strictement parler, étaient incapables d’apprécier et de fumer le cigare), n’a pas réagi. Prise de court, le bel esprit…

 Il s’en est tiré par un petit historique (contestable) :
 « Il existe peut-être une autre manière, plus féminine, de faire de la philosophie, qu'on trouvait déjà dans la Haute Antiquité sous les traits de quelques Aspasie et autres Hypathie éduquées à la dialectique, et qui resurgit aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les cercles de discussion et les bureaux d'esprit dominés par les femmes. Ce n'est qu'ensuite, au XIXe siècle, qu'on attribue à ces lieux d'échange le nom péjoratif de «salons», et que se perd l'héritage du rôle qu'ont joué les femmes dans la culture. »

L’Obs réussit même l’exploit de nous offrir un « bêtisier » qui, au  nom de la mise à l’index du machisme va donner du grain à moudre (encore) aux mecs les plus ringards « qui  oublient de penser » même quand ils sont intelligents. Nous n’avons vraiment « aucune génie », nous les femmes, ces « mâles avortés », comme disait Aristote…

31ae5b3563d8eb2b79bf3a59f14a632b.jpg

Mais oui, Joseph de MAISTRE : «Les femmes n'ont fait aucun chef-d'oeuvre dans aucun genre.»…

Mais bien sûr, Mister  SCHOPENHAUER : «Ce qu'on appelle à proprement parler la «dame européenne» est une sorte d'être qui ne devrait pas exister. Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intérieur, appliquées au ménage et  des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l'on formerait non à l'arrogance mais au travail et à la soumission.» Pourtant Adorno s’interrogera : « La femme elle-même n'est-elle pas le produit du fouet ?»

1b2a7b834e976dd5b7bdfd56b852df42.jpg

Je n’insiste pas, le « castrat » que j’ai le malheur d’être (pour mon plus grand bonheur, je dois dire…) se console en relisant ce constat d’échec de Freud qui est celui de (presque) toute l’humanité « mâle » : «Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : que veulent-elles au juste ?».

Mais rien Sigmund, sauf …philosopher ! Dommage que le Nouvel Obs n’ait pas songé à reprendre cette « pensée de Pascal » dans son dossier : « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. »

540d4c6c879b2817387c143f0d40aade.jpg

Heureusement, le même NouvelObs nous fait sérieusement réfléchir avec sa rubrique « estivale » : «Des Fesses chics » dans la rubrique (lubrique ?) « les plus belles nues »…Voilà de la vraie philosophie, où la femme sujet redevient objet,œuvre d’art. et est portée aux... nues. Elle redevient objet de désirs et  fruit de mâles pensées qui n’ont que peu de liens avec la Philia. Mais c’est, aussi,   de la Cul-ture… 

81adda12343d7a6f6d0e4125c59a5233.jpg

Cela dit, j’adore aussi les photos de Guy Bourdin. Qu’une « fesse chic » le fasse découvrir (ou redécouvrir) est une œuvre pédagogique : Bourdin est l’un des traits d’union entre peinture et photo. Mais les hasards des « chemins de fer » des journaux sont tout de même parfois étranges : une femme acéphale dans un numéro sur les femmes et la pensée, c’est une vraie provoc’, non ?

02e857238f9506f553112e15725030d7.jpg«  D'une paire de fesses, Bourdin a su donner une leçon d'images », souligne, en esthète pensant, Bernard Géniès. Dans le contexte du Nouvel Obs de cette seamine, c’est une leçon de (non) sens. Les institutions européennes se battent pour que l’égalité concerne les femmes et les hommes. Que d’efforts encore à déployer ! Le Nouvel Obs (qui fait nettement mieux pour la « défense et illustration » des femmes) va peut-être faire un numéro sur les femmes à «  fesses chics » ET à  tête choc …

CLIO

Toutes les photos de cette note sont évidemment signées Guy Bourdin

SUR AMAZON

12/08/2007

Démocratie : Où s’arrête le droit à l’humour ?

Pieds de nez (rouge)  à la liberté de la presse à Monaco...

c1eb80622af0b111eed168943ad7f4e8.jpgDure, dure, la liberté d’expression. De plus en plus, même en certaines contrées dites démocratiques qui risquent bientôt de n’avoir plus guère de leçons à d’autres, où la censure d’Etat, de parti ou de « grands chefs » religieux  est la loi… Difficile, la pratique de l’humour. De plus en plus, semble-t-il, même en certaines contrées qui furent les premières à dénoncer l’intolérance des mollahs face aux caricature du Prophète dans un journal européen…

A LIRE SUR LE BLOG-NOTES DE DANIEL RIOT >>>>>>>>

09/08/2007

« Réveillée », la Chine ne doit pas… endormir l’Europe

5993f6297b3b90b929d0ab97edd7bd1e.jpgEDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT :Impressionnantes, ces images des grandes répétitions de Pékin ! Presque trop. Personnellement, elles me font un peu peur. Agoraphobie par télévision interposée ? En les voyant, toutes en couleurs, je n’ai pu m’empêcher de penser à celles en noir et blancs, d’autres JO, ceux de Berlin en l’an 36 du siècle de l’épouvante nazie. Aucun rapport, bien sûr. Encore que…

Aujourd’hui encore, sur son site le CIO en est fier de ces jeux de Berlin : « Les Jeux Olympiques de 1936, qui se tinrent à Berlin, sont mémorables surtout pour avoir fait échouer Adolf Hitler dans sa tentative de démontrer ses théories sur la supériorité raciale aryenne. » Une façon de voir en effet. Merci Jesse Owens !

« Les Jeux Olympiques de 1936 furent également les premiers à être retransmis dans une forme de spectacle télévisé ». Oui, et cela personne ne peut le regretter. Mais de cette gloire, Hitler a su tirer parti. En organisation de grands spectacles, le régime nazi fut expert… J’ai revu la vidéo en ligne sur la cérémonie d’ouverture, présidée par le chancelier Hitler  Du grand spectacle en effet, avait saluts nazis dans les tribunes et croix gammées… 

Le mouvement olympique n’a pas été soluble dans l’Allemagne hitlérienne, mais le nazisme n’était pas soluble non plus dans l’esprit olympique. Honte et frayeur rétrospectives : nous sommes tous, en toute époque, un peu comme l’orchestre du Titanic…

a8d39ed4ab9efd2b579b2a52e52c3ca7.jpg

Cette évocation de ce passé là va provoquer bien des haussements d’épaules et des ricanements. Comme le dit le Figaro dans son édito, « la communauté internationale mange dans la main (des responsables Chinois) avec une déférence obligée et un cynisme assumé… Nécessité fait loi ». Et les plus anticommunistes d’hier ne sont en rien choqué par les portraits géants de Mao, toujours médaille d’or de l’Empire rouge du Milieu, ni par les confidences enthousiastes des militants au regard mystique : « C’est merveilleux. C’est le parti qui fait tout cela. » Et ce n’est qu’un début. Les JO, c’est dans un an… La flamme venue d’Athènes embrasera tous les cœurs du plus grand peuple de la terre  le 8/8/08, chiffres porte-bonheur. Heureux Chinois !

Pourvu que le peuple, dont une bonne partie se bat encore contre la faim, subit l’esclavage, connaît les pires fléaux de la nature (humaine comprise) puisse en tirer profiter des fruits de cette manifestation qui, avant le sport, avant le spectacle télévisé, marque l’avènement de la Chine comme superpuissance décomplexée dans un monde de plus en plus complexe...

117b49a0bf1acfee46dc313a6234d0f4.jpg

Une évolution prévisible, inscrite dans l’Histoire, la géographie et la démographie qui ne surprend que par ses modalités : cette curieuse et peu prévisible alliance de l’hyper-capitalisme et de l’hyper-communisme. Avec ce mariage entre le totalitarisme d’une massification de l’individu et ce sens de la transcendance hérité d’une civilisation qui ne peut que susciter qu’admiration, respect et fascination.

Est-ce à dire que les combats menés par les défenseurs des droits de l’homme sont vains et voués à l’échec ? Ceux qui ricanent, comme l’éditorialiste du figaro, contre ceux qui « tempêtent, manifestent, appellent au boycott » ont la résignation un peu facile. Bien sûr que, selon toute vraisemblance, toutes les nations seront là, ayant « rangé leurs états d’âme au vestiaire ».

Evidemment que seront oubliés le Tibet, les camps, la répression politique, l’exploitation économique, le travail forcé des enfants, le muselage de la presse, la censure d’internet, les viols de la vie privée,   les supplices des dissidents, la peine de mort, la tragédie du Darfour, le militarisme, l’impérialisme, l’intolérance religieuse, la pollution meurtrière…

Déjà, l’Occident joua les aveugles et les sourds, bien avant que la « Chine s’éveille »,aux réquisitoires lucides d’un Simon LEYS… Alors, aujourd’hui ?...Les habits neufs de la Chine de Mao ont des paillettes.

b42320f1c0fca7ee04f1b08b904a6111.gif

«  En ce XXIe siècle naissant, c'est l'empire du Milieu, avec son 1,3 milliard d'habitants et sa croissance à deux chiffres, qui impose ses règles du jeu au reste de la planète », note (en se réjouissant ?) l’éditorialiste du Figaro, cité ici parce qu’il traduit trop bien la « pensée dominante », dans l’air du temps européen d’aujourd’hui, une pensée-réflexe qui s’est déjà manifestée en d’autres temps et d’autres circonstances, par d’autres plumes trempées dans l’encre polluée d’une servilité bien peu sensée … 

 « D'une main de fer dans un gant de velours, ses dirigeants ont réussi le pari de la mondialisation », ose écrire le « Monsieur Figaro » du jour. « Ils ne sont ni de pacotille ni cacochymes. Ils sont de leur temps ». Donc du notre ! « Si aucun couac ne vient perturber l'événement, la Chine pourra contempler le monde venu concourir à ses pieds »… Quelle formule et quelle perspective !

Face à ces nouveaux courtisans de la Cité interdite, il importe évidemment de raison garder. Et de tenter de tirer parti de ces événements  pour que la Chine s’éveille aussi à des valeurs, des principes, des règles que son régime actuel piétine.

9156c55f0fd992d44e1a97e50a915adb.jpg

Il ne s’agit évidemment pas de se lancer dans je ne sais quel chantage à la démocratie, à la liberté et à la justice sociale. Ou de jouer les donneurs de leçons.  Mais il s’agit pour l’Europe (qui se doit de parler et d’agir d’une seule voix, avec les mêmes gestes) de se montrer telle qu’elle doit être. Avec fermeté.

Les accords extérieurs de l’Union comportent des clauses « droits de l’homme ». La politesse diplomatique n’interdit pas la franchise des propos. Et le dumping social doit être combattu avec force.

Les Européens n’ont pas que les ONG spécialisées dans les droits de l’homme pour défendre leurs valeurs et tenter de mettre fin à des scandales d’inhumanité. Nos gouvernements, nos parlements, les institutions européennes ne sont pas là pour se prosterner aux pieds de la Chine triomphante. Tirons parti de l’événement. Pour mieux défendre nos intérêts…qui ne sont pas que matériels ! Que la chine se « réveille », soit. Mais ne nous laissons pas endormir.

Daniel RIOT

 

Une carte de la Chine

Le site des JO de Pékin

Pour planifier votre voyage olympique

Tous les jeux depuis 1896 (site du CIO)

Les compétitions et les sites

Le site officiel de la ville de Pékin (en anglais)

Histoire, actualités : un site très complet sur la Chine (mais sans allusion aux droits de l'Homme)

La Chine populaire de 1945 à nos jours

La campagne de Reporter sans frontières: "Non à Pékin 2008"

La Chine dans le rapport 2006 d'Amnesty International

31/07/2007

Etats-Unis: Le décolleté qui fait déborder le vase de la bêtise...

aeb7dd18c9395b4799fb99523ffad1b4.jpgLES EXCUSES DE CLIO... Alors là, c'est à moi qu'il faut faire "pan sur le bec", comme dit si bien Le Canard ,( ou "pan-pan cucul",si vous prérez)... Où avais-je la tête, cette nuit en écrivant ma chronique sur le décolté en V d'Hillary Clinton, qui décidément à bien des déboires, comme si les affaires de braguettes de son président de mari ne lui avait pas suffi?... Pas une seule fois, pas même en écrivant le prénom (Robin)de l'auteur de l'article ignoble du Washington POst, l'idée m'a effleuré l'espirt: ce journaleux du grand journal ne pouvait être qu'un Homme. D'où mes élucubrations sur ses problèmes de zizi... D'où mon obstination à m'adresser à elle en l'interpellent "Mister"...

580ac3d8dd4c1d9188398500b84d101b.jpg

Eh! Non. C'est une femme l'auteur(e) de cet article plein de bassesse. J'en ai honte pour touites les féministes de la terre et pour toutes les femmes de la création. Je les entends d'ici tous les mâles ricaneurs: "Ah! Les femmes entre elles, c'est infâme"...

118acfb0ff5fb64b5271f810b98c5371.jpg

"Pan-pan cucul"pour moi,  donc. Et mille pardon. RELATIO a décidé de ne pas gommer cette chronique de ses colonnes:ce qui est écrit est enregistré. Tant pis pour moi:le ridicule ne tue pas. Et enfait, le sexe de l'auteur(e) de l'artcile indécent sur l'impudeur de mme Clinton importe de peu. En termes de bêtise, on sait que la parité est bien respectée. c'est l'article qui compte,ce qui est écrit et ce que cela révèle sur l'évolution des pensées en mode outre-atlantique. Pudibonderies et hypocrisies libertices. l'heure de la grande régression?"Pan-pan culcul"? Grosses fessées, oui? (Illustrations empruntées au "journll de la fesse", un blog sympa)

8f5d9b5482d1b2c5f4bf89fb4350e88f.jpg

Derniers développements autour de ces seins que personne n'a vu: Le nouvelOBs.com s'en fait l'écho , en textes et en video. Suivez les liens...

Textes

LA POLEMIQUE s'AMPLIFIE >>>>>>>

Vidéos

  Le décolleté d'Hillary Clinton fait halluciner ses détracteurs

 

  L'affaire du décolleté d'Hillary prend de l'ampleur. Le Washington Post refuse de s’excuser

Sur Internet

Carte des Etats des Etats-Unis

L'article du Washington Post

Le site officiel de la campagne d'Hillary Clinton (anglais)

Biographie d'Hillary Clinton

Fiche sur le parti démocrate américain

Les huit candidats à l'investiture démocrate

Les élections américaines sur le site de CNN

Les candidats républicains et démocrates pour 2008

Les dernières infos concernant les élections de 2008

La campagne vue par le Washington Post

Le décolleté d’Hillary : Quand un journaliste américain ne « sait plus à quels seins se vouer »

medium_seins_nus.jpgLa chronique coquine de CLIO pour RELATIO 

Robin Givhan, vous connaissez ? Moi, non. Mais j’imagine volontiers que cemedium_hilarry_décolite.jpg journaliste du respectable Washington Post a plus de mal à trouver « la paix du slip » que Bush à assurer une « sécurité durable »  en Irak…

J’ai vu et revu la vidéo où il voit en Hillary Clinton l’indécence et l’impudeur personnifiées… Attention aux cols en V ! Ils attirent les regards des voyeurs voyous. Surtout dans cette Amérique bushienne, hypocrite et pudibonde,  où les « néo-cons » sont souvent des « archéo-connards »… (tiens, j’y pense : con, pourquoi est-ce   masculin ?)

medium_seins_klimt.jpgAvec de telles réflexions dans ce « pays de la liberté », on se demande quels arguments vont encore être bons pour tenter de convaincre ceux qui pratiquent le repassage des seins des gamines (aussi révoltants que l’excision) , qui tailladent les mollets des femmes en jupe, qui traitent de « putes » les filles osant sortir les cheveux au vent, ou qui rejettent carrément les nouveaux-nés qui ne sont pas des garçons !

Mme Clinton a, constate notre éminent con-frère, des « protubérancesmedium_clinton_hillary_2.jpg mammaires » (quelle poésie !).  Eh ! Oui… Femme, elle est. Plutôt jolie, d’ailleurs…Avec une poitrine que je n’avais pas encore spécialement remarquée, mais qui, à vue de nez,  ne sent pas le silicone.   Ses « protubérances » pleines d’élégance vous font peur Mister Givhan ? Un problème né dans la toute petite enfance peut-être… Et le décolleté (bien discret) de Mme Clinton vous excite ? Drôle de chro-niqueur vous êtes Mister Givlan…Vous le traitez de « plongeant » : épongez-vous...Et refaîtes surface!

Ces  « quelques centimètres de peau dénudée  sont aussi choquants que si le sénateur républicain Rudy Giuliani  (l’autre candidat aux présidentielles) avait déboutonné sa chemise un peu trop bas » note ce scribouillard dans un article qui ne se veut en rien humoristique :  « Personne ne veut voir cela. Vraiment, c’était comme surprendre un homme la braguette ouverte », affirme Sir  Givhan.

Joli rapprochement… la poitrine et la braguette. De bons psy, comme ceux demedium_seins_joliephotos_sur_sexe_fluctua.jpg Woody  Allen, doivent réussir à vous soigner Mister Givhan. Il est vrai que la braguette n’a pas toujours servi à cacher ce zizi qui pose tant problèmes à tant d’hommes. A l’origine, c’est même une « protubérance » du caleçon. Un « wonderbra du bas » pour mâles soucieux d’apparaître bien pourvus.  Mais, lit-on Rabelais aux Etats-Unis ? Montaigne, lui, trouvait cela ridicule et vaniteux. Il n’avait pas tort : la braguette  « accroissait la grandeur naturelle par fausseté et imposture »… Du rembourrage. De la gonflette.

Les mots évoluent et les mœurs aussi. Aujourd’hui, le « braguetteur » est un séducteur un peu (beaucoup) rustre, un obsédé de la « tirette », comme disent les Belges en parlant de la fermeture Eclair (invention américaine), un sonné du « zip », un déréglé de la bande… Velcro (invention suisse)… « L’allocation braguette », on sait ce que c’est aux Antilles. Vous la regardez souvent votre braguette Mister Givhan ? Boutons ou tirette ?

medium_seinde_juliette_pierre_charriau_sur_impidique_.net.jpgLes seins, ou plutôt les regards portés sur les seins, aussi ont évolué et varient encore, d’une contrée à l’autre, d’une mode à l’autre. Savez-vous, Mister Givhan, qu’à une époque (qui revient d’ailleurs avec les bretelles tombantes), cacher ses seins était pêché… Vous n’allez guère dans les musées, Mister Givhan. Ou dans les galeries de photos d'art. 

Regardez en haut; Voici DITA Van Teese sur belles photos... Regardez à gauche: pas mal, non? Elle s'appelle Juliette. Elle été photographiée par Pierre Charriau et je l'ai piquée sur un site impudique....

Mais n’avez-vous jamais eu l’occasion de retrouver dans la vie les excitations que vous donnait la lecture (en cachette) de Play-Boy… Je sais, là j’exagère :je projette autant que vous fantasmez, je plonge dans des procès de « pensées de derrière » (comme disait Pascal). Pardonnez-moi, mais j’essaie de comprendre. Sur internet, vous allez ?

Surfez… Il y a en a pour tous les goûts. Même sur des sites médicaux, vous pouvez virtuellement prendre votre pied, (en vous y attardant ou en suivant leurs liens),  comme ceux qui regardaient « Margot". Mais évidemment, Brassens, vous ne connaissez sans doute pas :

« Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la »

Vous êtes là, la la la la quand vous tombez sur quel site ? Celui des petits seins ou des gros medium_seils_mouilles_blog_sympa_.jpgseins ? Sur les images de concours (très américains) de T-shirt mouillés peut-être. A moins que… La libido, çà ne se commande pas, et visiblement, comme disait Frédéric Dard, vous ne savez pas « à quels seins » vous vouer.

Ce n’est pas là, (la la la la la) un problème de sein mais une affaire de zizi. Retournez à l’école de Pierre Perret, Monsieur le chro-niqueur, et surveillez bien votre braguette…

« Tout tout tout
Vous saurez tout sur le zizi
Le vrai, le faux
Le laid, le beau
Le dur, le mou
Qui a un grand cou
Le gros touffu
Le p'tit joufflu
Le grand ridé
Le mont pelé
Tout tout tout tout
Je vous dirai tout sur le zizi »

CLIO (culottée puisqu’elle adore porter des décolletés en V)

medium_seins_gabrielle_d_estrée_et_sa_soeur.jpg
PS: Gabrielle d'Estrée et sa soeur. Mignon, non? ... Notre journaliste américain, dans son style est aussi bête et indécent que d'autres confrères, polonais ceux-là. Ceux qui dans un photomontage qui avait fait scandale à juste titre en Allemagne: l'heddomadaire Wpress du 25 juin avait imaginé Mme Merkel et les deux jumeaux polonais dans une posture bien peu diplomatique.
Il paraît que l'hebdo a battu ses records de vente... Ce qui est encore le pire, sans doute, mais que voulez-vous? Les femmes en politique sont encore traités bizarrement.... Il paraît pourtant que le "respect" et les "non-discriminations " sont des valeurs fondatrices de l'Union européenne... Mais la vulgarité n'a pas de frontière.
medium_seins_merkel_jumeaux_polonais_Wprost_hebdo_poloais_.jpg

05:05 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : presse, USA, Clinton, sein, sexe, sexisme, macho

21/07/2007

L’Europe irrespectueuse :Crime de lèse-majesté en Ibérie…

e5ed6d7882c7ce021c2567be2baa1e0b.jpgLA CHRONIQUE DE CLIO-LA-SURFEUSE Je m’attardais sur le site 4b0de3e32f57c4b8b976e102d9a1451b.jpgsi riche en gravures historiques de l’abbé Priape, rêvant aux femmes assoiffées de liberté des siècles passés et songeant à chroniquer sur ces dessins qui n’ont pas besoin de légendes, donc qui sont compréhensibles dans toutes les langues de notre babélienne Union européenne quand la nouvelle est tombée…Oh ! Les vilains, les coquins, les malsains… Sur Priape, je reviendrai, une soir peut-être, mais l’actualité commande,même en coquineries d’été.

f5a9fd6779a80b0899cb546713f990d2.jpgUn délit de presse ? Un crime de lèse-majesté, plutôt…Comment peut-on ? Dans la royale Espagne, on dépasse les bornes. Nous n’en sommes pas aux blasphèmes des  caricatures de Mahomet ou aux provocations éhontées sur la Christ, Madeleine et les autres, mais tout de même. Se railler des héritiers du Trône. Et de Letizia, surtout.

Sacrée, Letizia! Cette « Sissi moderne », comme on dit dans Gala, cette Star du Gotha, cette roturière qui a de la noblesse en tout, dans son corps comme dans son esprit, cette femme de cœur qui fait vibrer tout un peuple depuis son mariage d’amour avec Felipe. Et qui émeut les foules chaque fois qu'elle enfante d'une infante. L'Espagne? Le royaume de la Letiziamania... Et "on" ose y toucher...

 

72bc62e1890a9302100ba8f61b798532.jpg

Nos amis républicains (je dis « amis », parce qu’ils se ont mis dans une situation où l’on a peu d’amis….) de l’hebdo satirique EL Jueves se moquent à la fois de la couronne, de la famille royale, de la politique nataliste du gouvernement d’un pays en rupture de catholicisme fécond, de la maternité, du travail, et… du plaisir ! En un dessin , c’est  beaucoup ! Outrés, les juges… Saisie, la revue… Les amendes vont tomber, et le dessinateur (dont l’éditeur devra révéler l’identité) risque la prison. Au trou, avec son crayon, l’irresponsable… 

12d959fbdb5d8f96965b1c92796beb57.jpg

 L'hebdomadaire El Jueves a publié en couverture un dessin (que Relatio a l’audace imbécile de reproduire ici) représentant le prince Felipe et son épouse Letizia en pleine relation sexuelle. Les pauvres ? Mais non, ils savent ce que c’est, l’amour : ils ont deux filles et, dit-on, ils comptent persévérer. Pas seulement en raison de la loi salique (contestée). Ils s’aiment, c’est tout. Et c’est beaucoup. Ils n’y a pas de quoi les moquer. Ils savent aussi ce qu’est la liberté d’expression. Letizia, qui l’ignore, fut journaliste… Elle crevait le petit écran, en princesse cathodique de l’Espagne catholique

5f917832e77ccc5b883eefb4823a19a2.jpg

Mais il n’y a pas que le dessin qui est choquant, pour les esprits épris de dignité, comme le mien. En plein effort de royale jouissance, le prince ne déclare pas son amour et son bonheur,mais il pense à la prime de 2 500 € que le gouvernement attribue depuis ce mois-ci à tout enfant né en Espagne : « tu te rends compte ? Si tu tombes enceinte, je n'aurais jamais été aussi près de la sensation de travailler »...

Une « atteinte à l'honneur et à la dignité des personnes représentées », a dit le juge. A cause du dessin et de la posture, ou du dialogue en imposture ? Et le juge a ajouté, sans rire : ce dessin « n’est pas nécessaire à la formation de l’opinion publique ».

De la pédagogie, en tout et pour tout, oui. Mais pas pour çà, ni comme çà. Le couple princier est « représenté dans une attitude clairement dénigrante et objectivement infamante, pouvant constituer un délit », a ajouté le juge sans préciser si c’est la position (qui n’est pas celle du missionnaire) qui est en cause.

aaecf73ca58e50d3ab679a10b84ace12.jpgMoi, j’en rigole. Parce que j’aime bien cette position-là, comme d’autres d’ailleurs… A en casser son lit, comme disait Priape... 

Mais je trouve que les traits des visages enlaidissent trop les protagonistes. Il est plutôt mignon, Felipe, et Letizia en fait baver des males,  d’au-delà des Pyrénées et d’en deçà. Mais le juge n’a rien dit sur les têtes…

Clio-la-surfeuse

(la copine de Venusia)

 

15/07/2007

Société: Les libertés des "people" et celles du peuple...

Atteintes à la vie privée…

Quand Sarkozy fait, sur le perron de l'Elysée,  une déclaration d’amour à Cécilia et à une de ses filles, (« belles les deux », il a raison…), on est dans quoi ? Dans le public ou dans le privé? Dans un moment d'Etat ou dans une confidence publique à caractère privé? Dans le jeu ou dans la sincérité? Dans une fête pour le peuple ou pour le people?« Nous voulons de la vie au théâtre et du théâtre dans la vie », remarquait Jules Renard...

75fc7ad7fcaea6249279b31c3c128315.jpg

 

 Quand la presse s’amuse d’une photo souriante de Sarkozy ravi de dépingler la médaille de l’ordre du mérite sur une poitrine qui ferait triompher le sens tactile sur le bon sens, on est dans  une forme d’irrespect ou d’humour ? Un homme d’Etat conserve son état d’homme. Les femmes aussi d’ailleurs,, heureusement.

a9b4c445c810a6f0bcc75100e8ad58a3.jpg

Quand l’ami Jean Quatremer, sur son euroblog allongé, révèle (ou sous-entend) sur DSK quelques tendances sans lesquelles il aurait moins de charme mais avec lesquelles Anne Sinclair et nos diplomates doivent composer si ce gout pour les jupons est effectif, que fait-il ? Du journalisme d’investigation et de transparence ou des insinuations (diffamatoires?) de « fouille-poubelle » envieux des succès de la presse people? Attirer, c’est plus tirer vers le bas que vers le haut…La presse dite people (pipole) ne le montre que trop…

7ed1932857f3a7ad8335bcea29263e59.jpg

Quand Ségolène Royal, en femme outragée qui se sent harcelée, fait un procès à Match pour une photo de vacances bien innocente et sans intérêt, que fait-elle ?

bf61aff5c5d07845da5a831bcc3b1523.jpgUn geste d’autodéfense bien légitime (après d'autres "atteintes") même si cette « femme fatale » qui avait convoqué les caméras pour un accouchement a fait une partie de son chemin public en jouant (plus ou moins bien) sur le piano d’un marketing politico-médiatique qui implique une bonne dose de narcissisme pas toujours pudique ? Ou…de la pub (involontaire) pour l’hebdomadaire (en l’occurrence en panne d’inspiration) ? Ou de l’autopromotion par posture victimaire et imposture primaire ?

La « femme fatale » finit par rendre bien banal le recours aux avocats pour des causes qui font causer sans grande conséquence

Vie privée/vie publique…Malgré son tact et son sourire pudique,e8d706eebb830233e01048d1b6c38cc1.jpg Mireille Dumas reflète, à sa manière, cet   exhibitionnisme ambiant et galopant  qui nous transforme tous (ou presque) en des pornographes de l’âme que  Restif de la Bretonne ne pouvait imaginer… 

« Si j’avais un secret pour concilier vie privée et vie publique, je le vendrais », ironisait Sean Connery… Cela n’est pas vrai que dans le spectacle, le cinéma, les média et la politique. Rassurons-nous. Avec Pierre Assouline : « Dès lors qu’on a une vie intérieure,on mène déjà une double vie ». Et avec Alphonse Allais : « la vie est comme on la fait ». Ou la défait.

Pendant que notre « peoplecratie » qui est aussi une « médiacratie » se chatouille l’épiderme avec ce type de faux événements, l’information essentielle de la semaine en matière de protection de la vie privée, donc de droits de l’homme et de Liberté n’a guère été commentée, sauf dans des cercles spécialisés où l’on sait ce que prêcher dans le désert veut dire.

3323c8b1847fab2e2baa64878c632c56.jpgLa Commission nationale informatique et liberté a publié un rapport plus qu’accablant et plus qu’inquiétant.  « Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans ! », lance son président en lançant une "alerte à la société de surveillance" que lance aussi la « Commission de Venise » du Conseil de l’Europe.

On apprend au passage que  la CNIL est la commission de ce type qui en Europe dispose des moyens et des pouvoirs les plus faibles. Souriez, vous êtes filmés. L'oeil invisible nous regarde; Prenez garde, vous êtes fichés (avec des risques d'erreurs considérables) . Les disques durs nous emprisonnent.

Sachez-le: vous n’avez plus de vie privée. Réflexes sécuritaires et progrès technologiques : danse35442258d5bf71be9f03e6314c38dd9.jpg cette société liberticide à tendances totalitaires "soft", il y a vraiment plus grave qu’une photo anodine dans l’eau bleue d’une plage corse.

Au fait, on a peu entendu  et Royal et les autres dirigeants socialistes sur ces atteintes constantes et générales à la vie privée. Il est vrai que notre  « traçabilité » (comme on dit pour les bêtes d’élevage) est telle que notre portable nous localise, que notre ordi nous trahit, que nos cartes de paiement ou de crédit sont prêtes à nous discréditer, et que même en vélo dans les rues de Paris, une puce nous accompagne...

b0aaf47f6ce97a410abdb84711800d15.jpgMais, comme dit Sarkozy, il faut des règles pour jouir des plaisirs de la transgression…Michel Polnareff a raison de ne plus fuir le fisc aux USA et de ne plus afficher ses fesses sur les murs de Paris Il joue jouer gagnant en misant sur les  gagneurs:"je vous dit merde, monsieur le Préséident, et on ira tous au paradis".

Un monde sans espionnage, le "paradis"? Chut! Dieu nous espionne tous depuis longtemps: on me l'a  appris au cathéchisme...D'ailleurs, Adam n'a pas pu croquer la pomme d'Eve en cachette. Tout finit toujours par se savoir!

Daniel RIOT

25/06/2007

Pub et environnement : ça coince ! Création d'un Observatoire indépendant


L’Alliance pour la Planète vient d’annoncer la création d’un Observatoire Indépendant de la Publicité (OIP) composé d’associations et de personnalités dont Corinne LEPAGE MoDem). L’OIP se donne pour mission :

d’assurer une veille sur l’activité publicitaire en France et de fournir une réflexion critique sur la publicité ;
de lancer des alertes à l’encontre des publicités irresponsables en matière d’environnement ;
de présenter chaque année un rapport public "Publicité & Environnement » ;
d’utiliser tout recours contre les publicités non conformes à la réglementation ;
de décerner des prix aux campagnes publicitaires les plus irresponsables en matière d’environnement ;

Agissant dans un premier temps sur les questions environnementales, l’OIP pourra rapidement s’étendre à tous les aspects du développement durable.
« Publicité et Environnement » L'alliance pour la Planète

Par ailleurs l’ADEME et le BVP ont présenté jeudi 14 juin une étude démontrant que seuls 6 messages publicitaires sur 10 respectaient les règles que s’est donné la profession en la matière bien que celles-ci soient insuffisantes ou floues.
Télécharger l'étude
medium_pub_nature.jpg


Rappel des propositions de CAP21 en la matière

Mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ;
Repenser La totalité de la publicité, qui joue dans notre société un rôle majeur, de manière à décourager les comportements incompatibles avec une réponse à l’urgence écologique
Appliquer la loi sur l’air qui prévoit la réglementation de la publicité qui favorise la consommation énergétique ;
Interdire toute publicité pour des produits ou services sur-consommateurs en eau
Interdire la publicité mensongère sur les produits de consommation courante se revendiquant naturels quand ils sont issus de la pétrochimie
Remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité;
Sensibiliser et former le monde de la publicité au développement durable

medium_pub_repect.jpg


Analyses et critiques de publicités récentes les plus… exemplaires

L’Alliance pour la planète a établis une sélection des publicités qui respectent le moins la déontologie professionnelle que s'est pourtant donné à lui-même le secteur publicitaire. L'objectif est d'expliquer à chacun comment décrypter ces publicités qui usent et abusent de l'argument écologique.
Analyses et critiques de publicité récentes les plus ......exemplaires

 

21/06/2007

Strasbourg: Jean-Marie Colombani "au fil du Monde", d'un siècle à l'autre

Pour Jean-Marie Colombani, il y a une vie après Le Monde : c’est évident. Il en parlera sans doute un peu, ce jeudi,à 17H00 à l’ENA lors d’un débat organisé par la Librairie Kleber que j’animerai avec plaisir, sur le rôle d’un éditorialiste dans un journal (et dans la vie politique) et bien sûr à propos du  recueil d’éditos qu’il vient de publier chez Plon.

medium_colombani_livre.jpg

Remontée dans le temps, au fil du Monde, de l’élection de Sarkozy à …1994. D’un siècle à l’autre. Avec une planète qui bouge et une France chiraquienne en « manque d’espérances »…

Un livre à lire (même si, comme moi, Le Monde est l’une de vos tranches de pain quotidiennes). Un livre à conserver dans les rayons de votre bibliothèque, surtout, ces pages d’histoire écrite à chaud sont le reflet de faits mais aussi de la doxa de ce temps. De cette doxa, de cet air du temps, de ces modes de pensées ou de ces pensées à la mode dont  l’éditorialiste  doit se méfier…Ce que ses lecteurs ne comprennent pas toujours.

medium_Colombani.3.jpg

Sa vie : Né en 1948, au Sénégal, Jean-Marie Colombani a fait  ses études au lycée Hoche de Versailles et au lycée La Pérouse à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) , puis à l'université de Paris II-Assas et celle de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Un parcours sans faute qui le mène à suivre l’une des voies qui peuvent mener au journalisme: licence de droit, Sciences Po Paris et diplôme de droit public. Il entre 'dans la carrière' en 1973, en devenant journaliste à l'ORTF, puis au bureau de FR3 à Nouméa.

Intégrant l'équipe du 'Monde' comme rédacteur au service Politique, il ne va plus quitter le célèbre journal, gravissant les échelons de la hiérarchie, jusqu'au poste de directeur. En janvier 1995, Jean-Marie Colombani devient président du Directoire de la SA Le Monde. Parallèlement, il est administrateur de l'Institut régional d'administration de Bastia, et intervenant régulier à RTL. Il anime également l'émission hebdomadaire 'La rumeur du Monde' sur France-Culture.

31/05/2007

Strasbourg: Les 50 ans de la démocratie locale européenne

L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales

 Sur le site du Conseil de l'Europe

Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »

Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

medium_DR_conseil_de_l_europe.jpg

Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?

Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.

Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?

Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

medium_congrs_des_pouvoirs_locaux.jpg

Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?

Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.

(source>>>>)

EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO  >>>>>>> 

VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"medium_congrres_2.jpg>>>>>>>>>>>>>>&...

A VOIR AUSSI>>>>>>>>>>>

26/05/2007

Histoire banale à "Sarkoland am Rhein"...

 Les « Sarko attitudes » du « Tandem UMP» de Strasbourg

Où commence et où finit, la censure ? Où commence et où finit la simple politesse, d’ailleurs ? Où commence et ou s’arrête l’intelligence, surtout ? Trois questions parmi d’autres autour d’une anecdote très villageoise à… portée européenne.

medium_DR.JPG
C'est moi avant de devenir un "terroriste bayrouiste" du moDem à "kärcheriser"

Il se trouve que j’anime régulièrement les « Entretiens du Conseil de l'Europe ». Une initiative intéressante : il s’agit de la reprise d’une idée mise en pratique, sur une échelle plus grande, alors que je travaillais aux DNA, une idée que la gauche strasbourgeoise au pouvoir (sous Catherine Trautmann et Roland Riess) avait négligée sottement.

Pour ceux qui ne savent pas : des rencontres régulières sont organisées sous forme de conversations, entre des personnalités qui travaillent pour le Conseil de l’Europe (experts, diplomates, responsables d’ONG ect…) et le public strasbourgeois. Un public qui serait plus nombreux si la communication de la Ville sur cet événement était plus musclée, d'ailleurs...

Je devais animer (gracieusemnt, comme à chaque fois)  la prochaine rencontre, prévue le 30 mai sur un sujet qui me passionne et qui mérite effectivement réflexions et débats : « La diversité religieuse : une richesse et un défi pour l'Europe »

Que croyez-vous qu’il advint ? J'ai été (hier) récusé ! Comme licencié. Evacué. Balayé.Eliminé. Ah! le journalisme en temps de crise! Et la crise du journalime en temps de paix... Pas de panique: rien de tragique, juste un peu d'absurde. Et une rigolade: en journalisme depuis 1969, on ne m'a jamais fait un coup pareil... Ou alors je ne l'ai pas su.

medium_djtalvinz.jpg

Le débat se fera sans moi, ce qui n’a rien de grave ni pour moi ni pour le débat… Mais il se fera sans moi car la Ville a voulu « kärcheriser » ma présence pour des raisons politiques… C'est plus bête que méchant, mais c'est "signifiant" comme disent les fins lettrés.

Serait-ce parce que je suis intervenu, jeudi,  sur le "Phénomène Bayrou" au Club de la presse de Strasbourg? Un confrère le pense, mais je me refuse à ce type de procès d'intentions. Il y a une coïncidence dans le temps: pas forcément un rapport de cause à effet...

En tous cas,  je suis devenu, pour les Maîtres de la Ville, (qui reste aussi et d'abord la ville de tous ses citoyens) un horrible « centriste du Centre central », une "racaille" ou "un voyou" "centriste" (cela me change du temps où l'on me traitait de "gauchiste"!),  presque un dangereux « terroriste du bayrouisme », un ignoble « agent MoDemiste », bref un type infréquentable, un ennemi public.

Un homme à « liquider », à « dessouder », comme dit Sarkozy dans son style naturellement fleuri en parlant de Bayrou.

medium_Cible_7.4.jpg

Merci à celles et à ceux qui m'accordent une importance que je n'ai pas... C'est flatteur, en un sens. 

Je suis d’autant plus « redoutable » pour le Tandem au pouvoir dans la Ville que je ne demande rien, je n’attends rien et je n’ai pas d’ambition politique personnelle.

Bizarre en effet…

Même quand j’anime des débats, j’accepte ou je refuse, mais je ne demande rien et je ne sollicite personne…

Etrange, en effet…

J’ai même renoncé à des projets éditoriaux européens (Relatio) pour ne pas être tributaire de l’arbitraire politique de subventions publiques trop distribuées selon le « fait du prince »(ou de la princesse)  et non selon des critères d’intérêt général.

Un fou, vous dis-je….

Un fou de liberté et d'indépendance, oui !

La Ville m’a-t-elle téléphoné (ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une secrétaire) pour me faire comprendre que dans le contexte actuel et vu mon engagement personnel au Modem et aux cotés de Chantal Cutajar, il serait « souhaitable » que je n’apparaisse point à la tribune (dans la salle des mariages de l'hotel de Ville, SVP) dans mon  rôle journalistique d’animateur de débats et d’interviewer professionnel (et bénévole)? Non, bien sûr. Franchise, transparence et courage ne sont pas des vertus très répandues dans certains cercles...

medium_grossmann.jpg
R.Grossmann: le tuteur en paroles de sarkozy devenu "inexortable", selon la formule (ingrate) du Président

Pourtant...Pascal Mangin (qui s’occupe, à la Ville, à la fois  des affaires européennes et du quartier de la Meinau, ce qui exige une belle gymnastique!) est l'un de mes amis depuis longtemps. Depuis un temps où la politique était encore pour lui un idéal (ce l'est peut-être encore, mais cela se voit moins...)

Je connais bien Robert Grossmann, depuis des décennies. Et j’apprécie bien des  facettes de sa personnalité, même si elles  ne suffisent pas à en  masquer  d’autres moins appréciables.(Personne n’est parfait).

medium_keller.jpgFabienne Keller:"Les udf qui sont passés à l'UMP n'étaient pas de vrais udf"(Bayrou)

J’ai des relations courtoises avec Mme Keller pour qui j’éprouve même parfois des sentiments de tendresse (mais oui!) ou  cette compréhension sympathique que peuvent inspirer ceux dont les ambitions paraissent se situer au-dessus de leur seuil de Peter, mais qui font des efforts, beaucoup d'efforts.

"L'erreur de Casting" de Daniel Hoeffel (c'est lui qui le dit), son père en politique, gagne à être connue: j'en suis sûr.Et son sourire (un peu à la Ségolène, en plus timide et plus enfantin) trahit un grand trouble intérieur."Celles et ceux qui ont quitté l'UDF n'étaient pas de vrais udf", disait François Bayrou (dont elle se dit l'amie) voilà plusieurs mois déjà...Elle se présente toujours comme "centriste"malgrè la "droite décomplexée". Mais c'est son affaire.

medium_europe_strasbourg.jpg

Qui plus est (je précise cela pour expliquer le contexte de cette historiette), je ne manque aucune occasion de mettre en relief les initiatives européennes et culturelles de la Ville que je trouve bonnes (il y en a !).

Et je respecte profondément, en général et en particulier, celles et ceux qui sont investis de fonctions importantes et de responsabilités écrasantes  par le suffrage universel."La démocratie est le plus mauvais des sytèmes à l'exception detous les autres",redirait Churchill.

Tout cette énumération devrait créer des liens de sympathie et de cordialité... Même si , par définition, elle implique des divergences, des dissensus et des confrontations d’opinions, la "politique"  a la même racine que  "politesse"…

Eh bien, non !

La Ville, ou plutôt ceux qui croient la dominer en voulant la  diriger, est intervenue auprès de responsables du Conseil de l’Europe pour leur demander de me faire savoir qu’  « en dépit de toutes mes qualités incontestables, reconnues et appréciées », il serait bon que « quelqu’un d’autre, plus spécialisé dans les affaires  religieuses », joue les médiateurs de ce débat.

Ben voyons.

« Passe moi le singe », comme on dit en bon management..."A d'autres les basses besognes!"

« Lâche et fier de l’être », comme on sait l'être souvent en « politichienneries »…(mot inspiré par le mépris qu'affichait à juste titre De Gaulle envers bien des"politichiens") 

« Hypocrisie décomplexée », comme on dit en ces moments de victoire euphorique  à l’UMP …même à Strasbourg où le score de Sarkozy a été si faible ("par réflexe anti-tandem", analyse un politologue local dont je respecte l'anonymat pour le protéger de toute représaille) 

Il est vrai que la Ville, à quelque niveau que ce soit, aurait éprouvé bien des difficultés à me faire avaler de fausses bonnes raisons en guise  de vraies mauvaises raisons pour expliquer leur souhait…Qui est une décision. Et une censure. Une censure d’autant plus stupide que je sais  ne pas mélanger les genres et ne pas mettre de la politicaillerie en tout et pour tout.

C’est fou comme certains esprits projettent chez les autres leurs propres turpitudes. C’est ce qui faisait dire à Paul Valéry : « Nos jugements nous jugent ». Et c’est ce qui incitait Blaise Pascal à parler des « pensées de derrière »(ce qui en bien des circonstances est une expression plus juste qu’arrière-pensée).

medium_conseil_de_l_europe_2.jpg

Il est sûr, d’ailleurs,  que le personnel du Conseil de l’Europe a un tact et un sens de la diplomatie que l’on ne rencontre guère dans les sphères « sarkozyennes » de Strasbourg. Il y a dans  l'impolitesse du tandem l’application d’un principe de précaution. Les "Maîtres"  confirment sur ce détail qu’ils savent faire faire aux autres ce qu’ils ont des difficultés à faire eux-mêmes pas... car ils savent que ce qu'ils ont décidé n'est pas très noble ou digne... 

Ici,à Strasbourg,  où certains voudraient que l’esprit des Hauts-de-Seine  souffle sur les bords du Rhin,  on sait ce qu’est « la méthode Sarkozy », la « Sarko-attitude » (le brio, le talent, et l’intelligence en moins),  « l’efficacité Sarko »(le vrai succès en moins)…Du « sarkozysme » aux  petits pieds, si l’on peut dire. Du « sarkozysme de village ». Du « sarkozysme  de bazar ».

medium_strasbourg_historique.jpg

On sait, ici, dans cette capitale européenne de la démocratie,  ce qu’est (ou n'est pas) le respect de l’opposition ou de celles et ceux qui en n’étant pas à fond POUR  vous sont forcément CONTRE vous.

« Nous sommes tout de même encore en démocratie ! », est obligée de revendiquer une candidate aux Législatives qui aurait dû avoir l’investiture UMP si l’esprit de famille n’était pas aussi fort chez ce « tandem » qui pédale dans l’autosatisfaction…Et déteste celles et ceux qui ont un caractère bien trempé et non lessivé. 

La crédibilité des "collaborateurs", des "alliés", des "gens" pour le « tandem », c’est d’abord la servilité : Pascal Jurdant-Pfeiffer, candidate UDF-MoDem dans la deuxième circonscription , en sait quelque chose.

medium_keller-Grosmannn.jpg
Le tandem de La république de Strasbourg:Un Roi, une Reine et une COUR

Elle avait osé critiquer Sarkozy avant le premier tour des Présidentielles, cette UDF de coeur qui refuse de jouer, par raison,  les sous-marins de l'UMP locale, comme tant d'autres "centreux" qui osent encore utiliser le sigle udf pour combattre les candidats udf-MoDem .A propos les taupes ralliées, il existe un sigle pour vous (provisoire, il est vrai): le PSLE! Usez-le. Pardon pour cette parenthèse et pour celle qui suivront. La liberté d'expression existe encore sur internet...

Robert Grossmann (qui a lancé le petit Nicolas dans la Cour des grands où lui-même n’a jamais été admis), a pris l’attaque de Jurdant-Pfeiffer pour lui (joli phénomène d’indentification !).Et il a aussitôt, sans prévenir l'intressée, bien sûr, transformé son blog personnel en espace de lapidation publique. Grossmann en évêque Cochon, comme si Pascale Jurdant -Pfeiffer était "Jeanne l'impure"... Encore un peu, et tout allait chauffer rue Brûlée... 

medium_jurdant.jpg
Pascale Jurdant-Pfeiffer: Lapidée sur le blog de Grossmann

Une ingrate, en effet,  cette "ambitieuse" qui "ne serait rien" sans le Tandem. Une Traitresse. Pourtant, il suffit de l'écouter dans ses réunions électorales pour voir à quel point Pascale ménage le"tandem" quand elle doit faire face à des remarques critiques...

Elle a même expliqué, aie-je lu je ne sais plus, que Fabienne Keller élue en tant qu' UDf était passée à l'UMP pour "défendre le TGV". C'est là de la Très Grande Virtuosité! 

Pauvre Pascale ! Elle n’a sans doute pas compris que travailler avec le « tandem », c’est se mettre aux ordres ou se faire insulter ! Le pluralisme? C'est celui d'un régiment qui marche au pas ou un mot qu'on affiche pour se donner bonne conscience et tromper les naïfs.  Là encore, le livre de La Boetie sur la "servitude volontaire" a valeur de Code de la route en politique politichienne... 

On sait aussi,ici, à « Neuilly-am-Rhein » , comme dit un humoriste qui n’a pas intérêt à se montrer à visage découvert du coté de la CUS,  ce que sont le clientélisme, la tolérance sélective, l’art et la manière d’exercer des pressions en tous genres à tout propos et à tout niveau, les mille et une façons de jouer de la carotte et du bâton avec une technique du chantage érigé en mode de « gouvernance ».Mais Kléber en a vu d'autres...

medium_kleber.jpg

Tout cela, en fait, mérite des développements plus longs et plus précis sur lesquels sans doute je reviendrai . Sans courir le risque d'un procès en diffamation.

Mais si je ne fais pas de la politique plus activement, c’est parce que je préfère me battre pour quelque chose que contre quelqu’un…J'arrête pour aujourd'hui.

J’en reviens donc à ma petite histoire que j’aurais tue si elle n’était pas révélatrice d’un état d’esprit et de pratiques exactement à l’opposé de ce préconise le MoDem.

Précision n°1 : Il est clair que je n’en veux en rien au Conseil de l’Europe. C’est d’ailleurs pour ne pas mettre ses agents dans l’embarras que je me suis retiré du débat programmé, en dépit de l’intérêt que je porte à ce sujet (que j’abordais dans   un livre co-écrit avec Driss Ajbali  « Ben Laden  n’est pas dans l’ascenseur »).

Le Conseil de l’Europe défend la liberté de la presse, d’informer, d’être informé. Il défend les droits de l’homme, la démocratie, la tolérance, donc les libertés, le pluralisme, le respect… Mais il est institutionnellement condamné à collaborer avec des forces qui ne donnent pas tout à fait à ces valeurs le sens qu’on serait en droit d’en  attendre. Le monde est ce qu'il est. Il faut toujours partir des réalités pour tenter de les changer...

medium_cathédrale.jpg

Non seulement je soutiens les combats du Conseil de l'Europe, mais j’inscris tous mes engagements d'éditorialiste et de citoyen sous sa bannière depuis bien longtemps. Je ne tiens surtout pas à  mettre ses agents dans l’embarras pour une péripétie…

Précision n°2 : Je n’en veux pas même au « Tandem » et à ses serviteurs zélés. Leur attitude n’est en rien vexatoire pour moi. Et elle n’est vexante que pour eux.

« Pourquoi tant de haine ? » redirait le « vrai » Sarkozy…

Je sais que mon indépendance d’esprit et l’honnêteté intellectuelle qui la sous-entend gênent le « Tandem » : Robert Grossmann me l’a dit, avec plus ou moins d’élégance, à plusieurs reprises.  

Je sais que le même « Tandem » est surtout très gêné (dieu sait sans doute  pourquoi) que je puisse depuis des années soutenir intellectuellement, amicalement et politiquement, Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, que le tandem tente de "démolir" et traite par le mépris depuis des années.Bel esprit de résistance, Chantal!

Pour cause : celle qui leur a servi de caution intellectuelle pendant la campagne des municipales  a osé défier l’ « autorité » de la « Reine » et du « Roi » de la République de Strasbourg en marquant ses désaccords de forme et de fond avec les méthodes de gouvernement du couple royal, nombre de décisions mal préparées  et surtout peut-être de l’ état d’esprit qui régnait (et règne toujours) à la Cour…

medium_cc_photo_art.jpg

Chantal Cutajar: Des qualités d'intelligence et de caractère qui font trop de lumière pour celles et ceux qui détestent qu'on leur fasse de l'ombre...

Ils l’ont virée, Chantal. En réussissant l’exploit (sarkozyen) de faire croire que c’est elle qui était entrée en « dissidence ». C’est cela d’abord une communication réussie : une bataille rhétorique gagnée avec des mots trahis…et une mauvaise foi masquée.

"Comment un homme comme toi peut-il supporter une femme telle que Cutajar?" m'a demandé un jour, en privé, mais sérieusement Robert Grossmann. Mais parce qu'elle est intelligente, courageuse, forte de vraies convictions, habitée par un vrai sens du service public et de l'intérêt général, nourrie non d'une ambition de pouvoir paraître mais de pouvoir faire, inspirée par des valeurs authentiquement humanistes.

Des qualités dangereuses en effet pour celles et ceux qui ont de l'action politique une conception plus carriériste qu'éthique, plus clanique que républicaine, plus partisane que démocratique.

medium_chantal.10.jpg

"Le tandem a fait une sacrée connerie en se fachant avec Chantal Cutajar. Je leur ai dit d'ailleurs", m'a dit un de mes anciens prof de Droit toujours en politique par "sens du devoir". C'est toujours une "connerie" de sous-estimer la force de convictions d'hommes et de femmes de qualité.

Mais dans puis contre (ou plutôt en dehors de) la sphère du Tandem, Chantal Cutajar, néophyte en politique, a beaucoup appris. Appris à subir des attaques injustes, des rumeurs indignes, des manoeuvres basses. Appris à éviter les peaux de bananes et à avaler des clous rouilles. Appris,surtout, à voir  ce qu'il ne faut pas faire quand on veut avoir une action politique conforme à ses propres idéaux, fusse-t-elle électoralement risquée. 

Le « tandem » strasbourgeois, a , entre autres défauts, l’énorme faiblesse de transformer tout désaccord de quelqu’un  en « affaire personnelle ». Toute critique en remise en cause. Et en « trahison ». Et les amis de leurs "ennemis" (ou vus comme tels, plutôt) sont leurs "ennemis."

C’est, paraît-il, un réflexe normal chez des individus mal à l’aise dans leurs fonctions (donc forcément paranos) qui rêvent d’être aimés… même quand ils ne se montrent guère aimables, sauf par intérêt.

Mais peut-être, un jour, organisera-t-on des "Entretiens"  sur un thème qu'il devient urgent d'aborder:  : « La diversité politique : une richesse et un défi pour Strasbourg».

Celui-là, je ne l’animerai pas : j’y participerai…

Daniel RIOT

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu