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30/08/2008

STRASBOURG: "Usine à vendre..."

Le coup de massue de Général motors sur relatio-europe


Menaces sur les 1260 emplois de General Motors :
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Commentaire Relatio-Europe de Daniel RIOT
Ainsi la multinationale américaine Général Motors affiche-t-elle : « Usine à vendre » ! Comment ? A qui ? Quand ? Mystère... 1260 emplois menacés en Alsace, dans une région qui n'est en flèche (c'est le moins que l'on puisse dire) en matière d'emplois et de créations d'entreprise, c'est grave.
C'est surtout révélateur. Ce que Valéry Giscard d‘Estaing appelait la « vitrine de la France sur le Rhin » a une réputation de « région nantie » de moins en moins justifiée. Et sa prospérité relative est de plus en plus soumise aux aléas de la conjoncture internationale (proche en raison du nombre des travailleurs frontaliers) et lointaine. Son développement est rendu plus difficile en raison d'une double concurrence territoriale : En France, le dynamisme encouragé du littoral et du Sud. En Europe, le développement de l'Est.
Ce « coup de massue » de GM, à quelques jours de la « rentrée » (traditionnellement marquée par l'ouverture de la Foire dite « européenne » de Strasbourg) devrait logiquement avoir l'effet d'un « coup de semonce ». D'un électrochoc salutaire...
C'est le drame industriel de trop qui devrait favoriser (enfin) une prise de conscience et le lancement d'actions concrètes chez les politiques et chez les acteurs socio-économique alsaciens en général et strasbourgeois en particulier dans une région « Belle trop endormie », prise de vitesse dans son entrée » dans le XXI è siècle
Général Motors va-t-il quitter Strasbourg ? PDF Imprimer Email
Samedi, 30 Août 2008 02:41

Une illustration nouvelle des liens entre le « global » et le « local »...
Le siège de GM à Détroit

Décryptage Relatio-Europe Par William PETITJEAN

Il paraît que, comme dit « Challenges » en analysant la fin du "French bashing" que « les Américains s'intéressent de plus près à la France dans tout un tas de domaines ». Et que les affaires doivent se développer entre la France et les USA. Peut-être, mais cette « décrispation franco-américaine » n'a pas encore beaucoup d'effets à Détroit, au siège de GM... Le constructeur américain qui possède 10 usines d'assemblage dans sept pays européens différents n'avait qu'un site en France, à Strasbourg. Il veut s'en débarrasser. En vendant usine et terrain. Avec  cadres, employés, ouvriers ... si possible. Pourquoi ? Parce que c'est unité qui marche bien, donc peut apporter les liquidités qui font défaut au géant de l'automobile... Une délocalisation d'un nouveau type, en somme.
Ce sont les syndicats qui ont annoncé une nouvelle distillée par le P-DG de General Motors Strasbourg, Stephen Jenkins, lors d'une réunion plénière du comité d'entreprise qui s'est tenue ce vendredi en milieu de journée

24/08/2008

Le Caucase sur realtio-Europe: Au-delà de la géopolitique


RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

24/07/2008

Plaidoyer pour la brigade franco-allemande

SUR RELATIO-EUROPE.EU
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Jeudi, 24 Juillet 2008 22:06

Par Daniel RIOT

Illogique. Aberrant. Irresponsable. Comment a-t-on pu à la fois prétendre faire de « l'Europe de la défense » (qui reste un mirage) l'une « des priorités des priorités » et songer à détricoter ce qui devrait être renforcé, amélioré, développer ? « La capacité à faire des choix », comme dit Fillon, implique la responsabilité de faire des bons choix, - d'avenir-, non des décisions  qui nous font avancer à reculons. Par facilité ou inconscience.

Personne de sérieux n'aurait du ne serait-ce qu'envisager de détricoter la « Brigade franco-allemande ». Une question « organisationnelle et opérationnelle ».D'efficacité et  de symbole : cela compte encore n'en déplaise à Morin le mal inspiré !

La modernisation et la rationalisation, la diminution des dépenses publiques et l'adaptation des besoins aux évolutions géostratégiques ne doivent pas se faire au détriment de ce qui devrait, déjà,  appartenir aux unités d'élite.

D'ailleurs, globalement, l'ensemble du Livre Plan ne s'inscrit pas  suffisamment dans une dimension européenne. N'avait-on pas promis un livre vert en la matière pendant la présidence française ?  Il est vrai que le ministre Morin ne peut guère faire plus et mieux que ce qu'il fait : ce n'est pas lui qui décide et son pouvoir d'influence est très faible, comme tous ceux dont les nominations ont  relevé de la sucette politique et  non de critères de compétence...

22/06/2008

Sur relatio-europe.eu

Sarkozy en Israël : Le levier d'une influence européenne plus forte au Proche-Orient ? PDF Imprimer Email
Dimanche, 22 Juin 2008 13:01

Par Daniel RIOT

 

 

« Passionnel et passionnant »... A Jérusalem et à Paris, tout a été fait pour que le voyage qu'entame Sarkozy aujourd'hui en Israël, dans cette terre trois fois sainte donc disputée triplement,  soit une vraie fête des « retrouvailles » franco-israéliennes. Comme le voyage d'Etat qu'avait effectué Shimon Peres en mars dans cette « France qui est le pays qui a le plus aidé l'Etat d'Israël ». .

Rien n'a été négligé (pas même le programme privé de Carla) pour que cette visite soit un succès populaire, médiatique et politique. Sarkozy aura droit aux honneurs exclusivement réservés ces dernières décennies aux chefs d'Etat américains. Et les dirigeants israéliens disent « tout faire pour que Nicolas Sarkozy se sente chez lui ».

Tout a été préparé aussi pour que la France apparaisse, à travers Sarkozy, comme le pilier et le levier d'une influence recouvrée de l'Europe au Proche et au Moyen-Orient. Le contexte est favorable... sous réserve d'un « sans faute » présidentiel.

 
Strasbourg : « Dialogue Interculturel : utopies et situations » PDF Imprimer Email
Samedi, 21 Juin 2008 19:31

 


 

Conférence-débats des 25 et 26 juin 2008 au Palais du Rhin à  Strasbourg.LE PROGRAMME

 
Les imperfections démocratiques au coeur de la session de l'Assemblée du Conseil de l'Europe PDF Imprimer Email
Samedi, 21 Juin 2008 19:07

Strasbourg: Un débat d'urgence sur le fonctionnement des institutions démocratiques en Turquie, auquel a été invité le ministre des Affaires étrangères de ce pays, un débat de politique générale sur la situation en Chine ainsi qu'un débat spécial sur la situation de la démocratie en Europe, durant lequel des personnalités de la société civile interviendront, figurent parmi les points forts de la session d'été de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui se tiendra à Strasbourg du 23 au 27 juin 2008. Boris Tadić, Président de la Serbie, s'adressera également à l'Assemblée le jeudi 26 juin.
 
Le clin d'oeil de Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Vendredi, 20 Juin 2008 23:04

Sarkozy et Gordon (comme leurs partenaires) glissent sur une peau de banane....

 

 

Jean-Claude Junker, le Luxembourgeois et les 27 , vont-ils  pouvoir ranimer la  Belle  Europa? 

 
L'Europe, bouc-émissaire : le retour ! PDF Imprimer Email
Samedi, 21 Juin 2008 23:46

par Daniel RIOT

Que s'est-il passé entre Barroso et Sarkozy ? Rien ne va plus, ou presque alors que les deux hommes avaient su tisser des liens personnels très forts et prometteurs. Avant même les présidentielles françaises, en janvier 2007, lors d'un déjeuner bruxellois ils avaient même conclu une sorte de pacte. Un accord consolidé lors d'un autre déjeuner bruxellois, juste après le "sacre" élyséen de Sarkozy.

 
L'Europe en danger ! Un appel de « sauvons l'Europe » PDF Imprimer Email
Samedi, 21 Juin 2008 18:28

La construction d'une Europe politique est à nouveau mise à mal par le résultat du référendum en Irlande. Les Français sont très mal placés pour faire la leçon aux Irlandais. Pourtant, il faut bien dire que le résultat de ce référendum a de graves conséquences pour l'Europe, en la replongeant dans une crise institutionnelle dont on se demande encore une fois comment elle va se sortir.

 
Union européenne:Rebondir avec des coopérations renforcées PDF Imprimer Email
Vendredi, 20 Juin 2008 02:22

par Jacques DELORS

LE NON IRLANDAIS est un sérieux avertissement. Pourquoi le contester ? Il est révélateur du malaise des opinions publiques bien au-delà de l'Irlande. La mondialisation et les mouvements migratoires inquiètent les citoyens. On peut résumer ainsi leur état d'esprit : tout fout le camp ! A qui la faute ? Dans la plupart des pays membres, ni le gouvernement ni le Parlement n'ont expliqué l'Europe. Ils se sont même défaussés sur elle. Ils ont fait de l'antipédagogie. D'où cette expression fantomatique d'un "Bruxelles" coupable de tous les maux. On dirait presque un film d'épouvante. Ce qui ne va pas ? La faute à Bruxelles, bien sûr.
 
Europe : Transformer des vices en vertus. PDF Imprimer Email
Vendredi, 20 Juin 2008 10:05

L'éditorial de Daniel RIOT

Il est urgent de ne rien décider...et de donner du temps au temps... La Présidence française du Conseil de l'Union va commencer avec de gros nuages dans le ciel estival : le traite de Lisbonne en rade, la question pétrolière gravement en suspend, les élargissements (à la Croatie notamment) peut-être gelés, les perspectives d'un embryon de diplomatie commune et d'une « gouvernance » plus efficace repoussées, l'atmosphère communautaire plombée au sommet...

Et le  « pire » est peut-être encore à venir : les Tchèques (qui présideront le Conseil de l'Union après la France) n'ont pas encore ratifié le projet de traite et les Polonais non plus...Et bien des gouvernements ne sont guère pressés d'appliquer ce traité de Lisbonne qui en fait n'a qu'un gros avantage par rapport à Nice : accroître les pouvoirs du parlement européen...

Qui plus est, le « tandem » franco-allemand, en dépit des efforts déployés ces dernières semaines,  reste miné par des divergences de fond sur nombre de sujets abordés ou ...occultés.

 
Sortir du cauchemar technocratique européen PDF Imprimer Email
Vendredi, 20 Juin 2008 16:18

Par Laurent Pfaadt

Il y a deux ans, Jeremy Rifkin, dans son ouvrage, le Rêve européen, estimait que l'Europe était devenue un modèle pour le monde entier, un lieu d'expériences sans égales promis à un avenir radieux qui susciterait l'admiration de tous les peuples. Depuis cette date et les refus français, néerlandais et irlandais, le rêve est devenu cauchemar, l'espoir s'est transformé en inquiétude. Pourquoi en est-on arrivé là ?

 

01/05/2008

Sarkozy et la tunisie: l'éditorial de Daiel RIOT pour RELATIO

 Sarkozy "dépasse les bornes" de la realpotitik

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

b82ded9b47cca1e81a10682299643732.jpg Le réalisme en diplomatie ? Soit. Le cynisme en politique ? Soit. C’est si difficile de concilier idéal et réel… Calculs économico-politiques et défense des valeurs… La géopolitik l’emporte toujours sur la géophilosophie. Et la perfection n’est pas de ce monde. Tout de même… Les mots doivent conserver du sens. Et les comparaisons ne valent que "toutes choses étant égales". Dans ses habits (encore) neufs de Président à la crédibilité (déjà) entamée, Nicolas Sarkozy oublie que la vraie franchise réside d’abord dans le respect de la vérité et des faits.

Or, à Tunis, il n’a pas trahi (travesti) la réalité une fois, mais plusieurs. Comme disait Pompidou : "quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limite".


Nous n’avions pas ici réagi à ses premiers éloges du régime tunisien : un Président qui a mis autant en avant les droits de l’Homme durant sa campagne, dans la formation de son gouvernement et dans ses allocutions officielles ne doit pas être jugé sur une ou deux phrases de politesse …qui peuvent trouver excuses dans le souci de régler quelques cas d’injustices et d’arbitraire flagrants. Son hôte a fait effectivement débloquer quelques dossiers. Qui ne font guère honneur à la mémoire de Bourguiba. Et nous nous méfions des commentaires qui ne reposent que sur des apparences par nature trompeuse. Ou des procès d’arrière-pensées mal instruits. Mais ce matin, en terminant son voyage en Tunisie, a utilisé un ton et des formules qui vont lui coller à la peau.

"Tout n'est pas parfait en Tunisie. Tout n'est pas parfait en France non plus", a-il expliqué. Derrière la banalité du propos : une marque d’hypocrisie et d’imposture et … un aveu d’impuissance ou d’incapacité. Il a été élu pour que la perfectibilité française soit plus grande non pour mettre en relief les imperfections françaises….

Autant des encouragements et des exhortations stimulantes en faveur d’une démocratisation effective du régime tunisien auraient été les bienvenues, autant les "brevets" de bonne conduite accordés à son homologue tunisien (qui a pourtant déclaré "accepter les critiques") frisent le ridicule et constitue un vrai scandale d’Etat. Qu’il ne donne pas de leçon, soit : les Français en donnent trop souvent… mais qu’il s’abstienne aussi de donner des bonnes notes !

"Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus (...) mais je veux le dire aussi parce que je le pense, quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?", s'est exclamé le chef de l'Etat. Les démocrates tunisiens apprécieront. Ceux des autres pays (y compris Français) aussi. Nous ne sommes plus là dans des fautes de communication, mais dans des erreurs de jugements et des fautes politiques graves.

Qui plus est, les propos tunisiens de Sarkozy sur l’Union pour la Méditerranée ne sont guère fidèles à la teneur des accords conclus au sein de l’Union européenne. Ceux qui le qualifient "d’imprévisible" vont encore le comparer à Berlusconi. Inutile de précise pourquoi… Espérons que ses conseillers sauront lui faire une note de lecture sur le dernier livre de Pisani : "Le sens de l’Etat"…

Daniel RIOT

 


23/04/2008

KUHN/FRERE--SUEZ/GdF: Lettre ouverte à Sarkozy

AFFAIRE SUEZ-GdF /FRERE: Nouvelle Lettre ouverte de Jean-Marie KUHN à SARKOZY

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Après avoir gagné le procès en appel que lui intentait Allbert Frèreeae14a399fc35ef0bfb444320cc64d46.jpg en Belgique et après avoir déposé une nouvelle plainte auprès du tribunal de Paris 
contre ALBERT FRERE, Jean-Marie KUHN vient d'envoyer une nouvelle Lettre ouverte au Président Sarkozy. Celui-ci la laissera-t-il sans réponse, comme ce qu'il a fait aux messages précédents qui lui ont été adréessés?
Cette fois, derrière un ton ironique et un humour au deuxième degré, les reproches sont de vraies accusations; "J'ai bien compris que vous êtes l'obligé de MM Frere et Desmarais"... Thierry  SAUSSEZ, interpellé, devrait être de bons conseils: trop de questions posées par ces dossiers méritent réponses....

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28/03/2008

Affaire KUHN-FRÈRE-SARKOZY : vers une plainte aux Etats-Unis?


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"Un flagrant délit de mensonge"... Les méthodes d'Albert Frere... Quand un détective entrait en scène... "GIB  n'a pas tenu parole"...Deux victoires judiciaires..."Frère se sent fort"... "Aucun démenti à mes propos"... Les mystères des actions de Quick... La "face cachée de Suez-Gdf" reste intacte.

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10/03/2008

Sarlozy tirera-t-il les leçons du premier tour des municipales?

L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT

Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine  après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.

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29/02/2008

Sarkozy, Albert Frère , Suez et l'omerta de l'Elysée (suite)

La "FRANCE-A-FRIC" et les têtes de gondoles de la "FRIC-FRANCOPHONIE"

La France de Sarkozy ou quand les scandales ne font même plus scandale

L'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO 

3373e79898c3db5a7dc586168a43387e.png« Casse-toi, pauvre con »…

Héros bien malgré lui d’une affaire qui le dépasse (et qui dépasse aussi les bornes du tolérable), Jean-Marie Kuhn va finir par croire que c’est ce genre de réponse que masque l’épais silence qu’observe à son sujet le palais de l’Elysée…

Ou le type de réplique auquel  il va avoir droit s’il continue à s’obstiner à harceler les pauvres collaborateurs du chef de l’Etat sur une minable affaire d’un milliard 25 d’euros (d’argent public) venu grossir les fortunes des deux têtes de gondoles de la « fric-francophonie »  dans une "france-à-fric" où les scandales ne font même plus...scandale!

Desmarais, le Canadien et Frère, le roi belge du CAC 40, les deux tuteurs de Sarkozy, ont reçu leurs breloques. Entre  quels autres cadeaux d’amitié ?

Le premier en public : une vraie cérémonie. Avec hommage public à celui sans qui Sarkozy , se son propre aveu, ne serait pas où il est (comme si le vote des Français  n’était qu’une légitimation du succès d’une stratégie définie après  l’échec de Balladur par les Empereurs de l’Hyper-capitalisme qui adorent jouer les « faiseurs de rois »)…

Le second en privé. A huis clos ou presque, avec les intimes dont Fillon, qui ne pourra jamais dire qu’il ne connaît pas  Albert Frère et Dati, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, sans doute là dans son rôle ministériel essentiel : servir de caution « juste » aux honorés  du Président de la République. On me dit (mais je n'ai pas vérifié) que c'est Frère qui a demandé de la discrétion:le protégé reconnaissant fait trop de bruit, ce qui nuit aux affaires... Trop "bling-bling", Sarkostar pour le chatelain discret de Charleroi et d'ailleurs. 

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Les « breloques » en question n’ont rien de ces médailles en chocolat qui faisait sourire Napoléon chaque fois qu’il en agraffait une sur une poitrine vaillante : l’art de la récompense fait partie de l’art du bien gouverner…Grand Croix de la légion d’Honneur, ce n’est pas rien. Même si Poutine y a eu droit aussi… De quoi donner de l’eau au moulin de ceux qui en rient…Morceaux choisis…

    * « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », Jules Renard, Journal.

    * « Si on voulait me donner la légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre », Coluche

    * « La Légion d’honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas » François Mauriac

    * « La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer », Gilbert Cesbron

    * « Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire », Emile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris

    * « La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette ! », Boris Vian


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Quand je pense à ceux qui la mériteraient vraiment et qui ne l’auront jamais, je n’ai pas envie de rire. Et quand la République se discrédite en la remettant pou services particuliers rendus, j’ai peur que françois Léotard ait raison de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier livre : « Cela va mal finir »…

Cela dit, entendons-nous bien. Etre riche n’est pas un défaut. Avoir bâti de beaux Empires économico-financiers n’est pas une tare. Montrer de la reconnaissance envers ceux qui vous ont aidé à concrétiser une ambition légitime n’est pas un vice. Tout au plus, devrait-on davantage tenir compte du contexte… C’est-à-dire en l’occurrence d’une actualité qui est surtout alimentée par des affaires…qui ne sont bonnes que pour ceux qui en tirent parti

Hier, le ministre du budget nous jure, les « yeux dans les yeux » que toutes  les affaires de fraudes fiscales (une bagatelle de 40 milliards d’euro !!!) seront « menées jusqu’au bout »...Ben voyons ! Un joli sujet de conversation pour les habitués du Fouquet’s…Pardon;je ne suis qu'un "pauvre con " de journaliste qui aime son pays, l'Europe et la démocratie...

Aujourd’ui, ce sont des révélations sur les indemnités dont a bénéficié l’homme des « caisses noires » de l’Union des industries métallurgiques et minières. On vit où ? On fait quoi ?  La patronne du medef en  interrompt ses vacances... Pauvre femme. Mes confrère experts en cirage de pompes élyséennes vont encore souffrir.. On ne peut tout de même pas toujours  tout passer son silence. 

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Les Belges le savent mieux que nous encore, Albert Frère  qui a construit sa fortune sur les ruines d’une sidérurgie en crise a su ces dernières années tirer son épingle du jeu dans une série d’opérations où quelques complicités financiero-politiques étaient et, visiblement, sont indispensables. L'essentiel, pour un joueur, c'est de miser sur le "bon cheval". Avec Sarko, c'est au galop, qu'il a gagné.

Chez lui la coupe n'est jamais pleine pour agrandir ce qu'il appelle la "galette". Que faites vous quand vous avez réussi un gros coup, lui demande une journaliste de la RTBF."Je pense aux coups suivants", répond-il en précisant:"Mias il n'y a pas que les gros coups, il y a les petits coups, aussi".

Kuhn, pour lui, était un "petit coup"..Et Suez-Sarkozy, un "gros". Un homme plein d'énrgie, comme on dit chez Total. Un patron-béton, comme on dit chez Lafargue. On est loin des clous de papa. Et on ne mange pas souvent  dans un Quick......

Pour s’en tenir aux bénéfices que Frère, son groupe et son « indissociable » « frère de fric » canadien ont déjà tiré de sa position-clef dans le « dossier Suez », quelles suites ont été données aux révélations déjà anciennes du Canard Enchaîné (le 5/09/2007 ) ? Et pourquoi depuis que RELATIO a révélé le « dossier KUHN » devenu « l’affaire Frere/Sarkozy/Suez-GdF » n’avons-nous  eu aucune réponse à nos questions légitimes, de simple bon sens?

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La fonction fait l'homme ? En l'occurrence, c'est plutôt l'homme qui défait la fonction.
Dessin de Kroll
sélectionné par Courier International  Le Soir(Bruxelles)
 

Nous avons aujourd’hui relancé des demandes d’ITW à quelques unes des nombreuses personnalités citées dans ce dossier. Nous avons alerté les médias sur la deuxième lettre ouverte adressée par Jean-Marie Kuhn publiée hier sur Relatio. Notre messagerie est lourde de messages de citoyens outrés, mais déserte en courriels des personnalités concernées. Qui moquait jadis l’Italie et ses lois de l’omerta ? Qui ironisait voilà peu encore sur les « républiques bananières» ? Sarkozy vient de réitérer sa volonté d’en finir avec la « françafrique » dont les procureurs d’hier étaient qualifiés de surnoms insultants. Mais c’est  « France-à-fric » qui est aujourd’hui en questions.

Allez vous étonner après cela que quelques intellectuels comme Alain Badiou en tirent parti pour faire renaître des idéologies populiste et totalitaires dans des pamphlets à succès aussi dangereux pour la démocratie que les maux qu’ils dénoncent

« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel».Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»

Voilà qui donne froid dans le dos. François  Léotard a vraiment raison :Tout cela risque de très mal finir. Et là ce n’est pas Sarkozy qui est « harcelé », comme notre ami Rosenstielle déplore dans un de ses billets sur Relatio : c’est lui qui joue les pyromanes de la démocratie et de l’esprit républicain.

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Consolons-nous :la vie continue…Tout va très bien, Messieurs mes petits marquis : Cécilia va être entendue par les policiers sur l’affaire du « texto » d’amour-passion du président d’avant son remariage dans les salons de l’Elysée  transformés en mairie de quartier et selon le dernier sondage, une grande majorité de français pensent que les médias ne sont pas indépendants de Sarkozy. Et cerise sur le gâteau de l’optimisme déclamatoire :1200 têtes de listes aux prochaines municipales dans les grandes villes ont signé le pacte anticorruption de transparence internationale…Dans les Hauts-de Seine aussi?

Desmarais et Frère avaient vu juste : « cet ambitieux de Sarkozy est l’homme qu’il faut à la France »… Pour que les Français mettent « bas les masques », peut-être.

Daniel RIOT

 

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LA DEUXIEME LETTRE OUVERTE DE J-M KUHN A NICOLAS SARKOZY

 

PRÉCÉDEMMENT SUR RELATIO :
 
 
23/02/2008 Le "scandale Albert Frère-Suez": pourquoi l'omerta?

20/02/2008 :PREMIÈRE Lettre ouverte à SARKOZY, Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF... :

20/02/2008 : La loi du silence sur L'AFFAIRE SUEZ-ALBERT FRERE? L'information révélée par RELATIO a été diffusée largement, mais les réactions des milieux concernés  se font attendre...

18/02/2008 : L'affaire SUEZ-Albert Frère sur AGORAVOX, L'ITW de Jean-Marie KUHN par RELATIO sur le scandale du 1,25 milliard d'€ d'argent public a été reprise sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM.

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO première partie

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO, sedonde partie

22.01.2008 :  SUEZ-GdF: Mariage encore retardé

21.01.2008 : LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.

16/02/2008

Un "scandale Albert Frère" autour de la fusion SUEZ-GdF? (2)

La suite de l’ITW de Jean-Marie Kuhn à RELATIO

 

LE LOURD SILENCE

 

 

DES POLITIQUES…

 

 

 

480 interventions motivées

et seulement 16 réponses


 

« Des casseroles liées à un

 

capitalisme immoral

 

que Sarkozy prétend combattre »

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Jean-Marie Kuhn: "Deux hommes peuvent règler mon dossier, Albert Frère et Nicolas Sarkozy" (photo Relatio)

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28/09/2007

Politique : Les avaleurs de « bidouille »

Une petite bourde du jour, encore…« On est dans la continuité de Raffarin et de Villepin. Ce n'est même pas un budget de transition. C'est de la bidouille », s' est insurgé  Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe parlementaire du Nouveau Centre, à propos du projet de loi de finances.  

Le député du Loir-et-Cher estime qu'  « en l'état, ce budget n'est pas votable » et revendique une « liberté de vote »…non prévue dans le contrat signé par ces déserteurs de l’udf avec l’UMP mais tout à fait légal dans une démocratie qui ne reconnaît pas de « mandats impératifs »….

Mais, il ajoute en bon avaleur de couleuvres et de clous rouillés comme savent l’être les « centreux » opportunistes :« Ce n'est pas un débat facile. On est dans la majorité et on a trois ministres au gouvernement : ça nous oblige à travailler plus utilement » Travailler utilement consiste-t-il à approuver de la « bidouille » ? Ouille, ouille, ouille…

22/09/2007

Strasbourg: Chantal Cutajar sur la même longueur d'ondes que Bayrou

Petite chronique ("centrale") strasbourgeoise

Les leçons de Seignosse tirées à Strasbourg : Chantal Cutajar et six acteurs du Forum Démocrate témoignent. Une réunion d’information citoyenne exemplaire.

Ce n’est qu’un hasard. Mais le fait n’est ni sans sens ni sans  portée : Les seuls Strasbourgeois adhérents du Modem qui ont fait le déplacement de Seignosse pour participer au Forum démocrate de François Bayrou organisé sous la direction de Jean-Marie Cavada sont sept membres très actifs de « Strasbourg Je T’M », l’association de soutien à la candidature aux municipales de  Chantal Cutajar.  

Ne me demandez pas pourquoi celles et ceux qui se prétendent UDF ou UDF-Modem tout en partageant les idées et l’opportunisme du Nouveau Centre ou qui espèrent que le MoDem ne sera que la continuation de l’Udf sous une autre forme n’ont pas fait le voyage… Les Landes, c’est loin, il est vrai. Et un week-end dans un VVF, çà ne fait guère « distingué ». C’est plus simple de bavasser, d’intriguer ou de jouer les casseurs de dynamique sur des blogs, dans des bistrots ou ailleurs…

J’en parle d’autant plus librement que moi-même, je n’étais pas à Seignosse. C’est d’ailleurs pour cela que ce matin j’étais l’un de la centaine d’auditeurs qui, au FEC,    ont écouté les compte rendus faits par quelques uns de ces témoins-acteurs du travail effectué dans les ateliers et en séance plénière lors de ce rendez-vous de Seignosse.

L’indépendance dans la clarté

Après des débats conduits avec sérénité, rigueur et esprit d’écoute,  l’Assemblée réunie par Chantal Cutajar a visiblement apprécié les grands axes d’actions dégagés à Seignosse et notamment trois lignes directrices :

1)      L’impérative nécessité que le MoDem soutienne une liste vraiment indépendante de la droite et de la gauche aux prochaines municipales dans les grands villes, donc à Strasbourg et partage pleinement les valeurs et les idées du Mouvement démocrate

2)       La volonté de tenir compte en tout et pour tout de la dimension européenne des problèmes à résoudre et des actions à entreprendre ;

3)      La volonté de mettre en œuvre à tous les niveaux  les idées développées par François Bayrou et Corinne Lepage : lier d’une façon nouvelle l’économie, le social et l’écologie. Cette « économie sociale durable » ou cette « éco-économie sociale » constitue le socle de l’économie sociale de marché qui dépasse les clivages binaires droite-gauche et qui doit être la référence à tous les niveaux (locaux, régionaux, national, européen, international) si l’on veut remettre (ou mettre) « l’Homme au cœur de toute action ».

« Pluralisme et rassemblement »

Dans une courte déclaration, Chantal Cutajar a insisté sur l’importance de la charte des valeurs qui doit servir de Code de bonne conduite au moDem et  mis quelques points sur les « i » notamment face à l’UMP et au PS locaux.

>>Entre le « tandem » et elle, « il n’y a aucun cadavre », mais des divergences de fond qui portent sur les valeurs, sur la nature de la démocratie locale, et sur la manière de diriger la Ville. « Nous rendrons Strasbourg ville Libre aux Strasbourgeois ».

>> Face aux propos tenus récemment dans les dna par un responsable local du PS, elle a redit sa totale indépendance et son refus de toute perspective d’alliance éventuelle soumise à conditions. Un partenariat éventuel, après le deuxième tour, si cela s’avérait nécessaire, se ferait en toute transparence sur la base d’engagements précis. « Nous ne seront les godillots de personne » (…)  « Nous ne nous allierons qu’avec ceux qui acceptent le pluralisme et le rassemblement au-delà des frontières de leur camp »

J’ai rédigé ce compte rendu d’une manière assez factuelle parce que je n’ai vu aucun journaliste dans la salle. Cela  est un constat non un reproche. Alors j’ai essayé de résumer au mieux, en faisant abstraction de mes humeurs. De mes humeurs qui me pousseraient à applaudir ce type d’initiative d’information citoyenne bien menée…

J’ai assisté à une  réunion politique qui ressemble à ce que devraient être toutes les réunions politiques, donc à  mille lieues de celles auxquelles j’ai pu assister ou participer ces derniers temps…Mais n’est pas authentiquement « démocrate » qui veut ! Chantal Cutajar avait raison d’appeler son blog politique, « le jardin de la démocratie ». Etre démocrate n’est pas un état mais une culture, aux deux sens du terme,  un savoir faire, un savoir vivre et savoir améliorer.

Une nouvelle convertie au MoDem  en lice

Nombre de correspondants me demandent ce que je pense de la candidature de Mme Hug-Kalinkova à l’obtention de l’investiture du MoDem comme tête de liste pour les municipales à Strabourg. Merci à eux pour leur curiosité, mais je n’exprime mes opinions que lorsque j’en ai. Et je n’en ai que sur les sujets que je connais.

En l’état, je ne connais guère cette dame autrement que parce que j’ai pu lire sur elle ou d’elle  dans la presse. Mais mon personnalisme intrinsèque me fait croire, jusqu’à confirmation ou preuve du contraire, que cette dermatologue engagée en politique gagne à être connue. J’espère donc avoir l’occasion de la rencontrer prochainement.

 

En attendant, je vois que sa candidature se veut « indépendante », donc qu’elle s’inscrit dans la ligne du MoDem. Cela est plutôt sain. Nous voilà loin des combats d’arrières garde des manipulés de la droite qui voudraient prendre le contrôle du MoDem avec les méthodes de ce Nouveau Centre qui n’est ni nouveau ni central.

"Bonnes feuilles"  et "lettre ouverte"

 Je ne suis surpris que par trois petits détails.

>> Je l’ai entendue dire voilà une dizaine de jour dans une réunion officielle de l’udf qu’elle ne serait pas candidate pour être de liste mais qu’elle ferait tout pour défendre ses idées qui seront bientôt publiées dans un « Livre blanc ».

>> Dans la même réunion, je l’ai entendue répondre NON à une question simple posée par un militant : « Votre groupe municipal d’opposition va-t-il rejoindre le groupe UDF-Modem du  Conseil municipal ?».

>> Elle a réservé aux DNA quelques « bonnes feuilles » de son livre (que je suis en train de lire) et la primeur de la lettre par elle envoyée à Bayrou pour en entrer en lice afin de tenter de devenir tête de liste.

Entre parenthèses, c’est drôle de voir à quel point des militants d’un parti  a priori favorable à la décentralisation sont les premiers à favoriser la centralisation : « Paris décidera » aie-je entendu au moins quinze fois en trois heures dans la bouche  d’un « maître jacques » de « cellule », pardon de section, de l’udf (non encore Modemisé)

Je comprends la première démarche de Mme Kalinkova (qui a donné un coup de sang à  Robert Grossmann). J’ai plus de difficultés à comprendre la seconde, n’ayant pas coutume de publier mon courrier privé dans les journaux (oui, moi aussi j’ai écrit à Bayrou : c’est une info, non ?)

Des Recommandés... non réceptionnés

Il est vrai que Mme Hug-Kalinkova a au moins deux  excuses à faire valoir :

 

·         les « autorités » locales de l’udf  n’ont pas les moyens d’aller retirer les lettres (recommandées) qu’elles devaient recevoir (à leur demande) avant le 31 août de la part des candidats à l’investiture. Terribles, ces problèmes de secrétariat… Après ne vous étonnez pas de ne pas recevoir de réponse… Ils sont une cinquantaine (et non 15 comme je l'ai lu sur un blog riche en imprécisions, en imprécations et en oukases qui n'engagent que son auteur) à voir ainsi leur courrier revenir à eux. Aucune mauvaise volonté: de la négligence!

·         les adhérents direct du Modem ne sont invités que d’une façon très sélective (ou du moins curieuse) aux réunions organisées par les mêmes « autorités » udf. Le département du Bas-Rhin est l’un des rares à ne pas avoir désigné (ou plutôt fait élire) un « représentant Modem » chargé de faire le lien entre les structures udf et les adhérents directs du Modem. Aucune arrière-pensée: pas de pensée du tout.

Que personne ne m’accuse d’avoir ici quelques griefs : je comprends que le MoDem soit un chantier qui perturbe bien des habitudes bureaucratiques dans cette Udf  qui avait réussi l’exploit d’exclure ou de suspendre des gens de ses rangs passés chez l’adversaire en pleine campagne des législatives, sans leur signifier officiellement la sanction qui à eux s’imposait par simple respect du règlement intérieur de cette « Union » si désunie…

Je comprends moins  en revanche  l’obstination de quelques « cadres » udf locaux  de faire exactement les deux bêtises qui,plus que tout (et plus que la pauvre Ségolène) ont fait perdre la  PS aux présidentielles (pas assez pour que Bayrou soir au second tour, hélas !) : concevoir un programme sans savoir qui conduira la liste et organiser des primaires. Il faut croire que les bourdes des uns ne servent pas toujours de leçons aux autres. Localement, le PS au moins a su en tirer quelques enseignements. Même si derrière  Roland Ries, on trouve (dans l’attente des « surprises » annoncées) une liste « voiture balais » pour perdants en quête de revanche et pour apparatchiks en souci de légitimité.

Anciens et modernes : La bataille de Zizanie

Il est donc  vraiment temps que l’UDF se métamorphose, change de peau (et pas seulement d’habits) et d’esprit (pas seulement de nom)… même si cela entraîne quelques clivages entre les «Anciens » (même très jeunes) et les « Modernes ». Cette bataille d’Hernani n’a pas fini de semer la zizanie…entretenue par ceux qu’elle arrange.

Au fait, avez-vous remarqué qu’à Seignosse un tiers des participants venaient de l’udf ou d’un autre parti et deux tiers n’avaient jamais été encartés ? Les « traditionalistes » (qui n’ont rien d’« historiques » contrairement à ce qu’ils revendiquent par sens aigu de l’autodérision sans doute) devraient s’en réjouir. Mais les réflexes de (mauvais) boutiquiers l’emportent sur la réflexion et la vision. Surtout quand ils passent leur temps à faire des calculs …binaires du style : « On perd plus à droite que l’on gagne à gauche ». Comme si le vrai pari de Bayrou ne visait pas à « gagner » des voix qui ne sont ancrées nulle part et qui précisément refusent le choix d’un camp ou le zapping entre deux camps.

Heureusement (et ils sont nombreux autour   de Chantal Cutajar dans « Strasbourg je t’M ») bien des militants Udf ne soutiennent pas Bayrou dans son actuelle stratégie que du bout des lèvres par opportunisme ou à reculons. Ceux-là   ont compris le nouvel état d’esprit qu’impliquent la « résistance » et la « révolution culturelle », donc le pari d’avenir  de Bayrou. C’est d’ailleurs ce qui est encourageant pour les « Démocrates ».

Daniel RIOT

27/07/2007

Sarkozy et l’Eurafrique : Un nouveau Président ou un Président nouveau ?

La « voie droite «  et les « sentiers obliques »…

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT 

Eurafrique… Joli programme. Vieux mot, déjà. Lancé par Léopold Sedar SENGHOR  au Conseil de l’Europe à Strasbourg, à  la fin des années 50 et illustré dans  une communication à l’Académie des sciences morales et politique en 1973  qui, aujourd’hui encore, ferait un beau programme d’action pour un chef d’Etat soucieux d’entrer dans l’Histoire et d’y laisser une marque… "Eurafrique et partage" !

Eurafrique ! Ce  serait forcément   mieux que « Françafrique »  devenu synonyme de tout ce que nous n’aurions jamais du laisser faire. Et de tout ce qui nous colle aux mains sales : le néo-colonialisme,la corruption, le clientélisme, le parasitisme, la violence, les gaspillages, tous ces maux (parmi d’autres) transformés en mots par Sarkozy dans son discours de Dakar. Comme disait SENGHOR, le Sage, « Oui, Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques »…

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La « voie droite », Sarkozy prétend la suivre, avec un langage clair. Mais ne suit-il pas des sentiers bien  « obliques », comme ses prédécesseurs ? Son discours de Dakar qui se voulait « franc » pêche par quelques ambiguïtés… Vis-à-vis de notre histoire nationale, d’abord : «  La colonisation fut une très grande faute »…

Pour quelqu’un qui ne veut en rien cultiver la repentance, voilà un raccourci bien chargé de pêchés… Rien à dire sur les dénonciations de l’esclavagisme et   de la traite négrière qui furent effectivement des « un crime contre les Africains, ce fut un crime contre l’homme, un crime contre l’humanité toute entière ». Pourquoi le redire, d’ailleurs ? Faut-il encore convaincre quelques esprits ? 

Mais la  colonisation ?  Ce n’est pas elle qui doit être mise en procès. Même si elle impose un « droit d’inventaire »… La colonisation n’est qu’ un processus historique, un fait d’Histoire, une phase de l’évolution de l’Humanité, avec ses vertus et ses vices.

Ce n’est pas  « la colonisation » qui  « détruisit chez le colonisé l’estime de soi et fit naître dans son coeur cette haine de soi qui débouche toujours sur la haine des autres ». Ce sont des colonialistes, des colons, des souteneurs d’exploiteurs, des adeptes de méthodes et de philosophies d’action, des acteurs et des profiteurs d’un système politico-économique que condamne notre humanisme  si bien proclamé.

Dénoncer ainsi « la colonisation », c’est s’attaquer à un « mal », comme à une abstraction,  et non faire cet « effort de mémoire » qui entraîne une réflexion sur des maux  précis et concrets, donc un « devoir » de remises en cause.

S’abriter ainsi derrière une condamnation verbale, formelle presque virtuelle à force d’être générique,  c’est éviter de devoir répondre aux vraies questions qui d’ailleurs sont plus du ressort des historiens que des politiques : pourquoi tant de  tragédies dans les colonisations ? Pourquoi tant  d’échecs dans  tant de décolonisations ? Et pourquoi une telle persistance de l’esprit colonial, des réflexes impérialistes, des pratiques néo-colonialistes ?

C’est ce néo-colonialisme d’aujourd’hui qui est l’affaire des politiques d’aujourd’hui. Et c’est lui qui, même à travers les plaies d’un « passé qui ne passe pas », explique bien de ces sentiments qui nous empêchent de « regarder ensemble vers l’avenir »…

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Anne-Marie Mouradian voyait juste dans l’une de ses récentes  chroniques sur RFI : les Chinois qui progressent tant en Afrique (et pas toujours pour le meilleur, au Darfour, par exemple) ont banni de leur vocabulaire le mot « donateur »…

L’Afrique n’a pas besoin de « riches » qui « donnent aux « pauvres » : le don (relire Mauss !)  est  échange et  partage, ou  n’est que charité humiliante pour celui qui reçoit et égoïsme subtile pour celui qui donne…

De même, l’Afrique a-t-elle encore besoin de troupes françaises stationnées en permanence ?  1 200 militaires au Sénégal, 800 au Gabon (pour ne citer que les deux pays du pré carre aujourd’hui visités) ! Pour qui, pourquoi ? Regardons nous aussi à travers les yeux des autres, même si, pour reprendre un proverbe africain,  « l’œil ne voit pas ce qui le crève »…

« Afrique Asie », avec un sens de la provocation à peine voilé suggère que nous transformions ces bases de « nantis armés » en bases agroalimentaires qui pourraient servir de terrain d’expériences à la  « Révolution verte » que le lucide Kofi Annan voudrait lancer en Afrique… Une telle annonce aurait, c’est certain, déclenché à l’université Cheikh Anta Diop ce tonnerre d’applaudissements que Sarkozy espérait mais n’a pas eu…  « Qui se blesse soi-même ne se rate jamais », dit la sagesse berbère.

Sarkozy  n’a pas ce triomphe populaire escompté parce qu’il n’a pas répondu à la seule question que se posent à son propos les esprits africains éclairés : est-il un nouveau président ou un président nouveau ?

Autrement dit sa « rupture » affichée  se traduit-elle par un réel changement des habitudes, des réflexes, des  calculs « françafricains » ? …

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Le ton utilisé par le Président a été jugé « humiliant », y compris dans des éditoriaux qui n’ont rien de révolutionnariste ou par des responsables politiques qui manient la litote… Et ce n’est pas bon signe : « Les traces du fouet disparaisses, les marques de l’injure, jamais »

Il est vrai que les Africains connaissent mieux leurs problèmes qu’on peut   les connaître à l’Elysée: Ils savent mieux et plus que quiconque que « l’Afrique a sa part de responsabilité dans son malheur ». Il n’est pas minuit, Docteur Sarkozy :  « Celui qui rame dans le sens du courant fait sourire les crocodiles ».

Pourquoi avoir joué ainsi les « moralisateurs », les « donneurs de leçons », deux expressions qui reviennent souvent dans les commentaires ? « On n’attrape pas un hippopotame avec un hameçon »

La question se pose d’autant plus que les maux dénoncés (à juste titre) viennent en partie du système que la France, de l’ère Foccart à l’ère Chirac en passant par les périodes Pasqua-Mitterrand a entretenu, soutenu, défendu. Qui a rendu Bongo, au pouvoir depuis 40 ans, aussi « incontournable » pour reprendre le mot (en l’occurrence irrévérencieux) de Sarkozy ? « L’arbre suit sa racine » et « la feuille ne pourrit pas le jour de sa chute dans l’eau »  

Bien sûr, qu’il faut  donner aux relations franco-africaines un nouveau visage. Une nouvelle éthique,  pourrait-on dire. 

Oui, elles doivent  être «débarrassées des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent »

Oui, « le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé »

Oui,  « il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés».

Mais en prend-on le chemin, par une « voie droite » et non par des « sentiers obliques » ? Pire : Sarkozy a-t-il les moyens d’en prendre le chemin ? « L’œuf ne danse pas avec la pierre »… Son discours de Dakar n’a pas convaincu. Et ses manières de faire avec Kadhafi, « bouche de miel et cœur de fiel », ont accru bien de suspicions…

Ce n’est qu’un début, bien sûr. Patience : « C’est au bout de la vieille corde qu’on tisse la nouvelle », dit un proverbe africain… Il faut tenir compte des legs d’un passé encore présent : « L’héritier du léopard hérite aussi de ses taches ». Et rien, en ce domaine,ne peut venir d’un miracle : « la figue ne tombe jamais en pleine bouche »…

Ce qui compte, c’est non le volontarisme mais la volonté : « Vouloir arriver, c’est déjà avoir fait la moitié du chemin ». Et la clairvoyance : « Ce qui est plus fort que l’éléphant, c’est la brousse ». Sarkozy devrait prendre le temps de se nourrir des proverbes africains pleins de sagesse… « L’espoir est le pilier du monde »

Daniel RIOT 

14/07/2007

Union européenne : Une pingrerie budgétaire inquiétante

c8e74a1c080b8d37adf930f7cbaee1f5.jpgEditorial RELATIO par Daniel RIOT. Dans l’Union européenne, la bataille budgétaires s’annonce particulièrement chaude cette année : Le Parlement européen qui a un vrai pouvoir de blocage en cette matière de vraie tirer parti de la situation pour se faire entendre haut et fort. Car les gouvernements ne sont vraiment pas  bien inspirés dans leurs réflexes de pingrerie maladive et chronique. Picsou n'est pas un bon inspirateur pour l"Europe concrète des beaux projets....

Les ministres européens du Budget ont en effet opéré une coupe de 2,1 milliards sur le projet présenté par la Commission. Chiffré à 119,4 milliards, le budget ne représente que 0.95% du revenu national brut de l'Union. 0, 95% ! Un taux historiquement bas. Plus faible que ce qu’envisageait le Conseil européen dans le cadre des perspectives financières (déjà bien irresponsables) pour 2007-2013. Plus faible que les proositions (pourtant raisonnables) de la Commission. Bien trop faible pour que les réalisations de l’Union soient à la hauteur des espérances  suscitées par des  ambitions proclamées…

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D’ores et déjà, mais ce n’est pas définitif, deux projets de cette Europe « concrète » en sont entachés :

>>>  Galileo : rien n’est décidé, donc rien n’est lancé. Les 27 doivent examiner les propositions élaborées par la Commission lors de la réunion des ministres européens des Transports début octobre, quand le marathon budgétaire annuel sera bien entamé…

>>>> L'Institut européen de technologie, cher au président de la Commission José Manuel Barroso qui  doit être financé par le budget communautaire à hauteur de 308 millions sur 2007-2013 mais our lequel,rien n’a été décidé.

Mais il y a plus grave. Ce n’est pas avec les sommes débloquées (ou plutôt avec les soustractions additionnées) que la Commission disposera des moyens dont elle aurait besoin. Ce n’est surtout pas ave detels moyens que l’on pourra accomplir ce que tout le monde (ou presque) réclame : moins de disparités régionales, plus de stimulants pour la croissance et les programmes sur « l’égalité des chances », plus d’efforts dans les chantiers de l’avenir (recherche, éducation, culture, Europe de la justice,…), plus de moyens dans les politiques de voisinage, ect…

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Pour trop d’argentiers des pays membres « l’Europe » reste inscrite dans les  « dépenses et charges» et non dans les  « investissements à effets démultiplicateurs».

On n’a toujours pas tiré les leçons des cotés négatifs des derniers « élargissements », des échecs du « processus de Barcelone » ou des limites de la « Stratégie de Lisbonne » : en tout l’Union a pêché par ce vice terrible qui altère bien des vertus, celui qui consiste àne pas se donner les moyens de ses ambitions …Si « l’Europe » déçoit tant, c’est parce que les responsables de l’Union promettent toujours plus qu’ils ne font. Ce n’est pas là affaire d’institutions, mais d’état d’esprit.

Il est des bonds qualitatifs qui exigent de sauts qualitatifs : c’est ce qu’avait bien compris Jacques Delors à la tête de la Commission… C’est ce que personne ne comprend depuis la fin de « ‘ère Delors ». Et c’est grave.

Lors des campagnes pour les dernières « européennes » et sur le projet de Constitution pour l’Union, les seuls à avoir demandé un budget communautaire au moins égal à 3% du PIB étaient les… communistes. Su ce point, ils avaient raison. A 0,95%, nous en sommes vraiment loin.

Tant que les caisses communautaires ne seront pas plus alimentées (ce qui peut se faire par d’autres moyens que la seule augmentation des contributions nationales), il est malhonnête de présenter comme des objectifs des « grands projets » qui ne peuvent être que des plans  sur la comète…

Daniel RIOT

10/07/2007

FMI : DSK soutenu à l’unanimité par les Européens

675749939375891ee280e34c06259d7a.jpgDécryptage RELATIO par Daniel RIOT. C’est confirmé officiellement. Dans son « beau Blitzkrieg », comme dit Jean Quatremer mené devant les grands argentiers de l’Euroland, le Président Sarkozy a décroché une timbale annoncée: le Conseil des ministres des finances de l'Union vient d'apporter son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du FMI. A l’unanimité, s’il vous plait…

L'affaire parait donc bien engagée, le soutien de l'UE étant décisif, même si la course d’obstacle n’est pas terminée : le mode de nomination, on le sait, est contesté par plusieurs pays, du Sud notamment.

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Les Français ont présidé aux destinées du FMI pendant 32 des 52 années d'existence de cette institution financière. Le Français Michel Camdessus, qui a dirigé le FMI pendant 12 ans, avait clairement pris en compte ce nouveau rapport des forces dans son discours d'adieu en 2000.  « Une telle répartition se justifiait en 1950, quand le reste du monde n'était pas représenté ici (à Washington), à part quelques pays d'Amérique latine. Aujourd'hui, les pays émergents sont sur le devant de la scène, aujourd'hui les pays les plus pauvres doivent avoir leur mot à dire ».

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Mais, selon la plupart des observateurs (qui tiennent donc de la répartition des voix au sein du Conseil d’administration du FMI) ce « dernier mot » sera dit plus tard…Même les candidats concurrents (plus par principe que par réelle ambition) le reconnaissent : « Avec  DSK, les Européens ont trouvé le profil idéal ». Surtout dans les circonstances actuelles où les Français restent bien placés pour jouer, dans bien des instances internationales,  les intermédiaires entre les Américains et les autres… Même si ces Français « tiennent » déjà l’OMC, la BERD et la Banque centrale européenne. Pour la presse poeple, Anne Singlair va devenir la première argentière de la planète...

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Remarque de politique intérieure : Sarkozy réussit là un beau doublé. Il confirme concrètement qu’il est pris très au sérieux dans le cénacle de l’Union. Et il fait un nouveau joli pied de nez aux responsables du PS… Plus : il prive le PS de sa tête la plus apte à stimuler la rénovation idéologique qui s’impose. Qui va « refonder » le parti socialiste le plus archaïque d’Europe, Emmanuelli, Mélenchon, Fabius, tous déclarés hostiles à une vraie social-démocratie ? Et ce n'est sans doute pas terminé: comme dit Bayrou, super-cocu de l'Histoire, le "pyranha" se régale "dans le bocal de poissons de rouges"... Qui plus est, en l'occurence, toute critique est malvenue: DSK n'avait aucune raison de refuser cette proposition. 

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Sarkozy a dit publiquement que pour lui l’opposition idéale serait celle conduite par Ségolène Royal : celle qui se dit toujours en mesure de réussir à devenir la première femme à accéder à la Présidence  se trouve débarrassée  d’un rival de qualité en la personne de Dominique Strauss-Khan. Décidément, Sarkozy décide de tout, y compris de Son opposition…

Le statut de l’opposition sera donc celui d’une « opposition à sa majesté », ce qui est dans la logique d’une république qui même « modernisée » semble condamnée à rester  de type monarchique (ou, en tous cas un régime présidentiel plus d’un type russe que d’un mode américain). « Sarkozy l’a rêve, Sarkozy le fait ». Comme sourient quelques élus UMP : « ce qui faut surtout, c’est un statut de la majorité »…

DR

 

01/07/2007

Union européenne: Les trois objectifs de la Présidence portugaise

Europe : Les paris ambitieux de José SOCRATES, un" Blair portugais " europhile, réaliste et "socialiste du Centre"...

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT : Tout commence, ce soir, en musique, à Porto : Concert pour un semestre qui s’annonce dur. Angela Merkel avait excellé dans son rôle d’  « agent spécial » pour missions (européennes) impossibles. Le premier ministre du Portugal  José Socrates devrait faire au moins aussi bien. De quoi confirmer ses qualités de dynamisme et de ténacité.

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Ce leader plutôt sympathique par sa liberté de ton et son sens du contact répète que pour lui « le socialisme s’épanouit au centre » (« le Blair portugais », dit-on, mais un Blair pro-européen…). Il aime préciser aussi  que les bons compromis ne sont pas des compromissions. C’est aux réalités qu’on juge une bonne politique. Sagesse portugaise : « Il y a beaucoup de façons de quitter le monde, mais seulement une d'y arriver ».

La présidence portugaise de l'Union s'est donné un programme organisé autour de "trois axes majeurs" : réforme des traités, modernisation des économies et des sociétés européennes, renforcement du rôle de l'Europe dans le monde.

Trois volets difficiles. A commencer bien sûr par l'adoption du nouveau traité institutionnel, dont la discussion commencera le 23 juillet, à Bruxelles, pour s'achever, si tout va bien, les 18 et 19 octobre à Lisbonne.

"Ce sera notre tâche prioritaire", confirme le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Manuel Lobo Antunes. Le Conseil européen a donné, selon lui, aux négociateurs un mandat "clair et précis" qui n'appelle plus, pour l'essentiel, qu'une mise en forme juridique. Celle-ci n'ira pas sans discussions. "Je ne me fais pas d'illusions à cet égard", a déclaré M. Socrates devant le Parlement portugais, en ajoutant : "Un mandat n'est pas un traité. Grâce à ce mandat, l'Europe a choisi le chemin qu'elle entend suivre. Mais il nous reste à le parcourir."

LES FRERES POLONAIS RALLUMENT LE FEU

M. Lobo Antunes reconnaît que la conférence intergouvernementale sera "un exercice politique", et pas seulement technique. Le ministre des affaires étrangères, Luis Amado, estime que des divergences d'interprétation sont possibles, qui devront conduire à des "clarifications", notamment avec les Polonais, qui proposent leur propre lecture du "compromis de Ioannina", base de l'accord sur la nouvelle pondération des voix.  Et qui viennent de menacer (encore) de mettre leur veto à un accord…qu’ils ont approuvé !

La querelle porte désormais sur le mécanisme permettant aux pays de repousser les décisions de l'UE s'ils ne parviennent pas à réunir la minorité de blocage. Varsovie assure que, dans un tel cas, la décision doit être reportée de deux ans. Les responsables de l'UE rétorquent que l'accord conclu à Bruxelles prévoit un report jusqu'au prochain sommet européen (donc dans les trois mois)

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« Naturellement, j'attends de l'ensemble des gouvernements un respect de ce qu'ils ont convenu unanimement il y a quelques jours", a prévenu Barroso qui retrouve en  José Socrates un compatriote mais aussi un adversaire politique avec lequel il est condamné à s’entendre : l’Europe est une « famille »… « J'étais présent au sommet et je sais ce qui a été convenu. Le mandat (de la CIG) est très clair et très précis sur ce qui doit être fait. Je suis certain qu'il s'agit simplement d'un malentendu », a dit le chef du gouvernement portugais. Des responsables allemands et britanniques ont également critiqué les nouvelles menaces polonaises.

Pour les observateurs les plus indulgents, la nouvelle tentative polonaise de réouverture des négociations ne va servir qu'à renforcer son image de partenaire imprévisible. «C'est une invitation à une nouvelle catastrophe. La Pologne va perdre toute crédibilité car c'est une chose de défendre ses intérêts, c'en est une autre de ne pas respecter sa parole », commente, selon l’afp,  Pawel Swieboda, du centre de réflexion DemosEuropa, basé à Varsovie.

Les frères polonais, champions toutes catégorie du national-populisme au pouvoir, devraient s’inspirer de ce bon proverbe portugais : « A qui sait comprendre, peu de mots suffisent ». Ils parlent trop ces Polonais. Et ils oublient que ce qui se dit à Varsovie est entendu ailleurs. Il y a des limites à la compréhension, même chez les meilleurs amis de la Pologne. « Une bonne parole éteint plus de feu qu'un baquet d'eau », dit un autre proverbe portugais.   

Mais il n’y a pas que les Polonais. Brown sera-t-il sur la même ligne (déjà bien lâche) de Blair ? Londres et la Commission rappellent que la concurrence  (surtout « libre et non faussée » que Sarkozy a fait  gommer)  n’était pas « un gros mot »…La Confédération européenne des syndicats, elle,  demande, à juste titre,  à M. Socrates des explications sur le statut précis de la Charte des droits fondamentaux, la place des services publics et le rôle des partenaires sociaux.

"NOUVEAU CYCLE" POUR LA STRATEGIE DE LISBONNE

a67ed97368636610cb10da2f48465ca8.jpgLes autres priorités affichées par la nouvelle présidence portent sur la relance de la "stratégie de Lisbonne", adoptée il y a sept ans dans la capitale portugaise, et sur les relations extérieures. M. Socrates annonce le lancement d'un "nouveau cycle" de l'agenda de Lisbonne, qui doit "donner à la dimension sociale l'importance et la visibilité qu'elle mérite", notamment par une meilleure coordination des politiques de l'emploi et par le développement de la "flexicurité".

On le sait : c’est le dossier des déficits français qui risque de poser des problèmes. Entre autres

Sur le plan international, le premier ministre insiste sur le premier sommet entre l'Union européenne (UE) et le Brésil, les conférences « euroméditerranéennes » et, surtout, le deuxième sommet entre l'UE et l'Afrique.

Sur ces dossiers là, Lisbonne pourra compter sur Paris. Le premier sommet UE-Afrique a eu lieu au Caire en 2000. Les sanctions européennes contre le Zimbabwe ont ensuite bloqué le processus. « Nous déplorons qu'il ait fallu attendre sept ans pour relancer un dialogue de haut niveau avec l'Afrique », souligne M. Lobo Antunes, qui y voit le signe d' « une certaine indifférence européenne »

.ENTRE LISBONNE ET PARIS : ANKARA

c42d9e71fc33c0c2f5301352b6aae19f.jpgAutre épine : La présidence portugaise entend aussi poursuivre les négociations d'adhésion avec la Turquie, malgré l'opposition de la France. « Les engagements doivent être honorés », affirme M. Lobo Antunes. M. Amado rappelle que son pays est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE et opposé à toute interruption de la "dynamique d'adhésion".

En réponse à M. Sarkozy, qui souhaite l'ouverture d'un débat sur les frontières de l'Europe, il estime inapproprié de se lancer dans une discussion sur un sujet qui divise tant que la question des institutions n'est pas réglée.  Là encore un proverbe portugais peut être d’une utile sagesse : « Nos malheurs entrent toujours par des portes que nous leur ouvrons »… Les portes du Bosphore ont été ouvertes voilà bien longtemps….

Voilà de quoi bien occuper la diplomatie portugaise dans les six mois qui viennent. Tout commence en musique. Mais c’est le concert de clôture qui  va importer le plus « Dieu écrit droit avec des lignes courbes », dit un proverbe portugais….

Daniel RIOT

6a5a942f9d050b182239703937b5f2f5.jpgPorto

09/06/2007

Strasbourg: Les valeurs du Conseil de l'Europe en relief dans la circonscriptionI

« RIEN NE PEUT SE FAIRE SANS VOUS », par Chantal Cutajar

Dans cette campagne du premier tour des Législatives, qui s’ajoute à la campagne active  menée pour soutenir, aux Présidentielles,  François Bayrou, ses idées, son projet et sa conception noble de la politique, j’ai beaucoup appris. Grâce aux femmes et aux hommes rencontrés, grâce aux échanges d’idées multipliés, grâce (aussi) aux critiques et aux contestations formulées.

Ma foi dans la perfectibilité de l’Homme (à commencer par la mienne) et de la Société, s’en trouve renforcée.

Ma volonté de prolonger mes engagements professionnels et associatifs par une activité politique plus marquée s’en trouve décuplée. Tant est à faire ! Tant peut et doit être fait !

PAS DE PROMESSES DE CIRCONSTANCES..."QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ECOUTENT"

Je suis trop soucieuse du respect des faits et j’applique trop le « principe de réalité » pour me bercer d’illusions et surtout pour faire des promesses que je ne pourrais pas tenir ou prendre des engagements dont la réalisation dépendrait d’autres…

Je sais les difficultés de la France et les problèmes des Français d’aujourd’hui,

J’ai conscience de l’âpreté des combats à venir.

Je connais l’ampleur de la tâche et des responsabilités qui m’attendent si,  avec vous, grâce à vous, pour vous, j’ai l’honneur de représenter la première circonscription de Strasbourg dans ce Parlement. Ce dernier ne doit ni une Chambre d’enregistrement ni, comme on disait en quelques époques, un « Parlement croupion » ni une « Assemblée alibi ».

Au-delà de la conjoncture politique actuelle et des aléas électoraux, ce Parlement doit recouvrer les pouvoirs d’influence et de contrôle que les assemblées législatives ont dans les démocraties pluralistes européennes qui respectent les principes si écornés de la séparation des pouvoirs édictée par Montesquieu.

LIBERTE ET INDEPENDANCE

Ces responsabilités, je suis prête à les assumer dans l’esprit du MoDem, du Mouvement démocrate de François Bayrou : Liberté, Indépendance, courage d’assumer ses convictions, refus des démagogies et des arguments populistes, Transparence et clarté.

Je ne veux pas en cette veille de scrutin redire ce que j’ai déjà, beaucoup martelé.

Juste un rappel : Voter utile et efficace, c’est dimanche voter pour un Parti de POSITIONS et non d’opposition systématique et pour un parti de PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES et non pour un parti d’approbation inconditionnelle, pour des élus qui obéissent à leur CONSCIENCE et non à des CONSIGNES. Pour réussir au mieux cette conciliation toujours difficile entre les intérêts particuliers, souvent antagonistes et l'intérêt général. Pour concilier la LIBERTE indispensable à l'épanouissement des Personnes et l'EGALITE ,ciment du  "lien social" grâce à un esprit de FRATERNITE , cette école du RESPECT, de soi-même et des Autres. 

C’est la philosophie d’action et la raison d'être du MoDem pour qui le mot « valeur » est chargé de sens.

EN PHASE AVEC  FRANCOIS BAYROU

Ma dernière rencontre avec François Bayrou, lundi dernier, à Colmar m’a confortée dans mes engagements à ses côtés. Avec lui. Pour que le MoDem fort de ses 82 000 pré adhérents (dont plus de 1200 dans le Bas-Rhin) tiennent ses promesses et redonne au Centre « central » l’influence qu’il a  eu et qu’il a dans d’autres pays européens. J’ose faire mienne cette phrase de Pierre Pflimlin, l’un des grands inspirateurs de François Bayrou qui a travaillé à ses cotés à la Présidence du Parlement européen :

« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

Dans l’épreuve personnelle et politique que traverse François BAYROU,  son comportement , à mes yeux, est digne, admirable et exemplaire. En toute lucididité,  je pense pouvoir me reconnaître dans ses manifestations de  courage et de ténacité, même si, bien sûr,  nous ne pratiquons au même niveau  "ce sport de combat  aux règles pas toujours respectées" qu'est la politique...

 Mais c’est sur le fond des réflexions menées et des actions à entreprendre que je me retrouve pleinement en accord, en phase,  avec lui.

Nous  avons en commun le même sens de l’éthique politique. C'est pour moi un critère fondamental, décisif, et un préalable à toute adhésion à un mouvement. Les vertus de clarté, de transparence, d'exigence et de loyauté ne sont pas si fréquentes dans ce monde politique où la citoyenne "de la société civile" que je suis a fait bien des découvertes...

Nous faisons les mêmes diagnostics sur les maux français et préconisons les mêmes  remèdes. Avec des règles de comportement dictées par le bon sens : halte au creusement de la dette ! assez de « social » réduit à des réflexes caritatifs à droite et des comportements d’assistanat d’Etat à gauche, oui à des investissements porteurs d’avenir, à des économies bien étudiées et à une croissance aux fruits équitablement répartis.

AMELIORER CONCRETEMENT LA VIE DES FRANCAIS

Nous avons  le même souci d’allier réalisme et idéalisme et la même volonté de poursuivre sur cette « voie nouvelle » adaptée aux impératifs du XXI ième siècle qui doit conduire à la « révolution citoyenne », Une révolution sereine, tranquille, paisible. Pour ré-enchanter la vie politique, pour en finir avec des mœurs qui instrumentalisent, confisquent ou détournent les votes citoyens. Et pour que les LOIS soient prises avec le souci d’améliorer CONCRETEMENT la vie QUOTIDIENNE des Françaises et des Français. Des Français fiers, sans arrogance,  de la France et soucieux d’être pleinement ACTEURS d’une Europe en construction  confrontée à un monde qui évolue vite, très vite.

Tout bien sûr dépend de vous. Rien ne se fera sans vous. Merci  pour votre attention et votre confiance.

 VOTER : UN DROIT ET UN DEVOIR

Encore un mot qui n’est en rien militant mais strictement civique, donc moral. Même si vos choix ne sont pas les miens, même si votre bulletin de vote n’est pas celui que j’espère, n’oubliez pas d’aller voter. Trop de gens ont été tués pour que le suffrage universel soit la règle. Trop de peuples sur cette planète rêvent encore du droit d’aller voter et de maîtriser leur sort.  La démocratie est un bien trop fragile pour ne pas être cultivée, par chacune et par chacun. En passant par l’isoloir. Bon dimanche.

Chantal CUTAJAR

"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"

Tel était le titre de la Rencontre-débat organisée ce  vendredi à  l'Art Café au Musée d'Art Moderne de Starsbourg, par Chantal Cutajar avec la participation (entre autres) de David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. 

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Cette rencontre, riche en enseignements,  était le dernier débat public de cette campagne avant le premier tour des Législatives. Ils seront suivis par d’autres, puisque Chantal Cutajar ne conçoit son engagement politique que dans la perspective et la réalité d’une « révolution citoyenne ».

Révolution, le mot n’est pas exagéré ou emphatique puisque le but est de redonner aux citoyens les moyens d’être pleinement acteur des mesures qui les concernent.

Pas de démocratie représentative, sans démocratie délibérative et participative ! Surtout en cette ère où les nouvelles technologies facilitent les rencontres, les échanges, les concertations, les confrontations civiques d’opinions et d’intérêts.

Entre autres engagements :

>>> Des « TGV de la démocratie ».   Faire à l’Assemblée nationale ce que les eurodéputés font au parlement européen : faire mieux connaître, de l’intérieur,  aux  électeurs de la circonscription les rouages des pouvoirs centraux.

>>> Des conférences de citoyens. Dix fois par an, au moins, organiser des rencontres , thématiques ou générales, avec les citoyens pour les informer des travaux législatifs en préparation, recueillir leurs avis et rendre compte de mes activités de députée. Faire le point de ce qui est fait, anticiper ce que devrait être fait, mesurer les effets concrets de ce qui a été fait ou pas fait : c’est une action permanente. Finissons-en avec les compte-rendus de mandat, formels et artificiels, qui sont faits une fois par an, ou tous les cinq ans !

>>> Créer un type nouveau de « permanence parlementaire ». Celle-ci ne doit pas être un centre de clientélisme où l’on confond toutes les compétences. Un député est au service des électeurs de sa circonscription, mais il n’a pas, en tant que tel,   des compétences de conseiller général ou régional ou d’élu local.

La transparence en politique consiste à ne pas développer des faux semblants et à ne pas mélanger les genres. Dans l’état actuel de notre système, les champs de compétences qui voisinent ou se superposent sont perçus comme des champs d’incompétences qui rivalisent et se neutralisent.

>>> Transformer ce blog politique en forum citoyen permanent, en outil performant  d’informations et d’échanges, en levier d’un approfondissement et d’enrichissement de la démocratie active.Ces quatre dernières semaines, vous avez été près de 16 000 visiteurs de ce blog politique qui compte plus de 1100 notes. Les abonnés à la « newsletter » ont quintuplé ces dernières semaines.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Internet joue un rôle clef dans la création du MoDem. Il le jouera aussi dans les activités parlementaires de la candidate du MoDem… si elle est élue.

Ce débat sur la culture de cet après-midi fait suite à de nombreuses rencontres organisées ces dernières semaines. Pour mémoire, et sans être exhaustifs :

<<<  « Un député pour quoi faire ? »

<<< « Etre mère et travailler : comment concilier les deux ? »

<<< « Comment construire l'Europe des citoyens ? »

<<< « L’éducation, la clef de l’avenir »

<<< « L’Université et la recherche, Des investissements impératifs »

<<< « L’écologie, une dimension à intégrer dans tous les secteurs et à tous les niveaux »

<<< « Les Droits de l’Homme, un ciment du Vivre ensemble »

<<< « La justice sociale au cœur de l’économie »

<<< « Social-économie et démocratie sociale : remettre l’Homme au centre de toutes les activités » 

<<< « La SECURITE : Allier prévention, répression, réisertion et aides effectives aux victimes »

<<< « Lutter contre les corruptions et l’économie criminelle »

<<< « Associations : Pour une société civile mieux organisée »

<<< « L’Europe De Strasbourg : Des valeurs qui prennent leur sens dans l’action concrète »

 
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