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09/09/2008

Et si l'on élargissait l'OTAN à la... RUSSIE

SUR RELATIO-EUROPE

Par Daniel RIOT
Questions étranges qui m'ont hanté durant toute cette journée passée à l'écoute des nouvelles de Sarkozy, missionnaire de la paix, à  Moscou et de Tbilissi : Qu'est-ce que l'OTAN ? A quoi çà sert?
Wikipédia répond simplement : « L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord - OTAN (NATO - North Atlantic Treaty Organisation en anglais) est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les États-Unis et le Canada ainsi que 5 autres pays d'Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l'Italie, l'Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l'Europe face à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. ».
Le siège de l'OTAN se trouve depuis 1966 à Bruxelles et son commandement militaire (SHAPE) à Mons (Belgique). Grâce à ses moyens logistiques, l'OTAN a su, durant la Guerre froide, « garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous tutelle. »[1] comme le souhaitait son secrétaire général d'alors, Hastings Lionel Ismay. Son rival côté soviétique fut le Pacte de Varsovie. »
Les Allemands ne sont plus à mettre « sous tutelle ». Le Pacte de Varsovie n'est plus. L'Union soviétique est morte. L'OTAN existe toujours. Agrandie, renforcée, avec des champs d'actions très élargis...
Alors ? L'OTAN en ce XXIème siècle ?

31/08/2008

Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante

L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE

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Editorial RELATIO-EUROPE de Daniel RIOT

« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer !

« Impuissante »... Pourquoi et en quoi,  l'Europe ?

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main.

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie..

Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence PDF Imprimer Email

L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE

Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.

L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction.

Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

(Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la  Fondation Robert Schuman)

 

30/08/2008

Strasbourg: L'electrochoc GM pour la rentrée

Le coup de massue de Général motors sur relatio-europe

Strasbourg : « Usine à vendre » ! PDF Imprimer Email

Menaces sur les 1260 emplois de General Motors : Un « coup de massue » et surtout un coup de semonce pour « La Belle endormie » des bords du Rhin...

Commentaire Relatio-Europe de Daniel RIOT
Ainsi la multinationale américaine Général Motors affiche-t-elle : « Usine à vendre » ! Comment ? A qui ? Quand ? Mystère... 1260 emplois menacés en Alsace, dans une région qui n'est en flèche (c'est le moins que l'on puisse dire) en matière d'emplois et de créations d'entreprise, c'est grave.
C'est surtout révélateur. Ce que Valéry Giscard d‘Estaing appelait la « vitrine de la France sur le Rhin » a une réputation de « région nantie » de moins en moins justifiée. Et sa prospérité relative est de plus en plus soumise aux aléas de la conjoncture internationale (proche en raison du nombre des travailleurs frontaliers) et lointaine. Son développement est rendu plus difficile en raison d'une double concurrence territoriale : En France, le dynamisme encouragé du littoral et du Sud. En Europe, le développement de l'Est.
Ce « coup de massue » de GM, à quelques jours de la « rentrée » (traditionnellement marquée par l'ouverture de la Foire dite « européenne » de Strasbourg) devrait logiquement avoir l'effet d'un « coup de semonce ». D'un électrochoc salutaire...
C'est le drame industriel de trop qui devrait favoriser (enfin) une prise de conscience et le lancement d'actions concrètes chez les politiques et chez les acteurs socio-économique alsaciens en général et strasbourgeois en particulier dans une région « Belle trop endormie », prise de vitesse dans son entrée » dans le XXI è siècle

26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

31/08/2007

La France et l’OTAN : Un atout dans le jeu de Sarkozy

Eclairage RELATIO par Daniel RIOT: « C’est un signe supplémentaire de la volonté de la France d’amorcer un retour complet au sein d’une alliance où elle est l’un des principaux acteurs, tant sur le plan militaire que financier », dit-on, en souriant, dans les milieux proches de l’OTAN. »C’est une mesure technique », dit-on, délibérément modestes, dans les milieux stratégiques proches de l’Elysée ». Ces deux commentaires sont complémentaires…

La décision, annoncée sans effet de com’, d’ accroître l’efficacité des avions de combat français qui participent aux opérations militaires de l’OTAN en Afghanistan, en redéployant  les Mirage de Douchanbé, au Tadjikistan, à Kandahar, la grande ville du Sud afghan, est chargée de significations, à plusieurs niveaux

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Militairement : Les avions français vont pouvoir remplir des missions de bombardement de plus longue durée contre les positions des talibans. Cela ne va pas sans risques : les opérations aériennes de l’Alliance atlantique provoquent actuellement un nombre sans cesse plus élevé de victimes civiles, et provoquent un ressentiment croissant de la population afghane envers des troupes étrangères en passe d’être assimilées à une « force d’occupation ».

Politiquement : cette décision intervient au lendemain du « discours aux ambassadeurs » de Sarkozy , discours dans lequel il a dit vouloir une Europe de la défense plus consistante et une Alliance atlantique plus rénovée :  « Une Europe de la défense indépendante et une organisation atlantique où nous prendrions toute notre place »

Diplomatiquement : La France répond concrètement à l’appel des France, qui pressent leurs alliés européens de s’impliquer davantage sur le « théâtre afghan ». Sarkozy donne un signe fort à Bush, mais plus largement, il repose indirectement et sans le dire, la vieille question d’un retour de la France au sein des structures militaires intégrées de l’OTAN.

Depuis la décision de retrait du général de Gaulle, en mars 1966, la France, on le sait, n’est pas présente dans deux comités d’importance marginale, le Comité des plans de défense et le Groupe des plans nucléaires. Cette absence est à la fois  anachronique et ridicule. Mais elle touche des tabous d’un gaullisme mal compris et d’un souverainisme puéril…

Cette situation constitue toutefois une « bonne carte » dans le jeu diplomatique français. Le « gagnant gagnant » suppose un « donnant donnant »…

On peut obtenir quoi en échange de responsabilités supplémentaires dans l’OTAN ? Chirac s’était cassé les dents sur le commandement sud de l’OTAN, revendication inopportune…Si Sarkozy veut vraiment jouer le jeu de l’Europe, il doit obtenir de Washington un retour à la doctrine de Kennedy des deux « piliers » équilibrés de l’Alliance. Mais le veut-il ? Bush y est sans doute allergique, mais la prochaine administration américaine peut adhérer à cette vision qui est, en fait, la seule que ne fasse pas de l’alliance avec les USA une allégeance. Une occasion à ne pas manquer. Mais qu’en pense-t-on à Londres ? A Sarkozy de se montrer fidèle à ses règles conduites du parler franc et sans tabou, avec réalisme…Et de ne pas gâcher son atout.

Daniel RIOT

02:14 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, defense, otan, stratégie

 
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