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28/03/2008

STRASBOURG:Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre

C’est bien volontiers que j’ouvre mon  «  blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un  vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.

Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?

Par Nelly Margotton

 A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?

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10/03/2008

Strasbourg et les municipales: Rien n'est joué, mais...

Tout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent.  Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »

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01/03/2008

MUNICIPALES /STRASBOURG: ILS S'ENGAGENT SUR L'EUROPE

 Ils ont répondu au questionnaire de  RELATIO et s'engagent sur le Pacte européen local

FABIENNE KELLER
4df2f8efef5c4f467c6c2e9439461986.png«Nous ferons mieux rayonner Strasbourg ». Le maire sortant Fabienne Keller a répondu au questionnaire de Relatio en posant les fondements de son nouveau projet sur son bilan. "Nous avons créé le Club de Strasbourg et lançons aujourd'hui le projet de l'Ecole européenne, "Maison de l'Europe", la future piscine transfrontalière Strasbourg-Kehl. La dimension européenne de Strasbourg doit constituer une fierté pour les Strasbourgeois. Expliquer l’Europe de Strasbourg tel est le sens des actions telles que la fête de l’Europe où chacun doit s’approprier dans son univers, ses compétences et ses responsabilités la question européenne". L'adhésion au PACTE européen local de relatio ne signifie pas L'adhésion À TOUTES les  propositions du questionnaire qui porte sur : la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.


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ROLAND RIES (avec JACQUES BIGOT et RAPHAEL NISAN) 

8be6ab092399754ca5757403e641f1da.pngStrasbourg l’Européenne vue par Roland Ries, Jacques Bigot et Raphaël Nisand, signataires du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio. Une réponse collective au questionnaire, pour un projet commun, un travail main dans la main. Les candidats aux élections municipales de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden et Schiltigheim s’engagent autour de trois Pôles: la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.
À  la récente polémique qui a entourée son abstention lors de la réunion du Congrès à Versailles sur le Traité de Lisbonne, il répond : « Je dis OUI à l'Europe qui avance. J'ai voté OUI en 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen.(…) Depuis, je n'ai cessé de militer pour qu'un texte modifié puisse à nouveau être soumis aux Français par référendum, car ce qui a été décidé par le peuple ne peut être modifié que par le peuple. Je me suis abstenu lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles sur une procédure que je désapprouve(…)J'ai voté OUI le 8 février aux avancées contenues dans le nouveau traité européen simplifié en matière de fonctionnement démocratique des institutions européennes ».
Projet de constitution de groupes de travail thématiques réunissant les personnels politiques et administratifs des deux rives, création d'un conseil paritaire des affaires européennes, des séances de conseils municipaux communs et publics, création d'un véritable euro district à statut juridique et éventuellement fiscal particulier. .Nous relancerons le projet EURODOM

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Chantal CUTAJAR a581b15d729404d70545af21db632d83.jpg
À Strasbourg, l’Europe est un plus présente dans la campagne. Tant mieux. Ici plus qu’ailleurs nous sommes des Euros-électeurs. Notre questionnaire adressé aux têtes de listes n’avait rien d’un exercice de pure  forme. De nombreuses questions, avec des engagements précis autour de trois Pôles:la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et  l’européanisation  de la vie strasbourgeoise. Comme nous l’avions annoncé, nous publions ici les réponses adressées par les candidats qui ont pris soin de considérer notre démarche avec le sérieux qu’imposent les enjeux.
La liste conduite par Chantal CUTAJAR et Yann WEHRING n’a pas placé l’Europe parmi ses priorités programmatiques telles qu’elles apparaissent sur son site, mais elle fait de la dimension européenne une donnée transversale « qui sera prise en compte dans toutes les décisions »...
Oui à un Conseil des Affaires européennes de Strasbourg
Oui à un adjoint aux affaires européennes et à un adjoint chargé de l’Eurodistrict
Oui, à une application « exemplaire
» des recommandations du Conseil de l’Europe

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LISTE UDS 

0259fbe99c36d1e5f89146c1bd5ff8d5.jpgArmand Tenesso, président de l’UDS, signataire du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio.
Armand Tenesso, 42 ans, avocat au barreau de Strasbourg, est le candidat frappé d’inéligible des élections municipales à Strasbourg. C’est au nom de la liste UDS conduite par Jamal Boussif, qu’il a répondu au questionnaire de relatio. « Vous faites, par exemple, dans votre pacte, souvent mention du Conseil de l’Europe : son rôle, au sein de la cité – c’est indéniable – doit être davantage mis en lumière, ne serait-ce que parce que cette organisation régionale a beaucoup à nous apprendre.».

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01/02/2008

STRASBOURG: Cutajar vire Petitdemange

Chantal CUTAJAR, BAYROU, le MODEM et STRASBOURG

LE GRAND GACHIS : CINQ ERREURS QUI SONT DES FAUTES

Dures….Dures… La politique, la raison, l’affection, l’espérance, la désillusion…Je crois bien connaître Chantal Cutajar et (les habitués de mes chroniques strasbourgeoises le savent bien) J’ai pour elle estime, affection et (mais oui !) admiration. Je sais ce qu’elle a enduré depuis ses débuts en politique. Je sais à quel point elle a payé cher son respect de soi et des principes qu’elle prône. Et je ne voudrais surtout pas accroître les difficultés qu’elle rencontre encore et les handicaps électoraux qu’elle a à surmonter avec son équipe. Mais je faillirais à mes propres principes si je continuais à me taire en ce jour où, avec des retombées qui ne sont pas encore toutes mesurées, elle vire de sa liste ceux qui lui étaient imposés.Et qui n'auraient jamais du pouvoir y figurer.

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14/01/2008

Le Modem à STRASBOURG: BAYROU, mépris et mauvais calculs

La louche du diable et la cuillère à café de Bayrou


Ma petite chronique strasbourgeoise

Chantal Cutajar et sa liste auraient perdu entre 4 et 5 points si les « coucous du moDem » avaient fait une liste dissidente. Combien en perdront-elles à cause de Bayrou qui a cédé aux chants de sirènes de ce « duo diabolique », dont je me suis promis de taire les noms, en les imposant à la troisième et à la   quatrième place ? Six à sept, au moins…

Ce n’est là qu’une estimation, mais elle vaut bien des sondages, …Vous savez, les sondages c’est ce  que Bayrou décriait tant durant les présidentielles et qui sont devenus, même pipés, des outils de décisions et d’argumentation chez le (saint)  « patron » du Mouvement Démocrate.

Bayrou, « tueur d’espérance » et « mauvais calculateur », est tombé dans les pièges du champion du « qui perd gagne »…Heureusement pour le MoDem-Strasbourg, Chantal Cutajar sait donner le meilleur d’elle-même dans l’adversité…J'admire toujours Chantal. Je lui conserve toute mon estime et mon affection. Et je comprends qu’elle accepte de poursuivre ses (beaux) combats pour Strasbourg tout en étant obligée d’entrer en résistance contre les pires ennemis :ceux de l’intérieur…  

Mais, là, trop c’est trop : Bayrou me contraint à jeter l’éponge du militant. Je renvoie ma carte au Modem. Descartes trop trahi. Et il ne serait pas moral que je continue à cautionner d’une manière ou d’une autre, fusse par amitié,  une pratique de la politique que je considère amorale…Surtout dans une formation qui s’est doté d’une Charte éthique !

Sarkozy ne peut pas me décevoir : je n’en attendais rien. Ségolène Royal ne pourra pas m’affliger : elle m’a dissuadé depuis longtemps de faire confiance en ses capacités de femme d’Etat. Mais Bayrou ? Ah ! Bayrou… Quand j’avais fait sa connaissance lorsqu’il était au cabinet de Pierre Pflimlin, j’avais l’intuition que cet excellent enfant de chœur ne ferait jamais un bon cardinal…

Ayant suivi sa carrière, j’avais révisé mon jugement et ses prestations, notamment lors des dernières européennes et des Présidentielles, m’avaient conduit à miser sur lui (et son programme) pour guérir la France des maux dont elle souffre tant depuis des décennies et changer un système qui, comme chez les poissons, pourrissait par la tête. D’où mon engagement en sa faveur et mon « adhésion » au MoDem (malgré mes préventions contre les « mises en carte ») dès la création de ce « premier part du XXI ième siècle…

Patatras !  Mon éducation me conduisant à de reconnaître mes erreurs et mes fautes (ce qui est sans doute politiquement nul), je dois reconnaître que j’ai commis une  grossière erreur d’appréciation qui est, comme dirait un bon chrétien pas forcément démocrate, un vrai pêché…

Mea culpa….J’ai complètement surestimé les capacités de François Bayrou de se montrer digne des espérances qu’il avait suscitées  et d’adapter ses propres actes à ses propos sur l’éthique et sur une autre « façon de faire de la politique ». Donc proprement, honnêtement, avec un esprit de justice et de justesse, avec le respect des militants et des électeurs. En évitant les pièges tendus par des manipulateurs et des imposteurs, par ces cyniques qui confondent démocratie et voyoucratie intellectuelle et morale.

La gestion du « cas strasbourgeois » , depuis la dernière campagne présidentielle, est une illustration trop éloquente de quelques unes des  faiblesses, des erreurs de jugement, du  manque de lucidité, de courage et de cohérence du « patron » (comme il se nomme lui-même) du modem.

Il dit vouloir un « MoDem fort » pour Strasbourg. Très bien.  Mais, avec l’appui de quelques ratés locaux  de la politique  passés maîtres dans l’art de jouer contre leur camp, il vient de tirer une rafale de mitraillettes contre ce Parti démocrate qui est en train de battre des records de vitesse dans l’écrasement des espoirs qu’il a fait naître. Il vient surtout de décevoir pour longtemps sans doute nombre de celles et de ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique sans tricheries, sans fourberies, sans  malhonnêteté intellectuelle, sans hypocrisie, sans mensonge, sans manipulation, sans impostures.

Qui plus est, il vient d’étaler tout ce qui devrait être prohibé chez un leader national qui se recommande du « Tiers Etat » d’aujourd’hui et qui prétend se conduite en « patron » : le mépris des militants, la condescendance envers ceux qui osent manifester des divergences de vue avec lui, le recours aux armes sournoises de l’humiliation contre  celles et de ceux qui le gênent. Pitoyable, celui qui se prend pour le successeur de Henry IV.  

Je n’écris pas sous le coup de la colère mais sous celui d’une déception profonde. Celui qui tente de se faire passer pour le « meilleur stratège politique français après Sarkozy » a-il fait des efforts pour ressembler à sa caricature des Guignols ?   N’a-t-il pas digéré ni ses succès de la campagne ni son échec du scrutin ? Est-il « l’illuminé » décrit par Simone Veil et d’autres ? Son inconduite à l’égard de Jean-Marie Cavada m’avait déjà sonné. Le « cas Strasbourg » m’a assommé.

Je savais qu’on ne doit pas  «  discuter gastronomie avec un cannibale ». Je savais que l’esprit malin qui joue au poker-menteur quand les autres jouent aux dames a un talent fou : celui des diables qui ont une culière plus longue que ceux avec qui il mange. Face à la louche de cet esprit malin, Bayrou n’avait qu’une cuillère à café. Logique : c’est le MoDem qui prend la tasse…

C’est dur de passer une partie de son temps à réfléchir au ré-enchantement de la politique et de se prendre les pieds dans les tapis des désillusions dès que l’on est attiré par une petite lueur d’espoir.

Daniel RIOT

18/12/2007

Strasbourg:L’OPA sur le Modem annoncée fait les dégâts prévus…

Ma petite chronique strasbourgeoise, par Daniel RIOT

(Petite) satisfaction du journaliste, grosse déception du militant et terrible inquiétude du citoyen 

Le journaliste que je suis pourrait être satisfait de lui, de ses informations, de ses analyses, en effet : la tentative d’OPA sur le MoDem Strasbourg par un préfet hors service s’est bien déroulée comme  annoncé, selon le scénario prévu (ou presque), avec les acteurs attendus.

Quand je revois les moues  de doutes ou de réprobation déclenchées par mon premier article sur ce thème alors que la machine à désinformer éructait des démentis et se réfugiait dans des silences lourds d’arrières pensées, je me sens en droit de ne pas dissimuler quelques sourires  malicieux

Mais je n’en tire aucune fierté … Quand on prend conscience des vrais desseins des acteurs de ce théâtre qu’on nomme la politique, on imagine facilement les dessins de ces personnages dans leurs détails, en dépit des brouillages, des masques, des manipulations grossières ou subtiles, des mensonges, de l’opacité cultivée, des promesses à qui en réclament, de l’info-intox complaisamment relayée…

 L’OPA annoncée a été favorisée par deux pôles rapidement identifiés.

A Paris par des réseaux qui font que nous vivons dans un régime du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », des « renvois d’ascenseurs », et de jeux de rôles pas très drôles… 

A Strasbourg (et, j’allais l’oublier, à Pfaffenhoffen) par une série de personnages qui illustrent parfaitement cette « mégalomanie des petits » dont on parle si peu mais qui est l’une des causes de l’actuelle crise Du politique.

Les grands « politichiens », comme disait De Gaulle, ont au moins une certaine classe, les petits font peine à voir. Passons. L’heure n’est pas celle des procès.

C’est tout de même triste de voir des cadres (jeunes surtout) udf emboîter le pas de  politicards bien ringards.Il est vrai que trois des signataires d'un communiqué publié ce matin par des "cadres" d'une "fédération" qu'ils ont eux-mêmes sabordée ont des ambitions qui passent par l'UMP, aux cantonnales ou aux municipales. Et ne sont en rien strasbourgeois... Le Modem serait-il d’entrée condamné à cumuler les défauts de l’udf d’hier et des radsoc d’avant-hier ? Bonjour l’avenir. A reculons...

L’heure n’est pas non plus celle où il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes. J’ai dit (presque) tout ce que je pouvais dire (et non tout ce que j’aurais en envie de dire) sur Jean-Claude Petitdemange qui dans son genre  a un talent incontestable.

Sa force de séduction fait office de conviction. Il joue en politique comme d’autres jouent au casino. Il  un aplomb de «monsieur je sais tout »  et un culot de joueur de poker-menteur qui lui servent de carapace, Il est un de ces « bullocrates », comme dit Jean-François Kahn, capable de faire illusion dans bien des registres de la communication.

Cet autocrate a fait ses preuves au PS où son respect des militants se traduisait en une phrase souvent répétée : « il faut donner du foin aux militants ». Tout un programme….

Ses supporters mettent en avant son "expérience": il est vrai qu'il en a... En tous genres, même. De quoi faire de belles tartines de déconfiture, ironiserait Tomi Ungerer

 

Sa loyauté est si grande, comme sa sincérité,  qu’il est capable d’en avoir  à la fois des successives et des simultanées. Ses anciens « camarades » du PS  lui font beaucoup d’honneur en le traitant de « traître ».

La traîtrise suppose une cause que l’on sert, non une cause dont on se sert. S’il est devenu expert dans l’art de faire perdre son camp, c’est par égotisme, égoïsme et égocentrisme, non par traîtrise…

J’ai souri en lisant sur sa profession de foi « des idées non des égo »…Il ne faudrait tout de même pas prendre d’entrée les gens du modem pour des gogos.

D’abord, comme disait Jean Monnet, on ne fait pas de grande chose sans égo. Ensuite c’est dans le cerveau et pas dans le nombril que se forgent les idées. Ensuite ce type d’affirmations dépourvues de sens (sa lettre aux militants mérite une vraie analyse de texte) confirme que ce champion du paraître souffre d’un double déficit, d’amour-propre et d’idées. 

Cette caricature de politicard machiste et misogyne excelle dans l’art de se servir des femmes. « Strasbourg mérite mieux qu’une femme » a-t-il lancé en 2001 en renvoyant Fabienne Keller et Catherine Trautmann à leurs fourneaux… C’est beau la parité et l’égale dignité… Il paraît que certaines femmes pourtant dites « libérées » aiment ce coté "viril". Jusqu'à ce qu'elles se rendent compte des dégâts...trop tardivement.

Cet expert en finances publiques sait aussi jongler avec les chiffres : pourquoi a-t-il  insisté autant sur « l’argent » dans sa « profession de foi » adressé aux militants ? 

« Profession de foi » est sans doute inappropriée, surtout dans l’évocation d’un écrit d’un chevalier de l’anticléricalisme d’un autre siècle, mais c’est le nom consacré pour une telle missive.

Ce militant du Modem qui affiche l’ardeur des nouveaux convertis se veut (toujours dans sa profession de foi) plus « bayroutiste » que Bayrou.

Je ne sais pas comment il a voté aux Présidentielles et aux législatives, mais ayant sur le terrain et sur le net activement participé au soutien de Bayrou et de candidats authentiquement Modem, je ne l’ai jamais croisé, jamais vu, jamais entendu…

 
Il est un peu un Morin à l’envers :l’un quitte le navire en pleine tempête pour gagner un port d’attache, l’autre vient  avec sa barque et profite des circonstances pour tenter de sortir des flots où ses déconfitures passées l’avaient noyé.

Ressuscité, l’homme qui a provoqué la victoire du « tandem » et qu’il ne critique que par sa duettiste interposée, comme on a pu le voir encore au dernier débat sur le budget de la Ville. Un malin, ce joueur qui prend la politique pour un jeu de poker menteur…

Le militant MoDem que je suis ne peut évidement pas suivre un tel personnage qui pour moi personnifie tout ce que les responsables politiques ne doivent pas être. Le cynisme avec la gouaille d’un Pasqua  fait sourire. Le sien fait frémir.

Mais, on « ne pisse pas contre le vent », comme disait le général de Gaulle. Les militants du modem se retrouvent ce mercredi devant un choix qui en fait n’en n’est pas un. Nous pourrions loguement parlé d'un scrutin pipé puisque vous voter pour une tête de liste "indépendante" des militants favorables à une liste d'union avec l'UMP. Mais à quoi bon? Les "marmilloteries" en tous genres ont défié le bon sens et le respect le plus élémentaire de la démocratie.

Reste à attendre le réultat.    Soit l’esprit Modem l’emporte et l’avenir d’un vrai Centre porteur de vraies espérances citoyennes peut être envisagé sérieusement. Soit l’esprit politicard bien masqué par des effets de manche d’illusionniste gagne… et Strasbourg ne sera pas cette Ville « démocrate » qui est sa vocation et sa vraie nature.

Adieu le modem à strasbourg. Le nouveau centre ou une nouvelle udf ont de beaux jours devant eux et ceuxqui rêvaient d'une recomposition d'un paysage politique trop binaire devront mettre leurs espoirs ailleurs.

Je schématise ? A peine.

Déjà, les dégâts sont là…Le préfet « hors cadre » a déjà ajouté ses vilains coups de pinceaux sur le «  tableau » (bien mal encadré) d’un centrisme strasbourgeois mangé par l’Ump et blessé par l’irresponsabilité d’un délégué départemental qui sait faire des ronds de jambes à Paris et des ronds dans l’eau (sale) dans le bas-Rhin.

Résultat : le MoDem a déjà perdu ce trimestre au moins  dix points dans les intentions de vote (Robert et Fabienne peuvent jouer les sereins….).

Il a découragé de possibles militants et sympathisants.

Il a installé dans un doute lourd  dans l’esprit et le cœur de  nombre de celles et de ceux qui ont vibré à Seignosse (où curieusement  les seuls strasbourgeois se trouvaient être des animateurs de « Strasbourg Je t’M » étaient présents.

Tout, sans doute, peut-être rattrapé. Si le simple bon sens l’emporte, Chantal Cutajar et son équipe pourront atteindre l’objectif qui n’est pas de faire de la figuration…

Mais si la perversité cynique gagne, ceux qui se reconnaissent vraiment dans les analyses, les programmes et les philosophies d’action de Bayrou et de Corinne Lepage n’auront plus qu’à voter pour un moindre mal, qu’il se nomment Grossmann-Keller ou Ries et ses socialocrates.TSP, tout sauf Petitdemange? 

Puisque j’ai commencé cette chronique par le rappel d’une tentative d’OPA annoncée, je vais prendre le risque limité de faire deux prévisions qui ne sont que des anticipations d’informations annoncées :

Si jamais l’ancien chef de cabinet de Rocard (qui a été rayé du carnet d’adresses de l’ancien premier ministre) l’emporte ce mercredi, le Modem est bien parti pour faire cinq à six pour cent en mars prochain. Juste de quoi pour la liste btenir une place pour a "tête sur la liste UMP. Une place qu'il aura sans doute aussi si ce.... champion de l’art de jouer contre son camp n’a pas l’investiture. C'et programmé, ou presque.

Jouer gagnant pour lui à tous les coups, c'est la seule chose qui importe pour celui qui, à Pâques,a décidé de se lancer où il est arrivé aujourd'hui uniquement pour "faire battre Ries"...Grandeur de la rancoeur. 

Pour le Modem, ce ne serait plus la traversée du désert, mais l’ensablement. Requiem pour une espérance.

En politique, le joueur est celui qui transforme les militants, les citoyens, les partis, les fonctions escomptées  en jouets…. Or, il l’a assez dit (pour que je l’aie entendu), pour lui, « la politique est d’abord un jeu »… Comme si la démocratie était une cour de récréation.

La « révolution Bayrou », son « centre révolutionnaire » (théorisé par Jean-François Kahn) et le « réalidéalisme » de Cap 21de Corinne Lepage et des Verts prêts à rejoindre un Modem digne des espérances semées  méritent nettement mieux. Les Strasbourgeois aussi, d’ailleurs et surtout.

Daniel RIOT

 RELIRE : l'annonce de l'OPA >>>>

 

Strasbourg:Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar

Corinne LEPAGE , Présidente de CAP 21 ( Citoyenneté Action Participation, parti politique, écologiste, humaniste et citoyen issu de la société civile qui s’inscrit dans le respect des principes républicains et démocratiques)  , ancien Ministre de l’environnement,  renouvelle son soutien à Chantal CUTAJAR  qui incarne  toutes ces valeurs  en replaçant la question liée à la citoyenneté et à la démocratie participative au cœur du débat politique pour faire émerger un nouveau mode de gouvernance pour STRASBOURG.

Sa candidature, également soutenue par le porte parole et  ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée  sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme  et l’éthique.

Les  choix de Chantal CUTAJAR sont ceux  définis par François BAYROU  à SEIGNOSSE et  renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et  l’application des principes du Développement Durable  dans tous les domaines y compris celui des activités économiques  au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG  et  correspond  aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.

 

Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN

Contact presse : 06 87 50 15 96

09/12/2007

Politique: le PS fait la publicité pour les couleurs du Modem

"Tu as volé, as volé, a volé l'orange "....

Le PS manque tellement de couleurs qu’il pique celles des autres ! Adieu la rose (fanée !)  et vive…l’orange et le vert. Chapeau Roland! L’orange, c’est le Modem. Le vert, c’est l’écologie. L’orange et le vert, c’est naturellement l’alliance la candidature de Chantal Cutajar soutenue par le Cap 21 de  Corinne Lepage, représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen, co-listière de Chantal… Qui disait qu’il n’y avait «  pas de belles oranges …orange sans verts orangers » ? Ah : oui…C’est moi…

« Les couleurs n’appartiennent à personne », dit-on au PS où l’on ose même plus se dire « socialistes » tellement le mot a été vidé de son sens…Comme  les bonnes idées non plus n’appartiennent à personne, on n’est pas surpris non plus de constater  d’autres emprunts dans les programmes (sans couleur et sans relief) que prépare Roland Ries. Alllô, Gilbert Bécaud? J'ai trouvé qui a "volé l'Orange"..;  De vieux tubes remis à la mode: c'est le PS d'aujourd'hui... 

J’ignorais que Roland pouvait confondre « ouverture » et « pillage », envol d’une campagne et vol des symboles. Il est vrai que, coté tandem, les premières informations sur le programme dénote un art du copie (chez les autres)/collé (chez soi) assez consommé. Il suffirait pourtant au Tandem de faire du copié/collé avec leurs promesses faites avant leur élection et   non tenues depuis. Il est vrai que la dernière fois, le Tandem n’avait pas gagné les élections, c’est le PS qui les avaient perdues…

A cause de qui déjà ? Ah! oui… A celui qui prend un plaisir sado-maso à ne faire partie d'une équipe que pour la faire perdre!  Celui que Ries qualifie avec indulgence dans les dna d’« anticlérical » et de « manœuvrier »….

Chut ! Au Modem, il a déjà apporté ses propres  couleurs, le "préfet hors cadre"  qui confirme que "l'oisiveté est source de tous les vices" : les couleurs de la honte en politique. Et du culot sans nom…

Je n’en reparlerai ici et ailleurs que dans quelques jours. Quand j’aurai décidé soit de renvoyer ma carte (orange)  soit d’inciter des gens que j’estime à rejoindre ce qui  été annoncé comme une source de re-enchantement de la politique…   

 

06/12/2007

Strasbourg: Un test pour le MoDem

Lettre ouverte à François Bayrou, par Nelly Margotton

Monsieur le Président du Modem, très cher François Bayrou,

Si vous placez mon nom sur un sondage de notoriété, personne ne le reconnaîtra (hormis mes amis et les militants bas-rhinois du MoDem), mais c’est justement la raison pour laquelle j’ai choisi la forme de la lettre ouverte, je n’aime pas m’exprimer de manière dissimulée et sans assumer publiquement des positions, alors que des personnes notoirement reconnues par des citoyens lambda préfèrent avancer masquées et sans se déclarer…

Sympathisante depuis 2001 des propositions de la Relève, dont je me suis appropriée le message et les valeurs pour mieux les diffuser de manière convaincante, et adhérente au MoDem suite à la lecture de Projet d’Espoir, je reste persuadée que les convictions les plus profondes doivent être la base d’un projet politique et des actions qui en découlent.

De la même manière, ces convictions sincères font l’objet de remise en question perpétuelle et d’étapes vers des réflexions toujours plus poussés sur l’avenir de notre pays, ce qui m’a poussée à venir réfléchir avec vous à Seignosse et à Villepinte, mais aussi quotidiennement, sur le terrain, avec les acteurs de la démocratie : les habitants de notre beau pays.

La perspective des Municipales qui dans ses échéances, constitue une contrainte pour un Mouvement qui est phase de structuration et dont l’avenir incertain est porté par des forces militantes déterminées et fort justement optimistes, offre aussi la chance de faire vivre votre beau projet concrètement (par des futurs décideurs et bâtisseurs), et localement (au plus proche des citoyens préoccupés par leur quotidien et donc leur environnement, au centre de la démocratie). Cette chance mérite qu’on prenne en compte ceux qui ont choisi de prendre le risque (comme vous à Pau) de porter le message et les méthodes nouvelles de votre projet.

Même Platon n’a pas souhaité pérenniser l’idée de donner le pouvoir à des Philosophes Rois, reconnaissant rapidement que les idées et le gouvernement appartiennent à des domaines et des compétences différents, et que si le sage philosophe est celui qui détermine les degrés de sagesse et de vertu des décisions, le gouvernant est celui qui décide. Pardonnez-moi ce rapprochement rapide, mais au regard des Strasbourgeois, aujourd’hui, le MoDem prend la figure du Philosophe Roi, mais pas celui du décideur. Depuis combien de temps attendons-nous l’investiture ?

Je suis membre de l’équipe de Chantal Cutajar (et j’en suis aussi fière que de ma carte d’adhérente au MoDem), et avec toute l’équipe, nous avons choisi de commencer à travailler sans attendre, depuis des semaines (cafés démocrates, rencontre autour de la journée mondiale en souvenir des victimes des accidents de la route, forum internet de discussion et blogs, tractage pour le MoDem, …).

Pourquoi ? Parce que pour nous, le MoDem n’est pas une étiquette à coller sur une équipe, mais une véritable opportunité de rencontres avec les citoyens sur la base de discussions ouvertes, qui ne prétendent pas diffuser la bonne parole, mais plutôt écouter et prendre en considération tous ces animaux politiques que nous sommes.

Pourquoi ne pas annoncer votre choix ? Vous ne nous faites pas confiance ? Que manque-t-il à Chantal Cutajar aujourd’hui pour porter fièrement les couleurs du MoDem dans sa campagne ? Quel est le problème M Bayrou ? Chantal Cutajar est exemplaire malgré l’insoutenable ambiance créée par l’attente et ce manque de reconnaissance, et je vous demande « de toutes mes forces » d’être exemplaire aussi en nous traçant la voie. Le MoDem n’est pas l’étiquette de Chantal Cutajar, mais c’est plutôt elle qui, mieux qu'une étiquette, est l’emblème strasbourgeois du MoDem, et je suis si sûre de moi que je vous invite à venir nous voir au travail, plutôt que le contraire, afin que le constat s’impose.

Votre fidèle militante, de toutes ses forces et son espoir

Nelly Margotton

02/12/2007

Bayrou à 100%: "Le MoDem, sans modération...", par Daniel RIOT

Pari  gagné pour Bayrou. Dans l’euphorie des fêtes de baptêmes ou de mariages…Il a su dépasser le déficit de clarté, d’esprit de décision, d’actions et de transparence qui est apparu ces derniers temps en dépit des élans de Seignosse. Il a su trouver les mots qu’il fallait pour renouer avec son rôle de générateur d’espérances. Il a su compenser par la force citoyenne le lâchage de notables soit inquiets pour leurs carrières soit dévorés par les forces obscures de l’opportunisme soit déboussolées par le magnétisme illusoire de Sarkozy.

Il a même su se faire élire Président avec un score plus qu’impérial : 100% Modem, c’est 100% Bayrou (et réciproquement). 96,8% pour être précis. Avec des verts et Cap 21 qui seront là pour rappeler en permanence qu’il n’y a pas d’oranges très orange sans verts orangers…Le Modem n’est pas qu’un dépassement des  clivages politiques, il est surtout un dépassement des cloisonnement : le projet implique des liens permanents entre politique, économie, social, écologie, culture

Désormais, il lui faudra tenir les promesses faites, les engagements pris, par des décisions et des actes conformes aux textes approuvés, à l’éthique définie et à la stratégie choisie.

Le Modem, un commando de « transformation de la société » ? « Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique ». Vaste programme, suffisamment enthousiasmant pour que le mouvement démocrate regroupe une véritable armée. Si l’organisation  est à la hauteur des objectifs. Et si la  richesse née de la diversité n’est pas dilapidée par un manque de cohérence.

La « révolution Bayrou », saluée ici depuis longtemps déjà, est d’abord une révolution culturelle, à la française non à la chinoise, bien sûr. Les « gardes oranges » du Béarnais ont encore bien des verrous à faire sauter, des clarifications à faire, des efforts à déployer. Les textes adoptés ce week-end ne vaudront que s’ils sont appliqués dans leur lettre et leur esprit.

Une évidence ? Bien sûr. Mais, aujourd’hui, l’originalité  n’est pas à chercher dans les constats faits à chaud dans l’enthousiasme communicatif d’un Congrès fondateur, mais dans les démarches qui vont suivre. Les municipales constitueront un test, dans toutes les villes. A commencer par l’une où non le « ni ni » mais un vrai dépassement des clivages politiques s’impose et une authentique révolution démocratique s’imposent : Strasbourg qui, par sa mission européenne, revêt une importance et une symbolique particulières. A Strasbourg, comme ailleurs, les « choses sérieuses vont commencer »

Daniel RIOT  

 

En savoir plus sur le blog politique de Chantal Cutajar

30/11/2007

Strasbourg: Le mouvement de Corinne Lepage confirme son soutien à Chantal Cutajar

Après le Conseil national de Cap 21

"Une liste indépendante, sans apparatchiks: Une première à Strasbourg et une chance pour les Strasbourgeois" 

À  la sortie, des « bureau politique et Conseil National CAP 21 », Yveline MOEGLEN, délégué CAP 21 pour le Bas-Rhin réaffirme, dans un communiqué,  son soutien à la constitution du MoDem, "seule force nouvelle de la VIE politique française, dans laquelle le mouvement de Corinne LEPAGE expert en matière de «Développement Durable» continuera de nourrir et renforcer le projet démocrate".
  
"Pour la première fois en France, les rênes d’un parti ne seront pas confiées à des APPARATCHIKS.
 
 François BAYROU a accepté toutes les exigences démocratiques, éthiques et morales qui définissent la nouvelle forme de gouvernance imposée par CAP 21 et qui conduiront au bon équilibre entre l’efficacité politique et la démocratie interne du MoDem.
 
 Il y a de fait, une redéfinition des rapports entre militants, dirigeants et élus.
A Strasbourg, le projet de liste MoDem / CAP 21 mené par Chantal CUTAJAR sera le reflet des accords nationaux entre François BAYROU et Corinne LEPAGE.
  
On y retrouvera pour la première fois, des personnes qualifiées, motivées et compétentes, ayant de grandes connaissances sur l’ensemble des projets strasbourgeois ainsi que de la réalité de la situation économique locale et transfrontalière.
  
Une liste MoDem, indépendante, associée à CAP 21, sans APPARATCHIKS, voilà une grande première à Strasbourg, pour les Strasbourgeois".

Yveline MOEGLEN

Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
MoDem / CAP 21

27/11/2007

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

26/11/2007

Cavada-Bayrou : Qui a lâché l’autre ?

Pourquoi parler de « lâchage » ? Je ne mets pas Cavada et d’autres (à commencer par Morin) dans le même panier… J’ai trop d’estime personnelle pour lui pour caricaturer sa décision. D’ailleurs, croyant connaître une partie des cartes, la question se pose : si « lâchage » il y a, qui a lâché l’autre ?...

Dans les explications données par Jean-Marie Cavada,  je marque mon étonnement et mon désaccord de fond sur un point précis : On ne se lance pas dans une bataille électorale pour annoncer la couleur du deuxième tour dès le premier. Sinon à quoi bon deux tours ? Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs. Et ce sont les combines envisagées avant les résultats du premier tour qui appartiennent à une manière passéiste de faire de la politique.

Qui plus est, si l’on se lance dans une campagne électorale pour jouer les strapontins de l’un ou l’autre camp, c’est que l’on part en vaincu. Une consultation électorale ne vise pas qu’à faire acte de présence, prendre la température ou marquer un territoire. Des accords de ralliement ou de panachage qui respectent l’électeur se font en temps T, non avant, au vu de Résultats R et en toute transparence sur la base de contrats d’actions, d’engagements précis…

Autre surprise : Jean-Marie dit ne pas connaître sa deuxième de liste Mme Lagarde… C’est beau la confiance.

Pour le reste, ce ralliement est un coup porté non au MoDem mais à la crédibilité de François Bayrou. Là est le plus grave dans cet épisode. Et les mots employés par celui qui a été le grand chef d’orchestre de l’université de Seignosse sont forts, chargés de critiques qui ne peuvent se gommer par des haussements d’épaule du style de ceux qu’a déjà eu Bayrou quand il a été interrogé sur l’éventuelle « désertion » de ce grand marcheur du Siècle : »Il se met aux enchères ». Non, François ! Non, monsieur Bayrou !

J’ai soutenu François Bayrou avec force parce que ses analyses collent ou convergent avec les miennes et parce que nul n’étant parfait je préfère ses défauts à ceux de bien d’autres… Mais je l’ai écrit ici voilà longtemps déjà : Bayrou s’il ne se ressaisit pas est en train de tuer dans l’œuf les espoirs qu’il a fait naître.

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté »… Dans la bouche de Cavada, cette phrase a de valeur et du sens… Bayrou (qui ne répond pas au courrier qu’on lui adresse, ce qui est peu conforme aux principes qu’il avance) a par ses non-décisions de ces derniers temps distillé le pire des maux : le flou qui favorise (pas seulement à Strasbourg) toutes les magouilles, tous les calculs les plus vils, tous les jeux les plus insensés et les étalages les plus décourageants de la médiocrité en politique…

La question vient naturellement à l’esprit : Simone Veil aurait-elle eu raison dans son approche de la personnalité de François Bayrou. Je ne veux pas encore le croire. Mais pourrais-je encore longtemps pouvoir ne le croire ?

24/11/2007

STRASBOURG: Le MoDem, une "voie nouvelle", par Chantal Cutajar

« Un nouveau parti politique ne se crée jamais sans tensions, sans heurts de conceptions, sans chocs des idées. La création du MoDem est un événement important. Ce premier parti du XXIieme siècle est le résultat d’une vision de la société : constats au présent et volontés au futur.

Nombreux sont ceux qui depuis de longues années accompagnent fidèlement la démarche de François Bayrou à partir de leur engagement quotidien au plus proche des Strasbourgeois. Désormais cette démarche est lisiblement et visiblement offerte à toutes et à tous.

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Il ne s’agit pas d’une introuvable « troisième voie », ce chemin mythique entre « droite » et « gauche », mais d’une « voie nouvelle » qui transcende les clivages politiciens non par des pseudo « ouvertures », des débauchages ou des « changements de camps de type carriériste », mais par des rassemblements, des partenariats, des contrats d’actions autour des piliers si bien définis par François Bayrou durant sa campagne présidentielle.

Je les reprends, ici, pour mémoire : une démocratie citoyenne toujours à approfondir, des politiques où sur tous les sujets les dimensions économiques, sociales, écologiques et culturelles sont prises en compte, des engagements forts et constants pour une France « européanisée » influente dans une Europe politique qui sache concilier les idées de Jean Monnet et de Robert Schuman avec celles du général de Gaulle, la prise en compte des impératifs qu’imposent les révolutions en tous genres que nous subissons dans un monde de plus en plus complexe et dans une société de plus en plus riche de ses diversités. Cette « voie nouvelle » implique évidemment des remises en cause et des bouleversements dans les manières de « faire de la politique ».

Une démocratie active à bâtir

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir une vision d’ensemble du développement de notre ville construite autour d’une des valeurs fondatrices de notre mouvement : la démocratie active. Une démocratie qui ne soit pas seulement un mode de désignation des « élites », mais une grille de valeurs qui prennent leur sens dans l’action.

La démocratie vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Elle exige le respect scrupuleux des droits de la personne humaine. Alors que partout dans le monde, la démocratie et les droits de l’homme sont menacés, nous avons le devoir, à Strasbourg, parce que c’est l’une des missions inscrites dans notre destin, de mettre en place un mode de gouvernement de la ville qui soit exemplaire. Chaque citoyen doit être considéré comme un acteur des choix publics qui le concerne. Il a droit à une parfaite information dans la préparation des décisions et dans l’anticipation de leur application afin qu’il puisse pleinement participer à leur élaboration, dans le cadre d’un pouvoir de décision partagé.

L’exigence de la social-économie

Être et vivre MoDem à Strasbourg c’est contribuer à développer notre ville sur les principes de la social-économie durable, une économie de création, entreprenante et réactive, avec une haute exigence sociale et écologique.

Le développement de cette social-économie exige la liberté et la responsabilité des acteurs économiques, mais aussi des acteurs sociaux, civiques et associatifs. Mettre concrètement le développement économique en harmonie avec le développement durable suppose de placer cette exigence au premier plan, c’est-à-dire au niveau de la Communauté urbaine de Strasbourg. C’est pourquoi, le (a) président(e) de la CUS doit être un(e) Strasbourgeois(e) et avoir une compétence particulière et reconnue en la matière.

Les associations, acteurs à part entière

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est considérer les associations comme des acteurs à part entière du développement de la cité, c’est promouvoir une véritable politique municipale en faveur de l’engagement citoyen, individuel ou collectif. Il faut sans doute avoir été président d’association pour comprendre le désarroi qui conduit parfois au désengagement de nos concitoyens du monde associatif. Des constats partagés, en toute transparence, hors de toute considération politicienne et de tout clientélisme, devront permettre d’évaluer « l’utile et le juste » des engagements des uns et des autres et il appartiendra à la municipalité de contribuer fortement à permettre à celles qui jouent pleinement leur rôle de se doter des moyens d’atteindre leurs objectifs.

Une culture de la responsabilité

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir conscience de la responsabilité qui pèse sur chacune et chacun d’entre nous de contribuer à parachever la construction d’une Europe active et solidaire, où les États nationaux, détenteurs d’un patrimoine commun de civilisation, défendent ensemble leurs intérêts et leurs valeurs. Strasbourg doit être au cœur du processus qui doit mener à une Europe politique fondée sur un humanisme vécu, parce c’est notre Histoire. Et notre avenir.

Chantal Cutajar

Tribune parue dans les dna

17/11/2007

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland Ries et Robert Grossmann se disputent une formule de…Chantal Cutajar

Ma petite chronique strasbourgeoise

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…

Mais  j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ?  « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)

Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !

Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .

 Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...

Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble »,  depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…

Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre  « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…

Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que  politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...

 C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!

 

Daniel RIOT

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

02/11/2007

Bayrou: Oui au traité de Lisbonne, mais...

« La mécanique que met en place le minitraité convient à peu près.

Mais pour l'âme, c'est le désert.

On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir

à l'idéal européen »

"Le Figaro:Approuverez-vous le traité de Lisbonne ?

Bayrou: On nous avait annoncé un traité simplifié. C'est en fait un traité compliqué, qui a été éclaté en des centaines d'amendements pour que les objections disparaissent. S'agissant de la mécanique institutionnelle qu'il met en place, le traité convient à peu près et c'est la raison pour laquelle je voterai la ratification. Mais pour l'âme, c'est le désert. On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir à l'idéal européen.

Regrettez-vous que le traité de Lisbonne ne soit pas soumis au référendum ?
Pendant ma campagne, j'avais défendu l'idée d'un référendum, en expliquant qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple sur le grand sujet européen. Nicolas Sarkozy s'y était opposé clairement et c'est lui qui a été élu. De surcroît, le texte est devenu carrément illisible pour un citoyen normal. Mais ma crainte est que le fossé se creuse un peu plus entre l'Europe et les citoyens." 


A lire aussi

Le MoDem: "En finir avec la dépendance!"

Institutions: "Le rapport Balladur accroît la dérive"

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(une ITW PHILIPPE GOULLIAUD)  

01/11/2007

Strasbourg: La blogosphère strasbourgeoise en effervescence

Ma petite chronique Strasbourgeoise.

Charme des blogs : On peut s’y amuser. Vice des blogs : On peut y piquer quelques colères. Folie des blogs : L’anonymat souvent donne libre court à la bêtise, à la méchanceté, à l’agressivité imbécile… Sans parler, bien sûr, des insultes, des propos infamants ou diffamants. Mais l’irresponsabilité est ce qu’elle, avec ou sans le masque du pseudo.   

Quelques sourires

>>> Pascale Jurdan existe encore. Elle recrute même : « quand vos yeux se seront dessillés, nous serons heureux de vous accueillir », répond-elle à « touchante Nelly » qui avait la pertinence  de dire du bien (avec raison) de Chantal Cutajar (sans cesse attaquée par des mauvaises plumes  bien masquées d’une droite bien marquée et trempées dans les encriers de la jalousie ou de la …peur politique).

J’ai  eu droit aussi sur un de mes blogs à un message de brillante girouette du marais : « Décidément, il n’y en a qu’une qui trouve grâce à vos yeux », glisse-t-elle sous une note où je m’en prenais, avec un ton polémique mais une grande justesse de fond,  à son ami Jean-Claude Petitdemange… Non, madame, il n’y en a pas qu’une « à mes yeux »,  mais dans le paysage politique strasbourgeois actuel, il n’y en a qu’une, oui. Avec celles qui sont à ses cotés et qui ne manquent ni de qualités, ni de cette force de conviction qui j’apprécie tant chez les femmes et chez les hommes. Internautes umpistes ne vous affolez pas: Quand, je parle de « brillante girouette », cela n’a rien d’insultant : c’est une référence à Edgar Faure… Dans cette perspective, le « brillante » est de trop puisque les vraies girouettes sentent dans quel sens le vent souffle…

Avec toute ma compassion, Pascale. Mais vous avez tellement de qualités en dehors de la politique, que je ne peux que vous adresser par blog interposé une bise affectueuse. « Désillez-vous »…En attendant je viens de vous faire une bonne pub. Cela doit vous plaire.

3319b60d6089e063ec6821753944d1a5.jpgL’affiche de la revue

>>> Ce Cher Robert Grossmann vient pour la deuxième fois de revenir sur sa décision de traiter par le mépris et la colère le blog de la locale des dna qu’il a tant vilipendé sur le ton de Rachida Dati cognant sur l’Express ou de Sarkozy quittant le studio de CBS. Il est vrai qu’en matière de coups de gueule, d’explosions rageuses, d’agressivité hargneuse, notre « Malraux de Pourtalès » n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit que c’est « une marque de caractère ».

Ben voyons…Dans « caractériel », il y a caractère, c’est vrai. Dans l’impression aussi, d’ailleurs. En plus, les blogueurs de la locale des dna font  plutôt des efforts pour tenter de se montrer très aimables à l’égard des deux pédaleurs du tandem. C’est normal, d’ailleurs. Il faut « positiver », surtout en  cette saison de Toussaint

J’ai adoré la note de BOB- le- blogueur sur son site perso à propos du « le centrisme c’est nous ! »

Le voir donner, lui le « gaulliste » (il s’en est réclamé et s’en réclame toujours… tout en ne se montrant guère gaullien) « certifier » la nature physiquement, génétiquement, viscéralement « centriste » de l’UMPiste Keller, c’est drôle, non ?

D’ailleurs, elle-même ne manque pas une  occasion de le dire : « Je suis une udf qui a rejoint l’Ump ». Ce qui n’est pas très élégant à l’égard de ses électeurs qui pensaient voter pour une « liste UDF, UMP et personnalités de la société civile ». Elle a déserté l’udf, umpisé les udf restants, éliminé ou mangé les « civiles »…

« Elle a adhéré à l’UMP pour le TGV » a osé dire publiquement Pascale Jurdan. Erreur d’aiguillage ? Mais non TGA : Très Grandes Ambitions. Au diable les étiquettes ! L’UPS, voilà le vrai sigle. « Union pour Strasbourg » devenue « Union pour Sarkozy » (dès le premier tour) et jusqu’aux prochaines municipales « Union pour Soi » !

Il est vrai que Bob le grand lecteur de bons auteurs est très doué en matière d’étiquettes. Non, je ne parle pas des grossièretés qu’il sort sur les unes et les autres, (moi compris), dans ses conversations de trottoirs . Je parle des étiquettes qu’il se donne lui-même à lui-même.

be474e19166e71fc3b810df267160d91.jpgAu restaurant de la Chouc’

« Je suis culturellement de gauche »… Il me l’avait déjà sorti, ce cri de consolation. Je l’avais même approuvé, dans la mesure où tant de gens prétendent « avoir une culture de gauche » en ne vivant que dans des jardins de droite… Mais je n’avais cru ceux qui me disaient qu’il avait fait fabriquer des pin’s à son nom avec cette « étiquette » en slogan (avec son nom et l’adresse de son blog et une petite phrase sur sa bonne santé politique).

Eh ! bien j’ai eu tort ! Un de ces pin’s je l’ai vu, hier soir, à la Choucrouterie. Pas mégalo, notre Cher Robert ! Voir ce pin’s sous les yeux de l’ami Roger Siffer ne manquait pas de sel…

C’est parce qu’elles étaient « culturellement de gôche » que Grossmann a fauché, écrasé, enterré (avec l’accord réjoui de l’autre moitié du tandem UMP) « Babel » le festival de toutes cultures et quelques autres initiatives intelligentes qui auraient pu et dû devenir de grandes manifestations internationales tout à l’honneur de Strasbourg.

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Roger Siffer

L’expression « culturellement de gauche » est, au passage, une négation de la culture, puisque la Culture (entre autres vertus) évite à la nature humaine cette hémiplégie que dénonçait tant Raymond Aron… Passons.

Si l’on en croît Bob, l’ex-mentor du jeune Sarkoy, « centriste », Fabienne l’est par « traçabilité » comme  dit en agriculture… Comme souriait (jaune) Bayrou, « les udf qui ont rejoint l’UMP n’était pas de vrais udf »…

Comme s’il était inquiet de voir un « Centre central » émerger, Bob, « le culturellement de gauche », en appelle pour enfiler les habits centristes de sa co-équipère de vélocipède à deux selles,  au souvenir de Pierre Pflimlin lequel, comme tous les grands hommes, est aujourd’hui revendiqué par tout le monde…

Il oublie, l’ ex-patron de l’UJP devenu grand que Pierre Pflimlin a toujours dit que l’union gaulliste-centriste était « un vrai combat »… Et il ne peut pas témoigner, bien  sûr, de l’émotion de Pierre Pflimlin  quand Bayrou a fait « ressusciter » sa famille politique qui avait trop mis son « drapeau dans la poche » et se faisait manger par le parti héritier d’un gaullisme bien perverti. Bof, tout cela, c’est du passé. A regarder sans sélectivité excessive de la mémoire…

A la suite de cette note, j’ai apprécié un commentaire pertinent que Robert Grossmann a laissé passer sur son blog. « Les consignes ont dues être très claires, alors on avale son boa à la strasbourgeoise et on prône l’ouverture. Quelques personnes en rupture de ban ou attirées par le chant des sirènes feront bien l’affaire… Le temps que la clairvoyance reprenne le dessus. On pourra bien entendu compter sur quelques personnes se réclamant (le criant même) du centrisme mais qui n’ont pour parti que le suivisme.

Parce que force est de constater que la seule union qui existe, c’est l’union KELLER-GROSSMANN, une union UMP-UMP. Une union exclusive ne laissant aucune place aux contradicteurs (même de façade), fussent-ils du même camp ». (J.Viel)  

Ce n’est pas mal vu. Robert qui filtre les commentaires (je le comprends quand je lis certains de  ceux les plus umpistes que je laisse passer !) a publié ce texte. Chapeau. C’est bien.

Il a même laissé un paragraphe que je trouve très bien (et surtout très juste) aussi « Le Centre, représenté par le Modem prône une éthique politique toute différente et ses valeurs sont défendues sur Strasbourg par Chantal CUTAJAR. La bipolarisation politique locale défendue ici avec ardeur ne se poursuivra pas et cela réconciliera les Strasbourgeois avec la politique. La vision d’ensemble de Chantal CUTAJAR, exprimée dans un pacte démocratique clair faisant de l’éco-économie le fer de lance d’une réalité européenne de chaque instant trouvera sans difficulté l’adhésion des Strasbourgeois »

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En revanche, j’ai reçu un mail avec copie d’un commentaire laissé sous la même note qui , à l’heure où je boucle ce billet n’avait pas franchi le cap de la censure. Mais nous sommes en un jour férié. Je suis sûr que ce texte, « culturellement spirituel », sera apprécié par notre « Mérimée de la Robertsau » qui adore  les bonnes plumes. Alors, avec l’accord préalable de Nelly (est-ce la même, la « touchante »,  qui séduisait Pascale Jurdan et que j’évoquais au début de ce texte ?) je termine mon billet par un « copié-collé ».

« Fabienne Keller, centriste? Selon quelle définition exactement j’ai du mal à suivre? … Très belle initiative que de vouloir créer une liste d’union, à l’heure où l’on se plaint des infidélités et de la tendance de chacun à préférer le zapping à l’engagement durable…Mais l’observatrice que je m’efforce d’être s’étonne du retour des “unions arrangées” : au nom de comparaisons avec notre voisine l’Allemagne, vous politisez singulièrement le choix de Fabienne Keller, tout en rappelant que les enjeux municipaux sont purement locaux et non partisans… j’ai encore du mal à suivre. Donc une union avec “le centre” pour battre le PS? Mais un centre qui se réclame de quel parti? Le MoDem prône l’indépendance, donc l’autonomie de ses listes. Et représente aujourd’hui le centre, puisque littéralement, il n’est ni à gauche, ni à droite.

Au nom de vos ambitions et d’une image conforme “à la tradition”, vous souhaitez organiser une “union arrangée”, entre le fiancé, représenté par l’UMP strasbourgeois, en mal de représentation crédible en société, et la fiancée, “le Centrisme” tout jeune et plein d’idéaux…

Mais la jeune fiancée, si elle accepte, renie sa famille! Elle est un peu mal arrangée cette union… Elle a pu fonctionner auparavant, mais elle a créé quelques reniements au sein du centrisme. Le MoDem, à la différence de Cécilia, n’a pas choisi d’accompagner son ex époux jusqu’aux élections… »

C’est joliment dit, non ? Je n’ai aucun mal à vous suivre Nelly… Merci ne m’avoir fait bénéficier de ces traits d’ironie pertinente dont n’ont pas encore bénéficiés les internautes qui visitent le blog du celui qui soutient les jeunes de l’UMP d’aujourd’hui, comme André Bord l’avait tellement soutenu quand il était lui-même jeune… Mais cette référence là ne pas plaire du tout, en « haut lieu ». Elle n’est ni politiquement correcte, ni culturellement de gauche.

Daniel RIOT

PS : J’ai illustré ce billet avec des éléments piqués sur le site de la Choucrouterie.La revue

 2007 commence le 11 novembre. Réservez vos places sur le site www.choucrouterie.com. Je suis certain qu’elle sera bonne. Mais l’ami Roger a manqué d’intuition sur titre. Si Chantal Cutajar a son investiture, il y a du sang neuf, de nouveaux plats, des menus équilibrés, avec du jus d’orange très vitaminé et des légumes verts Cap 21.

Pas de plats réchauffés, Sauf ceux qui  meilleurs après réchauffe… Et cela va chauffer! Mais Roger a raison: une défaite du tandem, c’est la fermeture d’une mine pour les chansonniers, les humoristes, les gagmens…

Avec le “tandem” qui sait ce que signifie l’expresion “pédaler dans la choucroute”, Strasbourg est de plus en plus triste, mais Bob et Fafa suscitent de beaux éclats… de rire! 

Notre Robert “mini si pâle”, surtout, a une belle qualité: être meilleur que sa caricature, ce n’est pas permis à tout le monde…

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe pour les municipales

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg qui ont tenu à me manifester leur soutien. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd'hui, je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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30/10/2007

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

Strasbourg l’Européenne : RELATIO soutient Chantal Cutajar

A STRASBOURG, LES MUNICIPALES ONT (AUSSI) DES ENJEUX NATIONAUX ET EUROPEENS 

af3c8e14a9e2c0df6bdba0a6f6d31f1a.jpgNous démontrons tous les jours  que nous sommes, sur RELATIO, l'Europe en revue,  un webzine /webnews, ouvert à toutes les opinions (y compris aux plus  sceptiques envers la construction européenne). Mais nous sommes (c’est même notre raison d’être) des militants déclarés des valeurs et des principes qui ont fondé le Conseil de l’Europe et la CECA   devenue l’Union européenne.

C’est pour traduire cet engagement que nous avions soutenu, avec force,  le candidat le plus clairement en faveur de la construction d’une Europe authentiquement politique, François Bayrou.

C’est en pleine conformité avec cet enracinement dans les valeurs démocratiques de cette Europe DE Strasbourg que nous avions soutenu les candidats Modem aux législatives et notamment celle qui incarne le mieux, par  ses idées et ses actions, cette Europe de l’esprit et du personnalisme, Chantal Cutajar.

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Cette juriste humaniste est candidate à l’investiture du MoDem pour le gouvernement de la Ville. Considérant qu’elle est la plus apte, avec l’équipe réunie autour d’elle, à défendre ce qui à nos yeux est prioritaire :la défense, l’ illustration et le renforcement de l’Europe DE Strasbourg et de l’Europe A Strasbourg,   RELATIO soutient clairement son investiture.

Son programme tient pleinement compte de la dimension européenne, en tout et pour tout. Et comporte sur le plan européen des novations essentielles. Nous en rendrons évidemment compte quand l’heure sonnera. En attendant, je publie sur mon blog personnel la lettre que j’ai fait parvenir à François Bayrou pour que ce soit elle qui obtienne clairement et avec vigueur son investiture.>>>>.

9c8c72eafeb98e90d02e590dd2b48559.jpgCette annonce est faite ici par souci de clarté et d’honnêteté intellectuelle. Relatio et mes blogs personnels ont dépassé ce mois-ci le cap des 110 000 visiteurs. J’en suis évidemment très heureux. Et je remercie celles et ceux qui nous font confiance. Tout sera fait pour qu'ils soient de plus en plus satisfaits et de plus en plus nombreux. L'Europe souffre  toujours d'un déficit d'information et de pédagogie, malgré la qualité de nombreux euroblogs et eurosites. 

C’est à ces internautes d’abord que je dois cette information puisque tous, évidemment, ne se retrouvent pas dans le MoDem tel qu’il est promis. Cet engagement ne nuira évidemment en rien au souci d’honnêteté intellectuelle et à notre totale indépendance (sans subvention et sans sponsors)  qui sont l'une des marques reconnues de ce webzine.

Daniel RIOT

Strasbourg:Le MoDem doit jouer la "carte Cutajar"

Ma lettre à François Bayrou 

Pour une investiture MoDem de Chantal Cutajar

Voici le texte de la lettre (ouverte, vu les enjeux et l'urgence d'une décision déjà trop attendue) que j'ai fait parvenir à François Bayrou, président-fondateur du MoDem. Une lettre dans le droit fil de mes analyses locales et nationales sur le "mouvement démocrate" déjà publiées sur ce blog et ailleurs. Une lettre citoyenne conforme à mes engagements en faveur de Chantal Cutajar. Dans le paysage politique actuel, pour le MoDem (et pour Strasbourg) Chantal Cutajar n'est pas qu'une bonne "carte": c'est un atout maitre.

 

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Monsieur le Président,

Cher François Bayrou,

Cette lettre fait suite à d’autres adressées durant l’été et restées sans réponses, ce que je comprends vu les contre coups logiques d’une campagne présidentielle qui vous aurait sans doute conduit à l’Elysée si votre principal handicap n’était pas venu des rangs ou plutôt de bien des cadres de… l’udf. Je sais de quoi je parle, ne serait-ce qu’à travers la situation strasbourgeoise.

Dans de nombreux articles publiés sur divers sites internet, j’ai expliqué le pourquoi de mon engagement au moDem. En soulignant un point qui me paraît essentiel : ce premier parti du XXI ième siècle ne peut réussir que s’il agit en pleine adéquation avec ses principes et que s’il réussit à faire émerger des cadres et des responsables qui portent pleinement les idéaux proclamés. Démocratie réelle, vivante et approfondie, à tous les niveaux, y compris dans le fonctionnement interne du mouvement, bien sûr. Démocratie sociale. Eco-économie. Approche trans-multidisciplinaire des problèmes et recherche trans-politique des solutions. Primat des valeurs personnalistes qui prennent  du sens par une éthique d’action bien affirmée.

M’étant engagé ainsi sans aucune ambition politicienne (à quelque niveau que ce soit) mais en mettant mes expériences de journaliste et de spécialiste reconnu des problèmes européens au service du « mouvement démocrate », je tiens à attirer votre attention sur une ville que je connais bien, en observateur et en citoyen, Strasbourg.

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Permettez-moi d’abord de montrer ma surprise sur l’absence totale de transparence et de démocratie dans les structures départementales héritées d’une udf bien peu digne des valeurs que vous incarnez et de la politique que vous préconisez. La période transitoire actuelle ne constitue en rien une excuse à des comportements aussi peu dignes. Je n’entre pas ici dans les détails pour ne pas abuser de votre attention. Mais je suis prêt à développer mes constats si vous le souhaitez.

Permettez-moi, surtout, de manifester mon inquiétude devant les atermoiements, les manœuvres, les campagnes de désinformation et d’intoxication (sources de bien des rumeurs peu faites pour crédibiliser le MoDem) qui entourent l’attente d’une investiture du mouvement démocrate pour les prochaines  municipales.

Pour être clair, sur le choix qui sera fait se joue l’avenir du Modem dans cette Ville qui fut et reste celle de Pierre Pflimlin (avec lequel, vous le savez, j’ai eu le bonheur d’écrire un livre-document).

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Avenir à court terme : Plus de 25% des voix en cas du « bon choix ». moins de 6% en cas de « mauvais choix ». L’éditorialiste des DNA que j’ai été durant 25 ans ne s’est jamais trompé dans ses prévisions électorales sur les municipales à Strasbourg (même quand elles ont surpris les premiers intéressés) : ce rappel n’est en rien un gage de lucidité pour le scrutin qui se prépare, mais mon pronostic est le fruit d’une analyse et non de préférences personnelles. Avenir à long terme: La capitale démocratique de l'Europe se doit d'avoir un gouvernement démocrate. 

Le « bon choix », pour moi est incontestablement celui de Chantal Cutajar et de son équipe. J’ai publié un long article sur différents sites pour expliquer pourquoi je la soutiens « à fond ». J’ajouterai qu’elle a le mérite de rassembler autour d’elle une association « Strasbourg je T’M » qui regroupe des gens de toutes les générations venant d’horizons extrêmement variés (CNI, libéraux, gaullistes, udf, « centristes centraux », radicaux, cap 21, Verts, PS, et de la « société civile »).

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Ils  sont réunis autour d’une personnalité qui, mieux que quiconque incarne, porte et sert les valeurs proclamées du MoDem). Elle est davantage qu’une « bonne militante », co mm e les DNA vous l’ont fait reconnaître. Elle EST, intellectuellement, moralement, je suis tenté d’écrire « énergiquement » le type de « meneur », « d’animateur », de « stimulateur » qu’il faut au MoDem pour que nous puissions réussir la « révolution politique » que vous dites souhaiter.   Elle n’a en fait qu’un défaut : elle déteste les manoeuvres politiciennes, elle est intraitable sur le respect des principes, des règles,  de soi et des autres, et elle a  une honnêteté intellectuelle qui  suscite bien des peurs chez celles et ceux qui en ont peu ou en sont dépourvus.

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Je ne la soutiens pas à fond parce que je l’aime bien. Je l’aime bien parce qu’elle mérite d’être soutenue. Co mm e toutes les initiatives citoyennes prises par  elle  durant les campagnes présidentielles et législatives : « politicodating », hyperactivité internet, (blogs, forum, boites aux lettres…), « Conférences de citoyens », débats publics à caractère pédagogique. Comme tout ce qu’elle met au point avec son équipe qui compte quelques unes des personnalités les plus respectées de la Ville : sa  « stratégie pour Strasbourg », son « projet pour Strasbourg », son « pacte démocratique pour Strasbourg » recouvrent incontestablement le progra mm e le plus sérieux, le plus crédible et le plus susceptible de mener le MoDem à la victoire.

Car, le but est là, et bien là. Il n’est pas, comme toute autre candidature le serait, un petit tour de présence pour jouer les strapontins de la droite ou de la gauche.

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Encore une fois, je ne figurerai pas (pour des raisons personnelles) sur sa liste (sauf en dernière place, peut-être, pour lui faire bénéficier de la notoriété qui est la mienne). Ma démarche épistolaire d’aujourd’hui (que Jean-Marie Cavada, Corinne Lepage et quelques autres doivent comprendre) m’est dictée par mon sens du devoir.

Je ne peux pas vous soutenir comme je vous ai soutenu (c’est la première fois que je m’engage dans un combat politique en dehors des affaires européennes), je ne peux pas me considérer co mm e un bon militant du MoDem sans vous faire part de ce qui n’est pas qu’un sentiment mais relève de la conviction.

En souvenir de nos rencontres passées, et surtout, en mémoire du futur.

Avec mes sentiments les meilleurs. Respectueusement et chaleureusement.

Daniel RIOT

CARTE DU MODEM N° 54237

CARTE DE PRESSE N° 26 219

QUELQUES ARTICLES POUR MEMOIRE

 

POURQUOI JE SOUTIENS (A FOND) CHANTAL CUTAJAR ET SON EQUIPE >>>>>>>

 

BAYROU, GARAGISTE D'UNE FRANCE EN PANNE ET MEDECIN D'UNE SOCIETE MALADE >>>>>>>

 

SI VOUS CHERCHEZ UNE "RENOVATION DE LA DEMOCRATIE SOCIALE", PASSEZ PAR LE MODEM >>>>>>>

 

LA "REVOLUTION ORANGE" DE BAYROU: UNE VRAIE REVOLUTION CITOYENNE  >>>>>>>>>>>

 

SOS MODEM? EPREUVE DE VERITE POUR BAYROU >>>>>>>>>

 

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29/10/2007

Strasbourg: Les cinq piliers du grand chantier de Chantal CUTAJAR

Du bonheur de travailler en équipe

Le billet de Chantal Cutajar

Il me faut revenir sur la réunion d’étape que les groupes de travail de l’Association Strasbourg Je t’M ont tenus vendredi soir en présence d’un journaliste (ce qui ne se fait jamais ou presque dans les mouvements politiques). Ayant relu ces contributions du travail de quelque 80 personnes, de tous âges, de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, je ne peux cacher ma joie. Quelle belle illustration de ce que doit être l’esprit MoDem ! Et quel bonheur de travailler ainsi, dans des conditions où les mots « équipe », « collectif », « groupe », « ensemble », « concertations », « réflexions communes » prennent tout leur sens. Et où les divergences se manifestent, normalement, sainement,intelligemment, en fonction des réflexions des uns et des autres sur les problèmes posés, et non en fonction de clivages politiciens, d’arrières pensées idéologiques, de calculs d’ambitions personnelles.

UNE "AUBERGE ALSACIENNE"

Rien à voir en effet avec une « Auberge espagnole », où chacun se nourrit de ce qu’il apporte. Pour reprendre le mot de Daniel Riot, dans notre « Auberge alsacienne » du Modem Strasbourg, de Strasbourg je t’M, tous profitent du meilleur de ce que chacun apporte. Cela me réjouit et m’encourage à persévérer : le projet pour rendre Strasbourg aux Strasbourgeois, pour faire de Strasbourg l’Européenne la ville où s’applique ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé » sera, j’en suis certaine à la hauteur des attentes et des légitimes ambitions de nos concitoyens.

Le « pacte démocratique » qui sera proposé et que je détaillerai ici, en temps voulu ne sera pas qu’un catalogue de promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les entendent… Le slogan « La priorité, c'est vous » auquel j’avais adhéré en 2001 et qui a été tellement trahi, sali, perverti ces dernières années, retrouve à mes yeux toute la lumière qu’il aurait du avoir durablement…

Je reprends ici, en remerciant, toutes celles et tous ceux qui, au sein de Strasbourg je t'M,  consacrent temps, énergie, réflexions à ces travaux qui vont bien sûr être approfondis, développés et enrichis par d’autres contributions (dont les vôtres, si vous le voulez), les quelques mots de conclusions de cette « réunion d’étape » de vendredi.

LES CINQ PILIERS D'UNE STRATEGIE POUR STRASBOURG

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

Chantal CUTAJAR

LE SITE DE "STRASBOURG 2008:Et si j'étais maire", le forum ouvert par "Strasbourg je t'M">>>>>>>>>>>

28/10/2007

Strasbourg: Presse et politique

Les « séminaristes » et le « grand prêtre »…

Petites remarques de forme et de fond sur (et autour) des articles des DNA à propos d’un « point d’étape » de Chantal Cutajar et de son équipe.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »… L’heure d’hiver n’a pas fait sonner le téléphone plus tard, ce matin…Qui disait que la presse  est en crise ? Mais non, ce qui est écrit, est écrit, et « c’est vrai puisque c’est dans le journal »… Tout cela est plutôt bien d’ailleurs. Même si, sur tous les sujets, seuls les personnes directement concernées sont en fait vraiment intéressées, même quand l’intérêt général est en jeu.

De toute façons, les journalistes ne sont en rien des « grands prêtres » de l’opinion… Un ancien patron des dna aimait à dire : « notre seul vrai pouvoir, c’est de ne rien dire, de taire ». Pas faux…

Cela dit revenons à la question du jour (pour mon téléphone) : Qu’est-ce que je pense des articles publiés sur internet et sur papier dans les dna de ce jour à propos de la réunion de « Strasbourg je T’M » de vendredi soir?  Réponses singulières, au pluriel...

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

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Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

27/10/2007

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

JHK dans les dna : Qui a entendu « le concert des ralliements » ?

« Le dîner des ralliements ». Le titre de l’articulet que les dna consacrent au dîner organisé pour la promotion du livre d’entretiens de Jacques Schmitt avec Mme Hug-Kalincova organisé, selon les même dna, par LHK (dna dixit encore) pour tenter de « prouver aux instances du MoDem qu'elle pouvait rassembler au-delà des clivages »… Où est cette preuve ? Où sont ces « ralliements » ?

A gauche ?  Marie-Françoise Janot (ex-PS), présente, «  se défend de soutenir Mme Kalinkova »… Alors...

(A propos, c’est un drôle de réflexe démocratique (et journalistique) de considérer que dans un dîner-débat « présence » devient synonyme de « caution » ou de « soutien »…

Il y avait aussi dans ce caveau des membres de « Strasbourg je t’M », l’association qui soutient Chantal Cutajar et son équipe. Quoi de plus normal ? Il y avait encore des animateurs d’associations qui veulent voir et écouter, poser des questions et pas forcément soutenir la dame de la soirée. Cette conception de la  politique repose sur une vision dépassée du débat démocratique qui nie et le débat et la démocratie. Mais là n’est pas mon propos du jour…)

« Rassemblement », disions-nous.  A droite ? Personne de « déclaré ». A moins que Cathy Loos en accepte l’étiquette, ce dont je doute… D’ailleurs, l’épouse de l’ex-ministre radical/ump se contente de mettre en relief « les qualités humaines » de LHK.  C'est la moindre des choses...  (A propos, Kinnereth Weill dont les dna avaient annoncé le transfert dans le groupe municipal de LHK ne mérite plus mention ou manque-t-elle déjà à l’appel ?)

Chez des écologistes ? On y a vu  quelques silencieux « verts de rage » (ils m'ontraconté!) mais aucun écologiste.

A l’extrême-droite ? Ils sortent souvent masqués, ceux-là. A l’extrême-gauche ? N’en parlons pas.

Alors au Centre ? Il y avait quelques MoDem. Heureusement d’ailleurs puisque l’interviewée de Jacques Schmitt a adhéré au mouvement Démocrate, comme près de 50 000 personnes, dit-on. Mais quels « ralliements » ? Quelques « alliés », Oui, peut-être… Quelques experts en reniements, éventuellement, mais non en ralliement.

En tête, Jean-Claude Petitdemange qui a de plus en plus de difficultés à cacher un jeu que bien des informations concordantes (et non des rumeurs) confirment. J’y reviendrai bientôt, puisque sur son cas, les dna ne parlent qu’en points de suspension…

En queue, Jacques Bon !  Cet apparatchik ne représente que lui (même si par la grâce  du maire de Pfaffenhoffen il se targue toujours d’être « responsable (sic) de la première circonscription). Avec  son horreur et sa peur des gens intelligents, sincères  et courageux, il déteste Chantal Cutajar, ce qui est tout à fait son droit.

Mais cela lui a déjà fait faire des dégâts : il a affaibli Bayrou durant la campagne des présidentielles et l’udf-modem durant celle des législatives. Il est vrai que son sens politique ne lui permettait pas de prévoir la percée de François Bayrou : il le voyait à 8%. Comme il prédisait un « bon score » de 6-7% à Chantal !  Mais je n’insiste pas. Il me semble l’avoir déjà entarté, à juste titre, dans cette chronique. Et critiquer quelqu’un  qui n’est en rien perfectible est une perte de temps.

Juste un rappel : Cet ancien giscardien qui se prend pour un ami de Bayrou partage avec JCP le vice extrême de savoir jouer contre son camp (avec moins de brio et d’intelligence maligne). Il n’est  « anti-tandem » que pour des raisons exclusivement personnelles et non pour des divergences de fond. Et comme d’autres « bras cassés » srasbourgeois de la politique  plus centreux que centristes, il est l’une des chevilles (non ouvrières) qui tentent d’offrir un matelas Modem à LHK et donc à JCP…

Alors, il était où ce «  concert des ralliements » ?  Il y a (involontairement, bien sûr) vocabulaire trompeur, donc publicité (puisqu’il s’agit de cela) mensongère.

Pauvre Ludmilla ! Avoir J B et JCP avec soi, c’est afficher un vrai goût du risque… Mais il est vrai que Christian Bach,  montre dans ses écrits et ses choix (oh! les "bonnes feuillles" de LHK, quelle exclusivité!) un oeil complaisant  et une oreille complice... Mais j'ai trop défendu le blog de la locale des dna contre les attaques de Grossmann pour le critiquer maintenant. Ce n'est pas le blog qui est en question, c'est le blogueur qui devrait se poser quelques questions...

Je dis cela en toute confraternité, bien sûr. Mais, excusez-moi, Christian, je conserve des facultés d'étonnements...étonnantes. Contrairement à Robert G., j'ai tendance à en rire, non à m'en fâcher. C'est comme le jour où le même blog réussisait l'exploit d'annoncer la venue de Corinne Lepage à Strasbourg tout en prétendant qu'elle n'aurait sans doute pas lieu. Cela, je n'avais jamais vu encore...Mais je n'ai évidemment pas tout vu... Et peut-être n'aie-je pas vu dans le titre sur le "diner des ralliements" une allusion perfide à un autre dîner (de..C) dont on a fait bon film...Christian Bach a peut-être une ironie cinglante... au quatrième degré.

Daniel RIOT.

Strasbourg: Du Pacte écologique au Pacte démocratique

Le bulletin de Chantal CUTAJAR

On ne peut pas avoir souscrit au « Pacte écologique » de Nicolas Hulot (comme je l’ai fait personnellement) et se montrer déçue du résultat de ce « Grenelle de l’environnement ». Certes, nombre de décisions restent à prendre, nombre de mesures techniquement complexes restent à affiner et bien des engagements ne valent que s’ils sont partagés par nos partenaires de l’Union européenne. Mais, incontestablement, un virage culturel et psychologique est pris, une prise de conscience collective indispensable a une traduction politique qui dépasse les clivages politiciens, des chantiers d’avenir sont ouverts et (très important !) un suivi est prévu.

C’est sur ce suivi bien sûr que toutes celles et tous ceux qui partagent les idées de « l’éco-économie » et de la « démocratie sociale » développées par François Bayrou et Corinne Lepage devront faire preuve de vigilance. Et c’est sur l’application de cet « esprit de Grenelle » au niveau local qu’il faudra travailler.

L’européenne que je suis se félicite des références faites à l’Union européenne et de la présence (plus que symbolique) de M. Barosso à l’Elysée pendant l’allocution du Président de la république. Nous avons sur le plan national,  mais aussi localement, beaucoup d’efforts à faire pour transcrire et appliquer les directives communautaires en souffrance et pour suivre les recommandations les plus pertinentes faites par les institutions et organisations européennes (Conseil de l’Europe inclus, bien sûr). Nous nous battrons pour tenter d’appliquer à tous les niveaux ce que Corinne Lepage a appelé lors de sa récente visite strasbourgeoise, « la clause du citoyen le plus favorisé ». En ces matières, l’  « l’agir local » est aussi déterminant que le « penser global »

La démocrate que je suis a été très intéressée par le bon fonctionnement de ce « Grenelle ». Cela va tout à fait dans le sens de la concertation (préalable), de la démocratie vivante, de la participation citoyenne et de la confrontation d’idées et d’intérêts différents et de personnalités d’horizons et de disciplines différents qui sont à la base même de la création du MoDem.

Il est évident que j’approuve ce type de démarches qui s’inspirent des meilleurs principes de gouvernances définis par le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. C’est dans cet esprit d’ailleurs que nous travaillons à un programme d’approfondissement de la démocratie locale qui se traduit déjà par les travaux informels des « Conférences de Citoyens de Strasbourg » (formule qui, pour l’heure, n’existe que dans l’Europe du Nord)

Le « pacte écologique » ne prendra toute sa force que si les engagements pris lors de ce grenelle sont tenus, bien sûr, mais aussi s’il est complété par des « pactes démocratiques » au niveau local. C’est encore plus vrai à Strasbourg, « ville libre », qu’ailleurs.

Chantal CUTAJAR

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>>>>>>

24/10/2007

Politique: Une chance pour Strasbourg et pour le MoDem

Pourquoi je soutiens (à fond) Chantal Cutajar et son équipe

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Mais pourquoi soutenez-vous à ce point Chantal Cutajar ? »… Combien de fois m’a-t-on interpellé, par courriel, ou de vive voix, ces derniers temps ? « Pourquoi roules-tu pour elle ? »… « Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? »… Je passe bien sûr sur des sous-entendus où la grivoiserie perce sous le sexisme. Ou sur quelques fantasmes de quelques uns et …de quelques unes. Alors, je vais être clair. Pour moi, Chantal Cutajar est une chance fantastique pour Strasbourg et ... pour le MoDem. Explications.

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Je ne soutiens pas Chantal Cutajar : je mène les mêmes combats qu’elle. Avec mes moyens, comme elle avec les siens. Et elle les conduit bien, ces combats. Je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle porte et qui la porte. Des valeurs qu’elle défend avec lucidité, courage, ténacité. Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes qu’elle sur les idées forces du MoDem : éco-économie, démocratie sociale, engagement européen, valeurs personnalistes, citoyenneté active… Et j’apprécie beaucoup sa volonté « d’agir local » pour tenter d’appliquer ce « penser global » du MoDem incarné aujourd’hui par François Bayrou et Corinne Lepage.

Je ne « roule » pas pour Chantal Cutajar : je roule  AVEC Chantal, comme toutes celles et ceux (150 au moins à ce jour, dont au moins 80 très actifs) qui ont adhéré à « Strasbourg je t’M ». Avec un M, comme MoDem, comme Modèle, comme Moderne. Comme Méthode aussi. Méthode de consultation, d’écoute, de concertation, de travail. Méthode de gouvernance ! Méthode de rassemblement de talents et de compétences  complémentaires et de sensibilités différentes, au-delà des clivages politiciens dépassés.

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Je ne m’engage pas en politique pour « faire carrière », pour « avoir une place », pour « me faire voir » ou…pour agir par procuration. Je ne suis candidat à rien : je sais ce que je sais faire et ce que je ne sais pas (ou peut pas ou ne veut pas) faire. J’agis en citoyen, libre et responsable : c’est déjà beaucoup. J’ai trop fait mienne la formule de Paul Valéry, « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » pour jouer les militants inconditionnels, les « béniouioui », les cireurs de pompes,  les adorateurs dévoués de qui que ce soit. Et c'est en citoyen, libre et responsable, que je soutiens à fond Chantal Cutajar dans sa bataille POUR Strasbourg.

Il se trouve que  Chantal Cutajar a, à mes yeux, toutes les qualités qu’un acteur politique digne de nom doit avoir, à commencer par cette denrée rare en politique qui s’appelle l’honnêteté intellectuelle. Et le courage d’agir avec franchise et cohérence. Selon ses convictions et non en fonction des circonstances, des interlocuteurs, de calculs d’habileté. Avec une vraie sincérité, et non avec des sincérités successives ou simultanées…

Qu’elle ait été (et soit encore) victime d’injustices, de mauvais procès, de critiques infondées n’enlève évidemment rien à l’estime que j’ai pour elle et la confiance que je porte en elle. Bien au contraire. On ne peut pas avoir autant de belles qualités sans  avoir des adversaires acharnés, sans subir des haines, sans souffrir d’aigreurs, de jalousies, d’envies...

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Cette femme est effectivement dangereuse pour celles et ceux qui se complaisent dans la politicardise, qui vivent d’hypocrisies ou qui ont des idéaux contraires aux valeurs du Conseil de l’Europe (plus nombreux qu’on veut bien le reconnaître). Ou qui profitent du système qu’elle dénonce, professionnellement et personnellement : celui de la criminalité en col blanc, de la corruption, de l’économie souterraine, des sociétés écrans, des magouilles… 

La première fois que j’ai vue Chantal, c’était à une conférence de presse du futur « Tandem », sur l’Europe à Strasbourg: je me suis vraiment demandé ce que cette prof de qualité faisait avec cet attelage. Non que j’aie une opinion négative de Fabienne ou de Robert. Mais, il est des différences qui sautent aux yeux. Surtout celle-ci : l’être et le paraître, chez elle, passent après le faire. Le faire avec conviction. Le faire avec l’obsession de « l’utile et du juste ». Du bien commun. Du respect de soi et des autres. Le faire avec la rigueur qu’impose  le droit et la générosité qu’implique une philosophie personnaliste, authentiquement humaniste 

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Chantal, je l’ai perdue de vue jusqu’à sa réaction contre la lâcheté des universitaires face aux propos éhontés, négationnistes et, soyons clairs, antisémites, d’un universitaire très politiquement correct à l’extrême-droite…J’ai entendu dire qu’elle avait fait du « cinéma au Struthof » pour se « faire mousser dans la presse ». « Nos jugements nous jugent »,  disait Valéry…. Ceux qui ont osé dire cela, sans rien savoir de ses motivations profondes, n’ont fait qu’afficher un mépris méprisable. Honte à eux et à elles ! Passons.

Il est vrai qu’entre temps, le « Tandem » qui était venue la chercher pour les municipales parce qu’elle était une excellente représentante de la société civile sur une liste plutôt bricolée (cela se sent encore aujourd’hui!) s’était « fâché » avec elle, au point de la virer de ses fonctions … (Ce qui signifie, cela étant  rappelé en passant,  que le mot « dissidente » dont elle fut affublée était -et est encore- incorrect, impropre et injuste dans la tonalité péjorative qui lui a été donnée)…

Quand on pense qu’elle était chargée de la sécurité sans avoir accès aux informations des services de polices,  on a tout compris des dysfonctionnements dans la gouvernance actuelle de cette ville !

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De toutes façons, Chantal est la première à reconnaître qu’elle doit beaucoup au « tandem » : à ses cotés, elle a beaucoup appris, y compris (et surtout)…. ce qu’il ne fallait  pas faire quand on prétend diriger une ville ! Celles et ceux qui aujourd’hui pensent qu’elle agit par ressentiment, par rancoeur ou rancune commettent une erreur grossière et une faute de goût. Ou déforment délibérément la réalité.

Chantal Cutajar ne s’engage  d’ailleurs pas CONTRE mais POUR. C’est une autre de ses qualités. Elle sait positiver. Même si   nombre de ses combats, menés concrètement, non dans des discours, ne sont guère dans l’air du temps. Les droits de l’homme ? « Du droitdel’hommisme »… L’égale dignité ? « Contraire à la compétitivité »… Les valeurs du Conseil de l’Europe ? « De l’Humanisme ringard » … La justice ? « Un idéal, pas une réalité »…Une façon nouvelle et propre de faire de la politique ? « Du baratin ». La transparence ? « Cà cache quoi ? »…La « démocratie locale » ? Diriger, c’est décider… Refrains trop connus, trop entendus. La démocratie, ce jardin, cette arboriculture, est d'abord un combat...

Comment voulez-vous qu’elle n’ait pas beaucoup d’ennemis, Chantal ? Elle gêne trop de gens en place ou candidats à des places. Elle est exigeante, sans démagogie. Elle sait avaler bien des couleuvres et des clous rouillés. Et, contrairement à ce que me disait récemment un jeune représentant de la « droite strasbourgeoise » (qui ne se gêne  pourtant pas  pour geindre publiquement contre la méchanceté bête de quelques leaders de son « camp »), elle n’est pas « trop gentille »…

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Elle respecte les gens, y compris ceux qui ne la respectent guère. Et elle est soucieuse de faire le plus possible « de l’utile et du juste ». Donc du bien et du bon. C’est en cela qu’elle est « gentille »… Mais ses facultés (réelles) d’écoute n’impliquent aucun  suivisme…Elle n’est pas du genre « je suis leur chef, donc je les suis ». Et son refus de l’autoritarisme n’est en rien un manque d’autorité, même si elle sait « jouer collectif », contrairement à ce que  tentent de faire croire des rumeurs malicieusement répandues par des aigris ou des malveillants. Elle a même fait des progrès en la matière : d’une campagne à  l’autre, on apprend, c’est logique. Surtout quand on porte à un degré développé la plus belle des qualités humaines : la perfectibilité.

Et des campagnes, c’est la troisième en un an  qu’elle mène. Avec détermination.

Présidentielles : qui mieux qu’elle a fait, au sein de la « famille » centriste strasbourgeoise, une campagne aussi active et efficace pour François Bayrou ?  Il suffit de « feuilleter » les archives de son blog politique pour voir à quel point elle a servi, avec pédagogie, les idées du fondateur du Modem. Et sa présence sur le terrain, avec ses «politicodatings » (entre autres), a été plus qu'exemplaire. A un point tel que quelques udf bien timides (sauf pour se faire voir dans des jeux d'intrigue) peuvent en tirer quelques sentiments de culpabilité qu'ils surmontent par une sotte agressivité...

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Législatives : elle a dû se battre plus contre des faux centristes que contre des adversaires déclarés du MoDem. Elle l’a fait, là aussi, en défendant les idées de Bayrou. Avec un résultat excellent dans les circonstances d’alors.

Et la voici en bataille pour l’investiture afin de mener le MoDem à l’Hôtel de Ville.

Car, là est l’enjeu : l’Hôtel de Ville. Sa candidature est claire : elle conduit une équipe qui veut et peut gagner. Je dirais même qui DOIT gagner si les cadres du  « centrisme central » alsacien  jouent  le jeu de l’efficacité dans la clarté.

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Je dis cela non en militant, mais en observateur qui (je peux  le dire puisque nombre de témoins le savent) avait prévu les résultats des trois dernières élections municipales à Strasbourg… Cela ne veut rien dire, c’est sûr, et la bonne analyse ne fait pas toujours le bon pronostic (je le sais aussi),  mais je crois connaître Ma Ville. Et je prends le risque du pari. Même si j’entends d’ici les rires gras des uns et vinaigrés des autres.

Nulle mieux qu’elle ne peut mieux conduire à la victoire celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées de François Bayrou et de Corinne Lepage réunis, qui veulent que la métropole alsacienne soit digne de la MISSION européenne qui est la sienne et qui souhaitent que Strasbourg soit un modèle de cité où s’applique « la clause du citoyen européen le plus favorisé » dans tous les secteurs. A commencer par celui de la qualité de la vie et du « Vivre ensemble » harmonieux.

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Mais de tout cela, nous aurons l’occasion de reparler. « Strasbourg, je t’M » est déjà le cri de ralliement de celles et de ceux qui sont « MoDem sans modération »… si Bayrou peut rester fidèle aux espérances qu’il a fait naître. Ce MoDem-là peut constituer une chance pour Strasbourg et…Strasbourg, « ville libre », peut être une belle chance pour le MoDem, parti libre.

Daniel RIOT 

23/10/2007

En relief, aujourd'hui, sur RELATIO

>>> Traité de Lisbonne : Polémique avec un Noniste, par Daniel RIOT 

>>>  Le traité vu par Yann Wehrling

>>>  Lisbonne : l’embarras du PS

>>>  Les freins français à une éco-culture européenne, par Corinne Lepage

>>>  La Pologne nouvelle accepte la Charte des droits fondamentaux

>>>  Parlement européen : halte aux pesticides !

>>> Tests adn : le coup de gueule du New-York Times

>>> Suisse :Le triomphe de Blocher

 >>>  Modem : Bayrou à l’épreuve

21/10/2007

SOS MoDem ! Epreuve de vérité pour Bayrou

A travers plusieurs articles intéressants et des forums riches en réflexions, Agoravox  vient de donner aux débats internes au Modem un relief nouveau qui peut être salutaire. Car une chose est incontestable : le MoDem tout neuf connaît sa première crise existentielles avant même de naître. Pas seulement à cause des municipales  mais en raison des ambiguïtés de son  accouchement qui ne se fait pas sans douleur

Pourquoi ? Parce que François Bayrou n’a pas pu (ou su) adapter ses actes à son discours. Parce qu’il n’a pas pu (ou su) se libérer complètement de ce qui l’a pourtant poussé à transformer l’Udf en parti du « penser libre » d’abord et du mouvement démocrate ensuite.

Une accusation grave ? Non : un constat plus qu’attristant. Mais sans doute le co-fondateur (avec Corinne Lepage) du MoDem, est-il le premier à en avoir pris conscience. C’est ce qui autorise (encore) celles et ceux qui ont cru (et croient encore) aux vertus du « premier parti du XXI ième siècle »   à ne pas baisser les bras et à ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Trois constats d’abord :

1) François Bayrou ne doit  son succès de la campagne présidentielle qu’à lui-même et qu’à la qualité de son programme. Je fais partie de ceux qui pensent que son résultat aurait été meilleur si plus de responsables de  structures départementales et locales de l’udf avaient davantage cru en sa victoire.

Ces « strapontins de la droite » (j’ai constaté cela très concrètement sur le terrain en Alsace, et plus particulièrement à Strasbourg) ont été militants par devoir plus que par convictions... en pensant déjà à d’autres échéances, où les notables et candidats notables font des calculs politiciens plus  personnels que collectifs. C’est humain.

Celles et ceux qui soutenaient Bayrou à fond, par partage de convictions et non par ambitions, en ont même soufferts. Et en souffrent encore. La sincérité, en politique, est suspecte aux yeux de celles et de ceux qui n’ont que des sincérités successives, simultanées ou simulées.

Faire de la politique « autrement », c’est d’abord repenser, à tous les niveaux, les relations que les « politiques » entretiennent avec le pouvoir… La réussite de Bayrou dépend d’une révolution culturelle qui n’est pas encore faite. Pour être clair, en l’état, « Cap 21 » est plus authentiquement dans la « ligne Bayrou » que l’udf. C’est bien pour Cap 21, mais c’est très triste pour l’udf…

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2) Dans sa vie privée, Bayrou (qui heureusement ne cède pas à la mode détestable de la pipolisation) est le seul des trois grands candidats à la Présidentielle à être sorti indemne de cette terrible épreuve. Mais politiquement, il est trois fois le grand cocu de l’Histoire

>>>Il aurait dû accéder au second tour sans cet étau politico-médiatique des fanatiques, de droite et de gauche,  de la bipolarisation,  si artificielle et si nocive… Ah ! Avec des si…

>>>Il a été lâché, ou plutôt trahi, par ses lieutenants qui se retrouvent aujourd’hui dans un Nouveau centre qui n’est ni nouveau ni  centriste mais qui constitue un pôle risquant de perpétuer longtemps cette bipolarisation dénoncée, les marais à girouettes et l’art du « compromis-compromission ».

Ce pôle, de surcroît, encourage les sénateurs udf à rester plus udf que modem… Avec tous les considérations financières que cela comporte. Or, un parti n’est INDEPENDANT que s’il est financièrement autonome. Le « nerf de la guerre » est aussi le muscle de la paix. Personne n’en parle beaucoup, mais ce n’est pas un hasard si Mercier, à Lyon, est si écouté : on n’est pas trésorier du groupe sénatorial sans moyens de pression.

>>>Les débauchages qualifiés d’ « ouverture » pratiqués avec talent par Sarkozy visent en fait plus le Modem en herbe que le PS en friches. Les « socialistes » recrutés étaient (presque) tous prêts à rejoindre Bayrou ou travaillaient déjà avec lui.  C’est un fait qui n’a guère été mis en relief par les commentateurs politique à la vision binaire…

3) La chance et le mérite de François Bayrou sont fantastiques : un tel d’élan populaire, autant d’adhésions virtuelles puis réelles, autant de militants potentiels. Du jamais vu en temps de paix ! Une vraie occasion historique.

Mais cette chance et ce mérite ont leurs revers. Un parti, ce doit être structuré. Avec tout ce que cela comporte. Et un nouveau mouvement intéresse d’une façon perverse deux catégories qui se trouvent (temporairement) « alliés objectifs » : les forces de résistance internes et les forces de concupiscence externes.

Les deux adhèrent officiellement à la « ligne » non par conviction, mais par calcul. Là encore, ce constat se nourrit de ce qui observable dans de nombreuses régions sur des sites internet « démocrates » et de ce que je peux observer dans le microcosme strasbourgeois.

C’est drôle, d’un certain point de vue : les plus « archéo-udf » font ouvertement le jeu des plus « néo-modem »…

« Archéo-udf » : c’est l’expression qui convient pour qualifier celles et ceux qui s’accrochent à l’udf en souhaitant … l’échec du moDem. Leur vrai pouvoir, c’est celui de nuire. Et dieu sait qu’ils en abusent…

« Néo-Modem » : c’est le mot qui convient pour désigner celles et ceux qui n’ont soutenu ni Bayrou aux Présidentielles, ni les candidats du Modem pendant les législatives, mais qui trouvent subitement chez les « démocrates » un havre avec des bittes d’amarrages à… leur service.

Evidemment, ils font cela en toute « légitimité démocratique » puisqu’ils tirent parti des onctions qu’ils pensent avoir reçues des « instances parisiennes », voire de Bayrou en personne, et des « responsables » archéo-udf locaux lesquels voient en eux un geste de la providence:ils sont susceptibles  de noyer... les espérances du moDem.

Face à ces constats de réalité, François Bayrou qui dit et redit qu’il « ne reviendra pas en arrière » peut avoir un atout décisif : pousser sa logique au bout. Avec courage.

Pour l’heure, les conditions dans lesquelles sont décidées les investitures pour les municipales ne s’inscrivent pas sur ce chemin. Un  «  fonctionnement curieux » qui , sans rappeler une certaine proximité soviétique, est  « prévu en dehors de tout cadre statutaire », note Benjamin Sauzay " Nous sommes dans le simple fait du prince". Vous avez dit "démocrate"?

Les non-réponses données aux lettres et autres messages envoyés à Bayrou ou aux "instances" ne s’inscrivent pas dans le dessin promis du destin proposé. Il ne suffit pas d’ouvrir des forums : il faut en tenir compte…Vous avez dit "démocrate"?

Que des militants, responsables et éclairés,  éprouvent le besoin de faire circuler une pétition  simplement pour rappeler le pourquoi de leur adhésion au Mouvement démocrate   a valeur d’avertissement pour le dessein même de Bayrou. Vous avez dit "démocrate"?

Que des nouveaux encartés se disent (déjà) prêts à renvoyer leurs cartes orange (j’en connais !) avec une demande de remboursement de leur cotisation pour « publicité mensongère » est beaucoup plus grave que les errements opportunistes d’un Morin qui pour l’heure n’a tiré parti de sa nomination ministérielle que pour illustrer son « degré de Peter »…

Que nombre de sympathisants n’aient pas traduits en  une adhésion programmée leur partage des idées de Bayrou est un vrai signal d’alarme : Attention une chance fantastique risque d’être gâchée ! Ni à cause de la droite, ni à cause de la gauche ni à cause de la presse, mais à cause d’une mollesse coupable et de jeux « politichiens » de centreux qui se voudraient « centristes » et d’autocrates qui se voudraient « démocrates ».

Qui parlait de « centrisme couillu » ? Bayrou en personne, il me semble. Allons François, encore un effort. Le plus décisif peut-être. Tout peut être encore gagné. Trop de temps et d’énergie déjà ont  été perdus… Mais tout peut être encore être gagné. Le courage, parfois, c’est de savoir surtout faire preuve de bon sens…

Daniel RIOT  

 
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