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02/12/2007

Le prix Média 2007 de Relatio : Zoom Europa d’Arte

Ce palmarès 2007 de RELATIO serait incomplet sans  un salut très confraternel à Arte, plus précisément à l’équipe de ZOOM EUROPA. Enfin une bonne émission hebdomadaire sur l’Europe à la télévision à une heure de bonne écoute (tous les mercredi à 21h30)  réalisée avec talents et moyens. Zoom Europa veut montrer l’Europe dans toute sa diversité, sans concession pour les institutions et au plus près des gens, quitte à bousculer les idées reçues. Objectif atteint. A découvrir sur Arte Plus 7 si vous ne connaissez pas. Supplique à ARTE : que cette émission vive longtemps avec les moyens indispensables au but poursuivi. Vivre l’Europe, c’est d’abord mieux connaître et faire connaître les Européens. A quand cette émission en prime time sur au moins une des chaînes de France Télévision ?

VOIR LE SITE DE ZOOM EUROPA >>>>>>>>>>

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RAPPEL RELATIO A DECERNE AUSSI DES COURONNES D'EPINES >>>>>>>>>>>>

20/11/2007

Journée mondiale de l'enfance: le Commissaire européen aux droits de l'homme fait appel aux médias

Varsovie-A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, est intervenu à Varsovie au sujet de la participation des enfants, en plaidant en faveur d'une " culture dans laquelle les adultes seraient plus à l'écoute du point de vue des enfants et le respecteraient davantage ". A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

07/10/2007

« La Voix de la France »

Le Monde en a fait un édito : cela s’imposait. Mais l’information n’a guère eu d’écho, pas même chez les socialistes à l’origine de cette prise de position. Le président du CSA, Michel Boyon - nommé par la droite, comme tous ses collègues -, a envoyé Hollande sur les roses : « Le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte par les autorités de régulation de l'audiovisuel depuis 1982 », au motif qu'il ne s'exprimerait pas au nom d'un parti ou du gouvernement, mais au nom du pays. Circulez, Monsieur Hollande, il n’y a rien à voir…

Vos protestations auprès de ce Conseil Supérieur de l’audiovisuel en principe chargé de garantir un certain pluralisme sont nulles et très mal venues. Sarkozy a été élu Président, il a tous les doits de vouloir être omniprésent ! D’ailleurs, les Français l’adorent leur président ! Alors…

Qui plus est,  le très sympathiquement docile Michel Boyon qui est Président parce qu’il a toujours eu l’audace de ne déranger personne,   n’est pas où est pour réfléchir au bien-fondé de telle ou telle pratique : Balladur préside une commission pour cela, non ? Enfin, si quelqu’un ne veut pas écouter et voir Sarkozy, qu’il zappe ou qu’il éteigne sa télé  (dans ce dernier choix, le dérèglement du climat de la planète s’en trouvera amoindri)

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Dessin Antonelli

On pourrait ajouter (comme Drucker s’en est félicité cet après-midi dans son émission de promotion sur Rachida Rachi) que Sarkozy a toutes les qualités pour être le super rédacteur en chef de la « Voix de la France », publique ou privée, puisque TF1 est la reine de l’actuelle Ortf.

Dans ses conditions, à quoi bon remettre en cause  la « règle coutumière » des « trois tiers », selon laquelle les télévisions doivent respecter un équilibre entre les personnalités du gouvernement, celles de la majorité et celles de l'opposition ? Elle n’est en rien caduque dès lors que le chef de l'Etat est aussi chef du gouvernement, chef de la majorité, ministre de l’information et de la communication et téléguideur de l’opposition….

Au fait, il est dans quel tiers, de Villepin en ce moment ? Passons.

Reste à espérer, exhorte Le Monde,  « que, à défaut du CSA, le Comité pour la réforme des institutions, présidé par Edouard Balladur, s'empare de la question et adapte les règles de la communication politique à la nouvelle donne institutionnelle. Quand bien même cela agacerait l'actuel locataire de l'Elysée, ce serait tout à son honneur ». Un joli vœu pieux.

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Antonelli

On pourrait espérer aussi et surtout que les journalistes, et pas seulement ceux de la télévision, n’accordent de l’espace à Sarkozy qu’en fonction de l’importance de ce qu’il dit. Donc de la teneur de l’information donnée et non de la surface de la communication distillée.

Il est vrai que même chez ceux qui paraît-il incarnaient le « quatrième pouvoir » (belle légende !) la mode est à confondre, à rendre synonymes, communication et information… Comme dans les régimes que l’on disait « totalitaires ». Ah oui! On disait propagande à l’époque. Un mot qu’on utilise encore quand on parle de Castro, de Kadhafi ou de Poutine. Alors que le numéro un russe n’est pas en même temps chef de l’Etat et chef du gouvernement, mais successivement….

Quand la communication fait office de politique, il faudrait que les média  servent la politique en contrôlant la « com’» : ce serait cela un « contre-pouvoir » responsable ! Mais on préfère la contestation-gadget (du style du ridicule « un jour sans Sarkozy ») à la conduite responsable… Signe des temps !

Mais restons optimistes : trop de com’ tue la com’, dit-on pour se rassurer. Certains grands communicateurs ont duré très longtemps, pourtant…

Daniel RIOT

Le journalisme à l’ère électronique : Radiographie d’une crise

1d00750168cce5cf8e77aefce660ba1c.jpgAncien éditorialiste rigoureux du « Républicain Lorrain », homme de culture et de réflexions, passionné par tout ce qui fait vraiment bouger le monde (il a mis en place la Webradio d’arte), auteur (apprécié) de « Communiquer par l’image », Alain Joannès vient de publier un ouvrage à plusieurs dimensions. Qui vaut lecture et méditation non sur le « cyberjournalisme »  mais sur le journalisme à l’ère électronique.

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Ce manuel (à mettre en toutes les mains, et pas seulement entre celles des étudiants en journalisme) est riche d’infos pratiques, de conseils en tous genres, de ces mille et un « trucs » qui sont indispensables si l’on veut bien tirer parti de ces nouvelles technologies qui ont  révolutionné les circuits de l’information sans que l’on prenne pleinement conscience des conséquences de cette révolution. Tout va trop vite. Et trop est trop en tout. Gutenberg dépassé par Mac Luhan, bien sûr…mais ce dernier est déjà dépassé lui-même !

Nous voici tous des « medianautes » « multicanaux ». Et la grande mutation est loin d’être terminée : les « neurotechnologies » commencent seulement leur règne. L’être parlant, donc « communiquant », y trouvera de nouvelles sources d’épanouissement ou d’étouffement, de progression ou de régression, de libérations ou d’aliénations.

Stupides de se montrer  technophobe ! Il importe de maîtriser pour ne pas être écrasé. Pour ne pas subir les effets pervers de cette déstructuration de notre perception du temps et de l’espace qui est déjà la marque de cette  ère où « l’homo sapiens sapiens » est d’abord un « zappanthrope » pour reprendre un mot de Castoriadis.

C’est en cela que ce manuel est aussi et surtout un ouvrage de réflexions. Sur le rôle nouveau du journaliste, ce « passeur » professionnel, et sur les attitudes, les comportements, les moyens d’informer et d’être informés de tous les citoyens.

Car le droit de l’information n’est pas qu’un droit de la presse : il est un doit d’informer et d’être informés. Un droit de savoir. Puisqu’il n’est point de démocratie sans connaissance. Sans ces éléments d’appréciations qui permettent de dépasser les préjugés, les a priori, les réflexes, les idées reçues et de ne pas être victimes de « l’air du temps », des « pensées uniques », des « pensées dominantes », des clichés en tous genres,   des conformismes anesthésiants ou paralysants, des drogues de la paresse, toute cette « propagande au quotidien ».

Un constat essentiel dans cette perspective : Joannès met bien en relief une caractéristique national que nous ne reconnaissons pas assez, l’inforexie des Français. « L’inforexie est à l’information ce que l’anorexie est à l’alimentation ; un manque d’appétit ». Et un manque d’exigence. D’où le primat de l’émotionnel, la force des rumeurs, la puissance des imprécisions, le culte de la superficialité, le moule des conformismes (ce qui ne date pas d’aujourd’hui !).

La sur-information décrite si souvent masque une réelle « sous-information » qui favorise bien des  « des-informations ». Avec des écrans qui font écran !

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De cette « inforexie », les journalistes (« métier à reconfigurer », en effet !) sont à la fois responsables et victimes. Par paresse et conformisme, par « engourdissement corporatiste », par routine et mélange des genres, par oubli de l’essentiel : ce ne sont pas les « tuyaux » qui comptent, mais ce que l’on met dedans, ce que l’on y fait couler.

Or, les nouvelles technologies ne changent rien à ces « fondamentaux » du journalisme trop oubliés sur nos scènes d’ « info-spectacle », sur nos usines d’ « info-marketing », sur nos magasins d’ « info-divertissement »,   où le présupposé « intéressant » prime sur le pré-analysé « important ».

Ces « fondamentaux » se résument en quelques mots qui forment une chaîne (laquelle par définition n’a que « la force de son maillon le plus faible »):   recueillir, vérifier, décrypter, analyser, structurer,  hiérarchiser, mettre en perspectives, formuler et diffuser. Les technologies nouvelles favorisent chacun de ces fondamentaux, mais tout (ou presque) se passe comme si elles les affaiblissaient, ce qui est un comble ! Sans doute parce que le  « rich media » exige le respect d’autres « fondamentaux » : ceux des « éducateurs », des « instituteurs », des « professeurs ». Dans information, il y a FORMATION.

Merci à Alain Joanès pour cette brillante contribution qui trouve son prolongement sur internet, évidemment, avec un blog ! http://www. journalistiques.fr

Daniel RIOT 

LE LIVRE >>>>>>>>>

  LE BLOG ET LES LIENS >>>>>>

25/07/2007

Le Tour de France de la défonce: Limites de la présomption d'innocence

UNE ETHIQUE A IMPOSER AU NIVEAU EUROPEEN

EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: Qui n’aime pas la Tour de France ? Ses légendes, ses exploits, ses héros heureux et malheureux, ses paysages (merci la télé !), son magnétisme populaire ? Rasmussen, aujourd’hui encore, s’est imposé. En champion imbattable. Drôle d’histoire : éliminé par sa fédération, suspecté de trafic prohibé, il n’a pas été pris la main dans le sac…et il va sans doute gagné le Tour. Présomption d’innocence ? Excès d'indulgence...Trop de questions restent sans réponses: on comprend les sifflets du public...

 

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 Mais l’info du jour est celle de (presque) tous les jours : encore un coureur pris en excès de testostérone… Moreni d’une équipe (Cofidis) qui s’était associée à la petite manif du matin (sit-in sur la ligne de départ) organisée par les militants d’un « vélo propre », d’un « cyclisme sans dopage », d’un « cyclisme crédible ». Cofidis se retire: c'est sain. Et c'est terrible pour elle: elle était en flèche dans la lutte contre ces scandales de la dope...
Pour les inconditionnels, ces cas de dopage en série démontrent l’efficacité des contrôles… C’est une façon de voir en effet. Pour les plus soucieux d’éthique, il faut arrêter le Tour. Tant pis pour les enjeux financiers. Tant pis pour les TV, le médias, les sponsors, et les passionnés qui ne sont ni tricheurs ni menteurs ni voyous.
Philosophes, les «sociologues » tiennent des propos de comptoirs : « Ce n’est pas du sport, c’est du spectacle ». Allons bon… Pourquoi pas ? Ne se dope-t-on pas pour les examens, pour être plus performants au boulot ou au …lit, pour dormir moins ou plus, pour améliorer la mémoire, son attention, son adresse ?...Nous vivons dans des sociétés dopées, droguées…

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Consolation : dans l’antiquité, déjà, on recherchait les substances les plus « bénéfiques » et dans les sociétés primitives aussi. Nos grands sorciers sont dans des laboratoires, c’est cela la nouveauté ! Et les circuits des produits prohibés se mêlent à  ceux de cette économie souterraine que l’on ne combat pas assez, envers laquelle les autorités affichent trop d’hypocrisie.

Un constat : au niveau national comme sur le plan européen les campagnes et les mesures contre le dopage ne manquent pas. Que faire de plus et de mieux ? On finit pas désespérer de la nature humaine. Sans doute

Car le cyclisme, notamment dans les grandes boucles qui exigent à la fois rapidité et endurance, efforts intenses et répétés, forces d’une grande variété est plus exposé aux tentations du dopage que d’autres disciplines, mais il n’est pas la seule discipline sportive à être touchée. De beaucoup s’en faut. Revers de l’esprit de compétition et des cultures du résultats si à la mode. Y compris chez les plus jeunes…

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Arrêter le Tour aurait une signification symbolique puissante, mais disons-le sans détour : d’autres compétions devraient être supprimées ou suspendues, à commencer par les jeux des jeux, ces  JO qui ont désormais des dimensions plus économiques et politiques que sportives.

« La situation est décourageante mais pas désespérée », dit Daniel Bilallian en justifiant la poursuite des retransmissions du Tour sur France Télévision  par la volonté des organisateurs d’aller jusqu’au bout de leur combat contre les tricheurs et les voyous. C’est vrai : les « malins » d’hier sont devenus  des « cibles ». Mais la course entre les gendarmes et les violeurs d’éthique est loin d’être terminée.

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Ce ne sont pas aux coureurs qu’il faut mettre le nez dans leur pipi pollué, ce sont aux maffias médico-capitalistico-antisportives qu’il faut s’attaquer avec des normes (au moins) européennes plus strictes et des moyens plus efficaces.

Le cas Rasmussen illustre bien la dimension européenne du problème d’une façon concrète. Lui aussi ne joue-t-il pas à la « roulette russe » pour reprendre l’expression du directeur du Tour ? Vérité au Danemark, erreur en France… Rasmussen n’a pas respecté le règlement, chez lui, en Europe. La crédibilité commence où l’hypocrisie s’achève. Le reste, c’est du baratin. N’arrêtons pas le Tour, mais clarifions vite, très vite, la situation du Danois,, même si la majorité des Danois rêvent en jaune grâce à lui... C'est le départ qu'il n'aurait jamais du prendre.... 


Daniel RIOT

SITE RECOMMANDE:DOPAGE.com

 

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SUR LE NET (sélection NouvelObs)

Les dernières nouvelles sur le site officiel d’Alexandre Vinokourov (en anglais ou espagnol)

Le dopage sanguin (PDF)

Un site de fan de l'équipe Astana

Le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale

Le Tour 2007, étape par étape

L'info en continu du cyclisme sur le site de la Fédération française de cyclisme

La lutte anti-dopage en France : objectifs et moyens

Le Tour de France dope les audiences de France 2

24/06/2007

A Strasbourg, les femmes dans la publicité: Vers un Code de bonne conduite européen

A L'ordre du jour de l'Assemblée du Conseil de l'Europe: L'Image des femmes dans la publicité

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De nombreuses publicités présentent encore aujourd’hui une image décalée de la réalité, dont de nombreux stéréotypes à l’égard des rôles et des fonctions exercés par les femmes et les hommes au sein de la société. Ce sont principalement les femmes qui sont réduites, au travers de certaines publicités, à de vulgaires objets de consommation ou de désir sexuel et qui n’ont, la plupart du temps, rien à voir avec le produit vanté. Or la publicité tient une grande responsabilité dans la mesure où elle exerce une influence déterminante sur nos concitoyens et plus particulièrement sur les plus jeunes, au point d’influencer durablement la construction identitaire de chacun et chacune.

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La publicité peut se révéler discriminatoire ou porter atteinte à la dignité humaine lorsque, d’une manière ou d’une autre, elle avilit ou humilie l’un des deux sexes.

Il convient cependant de se rappeler que la liberté d’expression est, et doit rester, la règle, mais que le respect de la dignité humaine en est une balise essentielle.

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L’Assemblée parlementaire devrait demander instamment aux Etats membres du Conseil de l’Europe d’adapter leur législation pour créer une infraction de provocation à la discrimination applicable à tout message publicitaire quelque soit le support de communication et reconnaître aux associations de femmes la capacité d’agir en justice, de veiller au renforcement du dispositif d’autocontrôle mis en place par les instances nationales compétentes en matière de discipline de la publicité et de prendre des mesures d’accompagnement visant à une éducation à la publicité.

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L’Assemblée parlementaire devrait recommander que le Comité du Conseil de l’Europe charge un comité international d’experts d’effectuer une étude approfondie de l’image des femmes et des hommes dans la publicité et, sur la base des résultats de cette étude, élaborer un code européen de bonne conduite encourageant les professionnels de la publicité à présenter des images respectueuses de la dignité des femmes et des hommes

LIRE LE PROJET DE RECOMMANDATION DE L'ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>>>>>>>

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ANALYSE SUR LES "FEMMES DANS LA PUB"

Les femmes occupent un rôle central dans la publicité (en particulier française), et le plus souvent à leurs dépens. Elles sont utilisées principalement :

1. Comme illustration du produit, notamment si les femmes elles-mêmes sont la cible de la publicité. Ex. : une femme illustre une publicité pour un aspirateur, une machine à laver, car elles sont considérées comme les consommatrices traditionnelles, stéréotypées, de ces produits. Elles peuvent également illustrer une publicité pour un parfum, des vêtements, une voiture : elles sont les utilisatrices de ces produits et la consommatrice-cible est censée se reconnaître dans ces femmes, ou s’identifier à ces modèles.

Pour certains produits, comme les parfums, les vêtements, les accessoires, la publicité joue sur l’ambiguïté du véritable destinataire du produit : est-ce les femmes, qui en sont les consommatrices, ou les hommes qui en sont les "consommateurs indirects" et que les femmes doivent séduire ?

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2. En association avec le produit. Le lien entre le produit et le personnage féminin n’est pas clairement explicité, mais l’image de la femme est utilisée comme une accroche picturale, comme un instrument de provocation. L’objectif est d’attirer l’attention sur le produit, mais pas nécessairement d’identifier le personnage féminin au produit. La femme est alors souvent representée comme un objet de fantasmes, en particulier sexuels, stimulés par des allusions. La cible de la publicité est aussi bien les hommes que les femmes car l’imaginaire érotisé de la publicité est basée sur les mythes complémentaires du désir et de la séduction, qui affectent les deux sexes. La publicité véhicule donc une sorte de propagande patriarcale traditionnelle qui semble subsister en dehors de l’évolution des rapports sociaux et juridiques entre hommes et femmes.

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Le sexisme dans la publicité

Si le racisme est une forme de discrimination basée sur la différence raciale, le sexisme quant à lui représente une discrimination envers un sexe, auquel on refuse l’égalité ou la dignité en stéréotypant des caractéristiques générales qu’on attribuera à ce sexe.

Dans la publicité, ce sont les femmes qui sont le plus généralement affectées par le sexisme. Elles sont représentées aussi bien idéalisées (top-models) que dégradées (prostituées), leurs capacités intellectuelles sont niées et le corps féminin est réduit à un instrument de séduction ou à un objet de désir.

Les publicitaires sont conscients de l’évolution des idées, des comportements, des mentalités. En fait, la publicité veut faire croire qu’elle participe à cette évolution, ou en est même à l’origine.

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Puisque l’objectif principal de la publicité est de provoquer, d’accrocher le public, les annonces vont s’efforcer d’exploiter, d’utiliser, ou de parodier des thèmes socio-culturels, en particulier celui du statut social des femmes et du mouvement féministe. Cette stratégie est relativement nouvelle, elle dérive en grande partie de la critique grandissante faite envers la publicité.

Quelques images >>>

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A VOIR:  Le site : La Meute, contre la publicité sexiste

31/05/2007

Strasbourg: Les 50 ans de la démocratie locale européenne

L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales

 Sur le site du Conseil de l'Europe

Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »

Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

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Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?

Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.

Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?

Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

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Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?

Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.

(source>>>>)

EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO  >>>>>>> 

VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"medium_congrres_2.jpg>>>>>>>>>>>>>>&...

A VOIR AUSSI>>>>>>>>>>>

 
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