Avertir le modérateur

01/01/2009

L'Européen de l'année 2008 : Jean-Claude TRICHET pour relatio-europe

LES GRANDS PRIX 2008 DE RELATIO-EUROPE PDF Imprimer Email
>>> Pourquoi Sarkozy n'est pas "couronné"
>>> La Banque centrale, seule institution qui ait pleinement assumé ses responsabilités avant et pendant la Crise
>>> La BCE, moteur de la réussite de dix ans d'euro

L'Européen de l'année ? L'an denier, une figure s'était imposée presque naturellement, sans hésitation possible : Angela Merkel ! Cette année, bien des esprits, songeant à ce sacre forcément arbitraire et subjectif, pensent à Sarkozy. Un jury de correspondants à Bruxelles lui a offert cette couronne. Rien de scandaleux. Sa présidence « hyperactive et réactive » a été positive sur plus d'un plan. Relatio-Europe n'a pas manqué de le souligner à plusieurs reprises. Mais, il y a plusieurs « mais »...
Sa Présidence a été conduite dans la double optique de « l'Europe des Etats» et de la quête d'un leadership qui n'est pas très communautaire. Qui plus est, un « Européen de l'année » ne peut pas à nos yeux avoir été l'un des responsables majeurs de la détérioration du climat entre la France et l'Allemagne. Une réalité « éliminatoire » pour Realtio-Europe...

PDF Imprimer Email
>>> L'essai européen de l'année : « Le commencement d'un monde », par Jean-Claude GUILLEBAUD

>>> Le film européen de l'année : Gomorra de Matteo GARONNE
>>> L'initiative européenne de l'année : L'association pour les écoles politiques du Conseil de l'Europe, présidée par Catherine LALUMIERE

 

PRIX SPECIAL STRASBOURG DE « L'EUROPEEN DE L'ANNEE »:THOMAS HAMMARBERG, Commissaire du Conseil de l'Europe aux Droits de l'Homme

UNE DISTINCTION QUI S'IMPOSE! Courageux dans ses analyses (les autorités judiciaires et pénitentiaires françaises en savent quelque chose...), hyperactif sur tous les terrains sans exhibitionnisme, rigoureux dans ses rapports, l'oeil en éveil sur chacun des 47 pays du Conseil de l'Europe, observateur attentif de toutes les dérives sécuritaires qui écornent les libertés et les droits de l'Homme, brillant dans ses chroniques régulières (que RELATIO-EUROPE reprend systématiquement), Thomas Hammarberg est devenu l'une des consciences actives des droits de l'Homme. Il incarne l'esprit de résistance si indispensable en cette ère plus liberticide qu'on veut le voir.


13/09/2008

Sur Relatio-europe: Eric genetet, la découverte d'Héloïse D'Ormesson

Le Fiancé de la lune,  révélation "roman" de la rentrée littéraire

 

Suggestion RELATIO-EUROPE

Par Daniel RIOT

Il a (avait ?) tout pour devenir un excellent journaliste. Avec cette vertu devenue rare en cette ère du tapage et du verbiage : le sens de l'écoute des autres. Mais il n'est que bon (ce qui est plus que bien)...parce que son horloge intérieure ne marque pas la même heure que celle des montres qu'il faut exhiber pour « réussir » en cette ère de « l'éclat du futile » et des « dérobades endiablées ». Éric Genetet aime trop, « aller au bout de ses rêves ». Et il est sans doute trop « agnomme »-homme agneau- pour cette planète de « l'info » dévorée par les fauves de la « com » ribaude.
Sa nonchalance de dilettante, sa décontraction séduisante, son charme casanovesque masquent une richesse intérieure qui exige d'autres champs de réflexions et d'épanouissement que « l'écume des choses », la vanité du paraître et la superficialité des « rafales de vents »... La vraie liberté est en soi. Sans cesse à conquérir. « Pour n'être que soi, il faut renaître plusieurs fois »
Éric Genetet illustre assez bien cette définition un peu énigmatique de Wiesel: « Le journaliste se définit parce qu'il dit, et l'écrivain parce qu'il tait ». Genetet se révèle écrivain. Un excellent écrivain. Qui sait taire ce qu'il veut dire. Héloïse d'Ormesson a vu et misé juste : « Le fiancé de la Lune » est, davantage que la plupart des succès préfabriqués, la vraie révélation de cette « rentrée littéraire ». Ce qui ne surprendra pas les lecteurs de "Chacun son Foreman"qui fut pour Éric un galop d'essai fort réussi



08/09/2008

STRASBOURG:L'Europe face à la mondialisation

Un événement RELATIO-EUROPE


Imprimer Email

« La difficulté n'est pas de comprendre

les idées nouvelles, mais

d'échapper aux idées anciennes »

(Keynes)


COMMENT S'ADAPTER AU  MONDE NOUVEAU QUI COMMENCE

Le Cercle Relatio vous invite à participer à un dîner-débat, le 26 septembre 2008, à 19H30 au Château de l'Ill

(4, quai Heydt 67540 Strasbourg Ostwald ) avec :


 

Jean-Claude GUILLEBAUD

Journaliste, Grand reporter et essayiste

27/04/2008

LIVRES: Europe et journalisme...

"L'Europe, cette emmerdeuse": En attendant le 9 mai...

En attendant la publication, le "jour de l"Europe", de "L'Europe, cette emmerdeuse" , Sandrine Kauffer,  explique comment et pourquoi ce livre a été écrit à quatre mains. Histoire d'une rencontre et d'un constat commun: L'Europe "souffre d'un déficit de pédagogie". RAPPEL: ce livre sera présenté le 9 mai à 19 heures à  la Librairie KLEBER, à Strasbourg.
 
0b942d9bc02dbdfbc05e63b84b5450ae.png
 

Sandrine Kauffer :« L’Europe est d’abord en panne de pédagogie »

 

- Comment est né ce projet ?

 
-La vie professionnelle est faite de rencontres, et ce projet est le fruit d’un concours de circonstance. Le hasard fait parfois bien les choses.

Lors de la campagne sur le référendum européen, à Strasbourg, la communication a pris l’ascendant sur l’information. L’explication de la Constitution devenait inaudible. Avec Daniel, nous en avions discuté. Notre diagnostic était formel, le malaise bien réel. L’Europe est en panne de pédagogie. « Elle souffre plus d’un déficit pédagogique que démocratique » se plait à dire Daniel. L’Europe ne fait pas rêver. Et c’est dommage !

Nous avons eu des conversations passionnantes servies par une disponibilité circonstancielle. Et une idée est devenue projet. Un projet qui s’est vite s’emballé. Naturellement. Et puis, j’ai découvert Daniel Riot, sous un autre jour. Derrière ses coups de gueule, ses crises d’impatience, son allergie à ce qu’il appelle l’eurokonnerie » ou ses éditos vifs et pertinents sur le fond mais souvent impertinents dans la forme, il est pudique, réfléchi et réservé. Mais qui connaît vraiment Daniel Riot ?

 

- Justement qui est-il, Daniel Riot?

-Comme chacun d’entre nous, il a son jardin secret, mais si vous voulez savoir ce qui le touche vraiment, où se situe sa corde sensible, lisez… le livre. Il se dévoile enfin.

« L’Europe cette Emmerdeuse » est une sélection des meilleurs moments, personnels, professionnels, journalistiques, philosophiques de sa vie. C’est comme de feuilleter un album photos. Y mettre des noms, des mots, parfois des maux. Lire ce livre, c’est aussi picorer dans une bibliothèque, la sienne : Daniel est un grand lecteur. Il est imprégné de Paul Valéry, de Victor Hugo et de bien d’autres. S’y arrêter pour réfléchir à quelques citations toujours faites avec pertinence. Ou pour plonger dans d’autres lectures. Enfin et surtout peut-être cet ouvrage est un outil pour voir ce qu’il y a au-delà des apparences.

. -Un journaliste  parmi  d'autres, non?

 Daniel RIOT est entré en journalisme comme d’autres entrent en religion. Cela n’a rien d’un cliché. Mais avec le culte de l’indépendance et de la liberté. Et avec un respect des gens et des faits qui n’est pas très courant…Et il aime l’Europe comme il aime la vie. Son message européen n’a rien de technique, de théorique. Il aime l’Europe avec le cœur et la raison. Parce qu’il pense à ce que l’on oublie trop : la paix n’est jamais définitivement acquise. Parce que l’Europe, pour lui, est d’abord un bouclier des droits de l’Homme et un levier de l’’approfondissement de la démocratie. Il n’est pas un euro-lâtre, un euro-béat. Il est critique envers la construction européenne telle qu’elle se fait et surtout telle qu’elle ne se fait pas…Et il la considère d’abord comme une aventure culturelle. Ce qu’elle n’est pas assez.

Ce qui m’a le plus surpris chez lui, c’est certainement son indiscutable capacité de travail. Qualité, quantité, réactivité, productivité, rapidité. Il n’y a pas de limite. A tout heure du jour et de la nuit. C’est impressionnant.

 

c47c7a50d686a4feb17cb1ba04b70a2b.jpg

 

Comment s’est passé l’interview ? Et dans quelle ambiance de travail ?

 

Il ne s’agit pas d’une interview, mais d’une conversation. D’une série de conversations. Je participe à raviver la mémoire des pages oubliées, ramener à la conscience des émotions égarées, des sentiments perdus. Quelle satisfaction d’observer des instants de silence et de concentration parce qu’il vient d’avoir un flash-back. Des moments privilégiés. Des heures d’entretien, puis inévitablement la garde se baisse et la parole se libère, elle ne cherche plus à retenir ses souvenirs, à cacher ses pudeurs…

Daniel Riot n’avait évidemment besoin de personne pour mener à bien un livre document. Il est aussi un grand technicien des entretiens. Combien en a-t-il mené ? Il est incapable de le dire et il a eu tort de ne pas tout archiver… En fait, il a passé sa vie à « interviewer », non en « poseur de micro », non en voyeur, mais en écouteur, j’allais dire en confesseur… en vrai « dialogueur ». Cette fois, c’était moi l’oreille. Et mes remarques, mes interrogations ont contribué à faire rejaillir à la surface des souvenirs enfouis, des troubles refoulés, des réflexions oubliées.

Je lui ai proposé cette formule de livre entretien, parce que je sentais qu’il avait, en dépit des apparences, une humilité, une pudeur qu’il ne devrait pas avoir face à sa vie, ses expériences, ses réflexions…Il a accepté parce que, sur l’Europe plus que sur tout autre sujet, il faut sortir des sentiers battus, des discours et des démonstrations préconçus. Le dialogue insuffle un rythme, une légèreté à la narration, une dimension humaine et sensible au message européen de Daniel. La complicité d’une collaboration a l’avantage de permettre un recul, une distance face à soi-même et aux choses. Un « limage de cervelles », comme il se plait à dire en citant Montaigne a des avantages évidents. Y compris pour le lecteur, j’espère.

 

- Comment pensez-vous que les femmes vont réagir à la découverte du titre, de la couverture et à sa lecture ?

 

123170d0dbd616abfd3554f0648fe727.jpg

Mais, parfaitement bien. Pourquoi, cette question ?

 

Il s’agit en quelque sorte, d’une histoire d’amour entre l’Europe personnalisée - et personnaliste- et un journaliste passionné, mais frustré. Frustré parce qu’Il voudrait la voir s’épanouir, la faire grandir. C’est sa quête. Y est-il parvenu ? Qu’importe, il continue.

« L’Europe est une femme. Mystérieuse. Enigmatique. Érotique, mais pas spécialement sympathique. Attirante, mais distante…Imposant la distance. Nue, mais habillée de pudeur. », dit-il. Elle aurait tout pour plaire, elle semble parfaite et pourtant …D’où  La Magie Noire de Magritte en couverture..

 

L’Europe est une femme dont le point G est à Strasbourg, dit-il aussi. Inutile de chercher à nier son envie constante de provoquer. « Il est comme moi un sabreur de mouches », a dit de lui Tomi Ungerer. Mais ses coups de griffes, son ironie acide, ses « rioteries » poivrées sont des moyens d’interpeller, de capter le lecteur, l’auditeur ou le spectateur. Ce livre est surtout un outil, un support, un stimulateur de réflexions. Une volonté de faire réagir de manière constructive.

 

f72414f17d8cf3110b1d65e950fb86f5.jpg

 

Et maintenant quels sont vos projets?

 

Ma collaboration avec Daniel se prolonge. Ce livre est une étincelle, la vitrine d’un projet européen plus engagé dans la durée. Cet ouvrage est aussi une force de propositions. Daniel Riot se donne les moyens de porter ses projets d’action. Il crée à Strasbourg une SARL de presse, d’éditions et de productions, qui nous permet de transformer son euroblog en vrai journal en ligne. D’ailleurs, la lecture du livre se prolonge sur RELATIO, le cyberjournal européen (www.relatio-europe.eu)

 
Ce livre est indirectement comme une introduction à de nouveaux débats, à de nouvelles manières de traiter les « affaires européennes »… Il est une invitation à rejoindre LE CERCLE  RELATIO. Une association dont la mission est de
contribuer au renforcement de l’Europe DE et A Strasbourg, donc des valeurs, de l’humanisme, du respect du principe d’Humanité. Les débats engagés par ce livre ont déjà commencé et vont se poursuivre sur RELATIO : l’Europe citoyenne dépend d’abord des …citoyens.

Sur un plan personnel, j’ai accepté d’animer avec lui la rédaction de RELATIO. C’est une aventure très prenante, passionnante, et intellectuellement enrichissante. Avec une forme de journalisme qui est, en fait, à ré-inventer. Vous avez vu, dans « l’Emmerdeuse », la place consacrée au journalisme, à la presse, aux médias… Ce livre ne porte pas que sur l’Europe : il est aussi un essai sur les crises de nos sociétés déboussolées par des évolutions mal maîtrisées. Comme RELATIO est un eurojournal en ligne préoccupé par tout ce qui concerne la citoyenneté.

Ce faisant, je maintiens mon activité de consultante en communication politique, en ayant toujours un ou deux livres sous le coude. Avec et sans Daniel »

(Entretien City presse)

 

13/04/2008

Bernard-Henri LEVY préface "l'Europe cette Emmerdeuse" de Daniel RIOT avec Sandine Kauffer

4e1f5bd014321d46c7ee3c88a904af8c.jpgAvec l'arrivée de la préface de BHL et la correction des épreuves, tout est place pour que "L'Europe cette Emmerdeuse"  dont la rédaction est très liée à RELATIO sorte début mai comme prévu par l'éditeur City edition et le distributeur Hachette livres.
Ce livre né  de conversations entre  Daniel RIOT  et Sandrine KAUFFER s'ouvrira sur des prolégomènes qui font dejà événemets: la préface d'André GLUCKSMANN dont nous avons déjà parlé sur ce site, celle de Bernard-Henri LEVY et une Lettre ouverte au Président Sarkozy dont nous ne manquerons pas de pubier la réponse sur RELATIO si réponse il y a...
En avant-preimère, un extrait du texte de Bernard-Henri LEVY
 

Un "beau livre de colère, ardent comme sont les livres de jeunes gens, grave comme on l’est quand, au fil d’une vie déjà longue, on a touché du doigt, et de l’âme, la périssabilité vraie, sans phrases ni chiqué, des civilisations" (...) Les " obsessions d’un journaliste qui a appris son métier, nous dit-il, au contact de la colère des choses (Beyrouth, Belfast, etc) non moins que des leçons de « journalisme transcendantal » administrées par un philosophe qui se voulait, et Français, et Européen, Maurice Clavel.  Ce sont autant de raisons de lire ce livre, et de le lire comme il a été écrit – dans la fièvre et la patience."

 

10/04/2008

L'Europe cette emmerdeue: Lettre ouverte au Président Sarkozy

 "L'Europe cette Emmerdeuse", le livre de Daniel RIOT et de Sandrine KAUFFER qui va être publié en mai chez City Editions et distribué par Hachette Livres, commence par une "Lettre ouverte" à Nicolas Sarkozy. A la veiller de la Présidence française, le Président est encouragé à réaliser cete indispensable synthèse entre les idées de jean monnet et celles du général de Gaulle. Nous en publions ici, en avant-première, un extrait.

f0a10ba833170388a39e3d53d8d6eab9.jpg

 

Lire la suite

06/12/2007

LIVRES: Quand Sollers le Magnifique visite sa vie....

« Ecrivain européen d’origine française », Philippe Sollers retrouve aujourd’hui Strasbourg, « Chez Yvonne » et le public de la salle Blanche de la Librairie Kléber.

Il vient bien sûr présenter son nouveau livre qui a déjà suscité tant de critiques bêtement vénéneuses (la jalousie des « écrivants » envers les vrais écrivains, c’est hilarant !) ou élogieuses (Comment ne pas aimer Sollers et ses postures en cette ère où l’air est pollué de mille et une impostures ?). Des Mémoires nommées « Roman de ma Vie ». Sobrement ou plutôt sollersement. Sollersiennement.

aa522a3bb1ebb4a95fdce16cdea1d9a1.jpg

Ni un roman, ni des Mémoires, ce livre. Un essai (réussi) à la Sollers sur Sollers… Voyage au bout (ou preque )de lui-même, ou plutôt de ce qui luit en lui  : « Je visite ma vie »… Suivez le guide si votre esprit n’est pas altéré par les marées de la médiocrité qui nous submergent tant, si vous résistez à  cette « montée de l’insignifiance », comme disait Castoriadis, qui donne le vertige, si vous savez encore trouver des béquilles en ces temps où l’électricité nous fait oublier les Lumières tout en nous privant de la chaleur des bougies de jadis…

Sollers !71 ans, une jeunesse d'esprit exceptionnelle et  plus d’un demi-siècle de vie littéraire. D’innombrable écrits qui crient. Des cris qui  sont des alarmes. Salutaires. Ou des chants d’enchantement. Rassurants. Ou des poèmes en prose. Stimulants. Il sait si bien faire rimer Amour avec Humour, esprit avec chair, mots avec choses, profondeur avec légèreté…

Content de lui, Sollers ? Il regrette de ne pas être un « virtuose », mais il l’est, à sa manière, et dans ses registres. Il n’a pas  honte de son ego, et il a bien raison : il sait se mettre à nu sans s’exhiber, quitte à se déguiser un peu, pour jouir ou jouer avec pudeur. Ce n’est pas chez lui une « insoutenable légèreté de l’Etre » : C’est l’ Être  dans une profondeur d’une incroyable légèreté…

Eros lui fait oublier Thanatos. Et il fuit les mystères de notre humaine finitude par une surhumaine quête de plénitude  « Il m'est arrivé de baiser avec le néant, et de coucher plusieurs fois avec la mort. »…Cela ne l’empêche pas de répondre à la question la plus métaphysique  de Proust » (« Comment aimeriez-vous mourir? »)  par un très déterminé :  « Il n'est pas question que je meure! Je déteste la mort. Je vous en prie, passez votre chemin! »…

Quel bonheur en tous cas d’avoir pu rencontrer Sollers sur son propre chemin. J’arrête ici…uniquement parce que j’ai la chance de le rejoindre. En fait, pour être franc, il fait partie de ceux que je ne quitte guère. Il est, comme ses livres, une vitamine qui me permet  d'avoir bonne mine, même quand la vie me mine…."Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux." écrivait-il dans Passion Fixe!

Daniel RIOT

80eb7c1a45ef05a51c92e082659e7a9f.jpg

LE DEBUT DU LIVRE: Naissances

Quelqu’un qui dira je plus tard est entré dans le monde humain le samedi 28 novembre 1936, à midi, dans les faubourgs immédiats de Bordeaux, sur la route d’Espagne. Je n’ai aucune raison d’en douter. En tout cas, l’état civil est formel, puisque j’y suis déclaré sous le nom de Philippe, Pierre, Gérard Joyaux, fils d’Octave Joyaux (40 ans) et de Marcelle Joyaux, née Molinié (30 ans), troisième enfant, donc, après deux filles, Clothilde et Anne-Marie, dite Annie (5 ans et 3 ans). Baptisé catholique à l’église du coin. Signe astrologique occidental: Sagittaire, ascendant Verseau. Chinois: rat de feu. Bonne chance.

Toute ma vie, on m’a reproché d’écrire des romans qui n’étaient pas de vrais romans. En voici enfin un. «Mais c’est de votre existence qu’il s’agit», me dira-t-on. Sans doute, mais où est la différence? Vous allez me l’expliquer, j’en suis sûr.

Roman familial plus qu’étrange : deux frères, ayant épousé deux soeurs, vivent dans deux maisons jointes et symétriques, chaque pièce de l’une étant l’exacte réplique de celle de l’autre, D’un côté «nous», de l’autre Maurice, Laure et Pierre (mon «parrain», dix ans de plus que moi). Il y a donc, d’emblée, un Pierre Joyaux et un Philippe Joyaux. Cela fait deux P. J., et je mettrai longtemps à imposer le h pour écrire l’abréviation de mon prénom, Ph. Joyaux et pas P. Joyaux. Je réussirai même à obtenir un tampon rouge pour bien souligner la séparation. Aujourd’hui encore, où je m’appelle le plus souvent Sollers, l’inscription P. S., dans les signatures ou les interviews, me dérange (d’autant plus que cela fait «Post-Scriptum» ou «Parti Socialiste»). Ph, vous dis-je, comme le Phi grec, c’est-à-dire, bien entendu, Phallus. P. J. n’était pas non plus possible, puisque cela donne «Police Judiciaire». J’insiste: Ph. J. ou Ph. S. Et ne vous avisez pas, les adultes, de traiter familièrement cet enfant de «Fifi». Il vous en coûtera, chaque fois, une amende. Un franc de ces temps anciens, deux pour les récidivistes. Tirelire. Banco.

Ce nom de Joyaux a d’ailleurs été à la fois une merveille personnelle et une plaie sociale, dans la mesure où il m’a attiré (surtout à l’époque) une agressivité et des quolibets en tout genre. Jean Paulhan, qui a lu mes premiers essais transmis par Francis Ponge, trouvait que c’était «un nom de grand écrivain» : ironie, sans doute, de Malraux à Joyaux... J’ai donc passé mon enfance, à l’école, à entendre déformer ce «Joyaux» en «Noyau» ou «Boyau», sans parler des apostrophes lassantes des professeurs petits-bourgeois : «Ce Joyaux n’est pas une perle.» Ou bien : «Dites-moi, Joyaux, vous ne brillez pas de tous vos feux aujourd’hui!» J’ai remarqué, autre trait d’époque, que les noms systématiquement moqués étaient en général aristocratiques ou juifs. J’étais suspect comme eux, je le reste.

Nom d’autant plus difficile à porter que les Frères Joyaux possédaient une assez importante usine de fabrication de produits ménagers, tôle, aluminium, émaillerie, casseroles, plats, brocs, marmites, lessiveuses, poubelles, étiquettes à lettres bleues ornées des trois croissants traditionnels de la ville. L’entreprise offrait même des buvards à lettres rouges, je les ai encore. Mais un Joyaux dans les poubelles, est-ce bien raisonnable? Redoublement des sarcasmes, à n’en plus finir. Qu’on ne croie pas, cependant, que j’aie changé de nom en publiant par timidité ou servilité sociale. Quand mon premier petit livre est paru, et surtout, presque simultanément, le second (Une curieuse solitude), j’étais encore mineur (moins de 21 ans, en ce temps-là, et ma famille trouvait ce roman scandaleux. Donc pseudo, Sollers, personnage imaginaire que je m’étais créé vers 15 ou 16 ans, un peu sur le modèle du Monsieur Teste de Valéry («la bêtise n’est pas mon fort», etc.). Ce personnage était secret, voué à la pensée et à la méditation, très influencé par Stendhal, mais venu tout droit de l’Odyssée, comme son nom, traduit en latin, le laisse supposer: un type aux mille tours et détours, plein de subtilités et de ruses, et qui veut avant tout vivre sa vie libre et se retrouver chez lui. J’ai été plutôt très bon en latin, le dictionnaire m’a donné mon nom d’écrivain.

Sollers, de sollus et ars : tout à fait industrieux, habile, adroit, ingénieux. Horace: «lyrae sollers», qui a la science de la lyre. Cicéron «sollers subtilisque descriptio partiutn», adroite et fine distribution des parties du corps. «Agendi cogitandique sollertia», ingéniosité dans l’action et dans la pensée. Sollus (avec deux l, à ne pas confondre avec solus, seul) est le même que le holos grec, c’est-à-dire tout entier, sans reste (holocauste), et que totus, entier, intact. On entend aussi salvus, guéri ou sauvé. Tout entier art tout un art. Attention, Sollers avec deux l. De même que Joyaux, écrit sans x, comme pour éviter le pluriel, me blesse (autre quolibet «Joyaux de la couronne»), de même l’absence épisodique de ce deuxième l me souffle d’indignation. Il m’arrive aussi d’entendre prononcer «solaire», et j’encaisse mal. Je passe sur les très nombreux articles intitulés «Le système sollers», ou «Rien de nouveau sous le sollers», etc., le bon docteur Freud nous a expliqué ce que cette attaque au nom signifie de façon gentiment meurtrière. C’est comme ça, en route. Qui est-on d’abord, et enfin ? Un nom. Se donner le sien n’est pas une mince affaire.

Philippe Sollers

Un vrai roman, Mémoires, éditions Plon

ae26e48cf3351b889d73e643377f3c74.jpg

EN SAVOIR PLUS>>>>>>

SON SITE >>>>>>>>>>

FAIRE SOUFFRIR LE DIABLE...

BIBLIOGRAPHIE >>>>>>>

DICTIONNAIRE SOLLERSIEN

LES THEMATIQUES DE Ph.S

SELECTION DE TEXTES >>>>>>

SUR AMAZON >>>>>

LA CRITIQUE DE "Un vrai Roman", par BHL>>>>>

20/11/2007

Le meilleur livre économique français de l'année: VOTEZ...

RELATIO  vous donne à nouveau la parole pour  le 2nd tour de vote en ligne du Prix des Lecteurs du Livre d'Economie. Il vous reste quelques heures pour élire le meilleur livre d'économie 2007, en cliquant sur :
http://www.senat.fr/evenement/rendez_vous_citoyens/livree...
 

C'est vous qui décidez ! C'est vous qui votez !

L'identité du lauréat sera révélée ce samedi 24 novembre au Sénat, à l'occasion d'une journée "portes ouvertes" consacrée à l'environnement. Vous pouvez assister au débat de clôture de cette manifestation, ce samedi 24 novembre à 17 heures 30 dans l'hémicycle du Sénat

 http://www.senat.fr/evenement/rendez_vous_citoyen......

Les inscriptions seront prises, dans la limite des places disponibles, par retour de mail à l'adresse mailto:cloture@senat.fr ( merci de préciser vos nom et prénom, ainsi que l'adresse postale à laquelle sera envoyée l'invitation donnant accès à l'hémicycle du Sénat et, le cas échéant, les noms et prénoms de vos accompagnateurs ).

RAPPEL : LE CHOIX DE RELATIO >>>>>>>>>>>>>>>

10/11/2007

Qui recevra le Prix du Sénat du meilleur livre économique de l’année ?

Un honneur accepté. La présidence du Sénat  m’a demandé d’être membre  du jury qui décernera le prix du meilleur livre économique de l’année. J’ai accepté d’apporter ma petite pierre (à titre personnel et au nom de RELATIO) en lisant les dix livres sélectionnés par un Comité scientifique, et en rédigeant des notes de lecture avec appréciations, à destination des internautes qui doivent « élire » le livre et l’auteur.

Je reviendrai sur ce blog ou sur RELATIO sur des livres éliminés (notamment sur l’excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt, « C’est vert et çà marche ») mais dans l’urgence je publie ici mes notes sur les trois finalistes. Trois bons ouvrages, dont un, selon moi, mérite les lauriers du vainqueur. DR

 Vous pouvez voter >>>>>>>>

620b412f2f1c32ade9612859e84000b2.jpg

 

  • "Désordre dans le capitalisme mondial", Michel AGLIETTA & Laurent BERREBI, Odile Jacob. Une somme. Une vraie thèse. Très sérieuse… Bonne documentation. Excellentes analyses. Un livre à étudier plus qu’à lire. Avec des encadrés, des graphiques, des chiffres, des tableaux plus lisibles et accessibles qu’ils peuvent apparaître.  Ces deux économistes qui ont le mérite d’appuyer leurs analyses macroéconomiques et théoriques sur des réalités bien décryptées nous offrent de bonnes  clefs pour mieux comprendre le « désordre économique (et financier) » qui fait office de « l’ordre mondial » promis. Et ils tracent des pistes à suivre pour tenter de mettre sur pieds cette « gouvernance » mondiale qui fait tellement défaut.

Mais cette anarchie capitalistique n’est-elle pas voulue ? Et si oui, par qui ? C’est la première question qui vient à l’esprit et qui n’est pas posée clairement. C’est  l’une des limites de cette entreprise qui mérite par ailleurs bien des louanges.

Il en est une autre, plus « hexagonale » : pourquoi la France est-elle moins bien performante dans cette « globalisation » révolutionnaire que d’autres pays européens ? Les quelques pages sur le « déclin compétitif français » ne sont pas à la hauteur des attentes. Dommage. Comme d’ailleurs celles, dignes des bonnes résolutions de la stratégie de Lisbonne, consacrées à la zone euro.

Bien sûr qu’il faut « une politique économique européenne cohérente ». Qui en doute ? Evidemment qu’il faut que la zone euro, un peu trop rapidement et schématiquement qualifiée de zone à « souverainetés éclatées », devienne  une « zone de souveraineté politique »…

Mais qui s’y oppose ? Moins la Banque centrale que les gouvernements qui ne joue pas assez la carte communautaire. Moins les traités actuels (et futur) que les pays membres qui ne respectent pas la stratégie de Lisbonne (plus intergouvernementale que communautaire, ce qui est sa faiblesse) et qui plafonnent le budget communautaire. Moins les institutions européennes que les exécutifs nationaux qui n’ont pas le courage de faire de la « zone euro » un vrai Marché Commun où les fiscalités et les conditions sociales seraient harmonisées. « L’impasse européenne » décrite trop superficiellement  vient avant tout du « scandale anglais » : Londres ne devrait pas avoir son mot à dire sur le fonctionnement interne d’un « Euroland » dont le Royaume Uni ne fait pas partie.

Autant dire que les économistes qui sortent un peu de leur discipline  trouveront dans cet ouvrage matière à controverses… D’ailleurs,  « l’économie-casino » qui nous est imposée par un capitalisme devenu fou plus que par le libéralisme si maladroitement caricaturé  ne fait pas l’objet de diagnostics convergents.

Cet ouvrage a le grand mérite de confirmer l’extrême variété des capitalismes. Et de fournir des belles synthèses. Mais il est plus sérieux que pertinent et original.

Daniel RIOT

Classement personnel :3     SUR AMAZON >>>>>

 

1af320821e2640774b4752d3de875f87.jpg

 

  • "L'enfer, ce n'est pas les autres: bref essai sur la mondialisation", Pierre DOCKES, Descartes & Cie. Le protectionnisme, c’est la guerre, mais le libre-échange ne garantit pas la paix. Ce rappel à lui seul fait plonger dans ce livre à l’écriture vive, aux arguments bien pesés et aux diagnostics pertinents. Ce n’est pas le seul…

Oui la mondialisation, si souvent confondue avec la globalisation, est diabolisée par celles et ceux qui n’ont pas compris que dans ce monde où les notions de temps et d’espace sont chamboulées l’Europe, et tout particulièrement  la France, souffre d’une infidélité à …elle-même. Le « génie européen » pour le meilleur et pour le pire provient d’une donnée majeure : la civilisation européenne fut d’abord une civilisation de la « connaissance », du « savoir », du « penser », du « découvrir ». Et les Européens, empêtrés dans leurs conquêtes puis leurs pertes coloniales et dans leurs guerres civiles d’un autre âge puis dans leurs affrontements idéologiques, l’ont …oublié. Bêtement. Ce n’est pas faute  d’avertissements : « nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles »

Dans son « Bref essais », Pierre Dockès, en inversant la formule de Sartre (« l’enfer, ce n’est pas les autres ») lance un cri, une exhortation. Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite », comme disait Mitterrand en aveu d’impuissance, c’est NOUS qui allons trop lentement. Ce n’est pas la mondialisation, ce bouc-émissaire facile, qui doit nous faire peur : ce sont nos faiblesses internes. Et le temps que nous avons perdu en ne respectant pas la stratégie de Lisbonne (déjà trop tardive et pas assez musclée)…

Ces faiblesses, Pierre Dockers les analyse bien en se gardant de tomber dans les pièges des clichés en vogue… Oui, « le Gain de l’un n’est pas fatalement la Perte de l’autre ». Oui, « un système social avancé n’est pas un handicap »… Oui, il faut d’URGENCE relancer cette économie de la connaissance et des innovations, ce qui ne veut pas dire casser la recherche publique, bien au contraire ! « Nos lauriers sont coupés ! ».

 C’est toute la filière innovatrice qu’il faut reconstruire (et non achever), toute une vraie politique  industrielle EUROPEENNE à relancer (pas avec le Raffale…) qu’il faut reprendre comme nous l’enseignait Jean Monnet et la CECA, toute une réorientation des investissements (publics et privés) qu’il importe d’opérer… Dans ces remèdes, il est des expressions dont Dockès se méfie : « patriotisme économique », par exemple. Il a raison ! Comme il a raison de mettre en relief bien de fausses solutions agitées sans anticipation des dégâts qu’elles peuvent provoquer : la tentation protectionniste notamment…Mais face à la situation actuelle, ce n’est pas du volontarisme qu’il faut, c’est de la volonté. Nuance…

Daniel RIOT

Classement personnel : 2 . SUR AMAZON >>>>>>

 

 

d673a3221c06d7846ebb74ed400fa5d1.jpg

 

  • "Petits Conseils", Laurent MAUDUIT, Stock. Voilà un livre qui dérange. Et qui devrait déranger politiquement bien des Sénateurs si le prix du meilleur livre économique de l’année lui était décerné par ce Sénat qui joue (avec mérite) la carte d’un jury indépendant et d’internautes à l’esprit libre.

Il dérange surtout, cet ouvrage par l’étrange voyage qu’il propose,  en cet automne où la presse économique et financière française doit se battre pour sauvegarder une indépendance bien fragile… et en cette période où tous les journaux ont des difficultés de trésorerie. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût ! Quand ce coût altère le droit à l’information (donc d’informer et d’être informé), c’est la démocratie qui est faussée…

Il le mérite, ce prix, Laurent Mauduit. Non parce qu’il a dû quitter en conscience un journal après des coups de ciseaux de l’Anastasie des temps modernes (j’en connais d’autres), mais parce que son ouvrage (qui n’a rien d’un règlement de compte) est d’abord un vrai livre : avec les qualités de fond et de style que le mot requiert. Et  le mot « économique » accolé à « livre » s’impose. Même si l’on oublie trop que l’économie est « politique » avant d’être « science »…

Les qualités de l’enquête,  la lisibilité (due à des vertus pédagogiques incontestables),  l’importance des questions qu’il soulève,  l’originalité de sa démarche et les leçons qui sont à tirer de ces quelque 400 pages riches font, à mes yeux (qui se sont frottés aux dix autres livres pré sélectionnés par le « Comité scientifique »),  de ces « Petits Conseils » le livre-lauréat incontestable.

Tout part d’Alain Minc. Ce personnage  est un vrai héros de roman qui se déroulerait dans une ploutocratie quelconque, il est vrai. Le seul problème, c’est que cet auteur à succès, ce conseilleur à forfaits, cet intellectuel médiatisé  n’a rien d’un héros de fiction. Et que ses actes n’ont rien de virtuel. Unique en son genre, Minc l’est assurément (et heureusement), mais ce qu’il incarne, représente, symbolise dépasse sa personne et son personnage. 

L'important, dans cet ouvrage,  n'est pas l'homme, c'est le symbole qu'il constitue. Le symbole, en l'occurrence, de ce « capitalisme de connivence » dont s'accommode trop la France et qui explique en partie le déclin compétitif français. De ce capitalisme bâtard qui pratique en permanence le mélange des genres, joue entre public et privé, pratique avec talent les politiques du « renvois d’ascenseurs » et des « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », se vautre dans les « déjeuners (même petits) corrupteurs », tisse des réseaux d’intérêts plus particuliers que général, et fait bien peu de cas de la vitale indépendance de la presse. Et, au bout du compte, explique bien des faiblesses du système capitaliste « à la française ». Retour au temps de Balzac, un peu. Au temps du « Temps », surtout…

Daniel RIOT

Classement personnel :1 SUR AMAZON >>>>>>

FAITES PART DE VOTRE CHOIX >>>>>>>>

Livres:L'Apocalypse est pour demain?

René Girard : De la guerre finale

Un nouveau Girard, voilà qui ne se manque sous aucun prétexte. Du moins quand on aime réfléchir un peu. Clausewitz revisité…et « achevé » : un bel ouvrage, stimulant. Dans le droit fil du « Penser la guerre, Clausewitz » de Raymond Aron (en 1976). Avec, en plus, la richesse du regard que donne la perception de ce « mimétisme de masse » sans lequel les mécanismes de la violence collective restent peut compréhensibles. Avec surtout une conclusion moins politique, et moins optimiste…

 

21d719a66463b2df56bca866854c7984.jpg

 

Clausewitz a commencé son « De la guerre », à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer… Une œuvre maîtresse est toujours une maîtresse inassouvie…  « Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité », souligne Girard. Entreprise périlleuse ! Mais Girard voit en Clausewitz un homme des Lumières qui a compris l’irrationnel et précisément « cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire ». Limites du rationalisme, de la raison, du raisonnable… face à la « montée des extrêmes » !

René Girard voit (entre autres) dans l’œuvre de Clausewitz l’une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Un conflit « de type mimétique », une « guerre de jumeaux », « chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit ». Avec au bout une incapacité : celle d’imaginer le pire.

53a5971acb129964e4ea20e13773d205.jpg
Clausewitz

Ce pire, selon Girard, Clausewitz peut aujourd’hui nous aider à imaginer le « pire » qui reste devant nous, non plus entre Français et Allemands, mais à l’échelle planétaire

« Il y a aujourd’hui trois questions terrifiantes : l’écologique avec la raréfaction des ressources naturelles, la militaire avec l’accroissement des forces de destruction nucléaire et autres et celle des manipulations biologiques », résume Girard. Que faire pour rompre avec les visions d’Apocalypse que ces questions entraînent ?

Réponse de l’auteur de « Je vois Satan tomber comme l’éclair » :  « Et si la survie de la terre ne pouvait être que fondée sur la morale évangélique ? Je crois que la violence, qui était au fondement des religions archaïques, n’est plus productrice de sacré, elle ne produit plus que de la violence. C’est ici que le christianisme a quelque chose de singulier à nous dire : renoncer à la violence, c’est sortir du cycle de la vengeance et des représailles. L’apocalypse n’est pas la violence de Dieu comme le croient les fondamentalistes, c’est la montée aux extrêmes de la violence humaine. Seul un nouveau rationalisme qui intègre la dimension religieuse de l’homme peut nous aider à affronter la nouvelle donne. »

920222747be693ae9baf146e785dac26.jpg

 

Pour lui, la formule « aimez-vous les uns les autres » est une «  formule héroïque qui transcende toute morale » Plus facile à dire qu’à respecter !... « Nous sommes menacés de mort », explique rené Girard dans une ITW au Point. «  Le message judéo-chrétien est que si nous ne nous réconcilions pas, il n'y a plus de victimes sacrificielles pour nous sauver la peau. L'offre du royaume de Dieu, c'est la réconciliation ou rien. Malheureusement, nous sommes en train de faire le second choix par ignorance et paresse. La seule solution est de refuser toute violence, toutes représailles. Je ne suis pas du tout sûr d'en être capable, mais les Evangiles nous disent que c'est la seule issue. Le drame, c'est qu'on choisit toujours le court terme. Nous sommes tous dans la position de Louis XV : « Après moi, le déluge. »…

 On ne sort pas optimiste du livre de Girard. On ne sort jamais indemne d’un bain de lucidité. Même si l’apocalypse n’est pas pour demain. Et peut être douce, comme il ledit dans une ITW au Figaro « L'ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l'ère du passage à l'acte universel. Il n'y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin. » A suivre tout de même… 

Daniel RIOT

 

Présentation de l'éditeur

René Girard aborde ici l'œuvre de Cari von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : " La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. " Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes. Mais le succès de cette formule témoigne d'un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'" action réciproque " ou de " montée aux extrêmes " désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Clausewitz ", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Biographie de l'auteur

René Girard, membre de l'Académie française et professeur émérite à l'université de Stanford, est l'auteur d'essais traduits dans le monde entier : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), La Violence et le Sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999) et, plus récemment, Les Origines de la culture (2004). Benoît Chantre est directeur éditorial des Editions Carnets Nord.

 EN SAVOIR PLUS >>>>>>

PORTRAIT D'UN PHILOSOPHE >>>>

 

SUR AMAZON >>>>>

 

SUR CE BLOG >>>>>

 

UNE FICHE SUR CLAUSEWITZ>>>>

 

 

04/07/2007

Livre: "AIMER L'EUROPE", de Robert Toulemon, ou l'impérative nécessité de réaliser l'Europe politique...

9bfd0f959d9575a5526ddcae429cb734.jpg

Que Sarkozy se pose en « sauveur de l’Europe » est une chose. Que l’Europe soit sauvée en est une autre... Pour sauver l'Europe, il faut s'inspirer du livre (d'Histoire et de "recettes") de Robert Toulmenon.  

50b8758e7a65075d13c3450a96b589ce.jpgSur son Blog, Robert TOULEMON montre deux des limites du « succès » du dernier Conseil européen : « L’abandon des symboles mais aussi l’absence de toute correction des lacunes et des faiblesses du traité constitutionnel.  (…) On espérait un renforcement des dispositions relatives à l’énergie, au climat, à l’immigration, au social. On pouvait espérer une composition de la Commission assurant mieux son autorité. Au lieu de cela, l’élimination de la mention de la concurrence non faussée des objectifs de l’Union, dont elle demeure un instrument essentiel, apparaît comme une concession heureusement sans portée aux tenants français du non de gauche ».

 

Le grand regret de Robert Toulemon (et il n’est pas le seul à l’avoir !) c’est l’inexistence d’une Europe politique. Il faut faire sauter ou contourner le veto anglais : cela devient un impératif et une urgence !

Cette Europe politique, c’est évidemment celle que Sarkozy devra débloquer s’il veut que son auto satisfaction actuelle se justifie dans un proche avenir… On peut craindre que Sarkozy n’ait pas le temps de se plonger dans le livre de Robert TOULEMON : il y trouverait une bonne inspiration…

Robert Toulemon sait de quoi il parle. Il  occupa pendant dix ans, de 1962 à 1972, de hautes fonctions au sein de la Commission européenne, notamment auprès de deux grandes figures communautaires, le Français Robert Marjolin et l'Italien Altiero Spinelli, qui est à l'origine de l'idée de Constitution européenne.... Et il est demeuré un militant actif, à la fois réaliste et idéaliste, de l'Europe unie.

Cet ancien président de l'Association Jean-Monnet, n'a cessé de plaider la cause du fédéralisme. D’un fédéralisme intelligent, raisonnable, fondé sur une subsidiarité synonyme d’efficacité, comme on refuse de l’imaginer et de la comprendre dans notre France si jacobine…

La France, il l’aime bien sûr, mais il la rend (avec raison) largement responsable des échecs européens. Son action, dit-il, souffre d'une contradiction fondamentale. D'un côté, elle défend l'idée d'une Europe forte, de l'autre, elle lui refuse les moyens de le devenir.

Eh ! Oui. Toujours cette cassure entre De Gaulle et Monnet… Et cette manie nationale de ne pas (ou rarement) se donner les moyens de ses ambitions.  

Selon lui, nombre de Français ne veulent pas comprendre que  « la coopération entre Etats conservant leur libre arbitre peut être fort utile », mais qu'elle ne saurait suffire à donner à l'Europe « une voix qui lui soit propre ». La France fut, certes, à l'origine du projet communautaire mais, dès le début, ses motivations sont « ambiguës » et sa détermination « hésitante », relève Robert Toulemon. Plus qu’une opinion : des constats. Suscités par les effets d’un terrible malentendu : une « Europe européenne » si réclamée ne peut pas être une « Europe française » si rêvée…

Rappels de quelques faits : c’est  après le fiasco de la Communauté européenne de défense, en 1954, l'objectif d'une communauté politique est  « renvoyé à des jours meilleurs ». Des jours qui se sont toujours pas là…Pour le général de Gaulle, le Marché commun ne sera jamais autre chose qu'un « traité de commerce » et « surtout pas l'amorce d'une union politique », estime Toulemon.

C’est vrai même si cela mérite d’être nuancé : « L’Europe politique ? Dans Cinquante ans », disait le gnéral… voilà plus d’un demi-siècle.  

Ni Georges Pompidou ni Valéry Giscard d'Estaing n'infléchiront vraiment cette stratégie. Même François Mitterrand laissera passer l'occasion de la modifier. Tout l'art de la diplomatie française au cours de la négociation du traité de Maastricht, explique Robert Toulemon, consistera à obtenir l'union monétaire sans l'union politique souhaitée par le chancelier Kohl. Erreur ? Faute

Cette union politique aurait pu (du) naître « sur les ruines du mur de Berlin », dans l'enthousiasme de la « libération » de ce pays intrinsèquement « européens ». Il n'en a rien été. Manque de visions d’avenir. Et excès des pesanteurs britanniques… En 2005, le rejet du traité constitutionnel a sanctionné ces « inconséquences françaises » et quelques autres. En attendant que renaisse un jour, selon les voeux de l'auteur, le projet d'une Europe politique. L'Union doit reprendre sa marche en avant pour devenir, aux yeux des citoyens, un "motif d'espoir" plutôt qu'une "source de craintes" : Sarkozy vient de dire un peu la même chose, en étant plus verbal que concret.

Robert Toulemon expose avec précision les diverses raisons d'aimer l'Europe. De l'aimer « pour ce qu'elle est »,  « pour ce qu'elle peut devenir » et « pour les services qu'elle peut rendre à l'humanité » en contribuant à l'émergence d'un nouvel ordre mondial. "Aimer l'Europe pour lui donner une existence politique." Avant que les forces de la dislocation viennent mettre à mort les espérances d'une unification à vocation irréversible, mais à consistance fragile. Un bon livre. Un livre-vitamine.  Avec entre les lignes une leçon de vérité et de conduite : « Aimer l’Europe », c’est s’aimer soi-même…A lire, et à faire lire à ceux qui font de l’Europe un bouc-émissaire trop facile…

Daniel RIOT


*AIMER L'EUROPE de Robert Toulemon. Ed. Lignes de repères, 158 p., 13,50 €

----------------------------------------------

UNE AUTRE CRITIQUE DU LIVRE SUR LE TAURILLON:

EXTRAITS:"Le premier lieu commun combattu par cet ouvrage est lié au parcours de l’auteur. L’Union européenne est souvent présentée comme une construction technocratique, sans âme, apolitique et anti-démocratique. M. Toulemon qui a participé à cette aventure depuis les toutes premières années de la construction européenne montre à quel point cette idée est fausse. Haut fonctionnaire, et donc technocrate, il demeure un homme avec des convictions politiques fortes, une approche cohérente de la réalité. Sa vision de l’Europe n’a rien de technocratique, elle est au contraire vivante, profondément politique et surtout, passionnée". A LIRE >>>>>>

----------------------------------------------

c801ff44d80baf78eba47536064c266b.jpgLA PREFACE DE MICHEL ALBERT AU LIVRE DE ROBERT TOULEMON

"Une puissance d'un nouveau type"

Le cinquantième anniversaire des traités de Rome est célébré alors que la crise ouverte par l’échec des referendums français et néerlandais a plongé l’Europe dans une crise profonde. Les tenants du non n’ont avancé aucune proposition qui ait la moindre chance d’être acceptée par nos partenaires. Ceux du oui, traumatisés par leur défaite, attendent des jours meilleurs. Jusqu’à présent, l’Europe n’occupe qu’une place réduite dans la campagne électorale.

      La Déclaration de Berlin, malgré son contenu très général, est la meilleure que l’on pouvait espérer. Les difficultés rencontrées par Angela Merkel pour obtenir l’accord des 27 en disent long sur l’état de l’Union. C’est une Europe à l’anglaise, espace d’échanges sans ambition politique, qui, à défaut d’un sursaut, se profile à l’horizon.

      L’objet du livre de Robert Toulemon est d’abord, à partir d’une connaissance approfondie des processus européens, de dénoncer les contradictions qui ont, depuis l’origine, marqué la politique européenne de la France : vouloir une Europe politique ambitieuse tout en lui refusant les instruments institutionnels et financiers de la puissance. Il est ensuite d’exposer les raisons que nous avons d’aimer l’Europe telle qu’elle est et plus encore telle qu’elle pourrait être si elle retrouvait dynamisme et volonté.

009369fe3b1d13d330d3ce16387edb36.gif      Les Pères de l’Europe, Jean Monnet(photo) en tête, ont fait confiance trop exclusivement  à la raison. Leurs successeurs ont fait progresser l’Europe mais sans chercher à la faire aimer et  souvent en s’en servant comme d’un bouc émissaire. Or une entreprise historique aussi grandiose, aussi inédite, que celle qui consiste à unir de vieilles nations longtemps rivales autour des valeurs de la démocratie et des droits de l’homme, ne peut réussir sans mobiliser l’engagement affectif d’un grand nombre de citoyens. On ne fera pas l’Europe sans Européens.

      Parmi les raisons d’aimer l’Europe, l’une des plus importantes est celle qui est développée dans le dernier chapitre de l’ouvrage, intitulé « Une puissance d’un nouveau type ». Les défis planétaires auxquels l’humanité est confrontée appellent une gouvernance mondiale fondée sur l’exercice en commun d’éléments importants de souveraineté. L’Europe s’est avancée plus loin qu’aucun autre groupe de pays sur la voie de la conjonction des souverainetés. Sa contribution à la construction d’un monde vivable pourrait être décisive.

Michel ALBERT

A COMMANDER SUR AMAZON >>>>

UN OUVRAGE DE REFERENCE (EN POCHE)  de ROBERT TOULEMON à lire ou à relire:bbc3419ffd3087e9380810ac9183e522.jpg

03:04 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, livre, politique

21/06/2007

Strasbourg: Jean-Marie Colombani "au fil du Monde", d'un siècle à l'autre

Pour Jean-Marie Colombani, il y a une vie après Le Monde : c’est évident. Il en parlera sans doute un peu, ce jeudi,à 17H00 à l’ENA lors d’un débat organisé par la Librairie Kleber que j’animerai avec plaisir, sur le rôle d’un éditorialiste dans un journal (et dans la vie politique) et bien sûr à propos du  recueil d’éditos qu’il vient de publier chez Plon.

medium_colombani_livre.jpg

Remontée dans le temps, au fil du Monde, de l’élection de Sarkozy à …1994. D’un siècle à l’autre. Avec une planète qui bouge et une France chiraquienne en « manque d’espérances »…

Un livre à lire (même si, comme moi, Le Monde est l’une de vos tranches de pain quotidiennes). Un livre à conserver dans les rayons de votre bibliothèque, surtout, ces pages d’histoire écrite à chaud sont le reflet de faits mais aussi de la doxa de ce temps. De cette doxa, de cet air du temps, de ces modes de pensées ou de ces pensées à la mode dont  l’éditorialiste  doit se méfier…Ce que ses lecteurs ne comprennent pas toujours.

medium_Colombani.3.jpg

Sa vie : Né en 1948, au Sénégal, Jean-Marie Colombani a fait  ses études au lycée Hoche de Versailles et au lycée La Pérouse à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) , puis à l'université de Paris II-Assas et celle de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Un parcours sans faute qui le mène à suivre l’une des voies qui peuvent mener au journalisme: licence de droit, Sciences Po Paris et diplôme de droit public. Il entre 'dans la carrière' en 1973, en devenant journaliste à l'ORTF, puis au bureau de FR3 à Nouméa.

Intégrant l'équipe du 'Monde' comme rédacteur au service Politique, il ne va plus quitter le célèbre journal, gravissant les échelons de la hiérarchie, jusqu'au poste de directeur. En janvier 1995, Jean-Marie Colombani devient président du Directoire de la SA Le Monde. Parallèlement, il est administrateur de l'Institut régional d'administration de Bastia, et intervenant régulier à RTL. Il anime également l'émission hebdomadaire 'La rumeur du Monde' sur France-Culture.

27/05/2007

Sur le blog de Chantal Cutajar

STRASBOURG: Les combats de Marc MERGER, suppléant de Bornia Tarral

medium_c_c.8.jpgMarc MERGER est le suppléant de BORNIA TARRAL, candidate UDF-MoDem dans la Troisième circonscription du Bas-Rhin. Son livre mérite d'être  lu. Et médité.Il comporte bien des enseignements qui doivent se traduire dans des lois pour que les handicapés soient considérer pleinement comme des acteurs à part entière de la société.

Au-delà de son témoignage personnel , son engagement politique dans le MoDem est un signe d'espoir et une volonté d'agir pour un "VIVRE ENSEMBLE" PLUS HARMONIEUX.

 Oui, il faut intensifier la lutte contre les discrimianations dont sont victimes les handicapés.

Oui, face aux défis à relever, la France est en retard par rapport à d'autres pays européens. Marc a été entendu à plusieurs reprises par les commisions d'experts et d'études du Conseil de l'Europe. L'organisation strasbourgeoise accomplit dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres un travail considérable qui doit être mieux relayé à .... Strasbourg et à Paris.

Cette action en faveur des handicapés qui doit se développer à tous les niveaux et dans tous les domaines était privilégiée dans le projet Présidentiel de François BAYROU et elle inscrite dans les priorités du programme législatif de l'UDF-MoDem. N'en restons pas aux voeux pieux et aux discours généreux: AGISSONS.!

Chantal CUTAJAR

Lève-toi et marche

 



medium_marc_merger.jpgde Marc Merger
avec Marie-Thérèse Cuny

Récit / témoignage

Editions Robert Laffont


La volonté d’un homme handicapé, alliée à la foi inébranlable d’un chercheur visionnaire: un conte des temps modernes et un formidable message d’espoir…


À trente ans, Marc Merger est un homme heureux. Il va se marier avec Véronique: ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s’aiment. Et puis, une nuit, sur une autoroute déserte, l’horreur: Marc s’endort au volant, la voiture fait une embardée et s’encastre dans le rail de sécurité. Véronique est indemne, mais lorsque Marc se réveille, on lui annonce qu’il est paralysé des deux jambes, et qu’il ne pourra plus jamais marcher…
Au milieu du désastre, alors que toute sa vie est à terre, qu’il se bat pour ne pas céder au désespoir, à la peur, à l’angoisse, deux miracles. D’abord, celui de l’amour: Véronique restera à ses côtés et ils se marieront comme prévu. Et puis, une rencontre: un chercheur visionnaire, le professeur Rabischong. Celui-ci lui explique qu’il peut, qu’il doit garder espoir. Marc, en effet, fait partie de ces paraplégiques, chanceux dans leur malheur, qui ont conservé leur tonus musculaire: lorsqu’on stimule ses muscles, ceux-ci se contractent. En principe, si on les stimulait dans le bon ordre, au bon moment, Marc pourrait remarcher. Le professeur Rabischong lui explique alors son grand projet: programmer un ordinateur pour faire précisément cela, et lui déclare: «Il y a encore du chemin à parcourir, mais quand nous serons prêts, je viendrai vous chercher. Vous serez le premier.»
Dix ans passent. Dix ans au cours desquels Marc reconstruit sa vie. Il apprend à s’adapter à son fauteuil roulant, aux dures réalités de la vie de tout handicapé moteur. Et pendant ces années, le professeur Rabischong reste en contact avec lui. Jusqu’au jour où, enfin, il dit à Marc: «Ça y est, nous sommes prêts.» Car, entre-temps, le rêve est devenu réalité. Certes les obstacles sont encore nombreux: les difficultés de l’opération, puis les problèmes techniques, inévitables quand on est à la pointe extrême du progrès. Mais au bout du tunnel, il y a la lumière: ce jour où, enfin, relié par des câbles à un appareillage encombrant, devant les caméras de télévision, Marc se tiendra debout et fera ses premiers pas depuis bien longtemps…
Aujourd’hui, un an après, la technologie est au point. D’autres patients vont être opérés. La prochaine grande étape est la miniaturisation, mais elle se heurte, hélas, à des obstacles purement financiers. Le plus grand souhait de Marc est que le récit de son histoire puisse faire avancer les choses encore plus rapidement.

Parution : 7 mai 2001
Format : 135 x 215 mm, 198 pages, 18,14
ISBN : 2-221-09339-9

En savopir plus sur Marc MERGER>>>>>>>>

En savoir plus sur Bornia TARRAL >>>>>>>> 

medium_bornia_tarall.pngBornia TARALL est une femme de 50 ans mariée et mère de 3 enfants. Elle occupe le poste de Déléguée Régionale Adjointe de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations).

Républicaine convaincue, elle veut relever, avec des hommes et des femmes de bonne volonté, aux parcours et aux histoires divers, le défi d’une conception moderne de la politique.

Son engagement et son expérience dans le milieu associatif lui confèrent des compétences dans le champ de l’insertion socio-professionnelle et de l’expertise sur les questions de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

Elle a été choisie pour être la candidate aux élections législatives 2007 sur la 3ème circonscription de STRASBOURG pour l’UDF.

«Mon engagement trouve le souffle, l’énergie et la volonté, dans l’action, la conviction et le combat pour le droit et les valeurs de citoyenneté, d’ouverture et de respect. A l’origine de mon implication, il y a ce que nous avons en partage la République, la Démocratie : la France.»

Bornia Tarral est également vice-présidente de: Les Marianne de la diversité

medium_marianne_de_la_diversité.JPGCette association laïque a été créée dans le but d’inscrire la diversité féminine comme un espoir pour renforcer notre cohésion sociale et la société française. Elle entend donner toute leur place dans la République aux femmes soucieuses de s’engager et de transmettre leur savoir, leurs compétences, leurs histoires et la transmission de leur mémoire.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu