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12/07/2008

Rendez-vous sur relatio-europe.eu

Proche-Orient : Sarkozy gagne son pari syrien. PDF Imprimer Email
Samedi, 12 Juillet 2008 19:09

Par Daniel RIOT

Kadhafi ne sera pas là. Tant pis pour lui. Il donne d'ailleurs une leçon à la diplomatie de Sarkozy : les sourires de circonstance peuvent être trompeurs et il faut jamais  couvrir d'excès d'honneur ceux qui ne le méritent pas. Vieille illustration du proverbe trop souvent oublié : « si tu manges avec le diable, prend soin d'avoir une cuillère plus grande que la sienne »...

Une question  s'impose: La même diplomatie ne commet-elle pas la même imprudence en accueillant sinon en  grande pompe du moins avec tous les honneurs protocolaires, Bachar al-Assad, bon héritier de son père « intraitable » ? Le président syrien effectue  aujourd'hui à Paris  une visite historique qui lui permet  de participer au  lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM) chère au président français. Et de participer au défilé du 14 juillet.

Comme si l'on passait l'éponge sur tous les crimes de guerres commis au Liban par la Syrie, y compris contre des forces françaises et des diplomates français ? Comme si l'on oubliait toutes les atteintes aux droits de l'Homme dont sont victimes les Syriens. et surtout ceux qui croupissent dans les prisons du régime. Comme si l'on ne voulait pas du tout se souvenir des actions terroristes des services syriens. Comme si l'on gommait un fait qui reste majeur : la paix israelo-arabe se heurte d'abord au veto souvent belliciste de Damas. Les disputes autour du Golan ne sont qu'un prétexte. Le régime syrien ne semble depuis 1967 ne survivre que par l'état de guerre, vis-à-vis de l'extérieur et à l'intérieur. Cela est resté vrai en dépit des changements qui auraient du et pu intervenir depuis l'implosion de l'URSS qui fut longtemps tuteur et inspirateur des maîtres de Damas...

 

 

Notre réponse est Non pour une raison simple. La paix ne s'obtient que par deux chemins. Celui où l'un des camps écrase l'autre. Vaincre et soumettre. Celui où les ennemis s'arrêtent pour se rencontrer, discuter, négocier. Et tenter de repartir sur des nouvelles bases. Concilier avant de se réconcilier.C'est ce qu' a bien vu Sarkozy. C'est ce qui motive son pari syrien. Un pari gagné...pour l'instant.

Dans cet « Orient compliqué », la paix, ou plutôt les paix puisque plusieurs conflits se superposent et s'enchevêtrent, ne peut (ne peuvent) naître que de médiations, de dialogues, de compromis, d'entente. En ce sens le sommet de Paris est riche de promesses même si aucune illusion ne doit être entretenue. Sarkozy a raison sur un point clef : il faut tout essayer, tout tenter. Ce qui est vrai pour la paix l'est aussi pour la démocratisation des régimes moralement et politiquement condamnables. La démocratie ne se décrète pas. Elle ne peut être favorisée que par un lent et patient travail, sur plusieurs terrains et à plusieurs niveaux. C'est particulièrement vrai au Proche-Orient où les processus de pacification et de démocratisation seront intimement liés ou ne seront pas. 

 
Eloge du Banquet PDF Imprimer Email
Samedi, 12 Juillet 2008 10:07
 
Par Bernard ANCORI
Vice -Président de « Sciences et société » à l'université Louis Pasteur en juin 2007 -  un département universitaire unique en France - , Bernard ANCORI a ouvert le colloque organisé par le Festival des cultures et des saveurs d'Europe de Strasbourg au Conseil de l'Europe.  Nous publions ici son "eloge du banquet". Avec, en guise de mise en bouche,  ce célèbre tableau de Rubens Pierre Paul, "le banquet de Terée (Musée du Prado)
 
 
La libération d'Ingrid Betancourt: Au-delà de la belle histoire du dénouement.... PDF Imprimer Email
Vendredi, 11 Juillet 2008 17:46
par Jacques PILET

Le tumulte autour de la libération des otages des FARC n'aide pas vraiment à comprendre ce qui se passe en Colombie. Les retransmissions en direct des embrassades de l'icône Ingrid avec ses proches et un président français ravi de l'aubaine, les vidéos bizarres sur le raid de l'armée, tout cela montre les limites de l'information télévisée.

Quant aux révélations sur les dessous de l'affaire, quant à la petite polémique entre Bogota et Berne, ce ne sont que péripéties. L'essentiel, c'est la liberté retrouvée des prisonniers de la jungle, c'est la joie du peuple colombien qui n'en peut plus des exactions de ces pseudo-révolutionnaires. C'est aussi la réussite d'une opération qui n'a pas fait couler une goutte de sang. Jusqu'à Chavez et Castro, tous ont félicité le président Uribe! Comme dit son homologue équatorien Correa, «même Che Guevara, s'il avait connu les mœurs de cette guérilla-là, en aurait eu honte».
 
Srebrenica: Treize ans après, le deuil (encore), la colère (toujours) et la honte (permanente) PDF Imprimer Email
Vendredi, 11 Juillet 2008 17:32
Le Conseil de l'Europe dénonce: "Les premiers responsables de ce génocide sont toujours en liberté"

"Ce massacre prémédité de milliers de garçons et d'hommes de tous âges restera à jamais gravé dans la mémoire collective de l'Europe. Ce jour est l'occasion de nous souvenir des victimes et de renouveler notre sympathie à leurs familles, mais c'est aussi l'occasion d'exprimer notre colère. Deux criminels de guerre, accusés d'être les premiers responsables de ce génocide, sont toujours en liberté" a déclaré le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe Terry Davis à l'occasion de l'anniversaire du massacre de Srebrenica: "C'est une insulte à la mémoire des victimes, un obstacle à la réconciliation et une honte pour ceux qui n'ont pas fait ce qu'ils auraient pu et dû faire : livrer Ratko Mladic et Radovan Karadzic à la justice. "
 
Nicolas Sarkozy au PE : "L'Europe n'est pas condamnée à l'inaction" PDF Imprimer Email
Jeudi, 10 Juillet 2008 22:07

Pouvait-il tenir d'autres propos sur un autre ton? Certainement pas. Sarkozy a même, de l'avis de la très grande majorité des euro-députés, fait une prestation sans faute ni sur le fond ni dans la forme. D'ailleurs, le soin pris par la présidence française , représentée en permanence dans l'hémicycle depuis l'ouverture de la session jusqu'à sa clôture, a été fort appréciée, y compris par des élus qui ne partagent pas les orientations du chef de l'Etat.


Sortir l'Europe de la crise, rassurer les citoyens en montrant que l'Europe agit pour tous, pas de nouvel élargissement de l'Union sans Traité de Lisbonne: tel a été le message délivré par le Président français et Président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen ce jeudi. La plupart des députés ont soutenu les priorités de la présidence française,  mais, logiquement,  nombre d'entre eux ont critiqué son manque d'ambition sur le plan social et son attitude à l'égard de la Chine.une attitude qui a fait piquer un coup de colère à Dany Cohn-Bendit.
 
Le clin d'oeil de Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Jeudi, 10 Juillet 2008 01:29
 
L'Europe des tricheurs... PDF Imprimer Email
Mardi, 08 Juillet 2008 13:59

Par DANSOLAL

 


 

Effets de la médiatisation des réussites artificielles, des mirages de l'argent "facile" et du factice, de l'artificiel, de la "frime-fric" ? Conséquences de la crise de confiance dans les personnels et les structures politiques, de l'affaiblissement de l'esprit "service public", des insuffisances de l'éducation civique, de ce que Castoriadis appelait "la montée de l'insignifiance? Ravages de l"'individualisme de masse" triomphant? Le système D n'est pas en crise. Et l'Europe de la triche et des tricheurs se porte bien...

 

Les Tricheurs... Par Georges de La Tour, 1625, (en haut) et par Caravage, 1593.

 

 
Vers une nouvelle culture de mobilité urbaine PDF Imprimer Email
Jeudi, 10 Juillet 2008 00:32
Un rapport d'initiative  du parlement européen

Des concepts novateurs sur la mobilité des villes s'imposent pour aborder les effets négatifs du transport urbain sur l'environnement et sur le changement climatique. Tel est le message d'un rapport d'initiative qui plaide pour une définition précise du rôle de l'UE en matière de politique de mobilité urbaine. Le principe de subsidiarité devrait être respecté de manière à prendre des mesures au niveau de l'UE uniquement si elles apportent une réelle valeur ajoutée, soulignent les députés.

 
La pieuvre nucléaire PDF Imprimer Email
Mardi, 08 Juillet 2008 22:10

Par Corinne Lepage

La décision annoncée par le Président de la république de construire un deuxième EPR révèle s'il en était besoin, la gravité de la situation française au regard du fait nucléaire. Notre prisme de plus en plus déformé à l'égard de l'industrie nucléaire est en passe de nous plomber sur le plan intérieur comme sur le plan international.
Entendons nous bien. Il ne s'agit pas de sortir du nucléaire ou de contester le nucléaire a priori même si nos élites ont la fâcheuse habitude de nier tout inconvénient. Il s'agit de mesurer les ravages que le choix aujourd'hui de l'EPR va provoquer dans le domaine de l'économie, de la recherche, de la gouvernance,et de la politique étrangère.

 
 
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