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19/06/2007

POLITIQUE: Le Modem, digue anti raz-de-marée..

Petites leçons du deuxième tour des Législatives : Ce sont les électeurs du MoDem qui ont contrarié les desseins de l'UMP 

« Doulce France »… Toujours prête, de plus en plus même, à se laisser aller d’une humeur à l’autre. Pour se faire peur, ou plaisir. Pour fuir les réalités, souvent.

Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s’inscrit dans les sondages. Un succès à inscrire dans le Livre des records pour l’UMP, qui pourtant, a  un  bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu’à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l’objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.

Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s’est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l’état de grâce », ose un autre…Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes…

En fait, le fait qu’un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives   n’a rien d’exceptionnel. Et l’important n’est pas ce qui est mis la  plupart du temps en valeur, mais ce qui est caché par ce qui est valorisé.

Un «recul » de l’UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C’est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. Et la victoire de l’UMP et de ses satellites est incontestable.

Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n’est pas représentée, et on notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n’est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d’un bi-partisme qui s’auto-reproduit. Et ne parlons pas de la représentation des « minorités visibles »…

Bien blanche, la Chambre! Même l’arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer … 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction.

Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l’importance historique et périlleuse de l’ABSTENTION. C’est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C’est la démonstration que les Français, malgré l’effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu’elle se pratique.

Problèmes d’éducation (dès l’école), d’information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d’état d’esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)…

ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J’attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d’autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer,  et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement

En termes d’analyse politique, il importe bien sûr d’être prudent. Et ne pas s’en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des  calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d’être mise en relief:

>>> L’échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l’extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !

>>> Le sauvetage du PC n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet   revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu’on pouvait le penser : ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d’authentique réformateurs d’une pensée et d’une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche «  qui irait du PC au centre ». Le PS  va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre ou avec le centre….

>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu’ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants… Après la vague rose des régionales, le même concert d’auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.   

Il est vrai qu’au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours,  le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges,  contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal…

Mais une « surprise » provoquée par quoi ?

Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l’habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale…

Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d’autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n’a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu’au premier »

Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l’absence de triangulaire. Il n’y en a qu’une , et elle a été gagné par le MoDem…

Il a été surtout servi par l’électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d’exception)  la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)

Claude Patriat explique :  «  Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. ».

Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a  bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l’absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.

C’est logique puisque l’électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le  « général Morin ». C’est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d’arbitrage. C’est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d’un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.

Cet appui du moDem est d’ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l’UMP et 17% se  seraient abstenus ou auraient voté blanc.

A noter au passage la faible abstention des  électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c’est  le signe d’une motivation civique forte chez celle et  ceux qui optent pour l’orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.

Ces données sont évidemment importantes pour tenter d’imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d’abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.

Daniel RIOT

14/06/2007

Strasbourg: Médiocratie élective...

Législatives: Vous avez dit "débat"?

La politique, c’est le moyen d’être plus intelligent ensemble… Du moins, c’est la conception que j’en ai. En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques idéalistes qui la soutiennent parce qu’ils partagent cette idée noble, forte et …de bon sens de la politique, j’ai assisté au débat des DNA opposant, salle de la Bourse,entre les cnadidats du deuxième tour.

D'un coté,  la jeune femme lisse qui propulsée par le « Tandem UMP » porte les couleurs de l’UPS (Union pour Sarkozy), Frédérique Loutrel. De l'autre l’homme qui devrait être cité en référence pour faire réfléchir les candidats à la députation quand ils choisissent leur suppléant, Armand Jung, sortant PS, installé au  siècle dernier au Palais Bourbon par Catherine Trautmann dépassée par son succès de l’époque… Las ! La politique, dans ces conditions, c’est la démonstration  qu’il  est  encore plus difficile d’être intelligent à plusieurs que séparément.

Vous avez dit « débat » ? Les deux journalistes qui tentaient de l’animer n’y sont pour rien : ils ont fait ce qu’ils ont pu…

La qualité d’une joute dépend de la qualité des jouteurs non de celle des arbitres. Et pour qu’il y ait débat, il faut qu’il y ait des idées. La juxtaposition de deux partitions (trop connues) donne deux monologues, mais pas un dialogue. La force de la claque des jeunes de l'UMP n'y change rien...

Par égard par Dame Loutrel et Sieur Jung, par respect pour le suffrage universel et pour ne pas encourager les abstentionnistes, je renonce à coucher sur ce blog ce que m’inspire cet étalage de la médiocratie qui m’a rajeuni : même la plus jeune faisait très passéiste, comme prisonnière d’un discours politique d’un autre âge.

Nous étions loin, très loin, des perspectives que pouvait offrir le débat, sur le fond, à partir de la grille de lecture des valeurs et du projet du moDem, proposé aux deux « finalistes » par Chantal Cutajar.

A l’heure où j’écris ces lignes, Armand Jung a répondu par l’affirmative à cette invitation destinée à éclairer le choix des électeurs qui s’étaient portés sur la candidate du Modem au premier tour. Et Frédérique Loutrel, en bonne imitatrice de pratiques bien connues chez les locataires de l’Hôtel de Ville et de la CUS, s’est cantonnée dans un silence d’impolitesse pour ne pas dire de mépris arrogant. Politique et politesse ont pourtant la même racine…

Mais peut-être donnera-t-elle une réponse le 18 ou le 19… Il est vrai que dans un tel débat, les fiches récitées ou criées n’auraient pas suffi. Mais elle a sans doute eu tort de faire ce « coup du mépris » :elle a peut-être, outre la docilité , des qualités cachées ou encore mal montrées qui auraient pu se révéler. Comme Chantal Cutajar, je crois en la perfectibilité de toutes les natures humaines.

Cela dit, ne dramatisons rien. Dans le prochain Parlement, les qualités de débateurs ne compteront guère : il n’y aura que très peu de vrais débats. Une chambre d’enregistrement avalise  ce qu’on lui fait avaler. Vote et tais-toi ! Alors ?... Le combat pour une démocratie qui ne soit pas qu’élective mais représentative et délibérative ne fait que commencer.Il risuqe d'être long...

Mais ne désespérons pas : l’Alsace compte tout de même quelques parlementaires UMP de qualité. Je les connais et les apprécie. Dommage : ils ne sont pas Strasbourgeois.

Daniel RIOT      

12/06/2007

Strasbourg: Deux prises de positions de Chantal Cutajar

Le cap de François Bayrou doit être respecté

( Communiqué de presse)

Alertée par de nombreux nouveaux militants du MoDem soucieux que « le cap défini par François Bayrou soit respecté au niveau local » à la suite des déclarations dans la presse du conseiller municipal Frédéric Le Jehan, Chantal CUTAJAR  présidente du groupe des élus  UDF-MoDEM au Conseil municipal de Strasbourg tient à faire la mise au point suivante :" Monsieur Le Jehan appartient au groupe centriste du Conseil Municipal dont le Président, Monsieur Laurent SPIERO, suspendu de l’UDF – MoDEM est le suppléant de la candidate UMP aux législatives sur la première circonscription de Strasbourg. L’UDF-Modem n’est en rien concerné par ses déclarations".

De même, selon Chantal Cutajar,  les propos de Mme Pascale Jurdant-Pfeiffer, qui avait l’investiture UDF-Modem à Strasbourg 2, invitant ses électeurs à voter « massivement » en faveur d’un des candidats en lice au second tour dans sa deuxième circonscription "sont contraires à la logique d’indépendance et au refus de « toute cuisine électorale entre les deux tours ». Je rappelle que, selon la formule d’Eric Azière, responsable des élections au moDem, la stratégie du MoDem est d'incarner le pluralisme, pas de faire l'appoint circonscription par circonscription quand il manque des voix aux uns ou aux autres ".

Chantal Cutajar ajoute:"Les nouveaux adhérents du MoDem ont des exigences intellectuelles et morales qui impliquent une rupture avec des pratiques politiciennes qui n’ont plus lieu d’être. En effet, « la création par des anciens élus UDF ralliés à L’UMP, du PSLE (parti Social- Libéral européen) dit « Nouveau centre » doit permettre des clarifications et des reclassements. « Nous avons choisi la voie de l’indépendance », a réaffirmé aujourd’hui François Bayrou. Cette ligne est la mienne et je la défendrai avec force."

Armand Jung accepte l’invitation de Chantal Cutajar

(Communiqué de presse) 

Chantal Cutajar (UDF-MoDem) se félicite de la réponse donnée par Armand Jung à sa proposition d’un débat à trois pour éclairer les électeurs qui lui ont fait confiance au premier tour des élections législatives. Elle attend la réponse de Frédérique Loutrel pour donner suite à sa proposition . « J'ai bien pris connaissance de votre courriel du 11 juin 2007 par lequel vous proposez l'organisation d'un débat public contradictoire associant les deux candidats encore en lice pour le 2ème tour des élections législatives et vous-même. J'ai bien compris le sens de cette démarche qui vous honore. C'est bien volontiers que je vous donne mon accord pour un tel débat public. J'ai déjà informé différents médias de ma position », écrit Armand JUNG.

La bataille de Strasbourg: front gauche, front droit et centre pluriel...

Chantal Cutajar a eu raison de proposer aux deux finalistes de la Une un débat contradictoire sur le fond aux deux candidats sélectionnés par le suffrage universel au premier tour. J’ignore quelle sera leurs réponses : c’est leur problème. Peut-être se réfugieront-ils derrière les débats orchestrés par France 3-Alsace puis par les DNA pour refuser plus ou moins poliment cette offre démocratique.

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Mais l’initiative de Chantal (effectivement calquée sur la démarche de Bayrou entre les deux tours des Présidentielles, comme les DNA le soulignent dans un article remarquable) se place dans une autre perspective : que les deux finalistes gagnent les voix qui s’étaient portées sur elle au premier tour par la force de leurs arguments et par leurs réponses aux exigences de la plate-forme du MoDem.

C’est d’ailleurs, pour moi,  l’occasion de regretter que le premier tour n’ait pas été marqué par de vrais débats publics contradictoires (mis à part une esquisse de table ronde sur France 3). « La démocratie, c’est le débat », dit justement Chantal. Ce qui sous-entend que la liberté de choix est d’abord un droit de savoir.

Or, sur quels critères choisir entre les deux représentants des deux citadelles de la bipolarisation institutionnalisée qui caractérise cette « démocratie » de type présidentialiste à la russe plus qu’à l’américaine ?

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>>>Armand Jung illustre, par son bilan déplorable (c’est un constat de réalité, non une appréciation subjective), toute la tragédie du PS : archaïsme, flou des valeurs et manque d’idées,  paresse intellectuelle, verrouillage des structures internes par tous les moyens, y compris les plus douteux, confusion des genres (un député n’est pas un conseil général avec un galon de plus), clientélisme facile…

Un député du « temps des tavernes », comme je l’ai déjà écrit. Un député chrysanthème. Un député qui brille par son absence à Paris, y compris dans des débats cruciaux, retraites et sécurité par exemple)

Ce n’est pas à moi de faire un procès à charge contre lui à la veille du second tour. D’ailleurs, sa personne n’est pas en cause. Je n’hésite pas à me répéter sur ce point: le bilan de l’opposition PS « sortante » est globalement nul, c’est ce qui permet à Sarkozy de se donner une image de rupture et à la majorité sortante d’être reconduite d’une façon triomphale, malgré son bilan catastrophique…

C’est ce qui permet à quiconque a la chance de bénéficier de l’étiquette UMP d’être porté bien au-delà de ce « principe de Peter » qui détermine les limites de chacun.

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>>>> La très lisse Frédérique Loutrel, candidate par procuration du « Tandem UMP » qui dirige la ville et qui s’était planté dans la même circonscription lors des législatives précédentes, bénéficie bien sûr de cette « vague bleue ».

D’ailleurs, elle résume elle-même son programme très bien « donner au président Sarkozy une majorité », comme si Sarkozy n’était pas assuré d’avoir une majorité à sa botte.

Elle ajoute dans les DNA de ce matin : « Faire entendre la voix de Strasbourg à Paris ». Comme si son filet de voix (qui récite si bien ses fiches) allait faire mieux et plus ce que toutes les voix « umpistes » alsaciennes (à commencer par celles de ses tuteurs du « tandem » ne réussissent pas à faire…

A la limite, cette ambition là est désobligeante pour ses protecteurs-propulseurs. Même les DNA qui savent ne pas déplaire au « tandem UMP » ont parlé de « marionnette » à son propos… Les tireurs de ficelles ont d’ailleurs affiché toute leur satisfaction à l’issue du premier tour. Et ils ont toutes les raisons d’être optimistes pour le deuxième.

On connaît les défauts du « vieil Armand », mais personne ne connaît les qualités de leur « poulain », à l’exception d’une, la docilité. Robert Grossmann l’a louée, en utilisant d’autres mots bien sûr…

Cela dit, je la trouve plutôt sympathique, Frédérique Loutrel. Je me fais seulement une autre idée du renouvellement et de la féminisation de la classe politique. Et si , pour reprendre une formule devenue célèbre, "je ne sais encore comment je voterai dimanche dans la "UNE", je sais pour qui je ne voterai pas"...Entre deux maux...Mais je ne suis pas encore dans l'isoloir! J'attends le débat à trois proposé par Chantal Cutajar

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>>>Je comprends l’aigreur de Martine Caldéroli-Lotz qui apprend à ses dépends que les procédures électives, dans les partis et en dehors, ne privilégient pas toujours les critères de qualité et de compétence.

Je comprends aussi que cette exclue de l’UMP, lâchée par ceux qui l’avaient encouragée, ait réuni sur son nom autant de voix.

Confidence (qui n’intéresse personne sans doute) : si j’avais voté pour à la fois soutenir Sarkozy et me sentir dignement représenté au palais Bourbon, c’est un bulletin Caldéroli que j’aurais glissé dans l’urne… Même si  son affiche semble sortir d'un feuilleton du type "amour , gloire et beauté"... La personnalité des candidats, çà compte, non? Mais mes préoccupations citoyennes se manifestent ailleurs et mes espérances s’investissent sur d’autres noms. Et je ne vais pas pleurer sur les erreurs de choix de l'UMP.Trop de caractère pour le Tandem, Mme Caldéroli!

Puisque j’en suis au « camp » sarkozyste de Strasbourg, deux remarques :

*>>> Je suis rassuré par le bouillon pris par Schaffhauser (même si  je suis triste pour lui)… J’avais rencontré « Schaff » avant qu’il annonce son retour en fanfare dans Strasbourg-Village. Je me souviens de l’avoir incité à la prudence et à la pudeur… Un moulin à paroles et une machine à fric et à « com’ » ne suffisent pas (heureusement) à garantir un minimum de réussite en politique.

*>>> C’est drôle de voir comment les représentants de la droite strasbourgeoise ont besoin de se donner une bonne conscience « centriste ». Des suppléants qui agitent toujours le drapeau UDF, des soutiens qui se réclament toujours du même signe UDF. Le TGV n’a pas contribué à accélérer la circulation des informations en provenance de Paris et d’ailleurs.

Ce matin encore, je lis dans les DNA (toujours très généreuses envers ceux qui sèment la confusion au « Centre ») une « réaction » du Sieur Le Jéhan qui n’engage que lui (son titre de porte-parole de l’UDF lui a  été publiquement retiré) et qui tient des propos dignes du PSLE, « Nouveau centre » mais indignes de « l’UDF-Modem » et qui mêle d’une façon perverse enjeux législatifs et enjeux municipaux.

J’ai tout de même vu cet homme plein d’appétit applaudir lors d’une réunion du MoDem des discours approuvant le cap et la ligne Bayrou… Etrange.

On peut au MoDem préférer Sarkozy à d’autres et on peut donner sa voix à qui l’on veut. En conscience. Mais la Liberté n’est pas celle de jouer contre son propre mouvement. Le Centre « central » est pluriel. Mais là, on s’affiche clairement et singulièrement à droite, droite. Rejoignez le général Morin, soldat Le Jéhan ! Vous serez plus à l'aise avec vous-mêmes. Et vous jouerez gagnant! Pour le MoDem, repos...Un mouvement aussi prometteur exige une certaine honnêté intellectuelle.

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Evidemment, à ce stade de ce survol strasbourgeois, j’entends les voix de ceux qui s’interrogent sur la prise de position de la candidate du MoDem de Strabourg 2, Pascale Jurdent-Pfeiffer, qui à la télévision, met son échec sur le dos de… Bayrou et de ses « erreurs de stratégie » et qui dans les DNA de ce matin finit par faire pitié. Et faire bondir ceux qui rêvent d’un MoDem qui n’hérite pas des tares de l’UDF...

Je n’aime pas les gens qui sont victimes d’injustices ou de mauvais procès. J’avais été outré par l’ exécution morale de Pascale  sur le blog de Robert Grossmann transformé en espace public de tortures.

Et j’ai pris sa défense devant ceux qui ironisaient avec méchanceté sur son coté schizophrène, sur son « cul entre deux chaises », sur son « hystérique soif de pouvoir à tout prix ».

Je comprends sa difficulté de vouloir rester fidèle à la fois aux valeurs d’un parti qui l’a mise en bonne place sur la liste des « européennes » (une défection de Nathalie Griesbeck et elle se retrouve dans l’hémicycle du Parlement européen) et sur sa fidélité à un « tandem UMP » qui la malmène mais avec lequel elle veut continuer à travailler.

Mais je dois dire que ses réactions de dimanche et d’hier la disqualifient politiquement à mes yeux.

La voici, victime autoproclamée d’une injustice de la part de ses électeurs. Qu’elle insulte !  « Je travaillais 70 heures par semaine pour eux, je n’en ferai plus que 35 ».

La voici victime du « Tandem » qui ne lui a pas rendu son soutien…Comme si la reconnaissance était inscrite dans les statuts de l'UPS (L'Union pour sarko; pardon pour Starsbourg)... 

La voici victime de Maurer qui na « jamais mis les mains dans le cambouis »

La voici (encore et surtout) victime de Bayrou… Là, c'est plus que grave! pour elle, non pour Bayrou. Le Béarnais avait d’elle, pourtant, une belle image.  Trop belle, sans doute. Une image entretenue (il me l’a dit) par Marc Reymann (le retraité forcé de la députation UMP) et nourrie par les qualité de sérieux qu’elle avait montré quand elle travaillait avec l’ancien ministre-sénateur Daniel Hoeffel (en compagnie de Fabienne Keller).

Hoeffel (qui a été victime du « coup du cocotier » réinventé par  celles et de ceux qu’il avait lancé en politique) ne se pardonne pas « son erreur de casting » avec Mme Keller. Il y a sans doute aussi « erreur de casting » (au sein de l’udf) avec la pauvre Pascale..

A tel point que les socialistes les plus lucides se réjouissent qu’elle ait appelé à « voter massivement « pour son ex-adversaire UMP Jean-Philippe Maurer ! Le « massivement » sonne mal en effet. La crédibilité du message est annulée par le manque de crédibilité révélée de la messagère. Accusés d'ingratitue, ses électeurs suivront-ils une "consigne" de la part d'une candidat d'un parti qui refuse les ...consignes? Indirectement, elle crée du suspense où il y en avait peu. le comble, pour elle, c'est que Biess, le socialiste, la remercie dimanche soir...

Pourquoi diable s’est-elle présentée contre Maurer pour qui elle va "voter massivement", Pascale ? Se serait-elle effacée en sa faveur si elle avait eu accès à une triangulaire du second tour ?

Qui plus est, Mme Jurdent-Pfeiffer oublie que la logique et la morale du MoDem est incompatible avec toute « cuisine politique » de ce type. Le Centre authentique, a rappelé Bayrou, ne consiste pas à donner des voix à ceux qui en manquent,  que ce soit à droite ou à gauche. Ce n’est pas là une consigne : c’est une attitude de bon sens. De logique. De cohérence intellectuelle et morale.

Indépendamment de ses illusions de candidate qui se voyait trop haute par rapport aux réalités du moment, Pascale aurait sans doute fait davantage de voix si, durant sa campagne (et durant la campagne présidentielle qui a précédé) elle avait été plus claire.

Rappel: Ce n’est pas un hasard si c’est dans son canton que Bayrou a fait son score le moins bon sur Strasbourg…

Questions:Pourquoi par exemple a-t-elle dû passer autant de temps et d’énergie à « défendre le tandem UMP » dans sa campagne contre le candidat UMP ? Pourquoi, entre autres, a-t-elle fait censurer (oui, çà s’appelle comme çà !) la diffusion d’images sur l’un des rares incidents de cette campagne par ailleurs correcte sur Strasbourg : une prise de bec (pour ne pas dire plus) entre une de ses « tracteuses » et l’équipe de choc de Maurer ?

Pourquoi aussi a-t-elle pris soin de ne pas apparaître en trois circonstances où sa présence s’imposait : à la présentation des candidats du MoDem dans le Bas-Rhin, à la conférence de presse de Bayrou à Colmar et à la soirée d’inauguration du MoDem 67…

Pourquoi (encore) a-t-elle éprouvé le besoin de lancer devant une partie de son équipe de campagne : « Le MoDem, je m’en fout. Il m’a permis d’avoir l’investiture, c’est tout »… (si c'est faux, il faut le démentir, le témoignage que j'en ai n'a rien d'un "chuchotement")

C’est dur de se réclamer de Bayrou et de montrer de l’indulgence et de la complicité envers celles et ceux qui se prennent pour des « petits Sarkozy locaux »…

Mais c’est grave de montrer ainsi autant de facettes pour le moins variées. Etes-vous sûre, Pascale,  d’avoir été sincère en reprenant devant les caméras de France 3 le refrain de Piaf, « Non rien de rien, Non je ne regrette rien »…

Désolé, Pascale. Indépendamment de la sympathie que j’ai pour vous, je suis obligé  de vous dire que la pire des pages de votre histoire politique a été écrite ce matin dans les DNA.

Vous dites vous « sentir à l’aise au MoDem ». Le problème, c’est que nombre d’adhérents du Modem risquent d’être mis très mal à l’aise par votre présence au même MoDem. Pour vous aussi, tôt ou tard un choix s’imposera : le « PSLE-Nouveau centre » (ils ont tant d’élus !) et le MoDem. Le général Morin cherche des cantinières.

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« Et Chantal Cutajar ? » J’entends la question qui brûlent l’esprit de ceux qui ont eu la patience de lire jusqu’ici cette longue mais petite Chronique strasbourgeoise. Je l’ai tellement entendue déjà, cette question depuis dimanche soir...

RAS : rien à signaler. Je l’ai soutenue. Et je continue. Plus que jamais !

Ses résultats ne m’ont en rien déçus. Dans mes estimations personnelles, je lui donnais deux points de plus : c’est tout. Ce qui prouve qu’on être engagé (à fond) et rester un analyste lucide…

>>>Je savais qu’une partie des voix « anti-tandem UMP » allaient aller chez Mme Caldéroli.

>>>Je savais que nombre d’électeurs dits de gauche allaient, souvent au dernier moment, préférer se réfugier dans l’abstention plutôt que de lâcher complètement le PS au bénéfice du MoDem.

>>>Je savais qu’elle subirait comme tous les autres candidats du MoDem les contre-coups des trahisons dont a été victime Bayrou et des interrogations (légitimes) sur la fiabilité durable du MoDem.

>>>>Je savais surtout que ses qualités  personnelles allaient être masquées par le brouillage politique soigneusement entretenu par les faux centristes et les vrais « centreux » ex-udf, banni de l'udf ou ...encore udf locaux. 

>>>Je savais même (ce qui est un comble!) qu’elle allait un peu pâtir du fait qu’elle a figuré en troisième position sur la liste du « Tandem UMP ».

Il est des mémoires sélectivement entretenues. Il est, surtout,  des campagnes d’insinuations, de dénigrement et de désinformations qui font des ravages durables.

Le seul fait qu’on la traite encore de « dissidente » (ce qui est une contre-vérité manifeste) est révélateur de tout cela. Comme d’autres appréciations, publiques ou privées qui n’engagent que ceux qui les font : « Nos jugements nous jugent », redirait Paul Valéry 

Je lisais encore ce matin dans un article dit « d’éclairage » dans L’Alsace où l’on réussit à qualifier « d’ambiguë » la position de Chantal Cutajar dans la perspective du deuxième tour…

On peut l’approuver ou la désapprouver, cette position,  mais elle est tout sauf « ambiguë » : elle appelle ses électeurs à voter …massivement selon leur conscience.

Pourtant,  Yolande Baldenweck, signataire de ce papier, est une bonne journaliste qui connaît le sens des mots. Il est vrai (c’est de notoriété publique) qu’elle est très proche du « tandem UMP », Yolande. C’est son droit le plus strict. Le seul problème, c’est que cela se voit souvent dans ce qu’elle écrit ou n’écrit pas sur certains sujets, ceux qui touchent à Chantal, par exemple !

Comme disait Beuve-Merry, « l’objectivité n’existe pas ; ce qui compte, c’est l’honnêteté »… Je dois moi-même être un peu partial. C’est sûr : Je soutiens Chantal, mais je le dis clairement.            

Tout cela n’a rien de grave. Chantal Cutajar a trop de qualités d’intelligence, de caractère et de cœur pour s’arrêter à ce type de péripétie...Elle a appris que la politique "est un sport de combat", comme dit Bayrou.

Daniel RIOT 

Législatives: Le bon cap de François BAYROU...

Trois leçons du premier tour, parmi d’autres…

La vague bleue annoncée déferle, le rose du PS est bien pale, les girouettes « centreuses » voient leurs trahisons récompensées, la future Assemblée ne sera qu’une chambre d’enregistrement: où est l’événement ? Dans le taux historique d’abstentions. Du jamais vu depuis 50 ans !

Cette abstention record est d’abord un démenti cinglant à ceux qui, commentateurs ou politiques, avaient vu dans la participation civique exceptionnelle de la Présidentielle le signe d’une « réconciliation des Français avec la politique », d’une « revitalisation de la vie démocratique ».

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C’est fou comme, dans l’urgence de cette immédiateté qui nous gouverne, les « analystes », les « experts », les « politologues » éprouvent des difficultés à se souvenir que « les événements ne sont que l’écume des choses », que le plus visible n’est pas forcément le plus vrai, et la réflexion consiste d’abord  résister « à l’air du temps », aux réflexes à la mode, aux pressions de la doxa du moment, aux réflexes de mimétisme.

La « pensée unique » aujourd’hui c’est celle qui transforme les plateaux de télé, les studios de radio et trop de rédactions en nouveaux café du Commerce. Sous le ton docte : la banalité. Sous les évidences de bon sens : des contre-vérités pernicieuses, trompeuses. On est vraiment loin de "sous les pavés, la plage...pour mieux penser!

Non les Français ne sont pas réconciliés avec la politique. Non, nous n’avons pas à être fiers de notre démocratie. Non, nous n’avons pas à vanter la qualité de nos institutions.

Leçon numéro un : la première raison d’être du MoDem doit être de revivifier, d’approfondir, d’enrichir cette « démocratie », à tous les niveaux. Nous sommes dans une démocratie élective, mais non représentative. Et la crise du politique ne s’est pas terminée avec les coups de baguettes magiques de Sarko-l’illusionniste et les prières incantatoires de Ségo-l’enchanteresse.

Aux politologues d’analyser en profondeur le  contraste entre les suffrages plébiscitaires des sarkozystes et le nombre de Français qui sont décus par les résultats des élections : plus de la moitié !

Les commentaires entendus, et lancés comme des cris de victoires par les démocrates UMP, sur la « liquidation du front national » sont du même ordre de l’imprudence et de la superficialité. Le Pen connaît un échec, mais ses idées ne sont pas en échec.

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Et son électorat, partagé entre le champ magnétique de Sarkozy et une abstention boudeuse et grincheuse porte les mêmes colères, les mêmes peurs, les mêmes incompréhensions, la même soif de populisme. Et les mêmes périls anti-démocratiques, les mêmes menaces contre un "Vivre ensemble" harmonieux. Cette "maladie européenne sénile", comme dit Dominique Reynier, n'est pas guérie. 

En Alsace, l’autosatisfaction chantée à la télévision par Adrien Zeller, le Président du Conseil régional, que l’on a connu plus lucide, constitue un bien mauvais diagnostic.

Les sondages qu’on exploite tant à des fins politiciennes et qui contribuent (comme la politique-spectacle) à transformer les compétitions électorales en tournois sportifs, sont étrangement passés sous silence quand ils montrent une hausse des réflexes racistes, des comportements xénophobes, des conduites discriminatoires.

Leçon numéro deux : la politique aujourd’hui plus que jamais constitue d’abord , à travers des actions concrètes, a donner du sens au mot valeur. Ce n’est le cas ni à l’UMP, coalition hétéroclite qui n’est soudée que par un réflexe de type bonapartiste d’accaparement des pouvoirs, ni au PS où les valeurs proclamées sont trop illustrées par des non sens.

Les commentaires faits sur les résultats du MoDem sont du même conformisme. Où est l’échec ? Dans les scores obtenus ? Qui attendait sérieusement mieux ? Le peu d’élus assurés ? Les sondages donnaient de zéro à quatre… Et les sortants udf sont tous passés à l’ennemi pour assurer une réélection label « vague bleue ». Et alors ?

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On oublie seulement que 7,6 % des voix sur le plan national, c’est le double de ce qu’avait obtenu le parti de François Bayrou aux dernières législatives (il faut toujours comparer ce qui est comparable)… Ce qui, entre parenthèses, donne une bonne cassette au MoDem pour continuer sur la voie de sa « révolution citoyenne ». Et c’est ce qui fait que Bayrou n’est en rien dans une « traversée du désert » : il est au carrefour de toutes les mains tendues. Privilège de celui qui sait rester LIBRE, INDEPENDANT et COHERENT. Force des convictions !  

Aux rares députés MoDem, dont, sans doute Bayrou, (qui n’avait en rien besoin du désistement de la marionnette UMP qui lui était opposé), il ne faut pas oublier d’ajouter l’existence des eurodéputés du MoDem(même lâchés par Bourlanges qui en revient à ses premières amours), d’un groupe au Sénat (mais oui !) et surtout des quelque 80 000 aspirants membres de ce Mouvement démocrate fort de sa jeunesse et d’un projet qui reste pleinement d’actualité. Qui est si bon qu’il est pillé par Sarkozy et par Royal…

Je reprends ici cette sage citation de Pierre Pflimlin que Chantal Cutajar a raison de faire sienne : « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs, ce n’est pas d’être majoritaire, c’est d’être en mesure d’imposer ses idées ».

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Leçon numéro trois : au-delà des aléas électoraux, l’avenir appartient à ceux qui sauront travailler en profondeur. C’est la raison d’être même du MoDem, à tous les niveaux.Bayrou maintient son cap: il a raison.

Seuls ceux qui ont le même cap doivent être de la famille du MoDem. "Rassembler", ce n'est pas unir artificiellement n'importe qui n'importe comment. Le pluralisme interne du mouvement ne doit se traduire ni en "courants", ni "en dissidences", ni "ennemis de l'intérieur". Le MoDem doit tirer les leçons des dysfonctionnement internes du PS, des Verts et... de l'UDF.

Daniel RIOT

09/06/2007

Le TGV à Strasbourg : Un Très Grand Vote…

La métropole alsacienne a vécu aujourd’hui, dans la liesse et un festival d’autosatisfactions « umpistes »,  le plus grand meeting de la campagne des  Législatives

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Le TGV-est européen ne mérite son nom qu’entre Paris et Baudrecourt. (Vous ne connaissez pas ? C’est en Moselle)

Sa dimension est-européenne ne viendra effective que dans quelques années, peut-être.

Son utilité optimale ne sera là que lorsque une ligne Nord-Sud croisera la ligne Est-Ouest.

Le consommateur-voyageur, une fois sorti des tarifs promotionnels, va perdre en argent ce qu’il va gagner en temps.

Et  les collectivités locales et territoriales de l’Est (donc les contribuables) ont déjà dû payer cher, très cher, pour avoir en dernier ce qu’elles auraient dû avoir en premier… si Giscard n’avait pas fait qu’un effet de manche en parlant de « l’Alsace vitrine de l’Alsace sur le Rhin »… et si les gouvernements successifs s’étaient souvenus que Strasbourg, selon l’étymologie, c’est le « carrefour des routes »…

Une illustration de la décentralisation à la française : Paris décide de faire ou de na pas faire. Et l’Etat tout puissant accorde aux Régions et aux Villes le droit de payer ce qui fait la grandeur et le dynamisme du pays, « le génie français », comme a dit Fillon.

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Passons : un événement attendu depuis…28 ans est un heureux événement. A fêter obligatoirement. Dans la liesse populaire retransmise par la télévision. Dans un déploiement, une débauche, de publicité, de réclames, de campagnes de « com ».

Une fête qui fait passer pour  grincheux et rabat joie tout esprit un peu lucide. Une fête  qui, surtout, autorise tous les festivals officiels d’autosatisfaction, tous les discours les plus chargés d’une émotion euphorisante très opportune en période électorale, toutes les images les plus dignes de cette propagande appelée « com’ » sans laquelle la « politique-spectacle » serait bien terne….

Fillon et Juppé étaient là, cote à cote pour cette inauguration « historique ». Ils n’étaient pas trop de deux pour remplacer celui qui aurait pu (aurait dû) venir honorer de sa présence cet événement après lequel « rien ne sera comme avant »… Mais, on le sait : Sarkozy, le Président à quadriréacteur,  préfère l’avion au train (même à grande vitesse).

C’est que cette fête du TGV a été d’abord et surtout, indirectement, par une « coïncidence » ( ?) de calendrier, par l’omniprésence des élus UMP locaux et régionaux, par l’ampleur du rassemblement populaire (avec Olivia RUIZ en concert gratuit), par ses relais médiatiques,  le plus grand meeting jamais organisé pour une fin de campagne électorale. Qui parle seulement de la "vague bleue",du "ras-de-marée" ou du bulldozer de l'UMP? Le TGV, pour les troupes d'élites de Sarkozy, c'est la mise sur rails du TRES GRAND VOTE... 

C’est légal ? Oui… sans doute. Le mot « Législatives » n’a été prononcé dans les journaux télé ou radio qu’avant  ou après les séquences sur le TGV, train à grandes virtualités…

Mais est-ce normal ? Est-ce correct ? Est-ce admissible ? Quand on pense aux fausses rigueurs imposées par le CSA en matière de temps de parole et aux contraintes que doivent respecter les candidats à partir du vendredi 0 heures, on se sent miné par quelques questions troublantes…

« Cela n’a rien à voir, il n’y a pas de lien entre le TGV et les élections. D’ailleurs les gens ne sont pas dupes : ils savent ne pas mélanger les choses », souligne un adjoint strasbourgeois (UMP) avec cette force de conviction qui naît chez ceux pour qui le pouvoir est d’abord le pouvoir de n’en faire qu’à sa tête… C’est vrai, je dois avoir un esprit mesquin et chagrin : après 28 ans d’attente, on ne pouvait pas décaler de quinze jours cette fête de l’avenir sur rails…

D’ailleurs 15 jours n’auraient pas suffi pour que les travaux de la gare de Strasbourg rattrapent leur retard… Un retard dû non à des recours abusifs comme l’exécutif strasbourgeois le chante, mais par une mauvaise concertation citoyenne,une pédagogie insuffisante et une mauvaise gestion administrative du dossier.

D’ailleurs, cette gare n’a peut-être pas fini de faire parler d’elle. La verrière est belle parce que neuve. Mais le verre, c’est salissant. Et même « incassable », c’est fragile…  Je n’ose imaginer l’impact d’une bombe terroriste sur une telle surface : effets de fragmentation assuré ! Mais là n’est pas le sujet de ce jour :le pire n’est jamais sûr, sauf quand on ne l’a pas prévu !

Pour en revenir à la fête du jour (qui continue en ce dimanche de scrutin), je me souviens, en citoyen un peu bête « qui politise tout », avoir vu  des scrutins être annulés pour des dérives et des mélanges des genres beaucoup moins graves. Mais sans doute suis-je un rabat-joie, un pisse-vinaigre, un trouble fête. Un con, en somme !

Daniel RIOT

 

Strasbourg: Les valeurs du Conseil de l'Europe en relief dans la circonscriptionI

« RIEN NE PEUT SE FAIRE SANS VOUS », par Chantal Cutajar

Dans cette campagne du premier tour des Législatives, qui s’ajoute à la campagne active  menée pour soutenir, aux Présidentielles,  François Bayrou, ses idées, son projet et sa conception noble de la politique, j’ai beaucoup appris. Grâce aux femmes et aux hommes rencontrés, grâce aux échanges d’idées multipliés, grâce (aussi) aux critiques et aux contestations formulées.

Ma foi dans la perfectibilité de l’Homme (à commencer par la mienne) et de la Société, s’en trouve renforcée.

Ma volonté de prolonger mes engagements professionnels et associatifs par une activité politique plus marquée s’en trouve décuplée. Tant est à faire ! Tant peut et doit être fait !

PAS DE PROMESSES DE CIRCONSTANCES..."QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ECOUTENT"

Je suis trop soucieuse du respect des faits et j’applique trop le « principe de réalité » pour me bercer d’illusions et surtout pour faire des promesses que je ne pourrais pas tenir ou prendre des engagements dont la réalisation dépendrait d’autres…

Je sais les difficultés de la France et les problèmes des Français d’aujourd’hui,

J’ai conscience de l’âpreté des combats à venir.

Je connais l’ampleur de la tâche et des responsabilités qui m’attendent si,  avec vous, grâce à vous, pour vous, j’ai l’honneur de représenter la première circonscription de Strasbourg dans ce Parlement. Ce dernier ne doit ni une Chambre d’enregistrement ni, comme on disait en quelques époques, un « Parlement croupion » ni une « Assemblée alibi ».

Au-delà de la conjoncture politique actuelle et des aléas électoraux, ce Parlement doit recouvrer les pouvoirs d’influence et de contrôle que les assemblées législatives ont dans les démocraties pluralistes européennes qui respectent les principes si écornés de la séparation des pouvoirs édictée par Montesquieu.

LIBERTE ET INDEPENDANCE

Ces responsabilités, je suis prête à les assumer dans l’esprit du MoDem, du Mouvement démocrate de François Bayrou : Liberté, Indépendance, courage d’assumer ses convictions, refus des démagogies et des arguments populistes, Transparence et clarté.

Je ne veux pas en cette veille de scrutin redire ce que j’ai déjà, beaucoup martelé.

Juste un rappel : Voter utile et efficace, c’est dimanche voter pour un Parti de POSITIONS et non d’opposition systématique et pour un parti de PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES et non pour un parti d’approbation inconditionnelle, pour des élus qui obéissent à leur CONSCIENCE et non à des CONSIGNES. Pour réussir au mieux cette conciliation toujours difficile entre les intérêts particuliers, souvent antagonistes et l'intérêt général. Pour concilier la LIBERTE indispensable à l'épanouissement des Personnes et l'EGALITE ,ciment du  "lien social" grâce à un esprit de FRATERNITE , cette école du RESPECT, de soi-même et des Autres. 

C’est la philosophie d’action et la raison d'être du MoDem pour qui le mot « valeur » est chargé de sens.

EN PHASE AVEC  FRANCOIS BAYROU

Ma dernière rencontre avec François Bayrou, lundi dernier, à Colmar m’a confortée dans mes engagements à ses côtés. Avec lui. Pour que le MoDem fort de ses 82 000 pré adhérents (dont plus de 1200 dans le Bas-Rhin) tiennent ses promesses et redonne au Centre « central » l’influence qu’il a  eu et qu’il a dans d’autres pays européens. J’ose faire mienne cette phrase de Pierre Pflimlin, l’un des grands inspirateurs de François Bayrou qui a travaillé à ses cotés à la Présidence du Parlement européen :

« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

Dans l’épreuve personnelle et politique que traverse François BAYROU,  son comportement , à mes yeux, est digne, admirable et exemplaire. En toute lucididité,  je pense pouvoir me reconnaître dans ses manifestations de  courage et de ténacité, même si, bien sûr,  nous ne pratiquons au même niveau  "ce sport de combat  aux règles pas toujours respectées" qu'est la politique...

 Mais c’est sur le fond des réflexions menées et des actions à entreprendre que je me retrouve pleinement en accord, en phase,  avec lui.

Nous  avons en commun le même sens de l’éthique politique. C'est pour moi un critère fondamental, décisif, et un préalable à toute adhésion à un mouvement. Les vertus de clarté, de transparence, d'exigence et de loyauté ne sont pas si fréquentes dans ce monde politique où la citoyenne "de la société civile" que je suis a fait bien des découvertes...

Nous faisons les mêmes diagnostics sur les maux français et préconisons les mêmes  remèdes. Avec des règles de comportement dictées par le bon sens : halte au creusement de la dette ! assez de « social » réduit à des réflexes caritatifs à droite et des comportements d’assistanat d’Etat à gauche, oui à des investissements porteurs d’avenir, à des économies bien étudiées et à une croissance aux fruits équitablement répartis.

AMELIORER CONCRETEMENT LA VIE DES FRANCAIS

Nous avons  le même souci d’allier réalisme et idéalisme et la même volonté de poursuivre sur cette « voie nouvelle » adaptée aux impératifs du XXI ième siècle qui doit conduire à la « révolution citoyenne », Une révolution sereine, tranquille, paisible. Pour ré-enchanter la vie politique, pour en finir avec des mœurs qui instrumentalisent, confisquent ou détournent les votes citoyens. Et pour que les LOIS soient prises avec le souci d’améliorer CONCRETEMENT la vie QUOTIDIENNE des Françaises et des Français. Des Français fiers, sans arrogance,  de la France et soucieux d’être pleinement ACTEURS d’une Europe en construction  confrontée à un monde qui évolue vite, très vite.

Tout bien sûr dépend de vous. Rien ne se fera sans vous. Merci  pour votre attention et votre confiance.

 VOTER : UN DROIT ET UN DEVOIR

Encore un mot qui n’est en rien militant mais strictement civique, donc moral. Même si vos choix ne sont pas les miens, même si votre bulletin de vote n’est pas celui que j’espère, n’oubliez pas d’aller voter. Trop de gens ont été tués pour que le suffrage universel soit la règle. Trop de peuples sur cette planète rêvent encore du droit d’aller voter et de maîtriser leur sort.  La démocratie est un bien trop fragile pour ne pas être cultivée, par chacune et par chacun. En passant par l’isoloir. Bon dimanche.

Chantal CUTAJAR

"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"

Tel était le titre de la Rencontre-débat organisée ce  vendredi à  l'Art Café au Musée d'Art Moderne de Starsbourg, par Chantal Cutajar avec la participation (entre autres) de David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. 

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Cette rencontre, riche en enseignements,  était le dernier débat public de cette campagne avant le premier tour des Législatives. Ils seront suivis par d’autres, puisque Chantal Cutajar ne conçoit son engagement politique que dans la perspective et la réalité d’une « révolution citoyenne ».

Révolution, le mot n’est pas exagéré ou emphatique puisque le but est de redonner aux citoyens les moyens d’être pleinement acteur des mesures qui les concernent.

Pas de démocratie représentative, sans démocratie délibérative et participative ! Surtout en cette ère où les nouvelles technologies facilitent les rencontres, les échanges, les concertations, les confrontations civiques d’opinions et d’intérêts.

Entre autres engagements :

>>> Des « TGV de la démocratie ».   Faire à l’Assemblée nationale ce que les eurodéputés font au parlement européen : faire mieux connaître, de l’intérieur,  aux  électeurs de la circonscription les rouages des pouvoirs centraux.

>>> Des conférences de citoyens. Dix fois par an, au moins, organiser des rencontres , thématiques ou générales, avec les citoyens pour les informer des travaux législatifs en préparation, recueillir leurs avis et rendre compte de mes activités de députée. Faire le point de ce qui est fait, anticiper ce que devrait être fait, mesurer les effets concrets de ce qui a été fait ou pas fait : c’est une action permanente. Finissons-en avec les compte-rendus de mandat, formels et artificiels, qui sont faits une fois par an, ou tous les cinq ans !

>>> Créer un type nouveau de « permanence parlementaire ». Celle-ci ne doit pas être un centre de clientélisme où l’on confond toutes les compétences. Un député est au service des électeurs de sa circonscription, mais il n’a pas, en tant que tel,   des compétences de conseiller général ou régional ou d’élu local.

La transparence en politique consiste à ne pas développer des faux semblants et à ne pas mélanger les genres. Dans l’état actuel de notre système, les champs de compétences qui voisinent ou se superposent sont perçus comme des champs d’incompétences qui rivalisent et se neutralisent.

>>> Transformer ce blog politique en forum citoyen permanent, en outil performant  d’informations et d’échanges, en levier d’un approfondissement et d’enrichissement de la démocratie active.Ces quatre dernières semaines, vous avez été près de 16 000 visiteurs de ce blog politique qui compte plus de 1100 notes. Les abonnés à la « newsletter » ont quintuplé ces dernières semaines.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Internet joue un rôle clef dans la création du MoDem. Il le jouera aussi dans les activités parlementaires de la candidate du MoDem… si elle est élue.

Ce débat sur la culture de cet après-midi fait suite à de nombreuses rencontres organisées ces dernières semaines. Pour mémoire, et sans être exhaustifs :

<<<  « Un député pour quoi faire ? »

<<< « Etre mère et travailler : comment concilier les deux ? »

<<< « Comment construire l'Europe des citoyens ? »

<<< « L’éducation, la clef de l’avenir »

<<< « L’Université et la recherche, Des investissements impératifs »

<<< « L’écologie, une dimension à intégrer dans tous les secteurs et à tous les niveaux »

<<< « Les Droits de l’Homme, un ciment du Vivre ensemble »

<<< « La justice sociale au cœur de l’économie »

<<< « Social-économie et démocratie sociale : remettre l’Homme au centre de toutes les activités » 

<<< « La SECURITE : Allier prévention, répression, réisertion et aides effectives aux victimes »

<<< « Lutter contre les corruptions et l’économie criminelle »

<<< « Associations : Pour une société civile mieux organisée »

<<< « L’Europe De Strasbourg : Des valeurs qui prennent leur sens dans l’action concrète »

07/06/2007

Le MoDem, ou des prises de position constructives

Où l'on creuse la dette et les inégalités...

Le Billet de Chantal CUTAJAR 

Désolée de me répéter:  le MoDem est un part de POSITIONS et non d'OPPOSITION.

Quand il critique un projet du gouvernement, ce n'est pas par dogmatisme et négativisme. Quand il le soutient, ce n'est pas par allégeance, par suivisme, par "servilisme", pour reprendre une néologisme qui fleurit pour qualifier ceux qui obéissent à des consignes (ou à des ordres) et non à leurs convictions forgées par la réflexion.

L'entretien accordé ce matin par François Bayrou sur franceiinfo comme les ITW qu'il donne à de nombreux journaux dans les régions qu'il visite confirment et illustrent cette "ligne" claire. Une ligne qui se différencie totalement de celles suivies par l'UMP et le PS. Une "ligne" qui est dictée par un cap: agir au mieux dans le sens de l'intérêt général (qui n'est pas que la somme des intérêts particuliers), de la volonté générale (qui ne se résume pas à une ahésion majoritaire à un homme et à un projet). Amender un projet de loi, c'est l'améliorer. Le MoDem est le parti de ceux qui croient à la perfectibilité des Hommes et des choses. 

Ainsi, entre autres sujets à l'ordre du jour, Bayrou se félicite-t-il de la volonté du Président Sarkozy de donner aux célébrations du 14 juillet une dimension européenne. Il a  jugé que la présence de militaires des 27 pays de l’Europe au défilé du 14 juillet, était une bonne décision : cela « montre que la France est partie prenante de la maison européenne ».

Au-delà du symbole, le président de l’UDF-MoDem a estimé qu’il faudra un jour que l’Union européenne bâtisse sa sécurité. Il a souligné qu’il fallait réfléchir à la manière dont l’Europe allait construire une défense qui soit efficace et qui nous permette d’en partager le poids avec les autres nations : « Cette démarche est nécessaire pour l’avenir et j’espère qu’on ira dans ce sens-là ». 

Je suis entièrement d'accord avec ces appréciations. J'en ajouterai une  qui ne surprend pas les lecteurs de ce blog:il nous faut une Europe politique de la Justice.

Ces approbations des initiatives européennes du Président  Sarkozy n'epêchent pas françois Bayrou de marquer sa désapprobation et son inquiétude devant le paquet fiscal tel qu'il nous est présenté... La dette déjà colossale serait aggravée: les autorités européennes s'en préoccupent avec raison. Et des cadeaux faits à une minorité (dans des conduitions qui restent à préciser) seront chèrement payées par d'autres, et notamment par les classes dites moyennes, ces grandees oubliées même si elles constituent la vraie force de travail du pays.

François Bayrou s’est dit notamment  frappé par le fait que ces mesures ficales (qui ne tiennent pas même compte de l'avis de ministres et d'experts gouvernementaux)  ne sont pas financées : il a souligné que l’on distribue des avantages fiscaux dont on n’a pas le premier euro.

Ces mesures destinées aux ménages les plus favorisés seront donc « payées » par une aggravation des déficits et un report sur d’autres catégories sociales des prélèvements fiscaux.

François Bayrou constate aussi  que la réforme des heures supplémentaires est très différente de celle annoncée par Nicolas sarkozy pendant la campagne : seulement une partie des charges sociales seront supprimées et non la totalité. Il considère que la réflexion qui sera menée à l’Assemblée nationale sur ces questions, sera très importante : il s’agira de savoir comment on finance les retraites et l’assurance maladie si une partie du travail échappe aux charges (François Bayrou  n’est d’ailleurs pas favorable à leur suppression pure et simple sur les heures supplémentaires ) et s’il n’y a pas d’autres manières de prélever les cotisations sociales.

Deux volets diférents. deux prises de positions différentes. N'est--ce pas là la sagesse même? N'est-ce pas là la seule manière de bien servir la france et les Français? L'adhésion sans condition ne mène à rien de bon. Comme la critique systèmatique ne conduit à rien de bien.

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Encore faut-il que le prochain Parlement puisse être, grâce à des élus du MoDem, une force de propositions et non une chambre d'enregistrement... C'est l'enjeu majeur des élections de dimanche. Aux électrices et aux électeurs de décider.

Cela ne fait aucun doute, François Bayrou s'en dit  convaincu : l’UMP aura une large majorité à l’Assemblée nationale. Une vraie "chambre introuvable", même... Mais l'Histoire a montré que les majorités trop massives sont aussi étouffantes, improductives, négatives... Avec au bout du chemin des résultats contraires à ceux visés... Le pluralisme n'est pas qu'un principe fondamental de la démocratie: c'est une garantie d'intelligence, de PERFECTIBILITE, d'efficacité.

Non seulement, les citoyens ont droit d'être informés et de nourir leurs réflexioins de vrais débats, mais des  confrontations de points de vue différents naissent les vrais progrès. Le pluralisme, dit bayrou, est "une assurance qu’on ne va pas décider n’importe quoi dans leur dos sans qu’ils le sachent ». D’où l’importance d’avoir des députés libres de leur vote et indépendants prêts à soutenir les projets qui auront dans le bon sens et à monter à la Tribune pour dire au gouvernement les yeux dans les yeux ce qui ne va pas.

Il importe de le répéter: "En clair, les députés du Mouvement Démocrate ne voteront pas systématiquement pour comme l’UMP ou systématiquement contre comme le PS"…

François Bayrou craint « un tsunami » UMP aux législatives : le parti majoritaire pourrait obtenir jusqu’à 80% des sièges. Un phénomène UNIQUE dans l'Europe démocratique. Une situation que l'on n'a connu que dans des régimes non démocratiques. Un état de fait qui aboutirait à un "verrouillage absolu de la république et de son fonctionnement par une seule force politique qui ne rprésente pas tout le pays. Une démocratie, ce n'est pas que la loi de la Majorité, c'est surtout le respect des minorités. Et ce repct ne doit pas se réduire à des effets de communication sur des "ouvertures" qui n'en sont pas et sur des "volontés de rassemblement" qui conduisent à des ralliements et à des allégeances et non à des alliances, à des contats de législature, à des mises en commun des énergies sur des objectifs clairs. Dans la transparence.

Nous en revenons là, bien sûr, à l'impérative nécessité de revoir le mode de scrutin... La proportionnelle, le MoDem la souhaite pour la moitié des sièges, pour 50 % ,et non pour les 10% quissont "envisagés" mais non promis par Sarkozy-Fillon...

Nous sommes bien placés, en Alsace pour savoir que mes majorités écrasantes ne sont pas une garantie d'efficacité. Nous savons aussi que le système en vigueur chez nos voisins allemands est plus équitable démocratiquement et plus efficace politiquement.

Chantal CUTAJAR

06/06/2007

A Strasbourg, Chantal Cutajar marie l'Orange et le Vert: l'écologie inséparable de la social-économie et de la démocratie sociale

Les engagements de Chantal Cutajar en matière de développement et de bien-être durable: Pour une politique écologique moderne, efficace, concertée qui concerne tous les secteurs d'activité

A la demande de plusieurs correspondants, je développe ici mes ENGAGEMENTS en matière de protection de  L’ENVIRONNEMENT et de développement ou de bien-être durable. Le MoDem, vous le savez compte un pôle écologique développé. "Nous sommes des écologistes....naturellement", a souri, à Colmar, François Bayrou en évoquant les adhésions au MoDem de Corinne Lepage et de Cap 21 et de nombreux militants ou sympathisants des Verts.

Moi-même, j'ai déjà consacré plusieurs notes sur ce site à ces sujets.

A revoir ou voir notamment>>>>>>>>>

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Je m’engage à promouvoir une politique active de l’écologie

Je considère en effet qu’il est nécessaire :

1° d’inscrire le développement durable au cœur des politiques publiques.

2° de mettre en place un plan d’adaptation au réchauffement climatique : isolation et rénovation de l’habitat, développement des énergies renouvelables (biocarburants, solaire, biomasse…), transfert du transport de marchandises vers le rail et le transport fluvial.

3° D’instaurer progressivement une « taxe carbone » sur les énergies fossiles.

Je militerai pour un modèle de développement plus sobre, co mme modèle du vivre mieux.

Quel est le constat ? : La menace climatique pèse. La rareté de l’énergie signifie un risque i mm édiat de crash pour nos sociétés démocratiques. La réponse doit être à l'échelle européenne et à long terme, ce qui demande un plan national trans-partisan.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR met les valeurs du Conseil de l'Europe au coeur de sa campagne législative

SELECTION RELATIO SUR LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR. Candidate aux législatives au nom du MoDem de François Bayrou, Chantal Cutajar a mis les valeurs du Conseil de l'Europe, donc les valeurs fondatrices de la construction européenne, au centre de sa campagne.

Extraits d'une conversation à bâtons rompus entre elle et Daniel RIOT diffusée sur son site politique.

La place prise par l'Europe dans les campagnes électorales françaises pour que ce fait soit mis en relief.

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« L’Europe De Strasbourg au coeur et à cœur »

DR : Pourquoi as-tu jeté l’ancre à Strasbourg ?

CC : L’image est trop légère. Strasbourgeoise, je me sens pleinement. De corps, de cœur et d’esprit. Je suis, tu le sais,  d’origine italo-maltaise, j’ai grandie en Algérie, j’ai fait des détours dans les Antilles… Mais n’est-ce pas un dicton alsacien, remis en lumière par Martin Graff, qui dit « cultive tes racines, et plante-les étoiles » ? La formule existe aussi en arabe. Mes racines, je les ai  plantées dans les étoiles du drapeau européen. C’est d’ailleurs pour cela que, comme toi, j’ai choisi de m’installer à Strasbourg, de devenir pleinement Strasbourgeoise.Où j'ai fondé ma famille, choisi d'exercer mon métier, déécider de VIVRE. J'aime la Ville, sa région .Et tu as raison de la dire souvent: à Strasbourg plus qu’ailleurs on perçoit mieux toutes les dimensions et tous les enjeux de la construction européenne. Une question d’histoire, de géographie, de culture. Parce qu’à Strasbourg on vit d’une façon particulière les héritages européens. Parce qu’à Strasbourg, on l’Europe au cœur et à cœur.

DR : Que mets-tu derrière cette belle formule ?

CC : Je me suis toujours sentie française et européenne, européenne parce que française. Mais c’est à Strasbourg que s’est développée ma passion de l’Europe. Par « hasard et nécessité », comme disait Monnet. Par étude du passé et par décryptage des voies de l’avenir.

Il en a fallu du courage et de l’audace à Monnet, à Schuman, à Adenauer, à De Gaspéri, à Spaak pour réussir ce qu’ils ont fait !  Je me reconnais dans les professions de foi et dans les actes de Pierre Pflimlin que tu m’as fait mieux connaître et qui me semblent bien oubliées par nombre de ceux qui s’autoproclament ses héritiers.

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Je suis aussi comme il le disait de lui « une fanatique de l’Europe ». En mémoire du passé et du futur… Par réalisme autant que par idéalisme. Mais sans naïveté. Les mots « européistes » ou « eurobéats » sont des inventions d’anti-européens, des caricatures…Je suis une "euro-déterminée" 

Dans le secteur d’activité qui est le mien l’insuffisance voire l’inexistence de l’Europe politique fait le bonheur (et la fortune) des brasseurs d’argent « sale ». D’où mes engagements en faveur d’une Europe politique de la Justice. En faveur de laquelle nous avons lancé une pétition citoyenne qui est toujours ouverte à signatures.

DR : Tu parles de Pierre Pflimlin. Ce « grand PAIR de l’Europe », comme disait Germain Muller, m’a beaucoup appris. Je suis devenu, grâce lui,  un euro-enthousiaste très réaliste : « L’Europe est une longue patience » Ma rencontre avec Jean Monnet aussi m’a profondément marqué : « L’Europe est une longue persévérance ». Mes lectures, mes études et les interviewes des grands acteurs de l’Europe également : je sais que l’Europe est un combat. Comme une démocratie authentique d’ailleurs.

Je sais aussi que  l’unification européenne  vise non à supprimer mais à transcender les frontières, non à diluer mais à renforcer les souverainetés, non à gommer mais  sauvegarder les « différences ».

CC ; On ne le souligne pas assez : l’Europe s’oppose aux nationalismes mais non aux patriotismes. Elle repose sur la libre adhésion, sur le respect de valeurs inaltérables, non sur la force. De même que les démocraties doivent se défendre contre ses ennemis en restant fidèles aux principes démocratiques, l’Europe en voie vers son unité doit triompher de ses adversaires en respectant ses propres valeurs.

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C’est pourquoi, selon la formule de Schuman, elle ne peut avancer que « pas à pas », avec même des  pas en arrière. D’autant plus qu’il est plus difficile encore d’abattre les murs, de casser les barbelés, de renverser les postes frontières qui sont dans les têtes que ceux qui se sont inscrits ou s’inscrivent encore dans nos paysages.

DR : L’Europe, une question mentale et cérébrale d’abord !…C’est logique : l’Europe nous plonge aux carrefours de l’identité et de l’altérité, des esprits de fermeture et  d’ouverture, des réflexes du poing fermé et de la main tendue. Plus le champ d’appartenance devient large plus  le besoin de points d’ancrage proches et petits se fait sentir.

CC : C’est encore plus vrai aujourd’hui alors que  les peurs fondées ou non, entretenues ou non, se multiplient et s’alourdissent. Surtout dans un Etat-Nation aussi ancien et aussi centralisé que le nôtre. Les « républicanistes » craignent que l’Etat, écartelé entre Régions et Europe et fouetté par les vents du « grand large » de la mondialisation  perde ses moyens d’actions et que la République sacrifie son   âme sur l’autel d’une « République européenne » hypothétique…De plus, l’Europe par sa nature et surtout par ses structures ajoute à la complexité des choses, du gouvernement du pays, de ce qu’on appelle la « gouvernabilité » ou « la gouvernance ». On le voit bien dans les maquis du « droit communautaire ».

DR : L’un des problèmes de la construction européenne, c’est que  la compréhension des mécanismes européens exige des connaissances qu’on n’enseigne pas ou peu dans les écoles et les universités et que les médias, à quelques exceptions près, ne rendent guère accessibles. L’Europe souffre plus d’un « déficit pédagogique » que d’un « déficit démocratique ».

CC : C’est l’un des mérites de Bayrou d’intégrer la dimension européenne en tout et pour tout. Ce que j’ apprécie le plus chez lui (en plus de ses qualités humaine, de son intégrité, de son courage, de la force de ses convictions), c’est que toutes ses propositions sectorielles s’intègrent dans un projet global cohérent. Tout est lié : l’économique et le social, l’écologie et la croissance, la compétitivité et la solidarité, le local et le global, le national et l’européen. Avec en tout des préoccupations qui sont les miennes : éducation, justice (y compris social)

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 « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

(Pierre PFLIMLIN)

LIRE D'AUTRES EXTRAITS DE CETTE CONVERSATION >>>>>>>

Législatives:La réussite annoncée de l'UMP est d'abord un constat d'impuissance et de carence du PS

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

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La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

STRASBOURG: Mieux connaître Chantal CUTAJAR

« Ce n’est pas la gauche, la France.  

Ce n’est pas la droite, la France.

Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, 

 c’ est commettre une erreur impardonnable »  

Charles de Gaulle

A bâtons rompus avec Chantal Cutajar, par Daniel RIOT

medium_DR.7.JPGDernière ligne droite avant le premier tour des Législatives. Chantal CUTAJAR a mené une campagne très active, sur le terrain, en faveur de Bayrou pour les Présidentielles et pour elle-même et les idées de l’UDF-MODEM (la seule UDF !) pour ces Législatives.

Celles et à ceux qui veulent la connaître trouveront dans ces extraits de ces dialogues à bâtons rompus matière à satisfaire leur légitime curiosité.

Ils y trouveront surtout quelques clarifications qui s’imposent après les opérations « brouillage d’image » qui sont menés contre elle depuis qu’elle a pris ses distances par rapport au « Tandem UMP » qui dirige la Ville.

Ces  « conversations » ont été nouées et développées, dans une perspective éditoriale non liée aux échéances électorales. Mais les extraits ici publiés sont pleinement d’actualité : Les DNA de ce jour ne consacrent-ils pas  un grand article aux  Législatives à Strasbourg en ne parlant que des prochaines … municipales ?  N’illustrent-ils pas leur « papier » par une photo du « Tandem UMP »,  dans un de ces mélanges des genres et des scrutins qui est devenu habituel dans le paysage  médiatico-politique  français ?

Puisse cette note (un peu longue, j'en conviens) permettre aux lectrices et aux lecteurs de ce blog de mieux connaître Chantal CUTAJAR qui (croyez-moi) appartient à cette catégorie de personnalités qui…gagnent à être connues…

 Daniel RIOT

 

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METZ: Un faits divers? Un signal d'alarme.

Il ne faut se garder de confondre faits divers et phénomènes de société. Et je dénonce trop les exloitations politciennes de faits d'actualité.

 Mais ce qui s'est passé au Tribunal de Metz illustre tragiquement ce que peuvent avoir comme effets, le décalage entre les discours sécuritaire et les mesures effectives de sûreté, le manque d'évaluation de birn des décisons prises par les minsitres et leur bureaucratie, et le scandale de l'insuffisance des crédits alloués à la Justice.

Qui plus est, trop de discours de  type populiste contre "les juges", surtout en période électorale,  ont contribué à désacraliser la fonction de magistrats. C'est grave et dangereux.

Chantal CUTAJAR

04/06/2007

Strasbourg: Le MoDem n'est pas un parti d'opposition , mais de POSITIONS et de PROPOSITIONS

Le billet de Chantal CUTAJAR 

La première vertu d’une idéaliste, c’est le réalisme.

Pour moi principes de réalité et d’humanité sont indissociables : d’accord voir les faits tels qu’ils sont et agir,  avec pragmatisme et ténacité, pour tenter d’améliorer les choses. C’est toute la philosophie d’action du strasbourgeois  André Neher. C’estle fondement de  « la méthode Monnet ». C’est encore l’un des enseignement de De Gaulle : « Ne pas pisser contre le vent ! », disait le général…

Les vents, en cette fin de campagne, sont forts. Violents, même. Et la déferlante bleue nuit  annoncée va se traduire, par la grâce d’un système électoral inique qui fausse la représentativité des …représentants du peuple, par un ras de marée sarkozyste. Que sarkozy ait les moyens de mener sa politique, c'est bien. Qu'il ait une majorité écrasante, étouffante, c'est moins bien, y compris pour lui...

C’est une affaire de principe : le pluralisme n’est pas qu’un vœux, c’est l’un des piliers de la démocratie. J’ai été éduquée dans le culte de la démocratie dite « pluraliste » par opposition aux fausses démocraties dites « populaires », à parti unique.  

C’est une affaire de pragmatisme : Trop de majorité n’écrase pas que les minorités : elle mine de l’intérieur le camp des vainqueurs. Et cela finit, en général, très mal… L’Histoire l’a montré à plusieurs reprises !

C’est surtout une affaire d’efficacité et d’utilité : des députés-robots qui n’appliquent que des consignes ne sont ni utiles ni efficaces. « Caisses enregistreuses » d’un coté et  « machines à dire non », flingueurs impuissants de projets de l’autre : ce n’est bon ni pour le … gouvernement, ni pour la France, ni pour les Français !

Le Modem n’est pas un parti d’opposition, mais de positions !

Contrairement aux caricatures qui en sont faites, son programme ne consiste pas à distribuer des bons ou des mauvais points en fonctions des textes présentés à validation.

Nuancé, sans esprit de système, sans dogmatisme, sans œillères, le MoDem est d’abord une force de critiques salutaires, de propositions constructives, d’amendements positifs, d’améliorations qui vont dans le sens de l’intérêt général.

Cela n’a rien d’abstrait ou de théorique : entre les réformes que le président Sarkozy a promis de faire et leurs réalisations concrètes, il y a forcément des marges de perfectibilité, des possibilités d’actions positives, des champs d’influences bénéfiques.

Trop de lois sont mal faites et mal appliquées  parce les députés ne lisent que les consignes de vote qui s’y rapportent et non les textes présentés.

Ce mouvement de positions implique des consultations citoyennes permanentes. D’où mes engagements de réunir des « conférences de citoyens », thème par thème, pour prendre la mesure des textes en préparations, lancer des réflexions et des appels à propositions, et  pour rendre compte de ce qui a été voté.

Seul(e) un(e) député(e) LIBRE et INDEPENDANT(E) peut animer ce type de  délibérations citoyennes qui ne réduisent pas la démocratie à quelques dimanches électoraux et à des réflexions partisanes dans le huis clos de partis plus préoccupés par leur positionnement politicien que par ses prises de POSITIONS politiques. 

Au MoDem, les élus ne sont pas au service d’une majorité ou d’une opposition mais des citoyens.

C’est cela la « révolution Bayrou » qui continue, malgré les notables infidèles, les sondages pessimistes, les commentateurs sceptiques, les effets de Panurge et ces spirales infernales qui amplifient et trahissent  les mouvements d'humeur de ce qui est une « démocratie d’opinions », une « doxocratie », et de partis, une « partitocratie », plus qu’un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »  

Chantal CUTAJAR

Strasbourg: Les valeurs personnalistes , le vrai trésor du MoDem

Je reprends ici ces "petites réflexions" de Chantal Cutajar  après une longue journée de "campagne" électorale...

medium_republique_3.jpgA propos des valeurs défendues par le MoDem: celles de la République et de la Démocratie pluraliste sont les Lumières qui nous éclairent. Je les médite beaucoup en ces jours de campagne, malgré ce temps qui file et me bouscule.

 La Démocratie n'est pas que la LOI DE LA MAJORITE: elle est une grille de valeurs. La République n'est pas qu'une régime politique: elle est le ciment d'un "VIVRE ENSEMBLE". Les deux, qui en fait ne font qu'une, sont le fruit d'une longue histoire, nationale, européenne, euroméditerranéenne et internationale... Une histoire de combats et d'idées. De combats contre ce que l'humain comporte et engendre d'inhumain , aussi...

Laïcisation des valeurs judeo-chrétiennes, apports d'Athènes, de Rome, d'Alexandrie, de Genève... De l'humanisme rhénan,  des moines du Moyen-Age, des Sages d'Andalousie et d'ailleurs, des Lumières, des philosposophies du Sujet et de la Personne. Que de beaux héritages!

La politique doit d'abord être un outil de leur transmission. D'où le but du MoDem : remettre le principe d'Humanité au coeur de toute action. Faire de l'Homme la finalité de toute activité. L'Homme face à lui. L'Homme AVEC  les autres. L'Homme dans la Nature. L'Homme avec son grand privilège: la culture.

Ce ne sont là que quelques réflexions du soir sans prétention aucune, après une journée de contacts, de rencontres, de "limage de cervelles" avec d'autres, différentes, hostiles, méfiantes ou sceptiques parfois, cordiales, chaleureuses, encourgeantes, souvent.

Penser mieux pour AGIR mieux: c'est cela ce "jardin de la Démocratie" que je tente de cultiver en permanence, avec mes petits moyens mais une grande détermination.. Avec un grand pari: celui de la perfectibilté des individus et de la collectivité. Avec un but qui motive mon engagement: RE-Enchanter la Politique. Cette  "politique qui s'occupe de vous si vous ne vous occupez pas d'elle".

Merci à celles et à ceux qui m'encouragent en cette campagne qui pour moi est un baptème du feu riche en enseignements. Qui me disait qu'on entre en politique comme en religion? Il est sûr que la trabscendance et l'immanence s'y croisent.

Chantal CUTAJAR

medium_Democrate_victor_Hugo.2.jpg " La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès. "

Victor HUGO

Choses vues (18 juillet 1851)

" La République affirme le droit et impose le devoir. "

Victor HUGO

Choses vues (7 juin 1884)

François Bayrou aujourd'hui en Alsace: La révolution citoyenne du parti Orange

INVITATION: VOUS ETES TOUS LES BIENVENUS A COLMAR 

Le MoDem: parti de l'avenir pour une Alsace fidèle aux valeurs de l'humanisme rhénan, à ses traditions authentiquement centristes, à ses aspirations décentralisatrices et à ses engagements  clairs en faveur d'une Europe politique concrète 

medium_bayriu_modem.jpgFrançois BAYROU en Alsace: c'est logique et normal. Pour les Présidentielelles, il était venu tenit un grand meeting à Strasbourg. Pour les Législatives, il vient à Colmar. En cette terre d'Alsace où le MoDem puise en grand partie ses valeurs, ses convictions et la force de ses engagements.

Cet ancien collaboratuer de Pierre PFLIMLIN (quand il était Président du Parlment européen) sera à COLMAR, salle du KOLFHUSS  (Salle Roesselmann) le ludi 4 juin, à 17 heures. Un rendez-vous à ne pas manquer que vous soyez ou non membre du MoDem. Les 16 candidates et candidats du MoDem en Alsace vous invitent à participer à ce rassemblement citoyen.

Le MoDem, le parti de l'avenir: PLURALISME, INDEPENDANCE,LIBERTE. "Penser libre pour agir efficace". Le parti des candidats qui n'obéiront pas à des CONSIGNES mais à leurs CONSCIENCES et ne seront gidés que par une motivation: servir au mieux l'intérêt général, les   intérêts des Alsaciens en France et en Europe et aux aspirations des électrices et de leurs électeurs.

Au MoDem, la démocratie ne se réduit pas à quelques dimanches électoraux. Rejoignez -le, enrichissez-le de vos idées et de vos suggestions. La social-économie (donc l'éco-économie) et la démocratie sociale (donc une démocratie sans cesse approfodie) qi sont les deux piliers de son projet font de chaucune et de chacun des ACTEURS et non de simples spectateurs.

"Etre de droite ou de gauche, c'est prendre le risque d'être hémiplégique" (Raymond ARON)

Nous sommes 77 000 pré-inscrits sur le plan national (dont plus de 1200 dans le Bas-RHIN) REJOIGNEZ-NOUS

medium_oranger.2.jpgLe PARTI ORANGE, parti de la vigilance, de la vitalité et de la LIBERTE.

Le parti de la social-économie, de l'écologie moderne, de la démocratie sociale et des valeurs humanistes.

Le Parti des réformes en profondeur, aussi.

>>Pour que la DEMOCRATIE FRANCAISE SOIT PLUS VIVANTE, avec des instutions moins monarchques et oligarchiques.

>>Pour que l'Etat impartial soit garant d'une REPUBLIQUE PROPRE, fidèle à ses idéaux.

>>Pour que l'HOMME soit remis au coeur de toute action.

Le Parti de la REVOLUTION CITOYENNE.

Avec et POUR BAYROU, VOTEZ MoDem!

VOTEZ UTILE ET EFFICACE, c'est VOTER MoDem

03/06/2007

Politique: La fin des députés du temps des tavernes?

Pour une vraie RUPTURE: " Votez moderne,votez MoDem"

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Les déçus du sarko-centrisme: la soupe amère du Chateau

Pas plus de trente, en tout ! C’est le mot d’ordre , pardon l’ordre, tout simplement, donné  par Sarkozy à  Fillon… 30 ministres et secrétaires d’Etat : il est des promesses de strapontins qui vont être difficiles à tenir. Surtout quand on voit la course aux demi-maroquins dans laquelle sont engagés en attente de reconnaissance des anciens du « Nouveau centre » qui ont cru sur parole ce qu’on leur promettaient en échange de leur retournement de veste, de chaussettes et de slips. "On leur laisse une chance de ne pas être battus aux législatives, c’est déjà beaucoup, non ? " s’amusent les « umpistes » qui savent ce qu’avaler veut dire…

Qui se souvient de « démocratie libérale », par exemple ? Qui se souvient que   les » forces vives de l’udf »  étaient des centristes avant leur ralliement à l’UMP en 2002 ?  Qui, Baylet mis à part, sait que Borloo est un radical ? UMPisés , le bonhomme… et son parti ! C'est cher la soupe aux choux du pouvoir. La soupe offerte par le Chateau. Et souvent, elle est amère...

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 A propos, des internautes ont lancé de vrais concurs le logos pour les centreux morinesques. j'ai reçu entre celui-là de la  part d'un groupe qui veut créer une section strasbourgeoise de cette chapelle du diocèse de Notre dame de l'UMP. Il se passe toujours aux galeries sarkozyennes... Outils et matériaux, chez Sarko, il y tout ce qu'il faut!

LES BONS CONSEILS DE MARIANNE

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Du simple bon sens: Oui à une vraie rupture

Bonne, la couverture de Marianne, non ? Elle a fait mouche dans les kiosques. Surtout chez les nombreux élus UMP qui sont sûrs d’être réélus, non parce qu’ils bien travaillé mais parce qu’ils portent la bonne étiquette. L’événement, c’est qu’aucune de ces vieilles barbes  n’en tirent les conséquences.

Quelqu’un d’intelligent, pétri de l’intérêt général, nourri au lait de la Patrie bien servie et de la France  à servir, comme André Schneider, par exemple, devrait logiquement en tirer leçon. Il affronte deux femmes qu’il dit estimer et respecter beaucoup, avec la condescendance machiste de ceux qui lancent : « Elles sont très bien , très courageuses…mais ce ne sont que des femmes. Les femmes, c’est fait pour la Chambre, mais pas pour celle des députés, non » ? C'est pas grave: bien des femmes votent pour eux... Encore La Boétie: "De la Servitude volontaire"...

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Parenthèse : C’est drôle le Sarkozysme…Au sommet on exhibe quelques belles têtes bien faites et bien pleines de « Sarkogirls » de classe (Rachida et Valérie, notamment), amis sur le terrain… Les rares femmes investies que je connais sont là comme par obligation d’une parité mal respectée. Et les hommes, oh, les hommes… KKK, Kinder, Kirsche, Küche et...Fantasmes: la modernité a ses mimites...! Je ferme la parenthèse. Et j’en reviens à André Schneider qui va me remercier pour la publicité que je lui fais.

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Bornia Tarall: l'une des candidates de la vraie rupture, celle du MoDem. Et si L'UMP se distait en sa faveur? On peut rêver, non? ... Qu'est-ce que  ce serait bien....pour la France. "Voter moderne, c'est voter MoDem" admet un "umpiste" déjà repenti pour cause de "bonapartisme" local et national

ET SI UN "UMPISTE" INCONNU DEVENAIT CELEBRE....

André, avec ton sens de l’Etat, donc, pourquoi ne tires-tu pas parti de cette dernière campagne d’avant le premier tour pour te désister en faveur de Bornia Tarall, par exemple. Pour l'exemple. Bien sûr, tu te ferais enguirlander par tes amis. Mais tu ferais l’événement. Un événement national. Sous les feux de la rampe, André : A la Une du JT de TF1 même Surtout, tu servirais la démocratie dont tu parles tant,  la France qui vaut tous les sacrifices, ta circonscription qui va finir par ne pas savoir ce qu’est un bon député au XXI ième siècle… Je plaisante, bien sûr. Et je rêve...Et alors?

Mais je te connais assez, cher André,  pour savoir que tu n’ignores pas que Bornia Tarall et Marc Merger , son suppléant, seraient d’excellents représentants du peuple dans une France où la rupture est exhortée au sommet. Oui, elle est vraiment bonne cette couverture de Mariann sur le thème de la vraie rupture.

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LE "VIEIL ARMAND", HOMME-SYMBOLE....

Il est vrai que bien des sortants du PS devraient la prendre pour eux aussi, cette couverture…Faible , trop faible le "renouvellement dans cette machinerie qui tourne à vide pour cause de trop plein de conservatismes et de conformismes réactionnaires. 

 Ils labourent le terrain, çà, c’est vrai. Et ils verrouillent leurs sections... Rubans, coupe, anniversaires, décès, fêtes de paroisses, AG d’associations, bistrots, salons de thé, maisons de retraites, hôpitaux, trottoirs, petits commerces, grandes surfaces, monuments aux morts, petits services…. Toulouse-Lautrec se régalerait, avec de tels modèles....

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Ils labourent, mais sèment-ils ce que le Législateur devrait semer ?

Mon copain « Trampo », inventeur des Mariannes d’Or devrait créer un Oscar spécial pour les députés-laboureurs qui ne sèment rien d’autres que ce qui peut rapporter des voix au prochain scrutin. Quel système !  Après, on fait des thèses sur le populisme et le clientélisme…

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Cette couverture là, de Charlie, n'est pas mauvaise non plus, non?

Dans le Bas-Rhin, le seul député bas-rhinois du PS a un peu beaucoup ce profil. Cela   ne le rend  pas antipathique, le « Vieil Armand », comme quelques uns de ses  amis le surnomment. Il ne fait que tirer parti d’un système qui est pathétique ! Où elle la rupture, en effet? Et où est la perspective d’une rénovation dans le PS. ? Cité neuf ou dix fois dans les compte rendus des séances plénières de l’Assemblée nationale : beau bilan, non ? C’est deux fois par an…  Que voulez-vous ? Paris c’est loin.  Avec le TGV, tout ira mieux… Il le promet... s'il est réélu !

LA SAGESSE D'UN SORTANT :LA FIN DES DEPUTES-TAVERNES

Comme me confiait un député strasbourgeois qui a eu la sagesse de se retirer (ou la faiblesse d’obéir à des consignes  ou à quelques chantages), donc qui a su, lui, tirer leçons du besoin de rupture mis en relief par Sarkozy et ...Marianne : 

« Je ne suis pas mécontent d’arrêter. Avec Schneider, Jung, Bur et quelques autres nous étions les derniers députés d’un style classique qui est dépassé. Nous avons changé de siècle, d’époque. Il faut du sang neuf, de nouvelles méthodes. Il faut redonner aux parlementaires leur rôle de Législateurs.  Les élus du peuple ne doivent pas être des super assistantes sociales et il faut en finir avec la confusion des compétences. Un député, c’est un député, pas un élu local, cantonal ou régional. » Eh! oui, comme dirait Degas; le temps des "députés Tavernes ", des députés de brasseries et de bistrots se termine. Tout change...

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Belle lucidité, non ? Cet ex-centriste (mal) digéré par l’UMP pourrait retrouver sa vraie famille au MoDem. Son expérience y serait utile. En plus, il a un bon sens politique , une excellente mémoire et  un esprit vif. Hommage sincère lui soit rendu. Mais son suppléant devenu remplaçant répond-il aux critères des "députés de la rupture"? Je n'ai qu'un avis très  personnel et poeu optimiste pour l'esprit de rupture...

(Pardon, vous ne connaissez pas André Schneider? Si vous n’habitez pas  Strasbourg, c’est logique... même  dans cette Ville il n’est guère connu. Excusez-moi, vous ne connaissez pas Armand Jung ? Même réponse.... Pardon à mes lecteurs internautes non alsaciens : cette chronique s’ancre de plus en plus dans le terroir. C’est dans la logique de ces Législatives qui sont nationales par le jeu des étiquettes et très locales en raison des détournements de la fonction législative… ) 

 

Clin d'oeil dominical, en pensant à la France hypnotisée... 

 

Un bon coup de crayon, Christian Antonelli, talentueux donneur de coups de griffes...

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Mais tout cela n'a rien de grave, ce dessin de Charlie en témoigne....

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Puisqu'on essaie de rire, je ne résiste pas à vous inviter à jouer un peu; Révélez votre pensée secrète dominante, en ce moment... c'est beau l'hyponose collective, l'illuionsime et la propogande efficace: m^me ceux qui vous critiquent font votre jeu. Après le TTS, voici (pour combien de temps? ) le RSS (Rien Sauf Sarko). Elles et ils ont bien du mérité celles et ceux qui n'ont pas joué à l'UMP, ce jeu qui rapporte plus que le PMU quand on veut faire de la politqiue... VOUS CLIQUEZ: Ce n'est qu'un TEST...
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Daniel RIOT

02/06/2007

STRASBOURG 1: Une primaire triangulaire à droite, ou Sarkozy sur trois affiches...

Le carnet de campagne de Daniel RIOT : Le «renouvellement politique » n'est que du bluff... sauf au MoDem où nécessité (positive) fait (excellente) loi.

Parité: De la poudre aux yeux

Mettons le MoDem à part : nécessité (positive)  fait Loi (positive). En  l’occurrence,  c’est bien. Excellent même : 501 nouveaux candidats, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et  de ce que l’on appelle les minorités « visibles ». Mais dans les autres partis… L’UMP, qui ne respecte en rien la parité (elle a les moyens de payer les amendes !), refuse de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie… Le PS qui ne cesse de parler de renouvellement affiche 55 « nouveaux » sur …535 ! De qui se moque-t-on ? 

 

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"Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux", tranche le politologue Dominique Reynié, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est "homéopathique". Parmi les 7 639 candidats, on compte 3 177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : «  L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 ! »

Pour  cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. « Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants », estime Dominique Reynié.  « Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risque, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires, déplore. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée. »

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Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour "un statut de l'élu", qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats. Tiens, tiens : c’est ce que proposait Bayrou…

Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes), sont de loin les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la "rotation des charges électives", qui limite le nombre de mandats dans le temps. Tiens, tiens, c’est ce que proposait Bayrou…

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Un peu gonflée, Ségolène…

Ah ! Si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle... Le Monde écrit :"Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l'opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c'est la rénovation qu'ils voulaient... A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace."

Comme si l’engagement de Bayrou pouvait se résumer à l’horizon Matignon. Comme si le poste de premier ministre ne lui avait pas été proposé (entre autres ministères importants. Comme si l’on pouvait oublier les attaques injustes et inféodées dont Bayrou avait été victime de la part de Ségo avant le premier tour.   Comme si les enjeux politiques se résumaient à ce type de calculs… Drôle de conception de la refondation du PS et de la rénovation de la politique ! 

Depuis le 6 mai, l'ancien candidat centriste n'a plus donné signe de vie, regrette-elle. Et alors ? Vous voulez son portable, Madame ? Bayrou ne passe pas d’une soumission à l’autre : Le Centre, c’est le Centre ! Il faut le savoir à gauche, comme à droite.  Mais, à l'avenir, rien n'est exclu , précise Le Monde, puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, "sans frontière". "Localement", avec le MoDem, "il va se passer des choses pour les municipales", pronostique l'ex-candidate et future patrone du PS

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Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s'atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" comparé à la recette "traditionnelle" de l'augmentation du Smic à 1 500 euros. Il est temps ! Elle devrait (enfin) lire le projet de… Bayrou !

Le refuge des amateurs de rata: Les niches du PSLE

Finalement Morin, le Ministre de l’attaque contre Bayrou et son « armée orange » a bien fait de créer le PSLE, « Nouveau Centre »... d’accueil des opportunistes et des invertébrés du Marais, des amateurs de soupe (ou plutôt de  rata), des orphelins de l’idéalisme, des gloutons de pouvoir et des honneurs…Ils peuvent y entrer en gardant leurs godillods aux pieds... 

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Au-delà des machines  à réélections d’une poignée de notables  du centrisme borgne, le PSLE offre un abri pour les bisés du grand écart, les schizophrènes de l’engagement politichien qui dans nos belles provinces et nos villes voudraient être plus « umpiste » que l’UMP tout en se recommandant du centrisme, plus sarkozyste que Sarkozy tout en restant fidèles aux idéaux  du christianisme social, aux principes de subsidiarité et aux messages européens de Robert Schuman.

Exclus de l’UDF-MoDem, ils trouvent dans le PSLE (Parti social libéral européen, un nom qui sonne comme une partie de la droite extrême italienne)  la niche qui leur manquait. Cela favorise les clarifications. Même si "on" triche encore avec des étiquettes usurpées, histoire de tenter de prendre les électeurs pour des gogos. Quel sens du respect de l'électeur chez ces usurpateurs! Je le vois sur Strasbourg : un microcosme qui mérite une étude de politologie sérieuse…  

L’élan Sarkozy à tous les niveaux…L'immobilisme en mouvement

Oh ! Ils l’aiment Sarkozy ! Et ils s’en inspirent dans leur campagne !  Dynamisme, volontarisme et culture intensive d’une communication efficace ! Décomplexés, les champions du Superchampion d’une France qui hésite encore entre une nouvelle Monarchie de Juillet, un Second Empire (bis) et une République bananière d’un type russo-texan futuriste…

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A Strasbourg, Yves BUR n’hésite pas à mettre en relief un slogan qui fait mouche : « Mettre la France en mouvement » (dna de ce matin) . Le seul problème, c’est qu’il en est à sa quatrième campagne. Qu’a-t-il fait pendant ses mandats précédents ? Il a plongé la France dans l’immobilisme ? C’est cela le miracle Sarko : le pompier sait faire oublier qu’il fut pyromane…

Des primaires triangulaires à droite à Strasbourg I

Puisque je parle de Strasbourg, les admirateurs de Sarkozy dans la première circonscription,  ont une chance fantastique.  Ils ont, au premier tour des Législatives, le choix entre trois candidats… Qui disait que  Sarkozy  faisait des rêves de parti unique ? Qui disait que le même Sarkozy avait repris à son compte le thème du « rassemblement » De très mauvaises langues.

Je résume pour les non initiés sans entrer dans les détails villageois…

medium_mégalomane.JPG"moi, mégalo?"

>>>Le consultant  zig-zag et mégalo-gentil

Première affiche:Un consultant (international, bien sûr !) qui a crée son propre parti pour la circonstance... et l'avenir. Pas mégalo du tout, ce déjà vieux jeune homme… Ou plutôt un mégalo gentil. Qui sait donner de la voix saans ouvrir ses oreilles.  "Schaff n’a", selon un de ses amis,  "qu’un problème dans cette campagne : ne pas dépasser les budgets autorisés"… La faim justifie les moyens, non? Et on ne va pas critiquer ceux qui en travaillant plus  dépensent plus. Ce n'est pas dans l'air du temps. De ce temps où Guizot hante les palais présidentiels. "Enrichissez-vous!"

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C’est le candidat zig-zag : il a frappé à la porte de Sarko, puis de Bayrou avant de re-sonner chez Sarko. Ses références locales ? Il a été conseiller d’un ancien maire fort respecté, Marcel Rudloff, qui a perdu les municipales parce qu’il… était mal conseillé ! C’est prometteur, non, pour cet expert en consulting aux références impressionnantes ?

>>> « La Grande Dame Hermès »

Deuxième tête d'affiche: Une Grande Dame, vice-présidente du Conseil régional, qui fait du social comme on aimait en faire  à l’époque des dames patronnesses. Quand Daumier moquait les riches généreux sur leurs blacons...

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Moi, je l’aime bien, cette femme de classe: Elle a un coté mère poule de l'époque des crinolines  rassurant. Je l’estime beaucoup parce qu’elle a du caractère, la Dame. Et parce qu’elle  mérite mieux que le mépris dans lequel ses (faux) « amis » qui dirigent la municipalit... Ils l’appellent la « Candidate Hermès » ou « Miss Chanel », « CocoCaldé »,  comme si le textile et la parfumerie  de luxe n’étaient pas une richesse et une fierté nationales! Ou encore la "Bourge aux dents longues". Ce qui est tout simplement stupide. Dormez, madame. Et rêvez... Ce sont eux qu'aujourd'hui Daumier croquerait... 

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Je l’aime bien surtout (c’est sans doute mon coté Zorro!)  parce qu’elle est victime d’une injustice de parti : elle a été exclue de l’UMP après avoir été encouragée à juste titre à se présenter par de nombreuses personnalités UMP dont Adrien Zeller. Mais  le « Tandem UMP » qui veut que les vélos  grillent les feux rouges  dans la Ville a toujours  craint sa forte personnalité. Il  lui a préféré la filleule de Madame la maire, un "membre de notre exécutif qui a toujours été loyale", dit Robert Grossmann. C’est beau l’esprit de famille, non ? Il est des moments et des leiux où il vaut mieux regarder le ciel...

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>>> La filleule docile

La troisième affiche, qui se voit en tout en haut, c’est cette filleule, précisément. Avec elle, le « tandem UMP » peut devenir un tricycle….Elle a déjà, sur un plateau de télévision, les sourires amusés et blasés de ceux qui (la fonction créant l’organe) se protègent par une arrogance teintée de mépris pour celles et ceux qui osent la contredire (ou plutôt être en désaccord avec les fiches soigneusement apprise par cœur qu’elle récite bien). C’est dommage. Elle aurait été mieux , à meilleure école, sans doute.

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Mais, elle se voit déjà gagnante, cette femme qui pourrait être si charmante : la vague bleue la porte. Elle en est sûre. D’ailleurs, elle doit adorer l’écume… Et elle se dépense, avec sa marraine, la machine UMP, les jeunes sarkolâtres de l'UPS, les "convoqués d'office", les réquisitionnés,   les exclus de l’udf, les ambitieux en quête d'éligibilté aux prochaines municipales... C'est de la grande distribution: tracts en masse, promesses à la pelle, bonbons (dans les maisons de retraite) et sourires magnétiques…

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La vague la portera, c'est sûr … ou la noiera ! Le surf, c’est risqué. Surtout quand les requins ne sont pas loin... Surtout pour les non « décomplexés » : cette UMP, comme tant d’autres en cette belle Alsace, se recommande du centrisme, non de la droite… La publicité mensongère, cela existe en politique? Quand la gêne reste plus forte que le cynisme...

Le handicap de la femme lisse : Le « tandem UMP »

Elle a un petit handicap, cette jeune femme bien lisse : elle n’a guère l’étoffe d’une députée.Y compris de l'avis de quelques uns de ses "soutiens".  Mais, si on la compare aux autres sortants de l’UMP dans la Ville, ce n’est pas grave : André Schneider la guidera… Il adore jouer les tuteurs de jeunes femmes, cet ancien proviseur sympathique et bon vivant qui tient son fief, comme il tenait sa cour de récréation.

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Cette jeune femme lisse  a un autre handicap un peu plus pesant, mais c’est un crime de lèse-majesté de le dire : Le « tandem UMP » qui la pousse, la tire, la soutient, n’a pas l’art de se faire beaucoup aimer dans cette Ville qui, comme dit l’ancien conseiller Zig-Zag de Rudloff, « mérite vraiment mieux et doit regarder au-delà de Schiltigheim » (la ville voisine qui n’est pas  mise en bière malgré  la crise des brasseries). Bref, pour elle, le "Tandem UMP ", c’est tout :le meilleur (en terme de promotion) et le pire (en termes de valorisation). Quelle communication complexe....

Mais son programme est très fort : "Je veux donner une majorité au président Sarkozy ". Comme s’il n’était pas sûr de l’avoir… Tout est dit.  Cela ne doit pas être très drôle de quémander des « votes utiles"  en jouant d’avance les inutilités pendant cinq ans. En matière d'émancipation politique, il nous reste des efforts à faire, en dépit des progrès accomplis depuis Daumier...

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Le « vote utile et efficace » : MoDem

Je sais : on va me dire que j’écris cela parce que je soutiens personnellement (avec force, conviction et clarté) la SEULE candidate du Centre dans cette circonscription. (Comme je soutiens, entre autres, la fantastique mais trop méconnu  Bornia Tarall et son suppléant Marc Merger dans le secteur de Schneider, ou la jeune Anne Meunier dans le fief de Bur)….

Oui, c’est vrai. Et alors ? Cela ne m’empêche pas de faire des remarques  pertinentes,, dictées par des constats de réalité. Et ce que je dis n’engage que moi. "Arrête ton délire" vont me redire mes amis de droite (j'en ai encore quelques uns; à gauche aussi, d'ailleurs)

Si méchanceté légère, il peut y avoir, elle n’est que très homéopathique… si on la compare aux attaques sournoises, perfides, acrimonieuses, haineuses, diffamantes, infamantes et mensongères que subit depuis des années (ce matin encore dans les dna de la part d’un élu municipal qui rêvait d’être candidat !) Chantal Cutajar, la candidate de l’UDF-MoDem dans la « UNE »…

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D’ailleurs, je ne suis  méchant envers personne : que celles et ceux qui se sentent offensés daignent me croire. Je crois seulement  aux vertus de l’ironie justifiée. L’humour acide est un révélateur. Et  la politique n’est pas toujours tragique… Heureusement !

Je voulais juste mettre en relief la chance des électeurs sarkozystes de la première  circonscription …

Ce n’est pas partout qu’ils  sont trois  à faire ainsi la même offre pour la même demande. C’est une situation d’intérêt national.

Il est vrai que l’emballage du produit n’est pas le même chez les trois : les rêves mégalos et  impossibles sur papier glacé chez le premier, de vraies convictions  chez la deuxième et une docilité d’élève modèle chez la troisième (qui rêve d’être première).

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En termes  de « vote utile et efficace », ce n’est pas sur ces étals-là qu’il faut chercher, bien sûr, même si l’on a voté Sarkozy à la Présidentielles ! On peut être pour Sarkozy sans être sarkolâtre, heureusement. Et sarko-compatible sans être sarko-soumis. Un bon député, c’est un élu à l’esprit critique, donc LIBRE, et CONSTRUCTIF, donc nuancé et sans œillères partisanes. En sport, on peut être « supporter inconditionnel », pas dans les affaires publiques   Mais c’est là une affaire de conscience, non de consigne, comme on dit (avec raison) au MoDem.

J’arrête là. Un jus d’orange m’attend. Je n’ai jamais aimé autant les oranges…Bayrou aurait dû se faire sponsorisé : c’est tout de plus haut en couleur, plus riche en sens, plus chargé de vitamines que le « mangez des pommes » de Chirac. C’est une pomme qui a fait de nous de pauvres pêcheurs, non une Orange. «La terre est bleue comme une orange », chantait Paul Eluard …

Daniel RIOT

01/06/2007

L'UDF à Strasbourg: Enfin, un peu de ménage....

Il est des clarifications qui s'imposaient!

La Stras’Académie d’Alsaflop

C’est décidé : j’adhère au MoDem !

Une seule chose me faisait encore hésiter : la trop grande patience de l’UDF (départementale et nationale) face aux mini-Santini, aux mini-de Robien, aux mini-Morin, donc aux maxi-traîtres, maxi-taupes, maxi-opportunistes, aux maxi-carriéristes et aux marionnettes géantes (pas comiques du tout) télécommandées par le « tandem  UMP» du « Sarkoland-am-Rhein », comme dit un observateur lucide qui s’auto-censure dans son journal.

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Durant les Présidentielles, j’ai été outré, effrayé, scandalisé par les voix que ces petits « agents doubles » faisaient perdre à Bayrou par leur conduite qui ne visait qu’à mettre des balles dans les pieds de l’Udf, qu’à tirer à vue sur des personnalités UDF taxées d’indocilité par le « tandem UMP », qu’à entretenir des confusions. Que de communiqués publiés dans les dna pour eux si ouvertes malgré leur non-représentativité ! Que de « permanence » tenues au nom d’eux-mêmes ! Que de ragots par eux répandus par seul souci de nuire à ceux (et celles) qui refusent la servilité ! "La fidélité, vertu canine", disait un sage...

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« Papy Riot » l’a dit devant le Club de la presse dans un débat sur le « PHENOMENE Bayrou ». « Si Bayrou a seulement double son score de 2002 sur Strasbourg et non triplé comme dans l’ensemble de la France, c’est en partie parce que la mobilisation de ses partisans a été délibérément insuffisante ou carrément contre-productive sur le centre ». C’est vrai que j’ai suivi les efforts de Chantal CUTAJAR et de son équipe en cette période : elles étaient bien seules à « labourer le terrain ». C’est toujours très dur de devoir travailler contre une partie de son propre camp : la cinquième colonne n’est pas un mythe…

Hier encore quand je voyais l’usage abusif, moralement indigne, politiquement honteux qui était (et est encore) fait du sigle UDF par des suppléants de candidats UMP, je me disais que les pratiques politiques étaient trop pourries pour que je m’engage (même en simple militant) dans ce qui apparaissait comme un marécage réservés aux grenouillages.

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Il est vrai que les petits nains de jardins du pseudo-centrisme local peuvent mettre en avant les (mauvais) exemples donnés par le sommet..

Bayrou doit avoir (encore) la naïveté des enfants de chœur (c'est une vertu) pour avoir fait confiance (c'est un tort) à des élus qui confondent liberté de vote et liberté de trahir, liberté de penser et liberté de changer de convictions, liberté d’action et liberté de faire de mauvaise sa actions.

Sur Strasbourg, Fabienne, ingrate fille politique de Daniel Hoeffel le rigoureux, fait plus et mieux. Elle se fait élire UDF, elle passe à l’UMP tout en continuant à se réclamer du centrisme et tente de mettre la main sur l’UDF locale par agents spéciaux infiltrés, par commandos dociles, par soldats (soldates) d’une Légion très spéciale. Faux nez et faux culs, garde à vous ! Sonnez la charge !

Heureusement, Bayrou a eu le courage de maintenir son cap : le Centre, c’est au Centre. Pas exclusivement à cette gauche de la droite qui s’appelle le Centre droit., ou  maladroit !

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Au Centre, on regarde avec deux yeux (on n’est pas borgne), on écoute avec deux oreilles, on agit avec deux mains , et on marche sur deux pieds. Mieux : On n’a pas le cul entre deux chaises, mais on est assis, sur ses deux  fesses,  sur une  troisième chaise. Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. Retour et références aux « Ordres » de Blaise Pascal ! Et c’est vouloir agir dans la clarté et la transparence, pas dans la magouille, avec  des pratiques fripouilles et des convictions d’andouilles (c’est pour la rime, vous l’aurez compris !)

Mais je cause, je cause … et j’en oublie mon propos ! Oui, aujourd’hui j'adhère (enfin !) au MoDem, parce que j’ai lu dans les dna (il faut bien chercher, dans les échos, pas dans les infos,  mais cela se trouve !) qu’enfin les pendules étaient mises à l’heure à l’UDF sur Strasbourg. Et que quelques moutons noirs devraient quuitter le troupeau. Et surtout ne plus s'en recommander ou s'en réclamer...

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Des exclusions, des suspensions et des mises au point. Je cite :

>>>> « Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, tous les quatre élus au Conseil municipal de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim et Yasmina Sadarnac, candidate dissidente dans la troisième circonscription sont « suspendues de l’UDF-MODEM dans l’&ttente d’une mesure d’exclusion qui sera prononcée par a commission nationale d’arbitrage et de contrôle ».Tous d'illustres inconnus qui ne sont célèbres que par leur appétit de glouton.Faim de pouvoir.faim d'Honneurs.Faim d'une bonne place sur la prochaine liste Keller-Grossamnn pour les prochaines municipales.Vous connaissez les "gloutons"? Des animaux bizarres...Ils ont nombreux dans le "Nouveau Centre" , ce PSLE du petit Morin qui veut devenir grand...

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>>>> A cette liste d’exclus s’ajoute le conseiller général Jean-Daniel Zeter, suppléant d’Yves Bur, (député UMP sortant), l’homme dont l’Ump n’a pas voulu au perchoir de l’Assemblée (m^me pour trois mois) , celui qui se préoccupe (un peu) des buralistes après (et non avant) de promouvoir la campagne anti-tabac que l’on sait, celui qui… Non il s’agit là d’autres sujets ! Pardon pour mes digressions :je ne suis qu’un journaliste stagiaire pigiste amateur…Ces UDF qui jouent la carte UMP quand l'UMP veut "kärcheriser" Bayrou jusque dans son fief, ils son de quel ordre dans le règne animal? Des suceurs, peut-être. Ou des piqueurs. Mais là je ne vise pas que M. Zeter que je ne connais qu'à travers une récente ITW à la télé où il expliquait avec mauvaise foi toute sa bonne foi...

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>>>> Dans le même communiqué (je fais toujours confiance aux DNA puisque je n’ai pas reçu ce texte), les responsables  départementaux du MoDem rappellent que les adjoints strasbourgeois Anne Schumann (celle qui n’arrête pas de cogner sur Pascal Jurdant-Peiffer, dieu sait pourquoi) et Harry Lapp « ne font pas partie du mouvement ». Ils ne sont plus "gloutons". Dans la genre, ils seraient plutôt piqueurs. Ou des piqueurs. je sais: c'est la même chose que pour les précédents mais pas dans le même ordre. Comme faire la différence entre un Douste et un de Robien? D'ailluers les piqueurs sont souvent des suceurs.... 

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>>> Frédéric Le Géant, (« également membre de la majorité de Fabienne Keller », précise utilement les DNA, sans craindre le pléonasme) « n’est en aucun cas porte –parole de l’udf-MoDem du Bas-Rhin ».

Alors, çà, c’est vraiment Géant ! Un usurpateur cet homme que je ne connais que par ses annonces (toujours publiées dans  les DNA) de « permanence » dans un café en face de la poste ! Il ne porte donc que sa propre parole, mais il fallait le dire plus tôt. Il était temps de lui clouer le bec à ce coucou qui pique le nids des autres pour pondre ses oeufs !

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Je vais peut-être suivre son "exemple" et signaler mes activités de brasserie dans les dna....

Vous voyez le genre : « Alsaflop qui n’engage que lui-même tiendra sa permanence au Snack’Michel tous les matins de 8 à 9 heures. Est à la disposition de tous les Sarko-Centreux qui sont aux ordres du tandem UMP pour se faire offrir un café, avec ou sans croissant, afin de mesurer la qualité de leurs arguments et ses propres qualités de résistance à toute avance politique corruptrice qui pourrait lui être faite »...

Le Nain, pardon Le Géant,  viendrait peut-être à ma table… Pour s’y mettre… à table ! Après tout il doit avoir des qualités, cet homme pour être ainsi utilisé par l’UPS, l’Union pour Sarko (mince, encore un lapsus) pour Strasbourg. Le coucou est un malin.Comme une fouine, dit-on...

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J’insiste : ces infos ne devraient pas être dans les « échos », surtout quand on se souvient du tapage fait par les DNA autour du moindre éternuement de ces (vrais) « dissidents » depuis longtemps ! Mais ce n’est pas moi qui vais donner des leçons en matière de hiérarchie de l’information…. Comme me dit un journaliste expérimenté, « tous les journaux locaux sont un peu tributaires des annonces municipales. C’est la loi du système ». Un débat qui me dépasse… mai, maoi dans l'ordre animalier, je sui plutôt du style singe.(Histoire de démontrer que mes allégories animalières n'ont rien de désobligeant pour les animaux. Je me rêve bonobo. Allez savoir pourquoi...

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Ces « échos » en chapelet sont titrés « UDF-MoDem : la Purge ».

Purge : dans quel sens prendre le mot ?

Médicalement, ce n’est pas mal vu. Il s’agit en effet d’un traitement purgatif. Mais cette « purgation » est bien tardive pour qu’on parle de « purge de cheval »…

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Techniquement, le mot n’est pas mal choisi non plus : « évacuation d’un fluide dont la présence dans une conduite ou un récipient nuit au bon fonctionnement d’un appareil », dit le Dictionnaire. Ce « purgeage » s’imposait en effet.

Politiquement, c’est plus douteux, mais c’est sans doute à ce sens que les DNA voulaient se référer, avec ironie j’espère : cela implique un « acte d’autorité contre des indésirables » (toujours selon le dictionnaire). Mais cela a un aspect péjoratif que ne mérite pas la trop tendre UDF. Sinon la « purge » se serait faite plus vite et aurait eu plus d’ampleur.

C’est sans aucun doute sur le plan moral que le mot « purge « des DNA se justifie le plus : il est synonyme de purification….

Il est vrai que c’est à confesse que les pêchés de ces démocrates chrétiens proclamés pourront (peut-être) leur être pardonnés… En termes laïcs, qu’ils règlent eux-mêmes leurs problèmes de conscience, eux qui obéissent tant aux consignes. Mais là je deviens très polémique. Ce qui n’est guère charitable…

En tous cas, c’est en conscience que maintenant, ce « ménage » étant fait, je peux adhérer au MoDem, non comme une huître ou un sot, mais en Acteur. Vous faites comme moi ?

ALSAFLOP

31/05/2007

Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »

 En guise de Carnet de campagne....

  L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE

>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie

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Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.

L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU

>>>>Un détail : La  dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.

Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.

Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.

L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE

>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet,  son premier baptême du feu avec sa  double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

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Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".

Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce  nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….

L'ETAT  DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE

>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé !  La ministre de l'enseignement supérieur  a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

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On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.

Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...

L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS

>>>> Excellente      tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ».  Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !

30/05/2007

RECHERCHE: Faire entrer vraiment la France dans le XXI ième siècle

Des réformes en profondeur.L'avenir se joue là..., par Chantal Cutajar

CETTE FAIT SUITE A LA PRECEDENTE

Le constat est terrible : Aujourd’hui, les conditions de travail des chercheurs sont de plus en plus précaires. Les débouchés se raréfient : la recherche est considérée en France comme une activité à part, non comme une formation qui conduit à la responsabilité dans l’entreprise. Les jeunes se détournent de la recherche, les vocations scientifiques sont de plus en plus rares et les jeunes chercheurs nous quittent pour l'étranger.

Or, je crois que la recherche, c’est la clé de la réussite de notre pays dans les défis du XXIème siècle.

1° Nous devons considérer les sommes allouées à la recherche comme un investissement et non comme une dépense. La recherche est une activité essentielle pour le futur de la France. Cela implique un engagement précis sur la question des moyens. Voilà pourquoi François BAYROU proposait un pacte national et transpartisan en faveur d’une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche, de l’ordre de 5% par an sur dix ans.

2° Nous devons rendre le métier de chercheur plus attractif, d’abord par une réévaluation des grilles de salaire. Quand vous êtes payé 1300 € par mois et que votre angoisse, c'est d'arriver à nourrir votre famille, comment pouvez-vous être productif, créatif et pleinement impliqué sur des missions de recherche ?

La recherche devrait être l’une des voies privilégiées pour la sélection des élites. Or je crois que cela passe par un accord entre les universités et les grandes écoles, par la possibilité d'allers-retours entre les deux filières : continuer toute formation en grande école par une thèse, effectuer une année en grande école comme école d'application d'une formation doctorale.

3° Et puis, il faut attirer les chercheurs en France. Nous proposerons de prendre une décision emblématique : celle d’exempter d’impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France.

La recherche doit redevenir prioritaire dans l’agenda politique, et les plus hauts responsables de la politique française doivent en faire un devoir personnel. Il faut pour y arriver, proposer un accord sur une base non partisane, rassemblant les grandes forces politiques, qui sont conscientes qu’un investissement majeur est nécessaire. Les questions plus détaillées, comme celle de l’autonomie des Universités et de l’évaluation pourront alors trouver des solutions simples et transparentes, car il sera facile de vérifier en quoi, l’organisation mise en place répond à un besoin et facilite la contribution des scientifiques français aux questions communes du pays et de l’humanité. Il y a donc urgence.

Université: Oui aux réformes, non au "passage en force"

Ma conception de l'Université, par Chantal Cutajar

A l'AFGES,présidée par M.Maximilien Cartier, j'ai animé hier soir avec plusieurs membres de man équipe  de conseillers (Jacques Ledig, professeur à l’INSA Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe LIVERNEAU Professeur de médecine et chef du service de chirurgie de la main à Illkirch Graffenstaden) un débat sur l'Université et la recherche.

Un rappel: 

 Je suis Maître de Conférences à l’URS  (Université Robert Scuman de Strasbourg) où je suis enseignant chercheur.J’enseigne le droit pénal en L2, M1 et M2 et je dirige au sein du Master 2 Droit et études européenne le parcours Sciences criminelles qui comporte 3 options : 1 recherche et deux voies professionnelles.

J’ai également une activité de chercheur au sein du Centre du droit de l’Entreprise où je suis responsable de l’équipe de recherche sur la criminalité organisée GRASCO. Mon domaine de recherche et mes travaux sont orientés vers la lutte contre les techniques financières qui permettent aux organisations criminelles de prospérer grâce à l’argent de leurs trafics.

C’est à ce titre que je publie de nombreux articles et participe à de nombreux colloques sur ce sujet, que j’ai été sollicitée par la Fédération bancaire française pour participer à la rédaction d’un livre vert sur la transposition de la troisième directive européenne relative à la lutte contre le blanchiment d’argent.

C’est à ce titre que j’ai été invitée par le département d’Etat américain à participer à un séjour de trois semaines pour étudier les dispositifs de lutte américain contre la criminalité organisée et le financement du terrorisme.

Voici un résumé de mes interventions:  

MA CONCEPTION DE L'UNIVERSITE
Je veux défendre le modèle universitaire français.
1°) Je m’opposerai catégoriquement si l’on tente de toucher au statut national des diplômes.
2°) En même temps, la question du degré d’autonomie des universités est posée et il faut y apporter des réponses.
Permettez-moi ici de témoigner de mon inquiétude en ce qui concerne le projet de loi sur l’autonomie des universités que le gouvernement Fillon veut faire voter au mois de juillet.
Ce projet est censé selon les termes de Monsieur Fillon, « donner de l’autonomie aux Universités pour qu’elles puissent s’organiser comme elles l’entendent, recruter comme elles l’entendent créer les enseignements qu’elles veulent sans avoir besoin de demander  l’autorisation à des tutelles qui ne sont pas les mieux placées pour juger de ces questions. Cette loi devrait leur permettre « de retrouver l’excellence » alors qu’après avoir « été les meilleures du monde » elles « ont disparu dans les profondeurs du classement international ».
Et le projet qui est en train d’être concocté, en catimini, sans concertation aucune, ce projet est tellement extraordinaire, magique qu’il n’a pas besoin, si l’on en croit le gouvernement, d’être débattu.
Et bien, si je suis élue, je m’opposerai à ce que la loi sur l’autonomie des universités intervienne au mois de juillet.

Je m’opposerai non pas pour le plaisir de m’opposer puisque la position qui sera celle des députés du mouvement démocrate sera de soutenir les projets qui servent l’intérêt général et de combattre ceux qui sacrifieront l’idéal de justice sur l’hôtel de l’efficacité économique.

Je m’opposerai, tout d’abord parce que il faut mettre un terme à cette méthode législative qui bafoue les principes les plus élémentaires de la démocratie, je veux parler du pluralisme délibératif. Ces considérations semblent relever de la forme mais il ne faut pas s’y tromper, elles touchent aussi et surtout au fond.

De quoi s’agit-il ?

Alors que les organisations universitaires ont annoncé des Assises de l’enseignement supérieur pour élaborer des propositions pour une réforme large de l’Université dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est indispensable, le gouvernement annonce que cette réforme qui, aux dires même du ministre est « une réforme très très importante pour l’avenir de notre pays, peut-être l’une des plus importantes » sera votée au mois de juillet au cours de la session extraordinaire du Parlement.

Cette méthode n’est rien d’autre qu’un passage en force et nous avons le devoir de le refuser.

François BAYROU avait au cours de la campagne présidentielle dénoncé cette méthode législative consistant à faire passer des lois de manière autoritaire et sans débat réel préalable. C’est la raison pour laquelle, dans le programme législatif du mouvement démocrate nous avons mis l’obligation d’organiser un débat public de deux mois avant tout examen d’une loi importante au Parlement. C’est le temps nécessaire pour que puissent se tenir ces assises.

Mais je m’opposerai à ce passage en force aussi parce que cette loi qui touche à l’organisation et à la gouvernance des universités ne réglera pas tous les problèmes. C’est d’une réforme globale des universités dont nous avons besoin et cette réforme doit être précédée d’une concertation et d’une réflexion collective.
Au surplus, je ne suis pas rassurée par les propos du premier ministre lorsqu’il dit qu’il n’est pas question d’instaurer une sélection à l’entrée de l’université et qu’il n’est pas question non plus d’augmenter les droits d’inscription. Je ne suis pas rassurée parce qu’il n’y a guère, Monsieur Fillon disait, en octobre 2006, lors d’une convention UMP, que :
« le problème des droits de scolarité devra être franchement posé. (...) Il est temps de comprendre que l’université pour tous a une contrepartie. Et cette contrepartie est notamment financière. (...) Il est tout de même stupéfiant de voir que personne ne s’offusque à l’idée de payer davantage pour son téléphone portable, son ordinateur portable ou l’achat de DVD, mais que chacun semble s’inquiéter à l’idée de payer un peu plus pour ses études supérieures ! »
Élue députée, je soutiendrai donc l’initiative des organisations universitaires pour « des assises de l’enseignement supérieur » parmi lesquelles figurent la conférence des Présidents d’Université, les étudiants de l’UNEF, la FAGE, la Confédération étudiants, le collectif « Sauvons la recherche, les syndicats de la FSU, l’UNSA-Education et la CGT.
3° Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement.
4° Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.
Je ne suis pas généralement favorable à l’idée de transposer en France des solutions qui viennent d’ailleurs.
L’enseignement supérieur de chaque pays résulte de son histoire. Faut-il tout refonder ?
Je préfère une évolution forte, dont le premier pas est la reconnaissance du doctorat : le doctorat doit devenir un diplôme reconnu à l’embauche, comme cela se pratique dans le monde et il doit être intégré dans le monde du travail.
C’est de cette manière que les docteurs seront à part entière des cadres de notre pays, dans les entreprises, l’administration, le monde politique et les médias.
Donc, plutôt que d’opposer les filières de formation, je préfèrerai une politique où l’on atténuera la différence entre filières de formation, par exemple en développant les passerelles qui existent déjà, à tous les étudiants méritants de toutes les filières, au niveau du mastère ou du doctorat ou encore que les écoles et l’université constituent des cursus communs.
La politique d’enseignement supérieur et de recherche devra veiller notamment lors de l’attribution des soutiens publics au respect de ces objectifs.
5° En ce qui concerne la réussite des étudiants. Quel est le constat ?
Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Pour y remédier il faut faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.
6° Et puis il faut humaniser notre université.
L’université est devenu un lieu de grande solitude, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, donc de changer en profondeur la qualité de vie sur les campus.
L’université a besoin de tuteurs, de répétiteurs, de moniteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants, de bibliothécaires aussi, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante, en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants, et celle de leur famille.
Tout cela nécessiterait un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui, la France dépense près de 20% de moins par étudiant que la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE. Nous devons donc augmenter l’effort national en faveur des universités pour atteindre cette moyenne, soit 2,7 milliards d’euros sur cinq ans. C’est une nécessité et un investissement, tant la formation des jeunes est importante pour notre avenir.
7° Je crois en outre qu’il faut fixer une nouvelle mission à l’université : l’insertion et la formation professionnelle.
Je pense en effet qu’il faut mieux préparer les étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle.
L’introduction de modules de formation facilitant l’insertion : maîtrise d’une langue étrangère, de l’outil informatique ou des techniques de recherche d’emploi par exemple, seraient bienvenues.
Le développement de l’alternance, la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour chaque étudiant dans son insertion professionnelle sont également deux moyens pertinents.
Pour conclure sur l’Université je voudrais dire que la place de l’Université devra être fortement revalorisée, car après l’augmentation massive des étudiants depuis 20 ans, stabilisée aujourd’hui, il devient possible d’ouvrir une nouvelle étape à long terme.
L’université souffre de trois maux comme je l’ai dit tout à l’heure :
- l’absence de reconnaissance du doctorat
- un manque de financement
- une gouvernance mal adaptée
Il faudra atteindre une dépense par étudiant également à la moyenne des pays de l’OCDE
Il faudra continuer le rapprochement amorcé avec les grandes écoles
Il faudra décider un changement de gouvernance. A cet égard, Strasbourg peut servir d’exemple avec la fusion des Universités prévue pour 2009.Ce type d’initiative ne peut conduire qu’à la visibilité de la France et à l’amélioration de sa recherche.

 

29/05/2007

Le « bon choix » de Sarkozy et autres concerts...

Sur mon carnet de campagne

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Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…

On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est  totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...

Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette  « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...

D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…

Les municipales, qui n’y pense pas ?

Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter  contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment  fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!

Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

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Les tireurs de ficelles

Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ».  Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.

A Strasbourg, la droite se paye le luxe  d’une   primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.» 

C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est  investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond  avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

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Des éléphants aux mamouths

Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.

Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : «  labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.» 

Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…

C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement  de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…

Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.

A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et   pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique  aux partis politiques… Belle  franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

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«Mes racines sont mes branches »

Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI,  les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération : 

« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel».  Désormais, il se lance en politique (…)

Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes».  «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince».  «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.» 

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Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .

Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur». 

Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

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Quel concert au Zénith ?

A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron",  mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !

 « Je n’exclus rien et je  ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."

Daniel RIOT

Strasbourg: Quand le sigle Udf est utilisé abusivement par l'UMP....

Sommations interpellatives auprès de deux candidats UMP 

medium_anne_meunier.2.jpgChantal CUTAJAR et Anne MEUNIER (notre photo) candidates investies par l’UDF – Mouvement démocrate de François BAYROU respectivement sur la 1ère et la 4ème  ont fait délivrer une sommation interpellative par voie d’huissier à Mme Frédérique LOUTREL et M. Yves BUR qui, de façon illicite, déloyale utilisent le sigle UDF sur leurs profession de foi et en ce qui concerne M;Yves BUR, sur les bulletins de vote.

Les candidats du MoDEM / UDF ont fait interdiction aux candidats de l’UMP d’utiliser le sigle UDF, cette utilisation créant une grave confusion dans l’esprit des électeurs et étant susceptible d’entraîner l’invalidation du scrutin du premier tour des législatives qui aura lieu le 10 juin 2007. Les candidates n’hésiteront pas à saisir le cas échéant le Conseil constitutionnel.

Ces faits ont également été portés à la connaissance du Ministère de l’intérieur.

"Les deux candidates, précise un communiqué,  sont fondées à penser que ces manœuvres sont un signe de profonde inquiétude et de faiblesse face à l’émergence d’un Centre libre et indépendant s’inscrivant profondément dans la réalité alsacienne et strasbourgeoise."

 

Pour rappel : Note publiée le 19/05/2007

 UDF: Mise en garde et clarifications!

Les 22 députés centristes sortants ralliés à Nicolas Sarkozy ont été prévenus : "Au regard des articles 14 et 20 des statuts de l'Union pour la démocratie française – UDF, tout candidat qui n'a pas reçu l'investiture de l'UDF ne peut se prévaloir de son soutien, ni utiliser son signe ou son appellation, sous peine de suspension immédiate du mouvement et d'une action en référé d'heure en heure", a annoncé un communiqué signé de Philippe Arnaud, président de la CNAC (Commission nationale d'arbitrage et de contrôle) de l'UDF.

Elargissement logique de cette prise de position claire: Ce rappel à l'ordre et cette clarification valent  évidemment pour les responsables ou élus UDf , quel que soit leur niveau de responsablité, qui ont rejoint ou rejoignent la"majorité présidentielle"ou qui, d'une manière ou d'une autre, en s'affichant UDF ou en s'en recommandant,  participent à des campagnes contre les candidats investis par l'UDF-Mouvement démocrate.

28/05/2007

Strasboug: Osez le MoDem!

INVITATION AUX JEUNES QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE LE MoDem De BAYROU:Rencontre avec Chantal CUTAJAR

medium_bayrou_OSEZ.5.jpgTartes flambées à volonté et convivialité :OSEZ LE MoDEM!
Déjà plus de 75 000 pré-adhésions au Mouvement Démocrate, le parti du XXI ième siècle pour que les jeunes soient de VRAIS ACTEURS de leur avenir et de la Société de demain.
C'est ,avec la participation de Chantal CUTAJAR, au
Caveau des Brasseurs, 22 rue des Veaux à strasbourg
le mercredi 30 mai à partir de 19 heures

VOIR LE SITE POLITIQUE DE Chantal CUTAJAR >>>>>>>>

Mon carnet de campagne: Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule

Offensif, le pauvre Hollande

Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

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"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire  les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.

La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent  à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche  qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

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Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur

Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu  compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

 

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Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…

Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".

Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".

Le leader du FN  se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.

Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

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Arlette telle qu’en elle-même

Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !

27/05/2007

Strasbourg: En campagne AVEC Chantal CUTAJAR

POUR UNE DEMOCRATIE LOCALE VIVIFIEE

medium_c_c.10.jpgDes engagements pour une

citoyenneté mieux respectée !

Cette semaine à Strasbourg se tient la session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. Des travaux peu médiatisés, mais très importants : depuis 50 ans, grâce à une initiative de Jacques Chaban- Delmas, Strasbourg est ainsi le siège d’une organisation qui approfondit cette démocratie locale dont on parle tant, mais qui reste tellement à parfaire,à améliorer, à enrichir. Pour, par et au service des citoyens.

Son action est particulièrement importante  en une époque où la mondialisation commence dans nos salons (par les télévision), dans nos cuisines (avec des produits venant du monde entier) et dans nos activités concrètes, quotidiennes. Surtout en ce monde où les vrais centres et réseaux du pouvoir nous apparraisent trop souvent si lointain

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Si j’avais accepté d’être présentée (en tant que personnalité civile) sur une liste municipale,c’est (entres autres motivations civiques) parce que le programme que je soutenais comportait un approfondissement réel de cette démocratie locale. Promesses trop peu et mal tenues, bien malgré moi, ou plutôt contre moi. D’où (entre autres raisons) ma prise de distance avec le « Tandem UMP » qui dirige la Ville et la CUS... Liberté , indépendance et respect de soi-même et des engagements pris envers les électeurs !

La démocratie locale, c’est celle qui conditionne le plus directement notre vie quotidienne. C’est aussi au niveau local que chacune et chacun peut (si on lui en laisse les moyens) apporter sa pierre au « Vivre ensemble », au « destin commun », à cette construction permanente qui s’appelle la Cité. La politique, c’est polis, la Cité au sens propre et au sens général du mot. En cela, la démocratie locale est la pierre angulaire de la Démocratie en général.  Régionale, nationale, européenne. Et mondiale (puisque nous sommes tous des citoyens du monde).

Les travaux strasbourgeois du Congrès ont permis des progrès considérables, par confrontations des expériences et « limage des intelligences », dans plusieurs domaines : répartition des pouvoirs entre les différentes sphères (c’est ce que l’on appelle la « subsidiarité »), association de la société civile organisée aux pouvoirs politiques, encouragement à la création d’eurorégions, stimulation des jumelages « sans frontières », et surtout actions locales concrètes pour relever des défis généraux

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>>> La sécurité ou plutôt la sûreté, ce droit qui est inséparable de la Liberté et qui exige des actions de prévention, de répression, d'éducation équilibées et intelligentes.

>>> La stimulation de l’emploi et de la croissance dans un  double souci d’efficacité et de solidarité

>>> La qualité du logement et l’intelligence d’un urbanisme qui favorise l’urbanité, au sens le plus riche du terme

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>>> Un « vivre ensemble » harmonieux, respectueux des diversités et cultivant, dès la crèche et la maternelle des valeurs communes

>>> La protection de l’environnement (donnée qui doit être prise en compte dans toutes les activités)

>>> La protections des droits contre les puissances dévorantes de « l’économie souterraine » et de la « géofinance » corruptrice.

>>> Les luttes contre toutes les discriminations (ethniques, religieuses, sociales, médicales, sociétales)

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J’en passe, bien sûr… J’y reviendrai, car ce sont pour moi des soucis permanents. Je me permets tout de même d’attirer  votre attention sur deux actions prioritaires développées et soutenues par le Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe, donc (en principe) par 47 pays européens:

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·        La lutte contre la traite des êtres humains

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·        La lutte contre les violences dites conjugales

Je soutiens et j’invite à soutenir les deux pétitions qui circulent sur ces deux fléaux.(Cliquez sur les logos)

Je l’avais déjà fait professionnellement (c’est le droit qui est la clef essentielle du progrès). Je l’avais fait dans mes activités associatives (le droit pour la justice). Je le fais naturellement dans mes engagements politiques : il revient aux députés (ce qu’ils font trop rarement)  de traduire sur le plan national les dispositions les meilleures qui (c’est une chance pour nous si nous savons en tirer mieux parti) s’élaborent à Strasbourg.

Au niveau de la vie citoyenne, je rappelle ici trois de mes engagements dans cette campagne législative menée dans l'esprit du MoDem de François Bayrou, dans le LIBERTE et l'INDEPENDANCE:

>>> ne pas me contenter de « bilan d’activités » plus ou moins réguliers, mais des réflexions collectives avant et après les lois sur lesquelles je serai amenée à me prononcer en votre nom. Dans cette perspective, j’organiserai des « Conférences de citoyens », dansune tradition républicaine tombée en désuédute

>>> j’organiserai des « TGV de la citoyenneté » pour permettre à des électeurs de la première circonscription de mieux connaître, donc de mieux comprendre les centres parisiens du pouvoir

>>> mon blog politique sera (davantage encore) un outil de cyber-démocratie ouvert à vos suggestions, à vos questions, à vos critiques.

Merci pour votre attention.

Chantal CUTAJAR

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Sur le blog de Chantal Cutajar

STRASBOURG: Les combats de Marc MERGER, suppléant de Bornia Tarral

medium_c_c.8.jpgMarc MERGER est le suppléant de BORNIA TARRAL, candidate UDF-MoDem dans la Troisième circonscription du Bas-Rhin. Son livre mérite d'être  lu. Et médité.Il comporte bien des enseignements qui doivent se traduire dans des lois pour que les handicapés soient considérer pleinement comme des acteurs à part entière de la société.

Au-delà de son témoignage personnel , son engagement politique dans le MoDem est un signe d'espoir et une volonté d'agir pour un "VIVRE ENSEMBLE" PLUS HARMONIEUX.

 Oui, il faut intensifier la lutte contre les discrimianations dont sont victimes les handicapés.

Oui, face aux défis à relever, la France est en retard par rapport à d'autres pays européens. Marc a été entendu à plusieurs reprises par les commisions d'experts et d'études du Conseil de l'Europe. L'organisation strasbourgeoise accomplit dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres un travail considérable qui doit être mieux relayé à .... Strasbourg et à Paris.

Cette action en faveur des handicapés qui doit se développer à tous les niveaux et dans tous les domaines était privilégiée dans le projet Présidentiel de François BAYROU et elle inscrite dans les priorités du programme législatif de l'UDF-MoDem. N'en restons pas aux voeux pieux et aux discours généreux: AGISSONS.!

Chantal CUTAJAR

Lève-toi et marche

 



medium_marc_merger.jpgde Marc Merger
avec Marie-Thérèse Cuny

Récit / témoignage

Editions Robert Laffont


La volonté d’un homme handicapé, alliée à la foi inébranlable d’un chercheur visionnaire: un conte des temps modernes et un formidable message d’espoir…


À trente ans, Marc Merger est un homme heureux. Il va se marier avec Véronique: ils sont beaux, ils sont jeunes, ils s’aiment. Et puis, une nuit, sur une autoroute déserte, l’horreur: Marc s’endort au volant, la voiture fait une embardée et s’encastre dans le rail de sécurité. Véronique est indemne, mais lorsque Marc se réveille, on lui annonce qu’il est paralysé des deux jambes, et qu’il ne pourra plus jamais marcher…
Au milieu du désastre, alors que toute sa vie est à terre, qu’il se bat pour ne pas céder au désespoir, à la peur, à l’angoisse, deux miracles. D’abord, celui de l’amour: Véronique restera à ses côtés et ils se marieront comme prévu. Et puis, une rencontre: un chercheur visionnaire, le professeur Rabischong. Celui-ci lui explique qu’il peut, qu’il doit garder espoir. Marc, en effet, fait partie de ces paraplégiques, chanceux dans leur malheur, qui ont conservé leur tonus musculaire: lorsqu’on stimule ses muscles, ceux-ci se contractent. En principe, si on les stimulait dans le bon ordre, au bon moment, Marc pourrait remarcher. Le professeur Rabischong lui explique alors son grand projet: programmer un ordinateur pour faire précisément cela, et lui déclare: «Il y a encore du chemin à parcourir, mais quand nous serons prêts, je viendrai vous chercher. Vous serez le premier.»
Dix ans passent. Dix ans au cours desquels Marc reconstruit sa vie. Il apprend à s’adapter à son fauteuil roulant, aux dures réalités de la vie de tout handicapé moteur. Et pendant ces années, le professeur Rabischong reste en contact avec lui. Jusqu’au jour où, enfin, il dit à Marc: «Ça y est, nous sommes prêts.» Car, entre-temps, le rêve est devenu réalité. Certes les obstacles sont encore nombreux: les difficultés de l’opération, puis les problèmes techniques, inévitables quand on est à la pointe extrême du progrès. Mais au bout du tunnel, il y a la lumière: ce jour où, enfin, relié par des câbles à un appareillage encombrant, devant les caméras de télévision, Marc se tiendra debout et fera ses premiers pas depuis bien longtemps…
Aujourd’hui, un an après, la technologie est au point. D’autres patients vont être opérés. La prochaine grande étape est la miniaturisation, mais elle se heurte, hélas, à des obstacles purement financiers. Le plus grand souhait de Marc est que le récit de son histoire puisse faire avancer les choses encore plus rapidement.

Parution : 7 mai 2001
Format : 135 x 215 mm, 198 pages, 18,14
ISBN : 2-221-09339-9

En savopir plus sur Marc MERGER>>>>>>>>

En savoir plus sur Bornia TARRAL >>>>>>>> 

medium_bornia_tarall.pngBornia TARALL est une femme de 50 ans mariée et mère de 3 enfants. Elle occupe le poste de Déléguée Régionale Adjointe de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations).

Républicaine convaincue, elle veut relever, avec des hommes et des femmes de bonne volonté, aux parcours et aux histoires divers, le défi d’une conception moderne de la politique.

Son engagement et son expérience dans le milieu associatif lui confèrent des compétences dans le champ de l’insertion socio-professionnelle et de l’expertise sur les questions de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

Elle a été choisie pour être la candidate aux élections législatives 2007 sur la 3ème circonscription de STRASBOURG pour l’UDF.

«Mon engagement trouve le souffle, l’énergie et la volonté, dans l’action, la conviction et le combat pour le droit et les valeurs de citoyenneté, d’ouverture et de respect. A l’origine de mon implication, il y a ce que nous avons en partage la République, la Démocratie : la France.»

Bornia Tarral est également vice-présidente de: Les Marianne de la diversité

medium_marianne_de_la_diversité.JPGCette association laïque a été créée dans le but d’inscrire la diversité féminine comme un espoir pour renforcer notre cohésion sociale et la société française. Elle entend donner toute leur place dans la République aux femmes soucieuses de s’engager et de transmettre leur savoir, leurs compétences, leurs histoires et la transmission de leur mémoire.

 
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