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02/08/2008

ROMS: UN DOSSIER DE RELATIO-EUROPE

NOUS SOMMES TOUS DES ROMS
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Samedi, 02 Août 2008 04:06

Par Daniel RIOT

(Un tableau de William-Adolphe Bouguereau,1879),

Un Dossier de Relatio-Europe

« Nous sommes tous des Roms ». Comme nous avons été, du ou pu être des juifs allemands. Comme nous sommes tous ou devrions être des enfants du Darfou et d'ailleurs. Comme nous sommes tous des nomades, des migrants, des gens de passage. Comme nous sommes tous des « étranges étrangers » pour les gens d'ailleurs, différents.

Un « Rom » ? L'étymologie parle, mais si elle est ignorée ou oubliée : c'est « Homme » en hindi.

« Romanichels » ?  « Un groupe d'hommes ».

« Manouches » ?   « Les gens »...

« Hommes » ? Sont-ils traités en hommes  (et en femmes) , les Roms ? Oui. Quand ils chantent, dansent, font rêver, fantasmer... « D'où viens-tu gitan » ? Qui ne rêve pas d'une « princesse aux pieds nus » ? Qui n'aime pas leur musique, leur art, leur cuisine ? Les « nuits tsiganes » rencontrent un succès croissant. Comme les festivals, à l'image de celui de Budapest qui va se dérouler à la mi-août. Et leurs pèlerinages aux Saintes-Marie ou ailleurs font de « belles images »...

Tsigane ? Du grec Αθίγγανος (« intouchable »). Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien... Un peuple d'Europe. Qui disposait d'un visa jadis grâce au roi de Bohème (dont leur surnom de « bohémien ». Un peuple qui n'aime plus qu'on l'appelle tzigane, à cause du Z que les nazis tatouaient sur leur corps dans les camps où ils ont, comme les juifs, été traités en « impurs », en « sous-hommes », en  rats à éliminer...

Fascination, répulsion...Fantasmes et peurs. Trop « différents » pour être traités en « égaux ». Trop gênants. Trop dérangeants.

 

ROMS: UN DOSSIER DE RELATIO-EUROPE

NOUS SOMMES TOUS DES ROMS
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Samedi, 02 Août 2008 04:06

Par Daniel RIOT

(Un tableau de William-Adolphe Bouguereau,1879),

Un Dossier de Relatio-Europe

« Nous sommes tous des Roms ». Comme nous avons été, du ou pu être des juifs allemands. Comme nous sommes tous ou devrions être des enfants du Darfou et d'ailleurs. Comme nous sommes tous des nomades, des migrants, des gens de passage. Comme nous sommes tous des « étranges étrangers » pour les gens d'ailleurs, différents.

Un « Rom » ? L'étymologie parle, mais si elle est ignorée ou oubliée : c'est « Homme » en hindi.

« Romanichels » ?  « Un groupe d'hommes ».

« Manouches » ?   « Les gens »...

« Hommes » ? Sont-ils traités en hommes  (et en femmes) , les Roms ? Oui. Quand ils chantent, dansent, font rêver, fantasmer... « D'où viens-tu gitan » ? Qui ne rêve pas d'une « princesse aux pieds nus » ? Qui n'aime pas leur musique, leur art, leur cuisine ? Les « nuits tsiganes » rencontrent un succès croissant. Comme les festivals, à l'image de celui de Budapest qui va se dérouler à la mi-août. Et leurs pèlerinages aux Saintes-Marie ou ailleurs font de « belles images »...

Tsigane ? Du grec Αθίγγανος (« intouchable »). Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien... Un peuple d'Europe. Qui disposait d'un visa jadis grâce au roi de Bohème (dont leur surnom de « bohémien ». Un peuple qui n'aime plus qu'on l'appelle tzigane, à cause du Z que les nazis tatouaient sur leur corps dans les camps où ils ont, comme les juifs, été traités en « impurs », en « sous-hommes », en  rats à éliminer...

Fascination, répulsion...Fantasmes et peurs. Trop « différents » pour être traités en « égaux ». Trop gênants. Trop dérangeants.

 

28/03/2008

Le phénomène Berlusconi, vu par Sandrine Kauffer

ITALIE :  “ FORZA… ALITALIA”


29128e9e7f4889353f538e7c133101da.jpg Pour la cinquième fois en quatorze ans de carrière politique, Silvio Berlusconi part à la conquête de la présidence du Conseil. deux victoires et deux échecs, il cherche la « belle » ! Il est inquiété par le prétendant VELTRONI, mais les sondages le créditent d’une solide avance. Et l’affaire politico-financière ALITALIA donne un coup de fouet à sa campagne électorale. Son  traitement médiatique et ses rebondissements sont à l’image de  la personnalité d’ El Cavalieri et de la stratégie berlusconienne dans toute sa splendeur.

 

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20/11/2007

Italie: Berlusconi crée le Parti du ... peuple

Adieu «Maison des libertés», ciao «Forza Italia»! Exaspéré par les critiques de ses alliés, Silvio Berlusconi rompt les ponts: il décide de créer une formation  nouvelle, le "Parti du peuple pour la Liberté" (Il Partito del popolo della libertà)

c8dc34044914f150262e24a7dea8558c.jpgRebondir?

08/11/2007

L’Europe face aux vagues xénophobes : « DOSTA »!

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

Les « Ritals »… Ce n’est pas si vieux ! Et ce n’est pas seulement le titre d’un (excellent) livre de Cavanna. C’était (et c’est encore d’une façon plus sympathique, heureusement)  le surnom péjoratif et insultant des Italiens, ou plutôt des migrants italiens plus ou moins bien accueillis en France et ailleurs. Car l’Italie était une terre pauvre, donc d’émigration. Des émigrations qui depuis ont  d’ailleurs contribué à la richesse des pays d’accueil et … de l’Italie.

Qualités des travailleurs, rayonnement de la culture italienne (gastronomie en tête), intelligence et dynamisme des « colonies » italiennes. Même l’ombre des maffias n’a empêché une bonne intégration ou une excellente assimilation des Italiens et des italiennes…

Comme dit Jacques Attali dans ses bonnes analyses sur le nomadisme : les diaspora constituent un atout considérable des pays d’origine. C’est d’ailleurs, à terme, l’une des faiblesses des USA, par rapport aux pays européens, asiatiques et…africains !

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Immigrés italiens parqués en France au siècle dernier (avant-hier)

Et voici que les « Ritals » se défoulent ou prennent peur, contre d’autres personnes qui fuient la misère, cherchent une terre où la vie est plus facile,  tentent de trouver de l’air plus respirable quitte à s’enfoncer dans d’autres malheurs. Les milliers de gens qui quittent l’Afrique ou l’Asie ne sont pas les seuls : la Roumanie, entrée (peut-être prématurément) dans l’Union européenne reste une terre où la vie est dure, et où, surtout, des roms souvent mal traités sont tentés d’aller voir ailleurs ! Comme on ironisait en France en dénonçant les idéologies reposant sur un nationalisme d’exclusion : « il y a vraiment trop d’étrangers dans le monde »….

D’ailleurs, il y a des étrangers partout : 20 000 Italiens sont installés en Roumanie où  700 entreprises italiennes  travaillent. Un rappel que le chef du gouvernement roumain n’a pas manqué de faire à Prodi

La vague xénophobe qui frappe l’Italie, comme la plupart des pays européens, à des degrés divers, s’explique par des constats de bon sens. Quantitatif et qualitatif : aucune contrée ne peut, selon la formule de Rocard, « cueillir toute la misère du monde ». Et les faits divers médiatisés, ces moulins à émotions, des usines à déraison, ces accélérateurs de réflexes tripaux, provoquent vive des explosions. La peur, cette mauvaise conseillère, ne favorise pas la réflexion et les réactions de sang froid. Une irrationalité logique à impact politique inévitable et (hélas !)…exploités. En cela l’Italie actuelle n’est en rien un « cas », une « exception ». Hélas...

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Avant de crier haro sur Prodi, remarquons d’abord, sans rien excuser, que nous ne sommes pas en face «  d’expulsions de masse ». Il n’y a aucune « chasse aux romanichels » officiellement déclenchée, avec obligation des résultats statistiquement concrets. Et agités avec le bonheur qu’affiche, en France aujourd’hui, par exemple, Monsieur Hortefeux…

Le ministre de l’intérieur italien a, lui, donné le chiffre de 12 expulsions. Elles concernent des Roumains qui ont commis des délits ou sont soupçonnés d’en commettre.

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Deuxième remarque, à décharge si l’on peut dire afin de mieux comprendre l’émotivité de masse qui secoue l’Italie : la plupart des autres pays européens ont connu une immigration étalée dans le temps, l’Italie, elle,  a connu un afflux massif d’immigrés en l’espace de seulement 10 ans. On recense aujourd’hui 3,5 millions d’immigrés légaux et entre 1 et 2 millions de clandestins. Pour ce qui est des Roumains, on estime qu’ils sont 500 mille en Italie dont 160 mille romanichels. Des chiffres sans doute à multiplier par deux… L’ouverture des frontières en janvier 2007 avec l’entrée de la Roumanie en Europe a généré un flux énorme.

Mais il faut, évidemment,  distinguer la population roumaine « laborieuse », active notamment dans les travaux de garde et de maçonnerie, de sa « frange clandestine et criminelle ». Or,  c’est évidemment cette confusion qui pose problème. Toute la communauté roumaine qui risque d’en pâtir.Avec des vendetta à la clef. C’est déjà fait. Et il y a un véritable consensus là-dessus, même à gauche. 80% des Italiens selon un dernier sondage pensent que les Roumains sont des criminels potentiels ou réels. Et les mesures prises par le gouvernement, les expulsions et les camps des roms rasés, ne font que confirmer ce sentiment d’exutoire, ou de quête d’un bouc-émissaire. La droite elle réclame des mesures plus drastiques…

Les décrets gouvernementaux ne sont donc que la face émergée du drame qui est en train de se jouer. « On est en effet en train de raser massivement les baraques où vivent les romanichels. Sans les reloger. C’est terrible et grotesque. Jeter toutes ces personnes dans la rue, de plus alors que le froid commence à se faire sentir, risque évidemment d’accroître encore l’illégalité, la violence, la criminalité. Cela va avoir pour effet pervers de rendre cette population encore plus insupportable aux yeux des Italiens », souligne Marcelle Padovani, l’excellente envoyée spéciale permanente du Nouvel Obs en Italie…

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La mesure prise concernant les expulsions et la vague de xénophobie est  bien sûr extrêmement choquante et inquiétante au niveau européen : « la dangerosité devient en soi un critère d’expulsion ! Et sans garde-fou juridique. », souligne Marcelle Padovani. 

Le Conseil de l’Europe n’a pas manqué de rappeler les engagements pris par ses Etats membres en matière de droits de l’homme et de droits des migrants. Il ne manque pas non plus  de souligner l’importance de la campagne en faveur des rooms lancée dans l’Europe du Sud-est mais qui devrait être élargie :« DOSTA ! » Explications, ou plutôt rappel pour les lecteurs de Relatio qui ont eu l’occasion de la découvrir à plusieurs reprises :

« Dosta », un mot qui en Romani signifie "assez", c'est une campagne de sensibilisations qui vise à faire rencontrer les citoyens Roms et non-Roms."Dosta" signifie qu'on en a assez des préjugés et des stéréotypes, qui souvent faussent la réalité, et qu'on veut les combattre non pas en les dénonçant mais en démontrant qui sont les Roms.

« Les Roms ne sont pas parfait, bien sûr, mais qui l'est? Ce qui est clair est que les Roms sont des citoyens européens: ils sont un groupe qui compte environ 8 à 10 millions de personnes réparties dans presque tous les États membres du Conseil de l'Europe. Dans certains pays d'Europe centrale et orientale, ils représentent d’ailleurs plus de 5 % de la population. »

Marcelle Padovani, qui connaît bien l’Italie, termine son analyse sur le NouvelObs.com en déclarant « On dit souvent que l’Italie est le laboratoire du meilleur et du pire. En imaginant le pire, l’hypothèse la plus terrible serait que ce pays devienne un laboratoire du pré-fascisme vis-à-vis d’autres communautés européennes. » Alors, « Dosta » ! Ou alors, nous deviendrons tous les « Ritals » de quelqu’un. La xénophobie, on voit quand elle commence, mais on n’imagine jamais assez où elle peut conduire.

Daniel RIOT

 

LE SITE SPECIAL DE "DOSTA" >>>>>>>>

UNE FICHE SUR L'IMMIGRATION EN ITALIE >>>>>>

31/08/2007

L’Union européenne et les coffres du Vatican: Les marchés du temple se défendent…

f54e5a7d41f7958a4489c7d425598599.pngDECRYPTAGE RELATIO par William PETITJEAN : Les papes, l’Eglise et l’argent   Les coffres du vatican font fantasmer autant que les caves…Un vieux feuilleton. Toujours d’actualité. L’argent du Vatican  refait polémique…sous pression (justifiée) de la Commission de Bruxelles qui en l’occurrence est tout à fait dans son rôle de gardienne de traités.

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La Commission européenne a adressé au gouvernement italien une demande d’informations pour avoir des détails sur les avantages fiscaux concédés par l'Etat aux diverses confessions religieuses. Aussitôt, ce fut aussitôt, en Italie, un concert de protestations. Et sur internet bien des alertes au scandale… Pour défendre le Vatican d’une façon aveugle ou pour renouer avec l’anticléricalisme de bas étage. Comme si dans cet ordre du temporel, les règles communautaires n’étaient pas applicables à tous…

Paradoxe : Principale visée, l'Eglise catholique a été la première à nourrir la polémique en dénonçant, par la voix du président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, "une attaque à visée idéologique". Diable ! Comme si en la matière l’Etat du Vatican n’avait des comptes à rendre qu’à Dieu. On manque un peu de sang-froids sur certains sujets dans les milieux proches des « marchand du temple »…

A droite, un porte-parole de l'Union des démocrates du centre, d'origine démocrate-chrétienne, a assimilé la requête de l'Union à "une régurgitation d'anticléricalisme". Pour l'euro-parlementaire d'Alliance nationale (droite), Adriana Poli-Bortone, "l'Union ferait mieux de faire son mea culpa pour les centaines de milliards d'euros distribués sans contrôle à des ONG fantômes ou de complaisance". Deux ministres du gouvernement Prodi ont également critiqué l'initiative européenne comme étant "une instrumentation politique".

C’est fou. Voilà quelques années déjà, ce fut une levée de boucliers de ce type quand la banque du Vatican (née du Denier de Saint-Pierre  ) avait été accusée d’être l’un des centres les plus appréciés par les spéculateurs spécialisés dans le blanchiment de l’argent

« Le Vatican est le principal destinataire de plus de 55 milliards de dollars US d’argent sale italien et se place à la huitième place des destinations utilisées à travers le monde pour le blanchiment d’argent, devant des paradis fiscaux comme les Bahamas, la Suisse ou le Liechtenstein. Une enquête récente du "London Telegraph" et du "Inside Fraud Bulletin", cite la Cité du Vatican  comme étant un des principaux États "cut out" au même titre que des paradis fiscaux tels que Nauru, Macao et l’Ile Maurice. Un État "cut out" est un État dans lequel la législation sur le secret bancaire rend impossible la traçabilité de l’origine des fonds qui y sont déposés ». La même banque avait été aussi citée dans  les années 1980, dans des affaires financières où elle a semblé plus victime que coupable,(loge P2   et banque Ambrosiano  )

L’enquête n’a pas été conduite à son terme. C’est dommage. Au nom de la justice et dans l’intérêt même d’une religion qui en matière de biens terrestres est trop fidèle au sacro-saint : « faites comme je dis et pas comme je fais ».

Devant ces réactions, la Commission s'est défendue de tout acharnement contre l'Eglise. Il s'agit en effet d'un non-évnément... Pour l'instant, du moins. Saisie par des plaignants, Bruxelles cherche à vérifier si les exemptions de taxe immobilière dont bénéficie le clergé italien pour certaines de ses activités commerciales (restauration, hébergement), ainsi que la réduction de 50 % de la taxe professionnelle dans ses établissements scolaires et hospitaliers, constituent une distorsion de concurrence, comme le prétendent plusieurs plaignants. "Il y a une plainte, qu'il faut traiter comme une autre plainte, c'est dans l'intérêt de tout le monde", a déclaré un porte-parole de la Commission.

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Le sujet est évidemment sensible dans un pays où l'Eglise possède un patrimoine immobilier estimé à 100 000 immeubles pour une valeur de 8 à 9 milliards d'euros. Le vote catholique étant convoité à gauche comme à droite, peu de voix s'élèvent contre un système qui représente un manque à gagner de 1 à 2 milliards d'euros pour les collectivités locales. Annulée par la Cour de cassation en 2004, l'exonération de taxe immobilière avait été rétablie en 2005 par le gouvernement Berlusconi.

Dès son arrivée au pouvoir, en juin 2006, Romano Prodi, catholique pratiquant, a pris un décret pour supprimer à nouveau cet avantage. Mais la situation est restée inchangée en raison de la rédaction ambiguë du texte : seuls les immeubles "à usage exclusivement commercial", c'est-à-dire ne comportant pas de lieu de culte, sont soumis à la taxe. Les nombreux couvents qui proposent des prestations hôtelières aux touristes (avec ventes de souvenirs, bien sûr) continuent, par exemple, à en être exonérés.

L'anomalie du texte de loi a été soulevée par un député du Parti radical, une formation laïque appartenant à la majorité de centre-gauche, lors du vote de la loi de finances 2007, mais son amendement, après de longues palabres parlementaires, a été massivement rejeté (435 voix contre 29). Avec la grâce du ciel…

Au nom du respect de la concurrence, l'UE imposera-t-elle une mesure qu'aucun gouvernement italien n'est en mesure de prendre ? Bruxelles a aussi demandé des éclaircissements à Madrid au sujet d'exemptions fiscales dont bénéficie l'Eglise espagnole pour ses activités de construction et de travaux. Une réponse est attendue en septembre.

William PETITJEAN

RAPPEL 1: La principale controverse, qui a longtemps opposé la Commission et l'Espagne, a été éteinte il y a un an. Elle portait sur l'exemption de TVA dont bénéficiait l'Eglise espagnole et dont Bruxelles demandait la suppression. Madrid faisait valoir que cette dérogation résultait des accords passés avec le Vatican en 1979, après la mort de Franco et avant l'entrée de l'Espagne dans l'Europe. Après des années de polémiques, le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a finalement supprimé l'exemption de TVA en septembre 2006 dans le cadre d'un accord global avec l'Eglise sur son financement public, qui a réduit ses avantages.

8b163962c8d2b58b33eff1e1f4cbd041.jpgRAPPEL 2 : L'État de la Cité du Vatican n'est pas membre de l'Union européenne, mais entretient des liens étroits aux travers de ses accords douaniers et monétaires avec l'Italie. Suite à une nouvelle convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et la Cité du Vatican, cette dernière est autorisée depuis le 1er janvier 1999 à utiliser l'euro comme monnaie officielle. Le Vatican n'a pas le droit d'émettre des billets en euros, mais peut frapper des pièces en euros avec face nationale spécifique à la Cité à compter du 1er janvier 2002.

FICHE D’INFORMATION SUR LA CITE DU VATICAN>>>>>>

02:16 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vatican, rgent, europe, fisc, italie

 
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