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12/01/2009

GAZA ET NOTRE « VIVRE ENSEMBLE » : TRANSFORMER « L’APPEL DE STRASBOURG » EN UN APPEL DE L’EUROPE !

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Par Daniel RIOT
Désolé pour les optimistes : il est des guerres qui s’exportent. Le conflit entre Israël et le Hamas le montre trop Même si ces affrontements meurtriers ne constituent pas une guerre au sens juridique du terme.
Comme l’a bien analysé Michel Serres : la guerre suppose deux Etats qui se déclarent la guerre, donc décident de remplacer le droit par la force dans une organisation légale de la tuerie. Nous ne sommes pas dans ce scénario : nous sommes dans le cas d’un Etat qui est pris à la gorge par un groupe terroriste se servant de tout, y compris d’un processus électoral dit démocratique alors que la démocratie fait partie de ce qu’il combat.
Trop de partisans respectables de la « cause palestinienne » l’oublient : Le Hamas est un mouvement terroriste qui nie l’existence de l’Etat d’Israël et se bat pour un Etat palestinien islamiste. Ou plutôt « fasciste- islamiste ». Antijuifs mais aussi anti-arabes laïcs ou anti-musulmans non fondamentalistes, non intégristes, non « fous de dieu ».

 

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DES EURODEPUTES DANS GAZA PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 11 Janvier 2009 21:52

(mis à jour lundi, 10h55) Une délégation de parlementaires européens est parvenue, ce dimanche 11 janvier, à entrer via l’Egypte dans la bande de Gaza.Ces huit europarlementaires conduits par l’Italienne Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement européen  ont emprunté le point de passage de Rafah, entre l’Egypte et la bande de Gaza. Ils doivent y séjourner jusqu’à mardi afin d’évaluer la situation.  Ils y sont à un moment où le cap des 900 tués est dépassé, où Israël envoie ses rservistes dans la bande et où une “troisième phase” de la riposte israëlienne semble probable.

 

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01/09/2008

Europe-Russie: L'Union reste...unie

Sarkozy a rempli son contrat moral: Fermeté et ouverture


>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI

>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE

 

 

DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT

L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.

Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.

D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont  ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué  la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront  le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.


27/08/2008

Quelle stratégie en Afghanistan ?


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La paix à Kaboul passe par Islamabad

Par William PETITJEAN
Bernard Kouchner et Hervé Morin se sont expliqués aujourd'hui devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur les circonstances de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août en Afghanistan. C'est la moindre des choses. Un débat parlementaire se déroulera le 22 septembre et se terminera par un vote. Tant mieux. C'est l'un des rares « bénéfices » que procure la dernière réforme constitutionnelle. Espérons que d'ici là, de vraies réflexions seront menées sur le maintien ou non de la participation française à la coalition de 39 pays et, surtout, sur l'adoption d'une nouvelle stratégie, d'une nouvelle tactique, se nouvelles méthodes. Cela s'impose.
Tombes de civils tués par des  bombardements en Afghanistan...


26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

24/08/2008

Le Caucase sur realtio-Europe: Au-delà de la géopolitique


RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange » (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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10/11/2007

Livres:L'Apocalypse est pour demain?

René Girard : De la guerre finale

Un nouveau Girard, voilà qui ne se manque sous aucun prétexte. Du moins quand on aime réfléchir un peu. Clausewitz revisité…et « achevé » : un bel ouvrage, stimulant. Dans le droit fil du « Penser la guerre, Clausewitz » de Raymond Aron (en 1976). Avec, en plus, la richesse du regard que donne la perception de ce « mimétisme de masse » sans lequel les mécanismes de la violence collective restent peut compréhensibles. Avec surtout une conclusion moins politique, et moins optimiste…

 

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Clausewitz a commencé son « De la guerre », à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer… Une œuvre maîtresse est toujours une maîtresse inassouvie…  « Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité », souligne Girard. Entreprise périlleuse ! Mais Girard voit en Clausewitz un homme des Lumières qui a compris l’irrationnel et précisément « cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire ». Limites du rationalisme, de la raison, du raisonnable… face à la « montée des extrêmes » !

René Girard voit (entre autres) dans l’œuvre de Clausewitz l’une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Un conflit « de type mimétique », une « guerre de jumeaux », « chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit ». Avec au bout une incapacité : celle d’imaginer le pire.

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Clausewitz

Ce pire, selon Girard, Clausewitz peut aujourd’hui nous aider à imaginer le « pire » qui reste devant nous, non plus entre Français et Allemands, mais à l’échelle planétaire

« Il y a aujourd’hui trois questions terrifiantes : l’écologique avec la raréfaction des ressources naturelles, la militaire avec l’accroissement des forces de destruction nucléaire et autres et celle des manipulations biologiques », résume Girard. Que faire pour rompre avec les visions d’Apocalypse que ces questions entraînent ?

Réponse de l’auteur de « Je vois Satan tomber comme l’éclair » :  « Et si la survie de la terre ne pouvait être que fondée sur la morale évangélique ? Je crois que la violence, qui était au fondement des religions archaïques, n’est plus productrice de sacré, elle ne produit plus que de la violence. C’est ici que le christianisme a quelque chose de singulier à nous dire : renoncer à la violence, c’est sortir du cycle de la vengeance et des représailles. L’apocalypse n’est pas la violence de Dieu comme le croient les fondamentalistes, c’est la montée aux extrêmes de la violence humaine. Seul un nouveau rationalisme qui intègre la dimension religieuse de l’homme peut nous aider à affronter la nouvelle donne. »

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Pour lui, la formule « aimez-vous les uns les autres » est une «  formule héroïque qui transcende toute morale » Plus facile à dire qu’à respecter !... « Nous sommes menacés de mort », explique rené Girard dans une ITW au Point. «  Le message judéo-chrétien est que si nous ne nous réconcilions pas, il n'y a plus de victimes sacrificielles pour nous sauver la peau. L'offre du royaume de Dieu, c'est la réconciliation ou rien. Malheureusement, nous sommes en train de faire le second choix par ignorance et paresse. La seule solution est de refuser toute violence, toutes représailles. Je ne suis pas du tout sûr d'en être capable, mais les Evangiles nous disent que c'est la seule issue. Le drame, c'est qu'on choisit toujours le court terme. Nous sommes tous dans la position de Louis XV : « Après moi, le déluge. »…

 On ne sort pas optimiste du livre de Girard. On ne sort jamais indemne d’un bain de lucidité. Même si l’apocalypse n’est pas pour demain. Et peut être douce, comme il ledit dans une ITW au Figaro « L'ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l'ère du passage à l'acte universel. Il n'y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin. » A suivre tout de même… 

Daniel RIOT

 

Présentation de l'éditeur

René Girard aborde ici l'œuvre de Cari von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : " La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. " Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes. Mais le succès de cette formule témoigne d'un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'" action réciproque " ou de " montée aux extrêmes " désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Clausewitz ", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Biographie de l'auteur

René Girard, membre de l'Académie française et professeur émérite à l'université de Stanford, est l'auteur d'essais traduits dans le monde entier : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), La Violence et le Sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999) et, plus récemment, Les Origines de la culture (2004). Benoît Chantre est directeur éditorial des Editions Carnets Nord.

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31/07/2007

Le "grand Moyen-Orient": un arsenal explosif

Proche-Orient: Les jeux dangereux de Bush, vendeur d'armes

29389666e13da3e814728605f9919280.jpgDECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT:Alors que Condoleeza Rice entame une tournée au Moyen-Orient pour défendre la politique américaine dans la région, le contrat de coopération militaire avec l'Arabie Saoudite passe mal parmi les représentants démocrates mais aussi républicains, qui reprochent à l'administration Bush de pactiser ainsi avec un Etat soutenant le terrorisme. Ces inquiétudes américaines recoupent bien des craintes européennes, en dépit des sourires chaleureux et des promesses "de coopération renforcée" entre Londres et Washington distillés pat gordon Brown à camp Davis.Pour Bush, les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Mais ils peuvent être aussi des faux amis.. LIRE L'ANALYSE DE Daniel RIOT pour RELATIO: Les Jeux dangereux de Bush... CLIQUER ICI Les armes de Bush.doc

21/07/2007

Kosovo : Le Niet de Moscou à l'ONU condamne les Européens à définir une politique russe

a923816cbe7b91f32fc459bca9c8ccb1.jpgDECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT 

Quand Poutine 652d6f7830ebd7748ea6558170054fa3.jpgveut, la Russie peut ! Les pays européens et les Etats-Unis ont renoncé à faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU une résolution sur l'indépendance du Kosovo.

Reculant devant le véto russe, perçu comme inévitable depuis lundi,  et craignant de compliquer encore leurs relations difficiles avec Moscou, ils espèrent « encadrer » un dialogue bilatéral entre Serbes et Kosovars.

Mais ce dialogue est mal engagé : Les Serbes célèbrent toujours le Kosovo comme le foyer de la « mère patrie » et le Kosovo envisage  de proclamer unilatéralement son indépendance, dès novembre.

87599f2b9e41facee394dbbbaf67e2e8.jpgChez les Européens on ne veut « rien dramatiser », mais c’est l’impasse. Et elle risque de se prolonger dangereusement. Sur le terrain, la patience a des limites moins élastiques que celle des diplomates…

Le contexte diplomatique tendu avec la Russie a évidemment  compté … Côté britannique, en raison du refus de Moscou d'extrader le principal suspect de l'assassinat de l'ancien espion Alexandre Litvinenko. Côté américain, en raison du projet de « bouclier antimissiles » sur le sol européen. Mais la Russie  n’est pas isolée dans cette affaire : la Chine, l'Indonésie et l'Afrique du Sud ont également émis des réserves sur la résolution de l'ONU.

Les Occidentaux avaient pourtant fait un grand pas pour tenter de lever les objections russes. Pour la première fois, sur suggestion de Mme Merkel,  ils avaient renoncé, dans cette troisième mouture du texte, à toute notion d'  « automaticité » de l'indépendance du Kosovo au terme de la nouvelle période de négociations de cent vingt jours qui doit s'ouvrir entre Serbes et Albanais.

35f8a272de486ad7462be2570d633ee7.jpgMais la Russie agite depuis  janvier 2006, un argument difficile à combattre : pour Poutine,  l'accession du Kosovo à l'indépendance créerait un précédent, dont des territoires séparatistes de l'ex-URSS, comme l'Abkhazie (en Géorgie) ou la Transnistrie (en Moldavie), pourraient s'inspirer.

A Moscou, soulignent les observateurs, ce dossier est traité exclusivement par les « durs » du Kremlin. Par ceux qui sont persuadés que leur pays fait l'objet d'un projet d'encerclement et d'agression ourdi par Bush et l'OTAN. « Le plan occidental est clair : Les Américains et leurs alliés veulent priver la russie de son influence sur la Mer Noire. Pour nous, c’est inacceptable. La mer noire est déjà un lac turc, nous n’allons pas accepter qu’elle devienne une mer américaine », confie un diplomate russe qui se veut pourtant un « pro-européen militant »

b182a6cd64a96fe967ce9214bf93f6f6.jpgDerrière cette peur, réelle ou feinte, de la Russie se profile un dessein qui paraît évident : Le Kremlin veut briser tout projets de rapprochement de la Géorgie et de l'OTAN. D’où le «  verrouillage des intérêts russes en Abkhazie », comme dit notre diplomate en insistant : « N’oubliez pas que cette région est très  proche de deux sites très sensibles, à forte importance stratégique  : le port de Novorossisk, où la flotte russe de la mer Noire doit être basée à partir de 2017 quand s'achèvera son bail négocié avec l'Ukraine.  Et Sotchi, la ville  qui vient d'être désignée pour les Jeux olympiques de 2014, et qui est proche du  Caucase du Nord ».

Nous voilà loin du Kosovo, mais nous revoici replongés dans des jeux de lego diplomatique de la géopolitique (geopolitik) la plus classique :la géographie au cœur de l’histoire en marche… ou en panne.

7b2b35c6670998791eef562028d77336.jpgSelon certains observateurs, cités par plusieurs journaux occidentaux,  Vladimir Poutine va jusqu’à dire que  «  l'intervention de l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999 n'avait pas plus de légitimité que la guerre américaine en Irak ». A l’époque, la Russie, était trop faible pour l'empêcher, mais ce temps n’est plus : Retour non à la guerre froide, mais à une paix bien glaciale…Avec fermeté extérieure et verrouillage intérieur. Avec l'arme économique pointée sur des objectifs stratégiques. Et avec une diplomatie de plus en plus musclée....Pas comme Monsieur K. tapait sur son pupitre de l'Onu avec sa chaussure, mais avec un verbe clair!

Poutine n’a-t-il pas dit, comme le rappelle « Le Monde », que  les  Etats-Unis étaient  un « loup qui sait qui il veut manger »... L’Ours russe a les moyens de se défendre. D’autant plus qu’il « tient » les Européens par leurs besoins en énergie…

Ce feu rouge mis par le Kremlinà l’ONU démontre bien que les  « Occidentaux »  (on en revient au vocabulaire des affrontements Est-Ouest, avec des lignes différentes…) sont condamnés à se réinventer une politique russe.

71835986d1db6f7e9971dff68838e328.jpg« Cherche politique russe désespérément », résumait un éditorialiste voilà quelques jours. C’est encore plus vrai. Avec, entre Européens, des nuances qui se font de plus en plus sentir : Berlin et Londres, la visite de Brown chez Merkel l’a confirmé, ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’ondes, Sarkozy ne s’est visiblement pas encore tracé une ligne bien définie, les ex-pays de l’Est prônent une fermeté compréhensible mais pas forcément adéquate....

Et si le Conseil de l’Europe trouvait dans ce contexte une importance politique nouvelle et positive ? On devrait y songer dans les chancelleries… N’est-il pas la seule organisation où la Russie  siège AVEC l’Union européenne sans les Américains ? En d’autres crises, il a montré qu’il pouvait jouer un rôle de filet de sécurité et de laboratoire de compromis…

Daniel RIOT

16/07/2007

BUCHENWALD: 70 ans! Déjà...Seulement...

Le nom de l'enfer sur terre:l'inhumanité

d41b0b9b8dd2384ada5bb5c212e112be.jpg70 ans. Déjà, seulement… Dans la magnifique « forêt du hêtre », dans cette campagne boisée de Weimar qui a tant inspiré Goethe et Schiller, les nazis ouvraient ce qui reste une indicible et inguérissable plaie d’Europe.

L’enfer a un nom sur Terre : l’inhumanité, ce produit de « l’humain trop humain », cet enfant du  « monstre qui est en nous ».

A peine Patton était-il arrivé pour non libérer (le mot ne convient pas) mais pour ouvrir les portes de l’horreur que d’autres bourreaux, guidés par  des idéaux  trahis, occupaient les lieux : « Camp spécial n° 2 »…Buchenwald-Weimar : L’Europe dans ce qu’elle de pire et de meilleur.

 

Mémoire. Et transmission de la mémoire…

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Des survivants, dont certains français, ont commémoré hier la construction du camp de concentration de Buchenwald, commencée voilà  70 ans. Des gerbes de fleurs ont été déposées en hommage aux 56.000 personnes assassinées à Buchenwald entre le 15 juillet 1937 et le 11 avril 1945, date de la l’évacuation du camp par l'armée américaine.

Le ministre des cultes de Thuringe a remis un livre comportant les noms de 38.000 victimes identifiées au président du Conseil central des Sinti et Rom allemands, Romani Rose, et au secrétaire général du Comité central des juifs d'Allemagne, Stephan Kramer. Le conseil municipal de la ville de Weimar, située à côté du camp, a réaffirmé dans une déclaration son engagement contre le racisme et l'antisémitisme, ainsi que pour le respect des droits de l'homme, la liberté et la démocratie.

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Environ 250.000 personnes de 36 pays ont été déportées à Buchenwald entre 1937 et 1945. Le camp a d'abord reçu des opposants politiques au régime nazi, plus tard des juifs, des sinti et des roms, des homosexuels et des prisonniers de guerre soviétiques.

Peu avant la libération du camp et la fin de la guerre, plusieurs milliers de détenus furent emmenés sur les routes pour des marches forcées, où beaucoup trouvèrent la mort. Seuls 21.000 prisonniers assistèrent à l’ouverture du camp par les soldats américains, en avril 1945…

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Cet anniversaire est bien sûr l’occasion de lire ou de relire Jorge Semprun et son « Ecriture ou la vie » . Œuvre d’Europe . « Comment vivre quand on revient du néant et comment  écrire à partir de ce néant » ?  

2b5a11d0e79eb9acb1d41e2a58ef7c13.jpgExtrait : « Et puis, de cette expérience du Mal, l'essentiel est qu'elle aura été vécue comme expérience de la mort…

 Je dis bien "expérience"… Car la mort n'est pas une chose que nous aurions frôlée, côtoyée, dont nous aurions réchappé, comme d'un accident dont on serait sorti indemne. Nous l'avons vécue… Nous ne sommes pas des rescapés, mais des revenants…

Ceci, bien sûr, n'est dicible qu'abstraitement. Ou en riant avec d'autres revenants…

Car ce n'est pas crédible, ce n'est pas4b44ebf26b3b3e59d5052c1dab01653c.jpg partageable, à peine compréhensible, puisque la mort est, pour la pensée rationnelle, le seul événement dont nous ne pourrons jamais faire l'expérience individuelle… Qui ne peut être saisi que sous la forme de l'angoisse, du pressentiment ou du désir funeste… Sur le mode du futur antérieur, donc…

Et pourtant, nous aurons vécu l'expérience de la mort comme une expérience collective, fraternelle de surcroît, fondant notre être-ensemble…comme un Mit-Sein-zum-Tode… »

Un livre qu’on lit et relit. En silence.

 

14/07/2007

Strasbourg/Droits de l'Homme: les "enfants de guerre" déboutés

67763c9a8250cb9e939de92f06056b6d.jpgLes requêtes de 154 Norvégiens nés de père allemand et de mère norvégienne durant la Seconde Guerre mondiale ont été jugée irrecevables par la Cour européenne des droits de l'homme qui siège à Strasbourg

 Entre 1940 et le printemps 1945, de 10.000 à 12.000 "enfants de guerre" sont nés en Norvège de père allemand dans le cadre de la "Lebensborn", une politique nazie qui encourageait la procréation d'enfants considérés comme "racialement purs".

781e5423dcb26fc0bd509ae54a2f5df7.jpgLes requérants disent avoir été victimes après-guerre de brimades et de mauvais traitements, voire de violences sexuelles, du fait de leur statut d'"enfants de guerre".

La Cour européenne a donné raison à la justice norvégienne qui avait débouté les sexagénaires. Elle s'interroge sur le caractère "continu" des violations alléguées qui l'autoriserait à condamner la Norvège. Et elle constate l'imprécision des griefs,griefs qui se rapportent à des faits datant  des « cinq années après la seconde guerre mondiale ».

 

 
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