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02/09/2008

RUSSIE-EUROPE:RENFORCER LE CONSEIL DE L'EUROPE


Editorial RELATIO-EUROPE de  Daniel RIOT

>>> La diplomatie n'est pas du body building

>>> Mieux distinguer l'Union de l'OTAN

>>> Comprendre les peurs et les aspirations russes

>>> Les frontières entre l'UE et la Russie ne doivent pas être des lignes de front

Soyons clairs . KOUCHNER a raison sur un point, au moins :  « l'Union européenne n'a jamais pesé autant dans le développement d'une crise internationale ». Un « événement historique » n'hésite pas à dire le politologue Dominique REYNIER.. Tant pis pour ceux qui pensent que l'Union est restée unie...par défaut, et seulement pas par intérêt « énergétique »...et par faiblesse

Sarkozy n'a pas tort de vouloir se dégager des réflexes de  confrontation hérités de la « guerre froide », des engrenages « sanctions-contre sanctions », de la rhétorique des rodomontades, des menaces, des dents montrées.. La construction européenne exige des muscles, des vrais. Elle n'en a pas assez d'ailleurs. Mais elle s'est faite contre les réflexes de « rouleurs de mécaniques », de « montreurs de biceps », de gonfleurs de pectoraux . La diplomatie n'est pas du body building.

24/08/2008

Le Caucase sur realtio-Europe: Au-delà de la géopolitique


RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

23/08/2008

Géorgie: Arrêtez de tirer sur BHL!

Par Daniel RIOT

«La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen», disait Churchill. Aujourd’hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l’anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s’acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu’ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l’on peut légitimement critiquer. Ce que j’ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l’ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez…
Mais la démocratie, c’est la liberté d’exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c’est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l’insulte, l’attaque personnelle, le procès d’arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n’a pas été dit, écrire ce qui n’a pas été écrit…

Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j’ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j’exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu’il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s’en prendre ainsi au témoignage tel qu’il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu’il peut dire…
Ce qui est le plus reproché à BHL c’est qu’il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n’en sais rien et je m’en moque. Moi je n’ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c’est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu’il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu’il n’a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène…
Ce qui est sûr c’est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu’il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme…que BHL n’a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c’est de savoir s’il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d’en parler à qui il veut ou peut. Ce n’est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l’aigreur pour juger ce qu’il peut dire.
BHL (ce n’est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n’ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d’une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).

Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s’engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu’il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui…Moi pas. Et alors ?
C’est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant: Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d’antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c’est se faire de nouveaux ennemis…Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l’ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d’avocat, de cireur de pompes de BHL… « Nos jugements nous jugent » : je n’ai pas fait de cette phrase de Valéry l’une de mes devises par hasard. C’est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L’injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c’est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents!.
Courage, Bernard-Henry :tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables.
Daniel RIOT

13/08/2008

Sarkozy renforce sa crédibilté diplomatique

     

"Un premier pas"..Le plan en six plans (accepté par Moscou et Tbilissi) ne règle aucun problème de fond, mais doit permettre de "donner corps" à un cessez-le-feu encore très fragile et partiel.

Editorial RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Quelle journée ! Et quelles négociations... Le Président Sarkozy, tard cette nuit, a conservé un profil modeste. Pas de triomphalisme. Pas d'autosatisfaction. Pas de fanfaronnade. « C'est un premier pas. Nous n'avions pas à tout régler ici.  ». Mais sa « mission impossible » est réussie. « La Russie et la Géorgie ont accepté le plan de cssez-le-feu provisoire  proposé par la France. Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie. J'ai l'accord de tous les protagonistes. ». On est tenté d'applaudir. En espérant, comme lui, que corps sera vite donné au cessez-le-feu, et que cet « accord cadre » sera approuvé par les 27 (aujourd'hui au niveau ministériel), et par le Conseil de sécurité de l'ONU. Avec la pleine conscience que ce « premier pas » doit en entraîner d'autres. Sous peine d'une reprise des hostilités...sur une plus grande échelle peut-être.

Le rôle de Sarkozy n'avait rien d'évident. Il lui fallait concilier l'inconciliable, en tenant compte de ses fonctions actuelles à la président du Conseil de l'UE qui lui imposent de parler au nom de tous les membres de l'Union alors que ceux-ci n'ont ni la même vision, ni la même analyse, ni les mêmes arrière-pensées et ne parlent pas de même voix. Il l'a bien fait, selon un scénario bien préparé par Bernard Kouchner. Chapeau bas LIRE LA SUITE 

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange » (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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09/08/2008

A LA UNE de RELATIO-EUROPE


Géorgie: Le retour des Cosaques du Don




Samedi, 09 Août 2008 10:41

 

Par Jacques DEHAIRE

C’est malheureusement tragique: les morts s’ajoutent aux morts dans ce qui est devenu en quelques heures une vraie guerre dans le  Caucase:,entre deux pays membres du Conseil de l’Europe: plus 1600 tués, selon des informations non vérifiées mais diffusées par les agences de presse russes. C’est confirmé : l’armée russe intervient sur terre et dans les airs en Géorgie. Mais les « volontaires » évoqués par Poutine constituent la force de frappe essentielle. Qui sont ces « volontaires » ? Les Cosaques du Don qui ont été mobilisés depuis le 4 août, donc dès le début de l’actuelle montée des violences dans la province séparatiste ‘Ossétie du Sud.

 

Les cosaques du Don. Folklore et réalité. Traditions et retour en force. Chants, danses et vertus guerrières…

 

 

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Une flamme d’espérance




Vendredi, 08 Août 2008 23:24

 

Par Daniel RIOT

 

Des frissons. De l’émotion. De l’émerveillement. Pourquoi bouder son plaisir ? Ne regarder ce qui peut ou doit déranger…Ne penser qu’au prix (y compris social) de la fête. Ne songer qu’aux aspects négatifs cachés, aux vilaines réalités occultées, aux méthodes de gouvernement indignes de cet Empire du Milieu qui fait peur autant qu’il fascine. Dans ce monde si riche en malheurs, sachons jouir des instants qui sont des signes d’espérance. « Chinoiser », en ce jour, relève d’une mesquine vilénie. La Chine est ce qu’elle est. Elle a voulu montrer le meilleur d’elle-même. Elle a bien fait. Et elle l’a fait très bien.

 


 

C’est un spectacle à la fois grandiose, féerique, lumineux et riche d’humanité qu’ont offert les Chinois au monde. Plein les yeux. Et les oreilles. Un chef d’œuvre du genre. Du feu, de l’eau, des couleurs, du mouvement. Du relief, de la profondeur. De la musique, des chants, des danses. De l’art. Avec du sens dans les images. De l’esprit dans la scénographie. Et ce goût de l’excellence qui caractérise les grands peuples, ceux qui s’appuient la mémoire du passé pour mieux préparer l’avenir. Une mémoire sélective d’ailleurs : l’ère du maoïsme a été soigneusement passée sous silence…

 

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GUERRE DANS LE CAUCASE




Vendredi, 08 Août 2008 16:55

 

Le conflit en Ossétie du sud tourne à la guerre entre la Géorgie et la Russie, deux pays membres du Conseil de l’Europe. Tension entre le Kremlin et la Maison Blanche. Les appels au cessez-le-feu se multiplient en vain.

Synthèse Relatio-Europe, par Jacques DEHAIRE

 

Les cris d’alarme du Conseil de l’Europe, les débats du Conseil de sécurité, les appels aux  calmes lancées ici et là, les efforts de la diplomatie française, au nom de l’Union européenne, pour tenter de mettre au point les modalités d’un cessez-le-feu n’y changent rien :  Le conflit en Ossétie du Sud dégénère en vraie guerre. Avec implication directe des forces armées (et de volontaires) russes qui auraient perdues dix hommes(notre photo de Channel 1 une télévision russe), mobilisation générale décrétée en Georgie et échanges de déclarations belliqueuses..

 

Combats sur le terrain, bombardements, duels d’artillerie : Des centaines de morts seraient à déplorer, des milliers de blessés et de réfugiées (dont de nombreux enfants). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l’ouverture d’un “couloir humanitaire” pour permettre aux ambulances d’évacuer les blessés des combats.”Nous sommes très inquiets sur la situation humanitaire (…). Les ambulances sont bloquées, les hôpitaux sont submergés et des opérations chirugicales sont menées dans des couloirs”, a déclaré à Genève une porte-parole du CICR.

 

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Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide




Vendredi, 08 Août 2008 17:54

 

Des clefs pour mieux comprendre les explosions de violences dans le Caucase

Le livre de Gaïdz Minassian, lu par Emmanuel DUPUIS*

 

(SELECTION RELATIO-EUROPE sur DIPLOWEB)

 

Géopolitique du Caucase et de la CEI. La lecture de cet ouvrage permet de comprendre en quoi la notion de « Caucase aux caucasiens » est loin d’être une réalité, même si celle de « l’Europe aux Européens », ne l’est pas forcément non plus. A méditer dans le cadre de cette mondialisation qui n’a pas laissé de côté le Caucase, même si elle s’y est invitée de différentes manières, « par la mer pour les Géorgiens, par la diaspora pour les Arméniens et par le pétrole pour les Azéris » comme l’indique Gaïdz Minassian dans son livre « Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide » (éditions Autrement, collection Frontières, paru en 2007)

 

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Le décollage de l’Amérique latine en route vers son unité




Samedi, 09 Août 2008 00:35

 

Par Jacques PILET

 

Dans une Europe qui s’effraie de tout changement, que de temps il nous a fallu pour prendre la mesure de l’émergence asiatique. Il nous en faut plus encore pour voir que l’Amérique du sud devient, elle aussi, une puissance qui compte.

 

Pendant cinq siècles, ce continent a vécu dans l’ombre coloniale et néo-coloniale. Manipulé, exploité, souvent envahi. Il est aujourd’hui libre de son destin. Plus encore: il prend conscient de la force que peut lui donner le rassemblement de ses nations longtemps divisées.

 

Les rencontres entre chefs d’Etats se multiplient, les projets communs démarrent, les guerres fratricides ne sont plus qu’un souvenir.

 

Certains n’en finissent pas de gloser sur les divisions persistantes. La région serait coupée en trois camps: les pro-Américains (Colombie en tête), les gentils progressistes (Brésil, Chili, Argentine, Uruguay) et les méchants révolutionnaires (Venezuela, Bolivie, Equateur).

 

Les péripéties cachent le fond des choses.

 

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Strasbourg : Compte à rebours pour la Librairie Gallimard du monde entier




Vendredi, 08 Août 2008 00:18

 

 

La Librairie Kléber ouvre le 4 septembre l’Aubette aux langues et aux cultures d’ailleurs le 4 septembre prochain.

 

 

 

L’événement n’est pas que strasbourgeois. Il est aussi national et européen. Il n’est pas que commercial. Il est d’abord culturel. C’est un triple pari que La Maison Gallimard fait à partir du 4 septembre place Kléber, à Strasbourg, en ouvrant à l’Aubette, une librairie vraiment internationale. Multilinguisme et outils pour l’apprentissage des langues

 

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JOUR J pour les JO: Respecter 1, 3 milliards de Chinois!




Jeudi, 07 Août 2008 21:06

Nicolas Sarkozy en voyage de pénitence  à Pékin : Ayant trop chanté, le coq  s’est transformé en tigre de papier…

 

L’éditorial de Relatio-Europe par Daniel RIOT

 

« On en boycotte pas un quart de l’humanité ». Cette « raffarinade » de plus ne justifie pas que l’Hyper-Président français décerne une « médaille d’or »  à la Chine pour la qualité de l’organisation des Jeux alors qu’elle ne remplit pas ses engagements en matière d’accès à l’information , de droits de l’homme et de normes de pollution…Les Chinois doivent être les premiers à en sourire : ils méprisent les flatteurs. Qui sont en fait des gaffeurs : Raffarin sous-entend ainsi que Sarkozy fait le voyage de Pékin, par obligation, comme une corvée, à contrecœur. C’est très désobligeant pour les Chinois. Et c’est un aveu d’impuissance pour nous …

 

Comme ils  sont experts en détection de l’hypocrisie, les Chinois ont du rire aussi en apprenant que c’est au nom de la laïcité que Sarkozy, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran,  ne rencontrera  le dalaï lama que par procuration donnée à Carla Bruni… La gêne est telle que l’UMP éprouve le besoin d’annoncer qu’une rencontre entre Sarkozy et le chef du Tibet sous la botte aurait lieu avant la fin de l’année…Encore un effet d’annonce qui fait mauvais effet.

 

Les diplomates chinois ont du pouffer de rire davantage encore quand ils ont su  que le chef suprême de la « patrie des droits de l’homme »  avait  fait interdire une manifestation pacifique devant leur ambassade parisienne…L’antique  « trêve olympique » évoquée par Raffarin, décidément très en verve ce matin sur RTL, prend des allures surprenantes.

 

Nicolas en chinois..

 

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Histoire: Jacques Bainville ou les malheurs du couple franco-allemand




Mercredi, 06 Août 2008 12:59

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Par Laurent  PFAADT

 

 

 

 

L’excellent ouvrage de Christophe Dickès, grand spécialiste de l’historien et analyste de politique internationale, revient sur la vie, la pensée et surtout la clairvoyance de Jacques Bainville. Il fut un temps pas si lointain où le couple franco-allemand représentait le moteur destructeur de l’Europe, entre guerres et rivalités diplomatiques, entre paix forcée et haine farouche. Bien loin en tout cas de notre quotidien actuel. Jacques Bainville (1879-1936) représente à merveille ce quasi-siècle entre la défaite de 1870 et la victoire de 1945, marqué par la défiance à l’égard d’une Allemagne prussienne puis nazie, militariste et pangermaniste qu’il dénonçait.

 

Formé à l’école de Renan et de Barrès, Bainville a très vite trouvé en Charles Maurras et dans le royalisme qu’il percevait comme le meilleur des régimes pour sa vertu stabilisatrice, des modèles à suivre même s’il n’hésitait pas à se démarquer du fondateur de l’Action française.

 

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POUR UN LIVRET D’EPARGNE EUROPEEN




Mardi, 05 Août 2008 17:44

 

 

Un projet trop vite oublié qui reste une impérative nécessité pour l’Euroland, pour l’Union européenne et…pour les citoyens

 

 

L’Europe concrète ? Il est temps de la compléter, de la consolider et, dans certains secteurs essentiels, comme celui de l’énergie notamment, de la faire… Ce n’est cette Europe des réalisations que les citoyens rejettent.

 

Encore faudrait- il que l’esprit d’initiative, d’entreprise, de créativité et le simple bon sens ne soient pas étouffés par des réflexes d’une autre époque …Un exemple précis : l’idée du Livret d’épargne européen. Une idée lancée dès 2002 par l’Académie européenne crée par Jean-Luc Schaffhauser  et relancée depuis avec de sérieux arguments de gens sérieux, Etienne Pflimlin, le Président de la fédération du Crédit Mutuel, en tête.

 

Victime de réflexes nationalistes et de visions à trop court terme, cette belle (et féconde) idée  devrait déjà être réalité depuis longtemps…

 

Malheureusement, ce type de réflexes « je freine, donc je suis », « j’empêche donc j’ai du pouvoir », « j’enterre des idées qui ne sont pas les miennes, donc j’existe » sévit  au plus haut niveau des Etats et des institution européennes. Là où il faut chercher des explications à cette panne (pas seulement institutionnelle) que connaît l’Union européenne.

 

Relatio-Europe relance ici cette idée qui s’inscrit dans la logique de l’euro et trouve dans le contexte financier et économique mondial  actuel de nouvelles raisons d’être.

 

A cette fin, il reprend ici des textes publiés en 2007 dans la revue « Sentinelle »,  ceux de Jean-Luc Schaffhauser (notre photo), d’Etienne Pflimlin, de Jean-Pierre Ménanteau et de Jean-Jacques Bonnaud.

 

 

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