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03/11/2007

FILLON: L’Homme invisible chute dans les sondages

Ces sondages me surprennent : comment peut-on avoir un avis sur Fillon ? En dessous de l’hyper-Président, bien après le vrai gouvernement de l’Elysée, Matignon n’est plus qu’un hôtel avec quelques emplois bien rétribués, non ? Fillon ou l’homme invisible ? Enfin, comme dit Le Monde, à Matignon, « l'impopularité est toujours programmée. Mais pour François Fillon,  elle survient un peu tôt… »

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Moins de six mois après sa nomination comme premier ministre, les Français qui ne lui font pas confiance sont désormais majoritaires : ils sont 47 % (contre 44 % d'un avis opposé), selon un sondage TNS Sofres réalisé les 24 et 25 octobre auprès de 1 000 personnes et publié dans Le Figaro Magazine du 3 novembre.

Quatre jours plus tôt, l'enquête de CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France révélait que la cote de confiance du chef du gouvernement, « le collaborateur »,  ne s'établissait plus qu'à 44 %, un point seulement au-dessus des avis négatifs. L'enquête enregistrait aussi un taux élevé (13 %) de sondés se déclarant sans avis sur M. Fillon... Moi, je me situe dans ces 13 %. Et vous ?

Mais il est paraît-il un bon ministre des relations avec les parlementaires. Consolation pour lui: En deux mois, le chef de l'Etat a vu (lui aussi)  sa cote de confiance baisser de 11 points, à 53 %, dans le baromètre TNS Sofres… Ah ! Cette dictature des sondages versatiles ! Indiscrétion du « Monde » : « Fillon est dans une stratégie de démission à neuf mois, mais il veut sortir de Matignon par le haut », estime un membre de son gouvernement. Ah ! Bon ?...Même si Sarkozy lui relaisse "la Lanterne", à Versailles?...

07/10/2007

Un "détail où le diable se cache"...

LES MOTS NE SONT JAMAIS INNOCENTS...

Les propos du Premier ministre François Fillon qui a qualifié samedi 6 octobre de "détail" l'amendement controversé sur les tests ADN pour des candidats au regroupement familial "révèlent une stratégie préélectorale préoccupante", a déclaré à l'AFP le directeur général de France Terre d'Asile. Je partage son opinion, avec en tête ce proverbe alsacien:"Le diable se cache dans les détails"... 
"Qualifier l'amendement ADN de détail et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle une stratégie préélectorale préoccupante de la part du Premier ministre", a estimé Pierre Henry.
"Le mot détail, employé dans le contexte actuel est lourd de sens et ne peut qu'attiser les divisions", a-t-il poursuivi. "Le Premier ministre n'a rien à gagner à manipuler les symboles sauf à considérer que l'agrégation de l'électorat d'extrême-droite autour du bloc majoritaire vaut bien l'instrumentalisation de la question migratoire à 10 mois des municipales".
Ce n'est pas avec ce genre de "détails" que l'on fait ce qui était promis par le candidat Sarkozy:"Une République exemplaire", une "démocratie apaiséee". Et Fillon est trop intelligent pour ne pas le savoir.

28/09/2007

Politique : Les avaleurs de « bidouille »

Une petite bourde du jour, encore…« On est dans la continuité de Raffarin et de Villepin. Ce n'est même pas un budget de transition. C'est de la bidouille », s' est insurgé  Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe parlementaire du Nouveau Centre, à propos du projet de loi de finances.  

Le député du Loir-et-Cher estime qu'  « en l'état, ce budget n'est pas votable » et revendique une « liberté de vote »…non prévue dans le contrat signé par ces déserteurs de l’udf avec l’UMP mais tout à fait légal dans une démocratie qui ne reconnaît pas de « mandats impératifs »….

Mais, il ajoute en bon avaleur de couleuvres et de clous rouillés comme savent l’être les « centreux » opportunistes :« Ce n'est pas un débat facile. On est dans la majorité et on a trois ministres au gouvernement : ça nous oblige à travailler plus utilement » Travailler utilement consiste-t-il à approuver de la « bidouille » ? Ouille, ouille, ouille…

21/09/2007

Le scoop de Fillon: L'Etat est en faillite..."Elysee.com" cherche syndic?

Quand le coéquipier de Srakozy reconnait aujourd’hui une situation que Bayrou dénonçait, que la Commissionde Bruxelles pointe du doigt et que Berlin déplore...

EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: « Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite »…Alors, çà, il faut oser le dire quand on est le co-équipier (puisque « collaborateur » est proscrit) du Président de la République ! Même si ce n’est qu’une « formule » (guère imagée)…

Bayrou l’avait dit pendant la campagne électorale et il proposait des  moyens cohérents pour sortir de la situation décrite. Mais il n’a pas été entendu et son projet devenu programme a été étouffé par les flonflons et les paillettes de ceux qui au lieu d’assumer leur bilan désastreux ont su faire croire que la « rupture » avec eux-mêmes allait suffire à redresser la barre !

«2007,  c’est pas moi », a lancé Sarkozy, l’autre soir dans deux de ses chaînes de télévision,  à propos de la mauvaise croissance actuelle. Ben voyons. Ce n’est   ni lui, l’ex-ministre d’Etat, ni sa majorité d’hier reconduite aujourd’hui dont il a su si bien faire oublier le bilan, par des impostures de génie, et un art d’exploiter les faiblesses d’un PS, aussi nul au gouvernement avec Jospin que dans l’opposition sans Jospin…

Les faiseurs de débâcle se sont faits passés pour des faiseurs de miracles. Avec une belle alliance objective entre les conservateurs de droite, de gauche et des médias si conformistes. Et avec ces recettes du populisme et du clientélisme démagogique qui sont très efficaces dans tous les pays en crise de repères… Fillon, aujourd’hui, reconnaît les erreurs et les fautes du passé et montre son impuissance face au présent.

Pire : De Villepin (qui avait déjà dit, à Ripostes, que sa politique avait été délibérément été sabotée dans l’optique des Présidentielles) peut se permettre de rappeler que sous son gouvernement la France bénéficiait d’une croissance supérieure, d’«un chômage qui a baissé de 2 points» et d’«une politique de désendettement qui avait amélioré les choses »…ce que ne font évidemment pas les « cadeaux fiscaux » faits (et que Sarkozy voulait même faire d’une façon rétroactive si le Conseil constitutionnel n’avait pas fait son boulot)

Tout regret bayroutiste serait inutile (et stupide), mais le vrai grief demeure : comment sortons-nous d’une telle crise (d’une telle « faillite ») en refusant le mot « rigueur », en octroyant des « cadeaux fiscaux » à la minorité des Français qui en a le moins besoin, en faisant passer pour « révolutionnaires » des réformettes  à portée plus politique qu’économique et en misant sur une augmentation de la consommation (sans hausse du niveau de vie) pour stimuler la croissance…Une croissance qui serait encore plus faible sans l’effet d’entraînement des bons résultats allemands et qui sera encore limitée si les turbulences américaines tournent à la tempête.

Expliquez-nous, Monsieur Fillon…. « Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer », a martelé le chef du gouvernement en s’engageant « à ramener le budget de l'Etat à l'équilibre avant la fin du quinquennat ».

Encore  cinq ans en faillite, c’est long et coûteux, non ? Le « travailler plus pour gagner plus » doit-il se traduire par « travailler plus aujourd’hui  pour gagner plus dans le deuxième mandat ». Qui disait que Sarkozy se sentait toujours en campagne électorale ? Tout y est en effet : l’omniprésence, les exhortations, les promesses. A coté de l’Hyper-Président, illusionniste de talent, Fillon en Corse a trouvé sa place : dire (tardivement et partiellement) la vérité !  

Mais si l’Etat est en faillite,  la République  cherche un syndic. Avec un esprit d’ « ouverture », si possible… Ce n’est qu’une « formule » va redire Fillon ! Une de ces formules qu’adorent les agences de communication.

Daniel RIOT

08/09/2007

Le ballon ovale tricolore n’a pas tourné rond : Modeste leçon politique sur les limites et les leurres de la méthode Coué

Drapeaux en berne. Coq déplumé. Ballon dégonflé. Promesse n’est pas messe. Le Quinze de France nous a déçu. Nous sommes tristes avec les joueurs et tous ceux qui les entourent. Et comme leurs supporters, y compris celles et ceux qui ne connaissent rien à l’ovale et à ce « sport de  voyous joué  par des gentlemen », nous souhaitons que la route de la finale ne soit pas définitivement transformée en impasse. Rien n’est perdu…même si tout reste à gagner. C’est la loi du sport et de sa légendaire incertitude. Roger Couderc revient ! Les « p’tits gars » ont besoin de toi.

Eh ! Oui, comme la dit l’un des brillants commentateurs de TF1 à plusieurs reprises, il  y avait des Argentins en face des Français. Pire : ils se plaçaient entre nos joueurs pour leur prendre le ballon… Nos grands média les avaient tellement ignorés dans les jours précédant le match, ces Argentins ! En ne suivant que les exhortations officielles impulsées par l’Elysée (évidemment). Et par un entraîneur plutôt sympathique qui sait (aussi) faire de la publicité et de la politique et qui (fait sans précédent) est ministre désigné en congé de gouvernement jusqu’à la fin de la Coupe du monde  (Ce qui risque pour lui d’arriver plus vite que prévu…)

En fait, c’est une belle leçon de politique et de sagesse populaire (et philosophique) que nos vaillants combattants de ce gazon devenu maudit viennent de  donner…  « Les faits sont têtus », redirait Lénine. L’espérance et l’exhortation ne garantissent jamais le résultat.

C’est l’illustration des limites du  « qui veut peut ».  Il ne suffit pas de « travailler  pour gagner » (même sans les deux « plus »). Aller chercher le résultat (comme la croissance) n’est pas une garantie de le (et la) trouver. La méthode Coué même pratiquée par des êtres très doués n’assure pas les finalités.  

Les joueurs l'ont confirmés à leurs dépends...Rien ne sert de courir en permanence dans tous les sens, de se défoncer dans toutes les mêlées, de donner de la voix jusqu’à l’extinction, pour exceller dans cette « culture du résultat » plus chantée que pratiquée. La frime ne fait pas la prime. Et tout a un prix, même l’excès de  communication…

Pardon à celles et à ceux qui pensent que j’ai des réflexes trop politiques. Mais ce n’est pas là politisation du sport. C’est la conséquence de l’usage (sans modération) du sport comme dopage politique…

J’ai tellement ri en voyant, sur France 2,  Roselyne Bachelot donner des cours de rattrapages (obligatoires) à Christine Boutin sur les « deuxième lignes »  dans le TGV qui a conduit la plupart des ministres de Paris à Beaudrecourt (pardon, à Strasbourg). Ou en voyant notre Super-Président et son assistant Fillon anticiper une victoire du XV impérial qui aurait dû être d’abord la leur que je ne peux m’empêcher de me consoler de ce vrai malheur par une lueur de bonne humeur : L’heure est trop au leurre pour que la crémière  nous gratifie à la fois du beurre et de  l’argent du beurre. Limites de l’état de grâce…

Daniel RIOT

19/07/2007

Services publics en Europe : A quand un « service maximum » ?

a471a9eb7cd64c9c56a51a6fdf1b6c1a.jpgDECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT :« Service minimum » : c’est l’expression de ce mois. A quand de vrais débats sur le « service maximum » ? On peut rêver, et sourire…

Paradoxes français en série :

>>> On vote en urgence une limitation du droit de grève dans les services publics, notamment dans les transports, alors que la société n’est, en l’état, nullement paralysée par des grèves intempestives. Entre 1975 et 2000, le nombre annuel de jours de grève a été divisé par huit dans les entreprises privées. Dans les entreprises publiques et la fonction publique, en dehors des années 1995 et 2003, il reste globalement au même niveau.

>>> On veut des services publics de qualité et d’une fiabilité permanente (et on a raison).Or ce ne sont pas les grèves qui expliquent la plupart des dysfonctionnements qui perturbent les vies quotidiennes et l’activité économique : «  90% des perturbations dans les transports n'ont rien à voir avec la grève : elles sont le plus souvent liées à des incidents techniques », dénoncent les syndicats sans être démentis.

>>> On déclenche des colères et des inquiétudes qui pourraient se traduire par des … grèves à l’automne en s’attaquant à   un « mal français » dans ses effets et non dans ses causes. Car « mal français », il y a. Socialement. Syndicalement.Politiquement.

0043a8219b06bcc3cbdadf9a95b22b51.jpgAutre paradoxe français: Alors qu'elle connaît le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays développés (7 %), la France enregistre le plus grand nombre de journées de grève par an.

 Rappel : en Suède, le taux de syndicalisation est de 91 %, de 80 % au Danemark, et de 32 % en Angleterre... Pays qui pourtant ne sont pas coutumiers des grèves. Cette faiblesse quantitative et qualitative de la responsabilité et de la représentativité syndicales explique en partie la médiocrité de notre « démocratie sociale » ou plus simplement du «  dialogue social », de la « concertation sociale »…

Mais nous ne sommes pas dans une logique d’efficacité à long terme. Nous sommes dans la psycho-politique, dans la socio-gouvernance. Le service minimum était l’une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Promesse doit être tenue : c’est bien…(sur la dette aussi, il y a eu quelques promesses, semble-t-il,  c’est un autre sujet …)

Et Fillon, le chef de chantier de Matignon, n’a qu’un argument sérieux qui caresse l’opinion dominante dans le sens du poil : « ce service minimum, les Français le veulent depuis des années, nous devons leur donner ». Ras-le-bol d’en avoir ras-le-bol, donc.

1b61e38df24407296d1e3ea5673d4fbf.jpgComme si les grévistes faisaient grève par plaisir pour gêner leurs concitoyens. Et comme si eux-mêmes n’étaient pas gênés quand des grèves touchent d’autres secteurs que le leur, ou des champs d’activité dont ils sont tributaires… C’est étrange que cet aspect là ait été aussi peu mis en relief dans les débats : le droit de grève, si chèrement conquis, est aussi un droit à la digité. Mais efficacité d’abord et culture du résultat.  Pas seulement dans les transports,  d’ailleurs. Dans l’éducation nationale aussi. Et ailleurs…  

Argument supplémentaire pour le gouvernement Sarkozy :En Europe, de nombreux pays ont déjà recours à ce « service minimum » que les Français connaissent déjà d’ailleurs dans plusieurs secteurs (dans les stations de radio et de télé de service public, par exemple)…

Au fait, ce type de problème, c’est du ressort national au nom de la « subsidiarité » on ne devrait-on pas tenter une harmonisation communautaire ? Il est vrai que d’autres chantiers de « l’Europe sociale » sont encore plus urgents à ouvrir ou à conduire…

Daniel RIOT

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Grève dans les transports parisiens en ...1891

REPERES :

Voici la législation dans les pays européens en cas de grève dans les services publics.(repris sur NouvelObs.com) 

- ITALIE: service minimum en théorie dans une quinzaine de secteurs publics essentiels (eau, gaz, téléphone, urgences médicales, collecte des ordures, information radio-télé publique, transports, éducation...). Grève interdite aux heures de pointe, matin et soir, pour les avions, trains et communications maritimes. Nombre minimum de liaisons ferroviaires nord-sud et est-ouest garanti. Grève illégale durant les périodes électorales, à Noël, Pâques, et le 15 août.

- ESPAGNE: principe du service minimum consacré par la Constitution, avec des "garanties nécessaires pour assurer le maintien des services essentiels de la communauté".
- ALLEMAGNE: aucune loi en ce domaine, mais grèves rares et limitées. 30% des 250.000 salariés de la compagnie ferroviaire sont fonctionnaires, sans droit de grève, les autres ont le statut d'employés avec droit de grève.

 - GRANDE-BRETAGNE: pas de service minimum mais les grèves sont rares. Les menaces de grève sont en revanche relativement fréquentes, mais un consensus est généralement trouvé in extremis. Fait inhabituel, une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne British Airways a mené une grève sauvage pendant 2 jours en août 2005 à l'aéroport londonien de Heathrow.

 - BELGIQUE: aucun service minimum dans les transports publics.
- PAYS-BAS: aucune loi n'oblige à un service minimum. Mais le chef d'une entreprise en grève peut saisir un juge qui décide, en référé, d'interdire ou non la grève ou d'en limiter le cadre.

 - DANEMARK: la plupart des employés de la compagnie ferroviaire nationale ont un statut de "fonctionnaires d'Etat" leur interdisant la grève. Les employés des compagnies d'autobus peuvent faire grève.

 - PORTUGAL: service minimum pour tous les services publics.

 - GRECE: loi prévoyant la possibilité de mobiliser un "personnel de sécurité" pour un minimum de services, pour tout le secteur public. Mais en pratique, il est respecté en général seulement pour les grèves de contrôleurs aériens et dans les hôpitaux.
- SUEDE: hormis certaines missions "stratégiques" (police, secours...), pas de service minimum.

 - AUTRICHE: pas de service minimum, mais grèves rares.

 - FINLANDE: pas de service minimum légal, mais celui-ci est négocié, si nécessaire, branche par branche.

 - POLOGNE: pas de loi sur le service minimum, mais interdiction de cesser le travail si cela met en danger la santé ou la vie humaine, ou la sécurité d'Etat. Pas de droit de grève pour les fonctionnaires des services d'ordre et des administrations publiques.
- ROUMANIE: en cas de grève dans le secteur public, obligation d'assurer un tiers des services.

A VOIR

 LE DOSSIER D’Euractiv.fr

 

Présentation et organigramme du ministère du travail

Une fiche sur le service minimum (wikipédia)

L’organisation d’un service minimum en cas de grève (Sénat)

Informations sur le droit de grève

Une fiche sur le service public en Europe

 
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