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08/09/2008

Union européenne-Ukraine: Une bonne étude de la Fondation Schuman sur relatio-europe


Une étude de Marc-Antoine Eyl-Mazzega

Chargé de mission à la Fondation Robert Schuman.

Près de quatre ans après la "Révolution orange", cette étude  vise à examiner l'état d'avancement de la transformation politique et économique de l'Ukraine, en dressant un bilan des politiques de l'Ukraine dans le domaine gazier et des développements qui ont eu lieu dans les relations avec la Russie.. Marc-Antoine Eyl-Mazzega analyse les défis stratégiques auxquels le pays doit faire face et sa capacité à les surmonter.

Alors que l'Union européenne et l'Ukraine s'apprêtent à conclure un nouvel accord de coopération, de nombreuses et lourdes incertitudes subsistent sur la stabilité de l'Ukraine, susceptibles d'affecter à la fois son avenir politique et économique, mais aussi la sécurité énergétique et la stabilité de l'Union européenne.Un dossier  à lire à la veille du sommet UE-Ukraine qui se tient demain, mardi 9septembre 2008

 

 


29/07/2008

Sélection d'articles sur Relatio-Europe

Légitimité et légalité : La démocratie, le droit et la laïcité à l'épreuve en Turquie PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 09:34

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe

Une Cour constitutionnelle peut-elle interdire un parti qui ayant démocratiquement gagné des élections assume logiquement et légitimement le pouvoir ? Une question intéressante. Pas seulement pour les juristes. Une question qui place la Turquie dans une situation difficile, cette semaine.

En droit, la Cour constitutionnelle turque est tout à fait dans son...droit.

L'état de Droit tel qu'il en Europe se caractérise par le primat du droit en tout, sur tout et pour tout, y compris contre une opinion ou un gouvernement qui ne respecterait pas la lettre et l'esprit des  constitutions en vigueur. Les instances nationales sont d'ailleurs complétées, dans l'espace démocratique paneuropéen, par des structures supranationales : la Cour européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg en particulier.

 

 
Lord Russel-Johnson ou l'esprit vivant du Conseil de l'Europe PDF Imprimer Email
Lundi, 28 Juillet 2008 16:20

« La vie humaine a la même valeur partout... Nous avons besoin de plus de droits de l'Homme et non de moins », s'écriait l'ancien Président de l'Assemblée du  Conseil de l'Europe au lendemain du 11 septembre. dans une déclaration que nous reprenons  ici en guise d'hommage. Lord Russel-Jonston vient de mourir, à 76 ans,  après une vie consacrée à l'approfondissement des valeurs de "l'Europe De Strasbourg" 

Libéral ? Oui. Un vrai. Dans le seul sens acceptable : celui qui aime la Liberté et se bat pour les libertés. Démocrate ? Oui. Authentiquement. Lord Russell-Johnson qui fut Président  de l'Assemblée du Conseil de l'Europe où il a siégé 23 ans durant, appartenait à cette génération d'Européens qui savaient concilier utopie et réalisme.

Son idéal démocratique était animé par la volonté de donner du sens au mot « valeur » par le Droit. L'état de droit. D'un droit qui soit mis au service de la Justice, y compris sociale. D'un droit qui ne soit pas qu'un outil utilitaire pour un « vivre ensemble » plus chargé d'hypocrisie et de reniements que d'idéaux partagés et cultivés.

 
Youssef Chahine : L'esprit d'Alexandrie... PDF Imprimer Email
Lundi, 28 Juillet 2008 01:23

Par Juliette Prétière

« La pensée a des ailes.

Nul ne peut arrêter son envol ».

L'auteur du « DESTIN », Youssef Chahine, s'est éteint à 82 ans après un long coma, dans un hôpital du Caire.

Celui qu'on a surnommé le «phare d'Alexandrie», «l'enfant terrible du cinéma arabe», «l'apôtre de la tolérance», le « vieux lion », nous laisse une quarantaine de films qui sont autant de raisons de se battre et d'espérer pour que l'humanité triomphe de l'inhumanité. Et apporte un démenti au titre de sa dernière œuvre : « le Chaos » !
« Pour pouvoir dialoguer, il faut plus que tolérer, il faut aimer l'autre ! C'est-à-dire aimer sa différence »
 
Halte aux crimes de haine en Europe ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 27 Juillet 2008 05:37

Par Thomas Hammarberg

Les crimes de haine font partie de la réalité quotidienne partout en Europe. De récents rapports fiables attestent que des personnes continuent de subir des violences au seul motif qu'elles sont noires, juives, gitanes ou musulmanes, ou à cause de leur orientation ou de leur identité sexuelles. Ils fournissent des exemples de gens agressés dans la rue, de vitres brisées ou de maisons incendiées. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de mettre un terme à ces agressions abjectes.

 
Le discours de Dakar, un an après... PDF Imprimer Email
Samedi, 26 Juillet 2008 20:39

Henri GUAINO REPREND LA POLEMIQUE. POURQUOI?

Par Daniel RIOT

Henri Guaino, la plume, l'écrivant public, bref le « nègre » préféré du  Président de la République française donne de la voix. Pour défendre et illustrer « son » discours de Dakar (que nous reprenons à la suite de cet article). Un discours dont il célèbre le premier anniversaire en publiant un « point de vue » dans Le Monde (que vous trouverez ci-dessous)

Ce « discours de Dakar » lu par Sarkozy avait visiblement été conçu et rédigé avec l'ambition d'en faire un chef d'œuvre de l'art oratoire diplomatique. Une référence incontournable et inoubliable. Comme celui de De Gaulle à Phnom Penh  ou de Mitterrand à Cancun. Mieux même : comme le texte annonciateur d'une ère vraiment nouvelle dans les relations entre l'Europe et l'Afrique. Comme un Texte fondateur. « Civilisationnel ».

Or, ce texte (effectivement courageux dans nombre de paragraphes)  a fait flop. Ou... bling-bling. Avec effets boomerang. Il n'a eu un retentissement que par les polémiques qu'il a engendrées. En France et ...en Afrique.

Question restée sans réponse après plusieurs lectures attentives du point de vue publié dans Le Monde daté de demain : Pourquoi, un an après Henri Guaino (qui doit tout de même crouler sous des travaux divers) revient-il ainsi sur ce qui, sur le fond comme dans la forme, ne méritait, en fait,  ni louanges excessive ni excès de réprobation ?

20/07/2008

Sur relatio-Europe: Malaise démocratique en Europe


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Par Daniel RIOT

Dans sa chronique, toujours stimulante, du « Monde », Thomas Ferenczi   repose une question qui préoccupe les partisans de l'unification du continent depuis...1950 : « Comment rendre l'Union européenne plus démocratique afin d'accroître sa légitimité auprès de ses citoyens ? ».

Sa réponse est imposée par le simple bon sens : « c'est aux Etats membres qu'il appartient de susciter le débat démocratique autour des politiques européennes ». Mais ces Etats le veulent-ils ? Pas sûr...

C'est d'un déficit pédagogique plus que démocratique dont souffre l'Union européenne et les autres organisations paneuropéennes, Conseil de l'Europe en tête.

C'est d'un manque de conscience et de volonté aux niveaux des Etats dont pâtit l'Union. C'est une insuffisance de formation et d'informations sur l'Europe qui ralentit l'avènement de cet « espace public » européen sans lequel la « citoyenneté européenne » restera la « dernière utopie »

 

01/03/2008

LA RUSSIE AUX URNES:JEUX DE ROLES...


Editorial RELATIO par Daniel RIOT

4479a7a5d8c85fe8a7701a87243260e1.jpg« Les élections russes ? Quelles élections ? »…

La question n’est pas qu’une boutade d’un diplomate cynique et blasé qui trouve consolations faciles :« Que serait devenue la Russie sans Poutine ? Cessons de rêver du meilleur quand le pire évité nous fait le plus grand bien »

Quelles élections en effet ? Un non événement. Comme les dernières Législatives, comme la (fausse) campagne qui vient de se dérouler, comme le résultat du scrutin de demain, programmé non dans les étoiles mais sur le marbre du Kremlin…

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27/01/2008

DEMOCRATIE :Le Conseil de l’Europe à l’épreuve, par Daniel RIOT

f8e9bdddaef5c56c3c79e0daab48ef8b.jpgEDITORIAL RELATIO La démocratie n’est pas un état, mais une dynamique. Elle est perfectible en permanence et à tous les niveaux. Soit. Mais elle est tout de même un régime qui suppose des règles minimales, un respect de quelques normes fondamentales.

Les imperfections de ce qui reste « le pire des régimes à l’exception de tous les autres » ne doivent  en rien constituer des excuses pour ceux qui , délibérément, piétinent les principes, déchirent les valeurs, détournent les mots. De même les difficultés des « transitions démocratiques » que connaissent depuis la chute du Mur de Berlin et l’implosion du totalitarisme impérial soviétique ne doivent pas permettre de tout tolérer;de tout excuser….

Le Conseil de l’Europe est le premier confronté aux difficultés de concilier deux nécessités : celle de na pas vider le mot « démocratie «  de sa substance et celle d’encourager les processus qui peuvent favoriser un advenir démocratique…  

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06/12/2007

Kadhafi chez Sarkozy : Un Führer au Ritz… pour parler culture.

« Vous êtes invités au Ritz, le 11 décembre ? »… Rien n’est trop beau, trop grand et trop cultivé pour le Colonel qui dirige en « Guide » la Libye, pour cet ancien « ennemi public » n°1 des démocraties, de l’Europe, de l’Occident, pour ce preneur d’otages, ce mapitre-chanteur et cet inspirateur de réseaux terroristes devenu « l’ami Kadhafi », chef d’Etat fréquentable qui va être reçu en visite officielle en France...

Le colonel ne s’intéresse pas qu’au nucléaire français :la culture aussi le passionne. Après tout, la culture est "pour tous". Les SS adoraient la grande muisque, non ? Les pourvoyeurs du Goulag avaient une bonne éducation, non? Et les chefs des Khmers rouges ont fréquenté la Sorbonne, non? 

Une grande rencontre est prévue entre le « Guide de la Révolution » dans les brillants salons de l’hôtel Ritz mardi et des intellectuels, des écrivains et d’autres « Lumières «  de l’esprit français. Ce sera "drôle" de voir qui « en » sera…Un « Guide », un Führer, au Ritz ! « C’est assez kitch », ironise un éditeur plein d‘esprit… C'est assez signifiant de l'air du temps, en effet. Mais il vaut mieux en rire, puisque personne ne semble y voir malice, perfidie, mal ou ironie de l'Histoire... Qui, déjà, disait: "les hommes font l'Histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font"?

Elle est vraiment bien notre « démocratie exemplaire » ! Entre les « félicitations chaleureuses » à Poutine pour sa très démocratique victoire électorale, les courtisaneries envers Chavez « qui a son caractère », les avances qui valent reconnaissance et valorisation au FRAC, l’oubli de la sous-ministre aux droits de l’Homme dans la tournée présidentielle en Chine, des "dessous" pas très clairs dans la libération des infrmières bulgares,  et la réception en grand pompe  de Kadhafi, on ne sait plus très bien quel pari ont pu faire Max Gallo, si respectable, André Glucksmann,si  estimable, Bernard Kouchner, si riche en bons sentiments, et quelques autres…

C’est beau le pragmatisme, la réalpolitik, le cynisme… « Quelle époque », va s’exclamer (encore) Philippe Sollers... qui ne pourra pas se rendre à cette "invitation" qui doit flatter bien des égo de gogos 

Daniel RIOT

03/12/2007

RUSSIE: La victoire à la Pyrrhus de Poutine, par Daniel RIOT

Poutine n’a-t-il obtenu qu’une « victoire à la  Pyrrhus », une de ces victoires qui se soldent chez le vainqueur par plus de victimes et de dégâts que chez les vaincus ?

D’abord, le plébiscite annoncé n’est pas arrivé. Le score final est lourd, mais nous sommes loin des triomphes électoraux où les 100% effleurés sentent bon l’unanimisme obligatoire et un mimétisme de masse totalitaire.

Ensuite, même les plus indulgents des observateurs européens sont obligés de dénoncer ce qu’ils ont pu constater : un « manque d’équité », pour les joueurs de litotes polis du Conseil de l’Europe, des « irrégularités flagrantes » pour les plus francs du même groupe d’observateurs européens, des fraudes inadmissibles pour tous les opposants à Poutine. La propagande médiatique, les pressions en tous genres, la répression…préventive n’ont pas suffi : les vieilles pratiques des bourrages d’urnes ont été remises à la mode…y compris devant les caméras des téléphones portables !

Résultat : le Maître de toutes les Russies continue à tenir d’une main de fer un pouvoir légal, mais sans légitimité démocratique et sans crédibilité « européenne ». Dans l’embarras, le Conseil de l’Europe dont la Russie fait partie ! Dans la gêne, les gouvernements dits « occidentaux », comme on dit encore, en dépit de la chute du Mur et des manques de précisions de la définition du mot « Occident » !

 

Berlin est la capitale la plus nette dans ses condamnations  de principes. Paris est la plus ambiguë (pas de « rupture » en l’occurrence !).

Mais ces « réprimandes » européennes et américaines n’ont aucune espèce d’importance : Le maître du Kremlin tient l’Europe au gaz comme les missiles de la guerre froide la prenaient à la gorge ! Réalisme d’abord. Rien de nouveau en la matière. Le Droits aux affaires (y compris les plus louches) avant les droits de l’homme : « On ne pisse pas contre le vent », redirait De Gaulle. Et la Russie est un grand peuple avec lequel et pour lequel il convient de ménager l’avenir. Ainsi soit-il…

Cela dit, Poutine a raison sur un point. Sa peur d’une révolution (« orange » ou pas) est fondée, et sa grande faiblesse est interne, malgré la puissance policière et médiatique qui veille sur lui et les siens. Il doit se méfier de tous, y compris de ses "amis" proches. 

Selon Plutarque, Pyrrhus avait la lucidité de dire : « Encore une victoire comme celle-là, et nous sommes définitivement défaits »…

Daniel RIOT 

01/12/2007

La Russie aux urnes: La « démocratie Potenkine », par Daniel RIOT

EDITO RELATIO-Les élections russes invitent à reposer une question-clef : la démocratie,  c’est quoi ? Un système de sélection des élites ? Dans ce cas le mot de Churchill conserve toute sa pertinence : « C’est le pire des système à l’exception de tous les autres ». Une grille de valeurs qui prennent du sens grâce à un Etat de droit qui respecte les Droits de l’Homme, donc les principes d’ « égale dignité » et de respect de la Personne  dans  la recherche de  la conciliation entre les intérêts particuliers et l’intérêt général (qui est plus que la somme des précédents) ? Dans ce cas, ne parlons pas de « démocratie » en termes générique : chaque démocratie se doit d’être qualifiée en fonction de ses propres spécificités.

Une démocratie, la France ? Bien sûr, mais en rien exemplaire. Oligarchie masquée, doxocratie développpée, technocratie non maîtrisée… Les normes du Conseil de l’Europe, que la France respecte plus formellement que réellement, constituent des critères  irremplaçables mais insuffisants. Elles sont plus des filets de sécurité et des poteaux indicateurs pour une perfectibilité possible que des prix de bonne conduite. Alors que dire de cette Russie qui dans l’ère soviétique osait s’autoproclamée « démocratie populaire » et qui aujourd’hui souscrit comme 46 autres pays aux « normes » du Conseil de l’Europe sans les prendre à la lettre et sans en respecter l’esprit…

Imagine-t-on une démocratie par définition « pluraliste » être dominée par un parti unique (ou presque) ? La dizaine de partis en lice, fantaisistes pour la plupart, n’ont pour fonction que de se discréditer les uns les autres et faire croire qu’il s’agit d’élections… pluralistes, ouvertes  et dignes. Et le vainqueur est désigné d’avance.

Qualifie-t-on de « démocratie » un pays gouverné d’une façon despotique. Même éclairé et soucieux de respecter les apparences, un despote reste un despote.

Qualifie-t-on de « démocratie » un grand pays  où le Président de  la commission électorale chargée de veiller à la régularité du scrutin s’avoue publiquement partisan d’une…monarchie et ne manque pas une occasion de faire l’éloge de son ancien patron (Vladimir Poutine) et de soutenir le chef de l’Etat candidat pour un siège de député qu’il n’occupera jamais…

On comprend les cris d’alarmes et les appels au secours de Kasparov…

On est sidéré en lisant dans un article de Lorraine Millot de Libération que l’ancien politique d’Elstine, Georgi Satarov affirme : «Cette campagne est une farce intégrale» (…) L’administration présidentielle a envoyé à tous les gouverneurs des consignes disant combien de pourcentages de votes ils doivent assurer au parti Russie unie. Dans certaines régions, le FSB (les services secrets, successeurs du KGB) a même convoqué les gouverneurs pour les prévenir que si les scores requis ne sont pas atteints, ils seront non seulement destitués mais aussi poursuivis en justice pour affaires de corruption.»

Le (courageux) journaliste Leonid Radzikhovski commente le scrutin de ce week-end en se référant à une phrase de Gogol en …1834. «Tout respire ici le mensonge surtout le soir tandis que le démon lui-même allume sa lampe et éclaire hommes et choses, qui revêtent alors un aspect illusoire et trompeur.»

Mascarade, comédie, feux de rôles : une démocratie illusoire. Une démocratie Potemkine ! Comme les villages aux façades trompeuses que le prince Grigori Alexandrovitch installait pour que Catherine II, sa tsarine bien aimée, ne voie pas la misère où son peuple croupissait.

Bien des esprits se réclamant de « l’objectivité »,  mettent en avant la croissance exceptionnelle de l’économie russe, le retour de la Russie comme « puissance mondiale », la fin des humiliations nationales du « grand peuple russe », les mille et une qualité d’Homme d’Etat de Poutine, l’exigence de réalisme qu’impose Moscou et …le poids d’une Histoire russe étrangère à la notion même de « démocratie »    pour excuser ces « imperfections » poutiniennes de l’application des engagements pris par la Russie en entrant dans  la « famille » du Conseil de l’Europe. La théorie des climats appliquée aux civilisations…

Il est sûr qu’on « ne pisse pas contre le vent » et qu’il est stupide de vouloir faire du patin sur les lacs en été : « Si tu  peux changer les choses, fais le. Si tu ne peux pas tais-toi ! »… Les relations internationales sont fondées sur ce réalisme qui flirte si souvent avec le cynisme et en matière de démocratie tous les donneurs de leçons devraient d’abord balayer devant leur porte (et surtout derrière). Mais où passent les lignes rouges, ces limites de l’inacceptable ? Si Poutine était l’homme d’Etat aux qualités incontestables si vantées, et s’il était l’homme providentiel pour cette puissance riche d’un avenir radieux, aurait-il aussi peur d’une presse libre, d’une opposition non muselée, d’une liberté d’expression non bâillonnée ? Eprouverait-il autant le besoin de renouer avec les fantasmes et les méthodes du KGB qu’il a si bien servi et qui l’a tant formé ?  Et craindrait-il à ce point les observateurs « étrangers », de l’OSCE et du Conseil de l’Europe notamment, pour le scrutin de ce dimanche ?

« Il a une peur terrible d’une révolution Orange », disent de bons experts en faisant référence au rôle joué par les ONG et la « sociéte civile » en Ukraine en novembre 2004.Il a peur, aussi,  des irruptions de bien des volcans « régionaux »… Il a peur surtout, sans doute, d’une de ces explosions sociales que la croissance fantastique des inégalités peut déclencher (presque)  mécaniquement.

Les « nouveaux riches », les « milliardaires russes », les bénéfices colossaux d’une minorité de profiteurs de l’économie (visible et …souterraine), la manne des hydrocarbures et du dynamisme du complexe militaro-industriel ne font pas oublier que, dans ce deuxième exportateur mondial de pétrole, entre 30 et 35 % des 144 millions de Russes vivent dans la misère…

Cette misère là, aucun « village potemkine » ne peut la cacher ! Alors, Poutine se protège par le piétinement  des libertés et des droits politiques : « la Nation » s’en accommode et les  « partenaires  étrangers », eux-mêmes pris à la gorge par une maladie économico-sociale chronique, font passer les droits de l’homme et les exigences démocratiques bien après le droits aux affaires et  les impératifs économico-stratégiques.

Daniel RIOT

26/11/2007

Les "anti-européens de l'année" de RELATIO: Blocher, le populiste suisse, les jumeaux polonais et... Gordon BROWN

La couronne d'or d’épines 2007 de RELATIO au Suisse BLOCHER

Nous l’avions annoncé hier : Voici les  « couronnes d’épines » 2007 de RELATIO pour ceux qui nous sont apparus contre les plus opposés aux idéaux de la construction d'une Europe unie politiquement et d'une eurosphère imprègnée par les valeurs du Conseil de l'Europe.

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>>> Couronne d’or : Christoph Blocher

C’est le milliardaire suisse qui a fait un tabac aux élections suisses en osant mettre en avant le « mouton noir ». Le populisme gagne du terrain partout. Ce sont ses dérives qui font peur. Christoph Blocher a franchi bien des lignes jaunes ( ou rouges) et ce n’est pas l’onction du suffrage universel qui lui donne raison. Comme dit Tomi Ungerer : "Avant chaque élection,on devrait rappeler qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes "...

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>>> Couronne d’argent : Lech et Jaroslaw Kaczyński

Les deux jumeaux ont donné de la Pologne, donc de l’Europe, une image bien peu digne des valeurs constitutives du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne. Le chef du gouvernement est tombé. Par un réveil des électeurs. Il n’en reste pas moins dangereux. Le Président préside toujours. Il demeure maître d’un pouvoir de blocage impressionnant.

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>>> Couronne de bronze : Gordon Brown. Faire son premier « grand discours de politique internationale » sans faire une seule allusion à l’Europe, faire faire à Bruges à son ministre des affaires étrangères un discours sur l’Europe inspiré de Maggie Thatcher dans ses jours les plus eurodestructeurs, prendre « OTAN » et « Europe de la défense » comme synonymes…c’est dur… pour ceux qui pensent que l’Europe ne s’arrête pas à la Manche ! L’Angleterre reste une île tournée vers le grand large, mais Blair ayant fini de jouer les illusionnistes, la « Question anglaise » redevient centrale pour le futur européen…

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D’accord, pas d’accord ? D’autres suggestions… Faites-nous part de vos remarques. RELATIO est un webzine européen ouvert. 

Prochainement: nos "lauriers" 20007 

20/11/2007

TURQUIE: La démocratisation passe par les villes et les villages...

STRASBOURG- Le Congrès appelle à des réformes de la législation turque sur les municipalités

Dans le cadre de la session d'automne du Congrès, la Chambre des pouvoirs locaux du Congrès a organisé un débat sur la démocratie locale en Turquie, notamment à la lumière de la situation des maires et des municipalités du sud-est de l'Anatolie. A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

10/11/2007

Qui recevra le Prix du Sénat du meilleur livre économique de l’année ?

Un honneur accepté. La présidence du Sénat  m’a demandé d’être membre  du jury qui décernera le prix du meilleur livre économique de l’année. J’ai accepté d’apporter ma petite pierre (à titre personnel et au nom de RELATIO) en lisant les dix livres sélectionnés par un Comité scientifique, et en rédigeant des notes de lecture avec appréciations, à destination des internautes qui doivent « élire » le livre et l’auteur.

Je reviendrai sur ce blog ou sur RELATIO sur des livres éliminés (notamment sur l’excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt, « C’est vert et çà marche ») mais dans l’urgence je publie ici mes notes sur les trois finalistes. Trois bons ouvrages, dont un, selon moi, mérite les lauriers du vainqueur. DR

 Vous pouvez voter >>>>>>>>

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  • "Désordre dans le capitalisme mondial", Michel AGLIETTA & Laurent BERREBI, Odile Jacob. Une somme. Une vraie thèse. Très sérieuse… Bonne documentation. Excellentes analyses. Un livre à étudier plus qu’à lire. Avec des encadrés, des graphiques, des chiffres, des tableaux plus lisibles et accessibles qu’ils peuvent apparaître.  Ces deux économistes qui ont le mérite d’appuyer leurs analyses macroéconomiques et théoriques sur des réalités bien décryptées nous offrent de bonnes  clefs pour mieux comprendre le « désordre économique (et financier) » qui fait office de « l’ordre mondial » promis. Et ils tracent des pistes à suivre pour tenter de mettre sur pieds cette « gouvernance » mondiale qui fait tellement défaut.

Mais cette anarchie capitalistique n’est-elle pas voulue ? Et si oui, par qui ? C’est la première question qui vient à l’esprit et qui n’est pas posée clairement. C’est  l’une des limites de cette entreprise qui mérite par ailleurs bien des louanges.

Il en est une autre, plus « hexagonale » : pourquoi la France est-elle moins bien performante dans cette « globalisation » révolutionnaire que d’autres pays européens ? Les quelques pages sur le « déclin compétitif français » ne sont pas à la hauteur des attentes. Dommage. Comme d’ailleurs celles, dignes des bonnes résolutions de la stratégie de Lisbonne, consacrées à la zone euro.

Bien sûr qu’il faut « une politique économique européenne cohérente ». Qui en doute ? Evidemment qu’il faut que la zone euro, un peu trop rapidement et schématiquement qualifiée de zone à « souverainetés éclatées », devienne  une « zone de souveraineté politique »…

Mais qui s’y oppose ? Moins la Banque centrale que les gouvernements qui ne joue pas assez la carte communautaire. Moins les traités actuels (et futur) que les pays membres qui ne respectent pas la stratégie de Lisbonne (plus intergouvernementale que communautaire, ce qui est sa faiblesse) et qui plafonnent le budget communautaire. Moins les institutions européennes que les exécutifs nationaux qui n’ont pas le courage de faire de la « zone euro » un vrai Marché Commun où les fiscalités et les conditions sociales seraient harmonisées. « L’impasse européenne » décrite trop superficiellement  vient avant tout du « scandale anglais » : Londres ne devrait pas avoir son mot à dire sur le fonctionnement interne d’un « Euroland » dont le Royaume Uni ne fait pas partie.

Autant dire que les économistes qui sortent un peu de leur discipline  trouveront dans cet ouvrage matière à controverses… D’ailleurs,  « l’économie-casino » qui nous est imposée par un capitalisme devenu fou plus que par le libéralisme si maladroitement caricaturé  ne fait pas l’objet de diagnostics convergents.

Cet ouvrage a le grand mérite de confirmer l’extrême variété des capitalismes. Et de fournir des belles synthèses. Mais il est plus sérieux que pertinent et original.

Daniel RIOT

Classement personnel :3     SUR AMAZON >>>>>

 

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  • "L'enfer, ce n'est pas les autres: bref essai sur la mondialisation", Pierre DOCKES, Descartes & Cie. Le protectionnisme, c’est la guerre, mais le libre-échange ne garantit pas la paix. Ce rappel à lui seul fait plonger dans ce livre à l’écriture vive, aux arguments bien pesés et aux diagnostics pertinents. Ce n’est pas le seul…

Oui la mondialisation, si souvent confondue avec la globalisation, est diabolisée par celles et ceux qui n’ont pas compris que dans ce monde où les notions de temps et d’espace sont chamboulées l’Europe, et tout particulièrement  la France, souffre d’une infidélité à …elle-même. Le « génie européen » pour le meilleur et pour le pire provient d’une donnée majeure : la civilisation européenne fut d’abord une civilisation de la « connaissance », du « savoir », du « penser », du « découvrir ». Et les Européens, empêtrés dans leurs conquêtes puis leurs pertes coloniales et dans leurs guerres civiles d’un autre âge puis dans leurs affrontements idéologiques, l’ont …oublié. Bêtement. Ce n’est pas faute  d’avertissements : « nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles »

Dans son « Bref essais », Pierre Dockès, en inversant la formule de Sartre (« l’enfer, ce n’est pas les autres ») lance un cri, une exhortation. Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite », comme disait Mitterrand en aveu d’impuissance, c’est NOUS qui allons trop lentement. Ce n’est pas la mondialisation, ce bouc-émissaire facile, qui doit nous faire peur : ce sont nos faiblesses internes. Et le temps que nous avons perdu en ne respectant pas la stratégie de Lisbonne (déjà trop tardive et pas assez musclée)…

Ces faiblesses, Pierre Dockers les analyse bien en se gardant de tomber dans les pièges des clichés en vogue… Oui, « le Gain de l’un n’est pas fatalement la Perte de l’autre ». Oui, « un système social avancé n’est pas un handicap »… Oui, il faut d’URGENCE relancer cette économie de la connaissance et des innovations, ce qui ne veut pas dire casser la recherche publique, bien au contraire ! « Nos lauriers sont coupés ! ».

 C’est toute la filière innovatrice qu’il faut reconstruire (et non achever), toute une vraie politique  industrielle EUROPEENNE à relancer (pas avec le Raffale…) qu’il faut reprendre comme nous l’enseignait Jean Monnet et la CECA, toute une réorientation des investissements (publics et privés) qu’il importe d’opérer… Dans ces remèdes, il est des expressions dont Dockès se méfie : « patriotisme économique », par exemple. Il a raison ! Comme il a raison de mettre en relief bien de fausses solutions agitées sans anticipation des dégâts qu’elles peuvent provoquer : la tentation protectionniste notamment…Mais face à la situation actuelle, ce n’est pas du volontarisme qu’il faut, c’est de la volonté. Nuance…

Daniel RIOT

Classement personnel : 2 . SUR AMAZON >>>>>>

 

 

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  • "Petits Conseils", Laurent MAUDUIT, Stock. Voilà un livre qui dérange. Et qui devrait déranger politiquement bien des Sénateurs si le prix du meilleur livre économique de l’année lui était décerné par ce Sénat qui joue (avec mérite) la carte d’un jury indépendant et d’internautes à l’esprit libre.

Il dérange surtout, cet ouvrage par l’étrange voyage qu’il propose,  en cet automne où la presse économique et financière française doit se battre pour sauvegarder une indépendance bien fragile… et en cette période où tous les journaux ont des difficultés de trésorerie. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût ! Quand ce coût altère le droit à l’information (donc d’informer et d’être informé), c’est la démocratie qui est faussée…

Il le mérite, ce prix, Laurent Mauduit. Non parce qu’il a dû quitter en conscience un journal après des coups de ciseaux de l’Anastasie des temps modernes (j’en connais d’autres), mais parce que son ouvrage (qui n’a rien d’un règlement de compte) est d’abord un vrai livre : avec les qualités de fond et de style que le mot requiert. Et  le mot « économique » accolé à « livre » s’impose. Même si l’on oublie trop que l’économie est « politique » avant d’être « science »…

Les qualités de l’enquête,  la lisibilité (due à des vertus pédagogiques incontestables),  l’importance des questions qu’il soulève,  l’originalité de sa démarche et les leçons qui sont à tirer de ces quelque 400 pages riches font, à mes yeux (qui se sont frottés aux dix autres livres pré sélectionnés par le « Comité scientifique »),  de ces « Petits Conseils » le livre-lauréat incontestable.

Tout part d’Alain Minc. Ce personnage  est un vrai héros de roman qui se déroulerait dans une ploutocratie quelconque, il est vrai. Le seul problème, c’est que cet auteur à succès, ce conseilleur à forfaits, cet intellectuel médiatisé  n’a rien d’un héros de fiction. Et que ses actes n’ont rien de virtuel. Unique en son genre, Minc l’est assurément (et heureusement), mais ce qu’il incarne, représente, symbolise dépasse sa personne et son personnage. 

L'important, dans cet ouvrage,  n'est pas l'homme, c'est le symbole qu'il constitue. Le symbole, en l'occurrence, de ce « capitalisme de connivence » dont s'accommode trop la France et qui explique en partie le déclin compétitif français. De ce capitalisme bâtard qui pratique en permanence le mélange des genres, joue entre public et privé, pratique avec talent les politiques du « renvois d’ascenseurs » et des « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », se vautre dans les « déjeuners (même petits) corrupteurs », tisse des réseaux d’intérêts plus particuliers que général, et fait bien peu de cas de la vitale indépendance de la presse. Et, au bout du compte, explique bien des faiblesses du système capitaliste « à la française ». Retour au temps de Balzac, un peu. Au temps du « Temps », surtout…

Daniel RIOT

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14/10/2007

Internet: L'association de soutien à Chantal Cutajar citée en exemple au MoDem

 "Et si j'étais maire" de "Strasbourg je t'M"...

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Lu sur Forum démocrate

72f154ff98cd6179cf526843ac0abf4b.jpgDans un article (repris sur le site des Conférences de Citoyens de Strasbourg)  très intéressant, une Démocrate de Rouen, qui anime un blog très vivant, Laure Leforestier, cite sur Forum DEMOCRATE  l'initiative de "Strasbourg je t'M" de lancer "Et si j'étais maire" en exemple de ce qu'il faut faire.

"Comment impliquer les électeurs dans le débat citoyen ? 

La récente élection présidentielle a su passionner les Français et la participation massive aux votes en fut l’éclatante démonstration. Cette première satisfaction citoyenne fut quelque peu assombrie par la faible participation au scrutin législatif. Saturation ? Impression que tout était joué d’avance ? Prise de conscience du pouvoir relatif de l’Assemblée Nationale ? On peut aussi se poser la question de savoir comment les débats furent exposés dans les médias.

Dans ma propre expérience, j’ai été assez globalement ignorée par les médias locaux trop empressés à évoquer les duels du second tour UMP-PS. La seule fois où la télévision régionale m’a donné la parole fut au lendemain du premier tour pour savoir ce qu’il allait advenir de mes 9,36 % !

Nous risquons de rencontrer ce même problème aux municipales. A nous de mettre le débat citoyen à la portée des électeurs et d’imaginer, en plus des actions communément utilisées lors des campagnes (tractages sur les marchés, boîtages, porte-à-porte, débats et réunions) des actions résolument originales et innovantes.

L’apparition d’Internet dans le débat politique et son audience croissante, quoique encore limitée, m’incite à citer l’initiative de Chantal Cutajar, candidate à l’investiture Mouvement Démocrate à Strasbourg. Très présente sur la toile avec de nombreux blogs, elle vient de créer un forum Et si j’étais maire ? : une boîte aux lettres qui propose aux citoyens d’envoyer leur contribution pour "changer la ville". Ces contributions seront regroupées dans un livre blanc qui sera remis à la prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit." Laure LEFORESTIER

FORUM DEMOCRATE >>>>>>

LE SITE DE LAURE LEFORESTIER >>>>>>

LES CONFERENCES DE CITOYENS DE STRASBOURG >>>>>>>

12/10/2007

Strasbourg: Du nouveau sur le web

Strasbourg demain ? Appel à idées, à suggestions et à dialogue.

Les seuls propriétaires d’une ville sont ses habitants. Les   vrais acteurs d’une ville sont ses citoyens. La démocratie représentative est par définition délibérative, participative, citoyenne. « Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois » : c’est l’un des buts de « Strasbourg, je t’M ». Dans cette perspective, cette association  « couleur orange » travaille à un développement de la e-démocratie, de la e-administration, de la web-participation. Dans la ville de Gutenberg, on doit savoir plus et mieux qu’ailleurs tirer parti des nouvelles technologies et les mettre au service de l’Homme et de la société.

Il ne s’agit pas, pour elle,  de construire un projet et un programme uniquement à partir de ces « démarches participatives » dont on parle tant ici et là sans toujours en respecter ni la lettre ni la logique : Chantal Cutajar et son équipe ont mis au point un programme qui sera publié en temps opportun pour « agir local » en appliquant le « penser global » du MoDem tel qu’il est défini par François Bayrou et les autres co-fondateurs du Mouvement démocrate, dont Corinne Lepage.  

Mais cet « agir local » et ce « penser global » reposent sur une  citoyenneté active et sans cesse approfondie qui permette d’améliorer ce « Vivre ensemble » si perfectible. STYRASBOURG, DE TOUTES NOS FORCES!

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Je reproduis ici le communiqué de Guillaume BECHADE, le Président de Strasbourg je t’M

« Dans moins de 150 jours, la campagne pour l’élection municipale de mars 2008 battra son plein. Dans une démocratie vivante, active, renouvelée, nous invitons chaque citoyen à préparer cette grande échéance pour la vie de notre cité.

Une volonté de changement se manifeste à Strasbourg pour une autre politique, dans un autre état d’esprit et surtout pour des relations apaisées et fructueuses entre le futur exécutif municipal et la population.

Dans cet esprit d’ouverture et de renouveau, l’Association Strasbourg je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)  lance, à partir du samedi 13 octobre 2007, deux nouveaux sites internet de consultation des Strasbourgeoises et Strasbourgeois.

Ü Et si j’étais maire ? Le forum  (www.etsijetaismaire.eu) se veut un espace de rencontre, de dialogue et de confrontation d’idées pour le Strasbourg de demain.

Ü Et si j’étais maire ? La boîte aux lettres (www.etsijetaismaire.blogspot.com) propose aux citoyens d’envoyer leur contribution pour « changer la ville ». Nous regrouperons ces contributions dans un livre blanc que nous remettront à la prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit. »

Alors, à vos ordinateurs ! Sur le forum ou par courriel guillab@gmail.com 

 Ou à vos stylos si vous préférez les lettres plus classiques : Guillaume Bechade : 7 rue Mercière F-67000 Strasbourg

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Ces trois blogs et sites de "StrasbourgJe t'M" s'ajoutent évidemment

 

*au blog politique de Chantal Cutajar, Strasbourg, Jardin de la démocratie. (http://strasbourgjardindelademocratie.blogspirit.com/ )

 

*au blog personnel de Chantal Cutajar (http://chantalcutajar.blogspirit.com/)

 

*et au site de réflexion du collectif les "Conférences de Citoyens de Strasbourg" http://conferencecitoyens.blogspirit.com/ Sur ce site aussi vous pouvez publier, en dehors de toute considération politicienne, et au-delà des clivages politiciens,  des notes de réflexions sur les problèmes de ce temps et de notre société. Textes à envoyer en cliquant ICI.

J'ose rappeler que sur ce blog, je poursuivrai mes petites chroniques strasbourgeoises qui me valent de nombreuses réactions en tous genres... Que celles et ceux qui y prêtent attention en soient remerciés avec chaleur. La plupart des réactions que j'enregistre me conforte dans le soutien à la démarche de Chantal Cutajar qui peut, avec son équipe composée de peronnalités très complémentaires,venant d'horizons variés, faire règner un nouvel esprit dans cette capitale de l'Europe démocratique qui doit mieux assumer sa MISSION européenne et sa vocation humaniste. Et qui doit surtout devenir une Ville où les expressions "Qualité de la Vie" et "Vivre ensemble" ont autant de valeur que de sens.

 

RAPPEL:

 

Le site de François BAYROU >>>>>

 

Le Site de Corinne LEPAGE >>>>>>

 

ADHEREZ AU MOUVEMENT DEMOCRATE >>>>>>

07/10/2007

« La Voix de la France »

Le Monde en a fait un édito : cela s’imposait. Mais l’information n’a guère eu d’écho, pas même chez les socialistes à l’origine de cette prise de position. Le président du CSA, Michel Boyon - nommé par la droite, comme tous ses collègues -, a envoyé Hollande sur les roses : « Le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte par les autorités de régulation de l'audiovisuel depuis 1982 », au motif qu'il ne s'exprimerait pas au nom d'un parti ou du gouvernement, mais au nom du pays. Circulez, Monsieur Hollande, il n’y a rien à voir…

Vos protestations auprès de ce Conseil Supérieur de l’audiovisuel en principe chargé de garantir un certain pluralisme sont nulles et très mal venues. Sarkozy a été élu Président, il a tous les doits de vouloir être omniprésent ! D’ailleurs, les Français l’adorent leur président ! Alors…

Qui plus est,  le très sympathiquement docile Michel Boyon qui est Président parce qu’il a toujours eu l’audace de ne déranger personne,   n’est pas où est pour réfléchir au bien-fondé de telle ou telle pratique : Balladur préside une commission pour cela, non ? Enfin, si quelqu’un ne veut pas écouter et voir Sarkozy, qu’il zappe ou qu’il éteigne sa télé  (dans ce dernier choix, le dérèglement du climat de la planète s’en trouvera amoindri)

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Dessin Antonelli

On pourrait ajouter (comme Drucker s’en est félicité cet après-midi dans son émission de promotion sur Rachida Rachi) que Sarkozy a toutes les qualités pour être le super rédacteur en chef de la « Voix de la France », publique ou privée, puisque TF1 est la reine de l’actuelle Ortf.

Dans ses conditions, à quoi bon remettre en cause  la « règle coutumière » des « trois tiers », selon laquelle les télévisions doivent respecter un équilibre entre les personnalités du gouvernement, celles de la majorité et celles de l'opposition ? Elle n’est en rien caduque dès lors que le chef de l'Etat est aussi chef du gouvernement, chef de la majorité, ministre de l’information et de la communication et téléguideur de l’opposition….

Au fait, il est dans quel tiers, de Villepin en ce moment ? Passons.

Reste à espérer, exhorte Le Monde,  « que, à défaut du CSA, le Comité pour la réforme des institutions, présidé par Edouard Balladur, s'empare de la question et adapte les règles de la communication politique à la nouvelle donne institutionnelle. Quand bien même cela agacerait l'actuel locataire de l'Elysée, ce serait tout à son honneur ». Un joli vœu pieux.

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Antonelli

On pourrait espérer aussi et surtout que les journalistes, et pas seulement ceux de la télévision, n’accordent de l’espace à Sarkozy qu’en fonction de l’importance de ce qu’il dit. Donc de la teneur de l’information donnée et non de la surface de la communication distillée.

Il est vrai que même chez ceux qui paraît-il incarnaient le « quatrième pouvoir » (belle légende !) la mode est à confondre, à rendre synonymes, communication et information… Comme dans les régimes que l’on disait « totalitaires ». Ah oui! On disait propagande à l’époque. Un mot qu’on utilise encore quand on parle de Castro, de Kadhafi ou de Poutine. Alors que le numéro un russe n’est pas en même temps chef de l’Etat et chef du gouvernement, mais successivement….

Quand la communication fait office de politique, il faudrait que les média  servent la politique en contrôlant la « com’» : ce serait cela un « contre-pouvoir » responsable ! Mais on préfère la contestation-gadget (du style du ridicule « un jour sans Sarkozy ») à la conduite responsable… Signe des temps !

Mais restons optimistes : trop de com’ tue la com’, dit-on pour se rassurer. Certains grands communicateurs ont duré très longtemps, pourtant…

Daniel RIOT

06/10/2007

L’impasse en Ukraine : Deblocage ce dimanche?

Deux bras de fer qui se superposent… sous le feu croisé d’influences extérieures antagonistes.

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT-- Erreurs d'appréciations à plusieurs niveaux: les élections n'ont rien réglé à KIEV! Trop de certitudes chantées trop tôt, y compris au PPE (le parti populaire européen) qui a trop vite publié un vrai communiqué de « victoire » et s’est trop hâté d’envoyer des messages de félicitations aux partis « orange »… Trop de précipitations dans les commentaires de presse qui ont eu la grande imprudence de se fier aux sondages « sorties des urnes » pour laisser croire que les dés étaient jetés en faveur des pro-occidentaux… Trop de superficialité dans les regards jetés sur cette Ukraine qui connaît une situation sociologique très complexe. Mais comme disait Lénine, « les faits sont têtus »…

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Aujourd’hui, nous assistons à un curieux bras de fer, ou plutôt à plusieurs. Entre le camp des réformateurs pro-européens et le camp pro-russe. Et au sein de chacun de ces camps ! Ce qu’ont pu se dire en ce vendredi à Paris  Nicolas Sarkozy, l'ancien président américain Bill Clinton et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko sur la situation intérieure ukrainienne relève bien sûr du « secret d’Etat ». Et l’ITW accordée par le chef de l’Etat ukrainien au Figaro et à France 24 ne contient aucun scoop.

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28/09/2007

Politique : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

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Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"

11/09/2007

Maroc:la marge étroite de Mohammed VI

L’Europe face aux leçons des élections marocaines

EDITORIAL RELATIO par DANIEL RIOT : Les Européens se doivent de tirer quelques leçons de élections marocaines. Parce que la démocratie y trouve l’illustration de ses vertus et de ses limites, surtout quand elle reste relative. Parce que ce pays qui dispose de richesses potentielles fantastiques, qui connaît une diaspora dynamique et qui doit occuper une place-clef dans « l’EuroMed », dans l’espace euro méditerranéen ou dans la future Union méditerranéenne  est, avec la Turquie, l’un des pays où se joue la réponse qui sera donnée à une question-clef : l’Islam est-il compatible avec la démocratie ? Une question qui conditionne une autre interrogation fondamentale : choc des civilisations ou dialogue des cultures ?

Le fait le plus important n’est pas dans la victoire dite « surprise » de l’Istiqlal : la surprise est celle d’observateurs qui ont la vue faussée soit par des connaissances bien superficielles de la situation du pays, soit par des fantasmes nés des « vertiges islamistes », soit par ce souci de la dramatisation devenu prédominant et polluant (avec ceux du spectaculaire et de l’insignifiant) dans la chaîne de l’information. L’échec de la « gauche » usée et discréditée par la corruption insuffisamment combattue était prévisible. Mais le « succès fou » des islamistes annoncé n’était en rien inscrit dans les étoiles. Le Maroc n’est ni l’Egypte, ni la Tunisie, ni l’Algérie : Le Roi est aussi un chef religieux. C’est une donnée qui compte même si ce fait et cette fonction sont contestés par  bien des courants musulmans.

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La vraie surprise est l’ampleur de l’abstention : 37%  de participation. C’est un échec et un avertissement pour les démocrates (et pour le Roi et surtout pour une partie de sa Cour). C’est une surprise parce que quatre-vingts pour cent des citoyens inscrits sur les listes étaient allés retirer leur carte d'électeur (une démarche qui n’est pas toujours simple dans certaines régions), donc parfaitement conscients des enjeux des élections, de l’importance de la participation citoyenne à la « chose publique ». Pas d’indifférence, par d’inconscience, pas de sous-information ! Alors, quoi ? Et pourquoi ?

Premier constat : la démocratie est trop imparfaite. En dépit du modernisme, de l’esprit d’ouverture, et des réformes déjà entreprises ou envisagées, le Royaume reste d’abord un Palais qui impose ses lois. Peut-être.

Deuxième constat : les différents partis en compétition n’ont pas la cote. Ils n’inspirent pas confiance. Ils sont vus comme non fiables et non crédibles. Et les politiciens sont vus comme des opportunistes affairistes. Sûrement.

Ces deux constats (complémentaires) entraînent deux réflexes (contradictoires) :

>>>Entre des partis qui ne remplissent pas leur mission et le Palais, une majorité s’en remet au Trône.

>>> Une autre partie de la population qui jadis tentaient de trouver le Graal dans le révolutionnarisme d'extrême-gauche se réfugie dans un nihilisme passif (abstention) ou actif (mirages et syndrome d’Al Qaïda)…

Le relatif bon score du vieux parti conservateur et nationaliste de l’Istiqlal s’explique par l’émergence de personnalités plus jeunes, et, dans leurs discours, plus « modernes » et plus près du peuple que les notables de l'Union socialiste des forces populaires (USFP)  qui se vautraient dans trop de facilités.

Le score (décevant pour eux) des « islamistes » du Parti de la Justice et du développement tient plus à leur dévouement social, à leur engagement au coté des gens dans le besoin ou la difficulté, à leur activisme de proximité qu’à leur idéologie.

Ses cadres (femmes et hommes) font ce qui se faisait jadis dans nos paroisses, ce que se fait encore dans des communautés : ils assurent ce lien social que les laïcs, les associatifs et les organismes officiels n’assument pas ou plus ou pas assez.

Il y a coté « démocrate chrétien » de terrain (d’hier) chez les militants du parti musulman. C’est vrai au Maroc, comme ailleurs (y compris bien sûr, dans ce que l’on appelle en Europe, nos « banlieues », nos « quartiers »). Ce n’est pas l’activisme islamique qui tue ou empêche la démocratie : c’est la faiblesse des liens sociaux. C’est la détresse humaine aggravée dans cet urbanisme qui manque d’urbanité et accroît cette solitude, ou ces sentiments de solitude, dont on ne tient pas assez compte. Des sentiments que n’atténuent ni l’omniprésence des télévisions, ni les divertissements artificiels ou virtuels, ni les discours creux sur la solidarité.

C’est en cela peut-être surtout que les leçons marocaines peuvent être tirées et pas seulement pour le royaume de Mohammed VI.

Comment le Roi va-t-il réagir ? Les derniers signes plutôt régressifs donnés ces derniers temps (en matière de liberté de la presse, notamment) traduisent-ils un raidissement que les élections pourrait  accentuer ? Pas sûr…

Les donneurs de leçons européens en la matière feraient bien de mieux prendre en considération ce que la Royaume a su faire ces dernières années en matière de droits de l’homme, de « correction » des « années noires », de promotion de l’éducation et de la situation des femmes, entre autres.

La marge de manœuvre du souverain est étroite. D’un coté, le péril « fascislamiste » qui existe (avec son prolongement terroriste, mais aussi avec ses retombées réactionnaires en matière de mœurs). De l’autre, l’affairisme, y compris dans les cercles de la Cour, qui jouent sans scrupules du (faux) libéralisme et du (faux) dirigisme ambiants et profitent  des espaces démocratiques ouverts. Et des défis internationaux qui « mangent » une partie des ressources et des énergies et nécessite des moyens militaro-policiers  (Sahara, relations avec l’Algérie, lutte contre l’immigration illégale en transit, lutte anti-terroriste) 

Dans ce paysage, les démocrates ont du mal à faire entendre leurs voix, d’autant plus qu’ils sont divisés entre « maximalistes » (volontiers provocateurs) et les « progressistes » (volontiers trop prudents et lents).Une démocratie, c’est un système, une société et une culture. Ce sont des actions fortes et inscrites dans la duré qui doivent être engagées dans ces trois chapitres.

Comment les Européens peuvent-ils aider les démocrates marocains ? En étant dans la compréhension et la coopération plus que dans la leçon et la prétention : c’est un préalable.

Daniel RIOT  

14:20 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maroc, europe, démocratie, islam

04/08/2007

Le foie gras en Europe : les protecteurs des oies nous gavent…

87a9a28ca173e721091debe85b25f983.jpgLe coup de colère de DANSOLAL pour RELATIO :Gavé. Je suis gavé. Parce qu’ils finissent par me gaver les Croisés de la défense des oies et des canards qui sont odieusement torturés, sauvagement traités, ignoblement sacrifiés  pour les palais fins de salopards de la bonne bouffe (comme moi), pour le menu plaisir d’humains inhumains amateurs de foie gras

Gavé. Et inquiet. Car ces intégristes de la nature finissent par voir leur propagande, leur activisme, leur terrorisme intellectuel, leur gavage des cerveaux atteindre leurs buts. La dernière preuve :la soumission d’un grand magasin londonien.

Même si l’on se souvient que les Anglais mangent du poisson à condition de ne pas voir leur tête, sont écoeurés par les mangeurs d’escargots et sont révulsés par les avaleurs de grenouilles, ce type de réactions (qu succèdent à d’autres et qui en annoncent d’autres) a de quoi inquiéter non seulement les fins gourmets mais les citoyens soucieux d’une Liberté respectée et de libertés cultivées.

Impressionnantes, la vigilance, l’organisation, les pressions de ces intégristes du culte animal. Le lobbying, ils connaissent. Internet, ils pratiquent. La Toile, ils l’inondent. Leurs études "scientifiques" ne manquent pas.  Et rien de ce qui peut apporter de l’eau à leurs moulins n’est négligé. Pas même un reportage sur France 2 qui met en relief les efforts déployés (mais oui !) par bien des producteurs soucieux (mais oui !) de  tenir compte de certaines de leurs critiques. Le comble ! Pauvre médiateur de France 2 : je sais qu’il aime le foie gras, en plus, et je le comprends…

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Bien sûr que toutes les critiques émises par ces amis des animaux de fermes, par ces protecteurs des oies et des canards ne sont pas toutes  à prendre à la légère. Surtout quand, comme moi, on est né dans une ferme et non dans une maternité.... Il est des pratiques industrielles dont on doit se passer : Non (avec eux) aux  canetons femelles enfermés vivants dans des sacs plastiques ou agonisants dans des poubelles Non (avec eux)  contre les canards gavés à la pompe pneumatique enfermés en cages individuelles. Non (avec eux encore) aux canards mal étourdis à l'abattoir par un mauvais réglage  de l’intensité de l’électronarcose qui est « notoirement délicat »…

 

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Il  est, effectivement,  des soucis de rentabilité qui ne doivent pas faire oublier que le respect de soi est aussi un respect de tout ce qui nous entoure, le minéral, le végétal et l’animal. Mais…

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C’est vrai qu’il a fallu sacrifier bien des lapins pour trouver des solutions aux problèmes de la cataracte. Et alors?

C’est vrai que nombre de chercheurs sont d’abord des tueurs de souris sacrifiées sur l’autel de la recherche contre les cancers ou les maladies neurodégénératives. Et alors?

J’applaudis ( j’y ai même un peu contribué, modestement,  à mon échelle) à tout ce qui est fait pour réglementer rigoureusement les transports et les traitements des chevaux et des autres animaux. 

Et j’approuve tout (ou presque) ce qui est fait au niveau national et européen (notamment au sein du Conseil de l’Europe) pour que la condition animale soit respectée, même si (c’est le cas pour les singes notamment) les  règlements pénalisent souvent la recherche européenne pour le plus grand bonheur financier d’autres  laboratoires, américains notamment. Mais, SVP, n’exagérons pas...

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Oh ! Le cri de douleur du caillou fracassé, les pleurs du pied de salade fauché, la plainte du cochon qu’on égorge. Et les hurlements de la puce qu’on écrase, des poux qu’on passe au napalm…

Qui parlait de Guantanamo, des couloirs de la mort aux Etats-unis, des tortures dans les prisons Kadhafi ?... Schwarzenegger protecteur de oies ? Je veux bien… Les champions anglais de la chasse à cour (et de la guerre en Irak) protecteurs des canards ? Je veux bien. Mais de grâce… 

« Ne souhaite pas, Nathanaël, trouver dieu ailleurs que partout », mais si « chaque créature révèle Dieu, aucune ne le révèle ». Les nourritures terrestres restent des nourritures terrestres. « Dieu seul n’est pas provisoire »… Et franchement, le foie gras est l’une des meilleures des nourritures terrestres que l’homme ait inventées. Avec des traditions qui remontent au temps des pharaons. Et un savoir faire qu n’a cessé de s’améliorer au fil des ans, de génération en génération.

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Si vous ne l’aimez pas, n’en dégoûtez pas les autres. Et respectez ceux qui comme moi et bien d’autres face au foie gras n’ont qu’un vrai problème : le prix et l’embarras du choix.

Entre le foie chaud, en escalope, et le mi-cuit au « torchon », il m’arrive d’hésiter. Comme entre celui d’oie et celui de canard. Comme celui du Gers et celui d’Alsace. Mais je n’insiste pas. sauf pour dire que le foie gras , c'est bon aussi pour la santé...

Au fait, dans le canard à l’orange, où est le pêché ? Dans l’orange sans doute…C’est comme dans le boudin aux pommes. La pomme, oui, le boudin, non…

 

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Ce soir, le foie gras  n’est pas à mon menu. Dommage.Je n’ai pas le temps : j’ai rendez-vous avec des amis qui lancent une pétition contre les corridas. Je vais tenter de plaider la cause de la diversité culturelle, donc  le respect des traditions dans cette Europe si riche de ses diversités qui travaille à son unité dans un esprit de tolérance… « Les taureaux s’ennuient le dimanche »…Moi, je sais que je ne vais pas m’ennuyer. Après un papier d’humeur pareil, la boite à courriels de Relatio va vite être pleine. Dangereux, le métier de chroniqueur ! Je vais être gavé de protestations…

Dansolal   

24/07/2007

CIG: DES ENJEUX MAJEURS

UN DOSSIER de Jean-Dominique GIULIANI

ad5aaeef1c0a50982c9716ee0ae6be0a.jpgVite fait, bien fait. Symbolique, formelle et protocolaire l'ouverture, ce lundi, de la CGI. Avec une conférence de prese où toutes les questions dérangeantes ont été soigneusement esquivées et où, logiquement, l'optimisme était de mise. Cette a été ouverte par la présidence portugaise en marge d'une réunion entre les ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. Lors de la session inaugurale, le ministre portugais des affaires étrangères, Luis Amado, a présenté une version provisoire des modifications à apporter au traité.
La cérémonie a eu lieu en présence du président de la Commission José Manuel Barroso et de la vice-présidente de la Commission et commissaire chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication, Margot Wallström. 
La conférence devrait être conclue avant un sommet à Lisbonne, en octobre 2007, qui adoptera formellement le projet final. Le texte conclu sera ensuite soumis à la ratification des 27 membres de l'UE, un processus qui devrait être conclu à temps pour les élections européennes de juin 2009.

PLUS d'INFOS >>>>>>>>

RELIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>

ECOUTER ET VOIR  LA CONFERENCE DE PRESSE DE LANCEMENT >>>>>

c385fc00b521e924afdd17a85fe32c2c.jpgDECRYPTAGE, ECLAIRAGE ET PERSPECTIVES: UN DOSSIER REMARQUABLE ETABLI PAR JEAN-e4d00ab3bb21b60e65dc520e4e5bc4a7.jpgDOMINIQUE GIULIANI, Président de la FONDATION ROBERT SCHUMAN.

A LIRE SUR LE SITE DE LA FONDATION >>>>

OU EN CLIQUANT  Sur ce fichierDOSSIER CIG GIULIANI.doc


 

07/07/2007

Alerte rouge à Strasbourg : La démocratie russe inquiète

Quand la Douma prend démocratiquement des lois qui tuent la Démocratie...OU COMMENCE ET OU FINIT L'EXTREMISME?

4fbfb3e2d44d2a11fcd5585a360ff323.jpgDécryptage RELATIO par Daniel RIOT : Alerte rouge à Strasbourg, chez les spécialistes des droits de l’Homme, des libertés (de presse et d’opinions, notamment), et de la démocratie (pluraliste) du Conseil de l’Europe. Où s’arrêteront les amis russes qui appartiennent à cette organisation censée réunir la famille des démocraties plus ou moins parfaites (en ce domaine, la perfection n’existe pas) mais authentiques, donc perfectibles ? Peu de jours passent sans que des motifs d’inquiétude sur la Russie de Poutine s’accumulent… Aujourd’hui, c’est la DOUMA qui démocratiquement a pris des mesures anti-démocratiques. Oubliée la Glasnost...

Les députés de la Douma (Chambre basse du Parlement russe) n'auront pas fait attendre le président Vladimir Poutine qui, lors de son dernier discours à la nation, devant les deux chambres réunies, le 26 avril,  avait exhorté les parlementaires à se montrer inflexibles dans la lutte contre « l'extrémisme politique ». C'est chose faite depuis l'adoption, en troisième et dernière lecture, d'amendements destinés à durcir les poursuites pour crimes et délits commis pour « extrémisme ».

Où commence cet « extrémisme » ? Tout est là bien sûr… Ne sommes-nous pas tous plus ou moins les extrémistes de quelqu’un d’autre ? Cette notion, floue, pourrait s'appliquer aux actions menées par des organisations politiques jusqu’alors légalement reconnues. Il est clair qu'elle vise en particulier celles de l'opposition au Kremlin menée par l'ancien premier ministre Mikhaïl Kassianov ou par l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, dont l'évocation est déjà interdite dans les médias officiels.

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Les droits de l'Homme vus par JEAN-POL GRANDMONT (publiée par WIKIPEDIA)

Selon les données du ministère de l'intérieur, la quantité annuelle de crimes pour des motifs  « extrémistes » a presque doublé de 2004 à 2006, passant de 139 à 263. Cette statistique pourrait être encourageante si les crimes racistes figuraient dans ce « bilan », mais ces vrais crimes-là sont très rarement reconnus comme tels, donc rarement  sanctionnés et rarement recensés.  

Avec cette nouvelle loi, ils ne le seront pas plus… Les députés ont élargi la notion d' « activité extrémiste » à d’autres type d’activités… A moins d'un an de l'élection présidentielle de mars 2008 la « diffamation envers un représentant de l'Etat » est désormais considérée comme « extrémiste », et les « appels à l'extrémisme » deviennent passibles de peines passant de cinq à  six ans de prison. Cet article  me rendrait coupable d’un de ces délits .Pauvres journalistes russes :ils auront goûter plus longtemps aux joies (et aux devoirs) de la liberté d’expression.

La notion de crimes et délits commis pour « motifs de haine politique et idéologique » a été ajoutée au code pénal. Les participants à des troubles massifs pourront être condamnés à douze ans de détention (contre dix ans aujourd'hui).

Cette loi vise aussi le financement et l'organisation des actes « extrémistes », « y compris par le biais d'imprimés (...), de liaisons téléphoniques ou autres moyens d'information ».(Internautes, attention !) Ces amendements autorisent les forces de sécurité à écouter les conversations téléphoniques des personnes soupçonnées d'infractions, quelle qu'en soit la gravité (ici on ne fait que légaliser des pratiques bien courantes…°

Cerise sur le gâteau : les médias (y compris sur internet, of course) n'auront plus le droit de diffuser d'informations sur les organisations reconnues comme « extrémistes » par le tribunal, pas même…. pour spécifier qu'elles ont été interdites ou dissoutes. C’est d'ores et déjà le cas pour le Parti national-bolchevique d'Edouard Limonov, interdit et poursuivi pour "extrémisme".

97be5fa416a275b2302e70d8d6271cab.jpgUn (petit) espoir : ce texte doit encore être entériné par le Conseil de la fédération et signé par le président russe … Déjà, le député libéral Vladimir Ryjkov entend porter l'affaire devant la Cour constitutionnelle pour éviter que d'autres contestataires ne viennent s'ajouter aux « trente prisonniers politiques » déjà officiellement derrière les barreaux.Selon la Constitution russe et la Déclaration universelle des droits de l'homme, tout citoyen peut critiquer le pouvoir. Selon les Conventions du conseil de l’Europe aussi !

C’est, bien sûr, vers ce Conseil que les regards des démocrates de Russie (et d’ailleurs) se tournent. Mais le secrétaire général actuel du Conseil (qui doit en partie son élection aux Russes) ne se caractérise pas précisément par son courage :ses beaux discours sur la démocratie portent plus sur des thèmes généraux que sur des questions particulières épineuses.

 Et les Russes exercent sur l’organisation une sorte de chantage permanent : « C’est notre présence à Strasbourg qui donne au Conseil ne importance geopolitique qu’il n’aurait plus face à la montée en puissance de l’Union. Alors ? montrez-vous compréensifs. D’ailleurs qui peut se permettre de donner des leçons. Vous avez vu l’état des prisons françaises et le sort fait aux immigrés dans les vielles démocraties européennes ?»…A tous les niveaux, "on" y est sensible, à cet argument;Chez les diplomates du Comite des ministres, chez les parlementaires et bien sûr chez les fonctionnaires et les experts....

Au Conseil de l’ Europe, on veut croire aux progrès possibles. Cette semaine encore, Thomas Hammarberg,  le Commissaire aux Droits de l'Homme, Thomas Hammarberg, a participé à une Table Ronde sur l'exécution des arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme concernant la République tchétchène. Cette Table ronde était organisée en coopération avec le Commissaire aux Droits de l'Homme de Russie, Vladimir Lukin (mais oui, la fonction existe!) 

Vous voyez : on travaille.

De même, le Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), René van der Linden, a fait une nouvelle déclaration au sujet de la ratification du protocole n° 14 à la Convention européenne des droits de l’homme , dont les Russes ne veulent pas entendre parler :

« Je suis déçu que la Douma d’État russe n’ait toujours pas donné son accord à la ratification de ce protocole vital, empêchant ainsi son entrée en vigueur. (…) L’objectif principal de ce protocole est de veiller à ce que les citoyens bénéficient d’une justice plus rapide et plus efficace en aidant la Cour à résorber plus rapidement son retard. Cet échec nous pénalise tous et ce sont les Européens, y compris en Russie, qui en pâtiront le plus. Je ne peux donc qu’exhorter, une fois de plus, la Russie à ratifier ce protocole le plus rapidement possible. »

 Vous voyez : on exhorte…

Mais les activités anti-démocratiques de la Douma sont plus rapides et plus efficaces que ses soucis de se conformer aux principes du Conseil de l’Europe. Des principes que la Russie s’est engagée à respecter, non seulement formellement (pour reprendre la distinction de Lénine) mais réellement. Le Conseil de l’Europe n’est pas le gardien de « libertes-piquets »…

Daniel RIOT

29/06/2007

Strasbourg: Créationnisme et Démocratie européenne...

L'EDITORIAL RELATIO de DANIEL RIOT SUR AGORAVOX: PLUS DE 360 REACTIONS...PARTICIPEZ AU FORUM Les créationnistes poussent le temple de la démocratie européenne à la censure Une condamnation de l’enseignement du créationnisme comme discipline scientique est gommée de l’ordre du jour de l’Assemblée du Conseil de l’Europe. Une "évolution" préoccupante... LAISSEZ VOS COMMENTAIRES >>>>>>>>

27/06/2007

Strasbourg: Comment l'Europe pourrait-elle contôler les services de renseignements militaires et étrangers?

Les détentions secrètes

de la CIA:les bornes dépassées...

 

Le 27 juin, des parlementaires de toute l’Europe ont apporté leur soutien aux conclusions du rapport de Dick Marty (Suisse, ADLE), en déclarant qu’il est désormais établi avec un haut degré de probabilité que des centres de détention secrets dirigés par la CIA, dans le cadre du Programme des détenus de grande importance (HVD), existent depuis quelques années en Pologne et en Roumanie.

Dans une recommandation, l’Assemblée parlementaire dit aussi que les gouvernements européens doivent se pencher sur la nécessité du contrôle démocratique des services de renseignement militaires et étrangers opérant sur leur territoire. (suite ...)
>>>>Vidéo
>>>>>Dossier spécial

24/06/2007

STRASBOURG: Réflexions sur la sociale-démocratie et la social-économie

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DES ARTICLES A LIRE ( ET A FAIRE LIRE) SUR LE BLOG DES CONFERENCES DE STRASBOURG

*Une ITW de Pierre ROSENVALLON >>>>>>

*Une vraie sociale-démocratie moderne à la française passe par l'extrême-Centre>>>>>

*FAIRE DU MODEM UN PARTI D'UN TYPE NOUVEAU.UNE CHANCE A SAISIR>>>>>>

DEMOCRATIE et ART de GOUVERNER

* Lettre au Président SARKOZY, par Edgar PISANI >>>>>>>

*Paradoxes du néo-bonapartisme à la française, par Jacques PILET >>>>

RAPPEL: FAUT-IL TOLERER LE MINISTERE HORTEFEUX? >>>>>

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FAITES CONNAITRE CE NOUVEAU SITE DE REFERENCES ET DE REFLEXIONS. ECRIVEZ-NOUS: LES CONFERENCES DE CITOYENS SERONT CE QUE VOUS EN FEREZ....

21/06/2007

Parti socialiste: Avec ses aveux tardifs, "Ségostar", la « femme fatale », perd ce qui lui restait de crédibilité

Ségolène Royal reconnaît avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait « pas crédibles »

L’AVEU. De mensonge. D'incohérence. De manque de sincérité. De médiocrité. Comment accorder quelque crédibilité  à quelqu’un qui, après avoir eu la prétention de gagner la confiance  des Français pour accéder au pouvoir suprême  de la République, reconnaît, une fois la défaite non admise mais venue, qu’elle avait soutenu des idées qu’elle ne partageait pas, pris des engagements dans lesquels elle ne croyait pas et qu’elle se sentait prisonnière des archaïsmes et des « retards » de son parti… ?

Scandaleuse, la « femme fatale » ! Fatale pour les idéaux qu'elle prétend incarner. Désirs brisés.Et avenir bouché...

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Je n’ai jamais été tendre pour Ségolène. mais je n'ai pas été assez sévère, quoi qu'en disent mes amis socialistes.

 Mon intuition était bonne : quelque chose, en elle, sonne faux. Même dans ses prestations les moins mauvaises. BHL aurait du le voir et l'entendre aussi...

Mon analyse était fondée : son « désir d’avenir » était plus un désir de pouvoir être que de pouvoir faire. Et la consistance, la cohérence et la pertinence de son "pacte" ne résistait guère à un examen attentif. Rocard, DSK et d'autres l'ont vu, mais bien peu ont eu le courage de la dire...

Transformée durant la campagne interne du PS en femme-objet marketing, en tête de « couv » glacée des magazines, en vedette des plateaux télé, bref en petite reine de la Star’Ac de la politique-spectacle, celle qui « s’autorisait tout » s’est permis de mentir à ses militants, à ses supporters et aux Français .

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Smic à 1 500 euros, généralisation des 35 heures. Y en a-t-il d’autres ?... Selon Ségolène Royal, « ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste ». Elle a « dû les reprendre dans son pacte présidentiel », a-t-elle précisé, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info). La pauvre... Elle a du défendre des causes indéfendables! Les avocats le peuvent:pas les candidats à l'Elysée... Se trahir soi-même sur l'autel de ses propres ambitions, c'est le comble de l'arrivisme...  

Parlant du smic à 1 500 euros brut en cinq ans, « qui est une idée phare de Laurent Fabius », Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée dans sa « profession de foi ». Ce qui ne l'a pas empêché de crier :"je m'engage à...", sous les applaudissements de la foule des militants enthousiastes. Cependant, a-t-elle ajouté comme pour s'autoexcuser, « certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires ». Ah! Oui. Et comment?

Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait « interpeller le PS ».  « Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé. Sur ce point, elle a raison.

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Mais qui a écoeuré Besson, qui a découragé Kouchner, qui a méprisé Bockel (comme tous ceux qui ont présidé en région ses comités de soutien)? C'est elle.   Et c'est  elle qui s’est voulue cheftaine de ce train en retard. Qui ne semble pas prêt de se remettre sur les rails d'une "vonté d'avenir".

Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait « remettre en cause un certain nombre de choses ». Selon elle, il faut « tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire ». Elle s'est dite « favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités » car « sinon, il y a un risque d'inertie » et de départ des militants.

Tout cela est vrai. Mais l’aveu d’un mensonge n’efface pas le mensonge, la tromperie, l’escroquerie intellectuelle et morale. La première ligne, c’est la clarté des engagements et la sincérité des discours. La priorité des priorités, c’est l’honnêteté intellectuelle de celles et de ceux qui prétendent guider le peuple et gouverner le pays.

Le PS vient d’aggraver son cas. Gravement. Vraiment très gauche et maladroit. Intrinsèquement. Pathétique, Royal. Pathétique, Hollande… Et leurs histoires de cœur  n’ont rien à voir avec tout cela.

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Les cocus, ce sont ceux qui ont fait confiance à une candidate qui renie ses propres engagements. Qu’aurait-elle bien pu faire une fois à l’Elysée ? Elle n’a pas implosé en vol, contrairement à ce que le simple bon sens auraut voulu, durant la campagne. C’est vraiment dommage. 

Son tort n’est évidemment pas d’avoir, aujourd’hui,  raison sur le fond. Mais d’avoir osé se présenter en agitant un drapeau qu’elle voulait ou aurait du piétiner, déchirer.

Désolé, Madame. Vous n’êtes guère crédible aujourd'hui (et votre parti non plus) pour critiquer Sarkozy. S’il est où il est, s’il peut jouer les « Bonaparte de l’Elysée » c’est d’abord grâce, ou à cause, de vous… Sarko avait raison:Vous avez été et vous restez sa "meilleure ennemie".  Alors…Silence, Madame. On tourne. Votre page! Avec gravitude.

Daniel RIOT

16/06/2007

Strasbourg: Les bonnes résolutions du Conseil de l'Europe

Forum du Conseil de l'Europe pour l'avenir de la démocratie : 'Il n’y a pas de démocratie solide sans une opposition forte'

Voici des conclusions d'une grande réflexion européenne sur la démocratie qui m'encouragent sur la voie des "CONFERENCES DE CITOYENS" que je mets sur pieds à Strasbourg. La troisième session du Forum, qui s'est tenue à Stockholm et Sigtuna (Suède) du 13 au 15 juin, s’est achevée par un appel à agir pour lutter contre l’apathie croissante des citoyens à l’égard de la participation politique. Les Conférences de citoyens s'inscrivent dans cette perspective.

 Constatant que la démocratie constitue la meilleure forme de gouvernement pour la protection des droits de l'homme, le Forum a proposé des idées destinées à renforcer et revigorer les conceptions nationales, régionales, locales et individuelles de la démocratie. Il a également souligné que la force de l'opposition est un élément essentiel pour juger de la qualité d'une démocratie. C'est bien l'avis du MoDem qui continuera à se battre pour que le système électif français soit plus digne d'une démocratie REPRESENTATIVE.

Une majorité écrasante, c'est une démocratie étouffée. Un Parlement qui donne une image déformée de la réalité de la société et de la diversité politique d'un pays, c'est une démocratie altérée.Comme une majorité municipale qui ne respecte pas ses oppositions et pratique une fausse concertation citoyenne est une Ville amputée d'une partie de ses forces vives. Puissent ces résolutions du Conseil de l'Europe être entendues à Paris et... à STRASBOURG!

Chantal Cutajar

En savoir plus >>>>>>>
Conclusions (anglais)
Le dossier du Conseil de l'Europe >>>>>>>

DOCUMENT: LES APPORTS DU CONSEIL DE L'EUROPE SUR L'APPROFONDISSEMENT DE LA DEMOCRATIE>>>>

VOIR AUSSI SUR DpJ:Lier Democratie et Droits de l'Homme >>>>>

 
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