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11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe pour les municipales

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg qui ont tenu à me manifester leur soutien. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd'hui, je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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29/10/2007

Strasbourg: Les cinq piliers du grand chantier de Chantal CUTAJAR

Du bonheur de travailler en équipe

Le billet de Chantal Cutajar

Il me faut revenir sur la réunion d’étape que les groupes de travail de l’Association Strasbourg Je t’M ont tenus vendredi soir en présence d’un journaliste (ce qui ne se fait jamais ou presque dans les mouvements politiques). Ayant relu ces contributions du travail de quelque 80 personnes, de tous âges, de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, je ne peux cacher ma joie. Quelle belle illustration de ce que doit être l’esprit MoDem ! Et quel bonheur de travailler ainsi, dans des conditions où les mots « équipe », « collectif », « groupe », « ensemble », « concertations », « réflexions communes » prennent tout leur sens. Et où les divergences se manifestent, normalement, sainement,intelligemment, en fonction des réflexions des uns et des autres sur les problèmes posés, et non en fonction de clivages politiciens, d’arrières pensées idéologiques, de calculs d’ambitions personnelles.

UNE "AUBERGE ALSACIENNE"

Rien à voir en effet avec une « Auberge espagnole », où chacun se nourrit de ce qu’il apporte. Pour reprendre le mot de Daniel Riot, dans notre « Auberge alsacienne » du Modem Strasbourg, de Strasbourg je t’M, tous profitent du meilleur de ce que chacun apporte. Cela me réjouit et m’encourage à persévérer : le projet pour rendre Strasbourg aux Strasbourgeois, pour faire de Strasbourg l’Européenne la ville où s’applique ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé » sera, j’en suis certaine à la hauteur des attentes et des légitimes ambitions de nos concitoyens.

Le « pacte démocratique » qui sera proposé et que je détaillerai ici, en temps voulu ne sera pas qu’un catalogue de promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les entendent… Le slogan « La priorité, c'est vous » auquel j’avais adhéré en 2001 et qui a été tellement trahi, sali, perverti ces dernières années, retrouve à mes yeux toute la lumière qu’il aurait du avoir durablement…

Je reprends ici, en remerciant, toutes celles et tous ceux qui, au sein de Strasbourg je t'M,  consacrent temps, énergie, réflexions à ces travaux qui vont bien sûr être approfondis, développés et enrichis par d’autres contributions (dont les vôtres, si vous le voulez), les quelques mots de conclusions de cette « réunion d’étape » de vendredi.

LES CINQ PILIERS D'UNE STRATEGIE POUR STRASBOURG

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

Chantal CUTAJAR

LE SITE DE "STRASBOURG 2008:Et si j'étais maire", le forum ouvert par "Strasbourg je t'M">>>>>>>>>>>

28/10/2007

Strasbourg: Presse et politique

Les « séminaristes » et le « grand prêtre »…

Petites remarques de forme et de fond sur (et autour) des articles des DNA à propos d’un « point d’étape » de Chantal Cutajar et de son équipe.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »… L’heure d’hiver n’a pas fait sonner le téléphone plus tard, ce matin…Qui disait que la presse  est en crise ? Mais non, ce qui est écrit, est écrit, et « c’est vrai puisque c’est dans le journal »… Tout cela est plutôt bien d’ailleurs. Même si, sur tous les sujets, seuls les personnes directement concernées sont en fait vraiment intéressées, même quand l’intérêt général est en jeu.

De toute façons, les journalistes ne sont en rien des « grands prêtres » de l’opinion… Un ancien patron des dna aimait à dire : « notre seul vrai pouvoir, c’est de ne rien dire, de taire ». Pas faux…

Cela dit revenons à la question du jour (pour mon téléphone) : Qu’est-ce que je pense des articles publiés sur internet et sur papier dans les dna de ce jour à propos de la réunion de « Strasbourg je T’M » de vendredi soir?  Réponses singulières, au pluriel...

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>

12/10/2007

Strasbourg: Du nouveau sur le web

Strasbourg demain ? Appel à idées, à suggestions et à dialogue.

Les seuls propriétaires d’une ville sont ses habitants. Les   vrais acteurs d’une ville sont ses citoyens. La démocratie représentative est par définition délibérative, participative, citoyenne. « Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois » : c’est l’un des buts de « Strasbourg, je t’M ». Dans cette perspective, cette association  « couleur orange » travaille à un développement de la e-démocratie, de la e-administration, de la web-participation. Dans la ville de Gutenberg, on doit savoir plus et mieux qu’ailleurs tirer parti des nouvelles technologies et les mettre au service de l’Homme et de la société.

Il ne s’agit pas, pour elle,  de construire un projet et un programme uniquement à partir de ces « démarches participatives » dont on parle tant ici et là sans toujours en respecter ni la lettre ni la logique : Chantal Cutajar et son équipe ont mis au point un programme qui sera publié en temps opportun pour « agir local » en appliquant le « penser global » du MoDem tel qu’il est défini par François Bayrou et les autres co-fondateurs du Mouvement démocrate, dont Corinne Lepage.  

Mais cet « agir local » et ce « penser global » reposent sur une  citoyenneté active et sans cesse approfondie qui permette d’améliorer ce « Vivre ensemble » si perfectible. STYRASBOURG, DE TOUTES NOS FORCES!

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Je reproduis ici le communiqué de Guillaume BECHADE, le Président de Strasbourg je t’M

« Dans moins de 150 jours, la campagne pour l’élection municipale de mars 2008 battra son plein. Dans une démocratie vivante, active, renouvelée, nous invitons chaque citoyen à préparer cette grande échéance pour la vie de notre cité.

Une volonté de changement se manifeste à Strasbourg pour une autre politique, dans un autre état d’esprit et surtout pour des relations apaisées et fructueuses entre le futur exécutif municipal et la population.

Dans cet esprit d’ouverture et de renouveau, l’Association Strasbourg je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)  lance, à partir du samedi 13 octobre 2007, deux nouveaux sites internet de consultation des Strasbourgeoises et Strasbourgeois.

Ü Et si j’étais maire ? Le forum  (www.etsijetaismaire.eu) se veut un espace de rencontre, de dialogue et de confrontation d’idées pour le Strasbourg de demain.

Ü Et si j’étais maire ? La boîte aux lettres (www.etsijetaismaire.blogspot.com) propose aux citoyens d’envoyer leur contribution pour « changer la ville ». Nous regrouperons ces contributions dans un livre blanc que nous remettront à la prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit. »

Alors, à vos ordinateurs ! Sur le forum ou par courriel guillab@gmail.com 

 Ou à vos stylos si vous préférez les lettres plus classiques : Guillaume Bechade : 7 rue Mercière F-67000 Strasbourg

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Ces trois blogs et sites de "StrasbourgJe t'M" s'ajoutent évidemment

 

*au blog politique de Chantal Cutajar, Strasbourg, Jardin de la démocratie. (http://strasbourgjardindelademocratie.blogspirit.com/ )

 

*au blog personnel de Chantal Cutajar (http://chantalcutajar.blogspirit.com/)

 

*et au site de réflexion du collectif les "Conférences de Citoyens de Strasbourg" http://conferencecitoyens.blogspirit.com/ Sur ce site aussi vous pouvez publier, en dehors de toute considération politicienne, et au-delà des clivages politiciens,  des notes de réflexions sur les problèmes de ce temps et de notre société. Textes à envoyer en cliquant ICI.

J'ose rappeler que sur ce blog, je poursuivrai mes petites chroniques strasbourgeoises qui me valent de nombreuses réactions en tous genres... Que celles et ceux qui y prêtent attention en soient remerciés avec chaleur. La plupart des réactions que j'enregistre me conforte dans le soutien à la démarche de Chantal Cutajar qui peut, avec son équipe composée de peronnalités très complémentaires,venant d'horizons variés, faire règner un nouvel esprit dans cette capitale de l'Europe démocratique qui doit mieux assumer sa MISSION européenne et sa vocation humaniste. Et qui doit surtout devenir une Ville où les expressions "Qualité de la Vie" et "Vivre ensemble" ont autant de valeur que de sens.

 

RAPPEL:

 

Le site de François BAYROU >>>>>

 

Le Site de Corinne LEPAGE >>>>>>

 

ADHEREZ AU MOUVEMENT DEMOCRATE >>>>>>

22/09/2007

Strasbourg: Chantal Cutajar sur la même longueur d'ondes que Bayrou

Petite chronique ("centrale") strasbourgeoise

Les leçons de Seignosse tirées à Strasbourg : Chantal Cutajar et six acteurs du Forum Démocrate témoignent. Une réunion d’information citoyenne exemplaire.

Ce n’est qu’un hasard. Mais le fait n’est ni sans sens ni sans  portée : Les seuls Strasbourgeois adhérents du Modem qui ont fait le déplacement de Seignosse pour participer au Forum démocrate de François Bayrou organisé sous la direction de Jean-Marie Cavada sont sept membres très actifs de « Strasbourg Je T’M », l’association de soutien à la candidature aux municipales de  Chantal Cutajar.  

Ne me demandez pas pourquoi celles et ceux qui se prétendent UDF ou UDF-Modem tout en partageant les idées et l’opportunisme du Nouveau Centre ou qui espèrent que le MoDem ne sera que la continuation de l’Udf sous une autre forme n’ont pas fait le voyage… Les Landes, c’est loin, il est vrai. Et un week-end dans un VVF, çà ne fait guère « distingué ». C’est plus simple de bavasser, d’intriguer ou de jouer les casseurs de dynamique sur des blogs, dans des bistrots ou ailleurs…

J’en parle d’autant plus librement que moi-même, je n’étais pas à Seignosse. C’est d’ailleurs pour cela que ce matin j’étais l’un de la centaine d’auditeurs qui, au FEC,    ont écouté les compte rendus faits par quelques uns de ces témoins-acteurs du travail effectué dans les ateliers et en séance plénière lors de ce rendez-vous de Seignosse.

L’indépendance dans la clarté

Après des débats conduits avec sérénité, rigueur et esprit d’écoute,  l’Assemblée réunie par Chantal Cutajar a visiblement apprécié les grands axes d’actions dégagés à Seignosse et notamment trois lignes directrices :

1)      L’impérative nécessité que le MoDem soutienne une liste vraiment indépendante de la droite et de la gauche aux prochaines municipales dans les grands villes, donc à Strasbourg et partage pleinement les valeurs et les idées du Mouvement démocrate

2)       La volonté de tenir compte en tout et pour tout de la dimension européenne des problèmes à résoudre et des actions à entreprendre ;

3)      La volonté de mettre en œuvre à tous les niveaux  les idées développées par François Bayrou et Corinne Lepage : lier d’une façon nouvelle l’économie, le social et l’écologie. Cette « économie sociale durable » ou cette « éco-économie sociale » constitue le socle de l’économie sociale de marché qui dépasse les clivages binaires droite-gauche et qui doit être la référence à tous les niveaux (locaux, régionaux, national, européen, international) si l’on veut remettre (ou mettre) « l’Homme au cœur de toute action ».

« Pluralisme et rassemblement »

Dans une courte déclaration, Chantal Cutajar a insisté sur l’importance de la charte des valeurs qui doit servir de Code de bonne conduite au moDem et  mis quelques points sur les « i » notamment face à l’UMP et au PS locaux.

>>Entre le « tandem » et elle, « il n’y a aucun cadavre », mais des divergences de fond qui portent sur les valeurs, sur la nature de la démocratie locale, et sur la manière de diriger la Ville. « Nous rendrons Strasbourg ville Libre aux Strasbourgeois ».

>> Face aux propos tenus récemment dans les dna par un responsable local du PS, elle a redit sa totale indépendance et son refus de toute perspective d’alliance éventuelle soumise à conditions. Un partenariat éventuel, après le deuxième tour, si cela s’avérait nécessaire, se ferait en toute transparence sur la base d’engagements précis. « Nous ne seront les godillots de personne » (…)  « Nous ne nous allierons qu’avec ceux qui acceptent le pluralisme et le rassemblement au-delà des frontières de leur camp »

J’ai rédigé ce compte rendu d’une manière assez factuelle parce que je n’ai vu aucun journaliste dans la salle. Cela  est un constat non un reproche. Alors j’ai essayé de résumer au mieux, en faisant abstraction de mes humeurs. De mes humeurs qui me pousseraient à applaudir ce type d’initiative d’information citoyenne bien menée…

J’ai assisté à une  réunion politique qui ressemble à ce que devraient être toutes les réunions politiques, donc à  mille lieues de celles auxquelles j’ai pu assister ou participer ces derniers temps…Mais n’est pas authentiquement « démocrate » qui veut ! Chantal Cutajar avait raison d’appeler son blog politique, « le jardin de la démocratie ». Etre démocrate n’est pas un état mais une culture, aux deux sens du terme,  un savoir faire, un savoir vivre et savoir améliorer.

Une nouvelle convertie au MoDem  en lice

Nombre de correspondants me demandent ce que je pense de la candidature de Mme Hug-Kalinkova à l’obtention de l’investiture du MoDem comme tête de liste pour les municipales à Strabourg. Merci à eux pour leur curiosité, mais je n’exprime mes opinions que lorsque j’en ai. Et je n’en ai que sur les sujets que je connais.

En l’état, je ne connais guère cette dame autrement que parce que j’ai pu lire sur elle ou d’elle  dans la presse. Mais mon personnalisme intrinsèque me fait croire, jusqu’à confirmation ou preuve du contraire, que cette dermatologue engagée en politique gagne à être connue. J’espère donc avoir l’occasion de la rencontrer prochainement.

 

En attendant, je vois que sa candidature se veut « indépendante », donc qu’elle s’inscrit dans la ligne du MoDem. Cela est plutôt sain. Nous voilà loin des combats d’arrières garde des manipulés de la droite qui voudraient prendre le contrôle du MoDem avec les méthodes de ce Nouveau Centre qui n’est ni nouveau ni central.

"Bonnes feuilles"  et "lettre ouverte"

 Je ne suis surpris que par trois petits détails.

>> Je l’ai entendue dire voilà une dizaine de jour dans une réunion officielle de l’udf qu’elle ne serait pas candidate pour être de liste mais qu’elle ferait tout pour défendre ses idées qui seront bientôt publiées dans un « Livre blanc ».

>> Dans la même réunion, je l’ai entendue répondre NON à une question simple posée par un militant : « Votre groupe municipal d’opposition va-t-il rejoindre le groupe UDF-Modem du  Conseil municipal ?».

>> Elle a réservé aux DNA quelques « bonnes feuilles » de son livre (que je suis en train de lire) et la primeur de la lettre par elle envoyée à Bayrou pour en entrer en lice afin de tenter de devenir tête de liste.

Entre parenthèses, c’est drôle de voir à quel point des militants d’un parti  a priori favorable à la décentralisation sont les premiers à favoriser la centralisation : « Paris décidera » aie-je entendu au moins quinze fois en trois heures dans la bouche  d’un « maître jacques » de « cellule », pardon de section, de l’udf (non encore Modemisé)

Je comprends la première démarche de Mme Kalinkova (qui a donné un coup de sang à  Robert Grossmann). J’ai plus de difficultés à comprendre la seconde, n’ayant pas coutume de publier mon courrier privé dans les journaux (oui, moi aussi j’ai écrit à Bayrou : c’est une info, non ?)

Des Recommandés... non réceptionnés

Il est vrai que Mme Hug-Kalinkova a au moins deux  excuses à faire valoir :

 

·         les « autorités » locales de l’udf  n’ont pas les moyens d’aller retirer les lettres (recommandées) qu’elles devaient recevoir (à leur demande) avant le 31 août de la part des candidats à l’investiture. Terribles, ces problèmes de secrétariat… Après ne vous étonnez pas de ne pas recevoir de réponse… Ils sont une cinquantaine (et non 15 comme je l'ai lu sur un blog riche en imprécisions, en imprécations et en oukases qui n'engagent que son auteur) à voir ainsi leur courrier revenir à eux. Aucune mauvaise volonté: de la négligence!

·         les adhérents direct du Modem ne sont invités que d’une façon très sélective (ou du moins curieuse) aux réunions organisées par les mêmes « autorités » udf. Le département du Bas-Rhin est l’un des rares à ne pas avoir désigné (ou plutôt fait élire) un « représentant Modem » chargé de faire le lien entre les structures udf et les adhérents directs du Modem. Aucune arrière-pensée: pas de pensée du tout.

Que personne ne m’accuse d’avoir ici quelques griefs : je comprends que le MoDem soit un chantier qui perturbe bien des habitudes bureaucratiques dans cette Udf  qui avait réussi l’exploit d’exclure ou de suspendre des gens de ses rangs passés chez l’adversaire en pleine campagne des législatives, sans leur signifier officiellement la sanction qui à eux s’imposait par simple respect du règlement intérieur de cette « Union » si désunie…

Je comprends moins  en revanche  l’obstination de quelques « cadres » udf locaux  de faire exactement les deux bêtises qui,plus que tout (et plus que la pauvre Ségolène) ont fait perdre la  PS aux présidentielles (pas assez pour que Bayrou soir au second tour, hélas !) : concevoir un programme sans savoir qui conduira la liste et organiser des primaires. Il faut croire que les bourdes des uns ne servent pas toujours de leçons aux autres. Localement, le PS au moins a su en tirer quelques enseignements. Même si derrière  Roland Ries, on trouve (dans l’attente des « surprises » annoncées) une liste « voiture balais » pour perdants en quête de revanche et pour apparatchiks en souci de légitimité.

Anciens et modernes : La bataille de Zizanie

Il est donc  vraiment temps que l’UDF se métamorphose, change de peau (et pas seulement d’habits) et d’esprit (pas seulement de nom)… même si cela entraîne quelques clivages entre les «Anciens » (même très jeunes) et les « Modernes ». Cette bataille d’Hernani n’a pas fini de semer la zizanie…entretenue par ceux qu’elle arrange.

Au fait, avez-vous remarqué qu’à Seignosse un tiers des participants venaient de l’udf ou d’un autre parti et deux tiers n’avaient jamais été encartés ? Les « traditionalistes » (qui n’ont rien d’« historiques » contrairement à ce qu’ils revendiquent par sens aigu de l’autodérision sans doute) devraient s’en réjouir. Mais les réflexes de (mauvais) boutiquiers l’emportent sur la réflexion et la vision. Surtout quand ils passent leur temps à faire des calculs …binaires du style : « On perd plus à droite que l’on gagne à gauche ». Comme si le vrai pari de Bayrou ne visait pas à « gagner » des voix qui ne sont ancrées nulle part et qui précisément refusent le choix d’un camp ou le zapping entre deux camps.

Heureusement (et ils sont nombreux autour   de Chantal Cutajar dans « Strasbourg je t’M ») bien des militants Udf ne soutiennent pas Bayrou dans son actuelle stratégie que du bout des lèvres par opportunisme ou à reculons. Ceux-là   ont compris le nouvel état d’esprit qu’impliquent la « résistance » et la « révolution culturelle », donc le pari d’avenir  de Bayrou. C’est d’ailleurs ce qui est encourageant pour les « Démocrates ».

Daniel RIOT

19/09/2007

Strasbourg: Le PS et les municipales...

Petite chronique strasbourgeoise : Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?

Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.

Sur le plan national, dans ce  PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…

Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

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Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par  Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.

Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée  désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou  vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.

Paroles d’apparatchik…

Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local.  Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés  d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…

A  l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

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Yan Wehrling

Les Verts, ces supplétifs…

Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !

>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention  de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion  entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de  la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.

>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre.  « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.

Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?

C’est gentil à vous, monsieur Cahn,   de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain  de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent  que dans le comique involontaire.

La clarté du « centre central »

Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »

Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

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Pierre Henninger

Quand le PS n’est plus « républicain »…

Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation  à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen  « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline,on le sait, ont quitté le PS, en toute clarté,  pour adhérer au moDem pour rester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.  

« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

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Catherine Trautmann

Je connais (et j’apprécie)  trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme »  de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !)  ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence,  c’est autre chose…

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Yveline Moeglen

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront  répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très  surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on  sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.

Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »

Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête »  qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

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Chantal Cutajar et François  Bayrou

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar,  que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.

En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate »? Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates »,  que tout se jouera. Or, pour l’heure,  rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?

Daniel RIOT

14/09/2007

Université: Le Doyen de la fac de droit incite des étudiants à déposer des recours contre les notations d'une enseignante engagée au Modem

Université et politique : Quand le Doyen de la fac de droit de Strasbourg se discrédite en donnant crédit à une désinformation orchestrée contre une de ses collègues

CUTAJAR A LA UNE ! C’est un slogan qu’elle aurait pu prendre pour sa campagne des Législatives dans la première circonscription de Strasbourg, Chantal ! Mais cela ne correspond pas à son style, plus réservé, moins pschitt, moins creux… Cutajar à la « Une » : ce fut dans les DNA d’hier matin ! Bien malgré elle.

Bandeau en Une générale et en Une région ! Avec une photo très bien : l’une des plus réussies d’elle publiée à ce jour dans le journal local. Et avec un texte (je ne plaisante pas) remarquable de Denis Tricard. Sur ce sujet qui n’est en rien une « affaire » mais qui soulève des problèmes délicats, il a su confirmer ses qualités journalistiques. Sérieux de l’enquête et rédaction intéressante.

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(photo DNA)

Je résume pour ceux qui ne savent pas : Mme Cutajar, enseignante-chercheur à l’Université Robert Schuman et …candidate aux prochaines municipales de Strasbourg, est attaquée  à la suite d’une initiative (soutenue par la Région, par le rectorat, par la Présidente de l’université, par la Halde, par la secrétaire générale adjointe du conseil de l’Europe et par ceux qui luttent contre les délits de racisme, d’antisémitisme, de  discriminations et de négationnisme. Le Doyen regrette par voie de presse qu’aucun étudiant n’ait déposé de recours sur ce qu’il appelle des « surnotations » et demande des sanctions contre l’enseignante. La présidente de l’Université ne traduit (évidemment) pas Mme Cutajar devant le conseil de discipline. Mais le mal est fait. La réputation (« c’est ce qui ne dépend pas de nous », disait Aristote) de Mme Cutajar est touchée. Celle de l’université Robert Schuman aussi. Et le Doyen se dédouane en accusant le journaliste d’avoir trahi ses propos…C’est si facile!

Je n’ai pas ici (ce n’est pas de ma compétence) à commenter ce qui est dit ou écrit sur les fautes de vocabulaire commises dans les narrations de cette affaire qui n’en est pas une (« surnotation » sur le volontariat, par exemple !) ou sur la mémoire très sélective du doyen, ou sur tous les détails qui mériteraient des démentis. Mais cet article (qui va en entraîner d’autres ailleurs, c’est la loi du tapage médiatique)   met en relief quelques signes de notre temps  qu’il serait criminel de ma part de ne pas souligner

1° Une rumeur dénuée de tout fondement, partie d’informations fausses, partiales et partielles se répand dans quelques bars (par des faux amis puis par de vrais ennemis politiques de Chantal). Elle est reprise par des blogueurs anonymes qui se voient porteurs de scoops et se sentent chargés d’une mission de Zorro du Rhin. Ce bruit de ville comme il en est tant d’autres à propos de toutes celles et de tous ceux dont « la tête dépasse » dans Strasbourg-Village devient une information « puisque c’est écrit dans le journal ». Relire « La rumeur d’Orléans » d’Edgar Morin ! Ce fut écrire avant le NET, le web, les blogs. Sociologues de l’information, à vos plumes : cette belle étude  est à refaire…

Comme l’a  écrit un lecteur (qui a joué les incendiaires sur son propre blog) dans un commentaire publié sur mon blog-notes, on vit dans une époque,   où l’accusation n’a pas à fournir des preuves du bien fondé de ce qu’elle avance, mais où l’accusée (même à tort ou de rien) doit faire preuve de son innocence… C’est le genre de raisonnement qui peut mener loin. Le stalinisme (comme le fascisme) reste vif dans bien des têtes…

2° En politique, tout est bon… Ce n’est pas nouveau. Et l’exemple vient d’en haut… Chronologie de ce qui est devenue la « rumeur Cutajar » …

Cette rumeur soigneusement gonflée est née à la fin janvier (et non en juin). A la suite d’une note mal attribuée par les services et rectifiée. Avec la signature du Doyen. J’attendais d’ailleurs que cette (fausse) affaire monte à la surface pendant la campagne des législatives. Mais non… Ceux qui auraient pu le faire ne croyaient pas que Chantal ferait l’excellent score qu’elle a fait. Alors, pas de vile attaque qui aurait pu avoir un effet boomerang !

Elle est revenue, cette rumeur,  sur quelques blogs (de droite) dès que la candidature de Chantal aux municipales s’imposait …telle une évidence. Naturellement. N’en déplaisent aux jaloux, aux misogynes, aux drogués de la propagande du « tandem », aux rancuniers et aux rivales, à celles et ceux qui n’ont pas été jugés assez compétents, ou fiables,  pour remplir des fonctions dans l’équipe de Chantal…Eh ! Faire de la « politique autrement », c’est faire preuve d’une exigence qui peut blesser des susceptibilités écorchées.Et alimenter des rancunes et des rancoeurs.    

Cette rumeur réapparaît et court d’abord dans les nids « centristes » (ou plutôt « centreux », comme je me dois de  faire la différence) qui supportent mal les qualités personnelles de Chantal Cutajar, ses chances de réussite,  et son engagement sans faille sur la « ligne Bayrou ». Indépendance et Liberté, non proclamées mais assumées !

Cette rumeur diffamatoire  et infamante a même été évoquée,(avant la publication de l’article des DNA) en pleine réunion de la première section de l’UDF par le Président de séance Jacques Bon (expert en affaires universitaires sans doute ?) avec la spontanéité qu’ont parfois les esprits limités et grossiers (voir ma précédente chronique).

Cela, bien sûr, (j’étais remarquablement placé pour lire sur les visages) pour la plus grande joie de celles et de ceux (minoritaires en la circonstance) qui ne veulent évidemment que du « bien » à Chantal. Les personnalités intègres, courageuses et tenaces se font toujours beaucoup d’ennemis, c’est la vie. Surtout quand elles font de l’ombre à celles et ceux qui se prennent pour des soleils malgré leur esprit en lampe de poche.

Certains, avec cette campagne de désinformation,  ont vite affiché une triple satisfaction, ou plutôt trois satisfactions additionnées :

>>>Celle de (tenter de) démolir une « femme à abattre » du « tandem » UMP qui dirige Strasbourg. Il est vrai qu’elle n’est pas gagnée gagnante par les politiciens locaux, mais c’est elle qui est la mieux placée pour faire tomber le « tandem » aux pneus dégonflés. 

>>>Celle de (tenter de) salir une enseignante-chercheur qui s’est taillée une réputation internationale dans un domaine du droit qui gêne considérablement bien des « milieux » (le droit des affaires et la lutte contre l’économie criminelle, donc la corruption). La jalousie à l’Université, vous connaissez ? Non, il n’y en a pas…Et la haine de ceux qui n’enseignent le droit que pour permettre à des vrais pro de contourner le droit, vous ne connaissez pas ? Oh !Non. Ce serait « juridiquement incorrect » d’en parler…

>>> Celle de (tenter de) blesser une humaniste ou plutôt une personnaliste qui fait croisade (sans arrière pensée politicienne) contre les discriminations, contre tout ce qui nourrit l’antisémitisme, l’islamophobie, les racismes, les discriminations et contre tous ceux (et celles) qu’on nomme les « négationnistes », ceux (et celles) qui nient l’indicible. C’est parce qu’elle avait honte de la passivité des profs de droit (pas seulement de Strasbourg !) devant les propos inadmissibles et révoltants d’un prof lyonnais député européen et responsable du front national que Chantal Cutajar a pris son initiative. Une initiative tout à fait conforme, en plus,  à la volonté de faire bénéficier les lycéens du savoir des étudiants. Plus de 1000 lycéens en ont tiré parti cette année ! Et cette initiative a (ou avait, allez savoir, après les exploits du jour du Doyen !) vocation à devenir nationale. Ce qui serait tout à l’honneur de l’Université Robert Schuman.

Passons. A force de prendre des coups, Chantal se durcit l’épiderme. Elle en devient plus forte. Le « tandem » pendant quelques mois de « cohabitation » lui a appris tout ce qu’il ne faut pas faire quand on veut bien diriger une ville. Les attaques dont elle est l’objet depuis lui ont appris à  résister à la méchanceté, ont renforcé son refus des injustices  et ont dopé son énergie. Du coup, ceux qui l’estimaient l’admirent. A quelque chose malheur est bon.

Elle est de celles et de ceux que la petitesse des médiocres grandit, non de celles et de ceux qui se laissent rapetisser par les petits.

3° Comme me dit une amie enseignante (pas en droit !) :« Nous, les profs et les maîtres de conf’,  nous sommes plutôt inquiets par ce qui arrive à Cutajar… Si la moindre divergence sur une notation ou sur autre chose des enseignants avec leur hiérachie finit dans les DNA, le journal devra créer une nouvelle rubrique. Et si les Doyens se mettent à inciter les étudiants à contester leurs notes, nous ne sommes pas sortis de l’auberge »…

Il est vrai qu’un Doyen qui regrette publiquement l’absence de plainte ou de recours de la part des étudiants est un personnage qui mérite soit une médaille soit une sanction. Tout dépend de l’idée que l’on peut se faire de l’Université. Exprimer un tel regret devant un journaliste (ou au téléphone) revient à une incitation à la délation, non ? Enfin, je ne suis pas juriste, comme ce cher Doyen est sensé l’être.

Si je m’écoutais, à ce stade, je m’interrogerais publiquement sur quelques rumeurs qui traînent en ville sur ses idées et ses engagements politiques, mais je ne peux faire ici (même sous signature identifiable) ce que je dénonce ailleurs…Plus vicieux, encore, je pourrais publiquement lui demander pourquoi il ne se rend compte qu’en juin de faits qu’il connaît et qu’il avait avalisé en janvier. Mais je ne veux aucun mal à ce Doyen. Je lui reproche seulement de donner de son université une image qu’elle ne mérite pas. Et de s’être rendu complice d’une entreprise visant à discréditer une de ses collègue.

On démissionne quand Monsieur le Doyen ? Je me permets de vous poser la question (presque) en direct puisque je viens de recevoir à l’instant, en finissant cet article,  copie du courriel par vous envoyé cet après-midi aux enseignants de votre université où vous traitez de menteur (c’est comme cela que je lis ce que vous avez écrit) le journaliste des DNA.

Géniale, votre mise au point. Vous l’avez envoyée aux DNA, j’espère. Vous devriez écrire à la Présidente pour réclamer contre vous une « sanction plus que symbolique » et réunir pour (contre) vous le « conseil de discipline ». Allez va, je la publie intégralement cette rectification si bien écrite, avec un souci de la grammaire que vos confrères de Marc Bloch apprécieront aussi.

« Madame, Monsieur, Chers Collègues, Dans l’article des DNA du 13 Septembre 2007 intitulé “Certains étudiants surnotés en Droit Pénal” et relatant les problèmes rencontrés précisément à propos de la notation dans cette discipline, il m’est prêté les propos suivants : ” Le Doyen….se désole qu’aucun étudiant n’est à ce jour déposé de réclamation“. J’oppose naturellement un démenti formel à ces propos qui laissent entendre que le Doyen se réjouirait des réclamations des étudiants…
J’ai simplement précisé au journaliste qui m’interrogeait par téléphone, sur une affaire dont il était déjà totalement informé, que les étudiants concernés n’avaient pas déposé de réclamation. Il est évident que je souhaite personnellement que cette affaire soit réglée au plus vite, dans la sérénité et au mieux des intérêts universitaires. »
. Signé « Jean-Michel POUGHON - Doyen de la Faculté de Droit »

Etrange façon de faire montre de sérénité et de servir au mieux les intérêts universitaires, Monsieur le Doyen. Tout est dans les points de suspension, peut-être…Voilà qui dénote une sérénité étrange. Et un sens de l’expression détonant.  

Mais j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier votre style en lisant un « Que sais-je ? » qui restera dans l’histoire du droit civil, et j’avais apprécié votre haine viscérale de l’Etat à travers votre éloge (et votre interprétation surtout) de l’œuvre de Gustave de Molinari (1819-1912), cet « homme de  gauche « qui serait aujourd’hui un « ultra-libéral ».

Vous vous dites, il est vrai,  spécialiste de la pensée politique et de la philosophie du droit, deux domaines que j’adore labourer. Quand vous nous offrirez-vous une étude sur la rumeur en politique ou sur la désinformation en communication ? Je suis sûr que ce serait, sous votre plume alerte,  un grand succès de librairie.

Un autre thème est possible, évidemment : de l’art de salir la réputation d’une collègue qui a le mérite de ne pas réduire le droit à une simple technique utilitariste comme on le fait tant dans tant de têtes juridiques « politiquement correctes » en ce moment…

Rassurez-vous Monsieur le Doyen : Les ennemis politiques de Chantal Cutajar vont vous adresser des félicitations. Les négationnistes aussi, peut-être. Vous aviez réagi, vous, en tant que juriste, aux atteintes contre le droit des profs négationnistes ?  Pourtant, ces  affaires-là concernent directement la philosophie du droit et la pensée politique….

Daniel RIOT

11/09/2007

STRASBOURG:Une semaine de « rentrée » très réussie pour Chantal Cutajar

Voilà une semaine déjà. Et seulement. Une semaine que Chantal Cutajar s’est déclarée candidate à la mairie de Strasbourg, à la tête d’une liste qui sera constituée en suivant la lettre et l’esprit du MoDem en voie de formation sur les bases définies par François Bayrou.

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Une semaine et  un premier bilan qu’il importe de dresser avec réalisme, mais sans fausse modestie par Chantal et par celles et ceux qui travaillent à ses cotés. AVEC elle :

1)                  Le MoDem à Strasbourg ne peut et ne doit présenter qu’une liste INDEPENDANTE. C’est celle que constitue Chantal Cutajar. Cela est devenu (presque) une…évidence. « Une candidature naturelle et légitime », résume Guillaume Béchade, qui préside « Strasbourg, je t’M ». Quel chemin parcouru en peu de temps ! Malgré l’été, les sceptiques de tous bords  et des manœuvres déstabilisatrices en tous genres. La « feuille de route » est claire. Et celles et ceux qui se sont déjà engagés savent que le chemin sera difficile. Mais on navigue mieux, en évitant bien des récifs, quand on sait où l’on va et pourquoi on y va.

2)                  La mise en commun des idées, des énergies, des valeurs de Chantal Cutajar et de Marc Merger permet de clarifier la situation du vrai Centre (c’est à dire du MoDem) à Strasbourg et surtout apporte une vigueur supplémentaire à l’entreprise. Résistez à la tentation de parler de « tandem » ou de « ticket » : c’est toute une équipe qui met le « turbo ». Non pour glaner des places à distribuer, mais pour travailler ENSEMBLE, dans un esprit de respect mutuel et de responsabilité.

3)                  Les adhésions au groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal Cutajar, au MoDem et  à « Strasbourg je t’M » de Pierre Henninger et d’Yveline Moeglen constituent une force supplémentaire  de propositions, de réflexions et d’actions incontestable et riche d’actions futures.

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4)                  Le soutien actif de Corinne Lepage (qui viendra s’associer à la démarche de Chantal Cutajar et d’Yveline Moeglen le 25 octobre) et l’appui manifesté publiquement par l’eurodéputé Jean-Luc Benhamias confirment que le « vert » et « l’orange » sont faits pour s’allier naturellement. Mettre l’homme au cœur de toute action implique que les dimensions écologiques, sociales et culturelles soient prises en considération en tout et pour tout. Dans les actes, et pas seulement dans des discours, des effets d’annonce ou des mesures-gadgets.

5)                  La force de mobilisation, le dynamisme, l’esprit d’initiative des adhérents de « Strasbourg Je t’M » impressionnent tous les observateurs de bonne foi et constitue l’amorce d’un grand mouvement citoyen qui appliquera localement les idées nationales et internationales développées par François Bayrou. Des idées auxquelles Chantal Cutajar et ceux qui la soutiennent n’adhèrent pas seulement, mais partagent et portent. Avec la volonté de les appliquer concrètement. Localement.

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Cette « rentrée politique » strasbourgeoise restera donc marquée par la clarté, la cohérence, le réalisme et la volonté de  Chantal Cutajar. Son intervention préliminaire à sa conférence de presse du 5 septembre  restera une référence dans la campagne qui commence. A lire en cliquant ici.Déclaration de candidature de Chantal Cutajar.doc

Autre info: « Strasbourg je t’M » vient d’ouvrir un blog. Celui-ci complète le blog politique de Chantal Cutajar et le site des « Conférences de citoyens » qui vont permettre de développer réflexions et concertations.

Ces trois sites sont bien sûr des outils d’information, mais surtout de dialogue.

La campagne ne fait que commencer. Elle doit servir à redonner Strasbourg aux Strasbourgeois. A donner du sens à l’expression « démocratie locale », si vidée de sa substance. Et à mobiliser les énergies, à libérer les imaginations, à délier les esprits pour que les Strasbourgeois soient plus heureux et plus fiers de leur ville, de cette capitale démocratique de l’Europe qui n’a pas encore la dimension et le rayonnement qu’elle peut avoir. Et se doit avoir.

Daniel RIOT

LIRE L’ACTE DE CANDIDATURE DE CHANTAL CUTAJAR Déclaration de candidature de Chantal Cutajar.doc

LIRE LES PREMIERES NOTES PUBLIEES SUR LE BLOG DE STRASBOURG Je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)

SELECTIONNER LE BLOG DES « CONFERENCES DE CITOYENS » DANS VOS FAVORIS >>>>>>

02/09/2007

STRASBOURG: Vive la rentrée politique !

Quand SuperBob prépare l’ordre du jour du SuperConseil des ministres de SuperSarko en SuperStrasbourg… Quand le PS prépare une liste de réconciliation municipale…Quand les excentrés du centre peuvent priver le Modem d’une place centrale… Quand Chantal Cutajar résiste et permet de rallumer des espérances.... 

 

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En fanfare, la rentrée politique strasbourgeoise! Même Super Bob Grossmann finit par se prendre pour ce qu’il fut jadis : le coach de Sarkozy. Sur son blog, il « conseille » un ordre du jour pour le Conseil des ministres « exceptionnel » annoncé pour vendredi prochain. Bien Robert, très bien… Et tout le monde se réjouit d’apprendre que « Strasbourg ne peut être le lieu d’un jour », qu’il  faut « du sens à cet événement, il faut du contenu, il faut des actes forts. »

Très juste : « A quoi servirait un conseil des ministres à Strasbourg si la région et ses problèmes ne devaient y être évoqués » ? Pertinent : « Strasbourg, l’autre capitale, la ville du parlement européen, serait donc, en toute logique une sorte d’étape régulière des plus hautes autorités de l’état, à partir de ce conseil des ministres. Strasbourg, c’est la France sur le Rhin, c’est la France au cœur de l’Europe ». Bien dit… J’applaudis. Comme j’applaudis aussi à la « bibliothèque idéale » C’est le Grossmann que j’aime, celui-là. Mais oui. Sincèrement. Quand on aime les livres comme il les aime, on a forcément des qualités.

Il faut le lire entre les lignes, Robert…Et pas seulement à travers son art du 4X4. Au fait, est-ce à lui qu’est dédié le numéro de « Saison d’Alsace » sur ces véhicules de campagne trop utilisés en ville. Ah !  L’écologie urbaine, c’est une vraie conduite…Mais je m’égare. Je me gare, donc. Où je peux.

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A propos de gare, on me dit que notre « Malraux de Pourtalès » insiste (lourdement) pour que la verrière de la gare TGV (de Strasbourg, pas de Baudrecourt ) soit inaugurée le jour de son anniversaire…Une rumeur entretenue par des mauvaises langues, sans doute.

Robert adore les inaugurations (et sa propre personne) mais de là à s’engager sur les voies d’un tel  égocentrisme (tiens, il y a centriste, dans ce mot…). Non, je n’y crois pas.

Ce qu’il mériterait Robert, c’est une station de tram (celle du musée d’art moderne, par exemple) à son nom : il est tellement pour le tram de Fabienne après avoir été tellement contre celui de Catherine et de Roland que cela en devient attendrissant : «  Strasbourg, capitale du tram », écrit-il sur son blog

J’aime bien son blog, à Robert. Pour ce qu’il y met, et pour ce qu’il n’y place point. Rien sur la mort du Messmer, par exemple. Pourtant, en bon gaulliste, l’ancien patron de l’UJP aurait pu avoir une pensée…Mais suis-je bête ?…C’est quand l’ancien maire de Sarrebourg était à Matignon que « Grand Robert » a du refermer le premier chapitre de sa carrière « ministérielle » engagée grâce à André Bord. Mais là encore je m’égare dans des histoires qui remontent à l’époque de la guerre froide et qui ne sont pas dignes de figurer dans l’Histoire. Rumeurs du passé…

Rumeur du présent : une plongée dans le « microcosme » parisien (où l’on raconte tout et sans doute n’importe quoi y compris des histoires de cœur pour un « Gala » ou un « Voici » local) me donne confirmation que le Palais (il n’y en a plus qu’un en France, celui de l’Elysée) cherche pour « l’ami Robert » une responsabilité nationale de très haut niveau (mais pas gouvernementale) dans le champ culturel. Ce serait bien. Et il le mériterait bien, Robert.

Au fait, qui a des nouvelles de Norbert ? Je parle d’Engel, bien sûr, l’ex-conseiller culturel de Catherine Traumann qui n’en revenait pas de travailler au cœur du « triangle d’or » (ou du carré, je ne sais plus) de la République et qui est l’un des politiques à avoir su qu’on pouvait tirer parti de la culture sans être cultivateur : l’inspection générale, c’est quelque chose ! Mieux que la préfecture « hors cadre »).

On me dit qu’il serait partant (si l’on peut dire pour un revenant) sur la liste de réconciliation (plus que d’union) qui se concocte au PS selon des nouvelles fraîches des DNA (je dis « fraîches », parce que l’article dit « a-t-on appris hier » à propos  d’infos connues depuis… plusieurs semaines ou mois).

Comme dit l’un de mes amis qui vient de quitter le PS avec la tristesse des gens qui ont donné beaucoup à une cause mal servie : « On ne change pas une équipe qui perd ». Même en rajoutant LE député et sa femme. Enfin…Norbert, comme Robert, est un homme de qualités aussi. Puisqu’il aime tellement les livres que jadis il était fier de les dérober…

Rumeurs du passé, encore…

Qui plus est, n’a-t-on pas vu aux législatives des perdants gagner ? C’est « l’effet Sarko » que les Républicains américains nous envient (et que le « tandem » actuel de Strasbourg tente d’illustrer) : « Celui qui sait conquérir le pouvoir en faisant oublier qu’il l’avait bien mal exercé » dit un conseiller de Bush…

Bon. Assez plaisanté. Roland Ries, que j'apprécie comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici,  sera tête de liste. Cela doit être annoncé officiellement très bientôt et c’est le mieux que le PS, en l’état pouvait faire. Et le « tandem » UMP, sauf surprise déjà annoncée dans le « microcosme parisien » dont je parlais se représentera, fier de son bilan visible.

Et le « centre », me direz-vous ? Obligation (acceptée de plein gré et de ma propre initiative) de réserve…

J’en reparlerai ici, bien sûr, quand le centre sera recentré sur le centre, donc sans les excentrés du Nouveau Centre ou les centrifugés de la droite masquée…Vous me suivez ? Non ? J’ai du mal à suivre aussi, rassurez-vous…

Quel « milieu », ce centre qui a du mal à devenir central ! Le PS a ses éléphants et ses jeunes lions. L’UMP a ses cocus du sarkozysme triomphant et ses jeunes loups sarkomaniaques. A l’udf ( à ce qu’il en reste), il est des « cadres » (prononcez câââdres)  qui ne facilitent pas l’accrochage dans le paysage politique et la mise en relief du tableau (encore à l’état d’ébauche) du  Modem. Encore les arts et la culture, décidément ! Mais avec des œuvres qui ne sont destinées ni à une « bibliothèque idéale » ni à un « musée imaginaire ».

Mais ne désespérons surtout pas. Attali a raison :  « la croissance doit être libérée par la confiance ». Alors, en faisant un silence de deuil sur tout ce qui pourrait décourager les meilleures volontés,  affichons notre confiance…en terminant cette chronique strasbourgeoise par une excellente nouvelle : Chantal Cutajar n’a pas été découragée par les entreprises de démolition dont elle est l’objet.

Oui. Elle aurait pu réagir différemment, celle qui est traitée « d’emmerdeuse » ou de « semeuse de merdre » (quelle classe !) par celles et ceux qui ont peur d’une vie politique plus propre et plus probe, plus digne et plus respectueuse des valeurs proclamées, plus nourrie de convictions que d’opportunisme. C’est fou comme des insultes peuvent devenir des éloges dans certaines bouches.

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Elle aurait pu surtout renoncer à la politique si chronophage et si ingrate face aux campagnes insidieuses, diffamatoires et calomnieuses soigneusement orchestrées dont elle est l’objet, (y compris par des blogeurs courageusement anonymes) dans certains cercles. Mais elle a appris que la politique, c’est d’abord le dur apprentissage de la digestion des clous rouillés, des coups tordus et des peaux de bananes, semés, donnés et balancés de tous cotés, y compris dans les étranges familles des « faux amis »…

Que voulez-vous ? Elle est intelligente, plutôt agréable à regarder, intéressante à écouter, attentive aux problèmes des autres, soucieuse de l’intérêt général, imprégné du sens de la justice (donc allergique aux injustices), Croisée des droits de l'homme,  courageuse, ambitieuse, et capable de se doter des moyens de ses légitimes ambitions… Voilà beaucoup de défauts en ce (bas) monde. Surtout pour quelqu’un qui  apparaît, comme Bayrou ou Corinne Lepage,  trop à droite pour la gauche maladroite et trop à gauche pour la droite très gauche. Dure, dure la vie d’une vraie Centriste du centre central !

Chantal CUTAJAR ne s’est pas découragée. Tant mieux. Elle fait sa rentrée politique personnelle le 5 septembre à l’Art café, à 19 heures.

Elle vient d’accueillir deux personnalités pour laquelle j’ai beaucoup d’estime dans son (mini)groupe municipal Udf-Modem : Pierre HENNINGER, le gestionnaire de qualité qui sait allier réalisme et idéalisme, loyauté et intelligence, et qui a Strasbourg chevillé au corps et au cœur,  et Yveline MOEGLEN, qui sait que l’écologie est inséparable de l’économie et qui a beaucoup appris (elle aussi) depuis qu’elle est entrée (activement) en politique. Tant mieux.

D’après ce que je crois savoir, les bonnes nouvelles ne s’arrêteront pas là. Les « bonnes nouvelles », ici,  sont celles, bien sûr,  qui sont porteuses de vraies « ruptures », donc de ruptures qui entraînent des progrès et non des régressions…

Une confidence qui ne surprendra pas celles et ceux qui me suivent sur ce blog : j’ai adhéré à « Strasbourg je t’M », l’association crée par des jeunes démocrates (y compris septuagénaires) qui voient en Chantal Cutajar une vraie Chance pour Strasbourg et pour les Strasbourgeois

Il est sûr que Chantal qui sait ce que les mots « engagement » et « respect » veulent dire (et impliquent), a déjà un début de programme municipal tout trouvé : tenir les engagements pris pendant la dernière campagne par la liste de l’actuel « tandem » (où elle avait été appelée en troisième place pour ses compétences dans la « société civile »)   en matière de démocratie locale, d’excellence dans la gouvernance, de rigueur dans une gestion non politicienne de la cité.

C’est fou ce que l’on peut bien apprendre en voyant faire de près ce qu’il ne faut surtout pas faire. Et en « rompant », courageusement,  sans attendre que le mot « rupture » soit à la mode avec ceux qui la trompant ont trompé leurs électeurs… Là, je ne m’égare pas. Et je ne plaisante surtout pas.

Bonne rentrée politique, citoyennes et citoyens !

Daniel RIOT

24/06/2007

STRASBOURG: Réflexions sur la sociale-démocratie et la social-économie

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DES ARTICLES A LIRE ( ET A FAIRE LIRE) SUR LE BLOG DES CONFERENCES DE STRASBOURG

*Une ITW de Pierre ROSENVALLON >>>>>>

*Une vraie sociale-démocratie moderne à la française passe par l'extrême-Centre>>>>>

*FAIRE DU MODEM UN PARTI D'UN TYPE NOUVEAU.UNE CHANCE A SAISIR>>>>>>

DEMOCRATIE et ART de GOUVERNER

* Lettre au Président SARKOZY, par Edgar PISANI >>>>>>>

*Paradoxes du néo-bonapartisme à la française, par Jacques PILET >>>>

RAPPEL: FAUT-IL TOLERER LE MINISTERE HORTEFEUX? >>>>>

ABONNEZ-VOUS A LA NEWSLETTER DES CCS, les Conférence de Citoyens de STRASBOURG

FAITES CONNAITRE CE NOUVEAU SITE DE REFERENCES ET DE REFLEXIONS. ECRIVEZ-NOUS: LES CONFERENCES DE CITOYENS SERONT CE QUE VOUS EN FEREZ....

23/06/2007

Europe: le maintien de la Charte des droits fondamentaux est une victoire de l'esprit de Strasbourg

L'Union européenne remise sur rails: reprenons le combat pour une Europe politique de la Justice

Le billet de Chantal CUTAJAR

Ouf! L'essentiel est sauvé. On pouvait s’attendre à mieux…Mais on pouvait surtout craindre de pires conclusions.  L'Union européenne peut recouvrer son élan.

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Bien sûr, comme tous les démocrates soucieux de logique, j'aurais préféré que le nouveau traité  qui remplacera le projet de texte instituant Constitution soit approuvé, en France, par l'outil du referendum.

Bien sûr, je regrette que les symboles, si essentiels, soient sacrifiés sur l'autel du pragmatisme britannique.

Evidemment, je regrette devoir attendre 2014 (si tout va comme prévu) pour que le mode de décision décidé dans le traité de Nice entre en vigueur.

Mais, comme François Bayrou, je salue les efforts déployés par Sarkozy. La Charte est maintenue (sauf pour les Anglais). C'est une excellente nouvelle. Cette reconnaissance des droits (y compris sociaux) est en fait une  victoire de l'Europe De Strasbourg, de l'esprit du Conseil de l'Europe. Je m'en réjouis. En regrettant que les citoyens britanniques ne puissent en bénéficier. Cela viendra...

 Des voies nouvelles peuvent s'ouvrir, grâce à cette sortie de crise et aux élans qui pourrot être (re)onnés,  notamment dans des secteurs que je considère comme essentiels, l'Europe politique de la Justice notamment pour laquelle je continue à me battre, au nom du réalisme. Elle est indispensable pour luttercontre la grande criminalité, contre l'économie criminelle, contre les trafics en tous genres. Contre tous ces fléaux qui doivent être combattus par des instruments juridiques que seuls les politiques peuvent créer.

Je constate que Sarkozy a suivi les conseils de François Bayrou qui l'incitait, lors de son audience à l'Elysée (dont les médias ont si peu parlé) à prendre en compte la position de la Pologne, même si les maîtres de Varsovie sont porteurs d'une idéologie et des réflexes que je désapprouve.

Et je désapprouve les réactions réductrices du PS: L'Europe est l'un de ces sujets où les clivages droite-gauche sont vraiment dépassés! Et à propos desquels les positions partisanes et politiciennes sont inadmissibles. Hollande est bien mal placé pour donner des leçons d'Europe, alors que ce sont les NON d'une partie du PS qui ont cassé le processus constitutionnel...Ce n'est pas le mensonger "plan B" de Fabius, Chevènement et autres qui nous ont permis de  sauver les meubles et de préserver l'avenir.

Attendons la suite. la CIG et ...les ratifications. Et continuons à agir, chacun à sa place, pour un renforcement de l'unité européenne! "Une heureuse journée pour l'Europe" a dit Mme Merkel. Merci à elle. Au passage, la Chancelière confirme que des grandes coalitions formées dans la clarté ont bien des vertus en cette époque où les problèmes complexes exigent autre chose que des solutions...simples!

Chantal Cutajar  

LIRE L'ANALYSE DE DANIEL RIOT: "Du pire évité, le meilleur se compose" >>>>>>> 

 

22/06/2007

Nicolas Sarkozy à l'épreuve des faits: Les risques de "passages en force" mal préparés

Le billet de Chantal Cutajar

On peut apprécier les qualités de tacticien de  Sarkozy, éclatantes  dans son art de piller  quelques idées du Modem, (partiellement et sans en respecter l'esprit), dans son "casting" gouvernemental, (même si la parité promise entre femmes et hommes n'est pas au rendez-vous et si le cabinet n'est pas aussi restreint qu'annoncé) ou dans sa manière de "secouer" sa propre majorité (surtout en Alsace où elle se sent "cocufiée" par la nomination de Jean-Marie Bockel)

"Chapeau Sarko!", ironise Daniel Riot sur son blog-notes ...pendant que le très sarkozyste Président de la CUS, sur le sien, écrit gravement:"Et si Nicolas faisait une erreur?"...

On peut aussi espérer (c'est mon cas) que le premier Conseil européen de Sarkozy se traduise par un déblocage de la crise européenne: Mme Merclel y serait pour beaucoup.

Mais je dois dire qu'en cette fin de soirée, ce n'est pas la fête de la musique pour tout le monde...  Etudiants et universitaires, avocats et magistrats, consommateurs, syndicats de fonctionnaires:toutes les informations reprises sur ce blog ce soir semblent montrer que si l'été est arrivé, l'état de grâce semble déjà se terminer. Malgré les excellentes prestations télévisées de ce "Président-premier ministre-ministre-chef de la majorité et... commentateur de ses propres actions! ", comme ironisent quelques éditorialistes.

N'entonnons surtout pas le refrain trop connu qui veut que "les Français n'acceptent les réformes qui ne les concernent pas" ou que dans ce pays "les réformes sont  impossibles"...

Oui, il faut des réformes, profondes.

Mais des réformes soigneusement préparées, lancées après des concertations dignes de ce nom et une pédagogie gouvernementale soignée. Or que voit-on? Des réformes bouclées en vitesse que l'on veut  faire "passer en force", imposer d'en haut. Comme par oukase présidentiel.
Bien sûr, le Président Sarkozy a été élu pour appliquer son programme.
Bien sûr, les Français lui ont donné une majorité parlentaire absolue pour qu'il puisse tenir ses engagements.
Mais la légitimité démocratique n'autorise pas tout... Voter pour un Président ne signifie pas adhérer à toutes ses propositions, surtout sur des sujets où les finalités ne sont pas toujours bien énoncées et  les modalités pas suffisamment expliquées.

Je ne dis pas cela pour regretter que les méthodes de "démocratie sociale" portées par François Bayrou n'aient pas été suffisamment approuvées  par les électeurs français.  C'est l'avenir qui m'intéresse, non le passé, même récent…
J'écris cela parce que j'espère que les méthodes en vigueur seront révisées, amendées, améliorées. Dans l’intérêt général, pour cet « utile » et ce « juste » qui motivent mes engagements politiques.

Les décisions d'un Seul imposées d'en haut ne sont pas adaptées aux exigences de notre époque. Et la situation française est trop grave pour que les mesures annoncées n'aient pas les effets escomptés sur la réduction de la dette, sur la stimulation de la croissance et sur plus de justice sociale.

L'épreuve des faits ne relève pas du  même ordre que les épreuves (réussies) des images. Après le virtuel, le réel.
Chantal Cutajar

17/06/2007

FRANCE: Le MODEM, cet emmerdeur... La Révolution Orange de Bayrou jouera son avenir cet été

Le sillon du MoDem : Une vraie révolution citoyenne, si…

Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès  maintenant

Le MoDem, cet emmerdeur …

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie  rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.

Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire,  soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.

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Depuis la fin du MRP (qui, lui,  a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve  de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…

Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua)   guidés par les  lampions des pouvoirs en place  oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »…Et non, surtout,  avec carriérisme.

Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...

Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.

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Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire »,  a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.

Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales,  ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste  des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée  par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...

medium_Democrate_victor_Hugo.jpg" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues

>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans  le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"

>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants  ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs  partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"

>>> Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.

Des informations? Oui mais  qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

Des débats? Oui,  organisés mais  ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg

« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d’aujourd’hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.

Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… 

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Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le  mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.

« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique. 

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Aristote et Platon

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...

Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.

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Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry. 

Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.

Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".

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Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL  vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.

Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de  l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social  s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et  devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

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Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…

Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des  classements, des rangements, des spécialisations. Mais le politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il  doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme,  et non d’un ou de quelques organes…

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Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord  être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

C’est ce qui a fait la véritable  originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par  des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

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Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.

Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier  engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …

Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle  faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n’en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…

Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement  de notre délire législatif et  de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

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Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.

 Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

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Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits! 

>>>C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques  pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite  "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se  seront émoussés...

 >>>C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire,  par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.

"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...

>>>C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec. 

 Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.

>>>C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».

>>> C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie  dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables de la politique en place.

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Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et  cette mollesse internes  qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points. 

Avec ces "si", le Mouvement démocrate  va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.

La réussite du MoDem  se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt  de militants d’une citoyenneté active,  et non de petits notables aux ambitions  d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens".

François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir"Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été. 

Daniel RIOT 

15/06/2007

Strasbourg: Une absente très présente

« Alors, elles iront où, les voix de Chantal Cutajar ? »…  Je ne peux pas mettre un pied en ville sans que l’on me pose la question. Et mon téléphone sonne beaucoup en cette avant-veille d’un scrutin qui s’annonce très serré…

Je ne peux évidemment que répéter ce que Chantal, avec clarté, sans ambiguïté aucune, en parfait accord avec le cap fixé par François Bayrou, en totale harmonie avec la ligne d’Indépendance et de liberté du Modem, a dit et redit : « Les voix qui se sont portées sur la candidate du MoDem au premier tour iront  où les électeurs voudront. A celui ou à celle qui saura les conquérir ». Chantal s’en est tenue à un appel : « Votez    en conscience ». Ce qui est le propre d’un acte électoral digne de ce nom.

On le sait : Chantal  a souhaité organiser un débat à trois avec les deux finalistes pour éclairer davantage ses propres électeurs. L’un a refusé. L’autre n’a même pas eu la politesse de répondre et,  pressée de questions pertinentes sur le plateau de France 3 Alsace, a confirmé la très haute idée (hautaine) qu’elle se fait de la démocratie, de la représentation du peuple : le respect des urnes servant d’alibi au non respect des électeurs, c’est une pratique bien connue depuis longtemps un peu partout et depuis 2001 à « Sarkoville-am-Rhein », comme dit un confrère local plein d’humour. La banalisation méprisante de l’initiative de Chantal Cutajar sur « Les conférences de citoyens » (toujours sur France 3 par la candidate UMP) relève du même état d’esprit.

medium_derrida.jpg Derrida

Ce n’est pas grave. Jacques Derrida, à Strasbourg, est souvent fêté, mais pas assez lu.  « Etre démocrate, écrivait-il, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… C’est ce que fait Chantal Cutajar. Mais on ne peut pas exiger cette qualité et cette lucidité chez tout le monde…

On oublie sans doute trop, dans les campagnes électorales, qu’en politique l’art et la manière d’exercer un pouvoir est au moins aussi important que le programme avancé ou l’étiquette affichée. Je dis « On » parce que cela concerne autant le citoyen que les journalistes qui ont mission de les informer.

Chacun est juge.

Comme chacun est juge des liens à faire entre ce scrutin national et les préoccupations locales : l’intervention publique de Mme Keller, donnant des leçons de démocratie, à l’UMP Maurer lors du débat organisé par les DNA dans la deuxième circonscription de la Ville est révélatrice de ce que Blaise  Pascal appelait « les pensées de derrière » que le « Tandem UMP » met très …en avant.

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Pour le reste,un constat qui, personnellement, m’amuse et me conforte dans mes engagements : C’est fou comme cette « éliminée du premier tour » a été présente dans cette semaine d’avant deuxième tour. Y compris dans les studios et sur les plateaux où elle n’était pas physiquement là. Y compris dans les articles de presse  les plus crédibles.

Un exemple parmi d’autres, cet extrait du POINT : « Comme prévu, la vague bleue a aussi déferlé sur la capitale alsacienne. Seul Armand Jung, unique socialiste alsacien siégeant à l’Assemblée, résiste dans son fief qui inclut le centre-ville et les quartiers populaires du sud de Strasbourg, dont les cités de l’Elsau, réputées pour la maison d’arrêt du même nom.(...)

Armand Jung a profité de la division de la droite entre la jeune Frédérique Loutrel (UMP) et la candidate Martine Calderoli-Lotz (divers droite), vice-présidente du Conseil régional. Si les soutiens appuyés de la maire centriste de Strasbourg, Fabienne Keller, et du président de la communauté urbaine, Robert Grossmann, (UMP) ont permis à la candidate UMP de rafler 31,17 % des voix dans la circonscription du député socialiste, il lui faut maintenant miser sur un report de voix de la candidate dissidente.

De plus, le résultat très honorable de la candidate du MoDem, Chantal Cutajar, qui rate de peu une triangulaire, avec 11,73 % des voix, fait planer le doute sur l’orientation de ses électeurs. En Alsace, le coeur des centristes bat plutôt à droite, mais Chantal Cutajar, ennemie déclarée du duo Keller-Grossmann, s’inscrit parfaitement dans la ligne de l’« extrême-centre » de François Bayrou. Armand Jung ne s’y trompe pas, qui, sans parler d’alliance, lance un appel « au rassemblement et au bon sens des Strasbourgeois, au-delà de [sa] personne et de [sa] couleur politique » 

L’expression « ennemie déclarée du tandem n’engage que l’auteur de cet article et que …le tandem. Je connais suffisamment bien Chantal Cutajar pour savoir qu’elle n’est « l’ennemie » de personne, sauf aux yeux de celles et de ceux qui en font  leur « ennemie ».

Elle ne combat pas « contre », Chantal, elle lutte « pour ». Si les combats qu’elle mène dérangent ceux qui ne partagent ni ses valeurs, ni sa conception de la démocratie et du débat démocratique, ni ses convictions, ce n’est pas de sa faute…A mon humble avis, elle devrait même se battre un peu plus "contre". Mais ce n'est ni dans sa nature ni dans sa culture. Les "coups", en politique, il faut tout de même les rendre, surtout dans sa propre formation."La politique, c'est un sport de combat", dit Bayrou sans toujours en tirer toutes les conséquences.

Mais je sombre dans le hors sujet : c’est le scrutin de dimanche l’objet de cette petite chronique strasbourgeoise… Pour ce deuxième tour, les candidats UMP de la ville ne bénéficieront pas de l’effet ressort du TGV. La semaine dernière la grande fête du Paris-Baudrecourt à TGT (très grands tarifs) et « est-européen » virtuellement sur rails a tout de même constitué le plus grand meeting électoral jamais organisé à cette échelle…

Au fait, je n’avais pas lu, à cette occasion que la verrière de la gare de Strasbourg était encore  perméable aux pluies d’orage… Passons. On me dit que la Ville va organiser un pique-nique (« républicain » sans doute) sur la première circonscription ce week-end. Je n’ai pas vérifié. De toutes façons si cela est, cela n'a rien d'électoral:juste un hasard du calendrier...

Je n’ai pas vérifié non plus quelques anomalies dans le respect de la lettre et de l’esprit du code électoral dans quelques bureaux de la même circonscription. A quoi bon ? Si personne (ou presque) n’est choqué que le conjoint d’une candidate préside un bureau de vote, tout devient possible non ? Rien n’est jamais parfait, n’est-ce pas…Surtout pas le mode de scrutin. Et à l'UMP, on a le sens de la famille, du clan, du camp. "Si vous n'amez pas l'Ump, quittez-le". Mme Caldéroli en sait quelque chose

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Autre question quand je mets un pied en ville : « C’est toujours le bordel chez les centristes. Le MoDem reste aussi cacophonique que l’UDF. Cutajar et Jurdant : qui a raison ? »…

Question d’ignorant ou de provocateur? « Ils auraient mieux fait de se taire » a dit Bayrou à propos de candidats du MoDem qui ont éprouvé le besoin de donner des consignes de vote…

Je n’insisterai pas : J’ai déjà été (paraît-il) trop dur et injuste envers la « pauvre Pascale » qui appelle ses électeurs à voter « massivement » pour son rival UMP et qui vit son score comme un échec personnel dû aux… autres (à tous les autres puisqu’elle accuse ses électeurs d’ingratitude, Bayrou de bêtise, le « Tandem »,  qu’elle défend avec ardeur,  de non reconnaissance: je résume…). L’ami kiné qui lui a servi de suppléant devrait lui faire un bon massage , à cette « pauvre Pascale ». Le grand écart, c'est douloureux...

Les DNA ce matin, notent que dans le débat public opposant les deux finalistes de sa circonscription, elle s’est d’abord assise du coté des supporters de gauche avant de rejoindre l’autre bord. En France, même les plans de salle favorisent la bipolarisation. Chantal Cutajar et ses équipiers « orange », dans le débat du même type, sur la première, étaient restés derrière, au centre ? Debout. Comme Bornia Tarall qui a fait une trop courte (ce n'est pas de sa faute) mais excellente campagne dans la circonscription d’André Schneider,un UMP sûr d'être réélu alors que Bornia aurait pu être une élue de qualité. 

Pour rester fidèle à un mouvement, il faut pleinement s’y reconnaître. Pour rester fidèle à soi-même, il faut savoir qui est « soi ». Cela dépasse la politique… Il arrive que postérieur entre deux chaises finisse par déséquilibrer les chaises...

Une certitude : si le Modem tombe dans les mêmes travers que l’UDF, il faut le faire imploser sur le champ. Pour les ambigus, les invertébrés, les carriéristes, le Nouveau Centre (ni nouveau ni central) dit PSLE (Parti social-libéral européen)  est là ... Encore faut-il, bien sûr, que les structures du MoDem ne soient pas calquées sur celles de l’UDF…C’est le défi le plus urgent que Bayrou doit relever. 42 000 membres déjà cotisants l’attendent. Autant, pré inscrits aussi. Il le sait. Droit de décevoir interdit !

Ces clarifications devraient permettre à quelques journalistes d’avoir les idées plus claires. Puisque qu’ils se disent dans le brouillard des étiquettes disputées, confisquées, ou… inventées (même par eux comme UDF-MP) d’un centre effectivement trop pluriel.

Il est vrai que cette confusion est soigneusement entretenue par ceux qui en tirent parti. Qui n’est pas « centriste » ? Au club de la presse, jeudi,  j’ai même entendu une journaliste tenter de brouiller davantage les cartes en rappelant le passé udf d’un UMP fier de l’être… Si on se met à comptabiliser les « ex » ! J’ai été jeune et je suis vieux. J’ai été enfant de cœur et je ne suis pas curé. J’ai été sans parti et je suis au MoDem. La vie est évolution. Heureusement, d’ailleurs…

Daniel RIOT

 

14/06/2007

Strasbourg: Chantal CUTAJAR lance les Conférences de Citoyens

Une innovation démocratique en France

Un communiqué de Chantal Cutajar

Lancement  des « Conférences de citoyens » de Strasbourg

« Approfondir la démocratie représentative, délibérative et participative, enrichir la réflexion citoyenne sur les problèmes d’actualité, confronter les opinions de citoyens, d’experts et de décideurs, éclairer les représentants du peuple».Tel est le but des « Conférences de Citoyens » dont la création a été annoncée ce jeudi par Chantal Cutajar lors du déjeuner-débat du Club de la Presse de Strasbourg, auquel elle était invitée en compagnie de Roland Riess, sénateur (PS) et de Emile Blessig (élu député UMP au premier tour)

« Des groupes de travail citoyens que j’animerai doivent notamment permettre d’analyser,  par-delà les clivages politiques,  les projets et les propositions de lois qui seront examinées par l’Assemblée Nationale et sur lesquelles les élus de Strasbourg et de la Région seront amené, à prendre position. », a déclaré Chantal Cutajar en annonçant que « Ces « conférences de citoyens » commencent leur travail aujourd’hui même avec l’étude des projets de loi qui seront soumis à l’Assemblée dès juillet par le gouvernement Fillon. 

« Le système actuel aboutit à une confiscation des pouvoirs  des citoyens. La démocratie ne se réduit pas à quelques campagnes  et à quelques dimanches électoraux », explique Chantal Cutajar en soulignant que son initiative s’inscrit totalement dans le sillon tracé par le Modem de François Bayrou  « Plus de démocratie réelle, concrète,vivante avec une société civile mieux organisée et plus écoutée »

Un rappel : Inspirées d’expériences qui ont fait leurs preuves dans d’autres démocraties européennes, ces « conférences de citoyens », fondées sur une  participation citoyenne mettent en jeu les fondements les plus essentiels de nos sociétés démocratiques, en encourageant la généralisation des processus délibératifs, restés trop souvent cantonnés à proximité des sphères de l'État ou des pouvoirs locaux et régionaux.

Une précision:Il ne s’agit pas de se mettre à la place des pouvoirs publics ou des élus, il ne s’agit pas non plus de créer des « jurys de citoyens », mais de créer au sein même des régimes représentatifs une autre logique politique non politicienne qui, si elle n'a pas forcément pour conséquence directe la prise de décisions, n'en contribue pas moins à orienter ces décisions de manière constructive dans un cadre démocratique, en  remettant à l'ordre du jour la capacité de proposition de la société civile.

Strasbourg: Médiocratie élective...

Législatives: Vous avez dit "débat"?

La politique, c’est le moyen d’être plus intelligent ensemble… Du moins, c’est la conception que j’en ai. En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques idéalistes qui la soutiennent parce qu’ils partagent cette idée noble, forte et …de bon sens de la politique, j’ai assisté au débat des DNA opposant, salle de la Bourse,entre les cnadidats du deuxième tour.

D'un coté,  la jeune femme lisse qui propulsée par le « Tandem UMP » porte les couleurs de l’UPS (Union pour Sarkozy), Frédérique Loutrel. De l'autre l’homme qui devrait être cité en référence pour faire réfléchir les candidats à la députation quand ils choisissent leur suppléant, Armand Jung, sortant PS, installé au  siècle dernier au Palais Bourbon par Catherine Trautmann dépassée par son succès de l’époque… Las ! La politique, dans ces conditions, c’est la démonstration  qu’il  est  encore plus difficile d’être intelligent à plusieurs que séparément.

Vous avez dit « débat » ? Les deux journalistes qui tentaient de l’animer n’y sont pour rien : ils ont fait ce qu’ils ont pu…

La qualité d’une joute dépend de la qualité des jouteurs non de celle des arbitres. Et pour qu’il y ait débat, il faut qu’il y ait des idées. La juxtaposition de deux partitions (trop connues) donne deux monologues, mais pas un dialogue. La force de la claque des jeunes de l'UMP n'y change rien...

Par égard par Dame Loutrel et Sieur Jung, par respect pour le suffrage universel et pour ne pas encourager les abstentionnistes, je renonce à coucher sur ce blog ce que m’inspire cet étalage de la médiocratie qui m’a rajeuni : même la plus jeune faisait très passéiste, comme prisonnière d’un discours politique d’un autre âge.

Nous étions loin, très loin, des perspectives que pouvait offrir le débat, sur le fond, à partir de la grille de lecture des valeurs et du projet du moDem, proposé aux deux « finalistes » par Chantal Cutajar.

A l’heure où j’écris ces lignes, Armand Jung a répondu par l’affirmative à cette invitation destinée à éclairer le choix des électeurs qui s’étaient portés sur la candidate du Modem au premier tour. Et Frédérique Loutrel, en bonne imitatrice de pratiques bien connues chez les locataires de l’Hôtel de Ville et de la CUS, s’est cantonnée dans un silence d’impolitesse pour ne pas dire de mépris arrogant. Politique et politesse ont pourtant la même racine…

Mais peut-être donnera-t-elle une réponse le 18 ou le 19… Il est vrai que dans un tel débat, les fiches récitées ou criées n’auraient pas suffi. Mais elle a sans doute eu tort de faire ce « coup du mépris » :elle a peut-être, outre la docilité , des qualités cachées ou encore mal montrées qui auraient pu se révéler. Comme Chantal Cutajar, je crois en la perfectibilité de toutes les natures humaines.

Cela dit, ne dramatisons rien. Dans le prochain Parlement, les qualités de débateurs ne compteront guère : il n’y aura que très peu de vrais débats. Une chambre d’enregistrement avalise  ce qu’on lui fait avaler. Vote et tais-toi ! Alors ?... Le combat pour une démocratie qui ne soit pas qu’élective mais représentative et délibérative ne fait que commencer.Il risuqe d'être long...

Mais ne désespérons pas : l’Alsace compte tout de même quelques parlementaires UMP de qualité. Je les connais et les apprécie. Dommage : ils ne sont pas Strasbourgeois.

Daniel RIOT      

12/06/2007

Strasbourg: Deux prises de positions de Chantal Cutajar

Le cap de François Bayrou doit être respecté

( Communiqué de presse)

Alertée par de nombreux nouveaux militants du MoDem soucieux que « le cap défini par François Bayrou soit respecté au niveau local » à la suite des déclarations dans la presse du conseiller municipal Frédéric Le Jehan, Chantal CUTAJAR  présidente du groupe des élus  UDF-MoDEM au Conseil municipal de Strasbourg tient à faire la mise au point suivante :" Monsieur Le Jehan appartient au groupe centriste du Conseil Municipal dont le Président, Monsieur Laurent SPIERO, suspendu de l’UDF – MoDEM est le suppléant de la candidate UMP aux législatives sur la première circonscription de Strasbourg. L’UDF-Modem n’est en rien concerné par ses déclarations".

De même, selon Chantal Cutajar,  les propos de Mme Pascale Jurdant-Pfeiffer, qui avait l’investiture UDF-Modem à Strasbourg 2, invitant ses électeurs à voter « massivement » en faveur d’un des candidats en lice au second tour dans sa deuxième circonscription "sont contraires à la logique d’indépendance et au refus de « toute cuisine électorale entre les deux tours ». Je rappelle que, selon la formule d’Eric Azière, responsable des élections au moDem, la stratégie du MoDem est d'incarner le pluralisme, pas de faire l'appoint circonscription par circonscription quand il manque des voix aux uns ou aux autres ".

Chantal Cutajar ajoute:"Les nouveaux adhérents du MoDem ont des exigences intellectuelles et morales qui impliquent une rupture avec des pratiques politiciennes qui n’ont plus lieu d’être. En effet, « la création par des anciens élus UDF ralliés à L’UMP, du PSLE (parti Social- Libéral européen) dit « Nouveau centre » doit permettre des clarifications et des reclassements. « Nous avons choisi la voie de l’indépendance », a réaffirmé aujourd’hui François Bayrou. Cette ligne est la mienne et je la défendrai avec force."

Armand Jung accepte l’invitation de Chantal Cutajar

(Communiqué de presse) 

Chantal Cutajar (UDF-MoDem) se félicite de la réponse donnée par Armand Jung à sa proposition d’un débat à trois pour éclairer les électeurs qui lui ont fait confiance au premier tour des élections législatives. Elle attend la réponse de Frédérique Loutrel pour donner suite à sa proposition . « J'ai bien pris connaissance de votre courriel du 11 juin 2007 par lequel vous proposez l'organisation d'un débat public contradictoire associant les deux candidats encore en lice pour le 2ème tour des élections législatives et vous-même. J'ai bien compris le sens de cette démarche qui vous honore. C'est bien volontiers que je vous donne mon accord pour un tel débat public. J'ai déjà informé différents médias de ma position », écrit Armand JUNG.

Législatives: Le bon cap de François BAYROU...

Trois leçons du premier tour, parmi d’autres…

La vague bleue annoncée déferle, le rose du PS est bien pale, les girouettes « centreuses » voient leurs trahisons récompensées, la future Assemblée ne sera qu’une chambre d’enregistrement: où est l’événement ? Dans le taux historique d’abstentions. Du jamais vu depuis 50 ans !

Cette abstention record est d’abord un démenti cinglant à ceux qui, commentateurs ou politiques, avaient vu dans la participation civique exceptionnelle de la Présidentielle le signe d’une « réconciliation des Français avec la politique », d’une « revitalisation de la vie démocratique ».

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C’est fou comme, dans l’urgence de cette immédiateté qui nous gouverne, les « analystes », les « experts », les « politologues » éprouvent des difficultés à se souvenir que « les événements ne sont que l’écume des choses », que le plus visible n’est pas forcément le plus vrai, et la réflexion consiste d’abord  résister « à l’air du temps », aux réflexes à la mode, aux pressions de la doxa du moment, aux réflexes de mimétisme.

La « pensée unique » aujourd’hui c’est celle qui transforme les plateaux de télé, les studios de radio et trop de rédactions en nouveaux café du Commerce. Sous le ton docte : la banalité. Sous les évidences de bon sens : des contre-vérités pernicieuses, trompeuses. On est vraiment loin de "sous les pavés, la plage...pour mieux penser!

Non les Français ne sont pas réconciliés avec la politique. Non, nous n’avons pas à être fiers de notre démocratie. Non, nous n’avons pas à vanter la qualité de nos institutions.

Leçon numéro un : la première raison d’être du MoDem doit être de revivifier, d’approfondir, d’enrichir cette « démocratie », à tous les niveaux. Nous sommes dans une démocratie élective, mais non représentative. Et la crise du politique ne s’est pas terminée avec les coups de baguettes magiques de Sarko-l’illusionniste et les prières incantatoires de Ségo-l’enchanteresse.

Aux politologues d’analyser en profondeur le  contraste entre les suffrages plébiscitaires des sarkozystes et le nombre de Français qui sont décus par les résultats des élections : plus de la moitié !

Les commentaires entendus, et lancés comme des cris de victoires par les démocrates UMP, sur la « liquidation du front national » sont du même ordre de l’imprudence et de la superficialité. Le Pen connaît un échec, mais ses idées ne sont pas en échec.

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Et son électorat, partagé entre le champ magnétique de Sarkozy et une abstention boudeuse et grincheuse porte les mêmes colères, les mêmes peurs, les mêmes incompréhensions, la même soif de populisme. Et les mêmes périls anti-démocratiques, les mêmes menaces contre un "Vivre ensemble" harmonieux. Cette "maladie européenne sénile", comme dit Dominique Reynier, n'est pas guérie. 

En Alsace, l’autosatisfaction chantée à la télévision par Adrien Zeller, le Président du Conseil régional, que l’on a connu plus lucide, constitue un bien mauvais diagnostic.

Les sondages qu’on exploite tant à des fins politiciennes et qui contribuent (comme la politique-spectacle) à transformer les compétitions électorales en tournois sportifs, sont étrangement passés sous silence quand ils montrent une hausse des réflexes racistes, des comportements xénophobes, des conduites discriminatoires.

Leçon numéro deux : la politique aujourd’hui plus que jamais constitue d’abord , à travers des actions concrètes, a donner du sens au mot valeur. Ce n’est le cas ni à l’UMP, coalition hétéroclite qui n’est soudée que par un réflexe de type bonapartiste d’accaparement des pouvoirs, ni au PS où les valeurs proclamées sont trop illustrées par des non sens.

Les commentaires faits sur les résultats du MoDem sont du même conformisme. Où est l’échec ? Dans les scores obtenus ? Qui attendait sérieusement mieux ? Le peu d’élus assurés ? Les sondages donnaient de zéro à quatre… Et les sortants udf sont tous passés à l’ennemi pour assurer une réélection label « vague bleue ». Et alors ?

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On oublie seulement que 7,6 % des voix sur le plan national, c’est le double de ce qu’avait obtenu le parti de François Bayrou aux dernières législatives (il faut toujours comparer ce qui est comparable)… Ce qui, entre parenthèses, donne une bonne cassette au MoDem pour continuer sur la voie de sa « révolution citoyenne ». Et c’est ce qui fait que Bayrou n’est en rien dans une « traversée du désert » : il est au carrefour de toutes les mains tendues. Privilège de celui qui sait rester LIBRE, INDEPENDANT et COHERENT. Force des convictions !  

Aux rares députés MoDem, dont, sans doute Bayrou, (qui n’avait en rien besoin du désistement de la marionnette UMP qui lui était opposé), il ne faut pas oublier d’ajouter l’existence des eurodéputés du MoDem(même lâchés par Bourlanges qui en revient à ses premières amours), d’un groupe au Sénat (mais oui !) et surtout des quelque 80 000 aspirants membres de ce Mouvement démocrate fort de sa jeunesse et d’un projet qui reste pleinement d’actualité. Qui est si bon qu’il est pillé par Sarkozy et par Royal…

Je reprends ici cette sage citation de Pierre Pflimlin que Chantal Cutajar a raison de faire sienne : « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs, ce n’est pas d’être majoritaire, c’est d’être en mesure d’imposer ses idées ».

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Leçon numéro trois : au-delà des aléas électoraux, l’avenir appartient à ceux qui sauront travailler en profondeur. C’est la raison d’être même du MoDem, à tous les niveaux.Bayrou maintient son cap: il a raison.

Seuls ceux qui ont le même cap doivent être de la famille du MoDem. "Rassembler", ce n'est pas unir artificiellement n'importe qui n'importe comment. Le pluralisme interne du mouvement ne doit se traduire ni en "courants", ni "en dissidences", ni "ennemis de l'intérieur". Le MoDem doit tirer les leçons des dysfonctionnement internes du PS, des Verts et... de l'UDF.

Daniel RIOT

11/06/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR prend une initiative démocratique sans précédent dans une campagne législative

"La démocratie, c'est le débat": A Strasbourg, Chantal CUTAJAR invite les deux candidats finalistes à débattre

Lors des Présidentielles, François Bayrou avait invité les deux candidats sélectionnés pour le second tour à un débat contradictoire. Ségolène Royal avait accepté, Nicolas Sarkozy avait refusé. Chantal Cutajar adapte cette innovation démocratique aux élections législatives... Voici son communiqué de  presse :

Chantal CUTAJAR invite les deux finalistes à un débat contradictoire

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« La démocratie, c’est le débat.  De façon à éclairer davantage les électeurs qui ont porté leurs voix sur moi au premier tour, j’invite les deux candidats qui se retrouvent au deuxième tour en un débat public et contradictoire, selon des modalités qu’ils sont libres de définir. J’estime qu’il est indispensable qu’ils exposent leur conception du rôle d’un député dans le contexte politique actuel et qu’ils se définissent par rapport aux valeurs et aux priorités du MoDem, du Mouvement démocrate,  dont le but reste de mettre la justice sociale et l’écologie au cœur de l’économie », a déclaré, ce lundi 12 juin lors d’une conférence de presse,  Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, où elle a réuni 11, 74 % des suffrages exprimés

En soulignant que « les voix de ses électeurs n’appartiennent qu’à eux-mêmes » et que le MoDem continuera à se battre pour obtenir « un mode de scrutin plus juste et plus conforme aux exigences de la démocratie », Chantal Cutajar a précisé : « Elue, je n’aurais accepté aucune consigne  et je n’aurais voté qu’en conscience, en fonction de ce qui est utile et juste. Je ne donnerai donc aucune consigne de vote pour le second tour aux  électrices et  aux électeurs qui m’ont fait confiance et qui voteront en conscience »

Remerciant les citoyens qui lui ont apporté leurs suffrages, Chantal CUTAJAR a marqué sa détermination de poursuivre à tous les niveaux sur « la voie nouvelle » ouverte par le MoDem, « parti d’un type nouveau pour une politique nouvelle et une démocratie plus vivante ». « Le MoDem, a-t-elle estimé, est le foyer d’une authentique social-démocratie moderne adaptée aux exigences de ce siècle et aux attentes des citoyens. Une social-démocratie dont les piliers sont clairement la social-économie, l’éco-économie et la démocratie sociale définies par François Bayrou »

A LIRE AUSSI SUR LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR>>>>>>>>>>

09/06/2007

Strasbourg: Les valeurs du Conseil de l'Europe en relief dans la circonscriptionI

« RIEN NE PEUT SE FAIRE SANS VOUS », par Chantal Cutajar

Dans cette campagne du premier tour des Législatives, qui s’ajoute à la campagne active  menée pour soutenir, aux Présidentielles,  François Bayrou, ses idées, son projet et sa conception noble de la politique, j’ai beaucoup appris. Grâce aux femmes et aux hommes rencontrés, grâce aux échanges d’idées multipliés, grâce (aussi) aux critiques et aux contestations formulées.

Ma foi dans la perfectibilité de l’Homme (à commencer par la mienne) et de la Société, s’en trouve renforcée.

Ma volonté de prolonger mes engagements professionnels et associatifs par une activité politique plus marquée s’en trouve décuplée. Tant est à faire ! Tant peut et doit être fait !

PAS DE PROMESSES DE CIRCONSTANCES..."QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ECOUTENT"

Je suis trop soucieuse du respect des faits et j’applique trop le « principe de réalité » pour me bercer d’illusions et surtout pour faire des promesses que je ne pourrais pas tenir ou prendre des engagements dont la réalisation dépendrait d’autres…

Je sais les difficultés de la France et les problèmes des Français d’aujourd’hui,

J’ai conscience de l’âpreté des combats à venir.

Je connais l’ampleur de la tâche et des responsabilités qui m’attendent si,  avec vous, grâce à vous, pour vous, j’ai l’honneur de représenter la première circonscription de Strasbourg dans ce Parlement. Ce dernier ne doit ni une Chambre d’enregistrement ni, comme on disait en quelques époques, un « Parlement croupion » ni une « Assemblée alibi ».

Au-delà de la conjoncture politique actuelle et des aléas électoraux, ce Parlement doit recouvrer les pouvoirs d’influence et de contrôle que les assemblées législatives ont dans les démocraties pluralistes européennes qui respectent les principes si écornés de la séparation des pouvoirs édictée par Montesquieu.

LIBERTE ET INDEPENDANCE

Ces responsabilités, je suis prête à les assumer dans l’esprit du MoDem, du Mouvement démocrate de François Bayrou : Liberté, Indépendance, courage d’assumer ses convictions, refus des démagogies et des arguments populistes, Transparence et clarté.

Je ne veux pas en cette veille de scrutin redire ce que j’ai déjà, beaucoup martelé.

Juste un rappel : Voter utile et efficace, c’est dimanche voter pour un Parti de POSITIONS et non d’opposition systématique et pour un parti de PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES et non pour un parti d’approbation inconditionnelle, pour des élus qui obéissent à leur CONSCIENCE et non à des CONSIGNES. Pour réussir au mieux cette conciliation toujours difficile entre les intérêts particuliers, souvent antagonistes et l'intérêt général. Pour concilier la LIBERTE indispensable à l'épanouissement des Personnes et l'EGALITE ,ciment du  "lien social" grâce à un esprit de FRATERNITE , cette école du RESPECT, de soi-même et des Autres. 

C’est la philosophie d’action et la raison d'être du MoDem pour qui le mot « valeur » est chargé de sens.

EN PHASE AVEC  FRANCOIS BAYROU

Ma dernière rencontre avec François Bayrou, lundi dernier, à Colmar m’a confortée dans mes engagements à ses côtés. Avec lui. Pour que le MoDem fort de ses 82 000 pré adhérents (dont plus de 1200 dans le Bas-Rhin) tiennent ses promesses et redonne au Centre « central » l’influence qu’il a  eu et qu’il a dans d’autres pays européens. J’ose faire mienne cette phrase de Pierre Pflimlin, l’un des grands inspirateurs de François Bayrou qui a travaillé à ses cotés à la Présidence du Parlement européen :

« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

Dans l’épreuve personnelle et politique que traverse François BAYROU,  son comportement , à mes yeux, est digne, admirable et exemplaire. En toute lucididité,  je pense pouvoir me reconnaître dans ses manifestations de  courage et de ténacité, même si, bien sûr,  nous ne pratiquons au même niveau  "ce sport de combat  aux règles pas toujours respectées" qu'est la politique...

 Mais c’est sur le fond des réflexions menées et des actions à entreprendre que je me retrouve pleinement en accord, en phase,  avec lui.

Nous  avons en commun le même sens de l’éthique politique. C'est pour moi un critère fondamental, décisif, et un préalable à toute adhésion à un mouvement. Les vertus de clarté, de transparence, d'exigence et de loyauté ne sont pas si fréquentes dans ce monde politique où la citoyenne "de la société civile" que je suis a fait bien des découvertes...

Nous faisons les mêmes diagnostics sur les maux français et préconisons les mêmes  remèdes. Avec des règles de comportement dictées par le bon sens : halte au creusement de la dette ! assez de « social » réduit à des réflexes caritatifs à droite et des comportements d’assistanat d’Etat à gauche, oui à des investissements porteurs d’avenir, à des économies bien étudiées et à une croissance aux fruits équitablement répartis.

AMELIORER CONCRETEMENT LA VIE DES FRANCAIS

Nous avons  le même souci d’allier réalisme et idéalisme et la même volonté de poursuivre sur cette « voie nouvelle » adaptée aux impératifs du XXI ième siècle qui doit conduire à la « révolution citoyenne », Une révolution sereine, tranquille, paisible. Pour ré-enchanter la vie politique, pour en finir avec des mœurs qui instrumentalisent, confisquent ou détournent les votes citoyens. Et pour que les LOIS soient prises avec le souci d’améliorer CONCRETEMENT la vie QUOTIDIENNE des Françaises et des Français. Des Français fiers, sans arrogance,  de la France et soucieux d’être pleinement ACTEURS d’une Europe en construction  confrontée à un monde qui évolue vite, très vite.

Tout bien sûr dépend de vous. Rien ne se fera sans vous. Merci  pour votre attention et votre confiance.

 VOTER : UN DROIT ET UN DEVOIR

Encore un mot qui n’est en rien militant mais strictement civique, donc moral. Même si vos choix ne sont pas les miens, même si votre bulletin de vote n’est pas celui que j’espère, n’oubliez pas d’aller voter. Trop de gens ont été tués pour que le suffrage universel soit la règle. Trop de peuples sur cette planète rêvent encore du droit d’aller voter et de maîtriser leur sort.  La démocratie est un bien trop fragile pour ne pas être cultivée, par chacune et par chacun. En passant par l’isoloir. Bon dimanche.

Chantal CUTAJAR

"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"

Tel était le titre de la Rencontre-débat organisée ce  vendredi à  l'Art Café au Musée d'Art Moderne de Starsbourg, par Chantal Cutajar avec la participation (entre autres) de David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. 

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Cette rencontre, riche en enseignements,  était le dernier débat public de cette campagne avant le premier tour des Législatives. Ils seront suivis par d’autres, puisque Chantal Cutajar ne conçoit son engagement politique que dans la perspective et la réalité d’une « révolution citoyenne ».

Révolution, le mot n’est pas exagéré ou emphatique puisque le but est de redonner aux citoyens les moyens d’être pleinement acteur des mesures qui les concernent.

Pas de démocratie représentative, sans démocratie délibérative et participative ! Surtout en cette ère où les nouvelles technologies facilitent les rencontres, les échanges, les concertations, les confrontations civiques d’opinions et d’intérêts.

Entre autres engagements :

>>> Des « TGV de la démocratie ».   Faire à l’Assemblée nationale ce que les eurodéputés font au parlement européen : faire mieux connaître, de l’intérieur,  aux  électeurs de la circonscription les rouages des pouvoirs centraux.

>>> Des conférences de citoyens. Dix fois par an, au moins, organiser des rencontres , thématiques ou générales, avec les citoyens pour les informer des travaux législatifs en préparation, recueillir leurs avis et rendre compte de mes activités de députée. Faire le point de ce qui est fait, anticiper ce que devrait être fait, mesurer les effets concrets de ce qui a été fait ou pas fait : c’est une action permanente. Finissons-en avec les compte-rendus de mandat, formels et artificiels, qui sont faits une fois par an, ou tous les cinq ans !

>>> Créer un type nouveau de « permanence parlementaire ». Celle-ci ne doit pas être un centre de clientélisme où l’on confond toutes les compétences. Un député est au service des électeurs de sa circonscription, mais il n’a pas, en tant que tel,   des compétences de conseiller général ou régional ou d’élu local.

La transparence en politique consiste à ne pas développer des faux semblants et à ne pas mélanger les genres. Dans l’état actuel de notre système, les champs de compétences qui voisinent ou se superposent sont perçus comme des champs d’incompétences qui rivalisent et se neutralisent.

>>> Transformer ce blog politique en forum citoyen permanent, en outil performant  d’informations et d’échanges, en levier d’un approfondissement et d’enrichissement de la démocratie active.Ces quatre dernières semaines, vous avez été près de 16 000 visiteurs de ce blog politique qui compte plus de 1100 notes. Les abonnés à la « newsletter » ont quintuplé ces dernières semaines.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Internet joue un rôle clef dans la création du MoDem. Il le jouera aussi dans les activités parlementaires de la candidate du MoDem… si elle est élue.

Ce débat sur la culture de cet après-midi fait suite à de nombreuses rencontres organisées ces dernières semaines. Pour mémoire, et sans être exhaustifs :

<<<  « Un député pour quoi faire ? »

<<< « Etre mère et travailler : comment concilier les deux ? »

<<< « Comment construire l'Europe des citoyens ? »

<<< « L’éducation, la clef de l’avenir »

<<< « L’Université et la recherche, Des investissements impératifs »

<<< « L’écologie, une dimension à intégrer dans tous les secteurs et à tous les niveaux »

<<< « Les Droits de l’Homme, un ciment du Vivre ensemble »

<<< « La justice sociale au cœur de l’économie »

<<< « Social-économie et démocratie sociale : remettre l’Homme au centre de toutes les activités » 

<<< « La SECURITE : Allier prévention, répression, réisertion et aides effectives aux victimes »

<<< « Lutter contre les corruptions et l’économie criminelle »

<<< « Associations : Pour une société civile mieux organisée »

<<< « L’Europe De Strasbourg : Des valeurs qui prennent leur sens dans l’action concrète »

06/06/2007

A Strasbourg, Chantal Cutajar marie l'Orange et le Vert: l'écologie inséparable de la social-économie et de la démocratie sociale

Les engagements de Chantal Cutajar en matière de développement et de bien-être durable: Pour une politique écologique moderne, efficace, concertée qui concerne tous les secteurs d'activité

A la demande de plusieurs correspondants, je développe ici mes ENGAGEMENTS en matière de protection de  L’ENVIRONNEMENT et de développement ou de bien-être durable. Le MoDem, vous le savez compte un pôle écologique développé. "Nous sommes des écologistes....naturellement", a souri, à Colmar, François Bayrou en évoquant les adhésions au MoDem de Corinne Lepage et de Cap 21 et de nombreux militants ou sympathisants des Verts.

Moi-même, j'ai déjà consacré plusieurs notes sur ce site à ces sujets.

A revoir ou voir notamment>>>>>>>>>

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Je m’engage à promouvoir une politique active de l’écologie

Je considère en effet qu’il est nécessaire :

1° d’inscrire le développement durable au cœur des politiques publiques.

2° de mettre en place un plan d’adaptation au réchauffement climatique : isolation et rénovation de l’habitat, développement des énergies renouvelables (biocarburants, solaire, biomasse…), transfert du transport de marchandises vers le rail et le transport fluvial.

3° D’instaurer progressivement une « taxe carbone » sur les énergies fossiles.

Je militerai pour un modèle de développement plus sobre, co mme modèle du vivre mieux.

Quel est le constat ? : La menace climatique pèse. La rareté de l’énergie signifie un risque i mm édiat de crash pour nos sociétés démocratiques. La réponse doit être à l'échelle européenne et à long terme, ce qui demande un plan national trans-partisan.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

La politique n'est pas forcément un bassin à désillusions

Petite histoire politique strasbourgeoise qui vaut leçons pour tous ceux qui plongent la première fois dans la piscine des désillusions qu'on appelle "politique"...

 « L’Extrême-Centre révolutionnaire »: C'est le choix de François Bayrou et de ceux qui l'accompagnent dans sa "Révolution citoyenne" rendue difficile par notre système électoral. Et par une bipolarisation artificielle, caduque mais entretenue par la droite "décomplexée" et par la gauche "défigurée".

"Tu es du centre, mais tu penches de quel coté?":Une question mille fois entendue...Comme si au sein même du "centre", il y avait une "droite" et une "gauche", ou une droite gauche et une gauche maladroite! Dans le dialogue que j'ai eu , hors campagne électorale, avec Chantal Cutajar, c'est l'une des questions  abordées. En ce moment, c'est son positionnement à elle qui importe le plus , non le mien. D'où cet extrait publié çi-dessous.

Dans le foulée, je reprends ici (en partie) la narration de la première expérience politique de Chantal Cutajar, qui avait été élue, en troisième position, sans étiquette, comme représentante de la "société civile" sur la liste Keller-Grosmann qui a gagné. Chantal Cutajar s'est vite coupée de ce "Tandem UDF-UMP" devenu "UMP". En fait , elle a été dépouillée de ses attributions avant d'être virée... Ce n'est pas ce qui s'appelle une "dissidente", ni une "lâcheuse", mais une victime de ses convictions et de sa lucidité.

Son expérience peut être utile à toutes les "personnalités de la société civile" qui plongent dans la piscine de la politique, sans toujours se préoccuper de la qualité et de la quantité de l'eau... Et qui se retrouvent souvent dans un basin de cruelles désillusions. Cette petite histoire strasbourgeoise a une portée qui ne se limite pas à cette Ville, bien sûr. Je suis certain que ce type de mésaventures s'illustre dans bien des collectivités de toute couleur politique...

Ce n'est évidemment pas une raison que que les bonnes volontés se découragent: ce sont les moeurs politiques qu'il faut changer. Cela est possible... puisque l'art politique dans toute sa noblesse consiste précisément à rendre possible le souhaitable. Ou le nécessaire. C'est cela aussi, et peut-être d'abord, la "Révolution citoyenne" que tentent Bayrou et le MoDem. Un ré-enchantement de la politique.

DR

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Cet entretien a été publié sur le site politique de Chantal Cutajar

 DR : Tu es culturellement plus de droite que de gauche non ?

CC : Ah ! Les vieux clivages ! Là c’est ton coté provocateur qui pointe le nez… Je suis d’abord anti-totalitaire, anti-autoritaire, anti-hitlérienne, anti-stalinienne, anti-intégriste, anti-impérialiste…

Est-ce de gauche ou de droite ?

Cela, c’est viscéral, tripal, presque charnel.

La juriste que je suis déteste les injustices, y compris sociales. La chrétienne que je suis mène des combats depuis longtemps contre tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, à la dignité des Personnes, y compris et surtout aux êtres qui sont sur le bords du chemin, pour ce que tu appelles les « Floués du progrès », aux victimes de toutes les « exploitations de l’homme par l’homme ».

Est-ce de gauche ou de droite ?

L’humaniste que je suis a horreur de toutes les discriminations, de toutes les pratiques qui violent les règles du Respect, de toutes les idéologies qui, comme tu dis encore, transforment la culture de l’Autre en négation de l’autre.

Est-ce de gauche ou de droite ?

DR : Je comprends....Personnellement,  j’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

Mais je reviens à ma question : Avant de t’affirmer de « l’extrême-centre », une expression forgée par Jean-Marie Cavada et adoptée par Bayrou, tu te situais où ? Tu t’es engagée en politique sur une liste de droite…

CC : Si la droite, c’est l’ordre si nécessaire à la Liberté, j’étais de droite. Si la gauche, c’est la justice, j’étais de gauche. Mais comme toi je connais trop de conservateurs de gauche et de progressistes de droite pour réduire la droite à un ordre (qu’elle sait si mal assurer) et la gauche à une justice (qu’elle sait si mal garantir).

Quant au Centre, avant « l’udf libre et indépendante » de Bayrou, je m’y suis toujours reconnue dans les valeurs proclamées mais pas toujours dans les méthodes pratiquées….

Pour moi, la politique, c’est une éthique, une morale, une mission, un moyen de faire non d’être, de servir non de se servir, une manière de payer mes dettes envers un pays, une Nation, une société, une école républicaine qui m’ont aidée à devenir qui je suis.

Le Centre avant Bayrou et ses décisions courageuses, c’était le Marais, un milieu mou et lâche, un repère d’opportunistes, de frustrés de droite qui avançaient masqués et de frustrés de gauche qui avançaient avec un faux nez…Le MRP de jadis, oui. Le Centre fait de « sang triste » comme disait Pasqua, non. Les « centristes, disait Chirac, on les roule dans la farine et on les fait frire ». Ce centrisme-là, non. Hélas, des « sangs-tristes », on en compte encore…

Il suffit de voir à quel point le pouvoir attire les esprit faibles comme une lampe les moustiques…Mais il faut compter sur l’électrochoc qu’a provoqué Bayrou. Il a et il aura des conséquences : le MoDem en est à ses débuts. Avec de belles valeurs humanistes, de beaux engagements européens et une belle vocation sociale en héritage. Et le modernisme, la jeunesse, le dynamisme…

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« Le tandem et moi » : Petite histoire d’une grande  désillusion

DR. D’accord, mais tu a été élue sur une liste UDF-UMP, tu as même été tentée par un passage à l’UMP avant d’opter pour l’UDF. Et tu as été la première des adjointes de Keller et Grosmann… pendant peu de temps, il est vrai !

CC : Je n’oublie rien, je ne cache rien et je ne regrette qu’une chose : avoir été plongée en politique sans avoir la pleine conscience que je me lançais dans un sport de combats où les règles ne sont pas toujours très claires.

En fait, je suis entrée en politique parce que l’on m’y a invitée. Par convocation en quelque sorte.

Fabienne Keller et Robert Grossmann sont venus me chercher (sans doute pour tirer parti de ma crédibilité de juriste et d’universitaire) pour être, en tant que « personnalité qualifiée, représentant la société civile », numéro trois de leur liste. J’ai accepté non sans hésiter non sans réflexion,  mais parce que je leur ai fait confiance.

La confiance, c’est l’un de mes défauts. Ou plutôt, mes excès de confiance, mon manque de méfiance. Sans doute est-ce un revers de mon humanisme qui est d’abord un acte de confiance en la Personne humaine même si je ne sous-estime pas le côté cannibale des humains…Peut-être est-ce aussi l’un des résultats de mon inexpérience politique à l’époque, je veux dire de la politique telle qu’elle est si souvent pratiquée…

Mme Keller et M. Grossmann me proposaient un poste, des fonctions, une mission que je ne pouvais pas refuser : lé sécurité de la Ville en une époque où l’insécurité était, à tort ou à raison, l’un des défis politiques les plus grands à relever.

La fille de commissaire, la juriste, la pénaliste, la femme de bonne volonté aimant le dialogue, la concertation, la femme de caractère qui prétend savoir affronter les réalités en face, la pacificatrice (et non la pacifiste ou la laxiste)  que j’étais (et demeure) ne pouvait pas ne pas accepter. En plus, ils me confiaient la charge de défendre les intérêts de Strasbourg l’Européenne dans la préparation des développements prévus de l’ « Europe de la sécurité et de la Justice ».

DR : Et alors ? Que s’est-il passé ?  Le mariage est la première cause de divorces comme dit un humoriste… Un « tandem », c’est déjà difficile à conduire. A trois sur deux selles, cela devient impossible…

CC : Il ne s’est en rien agi de cela. Je ne souffre pas d’un ego démesuré. Du caractère, j’en ai. Oui. Mais je n’ai pas un mauvais caractère. Je n’ai aucune susceptibilité mal placée. Et je suis trop respectueuse du suffrage universel pour savoir faire la différence entre les deux « patrons » choisis par les urnes et les autres membres de la liste, pour ne pas  me soumettre aux lois de l’autorité et pour respecter autant que faire se peut les règles de la solidarité d’une équipe, de la loyauté envers ceux qui détiennent les responsabilités suprêmes dans la Ville et dans la Communauté urbaine. De plus (au risque de me répéter),  j’étais trop inexpérimentée en politique pour jouer les politicardes…

DR : Venons-en aux problèmes…

CC : Le problème, pour résumer et sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, a été triple : les engagements pris envers moi n’ont pas été tenus ; ma conception de la sécurité réelle et effective a été très vite incompatible avec les réflexes sécuritaires du « tandem » ; et l’atmosphère de travail est rapidement devenue peu supportable, non seulement par moi mais par d’autres.

DR : Il nous faut reprendre ces trois points un par un … L’ambiance, d’abord…

CC : Je n’insisterai pas. Quel Strasbourgeois (pas seulement salarié de la CUS) ne sait pas de quoi je parle ? L’autorité n’est pas l’autoritarisme, le pouvoir n’est pas le fait du prince (et de la princesse), la concertation ne se fait pas dans le mépris des autres, le débat cesse de mériter son nom quand il y a une règle non écrite mais effective : « Tu es pour ou tu la ferme »...

De mon coté, j’ai sans doute quelques torts : les couleuvres, les clous tordus, les peaux de bananes ne font pas partie de mon régime alimentaire… J’ai des réflexes de rejet. Heureusement d’ailleurs. Et je n’ai guère de patience devant ce qui me révolte. Il est de saines colères. Elles sont le fondement même de cet esprit de résistance qui pour moi est une qualité indispensable quand on se veut citoyen responsable et à plus forte raison quand on a obtenu (fusse sur une liste) la confiance des électrices et des électeurs

DR : Tu as attaqué le « tandem » quand il était au plus bas dans le thermomètre local de la popularité… Ce n’était pas très gentil, çà. Pas très « solidaire ». Pas très « esprit d’équipe ».

CC : Je n’ai pas attaqué. J’ai dit ce que je pensais à un moment que je n’ai pas choisi. Trop c’était trop. Nous avions été élus sur un programme et sur une méthode de gouvernement. Ni l’un ni l’autre n’était respectés. J’ai craqué, on peut presque dire cela comme cela, même si c’est mal interprété, parce que je respecte (trop pour certains?) le suffrage universel et les électeurs.

Ce n’était ni un mouvement d’humeur incontrôlé ni un calcul politicien prémédité, mais un cri du cœur et de la tête poussé au nom du respect des citoyens, des engagements pris.

Le « tandem » qui, sur le fond ne m’a jamais rien reproché, peut réécrire cette histoire comme il le veut et comme il le voudra. Dieu sait qu’il a déjà fait beaucoup pour tenter de me discréditer… Mais là comme ailleurs, transparence oblige (y compris de moi vis-à-vis de moi),  je le répète : ce qui a été jugé par certains comme une attitude « inadmissible » a été l’expression d’une rébellion dictée par mon respect des électeurs et de moi-même. On ne respecte les Autres que si l’on se respecte soi-même.

DR : Point deux : la divergences de fond…

CC : C’est ce qui me séparerait, en matière de lutte contre l’insécurité, à la fois  de Sarkozy et de Mme Royale. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagée aux cotés de Bayrou. Pour moi, Prévention, Répression, Réadaptation doivent être liées. Indissolublement. Avec souci des victimes, bien sûr. Un souci réel, non une simple compassion de circonstance, une émotion affichée.

Il ne s’agit pas seulement de rassurer par des mots, des effets de manche et quelques mesures « sécuritaires » démagogiques contre les sentiments d’insécurité de la population, amis d’assurer une vraie SURETE.

En réagissant avec fermeté quand les circonstances l’imposent : je suis de ceux (rares) qui trouvent dans le droit pénal, donc répressif par nature, des vertus préventives, pédagogiques, éducatives…

Mais aussi en ayant une stratégie globale  de SURETE, où chacun à sa place et dans ses fonctions doit remplir des missions : le policier, le juge, l’éducateur, le responsable associatif, l’ « adjoint » de quartier, le responsable de la politique sociale, le responsable de l’habitat, l’architecte, l’urbaniste…

DR : La Sûreté, c’est un droit de l’homme, garanti comme tel. Et c’est l’un de ces mots que l’on a eu tort de rayer du vocabulaire. Les mots disent toujours plus que l’on croit. Politique, police et politesse ont la même racine. Comme urbain et urbanité. Le « tandem » n’avait pas ou n’a pas  cette conception ?

CC : Encore une question qui relève de tes fausses provocations ! Je ne serai pas méchante au point de reproduire ici quelques mots entendus auprès desquels « racailles » ou « Kärcher » font pâle figure de litotes. La Sûreté c’est une cité policée, non policière ou… militaire. Je n’insiste pas.

Comme je ne m’étendrai pas sur les moyens promis mais enlevés sournoisement, pernicieusement, progressivement, secrètement. Imagines-tu   une adjointe chargée de la sécurité et être privée de tout contact avec la police municipale ?

Pire : ordre avait été donné de me tenir à l’écart de toute information concernant la sécurité. J’ai horreur des faux semblants. J’assume la responsabilité de ce que je fais, non de ce que je ne peux pas faire… Je pourrais citer des exemples précis, qui ne concernent pas que la sécurité, d’ailleurs. La concertation citoyenne, la démocratie participative dans les quartiers telle qu’elle a été (et reste) pratiquée n’avait rien à voir avec celles que nous nous étions engagés à pratiquer et à développer durant notre campagne pour les municipales.

Mais je ne veux pas amoindrir la qualité de notre conversation par   un réquisitoire contre le « tandem ». Je déteste trop le mélange des genres pour tomber dans ce piège. Ce que j’aurais encore à dire, je le dirai peut-être un jour… Si certains faits sont narrés par d’autres d’une façon trop altérée.

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Du Courage , de la Liberté et de l'esprit de résistance....

DR : Tu as vécu cette expérience dans la douleur, tout de même. Tu en souffres encore, non ?

CC : A un point que personne ne peut imaginer. Déprime, bien sûr. On se sent devenir un peu parano dans de tels contextes... On me vire, et on me traite de dissidente. De « traître » aie-je même lu, voilà peu encore dans une « opinion » publiée dans les DNA ! Je suis victime d’un mode de « gouvernement » que je condamne, et on fait de moi une fautive, une coupable. J’ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et c’est moi qui « fait du tort » à la municipalité… Et une foule de gens qui me gênait par leurs excès d’éloges se sont mis à me balancer des peaux de banane, à me tirer dans le dos, à me dénigrer. Et je paye mon intégrité intellectuelle par toute une série d’attaques personnelles viles, de manoeuvres indignes, de tentatives de décrédibilisation, de campagne d’insinuations et de rumeurs stupides…

Mais si j’ai une bonne mémoire, je ne suis pas portée ni vers la rancœur ni vers  la rancune. Je n’ai de « compte personnel » à régler avec personne, contrairement à ce que j’ai lu récemment encore dans des propos de personnages mesquins qui ont dans la presse locale un écho disproportionné par rapport à leur représentativité. En fait, je dois remercier Mme Keller et M. Grossmann.

DR : Pardon ?

CC : Mais oui… D’abord, comme je viens de le dire, ce sont eux qui m’ont fait franchir le Rubicon de l’engagement en politique. A la politique, je ne pensais pas…

Ensuite, ils m’ont permis de voir ce qu’il ne faut surtout pas faire si l’on veut que le mot « politique « recouvre sa noblesse perdue… Ils m’ont appris (avec bien d’autres proches d’eux) à limer mes excès de confiance en des paroles données, aux promesses « qui n’engagent que ceux qui les entendent » comme dit Pasqua.

J’étais (et je reste encore un peu) naïve. J’aime nager dans des eaux propres. Les eaux troubles me révulsent.    Ils m’ont appris (directement ou indirectement) le sens de mots que je connaissais mal : hypocrisie, calculs « politichiens » (comme disait DE Gaulle), opportunisme, carriérisme, contre-vérité… Toutes les expériences (même celles chargées de désillusions) sont profitables.

Ma volonté naturelle de transparence s’en est trouvée  renforcée. Mes soifs d’exigences se sont trouvées augmentées. Et toi, tu te sens  de « gauche » plus que de droite, pour reprendre ta « provocation » ?

DR : J’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

CC : Une phrase qui n’a  pas échappé à Bayrou… Mais qui n’est guère honorée par « la droite décomplexée »…Tu m’as dit ne jamais avoir eu qu’une carte de presse jusqu’à ton engagement au MoDem

DR : Oui, En fait, le citoyen que j’ai toujours été (le vrai journalisme est un civisme) a plus voté à gauche qu’à droite. Mais l’engagement européen a toujours été et reste mon premier critère de jugement, avec le sens des responsabilités et la crédibilité des candidats.

Depuis très longtemps habité politiquement par quatre personnages de notre Histoire nationale : Monnet et Schuman, qui ont formé un vrai tandem, Mendès-France et Charles de Gaulle.

Monnet et Schuman m’ont longtemps troublé parce qu’ils étaient effectivement plus de droite que de gauche. Selon des critères bien dépassés.

Mendès m’a longtemps mis mal à l’aise en raison de l’échec qui lui est imputable de la CED, de ce projet d’Union politique européenne qui allait de pair (ou l’oublie) avec le plan d’une Communauté européenne de défense. Quant à de Gaulle… je fais mienne la définition d’Edgar Pisani : « Je n’ai jamais été gaulliste mais je reste gaullien ».

Si aujourd’hui je ne cache pas mon soutien actif à François Bayrou, c’est surtout parce que je retrouve chez lui cette triple inspiration.

Voilà des années que je pense qu’il faut, pour la France et pour l’Europe, une réconciliation des idées de Monnet-Schuman, de De Gaulle et de Mendès. La revitalisation de la politique et la restauration d’une France influente, prospère et équilibrée dans une Europe-puissance passe par là. Et cela dépasse effectivement les clivages archaïques, « préhistoriques », dit Bayrou entre la droite et la gauche.

Ces deux singuliers accolés à « droite «  et à « gauche » sont d’ailleurs faux, mensongers, fallacieux. Il y a DES droites et DES gauches. Alors qu’il ne peut y avoir qu’un Centre… Même si en ce moment, il n’a jamais été autant disputé.

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 « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

(Pierre PFLIMLIN)

D'autres extraits de ces conversations >>>>>

31/05/2007

La refondation de l'écologie politique se fait au MoDem

Les Verts passent à l’Orange...

... et les Verts enrichissent l'Orange

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Le billet de Chantal Cutajar

L'Orange et le Vert vont bien ensemble... Harmonie des couleurs. Complémentarité des symboles: espoir pour le vert, vigilance et vitalité pour l'orange. Dynamisme et santé pour les deux.

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François Bayrou qui avait accueilli Nicolas Hulot à l'Université d'été de l'udf  l'an dernier. Il a signé son Pacte, comme je l'ai fait moi-même. L'UDF de Bayrou avait mis au point en collaboration avec Corinne Lepage  de Cap 21 (parti constitutif du MoDem) une plate-forme sur le développement durable, à la fois audacieuse et réaliste, qui avait des mérites reconnus par les experts mais qui malheureusement n'ont guère retenu l'attention des médias durant la campagne: cohérence, intégration des préoccupations écologiques dans tous les secteurs d'action et à tous les niveaux, objectifs précis et moyens d'action bien définis.

Cette plate forme  marquait (et marque toujours) un vrai tournant dans l'histoire de l'écologie politique en intégrant, sérieusement, sans démagogie, sans intégrisme idéologique, sans nostalgies passéistes et sans rêves utopiques, l'écologie à la politique.

Horizontalité et verticalité, audace et réalisme, diversité et cohérence: la politique devient écologique ou n'est pas. Comme la politique est morale ou n'est pas. Comme la politique doit servir l’intérêt général ou n’est pas.Comme le droit doit servir la Justice ou n'est pas. La refondation de l'écologie politique passe par le MoDem.

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C'est conforme à la social-économie (qui est aussi une éco-économie) et à la démocratie sociale (qui est par nature une démocratie environnementale) prônées par Bayrou et à la finalité même de mon propre engagement en politique: remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au coeur de toute action!

C'est conforme aussi à la logique des réflexions et des travaux du Conseil de l'Europe en matière d'environnement que je m'engage à soutenir bien davantage à l'Assemblée nationale si je suis élue par les Strasbougeois dont je connais l'attachement à la qualité du cadre de vie, à la sauvegarde d'un environnemen sain et à la protection de la planète.

Je suis donc ravie que, de plus en plus, des Verts rejoignent, viennent enrichir la famille orange du Modem. A tel point qu'un site internet, MoDem Ecologie, vient de s'ouvrir et que  les militants du Modem comptent chaque jour un peu plus de militants "écolos". Nature et culture : culture de la nature et culte de l’Humanité, donc de cette planète des Hommes.

Il ne pouvait pas en être autrement dans ce parti nouveau conçu pour ce  XXI ième siècle dans lequel n’ont ne devons avancer ni à reculons ni en fonçant dans les murs annoncés. Tous les défis à relever ont une dimension écologique, comporte des impératifs écologiques. C'est vrai du "local" au "global". Du particulier au général. " Voter écolo, c'est voter, MoDem", dit un slogan de candidats de Cap 21 investis par le Mouvement démocrate. Mes engagements en la matière le confirment. Pour une écologie politique qui allie idéalisme et pragmatisme:le MoDem, le MOUVEMENT DEMOCRATE. C'est l'une des dimensions essentielles de ce qui est "La Révolution Bayrou". Une révolution qui continuera grâce à vous. 

Chantal Cutajar

« Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde »  (Ghandi)

A LIRE OU RELIRE SUR CE SITE: La plate forme écologique de François Bayrou et de Corinne Lepage >>>>>>>>>>>>>>&...

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Ecolo...branche-toi

 

 

au MoDem !

 

LU DANS MARIANNE

Des Verts pastèque aux Verts melon

Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d'aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?

Cela « n'affole pas » Dominique Voynet, mais les faits sont là : certains Verts ont décidé de se convertir à l'orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. Résultat : parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte une grosse dizaine d'anciens Verts. Quatre à Paris, dont Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris. A ceux-là on peut ajouter deux autres proches de Jean-Luc Benhamias candidats à Marseille et quelques candidats éparpillés entre la Seine-et-Marne, le Val d'Oise, ou la Picardie...

D'autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l'ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »

Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s'amusent à les appeler, ces Verts rattachés à la rose socialiste, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?

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Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l'écologie n'a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d'ailleurs qu'elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.

Pour Jean-Luc Benhamias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ».

Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n'est qu'une poignée de gens. Ce n'est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s'être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
Reste deux interrogations auxquelles il est sans doute trop tôt pour répondre. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre, comme le prédit Jean-Luc Benhamias ?

 

Pour le député européen, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives. Pour convaincre les hésitants, un site Web « Modem écologie » a même été mis en place. A voir. Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu'il n'y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n'arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

Anna Borrel avec François Vignal

 A VOIR >>>>>    Corinne LEPAGE : "Nous devons reconstruire un pôle d'écologie politique au sein du MoDem et au centre de l'échiquier politique"

medium_modem_forum.JPGFORUM POUR LE MoDem >>>>>>>>>> medium_orange_carrée.jpg 

Tout n'est pas toujours carré ! 
Les avis peuvent diverger....RDV sur la page écolo du forum du MoDeM

 

« Il n’y a pas de passagers sur le vaisseau terre. Nous sommes tous membres de l’équipage »
Marshall Mac Luhan 
 

28/05/2007

Invitation: Rencontre à Strasbourg avec Chantal CUTAJAR sur l'Université et la Recherche

L'education, l'université, la recherche: Priorités des priorités du MoDem.

"Mon engagement politique est dans la logique de mes engagements professionnels:le droit, comme outil de Justice, Et l'enseignement, comme levier de l'égalité des chances, comme ciment du Vivre Ensemble, comme investissement pour l'avenir', se plait-elle à dire.

Ce mardi, elle  sera à l'écoute de vos opinions et de vos propositions et répondra à vos questions sur l'Université, à la veille d'une profonde réforme qui mérite débats et sur la Recherche, si malmenée et si négligée depuis des années.

"C'est dans et par la recherche que se joue en partie l'avenir du dynamisme français"  

Cette rencontre-débat se déroulee de 19h à 21h  à la Cafétéria Le Minotaure, RU La Gallia, entrée boulevard de la Victoire à Strasbourg

L'équipe de campagne de Chantal Cutajar

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RAPPEL: LES PROPOSITIONS DE BAYROU

>>>>>" Porter l'investissement par étudiant au niveau de celui des pays performants de l’OCDE. "

Pour améliorer les chances de réussite des étudiants, François Bayrou avait instauré le semestre d'orientation à l'entrée de l'université. Il reste beaucoup à faire pour rendre les études supérieures plus heureuses et plus fructueuses - et cela demande un investissement nouveau.

 

« Je veux défendre le modèle universitaire français. S’il n’est pas question de toucher au statut national des diplômes, la question du degré d’autonomie des universités est posée, en particulier pour les budgets de recherche.


Par ailleurs, la gouvernance des universités est à revoir, en démocratisant son fonctionnement et en promouvant les fonctions d’encadrement. Il faut également poser la question de la relation entre l’université et les grandes écoles, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre.

Aujourd’hui, quelque 40 % des élèves échouent en première année à l’université, car la rupture est trop brutale entre le lycée et l’enseignement supérieur. Je propose de faire de la terminale une propédeutique - une préparation à l’enseignement supérieur - ce qui va de pair avec le semestre d’orientation à l’entrée de l’université.

LIRE LA SUITE >>>

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>>>> RECHERCHE « Je propose un pacte transpartisan d’investissement dans la recherche, garantissant une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche. »

À l’Université d’automne de « Sauvons la recherche », François Bayrou a affirmé sa conviction : la recherche est l’une des questions les plus importantes pour notre pays, pour sa place dans la globalisation. Le dialogue avec les chercheurs est une nécessité politique, et la réforme de la recherche une nécessité nationale.

« Je veux répondre à la grande frustration des chercheurs : vingt-cinq ans d’indécision des gouvernements successifs, des conditions de travail de plus en plus précaires, la jeunesse qui se détourne de la recherche.

Pire, nous vivons un drame national : la France forme de très grands chercheurs, qui partent travailler à l’étranger. C’est une perte organisée de la substance nationale ! La cause, c’est qu’ils n’ont pas de débouchés, la recherche n’étant pas considérée en France comme une formation qui conduise à la responsabilité dans l’entreprise.

Or la recherche de haut niveau est comme la pointe d’une pyramide, cette pointe sera d’autant plus éminente que la base de sélection sera large. Et sans débouchés, il ne peut y avoir une base large, malgré la qualité de notre recherche et de notre université.

LIRE LA SUITE >>>>>>>> 


LES PROMESSES DE SARKOZY >>>>>>>>    et >>>>>>>>>>>>>>&...

Strasboug: Osez le MoDem!

INVITATION AUX JEUNES QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE LE MoDem De BAYROU:Rencontre avec Chantal CUTAJAR

medium_bayrou_OSEZ.5.jpgTartes flambées à volonté et convivialité :OSEZ LE MoDEM!
Déjà plus de 75 000 pré-adhésions au Mouvement Démocrate, le parti du XXI ième siècle pour que les jeunes soient de VRAIS ACTEURS de leur avenir et de la Société de demain.
C'est ,avec la participation de Chantal CUTAJAR, au
Caveau des Brasseurs, 22 rue des Veaux à strasbourg
le mercredi 30 mai à partir de 19 heures

VOIR LE SITE POLITIQUE DE Chantal CUTAJAR >>>>>>>>

 
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