Avertir le modérateur

05/01/2009

STRASBOURG: QUELLE MAISON DE L'HISTOIRE DE L'EUROPE ?


PDF Imprimer Email

ELIE BARVAVI (Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles) au CAFE EUROPE de Relatio, le vendredi 16 janvier à 12H30 ( Zum Strissel à Strasbourg)


INVITATION

Lieu d'Europe, Maison de l'Histoire de l'Europe, Musée vivant de l'Europe, EURODOM ; Les projets ne manquent pas. Et le récent vote du bureau du Parlement européen sur la proposition Pöttering doit relancer bien des débats. A commencer celui sur le projet Eurodom ou « lieu d'Europe » lancé à Strasbourg par Alexis Lehman
Elie Barnavi, qui vient de publier « l'Europe frigide » et qui dirige le musée de l'Europe de Bruxelles fait part de son expérience. Et en tire quelques leçons.


13/07/2008

L'Europe gourmande : le Festival de Strasbourg s'est dessiné un bel avenir

SUR RELATIO-EUROPE.eu PDF Imprimer Email
Dimanche, 13 Juillet 2008 12:32

Par Daniel RIOT

(En haut Bruegel, en bas Repas de paysans de Le Nain et repas de famille, de l'école flamande: L'Europe commence et s'épanouit dans nos assiettes)

 

Un galop d'essai ? C'était le but. L'essai est déjà transformé, comme on dit en rugby. Le Festival des cultures et des saveurs d'Europe est d'ores et déjà inscrit dans les paysages des rendez-vous « incontournables ». Mieux : il s'annonce déjà comme l'une de ces manifestations susceptibles d'animer Strasbourg  pour le plaisir des sens des habitants de l'eurodistrict et de la Grande région, d'attirer vers la métropole rhénane de nombreux visiteurs (en étant l'été ce que le marche de Noel est l'hiver) et de  conforter le rôle et le rayonnement de ce qui est déjà la capitale démocratique de l'Europe. Strasbourg, capitale de l'Europe gourmande ? C'est très bien parti. Bravo et merci aux initiateurs, Jean-Louis Valmiger et Emile Jung en tête. Merci à ceux qui les ont soutenus. Le Festival de Strasbourg a déjà le visage d'un futur qui s'écrit au présent.

En ce carrefour de l'Europe de la bière et du vin, du pain blanc et du noir, dans cette région où l'on aime les plats composés (choucroute, baeckeofe, matelote), dans cette cité qui fut sauvéepar la soupe des Zurichois, dans ce carrefour des routes (y compris de la soie) entre le nord et le sud, entre l'est et l'ouest, la gastronomie est un mot chargé de sens . De tous les sens mêmes.

A commencer par son sens premier trop oublié. La gastronomie ne se réduit pas à la haute cuisine (comme on parle de haute couture) avec ses connotations élitaires et oligarchiques. Elle est, selon la formule de Brillat-Savarin, « la connaissance raisonnée de tout e qui a rapport à l'homme, en tant qu'il se nourrit ». Autant dire qu'elle « régit la vie toute entière ».Et qu'elle est par définition pluridisciplinaire. « Se placer du point de vue du mangeur », de cet « esthète gourmand » qui s'appelle l'homme c'est prendre en compte toute « la chaîne de la vie ».

 

23/03/2008

Strasbourg: Leçons d'une élection

cc5f9543533f40d7ade209b37d39933c.jpgpar Alexis LEHMANN

Benoît Hopquin  titre dans le Monde du 18 avril que Strasbourg a, une fois encore,  sanctionné le Maire sortant.

Les raisons évoquées sont : la similitude des programmes, le mécontentement général ou encore le caractère autocratique du « tandem ».

Il y a certainement du vrai ,mais il manque à mes yeux une raison majeure.

Lire la suite

23/02/2008

Europe:LA chef d'orchestre du Parlement européen

L’INVITE (E) DE RELATIO.fr : CLAIRE GIBAULT

Musique, politique, droits des femmes, culture et éducation, vie des artistes .... A batons rompus avec Sandrine KAUFFER  et Daniel RIOT

05d5f4dcd304fa74820852969c33c644.jpg
Photo de Philippe Schlienger

 Rencontre avec une eurodéputée qui est devenue en peu de temps une grande figure du Parlement européen : Claire GIBAULT. Seule femme française chef d’orchestre, elle est entrée en politique par la culture. « Pour agir ». Et par une volonté : « ne pas être esclave de mon ego, mais servir les autres dans la mesure de mes moyens ». La musique « reste plus qu’un métier, une passion », mais au Parlement européen elle a trouvé un terrain à la mesure de sa « soif de faire » : « J’espère bien être réélue »… 

 

Lire la suite

06/12/2007

Kadhafi chez Sarkozy : Un Führer au Ritz… pour parler culture.

« Vous êtes invités au Ritz, le 11 décembre ? »… Rien n’est trop beau, trop grand et trop cultivé pour le Colonel qui dirige en « Guide » la Libye, pour cet ancien « ennemi public » n°1 des démocraties, de l’Europe, de l’Occident, pour ce preneur d’otages, ce mapitre-chanteur et cet inspirateur de réseaux terroristes devenu « l’ami Kadhafi », chef d’Etat fréquentable qui va être reçu en visite officielle en France...

Le colonel ne s’intéresse pas qu’au nucléaire français :la culture aussi le passionne. Après tout, la culture est "pour tous". Les SS adoraient la grande muisque, non ? Les pourvoyeurs du Goulag avaient une bonne éducation, non? Et les chefs des Khmers rouges ont fréquenté la Sorbonne, non? 

Une grande rencontre est prévue entre le « Guide de la Révolution » dans les brillants salons de l’hôtel Ritz mardi et des intellectuels, des écrivains et d’autres « Lumières «  de l’esprit français. Ce sera "drôle" de voir qui « en » sera…Un « Guide », un Führer, au Ritz ! « C’est assez kitch », ironise un éditeur plein d‘esprit… C'est assez signifiant de l'air du temps, en effet. Mais il vaut mieux en rire, puisque personne ne semble y voir malice, perfidie, mal ou ironie de l'Histoire... Qui, déjà, disait: "les hommes font l'Histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font"?

Elle est vraiment bien notre « démocratie exemplaire » ! Entre les « félicitations chaleureuses » à Poutine pour sa très démocratique victoire électorale, les courtisaneries envers Chavez « qui a son caractère », les avances qui valent reconnaissance et valorisation au FRAC, l’oubli de la sous-ministre aux droits de l’Homme dans la tournée présidentielle en Chine, des "dessous" pas très clairs dans la libération des infrmières bulgares,  et la réception en grand pompe  de Kadhafi, on ne sait plus très bien quel pari ont pu faire Max Gallo, si respectable, André Glucksmann,si  estimable, Bernard Kouchner, si riche en bons sentiments, et quelques autres…

C’est beau le pragmatisme, la réalpolitik, le cynisme… « Quelle époque », va s’exclamer (encore) Philippe Sollers... qui ne pourra pas se rendre à cette "invitation" qui doit flatter bien des égo de gogos 

Daniel RIOT

02/12/2007

LIVRES: LE PRIX 2007 DE RELATIO, L'EUROPE EN REVUE

Le livre européen de l’année :

Lettres européennes

Manuel d'histoire de la littérature européenne Annick Benoit-Dusausoy, Guy Fontaine Editions de Boek université) Un ouvrage qui manquait. Et qui est remarquablement fait. Lettres Européennes, c’est le premier manuel d'histoire de la littérature européenne.  Plus de deux cents universitaires de toute l’Europe ont collaboré à  cet ouvrage collectif qui a une ambition pédagogique noble et qui atteint son but :  il est  légitime et nécessaire, pour les 800 millions de citoyens européens, de connaître les racines, l’histoire, l’actualité de la production littéraire de l’Europe qu’ils habitent. La citoyenneté se forge sur une conscience qui se nourrit de l’écrit, au-delà des difficultés des traductions et des clivages entre tradition et modernité.

f16462d1a3a0f1b63a88f6ec8a080ea9.jpg

Aux contributions sur les héritages antique, biblique, celtique ou arabo-andalou, qui ouvrent le livre, répond le chapitre « Figures contemporaines » : 46 notices sont consacrées à 46 auteurs contemporains vivant et écrivant la littérature d’aujourd’hui dans le continent européen.

Dialectique du connu et de l’inconnu, imbrications de l’Histoire dans des histoires, littérature de témoignage ou de fiction : l’Europe qui s’écrit aujourd’hui est en consonance avec la tradition de circulation des êtres, des livres et des idées, caractéristique de la genèse culturelle de notre continent. Bravo à eux ! Puisse cet ouvrage être le premier d’une série… L’Europe est une entité culturelle. Pour s’y reconnaître, il faut mieux la connaître.

L'ARTICLE DE RELATIO, par Daniel RIOT >>>>>>>>>>>>

SUR AMAZON >>>>>>

22/11/2007

L'Europe de la danse en deuil: "On meurt toujours à temps", disait Béjart...

Le chorégraphe Maurice Béjart s'éteint à 80 ans

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d'y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.

fc0b8608b70dc8c2d3f6a45d07cd03e9.jpg

14:33 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : danse, art, europe, culture, bejart

20/11/2007

Europe culturelle: Les 336 trésors de Bruxelles

Le Grand Atelier : Encore deux mois pour admirer les trésors de 156 musées d'Europe

e713e0b76ab975065a39b400c04a75c4.jpgGigantesque cabinet d'amateur, l'exposition "Le Grand Atelier : Chemins de l'Art en Europe du V° au XVIII° siècle", organisée à l'occasion des 50 ans du traité de la CECA,  présente 336 trésors issus de 156 musées européens. Rares, uniques, exceptionnels, il est possible de les admirer jusqu'au 20 janvier 2008 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour la première, et sans doute, la dernière fois ensemble.

Une sélection de quelques chefs-d'œuvre....

En fil rouge, voici dix chefs-d'œuvre incontournables qui ont participé au fil des siècles à l'élaboration de l'art en Europe et appartiennent pleinement au patrimoin européen

A LIRE ET A VOIR SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>&...

ALLEMAGNE: Le pari sur la culture...avec les armes d'un budget en augmentation

DES AMBITIONS ET DES MOYENS ADAPTES..... Maîtrise des déficits ne rime pas nécessairement avec disette culturelle. A l'heure où le budget allemand tend plus que jamais vers l'équilibre, le Bundestag vient de voter des crédits inédits pour irriguer le secteur de la culture en 2008. Le montant de la rallonge atteint 400 millions d'euros.

Le ministre allemand délégué à la Culture et aux médias, Bernd Neumann, se frotte les mains. "Un programme d'investissements culturels de cette ampleur est inédit en Allemagne. […] Cette décision d'avenir renforce l'Allemagne en tant que nation de culture", s'est-il félicité. C'est d'autant plus remarquable que jusqu'à présent, les affires culturelles étaient surtout du ressort des Lânder...

En savoir plus sur RELATIO >>>>>>

19/11/2007

Strasbourg: Versions Roms de l'hymne européen

Repris sur RELATIO

Un CD de variations Roms sur le thème de l'hymne européen sera lancé le mardi 20 novembre au Conseil de l'Europe. Cinq groupes de musiciens Roms participent à ce projet : le groupe albanais Shqiperiagroup , les groupes serbes Kal et R. Point, Yorgui Loeffler - guitariste alsacien de jazz manouche - et enfin la célèbre chanteuse Rom Esma Redzepova, qui sera présente et interprètera sa version lors de cet événement.

6de165e2b693f2331cf192c7df998cca.jpgEsma Redzepova

Ce lancement aura lieu à 12 heures (foyer de l'hémicycle), à l'occasion de la session du Congrès du Conseil de l'Europe (19-21 novembre 2007 à Strasbourg) et de la remise du " Prix Dosta ! Congrès pour les municipalités " qui récompense les meilleures initiatives locales en faveur de l'intégration des roms.

La réalisation de ce CD s'inscrit dans la campagne de sensibilisation " Dosta ! " du Conseil de l'Europe qui a pour but de faire évoluer les mentalités et de rapprocher les Roms des autres citoyens, en montrant qu'ils sont des membres ordinaires de la société, avec leurs talents et leur potentiel.

e7de49e0f539fbc283ac776c8802f545.jpg

Présents dans la quasi-totalité des États membres du Conseil de l'Europe dont ils représentent parfois quelque 5% de la population (environ 12 millions de personnes au total), les Roms sont nombreux aujourd'hui à vivre dans des conditions difficiles et leur participation à la vie publique demeure très limitée. Par cette campagne, le Conseil de l'Europe entend démontrer que la qualité de citoyens et les droits fondamentaux des Roms doivent donc être reconnus. La culture Rom, enfin, fait partie du patrimoine culturel européen et contribue à l'enrichissement de nos sociétés.

La Campagne fait partie d'un programme commun Conseil de l'Europe/Commission Européenne mené en 2006 - 2007 dans cinq pays : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie et " l'ex-République yougoslave de Macédoine ".

320958fe179575f290f9ac3612199232.jpg

ECOUTEZ, en cliquant sur les liens:

Hymne européen en rom par Esma Redzepova

Hymne européen par Grupi folklorik Rome nga Shqiperia

Hymne européen en rom par Yorgui Loeffler

Hymne européen en rom par Kal

Plus d’informations et morceaux disponibles sur www.coe.int et www.dosta.org

 

VOIR LES SPOTS:

Spot 50’’
Spot 25’’

18/11/2007

L’Europe gourmande : Julien Binz, le prince d’Isenbourg

45d8c352b599375d0a60462fec204c69.jpg« Au cœur du vignoble »… Connaissez-vous un château ou une demeure de classe d’une région viticole d’Europe dont la présentation dans les meilleurs (ou les plus mauvais) des guides ne commence pas par « Situé(e)  au cœur du vignoble » ? L’Europe des clichés ne connaît pas de crise… Le Château d’Isenbourg, lui, a le vignoble au cœur. Et à cœur ! Une question de philosophie de vie plus que de situation…

Sur la route des vins, il est, bien sûr, ce chateau. Bien ancré dans l’Alsace pre-vosgienne, face à la Forêt noire qui, ici, fait office de la grenouille dans son bocal du bon météorologue… Bien exposé, comme un objet de désir.

b49ebbd0253413676d7c87523ff6502d.jpg

Il est trop imposant pour ne pas être hanté par des faits d’armes, des intrigues de chevaliers ou d'évêques,  des cœur fléchés et des parfums de femmes. Et il est,bien sûr, chargé de cette Histoire qui fait de l’Europe non le « vieux continent », mais une terre pétrie d’humanité qui adore les histoires…

Isenbourg ? Plongée en Austrasie ! En ce Royaume franc des Mérovingiens qui, de la mort de Clovis (511) à celle de Childeric III (751), nous a valu quelques Clotaire, Sigebert et autres…Dagobert.

Une résidence royale, ce château de Rouffach dont l’histoire …moderne commence avec l’évêque Frédéric de Blankenheim en 1380 ! Il abrite aujourd’hui un hôtel  quatre étoiles des « grandes étapes françaises » qui vaut détours et séjours. Y compris pour garder la forme ou la recouvrer: un spa à user sans modération...  Il offre, surtout,  une cuisine… royale grâce à un jeune chef imaginatif, inventif, subtile, expert en mariage des saveurs.

06580a136f3aaf43c00d0d7d36c974c5.jpg

Un alchimiste ou un magicien talentueux de l’art culinaire, ce Julien Binz , un chef qui devrait faire des « Tommeries » une salle à déguster digne des meilleurs des tables étoilées! Il vaut déjà beaucoup plus et mieux que la plupart des guides (toujours un peu en retard) le disent...

« Tommeries » ? Le nom des pupitres sur lesquels on posait, avec délicatesse,  des fioles soufflées qui permettaient de conserver le raisin dans les conditions les meilleures. Un nom qui est celui du village de Bourgogne où ces fioles étaient fabriquées. Les Tommeries: Un triple symbole qui sied bien à la cuisine de Julien. Respect des traditions les meilleures, soin et conscience du vrai artisan, par définition passionnément amoureux de son art, et goût de l’innovation, de la recherche, de ces trouvailles qui font, comme disait Valéry, que « le génie est une habitude que prennent certains ».

Julien est tombé dans les marmites dans son adolescence. Et il a visiblement pris cette « habitude » valéryenne : le mot « génial » appliqué à sa cuisine n’a pas  l’affadissement qui faisait piquer de saines colères à Musil contre les journalistes en mal d’inspiration… Et cet amoureux de son art sait aussi, pour rendre une autre formule de Valéry, que « le travail doit finir par effacer les travail »…

Son parcours, il est vrai, n’a rien  d’un chemin de croix. De très belles stations sur la route des bons couverts ! Les Armes de France, à Ammerschwihr (67), Le Buerehiesel à Strasbourg (67), L’Auberge d’Artzenheim et (mais oui)  l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (68). Ce « Jeune talent 2006 » a été le second de cuisine de Marc Haeberlin.  

Ce parcours étoilé  devrait logiquement (« l’intendance suivra », redirait De Gaulle !) le conduire au paradis des meilleurs… si j’en juge par ce que j’ai vu, senti et dégusté. Avec la sûreté de bouche qui vient d’une petite expérience de fine gueule que je confesse bien volontiers et d’un esprit d'épicurien non repenti qui aime les repas non de fêtes, mais en  fêtes (de tous les sens) et qui place  la cuisine dans la « rubrique » culture et non « vie pratique »…

f7e5e7ff794137a92e71146d19dbe27e.jpg

Du grand art, vos mets, « chef Julien » ! En sortant du château, je pensais  à ce proverbe alsacien que Martin Graff avait remis au goût du jour  et dont j’ai fait un peu ma devise personnelle : « Cultive tes racines, et plantes-les dans les étoiles »…

Non seulement, parce que les étoiles peuvent et doivent devenir votre jardin professionnels, mais parce que votre art de marier (et de doser) les saveurs, donc les produits,  est très « européen » dans le sens  le plus noble du terme : je ne sais si vous êtes des « euro-toques », mais votre toque est authentiquement européenne. Avec une carte « unie dans la diversité »…

Daniel RIOT

df6d9dc35bab5e6070ae2eed6ee73477.gifUne recette du chef

(Ingrédients pour 6 personnes)

Foie Gras 6 escalopes de 70 gr

Pain d’épices 6 tranches
2 oeufs
Lait 100 gr
Framboises 500 gr
Beurre 60 gr
Vinaigre Balsamique 150 gr
Sucre 150 gr

Préparation
Tailler les tranches de Pain d’épices à l’aide d’un emporte pièces rond.
Tremper dans le mélange œuf – lait et poêler au beurre.
Disposer les framboises sur le pain d’épices et passer 1 minute au four.
Réaliser un caramel avec le beurre et le sucre, déglacer avec le vinaigre Balsamique et réduire quelques instants.
Couper le Foie Gras en tranches, assaisonner et poêler vivement dans une poêle anti-adhésive, sans matière grasse.
Dressage
Dresser le pain d’épices garni de framboises au milieu de l’assiette, poser le Foie poêlé par dessus.
Ajouter un cordon de sirop de vinaigre autour.

(Recette reprise sur « Alsacez-vous », le site de Tourisme Alsace >>>>>> )

990cf5ce3ced5db8c1237ec788b007d4.jpg

 

LA CARTE >>>>>>>>>

LES CAVES >>>>>>>>>

L'HISTOIRE DU CHATEAU >>>>>>>>>>

L'HOTEL >>>>>>>>>

UNE VISITE VIRTUELLE >>>>>>

LES GRANDES ETAPES FRANCAISES >>>>>>>>>>

A VISITER DANS CE COIN D'EUROPE >>>>>>>>>

A NE PAS MANQUER: LE MUSEE UNTERLINDEN DE COLMAR (à une vingtaine de kilomètre du Chateau d'Isenbourg)

978b01cfd4c29ac81aaafb70878ffcb4.jpg

 

LE RETABLE D'ISSENHEIM


Vers 1512-1516, Grünewald peint son célèbre retable pour la commanderie des Antonins d’Issenheim, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar, commandité par Guy Guers, précepteur de la commanderie des Antonins de 1490 à 1516. La partie sculptée est due à Nicolas de Haguenau (vers 1515). L’ordre des Antonins a vu le jour officiellement en 1092, avec pour vocation de soigner les malades atteints du feu sacré, une maladie provoquée par l’ergot de seigle, parasite de cette céréale. Fondée vers 1300, la commanderie d’Issenheim acquiert peu à peu une richesse considérable dont témoignent les nombreuses œuvres d’art qu’elle a commandées et financées. Consacré à saint Antoine, le retable, destiné au chœur de l’église de la commanderie, figure parmi elles. Il est resté conservé dans cet établissement religieux jusqu’à la Révolution et pour empêcher sa destruction, il est transporté à Colmar, en 1792, à la Bibliothèque Nationale du District. En 1852 enfin, il est transféré dans l’église de l’ancien couvent des Dominicaines d’Unterlinden, où il constitue le joyau du musée qui s’y organise alors et où il n’a cessé, depuis, de fasciner et d’envoûter ceux qui l’ont contemplé.

0628622e04f9845946d34e58debe9417.jpg

UNE EXPO A VOIR DU 8 DECEMBRE 07 AU 2 MARS 2008

76f2a046054d7869504486403dd0f95c.jpgDétenteur du célèbre retable des Antonins d’Issenheim, chef-d’œuvre de Grünewald, le musée d’Unterlinden consacre, pour la première fois en France, une exposition à l’œuvre de ce grand peintre de la Renaissance germanique.
Cette manifestation s’inscrit dans la politique du musée privilégiant la recherche et la mise en valeur, en direction du public, de ses remarquables collections de peintures et de sculptures représentatives de l’art des XVe et XVIe siècles, une période durant laquelle le Rhin supérieur a connu un véritable âge d’or.

L’exposition tentera de préciser la chronologie de création du retable d'Issenheim et d’éclairer nos connaissances sur l’identité de Grünewald.
Elle fait suite à l’étude du retable d’Issenheim menée depuis plusieurs années par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), et au colloque qui s’est tenu à Colmar en janvier 2006.
Elle sera centrée sur le processus d’élaboration de cet ensemble monumental qu’est le retable, grâce à un partenariat avec le Kupferstichkabinett de Berlin où est conservé l’essentiel de l’œuvre graphique de Grünewald.

EN SAVOIR PLUS >>>>>

LE SITE DU MUSEE >>>>>>

14/11/2007

EUROPE:Le Festival Strasbourg-Méditerranée

SUGGESTION RELATIO:Le festival Strasbourg-Méditerranée est créé en 1999, à l'initiative de l'association Décade, coordinatrice de la manifestation, et un collectif d'acteurs associatifs, culturels, institutionnels, des artistes, des chercheurs, intervenant dans le domaine des mémoires et des cultures de l'immigration, notamment celles issues du bassin méditerranéen.

d2fe55855d65559795f6c8b194cedb83.jpg
Tous les deux ans, et durant 15 jours, il met en lumière la richesse intellectuelle, artistique et culturelle des peuples de la Méditerranée. Spectacles, concerts, projections, expositions, débats, colloques, organisés dans toute la Communauté Urbaine de Strasbourg, invitent les habitants de la ville à découvrir et à s'ouvrir aux cultures, à l'histoire, à l'actualité et à la création de nos voisins du Sud.
C'est un moment privilégié de fête, de rencontre et de réflexion, un événement unique et singulier en Alsace dont une partie importante de la population est issue du pourtour méditerranéen.

LIRE LE SUITE >>>> 

La cinquième édition: 90 manifestations

Du 24/11/2007 au 08/12/2007

Pour sa 5e édition, le festival souhaite “faire tomber la frontière” et invite les Alsaciens ( et d'autres)  à s’ouvrir aux cultures, à l’histoire et à l’actualité de nos voisins du sud de l’Europe.
Durant deux semaines, la Grèce, la Bulgarie, l’Espagne, la Turquie, l’Algérie... s’invitent sur les scènes de Strasbourg et de la CUS (L’Illiade, Point d’Eau, Salle du Cercle, Cheval Blanc…).
Près de quatre-vingt manifestations sont organisées : concerts, lectures, expositions, débats, danse, cinéma, théâtre, contes, marionnettes. Un programme foisonnant pour faire entendre la Méditerranée à travers la parole d’artistes, de comédiens, de musiciens, de photographes, de réalisateurs qui viennent (presque) tous de la “Mare Nostrum” et rendent un hommage à toutes les communautés du Sud qui aujourd’hui vivent en Alsace.

bd4595981e162dbf033e098d04a1e5f2.jpg

LE PROGRAMME COMPLET >>>

LE PRORAMME PAR GENRE >>>>

LE PROGRAMME PAR DATE >>>>

VOTRE AGENDA PERSONNEL >>>>

LE SITE DU FESTIVAL >>>

LE SITE DE L'ASSOCIATION >>> 

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

71e4fe7ea4de26a8e7e14d57ebb38a57.jpg

« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

26/10/2007

TOMI UNGERER: UN GENIE AU MUSEE

94578c8556c51f2d185fa57314495d39.jpg

Ouverture du Centre International de l’Illustration Tomi Ungerer de Strasbourg

Un génie corrosif et tendre, « passionné par ses passions ».

Un "Alsachien" viscéralement humaniste.

Un Européen de coeur et d'esprit même si " l'Europe est une drôle

de femme qui connaît en même temps la puberté et la ménopause"...

f5014252d09a7823e2b9d7931dcf00ae.jpg

 

Tomi a son musée. « Les musées sont les points et  les virgules de l’Histoire »… J’allais dire « a enfin et déjà  son musée »…. « Enfin », parce que ce projet strasbourgeois est une idée déjà très ancienne : « La patience est une forme de paresse ». « Déjà »,  parce qu’il est rare qu’un artiste ait son propre musée de son vivant : une première en France, dit-on… « Vanité, tout est vanité : c’est absolument nécessaire pour un artiste »… Mais Tomi ne fait rien comme chacun… C’est ce qui fait son charme. En partie, car sa force de séduction ne se résume évidemment pas à cela.

4fbf6312f7a37485ee9bd1b94c1da5d4.jpg

Derrière le dessinateur génial, le « trouveur » d’idées en tous genres, ce pondeurs de « pensées », cet « esprit frappeur », ce provocateur acide, ce grand bricoleur, cet amuseur-amusé, ce passionné de jouets, ce collectionneur « de tout et de rien »,  ce jouisseur sans tabou (mais avec trompettes), ce voyeur visionnaire, ce faiseur d’images, cet homme-gag, cet insolent de première, se cache (plus ou moins) une âme sensible, un esprit chaleureux, un être fin, spirituel, cultivé, un homme nourri d’idéaux humanistes, une personne portée un sens aigu de la transcendance. Et un personnage hors du commun qui cultive l’amitié comme ce n’est plus guère en vogue…« Il faut donner une destination au destin »

Tomi est aussi, bien sûr,  un angoissé, un anxieux qui « allaite lui-même sa propre insécurité », un cerveau pleinement conscient de la fragilité des choses, de la finitude de la vie, de la relativité de cette mise en scène qui s’appelle l’existence. « A la guerre comme la guerre », le récit de son enfance, c’est « A la vie comme à la vie »… « Le désespoir est une raison d’être ». « Sans désespoir, pas d’humour ». « Une vie c’est lorsque la mort prend des vacances »  

 

bd1fab218177e3bf16c54f6cacfbdbfe.jpg  

On ne sait pas assez son admiration pour Victor Hugo. Son culte des Droits de l’Homme. Sa haine de la haine. Sa guerre à la guerre, aux causes des guerres. Son refus des racismes, de l’antisémitisme,  des fascismes, des totalitarismes,  des discriminations, de l’intolérance, des sectarismes, des bellicismes, des intégrismes…et de la connerie, de la bêtise, de ces « monstres » brechtiens qui sont en nous, en chacun de nous. « Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes. Il faut le rappeler avant toute élection »(…) »Je ne suis pas raciste, parce que je combats le racisme qui est en moi »

d5e2136a181a4764337b5fad7668eec0.gif

On peut l’affubler de tous les qualificatifs, Tomi : il en a subi des insultes, des procès , des suspicions, des censures, y compris, dans cette Alsace qu’il aime tant mais qui a tant tardé à voir en ce « pornographe douteux », en cet « exilé », en ce « publiciste » aussi à l’aise dans l’érotisme torride que pour les contes pour enfants, l’un des siens, l’un de ses fruits les plus beaux, les plus riches, les plus talentueux. Mais c’est ainsi : « S’il n’y avait pas des imbéciles, le paradis serait désert »…

907870dcbcedfce8ad6e70d9ba1b867f.jpg

Longtemps, Tomi a été plus connu en Suisse, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Irlande qu’en Alsace. Quant aux Parisiens, heureusement que « l’Ecole des loisirs » a reconnu son génie, sinon, Tomi, le « Boche américain », serait passé bien inaperçu… N’était-il pas un « anti-Français » celui qui disait que « l’Alsace, c’est comme les chiottes, toujours occupée ? ».

Jamais je n’oublierai la tête du patron des « dna » de l’époque (années 70) quand, avec l’ami Jean-Louis English nous lui avions proposé une grande ITW de cet « énergumène »… L’ITW a été publiée…après une dure négociation. Et parce que France 3 Alsace avait pris, avec Bernard Kurt, le même risque que nous : rencontrer le « diable de Tomi ». Et le faire sortir de sa boîte. D’une de ses boîtes. « L’enfer est le paradis pour le diable »

1ea3847f2831cacf6ffd62d2c859ecf8.jpg

Depuis, l’eau a coulé dans l’Ill et dans le Rhin, et Tomi a connu tous les honneurs, ou presque. Hommage soit rendu ici André Bord qui avait compris avant la plupart des responsables locaux et régionaux la richesse de celui qui, à sa manière, œuvre d’une façon concrète et très efficace à la réconciliation et à la coopération franco-allemande.

Que n’a-t-on pas plus aidé Tomi à réussir sa Cultur-Bank , idée originale qui aurait pu servir de modèle à des fondations franco-allemandes et européennes ! Que ne l’a-t-on pas plus écouté dans ses plaidoyers en faveur de l’apprentissage de la langue du voisin, des  jumelages de maternelles française et allemandes ! Mais  les regrets ne servent à rien… «  Il n’y a qu’un remède au passé : l’avenir ». Et il  a réussi  tellement de choses, celui qui est aussi « ambassadeur de bonne volonté auprès du Conseil de l’Europe ».

9ea10fea302f3cd20f45ab23122e5fb6.jpg

EUROPE ! Voilà un mot qui le réveille quand il somnole, qui éclaire son regard même quand la fatigue s’abat. Il l’aime sa terre d’Alsace, Tomi. Il l’adore sa terre de France. Mais  il se sent surtout  pleinement EUROPEEN. Même si « l’Europe est une drôle de femme qui connaît en même temps la puberté et la ménopause » L’identité, c’est une addition, pas une restriction. C’est un épanouissement, pas une carte tamponnée.

Ce qu’il n’aime pas, Tomi, c’est le nationalisme (micro ou macro), le « chauvisnisme », les racismes, les sectarismes, « l’escargotisme », le replis sur soi. Le nez dans les godasses. Les yeux dans les poches. Les oreilles avec des paupières. Le cœur en berne. Et l’esprit dans ses chaussettes.  Mais que voulez-vous ? « L’intelligence complique tout »…

40e727bdcecf8a9fc33164d150f3da3e.jpg

Le 2 novembre son musée sera ouvert au  public. Il en est ravi, fier et ému, bien sûr. Mais il est « trop infantile pour retomber en enfance ». Et il restera ce qu’il est : « corrosif pour ne pas rouiller »…

Il est surtout heureux que le musée qui lui est consacré, dans la belle villa Greiner deviendra, grâce au travail de la fée ensorcelante (et très fourmi dans son boulot)  Thérèse Willer, un grand Centre international de l’illustration. C’est dans la logique de l’Histoire : Strasbourg, est aussi la ville de Gustave Doré, né en bas de chez moi (il y a une plaque !) « Le dessin, c'est l'avorton des muses » vient de redire Tomi ! « Le dessin, c’est l’ombre de ce que je pense »

Thérèse Willer explique : « Le musée propose un parcours muséographique basé en grande partie sur la présentation d’œuvres sur papier issues des donations successives de l’artiste à sa ville natale depuis 1975.

2e313002ce34d8e71e0f5dd92db3f128.jpg

Il a pour but de montrer son œuvre prolifique connue dans le monde entier, sous tous ses aspects, du livre pour enfants au dessin satirique, en passant par l’affiche, le dessin publicitaire et même les sculptures. Mais au-delà de ce parcours monographique, le musée fera aussi connaître au public d’autres illustrateurs et dessinateurs du XXe siècle et de la scène internationale, qui ont contribué à forger une histoire de l’illustration aujourd’hui encore peu connue.

7dba7b2c8a111d05d962668824e6be51.jpg

C’est pourquoi sont mises en œuvre dans cette optique, une programmation d’expositions temporaires et une politique d’acquisitions, relayées par un Centre de recherches dans ce domaine. »

Allez. Venez le voir, le Musée Tomi Ungerer. Vous y reviendrez. 8 000 dessins ! C’est le meilleur moyen de voir à quel point  Tomi a « de la fuite dans les idées ». Mais attention : sa « boîte crânienne est de Pandore »…

Daniel RIOT

LE MUSEE >>>>>

LE SITE  DES MUSEES DE STRASBOURG >>>>>>>>

LE SITE DE TOMI >>>>>>>>>>>

UNE FICHE SUR TOMI >>>>>>

20/10/2007

Pour une Académie européenne: Un appel de RELATIO

EDITORIAL RELATIO-L’Europe, c’est d’abord un Esprit. Une culture. Un bouillon de cultures. Fruits de croisements, de frottements, d’échanges, de mélanges, d’alliances des contraires. Que n’a-t-on pas dit et écrit sur ces thèmes sans aller au bout de la logique des constats et des analyses faits.

bafd4b1c2bc76183fd4c6ac45fa68699.jpg« Il nous faut créer l’Europe de l’Esprit », exhortait Pierre Pflimlin. « Notre armes absolue, c’est le cerveau », lançait Louis Weiss. Deux phrases lancées, entre autres, dans l’hémicycle du parlement européen. Combien d’autres, de la même veine, ont été prononcées par d’autres esprits éminents et pertinents dans l’enceinte du Conseil de l’Europe depuis 1950 ?

Je sais. Je vois d’ici quelques têtes « cocalisées », « macdonalisées », « TFunisées » crier à la ringardise. L’académisme est crucifié quand le conformisme est vénéré…Et les Académies telles qu’elles fonctionnent sont plus des salons de « couronnés » que des assemblées de personnalités audacieuses, susceptibles de secouer les idées poussiéreuses. Capables de mieux définir cet "Esprit d'Europe" si indispensable pour que nos valeurs, nos principes d'humanité, nos idéaux démocratique résistent aux effets pervers de la globalisation, aux "chocs des cultures", aux poussées des anti-valeurs. Résistent, et s'épanouissent!  

Jacques Delors, avec ses moyens de Président de la Commssion avait tenté de constituer une cellule académique chargée de « penser l’Europe ». Cela a donné quelques colloques intéressants mais trop confidentiels et quelques publications très riches, mais pas assez lues. Cela surtout n’a pas été suffisamment développé. Et trop limité, dans le temps et dans l’espace. L’Europe, ce  n’est pas que l’Union. L’Europe c’est toute cette « eurosphère » qui dépasse largement les frontières des 27, même s’ils deviennent plus demain.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>

 

09/10/2007

Musique(s): Les nuits européennes de Strasbourg

À Strasbourg, ville à la croisée des chemins, le festival les Nuits Européennes est un espace d'échanges et de rencontres entre musiciens, sollicités depuis toujours dans et au-delà des frontières de l'Union Européenne. Ils viennent aussi désormais de ces hinterlands naturels que sont les terres méditerranéennes, cet incroyable carrefour des cultures, ou le continent américain, melting pot unique, où la culture européenne a connu des mutations passionnantes. C'est donc d'une Europe résolument ouverte sur le monde que les Nuits Européennes se font l'écho encore une fois cette année.

8778057045a3dedc636396d880ce91ea.jpg



Au menu de cette édition :
- Les Balkans et la musique yiddish, que le festival aime, on le sait, avec passion : nous les abordons cette année dans leur modernité la plus audacieuse avec
Socalled, Balkan Beat Box et Kal.

- Le Sud, sa vitalité, son sens de la fête et de l'engagement citoyen, entre Barcelone, Toulouse et Marseille. Une "fiesta des suds" marquée par le retour de Massilia Sound System, de Claude Sicre (Fabulous Trobadors) et son projet Bombes 2 Bal, auquel se joint la Kinky Beat, figure de la scène catalane.

- Vous avez dit "choc des civilisations" ? Un choc salutaire et bienvenu lorsqu'il s'agit de musiques : la palestinienne
Kamilya Jubran et le Suisse Werner Hasler en sont l'émouvante illustration. Leur feront écho, Billy Novik, un barde russe bouleversé par l'américain Tom Waits, et son Billy's Band, ou nos bretons Red Cardell, partis enrichir leur répertoire aux côtés de musiciens ukrainiens.

- Enfin, l'insolite et la découverte sont aussi du voyage, avec
Antiquarks, folklore du futur aux allures de Magma du 21e siècle, P'taz, une création où DJ's, musiciens et images se croisent dans une fusion hypnotique, et enfin une soirée étonnante autour des sons de l'Europe.

Et comme les années passées, les nuits investissent la ville avec des apéros-concerts, des rencontres, des rendez-vous insolites accompagnant et complétant cette programmation éclectique.

LE SITE >>>>>

LE PROGRAMME>>>>>

02/10/2007

EUROPE : LES 20 ANS DES ITINERAIRES CULTURELS DU CONSEIL DE L’EUROPE

Une pensée émue (et affectueusement amicale)  pour David Mardel, homme de qualité et de culture. Sans cet Alsacien britannique, qui incarne mieux et plus que quiconque l’esprit européen,  les « Itinéraires culturels » du Conseil de l’Europe qui fêtent leur vingtième anniversaire en cette saison n’auraient jamais vu le jour. Il est trop modeste pour s’en vanter. Et les animateurs actuels des « Itinéraires » ignorent tout de ce qu’ils lui doivent…

C’est en témoin direct que je souligne ce qui est un point d’histoire…Un jour, il faudra faire un « itinéraire » sur ces Européens méconnus ou inconnus qui ont tant fait, discrètement mais efficacement,  pour que l’expression « unité européenne » ait sens, valeur et consistance. « Merci David ! »…Même si les bonnes idées n'appartiennent à personne.  

C’est lui, agent du Conseil de l’Europe (passionné par la presse, les langues et  les cultures), qui avait retrouvé au milieu des années 80 dans ses archives personnelles (c’est cela aussi la culture !) un rapport datant du début des années 60 et noyé dans la grande corbeille des idées « trop bonnes pour être facilement appliquées ».

031266c0a1ee76bb2beec7ea606b7897.jpg

Une idée de base : établir des liens entre ces lieux qui « font » le patrimoine culturel européen, donc l’unité culturelle de ce continent pétri d’Histoire et montrer, de façon visible, à travers le voyage dans l'espace et dans le temps, que le patrimoine des différents pays d'Europe constitue en fait un patrimoine culturel commun. Les itinéraires permettent également d'illustrer concrètement les valeurs fondamentales du Conseil de l'Europe: droits de l'homme, démocratie culturelle, diversité et identité culturelle européenne, dialogue, échange et enrichissement mutuel par de-là les frontières et les siècles.

C’est grâce à sa redécouverte que Marcelino Oreja,  à l’époque secrétaire général du Conseil de l’Europe , a repris à son compte cette idée devenue projet en inaugurant la série de ces « Itinéraires » par un parcours chargé de symboles, de force, de valeurs…Les Chemins de Compostelle. De Saint Jacques.

Evidemment, comme la grande organisation paneuropéenne n’a jamais pu avoir de la part des Etats membres les moyens d’actions  qu’elle aurait du (et devrait) avoir, ces « itinéraires » n’ont pas eu l’ampleur et l’écho qu’ils auraient dû avoir. Mais seul le résultat compte : animés depuis Luxembourg, par un Institut européen dynamique,  ces « Itinéraires » se sont multipliés et tissent une toile unique en son genre qui devrait inspirer davantage des organisateurs de voyages… et quelques chaînes de télévision. Cela viendra peut-être.

LIRE LA SUITE SUR RELATIO >>>>>>

10/08/2007

Droits de l'Homme: Nuremberg, Prix de l’Europe 2007

30bcfc159a83454d0713b96267144d6f.pngLe 11 août, se déroulera au Château de Tucher, la cérémonie de remise du Prix de l’Europe 2007 à la ville de Nuremberg , dans le cadre du festival des jumelages que la ville organise. Le prix   est décerné par l’Assemblée du Conseil de l’Europe  aux collectivités territoriales qui sont particulièrement actives dans la promotion de l'idéal européen. Walter, un fidèle lecteur de RELATIO, connaît bien cette ville… Je le laisse parler. 

d5d2bbf045461c829b0b023887f9d60e.jpg

« De Nuremberg à Nuremberg, tu connais ? Un documentaire extraordinaire de Frédérique Rossif et Philippe Meyer… Nuremberg, 1935 : « O Führer, quoique tu nous ordonnes, nous le ferons », clament les militants du parti nazi…  Nuremberg, 1945 : le procès des criminels de guerre, des vaincus survivants... Dix années qui valent des siècles et qui pèsent encore tellement sur les esprits européens ! Nuremberg, ville-symbole, chargée d’histoire depuis le Xl ème siècle. Un des berceaux de l’humanisme allemand. Patrie d’Albrecht DÜRER.   Comment tant d’horreurs ont-elles pu se déclencher à partir de cette ville impériale  de Franconie, de cette deuxième ville de Bavière (après Munich), de ce centre culturel qui abrite tant de trésors ? Mystère…

8b538930ab4b90622f616f17272abe4e.gif1935

Aujourd’hui, Nuremberg, c’est l’humanisme post-totalitaire, les droits de l’homme, le respect de la personne humaine, l’esprit d’ouverture. Ce prix de l’Europe, elle aurait pu et du le recevoir depuis longtemps. Elle est jumelée à quatorze villes, elle a reçu le prix UNESCO de l’éducation aux  Droits de l’Homme. Elle a  créé un Centre de documentation sur les droits de l'homme, elle a aménagé une rue des droits de l’Homme due à l'artiste israélien Dara Karavan, elle décerne régulièrement un prix international des droits de l'homme et elle organise tous les deux ans un Festival cinématographique, consacré aux droits de l'homme. Les droits de l’homme, seule bonne réponse à la barbarie, seul antidote contre l’inhumain, ce produit de « l’humain trop humain !

d746b1c03942fe76ef2569384210a42d.jpgle théâtre

Moi, j’y vais souvent, notamment pour l’ION, la semaine internationale de l'orgue, le plus grand et le plus vieux festival de musique religieuse en Europe. Mais elle a aussi un festival de Rock : « Rock im Park »,  trois jours de folies et le Bardentreffen, un festival gratuit de « musique du monde » qui attire plus de 200 000 personnes durant tout un week-end. Là on ne mange des Nürnberger Bratwürste  ou du Lebkuchen un pain d'épice comme on ne trouve nulle part ailleurs et qui fait un malheur sur le célèbre Marché de Noel.  Et on en boit du  Frankenwein! J’aime bien ce vin …du pays de la bière… La cuisine franconienne est riche, mais bonne.

1b9691f40eaa3a6fcb674e649e33e51c.jpg

J’adore aussi son Musée national le Germanisches Nationalmuseum. Très design. Chaque fois, je prends le temps, bien sûr, de flâner dans la vieille ville, avec ses remparts, ses 80 tours, ses rues commerçantes. Et je ne me lasse pas de la maison et des oeuvres de Dürer . Quel génie, ce type ! Et productif en plus : dessins, peintures, gravures… Un mathématicien, en plus. Et un philosophe. Une vraie figure d’Europe, Albrecht !

de1e9c110140a3fa75b5a5779b796041.jpgDurer:la douleur

Charles Quint ne faisait guère d’erreurs de casting dans le choix des artistes qu’il soutenait…Nuremberg est aussi la patrie d’un grand sculpteur sur bois, Veit Stoss dont un Retable  extraordinaire est à  Cracovie, et Adam Kraft, un très grand tailleur de pierres… Je devrais aussi te parler de Martin Behaim qui  y a conçu la première mappemonde et Peter Henlein qui y a fabriqué la première montre de poche. J’en oublie sans doute.

104a7314f5bf26c8676455ba6ead423c.jpgDurer: autoportrait

Mais je joue les guides, là…Pour les amateurs de foot, le FC Nuremberg est là : neuf titres de  champion d’Allemagne, quatre coupes ! Mais au foot, je n’y comprends pas grand-chose… Ah ! J’oubliais : pour les amoureux, un petit tour dans les jardins, ce n’est vraiment pas mal. Les jardins des Hespérides doivent leur nom aux Hespérides, les filles d'Hespéros, qui dans la mythologie grecque, étaient les gardiennes des fruits d'or… »

6a566fdcc2ad6e50ddb0f222dd6a7efc.jpgDurer:la fortune

Merci, Walter, pour cette visite guidée. Une vraie invitation au voyage. D’autant plus qu’autour de Nuremberg, il y a des ballades extraordinaires à faire : route des châteaux forts (pour les romantiques et les amateurs de légendes féeriques), route des jouets,   ville impériale et épiscopale de Bamberg,  inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec, en la cathédrale, la célèbre statue du « Cavalier de Bamberg » ou encore Ansbach, joyau du baroque et  du roccoco: l'ancienne résidence des margraves, abrite  l'un des plus  châteaux les plus impressionnats  du XVIIIe siècle en  Franconie. Et Bayreuth n’est pas loin…

William PETITJEAN

ee37dfa02ea3fd5b76c743964082091f.jpgDurer :adam et eve

Carte d’Allemagne >>>>>>

Office du tourisme de Nuremberg >>>>

Des gravures  de Dürer >>>

En savoir plus sur les curiosités de Nuremberg >>>>

Le procès de Nuremberg >>>>

Les procès de Nuremberg en DVD >>>>> 

De Nuremberg à Nuremberg >>>>

ac17e28363b7d18f50af4db33b1a88e5.jpgLe procès

Les héritages des Procès de Nuremberg

On doit aux Principes de Nuremberg, un document réalisé pendant ce procès, la définition des crimes contre la paix, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En outre, les expériences médicales conduites par des médecins nazis ont conduit, à l'issue du « Procès des Docteurs », à la création du Code de Nuremberg qui pose des principes en matière d'expérimentation médicale sur des sujets humains.

De Nuremberg à Rome >>>>>  

 

05/08/2007

Relatio lance « L’Europe vagabonde »

L'Europe vagadonde: une nouvelle rubrique de RELATIO. Un effet de la saison ? Peut-être. Une volonté, surtout, de mieux faire connaître les villes, les contrées les pays d’Europe, de faire partager les plaisirs d’un voyage, d’une escapade, d’un week-end, d’inciter les nombreux visiteurs de ce webzine européen à choisir une « Destination Europe »…Pour mieux lire l’Europe : toute lecture est voyage et tout voyage est livre. Pour mieux vivre l’Europe: vagabondages européens...

41f77e0e4861ea1f0050bfe197853ecf.jpgDes chutes du Rhin au...

Cela sera fait sans prétention. Des guides sérieux et attrayants ne manquent pas sur le Net et la Toile est riche de sites consacrés aux voyages. Nous offrirons des liens sélectionnés et nous souhaitons, surtout, apporter cette « touche Relatio » qui vient de notre curiosité à 360 degrés, de notre désir de dépasser les frontières des disciplines, des spécialités et des centres d’intérêts.

Une question de regards, de tournure d’esprit, de cette… très soutenable « légèreté de l’être » qui est l’une des composantes de cette âme européenne dont on parle trop peu, mais qui existe pour qui sait la voir, la sentir, l'entendre vibrer.

214a2ad9f7fdfff48d79644d05a958e8.jpg... delta du Danube

Comme disait Gide, « l’importance est dans le regard plus que dans la chose regardée ». Ce regard peut être le vôtre. Faites-nous part, en prenant le temps de faire court bien sûr, de vos impressions de voyages, de vos découvertes, de vos réflexions et de vos suggestions…

En cette ère où l’on se déplace plus qu’on voyage, où l’on court plus qu’on se promène, où l’on croise plus qu’on rencontre, ces vagabondages européens, ces lectures d’Europe,  sont l’occasion de mises en relations. En Relatio.

Daniel RIOT

55a6e7ec28298ecee37c6f9d9932195c.jpg D'une ile grecque...

Bons voyages, et merci pour  vos contributions. Cette rubrique est conçue pour être d’abord la vôtre. Un courriel suffit : relatio@danielriot.com .Textes, photos, dessins, montages, poésies, morceaux choisis, références, conseils, suggestions…

171dc942d2061813bd09ef9dd141113e.jpg...au soleil de minuit en Finlande

15/07/2007

Europe culturelle : Avignon rend hommage à René Char

Entre « fureur et mystère » : lucidité, résistance, désirs..

b75ff7606f1243b711040f7c419f3977.jpgLe festival d’Avignon rend hommage à René Char. Un événement parmi d’autres pour marquer le centenaire de la naissance de ce poète, de ce « géant intraitable », de cet esprit qui, entre « fureur et mystère », soif de désirs et âme de résistance, reste un auteur qui peut nous éclairer en ce siècle de « l’intranquilité », selon la formule de Pessoa. D’une « intranquilité » qui impose aux  esprits d’Europe un état d’alerte—d’alarme.

Mais n’est-ce pas la vie même ? « Comment vivre sans inconnu devant soi ? » Refusons « «les yeux ouverts ce que d'autres acceptent les yeux fermés. ». Même si « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. »

Coup de chapeau RELATIO à France-Culture qui a multiplié de émissions dignes d’être enregistrées.

Extraits de la présentation de ces tranches horaires qui ne vous font pas décoller les oreilles de la radio : « René Char n’était pas l’homme des célébrations ni des engouements consensuels. Que le centenaire de sa naissance donne lieu à un déferlement d’hommages l’aurait sans aucun doute troublé et agacé. Une évidence s’impose cependant : sa poésie d’éclairs et d¹offenses, de résistance et d’intuition extatique, n’a jamais été aussi lue, citée, commentée. Il y a là bien plus qu’un fait de circonstance ou une vogue passagère, on dirait que monte une ferveur acharnée, comme si le poète de l’Isle-sur-Sorgue était devenu l’allié substantiel de tous ceux qu¹exaspèrent les devoirs et les leurres d’une société avilie. L’auteur de Fureur et mystère est pourtant un allié indocile, secret, parfois déroutant et porteur d’une infracassable nuit; un allié sans défaillance, un allié farouche et de disloquante énergie. Ayant participé à tous les grands combats du XX° siècle, y compris les armes à la main, Char s’affirme comme un hôte réfractaire, un poète aux poings gigantesques et serrés, et au cœur alarmé »

a57d76dddc685d6fdd2c4f7ede2863dd.jpgUn livre référence de Paul  Veyne

Voir le mini-site de France culture sur René Char en Avignon >>>>>

 

Voir aussi l’excellent portrait publié dans Télérama : « Quand l’obscur éclaire », par Pierre LEPAPE >>>>>>>

 

8889df67b6df92931aa5f1b37d0774e2.jpgQuelques citations :

        « Le poète se reconnaît à la quantité de pages insignifiantes qu’il n’écrit pas. » (Sur la poésie)

        « Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent, puis vint l'année qui acheva son agonie de saxifrage. » (Fureur et Mystère)

         « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. » (Rougeur des matinaux)

        « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. » (Fureur et mystère)

        « Agir en primitif et prévoir en stratège. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Joue et dors. » (Les Matinaux)

        « Notre Eternité est de givre. » (Les Matinaux)

        « Les mots disent de nous ce que nous ignorons d'eux. »

        « Signe ce que tu éclaires, pas ce que tu assombris. »

        « Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats. » (Fragments du grand sommeil, dans Feuillets d'Hypnos)

a95a803dd11936e979e27940af5821e7.jpg        « Un homme sans défaut est une montagne sans crevasses. Il ne m'intéresse pas. »  

        « Vous serez une part de la saveur du fruit. »  

        « On ne taille pas sa vie sans se couper. »  

        « Sommes-nous voués à n'être qu'un début de vérité ? »

        « L'homme qui ne connaît qu'une source ne connaît qu'un orage. »  

        « A tous les repas pris en commun nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. »

        «De quoi souffres-tu? De l'irréel intact dans le réel dévasté.» (Le Nu perdu, Rémanence)

73f0681f113370f45e5147524dd91c59.jpg

 

0401886e064113a48173e5321c9ce0cb.jpgQuelques poèmes >>>>   et >>>>>>

Le programme du centenaire >>>

 VIDEO >>>>>

 Bibliographie>>>>> 

Les Oeuvres complètes>>>>

Une expo à la BNF>>>>

RENE CHAR SUR AMAZON >>>

 

Notes pédagogiques >>>>  et >>>>>

 

Le site des éditions José  Corti >>>>>

14/07/2007

Blogosphère: « L’Europe est coquine et sexy ou n’est pas »

La rédaction de Relatio s’étoffe…

918da9347e92d66735b004ae416eeee2.jpgBonjour, ou plutôt, « coucou, c’est moi ! ». Moi, Clio-la-zappeuse. Avec ma sœur en coquinerie, Venusia-la-surfeuse, nous tentons une expérience un peu étrange que nous avons suggéré à Relatio après avoir repéré sur ce blog très sérieux une rubrique «  Style»…Assumer des chroniques qui donnent un peu de chair au verbe européen. L'Europe avec tous nos sens, comme l'illustre ici Azza, Hachmi 

 « Il faut rendre l’Europe sexy », nous a dit le très sérieux (et très sérieusement  épicurien, visiblement) Daniel Riot qui anime cet euroblog, ou cette webrevue, avec une passion que n’altèrent ni les pannes de cette Europe plus « emmerdeuse » qu’ensorceleuse ni les altérations d’un journalisme qui flirte trop avec la « com’ » pour faire l’amour avec l’info.

 

396cc46f41d0143980c974d47448a7d2.jpg

« L’Europe sexy » ? Facile à dire… Même si on s’en tien à « sexy » comme synonyme de « séduisant », « d’affriolant », ce n’est vraiment pas évident. Même les folles (mais rares) tentatives de la Commission provoquent des polémiques. On ne revient pas à la bonne vieille époque du latin sans raison.  Enfin…

 

Venusia-la-surfeuse (elle est blonde) et moi-même (devinez : suis-je brune ? ) tenterons quelques rubriques et quels échos en espérant que cela ne détournera pas de ce site les visiteurs (de plus en plus nombreux, j’ai regardé les stats !) qui  y trouvent plus d’infos austères que de news rafraîchissantes, malgré les charmes des « sélections » et des « suggestions » Relatio  sur « l’Europe culturelle »

f4021ac64907c230b8eb1f095131ade3.jpg

Nous n’avons qu’une limite, fixée par le maître mais nous nous fixons volontiers ne serai-ce que pour laisser place aux plaisirs de la transgressions : celle de ma pornographie, cette « pratique bouchère qui vous rend végétarien », comme dit Daniel Riot…A vous de juger. Nous tiendrons compte de l’intérêt pédagogique de ce blog, donc des impératifs de cette pudeur sans laquelle il n’est point de bonheur.

Rendez-vous sur ce blog, donc. Venusia et moi sommes complémentaires. Elle plus dessins, peintures, sculpture, et « femme pratique » Moi, davantage photos, vidéo, cinéma et « femme rêveuse ». Ensemble nous assumerons des rubriques pour laisser la rédaction de RELATIO à ses préoccupations geopolitique, geostratégiques, geoéconomiques…Bizous.

 

Clio-la-zappeuse.

 

PS . En cadeau de bienvenue puisque vous m'acceptez dans votre vie sans me connaître : un lien sur le site d’un photographe que je viens de découvrir, Stéphane de Lay. A porter aux…nues ! Il vient de sortir un livre qui est tout un programme : « Toutes sortes de femmes ». A commander.A feuilleter, avec quelques séances d’effeuillages. La photo noir et blanc de cette note a été chipée sur un site impudique. Des vertus apéritives,  non ?

 

8d684169af17c4384effad8a3ba4bfbc.jpg

 

 

6d0aac67fdf8f42a0a7f37f89d808c10.jpgndlr : Je suis ravi que l’équipe de RELATIO s’étoffe ainsi. Si nous avons pris un tableau sur l’enlèvement d’Europe comme logo de Relatio, c’est parce que pour nous, l’Europe est d’abord ravisement…Une autre signature, bientôt, sur Relatio, masculine celle-là : William Dansolal, un jeune qui se spécialise dans les problèmes de société. Je profite de cette « annonce Relatio » celles et ceux qui sont de plus en plus nombreux à s’attarder sur ce blog et qui, souvent, nous envoie des messages sur l’Europe. Je rappelle que notre rubrique "Tribune libre"  est ouverte à celles et à ceux qui veulent participer aux débats sur l’avenir de l’Europe. A vos textes. DR   

29/06/2007

STRASBOURG 2013: Soutenir la candidature pour la capitale européenne de la culture

Art et Aventure
Aventures de l’art, aventures de l’Europe

05930359a88d2b6c6671b9c084ae3238.jpg



 

L’art est une aventure. L’art anticipe, l’art devine, l’art capte et cristallise les tensions, la mémoire et les désirs de l’homme, dans son être le plus intime et dans ses rêves partagés. Il ne connaît pas de frontières. Il est la langue commune de l’humanité. Il est l’atelier permanent de ses doutes et de ses ambitions les plus grandes, le creuset où s’invente à chaque instant son imaginaire, son destin et son avenir.

Art et aventure est le nom de code visionnaire que donne Gutenberg à son invention géniale de l’imprimerie à caractères mobiles, à l’orée de la Renaissance. En quelques décennies, l’invention de l’imprimerie provoque un bouleversement spectaculaire des consciences et des identités. Au bord du Rhin, pour la première fois, l’Europe se parle à elle-même et parle au reste du monde, librement, démocratiquement, riche de sa diversité.

Art et aventure. Nom de code Gutenberg. Ces quelques mots condensent le concept et l’énergie qui portent la candidature et le projet de Strasbourg 2013, Capitale européenne de la Culture. Le cap de notre projet est clair et ambitieux. Strasbourg 2013 sera l’occasion d’une rencontre sans précédent des artistes et des citoyens autour des grandes questions de culture et de civilisation des générations qui feront, ensemble, l’Europe de demain. A travers l’art, les sciences, le débat démocratique et les défis de l’environnement

Posons ensemble toutes les questions de l’Europe, et de l’Europe dans le monde. Construisons l’Europe des questions, pour aujourd’hui et pour demain. Ce sera un jeu, un travail et une fête.

Avec l’Alsace, la Suisse et le Bade-Wurtemberg, de Bâle à Karlsruhe et jusqu’à Stuttgart , notre région sera le lieu de cette effervescence de la création et du dialogue. L’Europe a fait de Strasbourg le siège des institutions qui portent ses valeurs : la démocratie, la paix et les droits de l’Homme. Strasbourg et sa grande région, carrefour des identités et des civilisations qui inventent l’Europe depuis des siècles, doivent donner à l’Europe la vision et le chemin de son avenir.

L’Europe est née au bord du Rhin. Après deux élargissements de l’Union Européenne, à l’âge d’internet et de la mondialisation, l’intuition visionnaire de Gutenberg est plus actuelle que jamais. La question posée est celle d’une seconde renaissance de l’Europe et notre projet, notre désir le plus fort est de vivre avec vous cette aventure de l’art, de la culture et de la citoyenneté.

Art et aventure : nous rêvons d’une Europe créative, citoyenne, en paix, riche de ses différences et ouverte au reste du monde. Notre candidature est d’abord celle des habitants des deux rives du Rhin. Elle réunit toutes les institutions culturelles de Strasbourg et de sa région, ses entreprises et ses réseaux associatifs et citoyens. Elle est partagée par la Région Alsace, les départements et les villes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau et le Bade-Wurtemberg. Elle peut aussi compter, avec les 37 villes membres du Club de Strasbourg, sur le soutien enthousiaste d’une Europe élargie, forte de ses différences.

Aventures de l’art, aventures de l’Europe. L’imagination et le dialogue sont au cœur de notre projet. Nous vous invitons à le construire ensemble avec passion, dès aujourd’hui et pour demain

EN SAVOIR PLUS >>>>>>

SUR LE SITE DE LA COMMISSION DE L'UNION

Capitales européennes

  

de la Culture

 

Conçue pour "contribuer au rapprochement des peuples européens", la Ville européenne de la Culture a été lancée, sur l'initiative de Madame Mélina Mercouri, par le Conseil des Ministres du 13 juin 1985 et n'a cessé depuis lors de voir croître son succès auprès des citoyens européens ainsi que son impact culturel et socio-économique par les nombreux visiteurs qu'elle a su attirer.

Les Villes européennes de la Culture ont été choisies jusqu'en 2004 sur une base intergouvernementale; les États membres sélectionnaient, à l'unanimité, les villes susceptibles d'accueillir la manifestation et la Commission européenne accordait chaque année une subvention à la Ville sélectionnée.
La Capitale européenne de la culture est actuellement désignée chaque année par le Conseil des Ministres de l'Union, sur la base de l'avis d'un jury composé de sept hautes personnalités indépendantes, toutes expertes du secteur culturel.

La procédure de sélection est définie dans la décision 1419/1999/CE modifiée par la décision 649/2005/CE. Ce texte établit notamment la liste chronologique selon laquelle les 25 Etats membres de l'Union peuvent accueillir la manifestation. Il définit également les critères que les villes ont à remplir pour être désignées Capitales.

Une nouvelle procédure de sélection sera mise en place à partir du titre 2013. En effet, une nouvelle décision vient d'être adoptée par le Parlement Européen et le Conseil. Elle encourage les Etats Membres à organiser une compétition entre les villes interessées par le titre, introduit une phase de suivi post désignation, et renforce la dimension européenne de la manifestation.

Cette décision est disponible sous le lien suivant :
http://europa.eu.int/eur-lex/lex/JOHtml.do?uri=OJ......

HISTORIQUE >>>>

SUR LE SITE DU MINISTERE DE LA CULTURE>>>>

LE SITE DE LYON 2013 >>>>>

LA CANDIDATURE DE NICE >>>>

LA CANDIDATURE DE SAINT-ETIENNE >>>>

LA CANDIDATURE DE MARSEILLE >>>>

TOULOUSE CANDIDATE >>>> et >>>Le site

LA TENTATION D'AJACCIO>>>>

RAPPEL: CETTE ANNEE: LUXEMBOURG ET LA GRANDE REGION >>>>>>>>>>>>>>&...

Europe culturelle: L'événement, comme tous les cinq ans... La DOCUMENTA de KASSEL!

3d88e2e44e086f679a2c6285c06a6707.jpgUNE SUGGESTION de RELATIO : L'été 2007 sera celui de l'art contemporain ou ne sera pas. Quatre grandes expositions se partagent l'affiche simultanément à Kassel, Venise, Bâle et Münster. Kassel, dans le nord de la Hesse, accueille pour la douzième fois l'exposition "documenta", considérée comme l'une des expositions majeures d'art contemporain  Elle a ouvert ses portes cette année sous la houlette de l'historien d'art et commissaire d'exposition Roger Martin Buergel, désigné comme directeur artistique. Quelque 650.000 visiteurs sont attendus jusqu'au 23 septembre.

L'exposition des 100 jours

Documenta dure cent jours. Puis tout disparaît. Elle rassemble près de 530 ouvres, nées de l'imagination de 113 artistes ou groupes d'artistes venus du monde entier. Les oeuvres sont réparties dans cinq bâtiments, sur 17.000 mètres carrés. Le public peut aller à leur contact de 10 heures à 20 heures. Outre le nouveau pavillon Aue, l'exposition se déploie au musée Fridericianum, à la Neue Galerie, dans le hall documenta et, pour la première fois, dans le château et le parc de Wilhelmshöhe.

Roger M. Buergel dit ne pas avoir misé sur les "noms", les "stars", mais avoir cherché ses artistes "à la périphérie". La plupart des artistes présents à Kassel sont inconnus du public allemand. Et plus de la moitié des exposants vient de régions négligées par les éditions précédentes : l'Europe de l'est, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du sud. Parmi eux, sept sont Chinois.

Exposition "politique"

Artistiquement, Roger M. Buergel mise sur une proposition qu'il nomme "migration de la forme") C'est une démarche indirecte qui fait émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances qu'elle entretient avec d'autres ouvres ou signifiants. C'est en même temps une approche profondément sociopolitique. Documenta doit "soulever les gens et les amener à s'activer eux-mêmes pour sortir d'une certaine léthargie fondamentale. Il s'agit de faire en sorte que l'individu prenne ses responsabilités dans le monde où il vit", explique Roger M. Buergel.

fe975ac7fb7cdb904e78a046e323d0b5.jpg



La "périphérie" à l'honneur

A côté des "habitués" comme le peintre allemand Gerhard Richter ou les photographes David Goldblatt et Allan Sekula, on découvre donc de nouveaux visages et des projets spectaculaires.

265b9e3f0bb04b90f1adb3e213d4fe36.jpgC'est le cas du Chinois Ai Weiwei (photo), auteur de l'une des oeuvres les plus spectaculaires de cette douzième édition : "Fairytale" (conte). Il a fait venir à Kassel 1001 de ses compatriotes, originaires de tous les milieux sociaux et exerçant toutes sortes de métiers. L'objectif est de les confronter à une culture (artistique) tout à fait étrangère à la leur, et de récolter leurs expériences.

Le Thailandaïs Sakarin Krue-On, lui, a planté face au château de Wilhelmshöhe des champs de riz qu'il espère voir s'épanouir au fil de l'exposition. L'artiste autrichien Peter Friedl a choisi de mettre en scène une girafe empaillée, ancienne pensionnaire d'un zoo palestinien et victime du conflit au Proche-Orient. Le Russe Kirill Preobrazhenskiy a monté une installation sonore sur la ligne 4 du métro. Enfin, Roger M. Buergel a fait venir un artiste que l'on n'attendait peut-être pas là : le cuisinier du célèbre restaurant espagnol "ElBulli" à Barcelone, Ferran Adria. Le chef avant-gardiste propose à des visiteurs d'expérimenter la "cuisine moléculaire". Avis aux amateurs de "nougatine d'algues", de "bonbons à l'huile d'olive" ou de salières remplies de brouillard artificiel odorant.

349fc24831ab6c2c0ca3cfe3600baead.jpg



La douzième documenta sort des sentiers battus. Elle s'est élargie dans l'espace en investissant un vaste pavillon de verre en modules de serre. Elle a misé sur la participation accrue du public local en chargeant un jury de faire passer les thèmes de la documenta 12 dans les écoles, les entreprises et les médias de Kassel. Enfin, elle s'est reliée au reste du monde. 70 magazines internationaux ont été mis en relation pour débattre de sujets esthétiques et sociopolitiques.

Plus d'informations : www.documenta.de

Kassel, capitale de l'art contemporain depuis 1955

8ea503705ea79438e2a9425f7b06e5b9.jpgL'exposition documenta, qui se tient tous les cinq ans à Kassel, est considérée comme l'une des principales expositions d'art contemporain au monde. C'est un baromètre des tendances artistiques du moment, mais aussi le lieu d'éclosion de nouveaux concepts d'exposition.
On doit ainsi l'idée de "Musée des 100 jours" au fondateur de l'exposition, le peintre et professeur d'art Arnold Bode. En 1955, il eut l'idée de réunir les ouvres d'art moderne que les nazis avaient ravalées au rang d'"art dégénéré". La première exposition documenta n'était encore qu'une annexe de l'exposition nationale d'horticulture. Mais elle suscita l'enthousiasme en Allemagne et à l'étranger. 130.000 visiteurs affluèrent pour admirer les ouvres d'Ernst Barlach, de Wassily Kandinsky ou d'August Macke, exposées parmi 670 travaux. Pour sa deuxième édition, en 1959, documenta devint donc une véritable exposition d'art contemporain, présentant des ouvres de Marc Chagall, Oskar Kokoschka ou encore Emil Nolde.
Les éditions suivantes poursuivirent le mouvement, dévoilant des tendances comme l'"art cinétique" (1964), le pop'art et les happenings (1968), ou des artistes comme Josef Beuys. L'exposition de 1972, la plus marquante, fut un tournant. Documenta devint elle-même un objet d'art. En outre, son fonctionnement évolua. Elle est désormais programmée tous les cinq ans, et elle est orchestrée par un directeur artistique à chaque fois nouveau, désigné par un jury international et capable d'imprimer sa marque personnelle.

Documenta ou la "migration de la forme"

Le directeur artistique de documenta 12, Roger M. Buergel, mise sur ce qu'il appelle "la migration de la forme". C'est une proposition artistique qu'il élabore à partir d'une question : comment éclairer sans le trahir le contexte qui a vu l'oeuvre naître ? Roger M. Buergel écarte ici un double écueil : l'ethnocentrisme (présenter au grand public de l'art africain qui ait vraiment l'air "africain") et l'académisme (pure transmission de connaissances). Son propos est de faire émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances, formelles et thématiques, que celle-ci entretient avec d'autres oeuvres, ou avec d'autres niveaux de signification. "Il ne s'agit pas d'un appel impuissant à une solidarité de tous les êtres humains, mais d'un appel à la communication des formes comme moyen de connaissance de soi", explique-t-il.

57ff498b09c7c131abae6e9e3c41a40e.jpgRoger M.Buergel


Cette approche possède une forte composante sociopolitique. La question décisive est finalement de savoir "si l'on parvient à restituer l'art qui nous paraît si excessivement familier dans notre cercle culturel euro-américain dans toute son étrangeté, et dans toute sa singularité, voire presque dans une perte d'identité qui nous le fait apparaître d'autant plus rayonnant et frais", confesse Roger M. Buergel.

24/06/2007

L’Europe culturelle : La force d’Anselm Kiefer

Les 10 ans du musée Guggenheim à Bilbao:

Le tragique européen en face

SELECTION RELATIO:medium_anselm_kiefer200.jpgLe récit européen est (aussi) tragique.  On l’oublie trop : la « construction européenne » qui est d’abord pour chaque peuple un effort de soi sur soi vise en priorité à empêcher des bégaiements de cette inhumanité qui a trop souvent fait l’Histoire et qui sous diverses formes reste une menace.

L’art est l’un des outils pour faire « passer ce passé qui ne passe pas », stimuler la lutte contre « ce monstre qui est en nous » et inciter à la vigilance. C’est avec cette optique qu’il importe de voir les œuvres d’Anselm Kiefer, l’un des phares de cet été culturel européen.

medium_kiefer_1.jpg
  

 

A Bilbao, le Musée Guggenheim, à l'occasion de son dixième anniversaire, accueille jusqu'au 3 septembre une partie du travail de cet artiste allemand.

Ces immenses toiles aux teintes d'ocre et de gris mêlés, ces vastes compositions aux formes tourmentées disent avec une extraordinaire puissance la désolation du monde, les ravages de la guerre, la volonté de survie au-delà des ruines.

medium_kiefer_ressurection.jpg

La mémoire de  Shoah est au coeur de l'oeuvre d'Anselm Kiefer. "La cicatrice du temps s'ouvre béante, inondant la contrée de son sang", a écrit le poète Paul Celan, auquel l'artiste a rendu plusieurs fois hommage.

De cette cicatrice infligée à l'Europe par les conflits meurtriers du XXe siècle, l'art porte témoignage.

Et façonne une partie de ce qui est « l’identité européenne ». DR

medium_kiefer_tes_cheeux_d_or_margarethe_1981.jpg
 

 

20:55 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, culture, arts, peinture

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu