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26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

24/08/2008

Realpolitique et...réaléconomie en RUSSIE

RUSSIE:Les réalités économiques (et militaires) sont les meilleures alliées de la diplomatie européenne PDF Imprimer Email
Les guerres rapportent aux marchands d'armes et aux complexes militaro-industriels. Mais elles ont des effets catastrophiques sur l'économie en générale et ne font pas que des heureux sur les marchés financiers...
De plus, elles ne suscitent pas cette confiance qui fait prendre des risques aux investisseurs.
Entré dans un hypercapitalisme d'Etat, la pétropuissance russe s'en rend compte.Les riches milieux d'affaires s'inquiètent...pendant que les responsables de l'Armée tirent des leçons des combats sans triomphalisme.
Un retour à la guerre froide se paierait très cher. Poutine le sait.
Deux ports dans la guerre du Caucase : les grands tests de Poti et de Sébastopol PDF Imprimer Email

 


Par Jacques DEHAIRE
La situation reste confuse sur le terrain, mais il est clair que bien des événements prochains vont dépendre en particulier du sort que le Kremlin réserve au port de POTI. Et de sa stratégie en Mer Noire où le port de Sébastopol a un statut très conflictuel...

 



15/08/2008

Tbilissi 2008, Prague 68 sur relatio-europe.eu

PRAGUE 68 : Les chars soviétiques contre l'Esprit d'Europe PDF Imprimer Email

Quarante ans après l'écrasement du « socialisme à visage humain », la pensée dissidente (trop méconnue) reste un moteur de la pensée européenne

Prague; Monument aux victimes du communisme (Wikipédia)

 

Par Daniel RIOT

Quand on songe au déluge éditorial et médiatique qui a marqué, en France, le premier semestre de cette année qui marque le quarantième anniversaires des « événements  de mais 68 », on est un peu surpris de la discrétion qui entoure d'autres « événements de mai », authentiquement historiques, ceux-là..  Ceux du printemps de Prague.«  La Tchécoslovaquie, je m'en bats l'œil » ?...

Ce mot attribué au général de Gaulle, allergique à toute ingérence dans les affaires des autres pays et soucieux d'un futur de « détente, d'entente et de coopération », d'une « Europe de l'Atlantique à l'Oural » avec « une Russie qui boira le communisme comme le buvard l'encre » serait-elle encore d'actualité ? Ou les Européens  de ce début du XXI ième siècle,(tentés de considérer la paix, la démocratie et la prospérité comme des choses irréversibles) oublieraient-ils qu'ils restent des enfants des totalitarismes du XX ième ? Il est important de commémorer ce « printemps de Prague » et méditer encore et toujours sur ce qu'il signifie, dans son existence et dans ses conséquences.

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"... PDF Imprimer Email
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
Géorgie : Un « cessez-le-feu » n'est pas un feu éteint.. PDF Imprimer Email

Le point sur la situation, par Jacques DEHAIRE
« Identité de vues »...Entre Paris et Washington sur le « dossier géorgien », l'expression doit être (légèrement) inappropriée ...ou alors la secrétaire d'Etat US ne tient pas le même discours que Bush ou son ministre de la Défense, ce qui constituerait un vrai événement ! Passons. En politique, le langage et le ton changent souvent en fonction des interlocuteurs. L'essentiel, c'est que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ait quitté Brégançon pour Tbilissi via Paris (dans le même avion que Kouchner) avec un « certain nombre de documents » susceptibles « de consolider le cessez-le-feu » et « d'amorcer le retrait des troupes russes » qu'elle remettra au président géorgien.

Quels sont ces mystérieux « documents » qui s'ajoutent au « plan en six points » déjà signé ? « Secrets d'Etat »... Mais tout donne à penser qu'il s'agit de précisions et d'engagements de Medvedev sur les conditions et les délais du retrait total des troupes russes sur le sol géorgien. Un retrait qui n'a jamais été annoncé comme « immédiat » et dont la lenteur se justifie aux yeux de Moscou par un certain nombre de facteurs dont deux expliquent bien des confusions qui alimente la « guerre des mots » et des propagandes : les unités géorgiennes ne sont pas aussi disciplinées que les autorités politiques le pensent et la région ossète est infestées de bandes et de clans, de mafias et de malfrats qui tirent parti des événements pour « faire leur beurre » ou se défouler. Le passage de témoin entre les soldats russes et les policiers géorgiens n'est pas aussi simple que l'on pouvait l'espérer.
Economie : Pas de vacances pour la stagflation PDF Imprimer Email
Jeudi, 14 Août 2008 18:17

Par William PETITJEAN
Le pire n'est jamais sur. Mais il arrive que les pessimistes aient raison. C'est vrai en économie comme en géoplitique...En l'occurrence, l'optimisme cultivé depuis des mois par Sarkozy sur le redressement d'une économie française minée par les déficits, grevée par un commerce extérieur défaillant, mal soignée de ses maux structurels par des remèdes inadaptées et des réformes qui suscitent plus de vaines polémiques qu'un regain de confiance, est battu en brèche. Et ce n'est pas la conjoncture internationale qui explique tout.
Syrie-Liban : un accord historique PDF Imprimer Email
Mercredi, 13 Août 2008 23:08
Les promesses de Paris sont tenues:En juillet, à l'Elysée,  Bachar al Assad et Michel Souleïmane

Sarkozy va pouvoir s'attribuer en partie la paternité de cette bonne nouvelle. C'est dans la logique du processus engagé à Paris lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée que la Syrie et le Liban viennent de franchir une nouvelle étape sur la voie (difficile) de la réconciliation : les deux pays ont convenu d'établir des relations diplomatiques et d'engager un dialogue sérieux sur le tracé des frontières et le sort des disparus libanais....
Petit rappel qui donne la dimension de l'événement : depuis leur indépendance, dans les années 40 ‘à la fin du mandat français, en 1943 au Liban et en 46 en Syrie), Damas et Beyrouth n'avaient jamais noué de relation diplomatique, parce que les Syriens considéraient le Liban comme territoire ...syrien.. Et depuis 2005, les deux pays se considéraient mutuellement en état de guerre...en dépit du départ des troupes syriennes du sol libanais qu'elle occupait depuis 29 ans.


13/08/2008

Sarkozy renforce sa crédibilté diplomatique

     

"Un premier pas"..Le plan en six plans (accepté par Moscou et Tbilissi) ne règle aucun problème de fond, mais doit permettre de "donner corps" à un cessez-le-feu encore très fragile et partiel.

Editorial RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Quelle journée ! Et quelles négociations... Le Président Sarkozy, tard cette nuit, a conservé un profil modeste. Pas de triomphalisme. Pas d'autosatisfaction. Pas de fanfaronnade. « C'est un premier pas. Nous n'avions pas à tout régler ici.  ». Mais sa « mission impossible » est réussie. « La Russie et la Géorgie ont accepté le plan de cssez-le-feu provisoire  proposé par la France. Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie. J'ai l'accord de tous les protagonistes. ». On est tenté d'applaudir. En espérant, comme lui, que corps sera vite donné au cessez-le-feu, et que cet « accord cadre » sera approuvé par les 27 (aujourd'hui au niveau ministériel), et par le Conseil de sécurité de l'ONU. Avec la pleine conscience que ce « premier pas » doit en entraîner d'autres. Sous peine d'une reprise des hostilités...sur une plus grande échelle peut-être.

Le rôle de Sarkozy n'avait rien d'évident. Il lui fallait concilier l'inconciliable, en tenant compte de ses fonctions actuelles à la président du Conseil de l'UE qui lui imposent de parler au nom de tous les membres de l'Union alors que ceux-ci n'ont ni la même vision, ni la même analyse, ni les mêmes arrière-pensées et ne parlent pas de même voix. Il l'a bien fait, selon un scénario bien préparé par Bernard Kouchner. Chapeau bas LIRE LA SUITE 

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange » (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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09/08/2008

Moscou et Washington jouent à la roulette caucasienne

Derrières les micro-nationalismes: des enjeux geostratégiques



Samedi, 09 Août 2008 16:54

L'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO-EUROPE

Poutine et Bush, si proches l'un de l'autre, dans la tribunes du « Nids d'oiseaux » pékinois ! Bush et poutine se faisant une accolade sur le sol chinois ! C'est beau la « détente, l'entente et la coopération », comme redirait de Gaulle...Mais les deux « Grands », en pleins jeux olympiques sacrant l'avènement d'un « Très Grand », connaissent la crise la plus grave depuis la fin de la guerre froide. Titre visionnaire du livre que RELATIO-Europe évoquait dès hier : « Caucase du Sud : La nouvelle guerre froide ».Dernier signe de la gravité de la situation: Poutine s'est rendu en Ossétie pendant que Bush et Medvedev se téléphonaient...sans être sur la même longueur d'ondes.

La Géorgie, à la culture si influencée par la route de la Soie, est ainsi transformée en bombe à retardement. Avec à sa tête un pro-américain plus qu'un pro-européen, Mikhaïl Saakachvili, qui n'a pas su ou pu tenir ses promesses « oranges » d'une démocratisation effective et durable et qui joue son avenir avec les armes et les réflexes nationalistes. Sans en avoir mesuré tous les risques et toutes les conséquences mais en voulant profiter de la fin de règne de Bush.

 


A LA UNE de RELATIO-EUROPE


Géorgie: Le retour des Cosaques du Don




Samedi, 09 Août 2008 10:41

 

Par Jacques DEHAIRE

C’est malheureusement tragique: les morts s’ajoutent aux morts dans ce qui est devenu en quelques heures une vraie guerre dans le  Caucase:,entre deux pays membres du Conseil de l’Europe: plus 1600 tués, selon des informations non vérifiées mais diffusées par les agences de presse russes. C’est confirmé : l’armée russe intervient sur terre et dans les airs en Géorgie. Mais les « volontaires » évoqués par Poutine constituent la force de frappe essentielle. Qui sont ces « volontaires » ? Les Cosaques du Don qui ont été mobilisés depuis le 4 août, donc dès le début de l’actuelle montée des violences dans la province séparatiste ‘Ossétie du Sud.

 

Les cosaques du Don. Folklore et réalité. Traditions et retour en force. Chants, danses et vertus guerrières…

 

 

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Une flamme d’espérance




Vendredi, 08 Août 2008 23:24

 

Par Daniel RIOT

 

Des frissons. De l’émotion. De l’émerveillement. Pourquoi bouder son plaisir ? Ne regarder ce qui peut ou doit déranger…Ne penser qu’au prix (y compris social) de la fête. Ne songer qu’aux aspects négatifs cachés, aux vilaines réalités occultées, aux méthodes de gouvernement indignes de cet Empire du Milieu qui fait peur autant qu’il fascine. Dans ce monde si riche en malheurs, sachons jouir des instants qui sont des signes d’espérance. « Chinoiser », en ce jour, relève d’une mesquine vilénie. La Chine est ce qu’elle est. Elle a voulu montrer le meilleur d’elle-même. Elle a bien fait. Et elle l’a fait très bien.

 


 

C’est un spectacle à la fois grandiose, féerique, lumineux et riche d’humanité qu’ont offert les Chinois au monde. Plein les yeux. Et les oreilles. Un chef d’œuvre du genre. Du feu, de l’eau, des couleurs, du mouvement. Du relief, de la profondeur. De la musique, des chants, des danses. De l’art. Avec du sens dans les images. De l’esprit dans la scénographie. Et ce goût de l’excellence qui caractérise les grands peuples, ceux qui s’appuient la mémoire du passé pour mieux préparer l’avenir. Une mémoire sélective d’ailleurs : l’ère du maoïsme a été soigneusement passée sous silence…

 

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GUERRE DANS LE CAUCASE




Vendredi, 08 Août 2008 16:55

 

Le conflit en Ossétie du sud tourne à la guerre entre la Géorgie et la Russie, deux pays membres du Conseil de l’Europe. Tension entre le Kremlin et la Maison Blanche. Les appels au cessez-le-feu se multiplient en vain.

Synthèse Relatio-Europe, par Jacques DEHAIRE

 

Les cris d’alarme du Conseil de l’Europe, les débats du Conseil de sécurité, les appels aux  calmes lancées ici et là, les efforts de la diplomatie française, au nom de l’Union européenne, pour tenter de mettre au point les modalités d’un cessez-le-feu n’y changent rien :  Le conflit en Ossétie du Sud dégénère en vraie guerre. Avec implication directe des forces armées (et de volontaires) russes qui auraient perdues dix hommes(notre photo de Channel 1 une télévision russe), mobilisation générale décrétée en Georgie et échanges de déclarations belliqueuses..

 

Combats sur le terrain, bombardements, duels d’artillerie : Des centaines de morts seraient à déplorer, des milliers de blessés et de réfugiées (dont de nombreux enfants). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l’ouverture d’un “couloir humanitaire” pour permettre aux ambulances d’évacuer les blessés des combats.”Nous sommes très inquiets sur la situation humanitaire (…). Les ambulances sont bloquées, les hôpitaux sont submergés et des opérations chirugicales sont menées dans des couloirs”, a déclaré à Genève une porte-parole du CICR.

 

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Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide




Vendredi, 08 Août 2008 17:54

 

Des clefs pour mieux comprendre les explosions de violences dans le Caucase

Le livre de Gaïdz Minassian, lu par Emmanuel DUPUIS*

 

(SELECTION RELATIO-EUROPE sur DIPLOWEB)

 

Géopolitique du Caucase et de la CEI. La lecture de cet ouvrage permet de comprendre en quoi la notion de « Caucase aux caucasiens » est loin d’être une réalité, même si celle de « l’Europe aux Européens », ne l’est pas forcément non plus. A méditer dans le cadre de cette mondialisation qui n’a pas laissé de côté le Caucase, même si elle s’y est invitée de différentes manières, « par la mer pour les Géorgiens, par la diaspora pour les Arméniens et par le pétrole pour les Azéris » comme l’indique Gaïdz Minassian dans son livre « Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide » (éditions Autrement, collection Frontières, paru en 2007)

 

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Le décollage de l’Amérique latine en route vers son unité




Samedi, 09 Août 2008 00:35

 

Par Jacques PILET

 

Dans une Europe qui s’effraie de tout changement, que de temps il nous a fallu pour prendre la mesure de l’émergence asiatique. Il nous en faut plus encore pour voir que l’Amérique du sud devient, elle aussi, une puissance qui compte.

 

Pendant cinq siècles, ce continent a vécu dans l’ombre coloniale et néo-coloniale. Manipulé, exploité, souvent envahi. Il est aujourd’hui libre de son destin. Plus encore: il prend conscient de la force que peut lui donner le rassemblement de ses nations longtemps divisées.

 

Les rencontres entre chefs d’Etats se multiplient, les projets communs démarrent, les guerres fratricides ne sont plus qu’un souvenir.

 

Certains n’en finissent pas de gloser sur les divisions persistantes. La région serait coupée en trois camps: les pro-Américains (Colombie en tête), les gentils progressistes (Brésil, Chili, Argentine, Uruguay) et les méchants révolutionnaires (Venezuela, Bolivie, Equateur).

 

Les péripéties cachent le fond des choses.

 

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Strasbourg : Compte à rebours pour la Librairie Gallimard du monde entier




Vendredi, 08 Août 2008 00:18

 

 

La Librairie Kléber ouvre le 4 septembre l’Aubette aux langues et aux cultures d’ailleurs le 4 septembre prochain.

 

 

 

L’événement n’est pas que strasbourgeois. Il est aussi national et européen. Il n’est pas que commercial. Il est d’abord culturel. C’est un triple pari que La Maison Gallimard fait à partir du 4 septembre place Kléber, à Strasbourg, en ouvrant à l’Aubette, une librairie vraiment internationale. Multilinguisme et outils pour l’apprentissage des langues

 

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JOUR J pour les JO: Respecter 1, 3 milliards de Chinois!




Jeudi, 07 Août 2008 21:06

Nicolas Sarkozy en voyage de pénitence  à Pékin : Ayant trop chanté, le coq  s’est transformé en tigre de papier…

 

L’éditorial de Relatio-Europe par Daniel RIOT

 

« On en boycotte pas un quart de l’humanité ». Cette « raffarinade » de plus ne justifie pas que l’Hyper-Président français décerne une « médaille d’or »  à la Chine pour la qualité de l’organisation des Jeux alors qu’elle ne remplit pas ses engagements en matière d’accès à l’information , de droits de l’homme et de normes de pollution…Les Chinois doivent être les premiers à en sourire : ils méprisent les flatteurs. Qui sont en fait des gaffeurs : Raffarin sous-entend ainsi que Sarkozy fait le voyage de Pékin, par obligation, comme une corvée, à contrecœur. C’est très désobligeant pour les Chinois. Et c’est un aveu d’impuissance pour nous …

 

Comme ils  sont experts en détection de l’hypocrisie, les Chinois ont du rire aussi en apprenant que c’est au nom de la laïcité que Sarkozy, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran,  ne rencontrera  le dalaï lama que par procuration donnée à Carla Bruni… La gêne est telle que l’UMP éprouve le besoin d’annoncer qu’une rencontre entre Sarkozy et le chef du Tibet sous la botte aurait lieu avant la fin de l’année…Encore un effet d’annonce qui fait mauvais effet.

 

Les diplomates chinois ont du pouffer de rire davantage encore quand ils ont su  que le chef suprême de la « patrie des droits de l’homme »  avait  fait interdire une manifestation pacifique devant leur ambassade parisienne…L’antique  « trêve olympique » évoquée par Raffarin, décidément très en verve ce matin sur RTL, prend des allures surprenantes.

 

Nicolas en chinois..

 

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Histoire: Jacques Bainville ou les malheurs du couple franco-allemand




Mercredi, 06 Août 2008 12:59

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Par Laurent  PFAADT

 

 

 

 

L’excellent ouvrage de Christophe Dickès, grand spécialiste de l’historien et analyste de politique internationale, revient sur la vie, la pensée et surtout la clairvoyance de Jacques Bainville. Il fut un temps pas si lointain où le couple franco-allemand représentait le moteur destructeur de l’Europe, entre guerres et rivalités diplomatiques, entre paix forcée et haine farouche. Bien loin en tout cas de notre quotidien actuel. Jacques Bainville (1879-1936) représente à merveille ce quasi-siècle entre la défaite de 1870 et la victoire de 1945, marqué par la défiance à l’égard d’une Allemagne prussienne puis nazie, militariste et pangermaniste qu’il dénonçait.

 

Formé à l’école de Renan et de Barrès, Bainville a très vite trouvé en Charles Maurras et dans le royalisme qu’il percevait comme le meilleur des régimes pour sa vertu stabilisatrice, des modèles à suivre même s’il n’hésitait pas à se démarquer du fondateur de l’Action française.

 

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POUR UN LIVRET D’EPARGNE EUROPEEN




Mardi, 05 Août 2008 17:44

 

 

Un projet trop vite oublié qui reste une impérative nécessité pour l’Euroland, pour l’Union européenne et…pour les citoyens

 

 

L’Europe concrète ? Il est temps de la compléter, de la consolider et, dans certains secteurs essentiels, comme celui de l’énergie notamment, de la faire… Ce n’est cette Europe des réalisations que les citoyens rejettent.

 

Encore faudrait- il que l’esprit d’initiative, d’entreprise, de créativité et le simple bon sens ne soient pas étouffés par des réflexes d’une autre époque …Un exemple précis : l’idée du Livret d’épargne européen. Une idée lancée dès 2002 par l’Académie européenne crée par Jean-Luc Schaffhauser  et relancée depuis avec de sérieux arguments de gens sérieux, Etienne Pflimlin, le Président de la fédération du Crédit Mutuel, en tête.

 

Victime de réflexes nationalistes et de visions à trop court terme, cette belle (et féconde) idée  devrait déjà être réalité depuis longtemps…

 

Malheureusement, ce type de réflexes « je freine, donc je suis », « j’empêche donc j’ai du pouvoir », « j’enterre des idées qui ne sont pas les miennes, donc j’existe » sévit  au plus haut niveau des Etats et des institution européennes. Là où il faut chercher des explications à cette panne (pas seulement institutionnelle) que connaît l’Union européenne.

 

Relatio-Europe relance ici cette idée qui s’inscrit dans la logique de l’euro et trouve dans le contexte financier et économique mondial  actuel de nouvelles raisons d’être.

 

A cette fin, il reprend ici des textes publiés en 2007 dans la revue « Sentinelle »,  ceux de Jean-Luc Schaffhauser (notre photo), d’Etienne Pflimlin, de Jean-Pierre Ménanteau et de Jean-Jacques Bonnaud.

 

 

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