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20/11/2007

ALLEMAGNE: Le pari sur la culture...avec les armes d'un budget en augmentation

DES AMBITIONS ET DES MOYENS ADAPTES..... Maîtrise des déficits ne rime pas nécessairement avec disette culturelle. A l'heure où le budget allemand tend plus que jamais vers l'équilibre, le Bundestag vient de voter des crédits inédits pour irriguer le secteur de la culture en 2008. Le montant de la rallonge atteint 400 millions d'euros.

Le ministre allemand délégué à la Culture et aux médias, Bernd Neumann, se frotte les mains. "Un programme d'investissements culturels de cette ampleur est inédit en Allemagne. […] Cette décision d'avenir renforce l'Allemagne en tant que nation de culture", s'est-il félicité. C'est d'autant plus remarquable que jusqu'à présent, les affires culturelles étaient surtout du ressort des Lânder...

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31/10/2007

Elysée: Vous avez dit "transparence"?

Allons, allons, pas  de démagogie, pas de complainte de type populiste, pas d’ironie mal placée. Ne jouons pas à ces Anglais toujours en train de critiquer le coût de la maison royale qui feraient la révolution si …on touchait à la Couronne. D’ailleurs, la Reine, elle règne, elle. Elle ne gouverne pas. Chez nous, aujourd’hui, nous avons un hyper-président hyper-actif hyper-travailleur, hyper-médiatique. Qui fait tout, ou presque. C’est normal qu’il soit hyper-rétribué. D’ailleurs, même le Président irlandais gagne plus. En rétributions, pas en avantages en nature…

Et Bush gagne trois fois plus… ce qui laisse à « Sarkozy l’Américain » des espoirs de prochaines augmentations (à chaque « bond » du SMIC, par exemple).

Inutile de reparler de De Gaulle qui remboursait à l’Etat le pain partagé à l’Elysée avec sa famille. Les temps ont changé. Et l’argent a été trop chargé de pêchés, parait-il, par les sermons de pieux hommes de foi qui priaient le ciel pour attirer la pluie au lieu de pomper les nappes phréatiques et oubliaient que l’argent des riches a toujours fait rêver les pauvres.  D’ailleurs, mme Lagarde avait été rappelée à l’ordre :il n’y aura pas de « plan de rigueur »…au moins jusqu’aux municipales, et, soyons pédagogues: le déficit abyssal de la France ne va pas augmenter de 140% pour autant. Alors, faisons des économies, oui. Mais ailleurs.

C’est à Matignon qu’il y a peut-être aujourd’hui des emplois fictifs, non à l’Elysée. On aurait pu enlever au PM, qui est moins important que les conseillers spéciaux du Palais, ce que l’on donne au super-patron. Mais cela ne se fait pas : Sarkozy, du temps de Cécilia, lui avait déjà emprunté la « Lanterne » de Versailles. Qui y passe ses wek-ends maintenant ?

 Ce sont dans  quelques cabinets que la République pourrait faire des économies (combien de collaborateurs Laporte ? Plus que de joueurs dans une mêlée…)…Il est tant d’autres situations scandaleuses, et pas seulement dans les  rétributions et les frais généraux de quelques nantis et profiteurs d’un système que l’on dit vouloir assainir, avec clarté et franchise. « Il y a vraiment des milliards d'injustices à réformer dans ce pays avant de réformer le salaire du président », lâche Jean-Louis Bianco qui sait qu’on « n’est pas malheureux à l’Elysée »…

Ce triplement du budget du Palais et la hausse de 140 %  du salaire du Président sont décidés au nom de la « transparence ». Qui pourrait être contre ? Mais c’est là peut-être que l’on peut dépasser les critiques mesquines de  Bianco qui tente de nous faire pleurer en disant que Mitterrand payait ses cafés de sa poche. Qui peut dire que cette « clarification » entraînera la suppression des caisses noires, des coffres secrets, des liasses cachées ? La pauvre Cour des comptes ne peut pas avoir des yeux partout, et pour tout… Souhaitons que la transparence affichée ne masque pas des réalités plus cachées!

Daniel RIOT 

28/09/2007

Politique : Les avaleurs de « bidouille »

Une petite bourde du jour, encore…« On est dans la continuité de Raffarin et de Villepin. Ce n'est même pas un budget de transition. C'est de la bidouille », s' est insurgé  Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe parlementaire du Nouveau Centre, à propos du projet de loi de finances.  

Le député du Loir-et-Cher estime qu'  « en l'état, ce budget n'est pas votable » et revendique une « liberté de vote »…non prévue dans le contrat signé par ces déserteurs de l’udf avec l’UMP mais tout à fait légal dans une démocratie qui ne reconnaît pas de « mandats impératifs »….

Mais, il ajoute en bon avaleur de couleuvres et de clous rouillés comme savent l’être les « centreux » opportunistes :« Ce n'est pas un débat facile. On est dans la majorité et on a trois ministres au gouvernement : ça nous oblige à travailler plus utilement » Travailler utilement consiste-t-il à approuver de la « bidouille » ? Ouille, ouille, ouille…

27/09/2007

La France en Europe: Un budget "sarkomédiocre" qui ne prépare guère la présidence Française de l'Union

La France financière, « point noir de l’Union »

La « sarkomédiocrité » des chiffres  risque de faire « exploser en vol » la « sarkomania » de la communication

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT : Ayant toujours préféré les lettres aux chiffres, j’ai toujours scrupule à commenter les maîtres à compter du budget national. Trop de zéros me donnent le vertige ! Mais il est des choses que j’ai un peu de difficultés à comprendre…Comment peut-on se réjouir (presque crier victoire) en présentant la copie mise au point pour le premier budget de l’ère Sarkozy ?  Il nous lancer (à regret) un nouveau néologisme (c’est à le mode) : la « sarkomédiocrité ». Par opposition à cette « sarkomania » qui, comme aurait pu dire Hervé Morin, risque « d’exploser en vol ». Sous le choc des réalités trop oubliées.

J’ai cherché en vain un seul nombre qui puisse laisser entrevoir un « choc de confiance » susceptible de provoquer un « bond de la croissance »… Je ne peux pas même chercher consolation dans des analyses d’économistes ou de journalistes spécialisés plutôt complaisants avec Sarkozy et sa majorité : rien de réjouissant. Le Figaro lui-même peine pour trouver quelques vertus à ce document chargé de vices et ne trouve que des experts dubitatifs ou sceptiques... 

Est-ce vraiment pour ouvrir de telles perspectives que Sarkozy, comme il ne cesse de la répéter, à été « élu » ? Est-ce pour ce texte (qui est tout de même essentiel dans la vie d’une nation) que tant de belles paroles, tant de temps d’antenne, tant de couvertures de magazines, tant de vent brassé, tant d’effets de communication, tant de « bougisme » présidentiel nous ont  été infligés ?

L’  « homme pressé », le champion de la « rupture », « l’hyperactif », le grand prêtre de « la culture du résultat », les donneurs de leçons économiques et financières à l’Europe entière, le Guizot du XXI Ième devra travailler mieux s’il veut que la France gagne plus.   

Un « budget d’attente », disent les plus indulgent en usant d’une  litote vide de sens puisque personne ne dit ce qui est en attente (municipales mises à part, bien sûr)… Nous voici loin des « je veux », des promesses du style « vous allez voir ce que vous allez voir » faites aux ministres des finances de l’eurogroupe, des exhortations dignes de la magique méthode Coué.

Nous voici loin surtout des mesures chirurgicales qu’impose un « Etat en faillite » !

Feuille de route pour une déroute : voilà confirmé le sombre diagnostic des responsables européens les  plus lucides : « Le point noir de l’union européenne, c’est la situation économie et financière de la France… Sarkozy est en train de perdre en Europe tout le crédit qu’il avait su gagner avec son activisme en faveur du « mini traité »… On voulait croire en un retour de la France en Europe, mais le retour d’une France faible affaiblit l’Europe comme une Europe faible affaiblit la France… »

Avec un  déficit public (41,7 milliards d'euros) qui reste abyssal, une dette publique (64 % du PIB) qui reste colossale, des « prélèvement obligatoires qui demeurent catastrophiquement stables, un déficit commercial qui donne toujours le vertige,   la France est plus que jamais le plus mauvais élève de la classe européenne. Celui surtout qui consacre le plus d’argent (qu’il n’a pas) aux dépenses publiques. Et celui qui s’abstient de faire des réformes de structures qui s’imposent.

Si on fait des « budgets d’attente » quand on parle encore d’ « état de grâce », que pourra-t-on faire en état de disgrâce ? La meilleure façon de préparer la Présidence française de l’Union dont on fait tant de cas aurait été de mettre de l’ordre dans la Maison France : c’est mal parti ! L’illusionniste s’illusionne-t-il  lui-même ? Pour réformer la France, il faut commencer par réformer les réformateurs…

Personne ne peut s’en réjouir, pas même ceux qui avaient raison de douter de la crédibilité du programme du candidat aux présidentielles d’une UMP qui avait plongé la France dans l’état que Fillon, aujourd’hui,  dénonce par une « image »…mal choisie mais juste! 

Daniel RIOT

14/07/2007

Union européenne : Une pingrerie budgétaire inquiétante

c8e74a1c080b8d37adf930f7cbaee1f5.jpgEditorial RELATIO par Daniel RIOT. Dans l’Union européenne, la bataille budgétaires s’annonce particulièrement chaude cette année : Le Parlement européen qui a un vrai pouvoir de blocage en cette matière de vraie tirer parti de la situation pour se faire entendre haut et fort. Car les gouvernements ne sont vraiment pas  bien inspirés dans leurs réflexes de pingrerie maladive et chronique. Picsou n'est pas un bon inspirateur pour l"Europe concrète des beaux projets....

Les ministres européens du Budget ont en effet opéré une coupe de 2,1 milliards sur le projet présenté par la Commission. Chiffré à 119,4 milliards, le budget ne représente que 0.95% du revenu national brut de l'Union. 0, 95% ! Un taux historiquement bas. Plus faible que ce qu’envisageait le Conseil européen dans le cadre des perspectives financières (déjà bien irresponsables) pour 2007-2013. Plus faible que les proositions (pourtant raisonnables) de la Commission. Bien trop faible pour que les réalisations de l’Union soient à la hauteur des espérances  suscitées par des  ambitions proclamées…

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D’ores et déjà, mais ce n’est pas définitif, deux projets de cette Europe « concrète » en sont entachés :

>>>  Galileo : rien n’est décidé, donc rien n’est lancé. Les 27 doivent examiner les propositions élaborées par la Commission lors de la réunion des ministres européens des Transports début octobre, quand le marathon budgétaire annuel sera bien entamé…

>>>> L'Institut européen de technologie, cher au président de la Commission José Manuel Barroso qui  doit être financé par le budget communautaire à hauteur de 308 millions sur 2007-2013 mais our lequel,rien n’a été décidé.

Mais il y a plus grave. Ce n’est pas avec les sommes débloquées (ou plutôt avec les soustractions additionnées) que la Commission disposera des moyens dont elle aurait besoin. Ce n’est surtout pas ave detels moyens que l’on pourra accomplir ce que tout le monde (ou presque) réclame : moins de disparités régionales, plus de stimulants pour la croissance et les programmes sur « l’égalité des chances », plus d’efforts dans les chantiers de l’avenir (recherche, éducation, culture, Europe de la justice,…), plus de moyens dans les politiques de voisinage, ect…

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Pour trop d’argentiers des pays membres « l’Europe » reste inscrite dans les  « dépenses et charges» et non dans les  « investissements à effets démultiplicateurs».

On n’a toujours pas tiré les leçons des cotés négatifs des derniers « élargissements », des échecs du « processus de Barcelone » ou des limites de la « Stratégie de Lisbonne » : en tout l’Union a pêché par ce vice terrible qui altère bien des vertus, celui qui consiste àne pas se donner les moyens de ses ambitions …Si « l’Europe » déçoit tant, c’est parce que les responsables de l’Union promettent toujours plus qu’ils ne font. Ce n’est pas là affaire d’institutions, mais d’état d’esprit.

Il est des bonds qualitatifs qui exigent de sauts qualitatifs : c’est ce qu’avait bien compris Jacques Delors à la tête de la Commission… C’est ce que personne ne comprend depuis la fin de « ‘ère Delors ». Et c’est grave.

Lors des campagnes pour les dernières « européennes » et sur le projet de Constitution pour l’Union, les seuls à avoir demandé un budget communautaire au moins égal à 3% du PIB étaient les… communistes. Su ce point, ils avaient raison. A 0,95%, nous en sommes vraiment loin.

Tant que les caisses communautaires ne seront pas plus alimentées (ce qui peut se faire par d’autres moyens que la seule augmentation des contributions nationales), il est malhonnête de présenter comme des objectifs des « grands projets » qui ne peuvent être que des plans  sur la comète…

Daniel RIOT

07/07/2007

ALLEMAGNE: Vers un "zéro déficit" en 2011

Un exemple que la France, visiblement, ne veut pas suivre....L'Allemagne de la "Grande coalition" suit la politique budgétaire que prônait en france françois BAYROU: Croissance, réduction des déficits et équité entre les générations seront les maîtres mots du budget allemand 2008. Le gouvernement d'Angela Merkel a adopté hier le projet de loi de finances pour 2008 présenté par le ministre des Finances Peer Steinbrück, ainsi que la programmation financière à moyen terme. La politique gouvernementale et la croissance portent leurs fruits : les finances publiques allemandes devraient revenir à l'équilibre "en 2011 au plus tard". Ce sera un tournant après 40 ans de progression de l'endettement.

Le gouvernement allemand table, plus précisément, sur un retour des finances publiques à l'équilibre en 2010. Au vu des critères du Pacte de stabilité, qui plafonnent à 3% par an l'augmentation des dépenses publiques, Berlin afficherait ainsi un déficit de 0%. L'Allemagne retrouverait un budget excédentaire en 2011.

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Avec le soutien de l'Union européenne (UE), Berlin mène depuis 2006 une guerre acharnée contre la progression des déficits. Le credo du gouvernement allemand est le suivant : il faut profiter de la croissance pour continuer de les réduire. "Nous avons aujourd'hui la chance historique d'être dans des circonstances favorables pour remettre notre maison financièrement en ordre" après quatre décennies d'accroissement de l'endettement, a souligné M. Steinbrück. Les résultats se mesurent dès aujourd'hui : le recours à l'emprunt devrait être ramené en 2008 à 12,9 milliards d'euros, le niveau qu'il occupait au moment de la réunification. Le taux de financement des dépenses fédérales par le crédit reflue même à son étiage de 1973 (4,6%).

L'Allemagne mène en réalité de front un double objectif : la réduction du nouvel endettement, et celle du déficit structurel. Elle y consacrera au total quelque 60% des recettes fiscales supplémentaires (soit 54 milliards d'euros sur 90) sur la période 2008-2011. Or ces recettes, précisément, affluent actuellement grâce à la croissance. 237,1 milliards d'euros sont inscrits au poste recettes du projet de loi de finances pour 2008. Les dépenses s'élèvent, elles, à 283,2 milliards. C'est une progression de 4,7% par rapport à 2007, mais elle est principalement due à des "effets exceptionnels", a indiqué M. Steinbrück. Le montant des investissements se stabilise à 24,3 milliards d'euros.

Le budget 2008 se veut ainsi tourné vers l'avenir. Le coup d'arrêt porté à l'endettement vise à garantir une certaine équité entre les générations. Par ailleurs, les dépenses inscrites dans le projet de loi de finances portent principalement sur des secteurs déterminants pour le futur. Outre la poursuite du programme de relance de la croissance adopté en 2006 (25 milliards d'euros sur quatre ans), le gouvernement investit de manière ciblée dans des domaines comme l'éducation et la recherche (+ 220 millions d'euros en 2008), l'aide au développement (+ 750 millions d'euros), la formation des jeunes générations et la protection du climat.

Plus d'informations :

www.bundesregierung.de/Content/DE/Artikel/2007/07/2007-07...

EN SAVOIR PLUS SUR LA PACTE DE STABILITE ET DE CROISSANCE >>>>>>>

 
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