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28/03/2008

STRASBOURG:Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre

C’est bien volontiers que j’ouvre mon  «  blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un  vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.

Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?

Par Nelly Margotton

 A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?

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14/01/2008

Le Modem à STRASBOURG: BAYROU, mépris et mauvais calculs

La louche du diable et la cuillère à café de Bayrou


Ma petite chronique strasbourgeoise

Chantal Cutajar et sa liste auraient perdu entre 4 et 5 points si les « coucous du moDem » avaient fait une liste dissidente. Combien en perdront-elles à cause de Bayrou qui a cédé aux chants de sirènes de ce « duo diabolique », dont je me suis promis de taire les noms, en les imposant à la troisième et à la   quatrième place ? Six à sept, au moins…

Ce n’est là qu’une estimation, mais elle vaut bien des sondages, …Vous savez, les sondages c’est ce  que Bayrou décriait tant durant les présidentielles et qui sont devenus, même pipés, des outils de décisions et d’argumentation chez le (saint)  « patron » du Mouvement Démocrate.

Bayrou, « tueur d’espérance » et « mauvais calculateur », est tombé dans les pièges du champion du « qui perd gagne »…Heureusement pour le MoDem-Strasbourg, Chantal Cutajar sait donner le meilleur d’elle-même dans l’adversité…J'admire toujours Chantal. Je lui conserve toute mon estime et mon affection. Et je comprends qu’elle accepte de poursuivre ses (beaux) combats pour Strasbourg tout en étant obligée d’entrer en résistance contre les pires ennemis :ceux de l’intérieur…  

Mais, là, trop c’est trop : Bayrou me contraint à jeter l’éponge du militant. Je renvoie ma carte au Modem. Descartes trop trahi. Et il ne serait pas moral que je continue à cautionner d’une manière ou d’une autre, fusse par amitié,  une pratique de la politique que je considère amorale…Surtout dans une formation qui s’est doté d’une Charte éthique !

Sarkozy ne peut pas me décevoir : je n’en attendais rien. Ségolène Royal ne pourra pas m’affliger : elle m’a dissuadé depuis longtemps de faire confiance en ses capacités de femme d’Etat. Mais Bayrou ? Ah ! Bayrou… Quand j’avais fait sa connaissance lorsqu’il était au cabinet de Pierre Pflimlin, j’avais l’intuition que cet excellent enfant de chœur ne ferait jamais un bon cardinal…

Ayant suivi sa carrière, j’avais révisé mon jugement et ses prestations, notamment lors des dernières européennes et des Présidentielles, m’avaient conduit à miser sur lui (et son programme) pour guérir la France des maux dont elle souffre tant depuis des décennies et changer un système qui, comme chez les poissons, pourrissait par la tête. D’où mon engagement en sa faveur et mon « adhésion » au MoDem (malgré mes préventions contre les « mises en carte ») dès la création de ce « premier part du XXI ième siècle…

Patatras !  Mon éducation me conduisant à de reconnaître mes erreurs et mes fautes (ce qui est sans doute politiquement nul), je dois reconnaître que j’ai commis une  grossière erreur d’appréciation qui est, comme dirait un bon chrétien pas forcément démocrate, un vrai pêché…

Mea culpa….J’ai complètement surestimé les capacités de François Bayrou de se montrer digne des espérances qu’il avait suscitées  et d’adapter ses propres actes à ses propos sur l’éthique et sur une autre « façon de faire de la politique ». Donc proprement, honnêtement, avec un esprit de justice et de justesse, avec le respect des militants et des électeurs. En évitant les pièges tendus par des manipulateurs et des imposteurs, par ces cyniques qui confondent démocratie et voyoucratie intellectuelle et morale.

La gestion du « cas strasbourgeois » , depuis la dernière campagne présidentielle, est une illustration trop éloquente de quelques unes des  faiblesses, des erreurs de jugement, du  manque de lucidité, de courage et de cohérence du « patron » (comme il se nomme lui-même) du modem.

Il dit vouloir un « MoDem fort » pour Strasbourg. Très bien.  Mais, avec l’appui de quelques ratés locaux  de la politique  passés maîtres dans l’art de jouer contre leur camp, il vient de tirer une rafale de mitraillettes contre ce Parti démocrate qui est en train de battre des records de vitesse dans l’écrasement des espoirs qu’il a fait naître. Il vient surtout de décevoir pour longtemps sans doute nombre de celles et de ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique sans tricheries, sans fourberies, sans  malhonnêteté intellectuelle, sans hypocrisie, sans mensonge, sans manipulation, sans impostures.

Qui plus est, il vient d’étaler tout ce qui devrait être prohibé chez un leader national qui se recommande du « Tiers Etat » d’aujourd’hui et qui prétend se conduite en « patron » : le mépris des militants, la condescendance envers ceux qui osent manifester des divergences de vue avec lui, le recours aux armes sournoises de l’humiliation contre  celles et de ceux qui le gênent. Pitoyable, celui qui se prend pour le successeur de Henry IV.  

Je n’écris pas sous le coup de la colère mais sous celui d’une déception profonde. Celui qui tente de se faire passer pour le « meilleur stratège politique français après Sarkozy » a-il fait des efforts pour ressembler à sa caricature des Guignols ?   N’a-t-il pas digéré ni ses succès de la campagne ni son échec du scrutin ? Est-il « l’illuminé » décrit par Simone Veil et d’autres ? Son inconduite à l’égard de Jean-Marie Cavada m’avait déjà sonné. Le « cas Strasbourg » m’a assommé.

Je savais qu’on ne doit pas  «  discuter gastronomie avec un cannibale ». Je savais que l’esprit malin qui joue au poker-menteur quand les autres jouent aux dames a un talent fou : celui des diables qui ont une culière plus longue que ceux avec qui il mange. Face à la louche de cet esprit malin, Bayrou n’avait qu’une cuillère à café. Logique : c’est le MoDem qui prend la tasse…

C’est dur de passer une partie de son temps à réfléchir au ré-enchantement de la politique et de se prendre les pieds dans les tapis des désillusions dès que l’on est attiré par une petite lueur d’espoir.

Daniel RIOT

18/12/2007

Strasbourg:L’OPA sur le Modem annoncée fait les dégâts prévus…

Ma petite chronique strasbourgeoise, par Daniel RIOT

(Petite) satisfaction du journaliste, grosse déception du militant et terrible inquiétude du citoyen 

Le journaliste que je suis pourrait être satisfait de lui, de ses informations, de ses analyses, en effet : la tentative d’OPA sur le MoDem Strasbourg par un préfet hors service s’est bien déroulée comme  annoncé, selon le scénario prévu (ou presque), avec les acteurs attendus.

Quand je revois les moues  de doutes ou de réprobation déclenchées par mon premier article sur ce thème alors que la machine à désinformer éructait des démentis et se réfugiait dans des silences lourds d’arrières pensées, je me sens en droit de ne pas dissimuler quelques sourires  malicieux

Mais je n’en tire aucune fierté … Quand on prend conscience des vrais desseins des acteurs de ce théâtre qu’on nomme la politique, on imagine facilement les dessins de ces personnages dans leurs détails, en dépit des brouillages, des masques, des manipulations grossières ou subtiles, des mensonges, de l’opacité cultivée, des promesses à qui en réclament, de l’info-intox complaisamment relayée…

 L’OPA annoncée a été favorisée par deux pôles rapidement identifiés.

A Paris par des réseaux qui font que nous vivons dans un régime du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », des « renvois d’ascenseurs », et de jeux de rôles pas très drôles… 

A Strasbourg (et, j’allais l’oublier, à Pfaffenhoffen) par une série de personnages qui illustrent parfaitement cette « mégalomanie des petits » dont on parle si peu mais qui est l’une des causes de l’actuelle crise Du politique.

Les grands « politichiens », comme disait De Gaulle, ont au moins une certaine classe, les petits font peine à voir. Passons. L’heure n’est pas celle des procès.

C’est tout de même triste de voir des cadres (jeunes surtout) udf emboîter le pas de  politicards bien ringards.Il est vrai que trois des signataires d'un communiqué publié ce matin par des "cadres" d'une "fédération" qu'ils ont eux-mêmes sabordée ont des ambitions qui passent par l'UMP, aux cantonnales ou aux municipales. Et ne sont en rien strasbourgeois... Le Modem serait-il d’entrée condamné à cumuler les défauts de l’udf d’hier et des radsoc d’avant-hier ? Bonjour l’avenir. A reculons...

L’heure n’est pas non plus celle où il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes. J’ai dit (presque) tout ce que je pouvais dire (et non tout ce que j’aurais en envie de dire) sur Jean-Claude Petitdemange qui dans son genre  a un talent incontestable.

Sa force de séduction fait office de conviction. Il joue en politique comme d’autres jouent au casino. Il  un aplomb de «monsieur je sais tout »  et un culot de joueur de poker-menteur qui lui servent de carapace, Il est un de ces « bullocrates », comme dit Jean-François Kahn, capable de faire illusion dans bien des registres de la communication.

Cet autocrate a fait ses preuves au PS où son respect des militants se traduisait en une phrase souvent répétée : « il faut donner du foin aux militants ». Tout un programme….

Ses supporters mettent en avant son "expérience": il est vrai qu'il en a... En tous genres, même. De quoi faire de belles tartines de déconfiture, ironiserait Tomi Ungerer

 

Sa loyauté est si grande, comme sa sincérité,  qu’il est capable d’en avoir  à la fois des successives et des simultanées. Ses anciens « camarades » du PS  lui font beaucoup d’honneur en le traitant de « traître ».

La traîtrise suppose une cause que l’on sert, non une cause dont on se sert. S’il est devenu expert dans l’art de faire perdre son camp, c’est par égotisme, égoïsme et égocentrisme, non par traîtrise…

J’ai souri en lisant sur sa profession de foi « des idées non des égo »…Il ne faudrait tout de même pas prendre d’entrée les gens du modem pour des gogos.

D’abord, comme disait Jean Monnet, on ne fait pas de grande chose sans égo. Ensuite c’est dans le cerveau et pas dans le nombril que se forgent les idées. Ensuite ce type d’affirmations dépourvues de sens (sa lettre aux militants mérite une vraie analyse de texte) confirme que ce champion du paraître souffre d’un double déficit, d’amour-propre et d’idées. 

Cette caricature de politicard machiste et misogyne excelle dans l’art de se servir des femmes. « Strasbourg mérite mieux qu’une femme » a-t-il lancé en 2001 en renvoyant Fabienne Keller et Catherine Trautmann à leurs fourneaux… C’est beau la parité et l’égale dignité… Il paraît que certaines femmes pourtant dites « libérées » aiment ce coté "viril". Jusqu'à ce qu'elles se rendent compte des dégâts...trop tardivement.

Cet expert en finances publiques sait aussi jongler avec les chiffres : pourquoi a-t-il  insisté autant sur « l’argent » dans sa « profession de foi » adressé aux militants ? 

« Profession de foi » est sans doute inappropriée, surtout dans l’évocation d’un écrit d’un chevalier de l’anticléricalisme d’un autre siècle, mais c’est le nom consacré pour une telle missive.

Ce militant du Modem qui affiche l’ardeur des nouveaux convertis se veut (toujours dans sa profession de foi) plus « bayroutiste » que Bayrou.

Je ne sais pas comment il a voté aux Présidentielles et aux législatives, mais ayant sur le terrain et sur le net activement participé au soutien de Bayrou et de candidats authentiquement Modem, je ne l’ai jamais croisé, jamais vu, jamais entendu…

 
Il est un peu un Morin à l’envers :l’un quitte le navire en pleine tempête pour gagner un port d’attache, l’autre vient  avec sa barque et profite des circonstances pour tenter de sortir des flots où ses déconfitures passées l’avaient noyé.

Ressuscité, l’homme qui a provoqué la victoire du « tandem » et qu’il ne critique que par sa duettiste interposée, comme on a pu le voir encore au dernier débat sur le budget de la Ville. Un malin, ce joueur qui prend la politique pour un jeu de poker menteur…

Le militant MoDem que je suis ne peut évidement pas suivre un tel personnage qui pour moi personnifie tout ce que les responsables politiques ne doivent pas être. Le cynisme avec la gouaille d’un Pasqua  fait sourire. Le sien fait frémir.

Mais, on « ne pisse pas contre le vent », comme disait le général de Gaulle. Les militants du modem se retrouvent ce mercredi devant un choix qui en fait n’en n’est pas un. Nous pourrions loguement parlé d'un scrutin pipé puisque vous voter pour une tête de liste "indépendante" des militants favorables à une liste d'union avec l'UMP. Mais à quoi bon? Les "marmilloteries" en tous genres ont défié le bon sens et le respect le plus élémentaire de la démocratie.

Reste à attendre le réultat.    Soit l’esprit Modem l’emporte et l’avenir d’un vrai Centre porteur de vraies espérances citoyennes peut être envisagé sérieusement. Soit l’esprit politicard bien masqué par des effets de manche d’illusionniste gagne… et Strasbourg ne sera pas cette Ville « démocrate » qui est sa vocation et sa vraie nature.

Adieu le modem à strasbourg. Le nouveau centre ou une nouvelle udf ont de beaux jours devant eux et ceuxqui rêvaient d'une recomposition d'un paysage politique trop binaire devront mettre leurs espoirs ailleurs.

Je schématise ? A peine.

Déjà, les dégâts sont là…Le préfet « hors cadre » a déjà ajouté ses vilains coups de pinceaux sur le «  tableau » (bien mal encadré) d’un centrisme strasbourgeois mangé par l’Ump et blessé par l’irresponsabilité d’un délégué départemental qui sait faire des ronds de jambes à Paris et des ronds dans l’eau (sale) dans le bas-Rhin.

Résultat : le MoDem a déjà perdu ce trimestre au moins  dix points dans les intentions de vote (Robert et Fabienne peuvent jouer les sereins….).

Il a découragé de possibles militants et sympathisants.

Il a installé dans un doute lourd  dans l’esprit et le cœur de  nombre de celles et de ceux qui ont vibré à Seignosse (où curieusement  les seuls strasbourgeois se trouvaient être des animateurs de « Strasbourg Je t’M » étaient présents.

Tout, sans doute, peut-être rattrapé. Si le simple bon sens l’emporte, Chantal Cutajar et son équipe pourront atteindre l’objectif qui n’est pas de faire de la figuration…

Mais si la perversité cynique gagne, ceux qui se reconnaissent vraiment dans les analyses, les programmes et les philosophies d’action de Bayrou et de Corinne Lepage n’auront plus qu’à voter pour un moindre mal, qu’il se nomment Grossmann-Keller ou Ries et ses socialocrates.TSP, tout sauf Petitdemange? 

Puisque j’ai commencé cette chronique par le rappel d’une tentative d’OPA annoncée, je vais prendre le risque limité de faire deux prévisions qui ne sont que des anticipations d’informations annoncées :

Si jamais l’ancien chef de cabinet de Rocard (qui a été rayé du carnet d’adresses de l’ancien premier ministre) l’emporte ce mercredi, le Modem est bien parti pour faire cinq à six pour cent en mars prochain. Juste de quoi pour la liste btenir une place pour a "tête sur la liste UMP. Une place qu'il aura sans doute aussi si ce.... champion de l’art de jouer contre son camp n’a pas l’investiture. C'et programmé, ou presque.

Jouer gagnant pour lui à tous les coups, c'est la seule chose qui importe pour celui qui, à Pâques,a décidé de se lancer où il est arrivé aujourd'hui uniquement pour "faire battre Ries"...Grandeur de la rancoeur. 

Pour le Modem, ce ne serait plus la traversée du désert, mais l’ensablement. Requiem pour une espérance.

En politique, le joueur est celui qui transforme les militants, les citoyens, les partis, les fonctions escomptées  en jouets…. Or, il l’a assez dit (pour que je l’aie entendu), pour lui, « la politique est d’abord un jeu »… Comme si la démocratie était une cour de récréation.

La « révolution Bayrou », son « centre révolutionnaire » (théorisé par Jean-François Kahn) et le « réalidéalisme » de Cap 21de Corinne Lepage et des Verts prêts à rejoindre un Modem digne des espérances semées  méritent nettement mieux. Les Strasbourgeois aussi, d’ailleurs et surtout.

Daniel RIOT

 RELIRE : l'annonce de l'OPA >>>>

 

Strasbourg:Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar

Corinne LEPAGE , Présidente de CAP 21 ( Citoyenneté Action Participation, parti politique, écologiste, humaniste et citoyen issu de la société civile qui s’inscrit dans le respect des principes républicains et démocratiques)  , ancien Ministre de l’environnement,  renouvelle son soutien à Chantal CUTAJAR  qui incarne  toutes ces valeurs  en replaçant la question liée à la citoyenneté et à la démocratie participative au cœur du débat politique pour faire émerger un nouveau mode de gouvernance pour STRASBOURG.

Sa candidature, également soutenue par le porte parole et  ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée  sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme  et l’éthique.

Les  choix de Chantal CUTAJAR sont ceux  définis par François BAYROU  à SEIGNOSSE et  renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et  l’application des principes du Développement Durable  dans tous les domaines y compris celui des activités économiques  au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG  et  correspond  aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.

 

Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN

Contact presse : 06 87 50 15 96

09/12/2007

Politique: le PS fait la publicité pour les couleurs du Modem

"Tu as volé, as volé, a volé l'orange "....

Le PS manque tellement de couleurs qu’il pique celles des autres ! Adieu la rose (fanée !)  et vive…l’orange et le vert. Chapeau Roland! L’orange, c’est le Modem. Le vert, c’est l’écologie. L’orange et le vert, c’est naturellement l’alliance la candidature de Chantal Cutajar soutenue par le Cap 21 de  Corinne Lepage, représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen, co-listière de Chantal… Qui disait qu’il n’y avait «  pas de belles oranges …orange sans verts orangers » ? Ah : oui…C’est moi…

« Les couleurs n’appartiennent à personne », dit-on au PS où l’on ose même plus se dire « socialistes » tellement le mot a été vidé de son sens…Comme  les bonnes idées non plus n’appartiennent à personne, on n’est pas surpris non plus de constater  d’autres emprunts dans les programmes (sans couleur et sans relief) que prépare Roland Ries. Alllô, Gilbert Bécaud? J'ai trouvé qui a "volé l'Orange"..;  De vieux tubes remis à la mode: c'est le PS d'aujourd'hui... 

J’ignorais que Roland pouvait confondre « ouverture » et « pillage », envol d’une campagne et vol des symboles. Il est vrai que, coté tandem, les premières informations sur le programme dénote un art du copie (chez les autres)/collé (chez soi) assez consommé. Il suffirait pourtant au Tandem de faire du copié/collé avec leurs promesses faites avant leur élection et   non tenues depuis. Il est vrai que la dernière fois, le Tandem n’avait pas gagné les élections, c’est le PS qui les avaient perdues…

A cause de qui déjà ? Ah! oui… A celui qui prend un plaisir sado-maso à ne faire partie d'une équipe que pour la faire perdre!  Celui que Ries qualifie avec indulgence dans les dna d’« anticlérical » et de « manœuvrier »….

Chut ! Au Modem, il a déjà apporté ses propres  couleurs, le "préfet hors cadre"  qui confirme que "l'oisiveté est source de tous les vices" : les couleurs de la honte en politique. Et du culot sans nom…

Je n’en reparlerai ici et ailleurs que dans quelques jours. Quand j’aurai décidé soit de renvoyer ma carte (orange)  soit d’inciter des gens que j’estime à rejoindre ce qui  été annoncé comme une source de re-enchantement de la politique…   

 

02/12/2007

Bayrou à 100%: "Le MoDem, sans modération...", par Daniel RIOT

Pari  gagné pour Bayrou. Dans l’euphorie des fêtes de baptêmes ou de mariages…Il a su dépasser le déficit de clarté, d’esprit de décision, d’actions et de transparence qui est apparu ces derniers temps en dépit des élans de Seignosse. Il a su trouver les mots qu’il fallait pour renouer avec son rôle de générateur d’espérances. Il a su compenser par la force citoyenne le lâchage de notables soit inquiets pour leurs carrières soit dévorés par les forces obscures de l’opportunisme soit déboussolées par le magnétisme illusoire de Sarkozy.

Il a même su se faire élire Président avec un score plus qu’impérial : 100% Modem, c’est 100% Bayrou (et réciproquement). 96,8% pour être précis. Avec des verts et Cap 21 qui seront là pour rappeler en permanence qu’il n’y a pas d’oranges très orange sans verts orangers…Le Modem n’est pas qu’un dépassement des  clivages politiques, il est surtout un dépassement des cloisonnement : le projet implique des liens permanents entre politique, économie, social, écologie, culture

Désormais, il lui faudra tenir les promesses faites, les engagements pris, par des décisions et des actes conformes aux textes approuvés, à l’éthique définie et à la stratégie choisie.

Le Modem, un commando de « transformation de la société » ? « Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique ». Vaste programme, suffisamment enthousiasmant pour que le mouvement démocrate regroupe une véritable armée. Si l’organisation  est à la hauteur des objectifs. Et si la  richesse née de la diversité n’est pas dilapidée par un manque de cohérence.

La « révolution Bayrou », saluée ici depuis longtemps déjà, est d’abord une révolution culturelle, à la française non à la chinoise, bien sûr. Les « gardes oranges » du Béarnais ont encore bien des verrous à faire sauter, des clarifications à faire, des efforts à déployer. Les textes adoptés ce week-end ne vaudront que s’ils sont appliqués dans leur lettre et leur esprit.

Une évidence ? Bien sûr. Mais, aujourd’hui, l’originalité  n’est pas à chercher dans les constats faits à chaud dans l’enthousiasme communicatif d’un Congrès fondateur, mais dans les démarches qui vont suivre. Les municipales constitueront un test, dans toutes les villes. A commencer par l’une où non le « ni ni » mais un vrai dépassement des clivages politiques s’impose et une authentique révolution démocratique s’imposent : Strasbourg qui, par sa mission européenne, revêt une importance et une symbolique particulières. A Strasbourg, comme ailleurs, les « choses sérieuses vont commencer »

Daniel RIOT  

 

En savoir plus sur le blog politique de Chantal Cutajar

30/11/2007

Strasbourg: Le mouvement de Corinne Lepage confirme son soutien à Chantal Cutajar

Après le Conseil national de Cap 21

"Une liste indépendante, sans apparatchiks: Une première à Strasbourg et une chance pour les Strasbourgeois" 

À  la sortie, des « bureau politique et Conseil National CAP 21 », Yveline MOEGLEN, délégué CAP 21 pour le Bas-Rhin réaffirme, dans un communiqué,  son soutien à la constitution du MoDem, "seule force nouvelle de la VIE politique française, dans laquelle le mouvement de Corinne LEPAGE expert en matière de «Développement Durable» continuera de nourrir et renforcer le projet démocrate".
  
"Pour la première fois en France, les rênes d’un parti ne seront pas confiées à des APPARATCHIKS.
 
 François BAYROU a accepté toutes les exigences démocratiques, éthiques et morales qui définissent la nouvelle forme de gouvernance imposée par CAP 21 et qui conduiront au bon équilibre entre l’efficacité politique et la démocratie interne du MoDem.
 
 Il y a de fait, une redéfinition des rapports entre militants, dirigeants et élus.
A Strasbourg, le projet de liste MoDem / CAP 21 mené par Chantal CUTAJAR sera le reflet des accords nationaux entre François BAYROU et Corinne LEPAGE.
  
On y retrouvera pour la première fois, des personnes qualifiées, motivées et compétentes, ayant de grandes connaissances sur l’ensemble des projets strasbourgeois ainsi que de la réalité de la situation économique locale et transfrontalière.
  
Une liste MoDem, indépendante, associée à CAP 21, sans APPARATCHIKS, voilà une grande première à Strasbourg, pour les Strasbourgeois".

Yveline MOEGLEN

Conseillère Municipale et Communautaire de Strasbourg
MoDem / CAP 21

27/11/2007

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

26/11/2007

Cavada-Bayrou : Qui a lâché l’autre ?

Pourquoi parler de « lâchage » ? Je ne mets pas Cavada et d’autres (à commencer par Morin) dans le même panier… J’ai trop d’estime personnelle pour lui pour caricaturer sa décision. D’ailleurs, croyant connaître une partie des cartes, la question se pose : si « lâchage » il y a, qui a lâché l’autre ?...

Dans les explications données par Jean-Marie Cavada,  je marque mon étonnement et mon désaccord de fond sur un point précis : On ne se lance pas dans une bataille électorale pour annoncer la couleur du deuxième tour dès le premier. Sinon à quoi bon deux tours ? Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs. Et ce sont les combines envisagées avant les résultats du premier tour qui appartiennent à une manière passéiste de faire de la politique.

Qui plus est, si l’on se lance dans une campagne électorale pour jouer les strapontins de l’un ou l’autre camp, c’est que l’on part en vaincu. Une consultation électorale ne vise pas qu’à faire acte de présence, prendre la température ou marquer un territoire. Des accords de ralliement ou de panachage qui respectent l’électeur se font en temps T, non avant, au vu de Résultats R et en toute transparence sur la base de contrats d’actions, d’engagements précis…

Autre surprise : Jean-Marie dit ne pas connaître sa deuxième de liste Mme Lagarde… C’est beau la confiance.

Pour le reste, ce ralliement est un coup porté non au MoDem mais à la crédibilité de François Bayrou. Là est le plus grave dans cet épisode. Et les mots employés par celui qui a été le grand chef d’orchestre de l’université de Seignosse sont forts, chargés de critiques qui ne peuvent se gommer par des haussements d’épaule du style de ceux qu’a déjà eu Bayrou quand il a été interrogé sur l’éventuelle « désertion » de ce grand marcheur du Siècle : »Il se met aux enchères ». Non, François ! Non, monsieur Bayrou !

J’ai soutenu François Bayrou avec force parce que ses analyses collent ou convergent avec les miennes et parce que nul n’étant parfait je préfère ses défauts à ceux de bien d’autres… Mais je l’ai écrit ici voilà longtemps déjà : Bayrou s’il ne se ressaisit pas est en train de tuer dans l’œuf les espoirs qu’il a fait naître.

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté »… Dans la bouche de Cavada, cette phrase a de valeur et du sens… Bayrou (qui ne répond pas au courrier qu’on lui adresse, ce qui est peu conforme aux principes qu’il avance) a par ses non-décisions de ces derniers temps distillé le pire des maux : le flou qui favorise (pas seulement à Strasbourg) toutes les magouilles, tous les calculs les plus vils, tous les jeux les plus insensés et les étalages les plus décourageants de la médiocrité en politique…

La question vient naturellement à l’esprit : Simone Veil aurait-elle eu raison dans son approche de la personnalité de François Bayrou. Je ne veux pas encore le croire. Mais pourrais-je encore longtemps pouvoir ne le croire ?

24/11/2007

STRASBOURG: Le MoDem, une "voie nouvelle", par Chantal Cutajar

« Un nouveau parti politique ne se crée jamais sans tensions, sans heurts de conceptions, sans chocs des idées. La création du MoDem est un événement important. Ce premier parti du XXIieme siècle est le résultat d’une vision de la société : constats au présent et volontés au futur.

Nombreux sont ceux qui depuis de longues années accompagnent fidèlement la démarche de François Bayrou à partir de leur engagement quotidien au plus proche des Strasbourgeois. Désormais cette démarche est lisiblement et visiblement offerte à toutes et à tous.

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Il ne s’agit pas d’une introuvable « troisième voie », ce chemin mythique entre « droite » et « gauche », mais d’une « voie nouvelle » qui transcende les clivages politiciens non par des pseudo « ouvertures », des débauchages ou des « changements de camps de type carriériste », mais par des rassemblements, des partenariats, des contrats d’actions autour des piliers si bien définis par François Bayrou durant sa campagne présidentielle.

Je les reprends, ici, pour mémoire : une démocratie citoyenne toujours à approfondir, des politiques où sur tous les sujets les dimensions économiques, sociales, écologiques et culturelles sont prises en compte, des engagements forts et constants pour une France « européanisée » influente dans une Europe politique qui sache concilier les idées de Jean Monnet et de Robert Schuman avec celles du général de Gaulle, la prise en compte des impératifs qu’imposent les révolutions en tous genres que nous subissons dans un monde de plus en plus complexe et dans une société de plus en plus riche de ses diversités. Cette « voie nouvelle » implique évidemment des remises en cause et des bouleversements dans les manières de « faire de la politique ».

Une démocratie active à bâtir

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir une vision d’ensemble du développement de notre ville construite autour d’une des valeurs fondatrices de notre mouvement : la démocratie active. Une démocratie qui ne soit pas seulement un mode de désignation des « élites », mais une grille de valeurs qui prennent leur sens dans l’action.

La démocratie vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. Elle exige le respect scrupuleux des droits de la personne humaine. Alors que partout dans le monde, la démocratie et les droits de l’homme sont menacés, nous avons le devoir, à Strasbourg, parce que c’est l’une des missions inscrites dans notre destin, de mettre en place un mode de gouvernement de la ville qui soit exemplaire. Chaque citoyen doit être considéré comme un acteur des choix publics qui le concerne. Il a droit à une parfaite information dans la préparation des décisions et dans l’anticipation de leur application afin qu’il puisse pleinement participer à leur élaboration, dans le cadre d’un pouvoir de décision partagé.

L’exigence de la social-économie

Être et vivre MoDem à Strasbourg c’est contribuer à développer notre ville sur les principes de la social-économie durable, une économie de création, entreprenante et réactive, avec une haute exigence sociale et écologique.

Le développement de cette social-économie exige la liberté et la responsabilité des acteurs économiques, mais aussi des acteurs sociaux, civiques et associatifs. Mettre concrètement le développement économique en harmonie avec le développement durable suppose de placer cette exigence au premier plan, c’est-à-dire au niveau de la Communauté urbaine de Strasbourg. C’est pourquoi, le (a) président(e) de la CUS doit être un(e) Strasbourgeois(e) et avoir une compétence particulière et reconnue en la matière.

Les associations, acteurs à part entière

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est considérer les associations comme des acteurs à part entière du développement de la cité, c’est promouvoir une véritable politique municipale en faveur de l’engagement citoyen, individuel ou collectif. Il faut sans doute avoir été président d’association pour comprendre le désarroi qui conduit parfois au désengagement de nos concitoyens du monde associatif. Des constats partagés, en toute transparence, hors de toute considération politicienne et de tout clientélisme, devront permettre d’évaluer « l’utile et le juste » des engagements des uns et des autres et il appartiendra à la municipalité de contribuer fortement à permettre à celles qui jouent pleinement leur rôle de se doter des moyens d’atteindre leurs objectifs.

Une culture de la responsabilité

Être et Vivre MoDem à Strasbourg, c’est avoir conscience de la responsabilité qui pèse sur chacune et chacun d’entre nous de contribuer à parachever la construction d’une Europe active et solidaire, où les États nationaux, détenteurs d’un patrimoine commun de civilisation, défendent ensemble leurs intérêts et leurs valeurs. Strasbourg doit être au cœur du processus qui doit mener à une Europe politique fondée sur un humanisme vécu, parce c’est notre Histoire. Et notre avenir.

Chantal Cutajar

Tribune parue dans les dna

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

02/11/2007

Bayrou: Oui au traité de Lisbonne, mais...

« La mécanique que met en place le minitraité convient à peu près.

Mais pour l'âme, c'est le désert.

On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir

à l'idéal européen »

"Le Figaro:Approuverez-vous le traité de Lisbonne ?

Bayrou: On nous avait annoncé un traité simplifié. C'est en fait un traité compliqué, qui a été éclaté en des centaines d'amendements pour que les objections disparaissent. S'agissant de la mécanique institutionnelle qu'il met en place, le traité convient à peu près et c'est la raison pour laquelle je voterai la ratification. Mais pour l'âme, c'est le désert. On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir à l'idéal européen.

Regrettez-vous que le traité de Lisbonne ne soit pas soumis au référendum ?
Pendant ma campagne, j'avais défendu l'idée d'un référendum, en expliquant qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple sur le grand sujet européen. Nicolas Sarkozy s'y était opposé clairement et c'est lui qui a été élu. De surcroît, le texte est devenu carrément illisible pour un citoyen normal. Mais ma crainte est que le fossé se creuse un peu plus entre l'Europe et les citoyens." 


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Le MoDem: "En finir avec la dépendance!"

Institutions: "Le rapport Balladur accroît la dérive"

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(une ITW PHILIPPE GOULLIAUD)  

01/11/2007

Strasbourg: La blogosphère strasbourgeoise en effervescence

Ma petite chronique Strasbourgeoise.

Charme des blogs : On peut s’y amuser. Vice des blogs : On peut y piquer quelques colères. Folie des blogs : L’anonymat souvent donne libre court à la bêtise, à la méchanceté, à l’agressivité imbécile… Sans parler, bien sûr, des insultes, des propos infamants ou diffamants. Mais l’irresponsabilité est ce qu’elle, avec ou sans le masque du pseudo.   

Quelques sourires

>>> Pascale Jurdan existe encore. Elle recrute même : « quand vos yeux se seront dessillés, nous serons heureux de vous accueillir », répond-elle à « touchante Nelly » qui avait la pertinence  de dire du bien (avec raison) de Chantal Cutajar (sans cesse attaquée par des mauvaises plumes  bien masquées d’une droite bien marquée et trempées dans les encriers de la jalousie ou de la …peur politique).

J’ai  eu droit aussi sur un de mes blogs à un message de brillante girouette du marais : « Décidément, il n’y en a qu’une qui trouve grâce à vos yeux », glisse-t-elle sous une note où je m’en prenais, avec un ton polémique mais une grande justesse de fond,  à son ami Jean-Claude Petitdemange… Non, madame, il n’y en a pas qu’une « à mes yeux »,  mais dans le paysage politique strasbourgeois actuel, il n’y en a qu’une, oui. Avec celles qui sont à ses cotés et qui ne manquent ni de qualités, ni de cette force de conviction qui j’apprécie tant chez les femmes et chez les hommes. Internautes umpistes ne vous affolez pas: Quand, je parle de « brillante girouette », cela n’a rien d’insultant : c’est une référence à Edgar Faure… Dans cette perspective, le « brillante » est de trop puisque les vraies girouettes sentent dans quel sens le vent souffle…

Avec toute ma compassion, Pascale. Mais vous avez tellement de qualités en dehors de la politique, que je ne peux que vous adresser par blog interposé une bise affectueuse. « Désillez-vous »…En attendant je viens de vous faire une bonne pub. Cela doit vous plaire.

3319b60d6089e063ec6821753944d1a5.jpgL’affiche de la revue

>>> Ce Cher Robert Grossmann vient pour la deuxième fois de revenir sur sa décision de traiter par le mépris et la colère le blog de la locale des dna qu’il a tant vilipendé sur le ton de Rachida Dati cognant sur l’Express ou de Sarkozy quittant le studio de CBS. Il est vrai qu’en matière de coups de gueule, d’explosions rageuses, d’agressivité hargneuse, notre « Malraux de Pourtalès » n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit que c’est « une marque de caractère ».

Ben voyons…Dans « caractériel », il y a caractère, c’est vrai. Dans l’impression aussi, d’ailleurs. En plus, les blogueurs de la locale des dna font  plutôt des efforts pour tenter de se montrer très aimables à l’égard des deux pédaleurs du tandem. C’est normal, d’ailleurs. Il faut « positiver », surtout en  cette saison de Toussaint

J’ai adoré la note de BOB- le- blogueur sur son site perso à propos du « le centrisme c’est nous ! »

Le voir donner, lui le « gaulliste » (il s’en est réclamé et s’en réclame toujours… tout en ne se montrant guère gaullien) « certifier » la nature physiquement, génétiquement, viscéralement « centriste » de l’UMPiste Keller, c’est drôle, non ?

D’ailleurs, elle-même ne manque pas une  occasion de le dire : « Je suis une udf qui a rejoint l’Ump ». Ce qui n’est pas très élégant à l’égard de ses électeurs qui pensaient voter pour une « liste UDF, UMP et personnalités de la société civile ». Elle a déserté l’udf, umpisé les udf restants, éliminé ou mangé les « civiles »…

« Elle a adhéré à l’UMP pour le TGV » a osé dire publiquement Pascale Jurdan. Erreur d’aiguillage ? Mais non TGA : Très Grandes Ambitions. Au diable les étiquettes ! L’UPS, voilà le vrai sigle. « Union pour Strasbourg » devenue « Union pour Sarkozy » (dès le premier tour) et jusqu’aux prochaines municipales « Union pour Soi » !

Il est vrai que Bob le grand lecteur de bons auteurs est très doué en matière d’étiquettes. Non, je ne parle pas des grossièretés qu’il sort sur les unes et les autres, (moi compris), dans ses conversations de trottoirs . Je parle des étiquettes qu’il se donne lui-même à lui-même.

be474e19166e71fc3b810df267160d91.jpgAu restaurant de la Chouc’

« Je suis culturellement de gauche »… Il me l’avait déjà sorti, ce cri de consolation. Je l’avais même approuvé, dans la mesure où tant de gens prétendent « avoir une culture de gauche » en ne vivant que dans des jardins de droite… Mais je n’avais cru ceux qui me disaient qu’il avait fait fabriquer des pin’s à son nom avec cette « étiquette » en slogan (avec son nom et l’adresse de son blog et une petite phrase sur sa bonne santé politique).

Eh ! bien j’ai eu tort ! Un de ces pin’s je l’ai vu, hier soir, à la Choucrouterie. Pas mégalo, notre Cher Robert ! Voir ce pin’s sous les yeux de l’ami Roger Siffer ne manquait pas de sel…

C’est parce qu’elles étaient « culturellement de gôche » que Grossmann a fauché, écrasé, enterré (avec l’accord réjoui de l’autre moitié du tandem UMP) « Babel » le festival de toutes cultures et quelques autres initiatives intelligentes qui auraient pu et dû devenir de grandes manifestations internationales tout à l’honneur de Strasbourg.

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Roger Siffer

L’expression « culturellement de gauche » est, au passage, une négation de la culture, puisque la Culture (entre autres vertus) évite à la nature humaine cette hémiplégie que dénonçait tant Raymond Aron… Passons.

Si l’on en croît Bob, l’ex-mentor du jeune Sarkoy, « centriste », Fabienne l’est par « traçabilité » comme  dit en agriculture… Comme souriait (jaune) Bayrou, « les udf qui ont rejoint l’UMP n’était pas de vrais udf »…

Comme s’il était inquiet de voir un « Centre central » émerger, Bob, « le culturellement de gauche », en appelle pour enfiler les habits centristes de sa co-équipère de vélocipède à deux selles,  au souvenir de Pierre Pflimlin lequel, comme tous les grands hommes, est aujourd’hui revendiqué par tout le monde…

Il oublie, l’ ex-patron de l’UJP devenu grand que Pierre Pflimlin a toujours dit que l’union gaulliste-centriste était « un vrai combat »… Et il ne peut pas témoigner, bien  sûr, de l’émotion de Pierre Pflimlin  quand Bayrou a fait « ressusciter » sa famille politique qui avait trop mis son « drapeau dans la poche » et se faisait manger par le parti héritier d’un gaullisme bien perverti. Bof, tout cela, c’est du passé. A regarder sans sélectivité excessive de la mémoire…

A la suite de cette note, j’ai apprécié un commentaire pertinent que Robert Grossmann a laissé passer sur son blog. « Les consignes ont dues être très claires, alors on avale son boa à la strasbourgeoise et on prône l’ouverture. Quelques personnes en rupture de ban ou attirées par le chant des sirènes feront bien l’affaire… Le temps que la clairvoyance reprenne le dessus. On pourra bien entendu compter sur quelques personnes se réclamant (le criant même) du centrisme mais qui n’ont pour parti que le suivisme.

Parce que force est de constater que la seule union qui existe, c’est l’union KELLER-GROSSMANN, une union UMP-UMP. Une union exclusive ne laissant aucune place aux contradicteurs (même de façade), fussent-ils du même camp ». (J.Viel)  

Ce n’est pas mal vu. Robert qui filtre les commentaires (je le comprends quand je lis certains de  ceux les plus umpistes que je laisse passer !) a publié ce texte. Chapeau. C’est bien.

Il a même laissé un paragraphe que je trouve très bien (et surtout très juste) aussi « Le Centre, représenté par le Modem prône une éthique politique toute différente et ses valeurs sont défendues sur Strasbourg par Chantal CUTAJAR. La bipolarisation politique locale défendue ici avec ardeur ne se poursuivra pas et cela réconciliera les Strasbourgeois avec la politique. La vision d’ensemble de Chantal CUTAJAR, exprimée dans un pacte démocratique clair faisant de l’éco-économie le fer de lance d’une réalité européenne de chaque instant trouvera sans difficulté l’adhésion des Strasbourgeois »

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En revanche, j’ai reçu un mail avec copie d’un commentaire laissé sous la même note qui , à l’heure où je boucle ce billet n’avait pas franchi le cap de la censure. Mais nous sommes en un jour férié. Je suis sûr que ce texte, « culturellement spirituel », sera apprécié par notre « Mérimée de la Robertsau » qui adore  les bonnes plumes. Alors, avec l’accord préalable de Nelly (est-ce la même, la « touchante »,  qui séduisait Pascale Jurdan et que j’évoquais au début de ce texte ?) je termine mon billet par un « copié-collé ».

« Fabienne Keller, centriste? Selon quelle définition exactement j’ai du mal à suivre? … Très belle initiative que de vouloir créer une liste d’union, à l’heure où l’on se plaint des infidélités et de la tendance de chacun à préférer le zapping à l’engagement durable…Mais l’observatrice que je m’efforce d’être s’étonne du retour des “unions arrangées” : au nom de comparaisons avec notre voisine l’Allemagne, vous politisez singulièrement le choix de Fabienne Keller, tout en rappelant que les enjeux municipaux sont purement locaux et non partisans… j’ai encore du mal à suivre. Donc une union avec “le centre” pour battre le PS? Mais un centre qui se réclame de quel parti? Le MoDem prône l’indépendance, donc l’autonomie de ses listes. Et représente aujourd’hui le centre, puisque littéralement, il n’est ni à gauche, ni à droite.

Au nom de vos ambitions et d’une image conforme “à la tradition”, vous souhaitez organiser une “union arrangée”, entre le fiancé, représenté par l’UMP strasbourgeois, en mal de représentation crédible en société, et la fiancée, “le Centrisme” tout jeune et plein d’idéaux…

Mais la jeune fiancée, si elle accepte, renie sa famille! Elle est un peu mal arrangée cette union… Elle a pu fonctionner auparavant, mais elle a créé quelques reniements au sein du centrisme. Le MoDem, à la différence de Cécilia, n’a pas choisi d’accompagner son ex époux jusqu’aux élections… »

C’est joliment dit, non ? Je n’ai aucun mal à vous suivre Nelly… Merci ne m’avoir fait bénéficier de ces traits d’ironie pertinente dont n’ont pas encore bénéficiés les internautes qui visitent le blog du celui qui soutient les jeunes de l’UMP d’aujourd’hui, comme André Bord l’avait tellement soutenu quand il était lui-même jeune… Mais cette référence là ne pas plaire du tout, en « haut lieu ». Elle n’est ni politiquement correcte, ni culturellement de gauche.

Daniel RIOT

PS : J’ai illustré ce billet avec des éléments piqués sur le site de la Choucrouterie.La revue

 2007 commence le 11 novembre. Réservez vos places sur le site www.choucrouterie.com. Je suis certain qu’elle sera bonne. Mais l’ami Roger a manqué d’intuition sur titre. Si Chantal Cutajar a son investiture, il y a du sang neuf, de nouveaux plats, des menus équilibrés, avec du jus d’orange très vitaminé et des légumes verts Cap 21.

Pas de plats réchauffés, Sauf ceux qui  meilleurs après réchauffe… Et cela va chauffer! Mais Roger a raison: une défaite du tandem, c’est la fermeture d’une mine pour les chansonniers, les humoristes, les gagmens…

Avec le “tandem” qui sait ce que signifie l’expresion “pédaler dans la choucroute”, Strasbourg est de plus en plus triste, mais Bob et Fafa suscitent de beaux éclats… de rire! 

Notre Robert “mini si pâle”, surtout, a une belle qualité: être meilleur que sa caricature, ce n’est pas permis à tout le monde…

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe pour les municipales

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg qui ont tenu à me manifester leur soutien. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd'hui, je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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30/10/2007

STRASBOURG JE T'M s'adresse à François Bayrou

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION

DE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS BAYROU

Monsieur le Président,

Créée dans la foulée des législatives l’association « Strasbourg Je t’M » compte 150 membres très actifs et soutient la candidature de Chantal Cutajar à l’investiture MoDem pour gouverner la ville de Strasbourg.

Que plusieurs candidatures soient en lice dans une formation politique est tout à fait normal. Mais que les jeux soient faussés par des considérations d’appareil qui nous échappent totalement (et troublent les électeurs) cela nous semble tout à fait inadmissible, peu démocratique et contraire à cette « éthique MoDem » qui nous séduit tant.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

Strasbourg l’Européenne : RELATIO soutient Chantal Cutajar

A STRASBOURG, LES MUNICIPALES ONT (AUSSI) DES ENJEUX NATIONAUX ET EUROPEENS 

af3c8e14a9e2c0df6bdba0a6f6d31f1a.jpgNous démontrons tous les jours  que nous sommes, sur RELATIO, l'Europe en revue,  un webzine /webnews, ouvert à toutes les opinions (y compris aux plus  sceptiques envers la construction européenne). Mais nous sommes (c’est même notre raison d’être) des militants déclarés des valeurs et des principes qui ont fondé le Conseil de l’Europe et la CECA   devenue l’Union européenne.

C’est pour traduire cet engagement que nous avions soutenu, avec force,  le candidat le plus clairement en faveur de la construction d’une Europe authentiquement politique, François Bayrou.

C’est en pleine conformité avec cet enracinement dans les valeurs démocratiques de cette Europe DE Strasbourg que nous avions soutenu les candidats Modem aux législatives et notamment celle qui incarne le mieux, par  ses idées et ses actions, cette Europe de l’esprit et du personnalisme, Chantal Cutajar.

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Cette juriste humaniste est candidate à l’investiture du MoDem pour le gouvernement de la Ville. Considérant qu’elle est la plus apte, avec l’équipe réunie autour d’elle, à défendre ce qui à nos yeux est prioritaire :la défense, l’ illustration et le renforcement de l’Europe DE Strasbourg et de l’Europe A Strasbourg,   RELATIO soutient clairement son investiture.

Son programme tient pleinement compte de la dimension européenne, en tout et pour tout. Et comporte sur le plan européen des novations essentielles. Nous en rendrons évidemment compte quand l’heure sonnera. En attendant, je publie sur mon blog personnel la lettre que j’ai fait parvenir à François Bayrou pour que ce soit elle qui obtienne clairement et avec vigueur son investiture.>>>>.

9c8c72eafeb98e90d02e590dd2b48559.jpgCette annonce est faite ici par souci de clarté et d’honnêteté intellectuelle. Relatio et mes blogs personnels ont dépassé ce mois-ci le cap des 110 000 visiteurs. J’en suis évidemment très heureux. Et je remercie celles et ceux qui nous font confiance. Tout sera fait pour qu'ils soient de plus en plus satisfaits et de plus en plus nombreux. L'Europe souffre  toujours d'un déficit d'information et de pédagogie, malgré la qualité de nombreux euroblogs et eurosites. 

C’est à ces internautes d’abord que je dois cette information puisque tous, évidemment, ne se retrouvent pas dans le MoDem tel qu’il est promis. Cet engagement ne nuira évidemment en rien au souci d’honnêteté intellectuelle et à notre totale indépendance (sans subvention et sans sponsors)  qui sont l'une des marques reconnues de ce webzine.

Daniel RIOT

Strasbourg:Le MoDem doit jouer la "carte Cutajar"

Ma lettre à François Bayrou 

Pour une investiture MoDem de Chantal Cutajar

Voici le texte de la lettre (ouverte, vu les enjeux et l'urgence d'une décision déjà trop attendue) que j'ai fait parvenir à François Bayrou, président-fondateur du MoDem. Une lettre dans le droit fil de mes analyses locales et nationales sur le "mouvement démocrate" déjà publiées sur ce blog et ailleurs. Une lettre citoyenne conforme à mes engagements en faveur de Chantal Cutajar. Dans le paysage politique actuel, pour le MoDem (et pour Strasbourg) Chantal Cutajar n'est pas qu'une bonne "carte": c'est un atout maitre.

 

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Monsieur le Président,

Cher François Bayrou,

Cette lettre fait suite à d’autres adressées durant l’été et restées sans réponses, ce que je comprends vu les contre coups logiques d’une campagne présidentielle qui vous aurait sans doute conduit à l’Elysée si votre principal handicap n’était pas venu des rangs ou plutôt de bien des cadres de… l’udf. Je sais de quoi je parle, ne serait-ce qu’à travers la situation strasbourgeoise.

Dans de nombreux articles publiés sur divers sites internet, j’ai expliqué le pourquoi de mon engagement au moDem. En soulignant un point qui me paraît essentiel : ce premier parti du XXI ième siècle ne peut réussir que s’il agit en pleine adéquation avec ses principes et que s’il réussit à faire émerger des cadres et des responsables qui portent pleinement les idéaux proclamés. Démocratie réelle, vivante et approfondie, à tous les niveaux, y compris dans le fonctionnement interne du mouvement, bien sûr. Démocratie sociale. Eco-économie. Approche trans-multidisciplinaire des problèmes et recherche trans-politique des solutions. Primat des valeurs personnalistes qui prennent  du sens par une éthique d’action bien affirmée.

M’étant engagé ainsi sans aucune ambition politicienne (à quelque niveau que ce soit) mais en mettant mes expériences de journaliste et de spécialiste reconnu des problèmes européens au service du « mouvement démocrate », je tiens à attirer votre attention sur une ville que je connais bien, en observateur et en citoyen, Strasbourg.

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Permettez-moi d’abord de montrer ma surprise sur l’absence totale de transparence et de démocratie dans les structures départementales héritées d’une udf bien peu digne des valeurs que vous incarnez et de la politique que vous préconisez. La période transitoire actuelle ne constitue en rien une excuse à des comportements aussi peu dignes. Je n’entre pas ici dans les détails pour ne pas abuser de votre attention. Mais je suis prêt à développer mes constats si vous le souhaitez.

Permettez-moi, surtout, de manifester mon inquiétude devant les atermoiements, les manœuvres, les campagnes de désinformation et d’intoxication (sources de bien des rumeurs peu faites pour crédibiliser le MoDem) qui entourent l’attente d’une investiture du mouvement démocrate pour les prochaines  municipales.

Pour être clair, sur le choix qui sera fait se joue l’avenir du Modem dans cette Ville qui fut et reste celle de Pierre Pflimlin (avec lequel, vous le savez, j’ai eu le bonheur d’écrire un livre-document).

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Avenir à court terme : Plus de 25% des voix en cas du « bon choix ». moins de 6% en cas de « mauvais choix ». L’éditorialiste des DNA que j’ai été durant 25 ans ne s’est jamais trompé dans ses prévisions électorales sur les municipales à Strasbourg (même quand elles ont surpris les premiers intéressés) : ce rappel n’est en rien un gage de lucidité pour le scrutin qui se prépare, mais mon pronostic est le fruit d’une analyse et non de préférences personnelles. Avenir à long terme: La capitale démocratique de l'Europe se doit d'avoir un gouvernement démocrate. 

Le « bon choix », pour moi est incontestablement celui de Chantal Cutajar et de son équipe. J’ai publié un long article sur différents sites pour expliquer pourquoi je la soutiens « à fond ». J’ajouterai qu’elle a le mérite de rassembler autour d’elle une association « Strasbourg je T’M » qui regroupe des gens de toutes les générations venant d’horizons extrêmement variés (CNI, libéraux, gaullistes, udf, « centristes centraux », radicaux, cap 21, Verts, PS, et de la « société civile »).

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Ils  sont réunis autour d’une personnalité qui, mieux que quiconque incarne, porte et sert les valeurs proclamées du MoDem). Elle est davantage qu’une « bonne militante », co mm e les DNA vous l’ont fait reconnaître. Elle EST, intellectuellement, moralement, je suis tenté d’écrire « énergiquement » le type de « meneur », « d’animateur », de « stimulateur » qu’il faut au MoDem pour que nous puissions réussir la « révolution politique » que vous dites souhaiter.   Elle n’a en fait qu’un défaut : elle déteste les manoeuvres politiciennes, elle est intraitable sur le respect des principes, des règles,  de soi et des autres, et elle a  une honnêteté intellectuelle qui  suscite bien des peurs chez celles et ceux qui en ont peu ou en sont dépourvus.

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Je ne la soutiens pas à fond parce que je l’aime bien. Je l’aime bien parce qu’elle mérite d’être soutenue. Co mm e toutes les initiatives citoyennes prises par  elle  durant les campagnes présidentielles et législatives : « politicodating », hyperactivité internet, (blogs, forum, boites aux lettres…), « Conférences de citoyens », débats publics à caractère pédagogique. Comme tout ce qu’elle met au point avec son équipe qui compte quelques unes des personnalités les plus respectées de la Ville : sa  « stratégie pour Strasbourg », son « projet pour Strasbourg », son « pacte démocratique pour Strasbourg » recouvrent incontestablement le progra mm e le plus sérieux, le plus crédible et le plus susceptible de mener le MoDem à la victoire.

Car, le but est là, et bien là. Il n’est pas, comme toute autre candidature le serait, un petit tour de présence pour jouer les strapontins de la droite ou de la gauche.

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Encore une fois, je ne figurerai pas (pour des raisons personnelles) sur sa liste (sauf en dernière place, peut-être, pour lui faire bénéficier de la notoriété qui est la mienne). Ma démarche épistolaire d’aujourd’hui (que Jean-Marie Cavada, Corinne Lepage et quelques autres doivent comprendre) m’est dictée par mon sens du devoir.

Je ne peux pas vous soutenir comme je vous ai soutenu (c’est la première fois que je m’engage dans un combat politique en dehors des affaires européennes), je ne peux pas me considérer co mm e un bon militant du MoDem sans vous faire part de ce qui n’est pas qu’un sentiment mais relève de la conviction.

En souvenir de nos rencontres passées, et surtout, en mémoire du futur.

Avec mes sentiments les meilleurs. Respectueusement et chaleureusement.

Daniel RIOT

CARTE DU MODEM N° 54237

CARTE DE PRESSE N° 26 219

QUELQUES ARTICLES POUR MEMOIRE

 

POURQUOI JE SOUTIENS (A FOND) CHANTAL CUTAJAR ET SON EQUIPE >>>>>>>

 

BAYROU, GARAGISTE D'UNE FRANCE EN PANNE ET MEDECIN D'UNE SOCIETE MALADE >>>>>>>

 

SI VOUS CHERCHEZ UNE "RENOVATION DE LA DEMOCRATIE SOCIALE", PASSEZ PAR LE MODEM >>>>>>>

 

LA "REVOLUTION ORANGE" DE BAYROU: UNE VRAIE REVOLUTION CITOYENNE  >>>>>>>>>>>

 

SOS MODEM? EPREUVE DE VERITE POUR BAYROU >>>>>>>>>

 

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29/10/2007

Strasbourg: Les cinq piliers du grand chantier de Chantal CUTAJAR

Du bonheur de travailler en équipe

Le billet de Chantal Cutajar

Il me faut revenir sur la réunion d’étape que les groupes de travail de l’Association Strasbourg Je t’M ont tenus vendredi soir en présence d’un journaliste (ce qui ne se fait jamais ou presque dans les mouvements politiques). Ayant relu ces contributions du travail de quelque 80 personnes, de tous âges, de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, je ne peux cacher ma joie. Quelle belle illustration de ce que doit être l’esprit MoDem ! Et quel bonheur de travailler ainsi, dans des conditions où les mots « équipe », « collectif », « groupe », « ensemble », « concertations », « réflexions communes » prennent tout leur sens. Et où les divergences se manifestent, normalement, sainement,intelligemment, en fonction des réflexions des uns et des autres sur les problèmes posés, et non en fonction de clivages politiciens, d’arrières pensées idéologiques, de calculs d’ambitions personnelles.

UNE "AUBERGE ALSACIENNE"

Rien à voir en effet avec une « Auberge espagnole », où chacun se nourrit de ce qu’il apporte. Pour reprendre le mot de Daniel Riot, dans notre « Auberge alsacienne » du Modem Strasbourg, de Strasbourg je t’M, tous profitent du meilleur de ce que chacun apporte. Cela me réjouit et m’encourage à persévérer : le projet pour rendre Strasbourg aux Strasbourgeois, pour faire de Strasbourg l’Européenne la ville où s’applique ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé » sera, j’en suis certaine à la hauteur des attentes et des légitimes ambitions de nos concitoyens.

Le « pacte démocratique » qui sera proposé et que je détaillerai ici, en temps voulu ne sera pas qu’un catalogue de promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les entendent… Le slogan « La priorité, c'est vous » auquel j’avais adhéré en 2001 et qui a été tellement trahi, sali, perverti ces dernières années, retrouve à mes yeux toute la lumière qu’il aurait du avoir durablement…

Je reprends ici, en remerciant, toutes celles et tous ceux qui, au sein de Strasbourg je t'M,  consacrent temps, énergie, réflexions à ces travaux qui vont bien sûr être approfondis, développés et enrichis par d’autres contributions (dont les vôtres, si vous le voulez), les quelques mots de conclusions de cette « réunion d’étape » de vendredi.

LES CINQ PILIERS D'UNE STRATEGIE POUR STRASBOURG

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

Chantal CUTAJAR

LE SITE DE "STRASBOURG 2008:Et si j'étais maire", le forum ouvert par "Strasbourg je t'M">>>>>>>>>>>

14/10/2007

MoDem: Pas d'Orange...orange sans verts orangers

L'écologie, comme éthique, comme culture, comme politique

 A la veille de la venue à STRASBOURG, de Corinne e2cd5b0669bbdfd19f684d76aec19015.jpgLEPAGE, il est intéressant d'étudier de près (ce que l'équipe réunie par Chantal CUTAJAR fait depuis des mois) quelques unes des contributions de Cap 21, dont Yveline MOEGLEN est déléguée départementale,  aux réflexions du MoDem

"Ecolo, rejoint le MoDem", ce n'est pas qu'un slogan, lancé pendant les campagnes présidentielles et législatives. L'Orange est le Vert vivent en harmonie, en effet. Pas d'orange...orange, sans verts orangers! 

 La vraie écologie politique, c'est celle qui met l'écologie en souci éthique, en culture,  au centre de la politique, ou plutôt Du politique. Loin des dogmatismes et des intégrismes archaïques et loin aussi des idées-gadets agitées par mode plus que par conviction à droite et à gauche.

S'il est un domaine où les clivages politiciens binaires sont vraiment inadaptés, c'est bien l'environnement. D'où l'eco-économie, l'éco-efficacité, l'éco-responsabilité, l'éco-citoyenneté, la dimension écologique de toute décision à prendre, localement et globalement. Quelques soient les résultats du "Grenelle"...

 

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Voici un document parmi d'autres (signalés en liens) de Cap 21  qui concernent directement les élections municipales. Merci de faire part de vos remarques et réactions, ici ou sur le forum ou la boite aux lettres de Strasbourg je t'M.

 

DR

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Elections municipales : projet de charte « Pour des Territoires et Communes Durables »

Le développement durable est nécessairement au coeur du projet humaniste que doit porter le Mouvement Démocrate. Il implique une révolution culturelle importante dans la conduite des affaires publiques et donc des élus suffisamment formés pour impulser de nouvelles dynamiques territoriales.

A l'approche des élections locales de mars 2008, CAP 21 propose que les élus qui porteront les couleurs du Mouvement démocrate se dotent d'une charte « Territoires et Communes Durables » qui fixe des principes de mise en oeuvre du développement durable sur les territoires et offre des propositions d'actions très concrètes que ce soit en matière d'urbanisme, d'environnement, de transports, de logement, d'éducation, de culture, de gouvernance.

LIRE LE PROJET DE CHARTE SUR CCS (Les Conférences de Citoyens de Strasbourg) >>>>>>

12/10/2007

Strasbourg: Du nouveau sur le web

Strasbourg demain ? Appel à idées, à suggestions et à dialogue.

Les seuls propriétaires d’une ville sont ses habitants. Les   vrais acteurs d’une ville sont ses citoyens. La démocratie représentative est par définition délibérative, participative, citoyenne. « Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois » : c’est l’un des buts de « Strasbourg, je t’M ». Dans cette perspective, cette association  « couleur orange » travaille à un développement de la e-démocratie, de la e-administration, de la web-participation. Dans la ville de Gutenberg, on doit savoir plus et mieux qu’ailleurs tirer parti des nouvelles technologies et les mettre au service de l’Homme et de la société.

Il ne s’agit pas, pour elle,  de construire un projet et un programme uniquement à partir de ces « démarches participatives » dont on parle tant ici et là sans toujours en respecter ni la lettre ni la logique : Chantal Cutajar et son équipe ont mis au point un programme qui sera publié en temps opportun pour « agir local » en appliquant le « penser global » du MoDem tel qu’il est défini par François Bayrou et les autres co-fondateurs du Mouvement démocrate, dont Corinne Lepage.  

Mais cet « agir local » et ce « penser global » reposent sur une  citoyenneté active et sans cesse approfondie qui permette d’améliorer ce « Vivre ensemble » si perfectible. STYRASBOURG, DE TOUTES NOS FORCES!

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Je reproduis ici le communiqué de Guillaume BECHADE, le Président de Strasbourg je t’M

« Dans moins de 150 jours, la campagne pour l’élection municipale de mars 2008 battra son plein. Dans une démocratie vivante, active, renouvelée, nous invitons chaque citoyen à préparer cette grande échéance pour la vie de notre cité.

Une volonté de changement se manifeste à Strasbourg pour une autre politique, dans un autre état d’esprit et surtout pour des relations apaisées et fructueuses entre le futur exécutif municipal et la population.

Dans cet esprit d’ouverture et de renouveau, l’Association Strasbourg je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)  lance, à partir du samedi 13 octobre 2007, deux nouveaux sites internet de consultation des Strasbourgeoises et Strasbourgeois.

Ü Et si j’étais maire ? Le forum  (www.etsijetaismaire.eu) se veut un espace de rencontre, de dialogue et de confrontation d’idées pour le Strasbourg de demain.

Ü Et si j’étais maire ? La boîte aux lettres (www.etsijetaismaire.blogspot.com) propose aux citoyens d’envoyer leur contribution pour « changer la ville ». Nous regrouperons ces contributions dans un livre blanc que nous remettront à la prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit. »

Alors, à vos ordinateurs ! Sur le forum ou par courriel guillab@gmail.com 

 Ou à vos stylos si vous préférez les lettres plus classiques : Guillaume Bechade : 7 rue Mercière F-67000 Strasbourg

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Ces trois blogs et sites de "StrasbourgJe t'M" s'ajoutent évidemment

 

*au blog politique de Chantal Cutajar, Strasbourg, Jardin de la démocratie. (http://strasbourgjardindelademocratie.blogspirit.com/ )

 

*au blog personnel de Chantal Cutajar (http://chantalcutajar.blogspirit.com/)

 

*et au site de réflexion du collectif les "Conférences de Citoyens de Strasbourg" http://conferencecitoyens.blogspirit.com/ Sur ce site aussi vous pouvez publier, en dehors de toute considération politicienne, et au-delà des clivages politiciens,  des notes de réflexions sur les problèmes de ce temps et de notre société. Textes à envoyer en cliquant ICI.

J'ose rappeler que sur ce blog, je poursuivrai mes petites chroniques strasbourgeoises qui me valent de nombreuses réactions en tous genres... Que celles et ceux qui y prêtent attention en soient remerciés avec chaleur. La plupart des réactions que j'enregistre me conforte dans le soutien à la démarche de Chantal Cutajar qui peut, avec son équipe composée de peronnalités très complémentaires,venant d'horizons variés, faire règner un nouvel esprit dans cette capitale de l'Europe démocratique qui doit mieux assumer sa MISSION européenne et sa vocation humaniste. Et qui doit surtout devenir une Ville où les expressions "Qualité de la Vie" et "Vivre ensemble" ont autant de valeur que de sens.

 

RAPPEL:

 

Le site de François BAYROU >>>>>

 

Le Site de Corinne LEPAGE >>>>>>

 

ADHEREZ AU MOUVEMENT DEMOCRATE >>>>>>

30/09/2007

Politique: Quand Jospin donne raison à ... Bayrou!

Le livre de Jospin devrait faire un heureux : François Bayrou. Les ouvrages d’autres « dealers » de la pensée socialiste mal raffinée (pardon d’autres « leaders » du PS non rénové), comme Mélanchon devraient conforter un homme dans ses convictions : François Bayrou. La rentrée de Fabius, « candidat à rien » (donc à tout), devrait donner un surplus d’énergie à un leader : François Bayrou.

Sur quoi en effet repose le pari de Bayrou ? Sur l’incapacité du PS de s’arracher à ses mythes, à ses archaïsmes, à son passéisme en dépit de ce qui peut être dit sur la « social-démocratie », sur « l’acceptation de l’économie de marché », sur les « valeurs » du socialisme, sur la modernité de l’idée sociale…

Or Jospin, Fabius, Mélanchon et d’autres confirment le diagnostic du fondateur du MoDem. Le PS  reste figé dans son idéologie du XIX ième siècle et dans sa fidélité à des alliances (contre nature) avec l’ultra-gauche, la gauche de la gauche et les pires réactionnaires  de gauche. Irrécupérable…

N’est pas Mitterrand qui veut. Et ce n’est pas la désertion (pour cause de promotion) de DSK qui va améliorer les choses, faire « bouger les lignes », faire sonner l’heure d’une sociale démocratie moderne. Et digne des  valeurs proclamées.

Bien sûr, il reste le « désir d’avenir » en panne « d’avenir de désir » : la Jeanne d’Arc victime (selon elle) du « sexisme » et du « racisme » des « évêques Cochon » qui la voudraient sur un bûché. Elle représente plus qu’elle-même en effet, Ségolène. Et elle pourrait incarner cette « voie nouvelle » qui s’impose tant dans un paysage politique que Sarkozy a réussi (provisoirement) à modifier sans changer le pays.

Mais elle a tellement montré les limites du charisme de paillettes (à la Star’Ac, Sarko a su faire, et sait faire,  nettement mieux qu’elle !)… Et, sur le fond, son programme ne repose ni sur un « projet de société » cohérent, ni sur un socle de valeurs très affirmé, ni sur une éthique politique bien précise.

Le Modem ne se confond pas avec un « bayrouisme » imprécis : ce mouvement qui puise sa force dans les vleurs de l’Europe personnaliste pourrait même s’imaginer sans Bayrou (et c’est un atout considérable, tout à l’honneur de son leader). Mais Ségolène ne porte qu’un « Royalisme » (républicain) mal défini qui ne vaut (en bien et mal) que par sa personne. La nuance est de taille !

Ces constats doivent  consoler Bayrou de bien des déceptions. Je ne parle pas là des « lâcheurs » du nouveau Centre ou des nostalgiques d’une UDF dépassée, mais des « prises » faites dans sa sphère par Sarkozy.

Car on ne l’a pas assez relevé : ce que Sarkozy appelle « l’ouverture » se résume  d’abord en des  débauchages en série de personnalités qui se retrouvaient dans… la « Bayrousphère » et qui auraient pu rejoindre le MoDem…

Bockel, Kouchner, Ruffin, Jouyet, AtaIli, Rocard… La liste est longue, avec quelques exceptions qui confirment la règle (comme Védrine, trop peu « pro-européen » pour être Modem sans modération) …  

Sarkozy a fauché dans le pré du Béarnais ! Seuls les observateurs politiques sous influences élyséennes ou prisonniers des clivages droite-gauche si pratiques,  ne le voient point !

Cela doit surtout encourager Bayrou à être le premier fidèle à son cap, à son « chemin », à sa stratégie. Ce n’est pas simple.

Mais c’est à lui de bien montrer que le Modem n’est pas fait d’"habits neufs" d’une formation qui a fait sa grande mutation au Congrès de Lyon avec le « Penser Libre » mais qu'il est un mouvement vraiment nouveau, le vrai premier parti du XXI ième siècle. Preuve n’est pas encore faite. On attend le Congrès, les statuts et les municipales.

Daniel RIOT

22/09/2007

Strasbourg: Chantal Cutajar sur la même longueur d'ondes que Bayrou

Petite chronique ("centrale") strasbourgeoise

Les leçons de Seignosse tirées à Strasbourg : Chantal Cutajar et six acteurs du Forum Démocrate témoignent. Une réunion d’information citoyenne exemplaire.

Ce n’est qu’un hasard. Mais le fait n’est ni sans sens ni sans  portée : Les seuls Strasbourgeois adhérents du Modem qui ont fait le déplacement de Seignosse pour participer au Forum démocrate de François Bayrou organisé sous la direction de Jean-Marie Cavada sont sept membres très actifs de « Strasbourg Je T’M », l’association de soutien à la candidature aux municipales de  Chantal Cutajar.  

Ne me demandez pas pourquoi celles et ceux qui se prétendent UDF ou UDF-Modem tout en partageant les idées et l’opportunisme du Nouveau Centre ou qui espèrent que le MoDem ne sera que la continuation de l’Udf sous une autre forme n’ont pas fait le voyage… Les Landes, c’est loin, il est vrai. Et un week-end dans un VVF, çà ne fait guère « distingué ». C’est plus simple de bavasser, d’intriguer ou de jouer les casseurs de dynamique sur des blogs, dans des bistrots ou ailleurs…

J’en parle d’autant plus librement que moi-même, je n’étais pas à Seignosse. C’est d’ailleurs pour cela que ce matin j’étais l’un de la centaine d’auditeurs qui, au FEC,    ont écouté les compte rendus faits par quelques uns de ces témoins-acteurs du travail effectué dans les ateliers et en séance plénière lors de ce rendez-vous de Seignosse.

L’indépendance dans la clarté

Après des débats conduits avec sérénité, rigueur et esprit d’écoute,  l’Assemblée réunie par Chantal Cutajar a visiblement apprécié les grands axes d’actions dégagés à Seignosse et notamment trois lignes directrices :

1)      L’impérative nécessité que le MoDem soutienne une liste vraiment indépendante de la droite et de la gauche aux prochaines municipales dans les grands villes, donc à Strasbourg et partage pleinement les valeurs et les idées du Mouvement démocrate

2)       La volonté de tenir compte en tout et pour tout de la dimension européenne des problèmes à résoudre et des actions à entreprendre ;

3)      La volonté de mettre en œuvre à tous les niveaux  les idées développées par François Bayrou et Corinne Lepage : lier d’une façon nouvelle l’économie, le social et l’écologie. Cette « économie sociale durable » ou cette « éco-économie sociale » constitue le socle de l’économie sociale de marché qui dépasse les clivages binaires droite-gauche et qui doit être la référence à tous les niveaux (locaux, régionaux, national, européen, international) si l’on veut remettre (ou mettre) « l’Homme au cœur de toute action ».

« Pluralisme et rassemblement »

Dans une courte déclaration, Chantal Cutajar a insisté sur l’importance de la charte des valeurs qui doit servir de Code de bonne conduite au moDem et  mis quelques points sur les « i » notamment face à l’UMP et au PS locaux.

>>Entre le « tandem » et elle, « il n’y a aucun cadavre », mais des divergences de fond qui portent sur les valeurs, sur la nature de la démocratie locale, et sur la manière de diriger la Ville. « Nous rendrons Strasbourg ville Libre aux Strasbourgeois ».

>> Face aux propos tenus récemment dans les dna par un responsable local du PS, elle a redit sa totale indépendance et son refus de toute perspective d’alliance éventuelle soumise à conditions. Un partenariat éventuel, après le deuxième tour, si cela s’avérait nécessaire, se ferait en toute transparence sur la base d’engagements précis. « Nous ne seront les godillots de personne » (…)  « Nous ne nous allierons qu’avec ceux qui acceptent le pluralisme et le rassemblement au-delà des frontières de leur camp »

J’ai rédigé ce compte rendu d’une manière assez factuelle parce que je n’ai vu aucun journaliste dans la salle. Cela  est un constat non un reproche. Alors j’ai essayé de résumer au mieux, en faisant abstraction de mes humeurs. De mes humeurs qui me pousseraient à applaudir ce type d’initiative d’information citoyenne bien menée…

J’ai assisté à une  réunion politique qui ressemble à ce que devraient être toutes les réunions politiques, donc à  mille lieues de celles auxquelles j’ai pu assister ou participer ces derniers temps…Mais n’est pas authentiquement « démocrate » qui veut ! Chantal Cutajar avait raison d’appeler son blog politique, « le jardin de la démocratie ». Etre démocrate n’est pas un état mais une culture, aux deux sens du terme,  un savoir faire, un savoir vivre et savoir améliorer.

Une nouvelle convertie au MoDem  en lice

Nombre de correspondants me demandent ce que je pense de la candidature de Mme Hug-Kalinkova à l’obtention de l’investiture du MoDem comme tête de liste pour les municipales à Strabourg. Merci à eux pour leur curiosité, mais je n’exprime mes opinions que lorsque j’en ai. Et je n’en ai que sur les sujets que je connais.

En l’état, je ne connais guère cette dame autrement que parce que j’ai pu lire sur elle ou d’elle  dans la presse. Mais mon personnalisme intrinsèque me fait croire, jusqu’à confirmation ou preuve du contraire, que cette dermatologue engagée en politique gagne à être connue. J’espère donc avoir l’occasion de la rencontrer prochainement.

 

En attendant, je vois que sa candidature se veut « indépendante », donc qu’elle s’inscrit dans la ligne du MoDem. Cela est plutôt sain. Nous voilà loin des combats d’arrières garde des manipulés de la droite qui voudraient prendre le contrôle du MoDem avec les méthodes de ce Nouveau Centre qui n’est ni nouveau ni central.

"Bonnes feuilles"  et "lettre ouverte"

 Je ne suis surpris que par trois petits détails.

>> Je l’ai entendue dire voilà une dizaine de jour dans une réunion officielle de l’udf qu’elle ne serait pas candidate pour être de liste mais qu’elle ferait tout pour défendre ses idées qui seront bientôt publiées dans un « Livre blanc ».

>> Dans la même réunion, je l’ai entendue répondre NON à une question simple posée par un militant : « Votre groupe municipal d’opposition va-t-il rejoindre le groupe UDF-Modem du  Conseil municipal ?».

>> Elle a réservé aux DNA quelques « bonnes feuilles » de son livre (que je suis en train de lire) et la primeur de la lettre par elle envoyée à Bayrou pour en entrer en lice afin de tenter de devenir tête de liste.

Entre parenthèses, c’est drôle de voir à quel point des militants d’un parti  a priori favorable à la décentralisation sont les premiers à favoriser la centralisation : « Paris décidera » aie-je entendu au moins quinze fois en trois heures dans la bouche  d’un « maître jacques » de « cellule », pardon de section, de l’udf (non encore Modemisé)

Je comprends la première démarche de Mme Kalinkova (qui a donné un coup de sang à  Robert Grossmann). J’ai plus de difficultés à comprendre la seconde, n’ayant pas coutume de publier mon courrier privé dans les journaux (oui, moi aussi j’ai écrit à Bayrou : c’est une info, non ?)

Des Recommandés... non réceptionnés

Il est vrai que Mme Hug-Kalinkova a au moins deux  excuses à faire valoir :

 

·         les « autorités » locales de l’udf  n’ont pas les moyens d’aller retirer les lettres (recommandées) qu’elles devaient recevoir (à leur demande) avant le 31 août de la part des candidats à l’investiture. Terribles, ces problèmes de secrétariat… Après ne vous étonnez pas de ne pas recevoir de réponse… Ils sont une cinquantaine (et non 15 comme je l'ai lu sur un blog riche en imprécisions, en imprécations et en oukases qui n'engagent que son auteur) à voir ainsi leur courrier revenir à eux. Aucune mauvaise volonté: de la négligence!

·         les adhérents direct du Modem ne sont invités que d’une façon très sélective (ou du moins curieuse) aux réunions organisées par les mêmes « autorités » udf. Le département du Bas-Rhin est l’un des rares à ne pas avoir désigné (ou plutôt fait élire) un « représentant Modem » chargé de faire le lien entre les structures udf et les adhérents directs du Modem. Aucune arrière-pensée: pas de pensée du tout.

Que personne ne m’accuse d’avoir ici quelques griefs : je comprends que le MoDem soit un chantier qui perturbe bien des habitudes bureaucratiques dans cette Udf  qui avait réussi l’exploit d’exclure ou de suspendre des gens de ses rangs passés chez l’adversaire en pleine campagne des législatives, sans leur signifier officiellement la sanction qui à eux s’imposait par simple respect du règlement intérieur de cette « Union » si désunie…

Je comprends moins  en revanche  l’obstination de quelques « cadres » udf locaux  de faire exactement les deux bêtises qui,plus que tout (et plus que la pauvre Ségolène) ont fait perdre la  PS aux présidentielles (pas assez pour que Bayrou soir au second tour, hélas !) : concevoir un programme sans savoir qui conduira la liste et organiser des primaires. Il faut croire que les bourdes des uns ne servent pas toujours de leçons aux autres. Localement, le PS au moins a su en tirer quelques enseignements. Même si derrière  Roland Ries, on trouve (dans l’attente des « surprises » annoncées) une liste « voiture balais » pour perdants en quête de revanche et pour apparatchiks en souci de légitimité.

Anciens et modernes : La bataille de Zizanie

Il est donc  vraiment temps que l’UDF se métamorphose, change de peau (et pas seulement d’habits) et d’esprit (pas seulement de nom)… même si cela entraîne quelques clivages entre les «Anciens » (même très jeunes) et les « Modernes ». Cette bataille d’Hernani n’a pas fini de semer la zizanie…entretenue par ceux qu’elle arrange.

Au fait, avez-vous remarqué qu’à Seignosse un tiers des participants venaient de l’udf ou d’un autre parti et deux tiers n’avaient jamais été encartés ? Les « traditionalistes » (qui n’ont rien d’« historiques » contrairement à ce qu’ils revendiquent par sens aigu de l’autodérision sans doute) devraient s’en réjouir. Mais les réflexes de (mauvais) boutiquiers l’emportent sur la réflexion et la vision. Surtout quand ils passent leur temps à faire des calculs …binaires du style : « On perd plus à droite que l’on gagne à gauche ». Comme si le vrai pari de Bayrou ne visait pas à « gagner » des voix qui ne sont ancrées nulle part et qui précisément refusent le choix d’un camp ou le zapping entre deux camps.

Heureusement (et ils sont nombreux autour   de Chantal Cutajar dans « Strasbourg je t’M ») bien des militants Udf ne soutiennent pas Bayrou dans son actuelle stratégie que du bout des lèvres par opportunisme ou à reculons. Ceux-là   ont compris le nouvel état d’esprit qu’impliquent la « résistance » et la « révolution culturelle », donc le pari d’avenir  de Bayrou. C’est d’ailleurs ce qui est encourageant pour les « Démocrates ».

Daniel RIOT

21/09/2007

Le sarkoshow permanent annonce une Sarkoverdose...

"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise Didier Mathus, député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

(c) AFP

 

A gauche et à droite, on ironisait quand BAYROU insistait sur la partialité et le manque d'indépendance des médias qui ont été tellement attachés à maintenir bipolaire la vie politique française... Sur ce  plan là, comme sur d'autres, les événements lui ont donné et lui donnent raison..
C'est le PS, aujourd'hui qui sonne la charge....
Le Parti socialiste devrait saisir dès lundi 24 septembre le CSA contre "l'accaparement des médias" par Nicolas Sarkozy. "La semaine qui s'achève aura marqué un paroxysme dans l'accaparement des médias par le président de la République", écrit le député PS Didier Mathus dans un communiqué.
Jeudi soir "les deux principales chaînes ont été réquisitionnées pour permettre à M. Sarkozy de commenter sa propre action pendant 50 minutes à l'heure de plus grande écoute", critique-t-il.
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise le député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Temps de parole non décompté

La situation "pose désormais un problème clair pour l'équilibre de l'expression démocratique dans notre pays", estime Didier Mathus en jugeant que "le CSA devait réagir".
Le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur son site internet.
Didier Mathus poursuit : "Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d'équité et de pluralisme dans l'expression publique".
Didier Mathus rappelle avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier. Il indique qu'il saisira l'institution "à nouveau dès lundi avec François Hollande pour qu'un terme soit mis à cette dérive".
Comment ne pas être d'accord? Au fait avez-vous lu le bon dossier de LIBE de ce jour sur les dessous du SARKOSHOW?
En fait, les journalistes ont une part de responsabilité dans cette situation, mais que voulez-vous? Il "passe bien Sarko". C'est une  bonne "bête de télévision", il "fait recette"...L'audimat plus les sondages, plus la paresse et l'opportnisme des patrons de médias, cela fait beaucoup! C'est vrai qu'il est drôle, Sarko. Quand on oublie les conséquences de sa politique...Il va bientôt présenter la météo (quand le temps s'annoncera beau, bien sûr). Qui se moquait de médias dans les pays totalitaires ou dans les républiques bananières? Allons, ne désespérons pas:La SARKOVERDOSE va frapper. Et les Jeux  vont vite montrer leurs limites si le pain (ce nouveau produit de luxe) vient à manquer...

21:45 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, presse, médis, bayrou, CSA

Le scoop de Fillon: L'Etat est en faillite..."Elysee.com" cherche syndic?

Quand le coéquipier de Srakozy reconnait aujourd’hui une situation que Bayrou dénonçait, que la Commissionde Bruxelles pointe du doigt et que Berlin déplore...

EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: « Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite »…Alors, çà, il faut oser le dire quand on est le co-équipier (puisque « collaborateur » est proscrit) du Président de la République ! Même si ce n’est qu’une « formule » (guère imagée)…

Bayrou l’avait dit pendant la campagne électorale et il proposait des  moyens cohérents pour sortir de la situation décrite. Mais il n’a pas été entendu et son projet devenu programme a été étouffé par les flonflons et les paillettes de ceux qui au lieu d’assumer leur bilan désastreux ont su faire croire que la « rupture » avec eux-mêmes allait suffire à redresser la barre !

«2007,  c’est pas moi », a lancé Sarkozy, l’autre soir dans deux de ses chaînes de télévision,  à propos de la mauvaise croissance actuelle. Ben voyons. Ce n’est   ni lui, l’ex-ministre d’Etat, ni sa majorité d’hier reconduite aujourd’hui dont il a su si bien faire oublier le bilan, par des impostures de génie, et un art d’exploiter les faiblesses d’un PS, aussi nul au gouvernement avec Jospin que dans l’opposition sans Jospin…

Les faiseurs de débâcle se sont faits passés pour des faiseurs de miracles. Avec une belle alliance objective entre les conservateurs de droite, de gauche et des médias si conformistes. Et avec ces recettes du populisme et du clientélisme démagogique qui sont très efficaces dans tous les pays en crise de repères… Fillon, aujourd’hui, reconnaît les erreurs et les fautes du passé et montre son impuissance face au présent.

Pire : De Villepin (qui avait déjà dit, à Ripostes, que sa politique avait été délibérément été sabotée dans l’optique des Présidentielles) peut se permettre de rappeler que sous son gouvernement la France bénéficiait d’une croissance supérieure, d’«un chômage qui a baissé de 2 points» et d’«une politique de désendettement qui avait amélioré les choses »…ce que ne font évidemment pas les « cadeaux fiscaux » faits (et que Sarkozy voulait même faire d’une façon rétroactive si le Conseil constitutionnel n’avait pas fait son boulot)

Tout regret bayroutiste serait inutile (et stupide), mais le vrai grief demeure : comment sortons-nous d’une telle crise (d’une telle « faillite ») en refusant le mot « rigueur », en octroyant des « cadeaux fiscaux » à la minorité des Français qui en a le moins besoin, en faisant passer pour « révolutionnaires » des réformettes  à portée plus politique qu’économique et en misant sur une augmentation de la consommation (sans hausse du niveau de vie) pour stimuler la croissance…Une croissance qui serait encore plus faible sans l’effet d’entraînement des bons résultats allemands et qui sera encore limitée si les turbulences américaines tournent à la tempête.

Expliquez-nous, Monsieur Fillon…. « Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer », a martelé le chef du gouvernement en s’engageant « à ramener le budget de l'Etat à l'équilibre avant la fin du quinquennat ».

Encore  cinq ans en faillite, c’est long et coûteux, non ? Le « travailler plus pour gagner plus » doit-il se traduire par « travailler plus aujourd’hui  pour gagner plus dans le deuxième mandat ». Qui disait que Sarkozy se sentait toujours en campagne électorale ? Tout y est en effet : l’omniprésence, les exhortations, les promesses. A coté de l’Hyper-Président, illusionniste de talent, Fillon en Corse a trouvé sa place : dire (tardivement et partiellement) la vérité !  

Mais si l’Etat est en faillite,  la République  cherche un syndic. Avec un esprit d’ « ouverture », si possible… Ce n’est qu’une « formule » va redire Fillon ! Une de ces formules qu’adorent les agences de communication.

Daniel RIOT

02/09/2007

STRASBOURG: Vive la rentrée politique !

Quand SuperBob prépare l’ordre du jour du SuperConseil des ministres de SuperSarko en SuperStrasbourg… Quand le PS prépare une liste de réconciliation municipale…Quand les excentrés du centre peuvent priver le Modem d’une place centrale… Quand Chantal Cutajar résiste et permet de rallumer des espérances.... 

 

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En fanfare, la rentrée politique strasbourgeoise! Même Super Bob Grossmann finit par se prendre pour ce qu’il fut jadis : le coach de Sarkozy. Sur son blog, il « conseille » un ordre du jour pour le Conseil des ministres « exceptionnel » annoncé pour vendredi prochain. Bien Robert, très bien… Et tout le monde se réjouit d’apprendre que « Strasbourg ne peut être le lieu d’un jour », qu’il  faut « du sens à cet événement, il faut du contenu, il faut des actes forts. »

Très juste : « A quoi servirait un conseil des ministres à Strasbourg si la région et ses problèmes ne devaient y être évoqués » ? Pertinent : « Strasbourg, l’autre capitale, la ville du parlement européen, serait donc, en toute logique une sorte d’étape régulière des plus hautes autorités de l’état, à partir de ce conseil des ministres. Strasbourg, c’est la France sur le Rhin, c’est la France au cœur de l’Europe ». Bien dit… J’applaudis. Comme j’applaudis aussi à la « bibliothèque idéale » C’est le Grossmann que j’aime, celui-là. Mais oui. Sincèrement. Quand on aime les livres comme il les aime, on a forcément des qualités.

Il faut le lire entre les lignes, Robert…Et pas seulement à travers son art du 4X4. Au fait, est-ce à lui qu’est dédié le numéro de « Saison d’Alsace » sur ces véhicules de campagne trop utilisés en ville. Ah !  L’écologie urbaine, c’est une vraie conduite…Mais je m’égare. Je me gare, donc. Où je peux.

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A propos de gare, on me dit que notre « Malraux de Pourtalès » insiste (lourdement) pour que la verrière de la gare TGV (de Strasbourg, pas de Baudrecourt ) soit inaugurée le jour de son anniversaire…Une rumeur entretenue par des mauvaises langues, sans doute.

Robert adore les inaugurations (et sa propre personne) mais de là à s’engager sur les voies d’un tel  égocentrisme (tiens, il y a centriste, dans ce mot…). Non, je n’y crois pas.

Ce qu’il mériterait Robert, c’est une station de tram (celle du musée d’art moderne, par exemple) à son nom : il est tellement pour le tram de Fabienne après avoir été tellement contre celui de Catherine et de Roland que cela en devient attendrissant : «  Strasbourg, capitale du tram », écrit-il sur son blog

J’aime bien son blog, à Robert. Pour ce qu’il y met, et pour ce qu’il n’y place point. Rien sur la mort du Messmer, par exemple. Pourtant, en bon gaulliste, l’ancien patron de l’UJP aurait pu avoir une pensée…Mais suis-je bête ?…C’est quand l’ancien maire de Sarrebourg était à Matignon que « Grand Robert » a du refermer le premier chapitre de sa carrière « ministérielle » engagée grâce à André Bord. Mais là encore je m’égare dans des histoires qui remontent à l’époque de la guerre froide et qui ne sont pas dignes de figurer dans l’Histoire. Rumeurs du passé…

Rumeur du présent : une plongée dans le « microcosme » parisien (où l’on raconte tout et sans doute n’importe quoi y compris des histoires de cœur pour un « Gala » ou un « Voici » local) me donne confirmation que le Palais (il n’y en a plus qu’un en France, celui de l’Elysée) cherche pour « l’ami Robert » une responsabilité nationale de très haut niveau (mais pas gouvernementale) dans le champ culturel. Ce serait bien. Et il le mériterait bien, Robert.

Au fait, qui a des nouvelles de Norbert ? Je parle d’Engel, bien sûr, l’ex-conseiller culturel de Catherine Traumann qui n’en revenait pas de travailler au cœur du « triangle d’or » (ou du carré, je ne sais plus) de la République et qui est l’un des politiques à avoir su qu’on pouvait tirer parti de la culture sans être cultivateur : l’inspection générale, c’est quelque chose ! Mieux que la préfecture « hors cadre »).

On me dit qu’il serait partant (si l’on peut dire pour un revenant) sur la liste de réconciliation (plus que d’union) qui se concocte au PS selon des nouvelles fraîches des DNA (je dis « fraîches », parce que l’article dit « a-t-on appris hier » à propos  d’infos connues depuis… plusieurs semaines ou mois).

Comme dit l’un de mes amis qui vient de quitter le PS avec la tristesse des gens qui ont donné beaucoup à une cause mal servie : « On ne change pas une équipe qui perd ». Même en rajoutant LE député et sa femme. Enfin…Norbert, comme Robert, est un homme de qualités aussi. Puisqu’il aime tellement les livres que jadis il était fier de les dérober…

Rumeurs du passé, encore…

Qui plus est, n’a-t-on pas vu aux législatives des perdants gagner ? C’est « l’effet Sarko » que les Républicains américains nous envient (et que le « tandem » actuel de Strasbourg tente d’illustrer) : « Celui qui sait conquérir le pouvoir en faisant oublier qu’il l’avait bien mal exercé » dit un conseiller de Bush…

Bon. Assez plaisanté. Roland Ries, que j'apprécie comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici,  sera tête de liste. Cela doit être annoncé officiellement très bientôt et c’est le mieux que le PS, en l’état pouvait faire. Et le « tandem » UMP, sauf surprise déjà annoncée dans le « microcosme parisien » dont je parlais se représentera, fier de son bilan visible.

Et le « centre », me direz-vous ? Obligation (acceptée de plein gré et de ma propre initiative) de réserve…

J’en reparlerai ici, bien sûr, quand le centre sera recentré sur le centre, donc sans les excentrés du Nouveau Centre ou les centrifugés de la droite masquée…Vous me suivez ? Non ? J’ai du mal à suivre aussi, rassurez-vous…

Quel « milieu », ce centre qui a du mal à devenir central ! Le PS a ses éléphants et ses jeunes lions. L’UMP a ses cocus du sarkozysme triomphant et ses jeunes loups sarkomaniaques. A l’udf ( à ce qu’il en reste), il est des « cadres » (prononcez câââdres)  qui ne facilitent pas l’accrochage dans le paysage politique et la mise en relief du tableau (encore à l’état d’ébauche) du  Modem. Encore les arts et la culture, décidément ! Mais avec des œuvres qui ne sont destinées ni à une « bibliothèque idéale » ni à un « musée imaginaire ».

Mais ne désespérons surtout pas. Attali a raison :  « la croissance doit être libérée par la confiance ». Alors, en faisant un silence de deuil sur tout ce qui pourrait décourager les meilleures volontés,  affichons notre confiance…en terminant cette chronique strasbourgeoise par une excellente nouvelle : Chantal Cutajar n’a pas été découragée par les entreprises de démolition dont elle est l’objet.

Oui. Elle aurait pu réagir différemment, celle qui est traitée « d’emmerdeuse » ou de « semeuse de merdre » (quelle classe !) par celles et ceux qui ont peur d’une vie politique plus propre et plus probe, plus digne et plus respectueuse des valeurs proclamées, plus nourrie de convictions que d’opportunisme. C’est fou comme des insultes peuvent devenir des éloges dans certaines bouches.

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Elle aurait pu surtout renoncer à la politique si chronophage et si ingrate face aux campagnes insidieuses, diffamatoires et calomnieuses soigneusement orchestrées dont elle est l’objet, (y compris par des blogeurs courageusement anonymes) dans certains cercles. Mais elle a appris que la politique, c’est d’abord le dur apprentissage de la digestion des clous rouillés, des coups tordus et des peaux de bananes, semés, donnés et balancés de tous cotés, y compris dans les étranges familles des « faux amis »…

Que voulez-vous ? Elle est intelligente, plutôt agréable à regarder, intéressante à écouter, attentive aux problèmes des autres, soucieuse de l’intérêt général, imprégné du sens de la justice (donc allergique aux injustices), Croisée des droits de l'homme,  courageuse, ambitieuse, et capable de se doter des moyens de ses légitimes ambitions… Voilà beaucoup de défauts en ce (bas) monde. Surtout pour quelqu’un qui  apparaît, comme Bayrou ou Corinne Lepage,  trop à droite pour la gauche maladroite et trop à gauche pour la droite très gauche. Dure, dure la vie d’une vraie Centriste du centre central !

Chantal CUTAJAR ne s’est pas découragée. Tant mieux. Elle fait sa rentrée politique personnelle le 5 septembre à l’Art café, à 19 heures.

Elle vient d’accueillir deux personnalités pour laquelle j’ai beaucoup d’estime dans son (mini)groupe municipal Udf-Modem : Pierre HENNINGER, le gestionnaire de qualité qui sait allier réalisme et idéalisme, loyauté et intelligence, et qui a Strasbourg chevillé au corps et au cœur,  et Yveline MOEGLEN, qui sait que l’écologie est inséparable de l’économie et qui a beaucoup appris (elle aussi) depuis qu’elle est entrée (activement) en politique. Tant mieux.

D’après ce que je crois savoir, les bonnes nouvelles ne s’arrêteront pas là. Les « bonnes nouvelles », ici,  sont celles, bien sûr,  qui sont porteuses de vraies « ruptures », donc de ruptures qui entraînent des progrès et non des régressions…

Une confidence qui ne surprendra pas celles et ceux qui me suivent sur ce blog : j’ai adhéré à « Strasbourg je t’M », l’association crée par des jeunes démocrates (y compris septuagénaires) qui voient en Chantal Cutajar une vraie Chance pour Strasbourg et pour les Strasbourgeois

Il est sûr que Chantal qui sait ce que les mots « engagement » et « respect » veulent dire (et impliquent), a déjà un début de programme municipal tout trouvé : tenir les engagements pris pendant la dernière campagne par la liste de l’actuel « tandem » (où elle avait été appelée en troisième place pour ses compétences dans la « société civile »)   en matière de démocratie locale, d’excellence dans la gouvernance, de rigueur dans une gestion non politicienne de la cité.

C’est fou ce que l’on peut bien apprendre en voyant faire de près ce qu’il ne faut surtout pas faire. Et en « rompant », courageusement,  sans attendre que le mot « rupture » soit à la mode avec ceux qui la trompant ont trompé leurs électeurs… Là, je ne m’égare pas. Et je ne plaisante surtout pas.

Bonne rentrée politique, citoyennes et citoyens !

Daniel RIOT

23/06/2007

PS : Les dinosaures du « Jurassique Parc » donnent encore du temps au temps

La recomposition du paysage politique ne fait que commencer 

L’immobilisme, voilà le mouvement ! Les apparatchiks du PS donnent du temps au temps pour réaliser cette « rénovation », cette « refondation », cette « résurrection » qu’ils ont été incapables de concrétiser ces cinq dernières années. DESIRS D'AVENIR... DANS LE RETROVISEUR!

En l’absence de Ségolène Royal, boudeuse boudée,  le PS, réuni en Conseil national,  approuve en effet, à mains levées et avec de nombreux absents dans la salle (dont DSK et Fabius)  le calendrier proposé par François Hollande. L’université d’été, comme prévu, et un Congrès extraordinaire en 2008. Après les luttes intestines pour quelques postes à l’Assemblée.Après le "festival" annoncé de l'hyper actif et omni présent Sarkozy. Et surtout, après les « municipales »…que le PS voit bonnes pour lui en se référant (par optimisme?) aux résultats du deuxième tour des législatives. 

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On raisonne en échéances électorales plus qu’en impératifs programmatiques chez les bureaucrates du PS où le « Tout Sauf Ségolène » remplace le « Tout Sauf Sarko ». Il serait pourtant temps de lancer le  « Tout Sauf les Stalagmites et les Stalactites » qui perturbent les cerveaux plongés dans cette grotte où des archaïsmes, des passéismes et des sectarismes ne se retrouvent que pour s’affronter … 

Patience donc pour règler (peu-être) les questions qui touchent au leadership, à la doctine et aux alliances. Pour définir le mot "socialiste" , tracer des lignes tactiques et stratégiques clairs et fixer des caps précis.

Des éléphants ? Des dinosaures, plutôt. Hollande, concierge d’un « Jurassique Parc » du progressisme en berne. Dans le deuil d'une "deuxième gauche" assassinée et d'une "troisième" méprisée.Est-ce un hasard si Jean-marie Bockel a rejoint Sarkozy après un déjeuner avec DSK?

C’est dommage. Le PS est riche de personnalités et de militants de qualité. Il est riche aussi de valeurs qui ont du sens. Il a aussi au niveau européen des partenaires qui ont une vision mieux adaptée aux défis de ce siècle.

« Je ne laisserai pas s'installer l'idée qu'il y aurait d'un côté les responsables et de l'autre les militants », a déclaré Hollande qui aurait fait une carrière extraordinaire dans des régimes où le pouvoir est d'abord dans les "appareils". « Lors du prochain congrès, chacun pourra déposer sa motion son texte, sa stratégie, sa ligne. Chacun pourra le faire et le faire devant les militants ».Et on pondra une "synthèse", comme d’habitude, depuis 1908 ? Ou  tranchera-t-on jusqu’à risquer la cassure ? SOS Vauban: La citadelle prend l'eau.

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Dessin Charlie hebdo

D’ici là, tout peut changer… Qui suivra Jean-Marie Bockel, Kouchner et quelques autres ?"Je suis le seul non socialiste de la délégation française" , a plaisanté Sarkozy en arrivant à Bruxelles pour un Cnseil européen que Hollande juge mauvais, en champion de l'opposition systématique, en "beni non-non"... comme royal, d'ailleurs pourtant déclarée en rupture avec l'opposition "frontale" si stérile depuis 2002.

Qui rejoindra le séduisant MoDem, qui a intérêt conserver son positionnement de "l'extrême centre" même si la création du Nouveau Centre (qui occupe une partie du centre-droit ou plutôt de la droite dite "centriste") le pousse naturellement, et culturellement,  vers  des démocrates soucieux de concilier efficacité économiqe et justice sociale, croissance et développement durable, et conscients de la nécessité de rompre vec des moeurs politiques d'un autre temps,   comme on en trouve en nombre au "centre-gauche"?

Qui rejoindra les forces conservatrices de la « gauche de la gauche » en s’alliant à une partie du PC sauvé des eaux ou à ces chapelles d’  « alter »  qui sont bien en peine de se fédérer et qui sont plus douées pour dénoncer que pour proposer, pour protester que pour construire?

Cet immobilisme technocratique du PS donne une responsabilté supplémentaire au MoDem: s'affirmer comme la vraie force de cette "social-économie" et de cette "démocratie sociale" plus moderne que la social-démocratie qui n'a jamis été la marque du socialisme français, sauf pour y être étouffé.Si Rocard nous était conté... 

La recomposition du paysage politique ne fait que commencer. Car à droite aussi, la belle unité de l’UMP n’est que de façade. « L’effet Sarko » n’aura pas dans cette droite « décomplexée » à son sommet mais un peu voire beaucoup « déboussolée » ou « cocufiée » à sa base, que les bienfaits escomptés. Les « godillots » ne sont pas tous à l’aise dans leurs baskets…

Daniel RIOT   

21/06/2007

Parti socialiste: Avec ses aveux tardifs, "Ségostar", la « femme fatale », perd ce qui lui restait de crédibilité

Ségolène Royal reconnaît avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait « pas crédibles »

L’AVEU. De mensonge. D'incohérence. De manque de sincérité. De médiocrité. Comment accorder quelque crédibilité  à quelqu’un qui, après avoir eu la prétention de gagner la confiance  des Français pour accéder au pouvoir suprême  de la République, reconnaît, une fois la défaite non admise mais venue, qu’elle avait soutenu des idées qu’elle ne partageait pas, pris des engagements dans lesquels elle ne croyait pas et qu’elle se sentait prisonnière des archaïsmes et des « retards » de son parti… ?

Scandaleuse, la « femme fatale » ! Fatale pour les idéaux qu'elle prétend incarner. Désirs brisés.Et avenir bouché...

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Je n’ai jamais été tendre pour Ségolène. mais je n'ai pas été assez sévère, quoi qu'en disent mes amis socialistes.

 Mon intuition était bonne : quelque chose, en elle, sonne faux. Même dans ses prestations les moins mauvaises. BHL aurait du le voir et l'entendre aussi...

Mon analyse était fondée : son « désir d’avenir » était plus un désir de pouvoir être que de pouvoir faire. Et la consistance, la cohérence et la pertinence de son "pacte" ne résistait guère à un examen attentif. Rocard, DSK et d'autres l'ont vu, mais bien peu ont eu le courage de la dire...

Transformée durant la campagne interne du PS en femme-objet marketing, en tête de « couv » glacée des magazines, en vedette des plateaux télé, bref en petite reine de la Star’Ac de la politique-spectacle, celle qui « s’autorisait tout » s’est permis de mentir à ses militants, à ses supporters et aux Français .

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Smic à 1 500 euros, généralisation des 35 heures. Y en a-t-il d’autres ?... Selon Ségolène Royal, « ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste ». Elle a « dû les reprendre dans son pacte présidentiel », a-t-elle précisé, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info). La pauvre... Elle a du défendre des causes indéfendables! Les avocats le peuvent:pas les candidats à l'Elysée... Se trahir soi-même sur l'autel de ses propres ambitions, c'est le comble de l'arrivisme...  

Parlant du smic à 1 500 euros brut en cinq ans, « qui est une idée phare de Laurent Fabius », Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée dans sa « profession de foi ». Ce qui ne l'a pas empêché de crier :"je m'engage à...", sous les applaudissements de la foule des militants enthousiastes. Cependant, a-t-elle ajouté comme pour s'autoexcuser, « certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires ». Ah! Oui. Et comment?

Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait « interpeller le PS ».  « Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé. Sur ce point, elle a raison.

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Mais qui a écoeuré Besson, qui a découragé Kouchner, qui a méprisé Bockel (comme tous ceux qui ont présidé en région ses comités de soutien)? C'est elle.   Et c'est  elle qui s’est voulue cheftaine de ce train en retard. Qui ne semble pas prêt de se remettre sur les rails d'une "vonté d'avenir".

Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait « remettre en cause un certain nombre de choses ». Selon elle, il faut « tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire ». Elle s'est dite « favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités » car « sinon, il y a un risque d'inertie » et de départ des militants.

Tout cela est vrai. Mais l’aveu d’un mensonge n’efface pas le mensonge, la tromperie, l’escroquerie intellectuelle et morale. La première ligne, c’est la clarté des engagements et la sincérité des discours. La priorité des priorités, c’est l’honnêteté intellectuelle de celles et de ceux qui prétendent guider le peuple et gouverner le pays.

Le PS vient d’aggraver son cas. Gravement. Vraiment très gauche et maladroit. Intrinsèquement. Pathétique, Royal. Pathétique, Hollande… Et leurs histoires de cœur  n’ont rien à voir avec tout cela.

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Les cocus, ce sont ceux qui ont fait confiance à une candidate qui renie ses propres engagements. Qu’aurait-elle bien pu faire une fois à l’Elysée ? Elle n’a pas implosé en vol, contrairement à ce que le simple bon sens auraut voulu, durant la campagne. C’est vraiment dommage. 

Son tort n’est évidemment pas d’avoir, aujourd’hui,  raison sur le fond. Mais d’avoir osé se présenter en agitant un drapeau qu’elle voulait ou aurait du piétiner, déchirer.

Désolé, Madame. Vous n’êtes guère crédible aujourd'hui (et votre parti non plus) pour critiquer Sarkozy. S’il est où il est, s’il peut jouer les « Bonaparte de l’Elysée » c’est d’abord grâce, ou à cause, de vous… Sarko avait raison:Vous avez été et vous restez sa "meilleure ennemie".  Alors…Silence, Madame. On tourne. Votre page! Avec gravitude.

Daniel RIOT

19/06/2007

POLITIQUE: Le Modem, digue anti raz-de-marée..

Petites leçons du deuxième tour des Législatives : Ce sont les électeurs du MoDem qui ont contrarié les desseins de l'UMP 

« Doulce France »… Toujours prête, de plus en plus même, à se laisser aller d’une humeur à l’autre. Pour se faire peur, ou plaisir. Pour fuir les réalités, souvent.

Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s’inscrit dans les sondages. Un succès à inscrire dans le Livre des records pour l’UMP, qui pourtant, a  un  bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu’à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l’objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.

Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s’est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l’état de grâce », ose un autre…Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes…

En fait, le fait qu’un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives   n’a rien d’exceptionnel. Et l’important n’est pas ce qui est mis la  plupart du temps en valeur, mais ce qui est caché par ce qui est valorisé.

Un «recul » de l’UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C’est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. Et la victoire de l’UMP et de ses satellites est incontestable.

Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n’est pas représentée, et on notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n’est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d’un bi-partisme qui s’auto-reproduit. Et ne parlons pas de la représentation des « minorités visibles »…

Bien blanche, la Chambre! Même l’arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer … 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction.

Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l’importance historique et périlleuse de l’ABSTENTION. C’est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C’est la démonstration que les Français, malgré l’effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu’elle se pratique.

Problèmes d’éducation (dès l’école), d’information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d’état d’esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)…

ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J’attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d’autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer,  et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement

En termes d’analyse politique, il importe bien sûr d’être prudent. Et ne pas s’en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des  calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d’être mise en relief:

>>> L’échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l’extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !

>>> Le sauvetage du PC n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet   revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu’on pouvait le penser : ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d’authentique réformateurs d’une pensée et d’une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche «  qui irait du PC au centre ». Le PS  va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre ou avec le centre….

>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu’ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants… Après la vague rose des régionales, le même concert d’auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.   

Il est vrai qu’au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours,  le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges,  contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal…

Mais une « surprise » provoquée par quoi ?

Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l’habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale…

Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d’autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n’a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu’au premier »

Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l’absence de triangulaire. Il n’y en a qu’une , et elle a été gagné par le MoDem…

Il a été surtout servi par l’électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d’exception)  la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)

Claude Patriat explique :  «  Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. ».

Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a  bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l’absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.

C’est logique puisque l’électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le  « général Morin ». C’est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d’arbitrage. C’est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d’un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.

Cet appui du moDem est d’ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l’UMP et 17% se  seraient abstenus ou auraient voté blanc.

A noter au passage la faible abstention des  électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c’est  le signe d’une motivation civique forte chez celle et  ceux qui optent pour l’orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.

Ces données sont évidemment importantes pour tenter d’imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d’abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.

Daniel RIOT

17/06/2007

FRANCE: Le MODEM, cet emmerdeur... La Révolution Orange de Bayrou jouera son avenir cet été

Le sillon du MoDem : Une vraie révolution citoyenne, si…

Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès  maintenant

Le MoDem, cet emmerdeur …

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie  rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.

Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire,  soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.

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Depuis la fin du MRP (qui, lui,  a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve  de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…

Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua)   guidés par les  lampions des pouvoirs en place  oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »…Et non, surtout,  avec carriérisme.

Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...

Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.

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Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire »,  a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.

Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales,  ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste  des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée  par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...

medium_Democrate_victor_Hugo.jpg" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues

>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans  le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"

>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants  ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs  partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"

>>> Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.

Des informations? Oui mais  qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

Des débats? Oui,  organisés mais  ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg

« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d’aujourd’hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.

Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… 

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Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le  mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.

« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique. 

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Aristote et Platon

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...

Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.

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Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry. 

Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.

Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".

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Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL  vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.

Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de  l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social  s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et  devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

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Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…

Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des  classements, des rangements, des spécialisations. Mais le politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il  doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme,  et non d’un ou de quelques organes…

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Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord  être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

C’est ce qui a fait la véritable  originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par  des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

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Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.

Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier  engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …

Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle  faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n’en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…

Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement  de notre délire législatif et  de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

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Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.

 Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

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Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits! 

>>>C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques  pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite  "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se  seront émoussés...

 >>>C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire,  par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.

"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...

>>>C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec. 

 Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.

>>>C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».

>>> C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie  dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables de la politique en place.

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Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et  cette mollesse internes  qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points. 

Avec ces "si", le Mouvement démocrate  va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.

La réussite du MoDem  se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt  de militants d’une citoyenneté active,  et non de petits notables aux ambitions  d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens".

François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir"Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été. 

Daniel RIOT 

15/06/2007

Strasbourg: Une absente très présente

« Alors, elles iront où, les voix de Chantal Cutajar ? »…  Je ne peux pas mettre un pied en ville sans que l’on me pose la question. Et mon téléphone sonne beaucoup en cette avant-veille d’un scrutin qui s’annonce très serré…

Je ne peux évidemment que répéter ce que Chantal, avec clarté, sans ambiguïté aucune, en parfait accord avec le cap fixé par François Bayrou, en totale harmonie avec la ligne d’Indépendance et de liberté du Modem, a dit et redit : « Les voix qui se sont portées sur la candidate du MoDem au premier tour iront  où les électeurs voudront. A celui ou à celle qui saura les conquérir ». Chantal s’en est tenue à un appel : « Votez    en conscience ». Ce qui est le propre d’un acte électoral digne de ce nom.

On le sait : Chantal  a souhaité organiser un débat à trois avec les deux finalistes pour éclairer davantage ses propres électeurs. L’un a refusé. L’autre n’a même pas eu la politesse de répondre et,  pressée de questions pertinentes sur le plateau de France 3 Alsace, a confirmé la très haute idée (hautaine) qu’elle se fait de la démocratie, de la représentation du peuple : le respect des urnes servant d’alibi au non respect des électeurs, c’est une pratique bien connue depuis longtemps un peu partout et depuis 2001 à « Sarkoville-am-Rhein », comme dit un confrère local plein d’humour. La banalisation méprisante de l’initiative de Chantal Cutajar sur « Les conférences de citoyens » (toujours sur France 3 par la candidate UMP) relève du même état d’esprit.

medium_derrida.jpg Derrida

Ce n’est pas grave. Jacques Derrida, à Strasbourg, est souvent fêté, mais pas assez lu.  « Etre démocrate, écrivait-il, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… C’est ce que fait Chantal Cutajar. Mais on ne peut pas exiger cette qualité et cette lucidité chez tout le monde…

On oublie sans doute trop, dans les campagnes électorales, qu’en politique l’art et la manière d’exercer un pouvoir est au moins aussi important que le programme avancé ou l’étiquette affichée. Je dis « On » parce que cela concerne autant le citoyen que les journalistes qui ont mission de les informer.

Chacun est juge.

Comme chacun est juge des liens à faire entre ce scrutin national et les préoccupations locales : l’intervention publique de Mme Keller, donnant des leçons de démocratie, à l’UMP Maurer lors du débat organisé par les DNA dans la deuxième circonscription de la Ville est révélatrice de ce que Blaise  Pascal appelait « les pensées de derrière » que le « Tandem UMP » met très …en avant.

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Pour le reste,un constat qui, personnellement, m’amuse et me conforte dans mes engagements : C’est fou comme cette « éliminée du premier tour » a été présente dans cette semaine d’avant deuxième tour. Y compris dans les studios et sur les plateaux où elle n’était pas physiquement là. Y compris dans les articles de presse  les plus crédibles.

Un exemple parmi d’autres, cet extrait du POINT : « Comme prévu, la vague bleue a aussi déferlé sur la capitale alsacienne. Seul Armand Jung, unique socialiste alsacien siégeant à l’Assemblée, résiste dans son fief qui inclut le centre-ville et les quartiers populaires du sud de Strasbourg, dont les cités de l’Elsau, réputées pour la maison d’arrêt du même nom.(...)

Armand Jung a profité de la division de la droite entre la jeune Frédérique Loutrel (UMP) et la candidate Martine Calderoli-Lotz (divers droite), vice-présidente du Conseil régional. Si les soutiens appuyés de la maire centriste de Strasbourg, Fabienne Keller, et du président de la communauté urbaine, Robert Grossmann, (UMP) ont permis à la candidate UMP de rafler 31,17 % des voix dans la circonscription du député socialiste, il lui faut maintenant miser sur un report de voix de la candidate dissidente.

De plus, le résultat très honorable de la candidate du MoDem, Chantal Cutajar, qui rate de peu une triangulaire, avec 11,73 % des voix, fait planer le doute sur l’orientation de ses électeurs. En Alsace, le coeur des centristes bat plutôt à droite, mais Chantal Cutajar, ennemie déclarée du duo Keller-Grossmann, s’inscrit parfaitement dans la ligne de l’« extrême-centre » de François Bayrou. Armand Jung ne s’y trompe pas, qui, sans parler d’alliance, lance un appel « au rassemblement et au bon sens des Strasbourgeois, au-delà de [sa] personne et de [sa] couleur politique » 

L’expression « ennemie déclarée du tandem n’engage que l’auteur de cet article et que …le tandem. Je connais suffisamment bien Chantal Cutajar pour savoir qu’elle n’est « l’ennemie » de personne, sauf aux yeux de celles et de ceux qui en font  leur « ennemie ».

Elle ne combat pas « contre », Chantal, elle lutte « pour ». Si les combats qu’elle mène dérangent ceux qui ne partagent ni ses valeurs, ni sa conception de la démocratie et du débat démocratique, ni ses convictions, ce n’est pas de sa faute…A mon humble avis, elle devrait même se battre un peu plus "contre". Mais ce n'est ni dans sa nature ni dans sa culture. Les "coups", en politique, il faut tout de même les rendre, surtout dans sa propre formation."La politique, c'est un sport de combat", dit Bayrou sans toujours en tirer toutes les conséquences.

Mais je sombre dans le hors sujet : c’est le scrutin de dimanche l’objet de cette petite chronique strasbourgeoise… Pour ce deuxième tour, les candidats UMP de la ville ne bénéficieront pas de l’effet ressort du TGV. La semaine dernière la grande fête du Paris-Baudrecourt à TGT (très grands tarifs) et « est-européen » virtuellement sur rails a tout de même constitué le plus grand meeting électoral jamais organisé à cette échelle…

Au fait, je n’avais pas lu, à cette occasion que la verrière de la gare de Strasbourg était encore  perméable aux pluies d’orage… Passons. On me dit que la Ville va organiser un pique-nique (« républicain » sans doute) sur la première circonscription ce week-end. Je n’ai pas vérifié. De toutes façons si cela est, cela n'a rien d'électoral:juste un hasard du calendrier...

Je n’ai pas vérifié non plus quelques anomalies dans le respect de la lettre et de l’esprit du code électoral dans quelques bureaux de la même circonscription. A quoi bon ? Si personne (ou presque) n’est choqué que le conjoint d’une candidate préside un bureau de vote, tout devient possible non ? Rien n’est jamais parfait, n’est-ce pas…Surtout pas le mode de scrutin. Et à l'UMP, on a le sens de la famille, du clan, du camp. "Si vous n'amez pas l'Ump, quittez-le". Mme Caldéroli en sait quelque chose

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Autre question quand je mets un pied en ville : « C’est toujours le bordel chez les centristes. Le MoDem reste aussi cacophonique que l’UDF. Cutajar et Jurdant : qui a raison ? »…

Question d’ignorant ou de provocateur? « Ils auraient mieux fait de se taire » a dit Bayrou à propos de candidats du MoDem qui ont éprouvé le besoin de donner des consignes de vote…

Je n’insisterai pas : J’ai déjà été (paraît-il) trop dur et injuste envers la « pauvre Pascale » qui appelle ses électeurs à voter « massivement » pour son rival UMP et qui vit son score comme un échec personnel dû aux… autres (à tous les autres puisqu’elle accuse ses électeurs d’ingratitude, Bayrou de bêtise, le « Tandem »,  qu’elle défend avec ardeur,  de non reconnaissance: je résume…). L’ami kiné qui lui a servi de suppléant devrait lui faire un bon massage , à cette « pauvre Pascale ». Le grand écart, c'est douloureux...

Les DNA ce matin, notent que dans le débat public opposant les deux finalistes de sa circonscription, elle s’est d’abord assise du coté des supporters de gauche avant de rejoindre l’autre bord. En France, même les plans de salle favorisent la bipolarisation. Chantal Cutajar et ses équipiers « orange », dans le débat du même type, sur la première, étaient restés derrière, au centre ? Debout. Comme Bornia Tarall qui a fait une trop courte (ce n'est pas de sa faute) mais excellente campagne dans la circonscription d’André Schneider,un UMP sûr d'être réélu alors que Bornia aurait pu être une élue de qualité. 

Pour rester fidèle à un mouvement, il faut pleinement s’y reconnaître. Pour rester fidèle à soi-même, il faut savoir qui est « soi ». Cela dépasse la politique… Il arrive que postérieur entre deux chaises finisse par déséquilibrer les chaises...

Une certitude : si le Modem tombe dans les mêmes travers que l’UDF, il faut le faire imploser sur le champ. Pour les ambigus, les invertébrés, les carriéristes, le Nouveau Centre (ni nouveau ni central) dit PSLE (Parti social-libéral européen)  est là ... Encore faut-il, bien sûr, que les structures du MoDem ne soient pas calquées sur celles de l’UDF…C’est le défi le plus urgent que Bayrou doit relever. 42 000 membres déjà cotisants l’attendent. Autant, pré inscrits aussi. Il le sait. Droit de décevoir interdit !

Ces clarifications devraient permettre à quelques journalistes d’avoir les idées plus claires. Puisque qu’ils se disent dans le brouillard des étiquettes disputées, confisquées, ou… inventées (même par eux comme UDF-MP) d’un centre effectivement trop pluriel.

Il est vrai que cette confusion est soigneusement entretenue par ceux qui en tirent parti. Qui n’est pas « centriste » ? Au club de la presse, jeudi,  j’ai même entendu une journaliste tenter de brouiller davantage les cartes en rappelant le passé udf d’un UMP fier de l’être… Si on se met à comptabiliser les « ex » ! J’ai été jeune et je suis vieux. J’ai été enfant de cœur et je ne suis pas curé. J’ai été sans parti et je suis au MoDem. La vie est évolution. Heureusement, d’ailleurs…

Daniel RIOT

 

 
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