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23/02/2008

Europe:LA chef d'orchestre du Parlement européen

L’INVITE (E) DE RELATIO.fr : CLAIRE GIBAULT

Musique, politique, droits des femmes, culture et éducation, vie des artistes .... A batons rompus avec Sandrine KAUFFER  et Daniel RIOT

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Photo de Philippe Schlienger

 Rencontre avec une eurodéputée qui est devenue en peu de temps une grande figure du Parlement européen : Claire GIBAULT. Seule femme française chef d’orchestre, elle est entrée en politique par la culture. « Pour agir ». Et par une volonté : « ne pas être esclave de mon ego, mais servir les autres dans la mesure de mes moyens ». La musique « reste plus qu’un métier, une passion », mais au Parlement européen elle a trouvé un terrain à la mesure de sa « soif de faire » : « J’espère bien être réélue »… 

 

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22/11/2007

Europe culturelle: "la pionnière de l'art moderne allemand"

A l'occasion du centième anniversaire de la mort de la peintre Modersohn-Becker, un monument à la mémoire de "la pionnière de l'art moderne allemand" a été inauguré à Brême

 

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A LIRE SUR RELATIO >>>>>

14:31 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, arts, allemagne, europe

20/11/2007

Europe culturelle: Les 336 trésors de Bruxelles

Le Grand Atelier : Encore deux mois pour admirer les trésors de 156 musées d'Europe

e713e0b76ab975065a39b400c04a75c4.jpgGigantesque cabinet d'amateur, l'exposition "Le Grand Atelier : Chemins de l'Art en Europe du V° au XVIII° siècle", organisée à l'occasion des 50 ans du traité de la CECA,  présente 336 trésors issus de 156 musées européens. Rares, uniques, exceptionnels, il est possible de les admirer jusqu'au 20 janvier 2008 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour la première, et sans doute, la dernière fois ensemble.

Une sélection de quelques chefs-d'œuvre....

En fil rouge, voici dix chefs-d'œuvre incontournables qui ont participé au fil des siècles à l'élaboration de l'art en Europe et appartiennent pleinement au patrimoin européen

A LIRE ET A VOIR SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>&...

15/11/2007

Strasbourg:les dessins coquins de Tomi Ungerer

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Je reprends dans "le Monde", pour le plaisir de la lecture, (et parce que toutes les occasions sont bonnes pour compléter mon Tomiscope personnel) cet article de Francis MARMANDA sur Tomi Ungerer et sur le musée qui lui est dédié.
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trasbourg offre un musée du graphisme, la Villa Greiner, à Tomi Ungerer (né en 1931). Ungerer à Emmanuel de Roux (Le Monde, 30 octobre) : "Le dessin, c'est l'avorton des muses, l'éternel oublié, alors que c'est un des arts les plus populaires. Pour une fois qu'il est à l'honneur, ne nous plaignons pas." Avec demi-sourire : "J'ai un tel complexe d'infériorité que ce musée me fait du bien." Et petit coup de crayon pour la route : "Je voudrais que ma modestie fût à la hauteur de mon arrogance." (La Rochefoucauld). Plutôt ignorés, les dessinateurs font au mieux l'objet d'une condescendance amusée. Les dessinateurs pour enfants, on s'en arrange.
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Les Anges gardiens de l'enfer, un des plus innocents recueils, donne le la. De salle en salle, sur trois étages, partition très polyphonique : campagne alsacienne, satire, contes pour adultes, gag gratuit, n'importe quoi, nu, cul, attirail sado-maso, bestiaire à gogo, contes pour enfants, encyclopédie de la "connaille", scènes de genre à New York (The Party), rage pour les droits civiques et contre les bombes au Vietnam, visages, squelettes, morts à revendre. Un trait si maîtrisé qu'il ne croise l'académisme (Trémois), l'école (Poumeyrol), le compas industriel (Bellmer) ou l'angélisme (de Greenaway à Hansi) qu'en tournant la tête, sans saluer.

14/11/2007

EUROPE:Le Festival Strasbourg-Méditerranée

SUGGESTION RELATIO:Le festival Strasbourg-Méditerranée est créé en 1999, à l'initiative de l'association Décade, coordinatrice de la manifestation, et un collectif d'acteurs associatifs, culturels, institutionnels, des artistes, des chercheurs, intervenant dans le domaine des mémoires et des cultures de l'immigration, notamment celles issues du bassin méditerranéen.

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Tous les deux ans, et durant 15 jours, il met en lumière la richesse intellectuelle, artistique et culturelle des peuples de la Méditerranée. Spectacles, concerts, projections, expositions, débats, colloques, organisés dans toute la Communauté Urbaine de Strasbourg, invitent les habitants de la ville à découvrir et à s'ouvrir aux cultures, à l'histoire, à l'actualité et à la création de nos voisins du Sud.
C'est un moment privilégié de fête, de rencontre et de réflexion, un événement unique et singulier en Alsace dont une partie importante de la population est issue du pourtour méditerranéen.

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La cinquième édition: 90 manifestations

Du 24/11/2007 au 08/12/2007

Pour sa 5e édition, le festival souhaite “faire tomber la frontière” et invite les Alsaciens ( et d'autres)  à s’ouvrir aux cultures, à l’histoire et à l’actualité de nos voisins du sud de l’Europe.
Durant deux semaines, la Grèce, la Bulgarie, l’Espagne, la Turquie, l’Algérie... s’invitent sur les scènes de Strasbourg et de la CUS (L’Illiade, Point d’Eau, Salle du Cercle, Cheval Blanc…).
Près de quatre-vingt manifestations sont organisées : concerts, lectures, expositions, débats, danse, cinéma, théâtre, contes, marionnettes. Un programme foisonnant pour faire entendre la Méditerranée à travers la parole d’artistes, de comédiens, de musiciens, de photographes, de réalisateurs qui viennent (presque) tous de la “Mare Nostrum” et rendent un hommage à toutes les communautés du Sud qui aujourd’hui vivent en Alsace.

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10/08/2007

Droits de l'Homme: Nuremberg, Prix de l’Europe 2007

30bcfc159a83454d0713b96267144d6f.pngLe 11 août, se déroulera au Château de Tucher, la cérémonie de remise du Prix de l’Europe 2007 à la ville de Nuremberg , dans le cadre du festival des jumelages que la ville organise. Le prix   est décerné par l’Assemblée du Conseil de l’Europe  aux collectivités territoriales qui sont particulièrement actives dans la promotion de l'idéal européen. Walter, un fidèle lecteur de RELATIO, connaît bien cette ville… Je le laisse parler. 

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« De Nuremberg à Nuremberg, tu connais ? Un documentaire extraordinaire de Frédérique Rossif et Philippe Meyer… Nuremberg, 1935 : « O Führer, quoique tu nous ordonnes, nous le ferons », clament les militants du parti nazi…  Nuremberg, 1945 : le procès des criminels de guerre, des vaincus survivants... Dix années qui valent des siècles et qui pèsent encore tellement sur les esprits européens ! Nuremberg, ville-symbole, chargée d’histoire depuis le Xl ème siècle. Un des berceaux de l’humanisme allemand. Patrie d’Albrecht DÜRER.   Comment tant d’horreurs ont-elles pu se déclencher à partir de cette ville impériale  de Franconie, de cette deuxième ville de Bavière (après Munich), de ce centre culturel qui abrite tant de trésors ? Mystère…

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Aujourd’hui, Nuremberg, c’est l’humanisme post-totalitaire, les droits de l’homme, le respect de la personne humaine, l’esprit d’ouverture. Ce prix de l’Europe, elle aurait pu et du le recevoir depuis longtemps. Elle est jumelée à quatorze villes, elle a reçu le prix UNESCO de l’éducation aux  Droits de l’Homme. Elle a  créé un Centre de documentation sur les droits de l'homme, elle a aménagé une rue des droits de l’Homme due à l'artiste israélien Dara Karavan, elle décerne régulièrement un prix international des droits de l'homme et elle organise tous les deux ans un Festival cinématographique, consacré aux droits de l'homme. Les droits de l’homme, seule bonne réponse à la barbarie, seul antidote contre l’inhumain, ce produit de « l’humain trop humain !

d746b1c03942fe76ef2569384210a42d.jpgle théâtre

Moi, j’y vais souvent, notamment pour l’ION, la semaine internationale de l'orgue, le plus grand et le plus vieux festival de musique religieuse en Europe. Mais elle a aussi un festival de Rock : « Rock im Park »,  trois jours de folies et le Bardentreffen, un festival gratuit de « musique du monde » qui attire plus de 200 000 personnes durant tout un week-end. Là on ne mange des Nürnberger Bratwürste  ou du Lebkuchen un pain d'épice comme on ne trouve nulle part ailleurs et qui fait un malheur sur le célèbre Marché de Noel.  Et on en boit du  Frankenwein! J’aime bien ce vin …du pays de la bière… La cuisine franconienne est riche, mais bonne.

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J’adore aussi son Musée national le Germanisches Nationalmuseum. Très design. Chaque fois, je prends le temps, bien sûr, de flâner dans la vieille ville, avec ses remparts, ses 80 tours, ses rues commerçantes. Et je ne me lasse pas de la maison et des oeuvres de Dürer . Quel génie, ce type ! Et productif en plus : dessins, peintures, gravures… Un mathématicien, en plus. Et un philosophe. Une vraie figure d’Europe, Albrecht !

de1e9c110140a3fa75b5a5779b796041.jpgDurer:la douleur

Charles Quint ne faisait guère d’erreurs de casting dans le choix des artistes qu’il soutenait…Nuremberg est aussi la patrie d’un grand sculpteur sur bois, Veit Stoss dont un Retable  extraordinaire est à  Cracovie, et Adam Kraft, un très grand tailleur de pierres… Je devrais aussi te parler de Martin Behaim qui  y a conçu la première mappemonde et Peter Henlein qui y a fabriqué la première montre de poche. J’en oublie sans doute.

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Mais je joue les guides, là…Pour les amateurs de foot, le FC Nuremberg est là : neuf titres de  champion d’Allemagne, quatre coupes ! Mais au foot, je n’y comprends pas grand-chose… Ah ! J’oubliais : pour les amoureux, un petit tour dans les jardins, ce n’est vraiment pas mal. Les jardins des Hespérides doivent leur nom aux Hespérides, les filles d'Hespéros, qui dans la mythologie grecque, étaient les gardiennes des fruits d'or… »

6a566fdcc2ad6e50ddb0f222dd6a7efc.jpgDurer:la fortune

Merci, Walter, pour cette visite guidée. Une vraie invitation au voyage. D’autant plus qu’autour de Nuremberg, il y a des ballades extraordinaires à faire : route des châteaux forts (pour les romantiques et les amateurs de légendes féeriques), route des jouets,   ville impériale et épiscopale de Bamberg,  inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec, en la cathédrale, la célèbre statue du « Cavalier de Bamberg » ou encore Ansbach, joyau du baroque et  du roccoco: l'ancienne résidence des margraves, abrite  l'un des plus  châteaux les plus impressionnats  du XVIIIe siècle en  Franconie. Et Bayreuth n’est pas loin…

William PETITJEAN

ee37dfa02ea3fd5b76c743964082091f.jpgDurer :adam et eve

Carte d’Allemagne >>>>>>

Office du tourisme de Nuremberg >>>>

Des gravures  de Dürer >>>

En savoir plus sur les curiosités de Nuremberg >>>>

Le procès de Nuremberg >>>>

Les procès de Nuremberg en DVD >>>>> 

De Nuremberg à Nuremberg >>>>

ac17e28363b7d18f50af4db33b1a88e5.jpgLe procès

Les héritages des Procès de Nuremberg

On doit aux Principes de Nuremberg, un document réalisé pendant ce procès, la définition des crimes contre la paix, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En outre, les expériences médicales conduites par des médecins nazis ont conduit, à l'issue du « Procès des Docteurs », à la création du Code de Nuremberg qui pose des principes en matière d'expérimentation médicale sur des sujets humains.

De Nuremberg à Rome >>>>>  

 

04/07/2007

Europe des Arts: Paula Modersohn-Becker, ou les débuts de l'expressionnisme

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   Hommage au peintre  de Basse-Saxe, 100 ans après sa mort

La petite commune de Worpswede (Basse-Saxe), qui abrita une colonie d'artistes dans les années 1890, rend hommage jusqu'en février 2008 à une peintre longtemps méconnue, Paula Modersohn-Becker (1876-1907). A l'occasion du centenaire de sa mort, elle lui consacre depuis dimanche une exposition intitulée "Vie! Paula Modersohn-Becker à Worpswede".

C'est le coup d'envoi d'une série d'hommages à cette éminente représentante des débuts de l'expressionnisme. Les musées de Brême lui consacreront à partir de l'automne deux autres expositions, dont l'une entièrement dédiée à ses relations avec Paris et les artistes parisiens.
Paula Modersohn-Becker est décédée en 1907 à Worpswede. Elle n'avait que 31 ans, et venait de mettre au monde son premier enfant. Elle avait rejoint en 1898 la colonie de Worpswede où des peintres s'étaient installés depuis 1889. Fritz Mackensen, Fritz Overbeck, Heinrich Vogeler et Otto Modersohn en étaient. L'écrivain Rainer Maria Rilke effectuait régulièrement des séjours à leurs côtés.

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Paula Modersohn-Becker, elle, se rendait souvent à Paris pour s'imprégner des influences les plus vivifiantes du moment. De Rodin à Maillol, le Paris des années 1900 fut une abondante source d'inspiration pour elle. Pourtant, elle ne sera jamais, de son vivant, considérée comme une artiste autonome et à part entière par ses camarades artistes et intellectuels. C'est "tragique", estime le ministre allemand délégué à la Culture et aux médias, Bernd Neumann. "Par ses motifs, sa façon de peindre à plat et son style autonome, elle était, en fait, très en avance sur les peintres de Worpswede".

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En 14 ans de création, Paula Modersohn-Becker réalisera 750 toiles et quelque 1.000 dessins. Elle peignit beaucoup de portraits, autoportraits ou portraits d'enfants. Mais elle s'intéressa aussi à la vie paysanne de Worpswede, aux paysages et aux natures mortes. Après sa mort, son ouvre fut rabaissée au rang d'"art dégénéré" par les nazis. Elle ne commença à être étudiée dans sa totalité qu'après la Seconde Guerre mondiale. Le travail n'est pas encore achevé. Quelques-unes des toiles furent exposées lors des deux premières expositions Documenta, en 1955 et 1964.

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Les musées Paula Modersohn-Becker et la Kunsthalle de Brême lui consacreront à partir de l'automne deux expositions : "Paula Modersohn-Becker à Paris" (du 13 octobre 2007 au 24 février 2008) et " Paula Modersohn-Becker et les portraits de momies égyptiennes" (du 13 octobre 2007 au 24 février 2008). La première d'entre elles replacera son oeuvre dans l'évolution de la peinture autour de 1900, depuis Cézanne et Van Gogh jusqu'à Picasso et Matisse.

Plus d'informations :
www.worpswede.de/worpswede

03:10 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, arts, allemagne, peinture

29/06/2007

Europe culturelle: L'événement, comme tous les cinq ans... La DOCUMENTA de KASSEL!

3d88e2e44e086f679a2c6285c06a6707.jpgUNE SUGGESTION de RELATIO : L'été 2007 sera celui de l'art contemporain ou ne sera pas. Quatre grandes expositions se partagent l'affiche simultanément à Kassel, Venise, Bâle et Münster. Kassel, dans le nord de la Hesse, accueille pour la douzième fois l'exposition "documenta", considérée comme l'une des expositions majeures d'art contemporain  Elle a ouvert ses portes cette année sous la houlette de l'historien d'art et commissaire d'exposition Roger Martin Buergel, désigné comme directeur artistique. Quelque 650.000 visiteurs sont attendus jusqu'au 23 septembre.

L'exposition des 100 jours

Documenta dure cent jours. Puis tout disparaît. Elle rassemble près de 530 ouvres, nées de l'imagination de 113 artistes ou groupes d'artistes venus du monde entier. Les oeuvres sont réparties dans cinq bâtiments, sur 17.000 mètres carrés. Le public peut aller à leur contact de 10 heures à 20 heures. Outre le nouveau pavillon Aue, l'exposition se déploie au musée Fridericianum, à la Neue Galerie, dans le hall documenta et, pour la première fois, dans le château et le parc de Wilhelmshöhe.

Roger M. Buergel dit ne pas avoir misé sur les "noms", les "stars", mais avoir cherché ses artistes "à la périphérie". La plupart des artistes présents à Kassel sont inconnus du public allemand. Et plus de la moitié des exposants vient de régions négligées par les éditions précédentes : l'Europe de l'est, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du sud. Parmi eux, sept sont Chinois.

Exposition "politique"

Artistiquement, Roger M. Buergel mise sur une proposition qu'il nomme "migration de la forme") C'est une démarche indirecte qui fait émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances qu'elle entretient avec d'autres ouvres ou signifiants. C'est en même temps une approche profondément sociopolitique. Documenta doit "soulever les gens et les amener à s'activer eux-mêmes pour sortir d'une certaine léthargie fondamentale. Il s'agit de faire en sorte que l'individu prenne ses responsabilités dans le monde où il vit", explique Roger M. Buergel.

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La "périphérie" à l'honneur

A côté des "habitués" comme le peintre allemand Gerhard Richter ou les photographes David Goldblatt et Allan Sekula, on découvre donc de nouveaux visages et des projets spectaculaires.

265b9e3f0bb04b90f1adb3e213d4fe36.jpgC'est le cas du Chinois Ai Weiwei (photo), auteur de l'une des oeuvres les plus spectaculaires de cette douzième édition : "Fairytale" (conte). Il a fait venir à Kassel 1001 de ses compatriotes, originaires de tous les milieux sociaux et exerçant toutes sortes de métiers. L'objectif est de les confronter à une culture (artistique) tout à fait étrangère à la leur, et de récolter leurs expériences.

Le Thailandaïs Sakarin Krue-On, lui, a planté face au château de Wilhelmshöhe des champs de riz qu'il espère voir s'épanouir au fil de l'exposition. L'artiste autrichien Peter Friedl a choisi de mettre en scène une girafe empaillée, ancienne pensionnaire d'un zoo palestinien et victime du conflit au Proche-Orient. Le Russe Kirill Preobrazhenskiy a monté une installation sonore sur la ligne 4 du métro. Enfin, Roger M. Buergel a fait venir un artiste que l'on n'attendait peut-être pas là : le cuisinier du célèbre restaurant espagnol "ElBulli" à Barcelone, Ferran Adria. Le chef avant-gardiste propose à des visiteurs d'expérimenter la "cuisine moléculaire". Avis aux amateurs de "nougatine d'algues", de "bonbons à l'huile d'olive" ou de salières remplies de brouillard artificiel odorant.

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La douzième documenta sort des sentiers battus. Elle s'est élargie dans l'espace en investissant un vaste pavillon de verre en modules de serre. Elle a misé sur la participation accrue du public local en chargeant un jury de faire passer les thèmes de la documenta 12 dans les écoles, les entreprises et les médias de Kassel. Enfin, elle s'est reliée au reste du monde. 70 magazines internationaux ont été mis en relation pour débattre de sujets esthétiques et sociopolitiques.

Plus d'informations : www.documenta.de

Kassel, capitale de l'art contemporain depuis 1955

8ea503705ea79438e2a9425f7b06e5b9.jpgL'exposition documenta, qui se tient tous les cinq ans à Kassel, est considérée comme l'une des principales expositions d'art contemporain au monde. C'est un baromètre des tendances artistiques du moment, mais aussi le lieu d'éclosion de nouveaux concepts d'exposition.
On doit ainsi l'idée de "Musée des 100 jours" au fondateur de l'exposition, le peintre et professeur d'art Arnold Bode. En 1955, il eut l'idée de réunir les ouvres d'art moderne que les nazis avaient ravalées au rang d'"art dégénéré". La première exposition documenta n'était encore qu'une annexe de l'exposition nationale d'horticulture. Mais elle suscita l'enthousiasme en Allemagne et à l'étranger. 130.000 visiteurs affluèrent pour admirer les ouvres d'Ernst Barlach, de Wassily Kandinsky ou d'August Macke, exposées parmi 670 travaux. Pour sa deuxième édition, en 1959, documenta devint donc une véritable exposition d'art contemporain, présentant des ouvres de Marc Chagall, Oskar Kokoschka ou encore Emil Nolde.
Les éditions suivantes poursuivirent le mouvement, dévoilant des tendances comme l'"art cinétique" (1964), le pop'art et les happenings (1968), ou des artistes comme Josef Beuys. L'exposition de 1972, la plus marquante, fut un tournant. Documenta devint elle-même un objet d'art. En outre, son fonctionnement évolua. Elle est désormais programmée tous les cinq ans, et elle est orchestrée par un directeur artistique à chaque fois nouveau, désigné par un jury international et capable d'imprimer sa marque personnelle.

Documenta ou la "migration de la forme"

Le directeur artistique de documenta 12, Roger M. Buergel, mise sur ce qu'il appelle "la migration de la forme". C'est une proposition artistique qu'il élabore à partir d'une question : comment éclairer sans le trahir le contexte qui a vu l'oeuvre naître ? Roger M. Buergel écarte ici un double écueil : l'ethnocentrisme (présenter au grand public de l'art africain qui ait vraiment l'air "africain") et l'académisme (pure transmission de connaissances). Son propos est de faire émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances, formelles et thématiques, que celle-ci entretient avec d'autres oeuvres, ou avec d'autres niveaux de signification. "Il ne s'agit pas d'un appel impuissant à une solidarité de tous les êtres humains, mais d'un appel à la communication des formes comme moyen de connaissance de soi", explique-t-il.

57ff498b09c7c131abae6e9e3c41a40e.jpgRoger M.Buergel


Cette approche possède une forte composante sociopolitique. La question décisive est finalement de savoir "si l'on parvient à restituer l'art qui nous paraît si excessivement familier dans notre cercle culturel euro-américain dans toute son étrangeté, et dans toute sa singularité, voire presque dans une perte d'identité qui nous le fait apparaître d'autant plus rayonnant et frais", confesse Roger M. Buergel.

24/06/2007

L’Europe culturelle : La force d’Anselm Kiefer

Les 10 ans du musée Guggenheim à Bilbao:

Le tragique européen en face

SELECTION RELATIO:medium_anselm_kiefer200.jpgLe récit européen est (aussi) tragique.  On l’oublie trop : la « construction européenne » qui est d’abord pour chaque peuple un effort de soi sur soi vise en priorité à empêcher des bégaiements de cette inhumanité qui a trop souvent fait l’Histoire et qui sous diverses formes reste une menace.

L’art est l’un des outils pour faire « passer ce passé qui ne passe pas », stimuler la lutte contre « ce monstre qui est en nous » et inciter à la vigilance. C’est avec cette optique qu’il importe de voir les œuvres d’Anselm Kiefer, l’un des phares de cet été culturel européen.

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A Bilbao, le Musée Guggenheim, à l'occasion de son dixième anniversaire, accueille jusqu'au 3 septembre une partie du travail de cet artiste allemand.

Ces immenses toiles aux teintes d'ocre et de gris mêlés, ces vastes compositions aux formes tourmentées disent avec une extraordinaire puissance la désolation du monde, les ravages de la guerre, la volonté de survie au-delà des ruines.

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La mémoire de  Shoah est au coeur de l'oeuvre d'Anselm Kiefer. "La cicatrice du temps s'ouvre béante, inondant la contrée de son sang", a écrit le poète Paul Celan, auquel l'artiste a rendu plusieurs fois hommage.

De cette cicatrice infligée à l'Europe par les conflits meurtriers du XXe siècle, l'art porte témoignage.

Et façonne une partie de ce qui est « l’identité européenne ». DR

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20:55 Publié dans europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, culture, arts, peinture

 
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