Avertir le modérateur

05/01/2009

STRASBOURG: QUELLE MAISON DE L'HISTOIRE DE L'EUROPE ?


PDF Imprimer Email

ELIE BARVAVI (Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles) au CAFE EUROPE de Relatio, le vendredi 16 janvier à 12H30 ( Zum Strissel à Strasbourg)


INVITATION

Lieu d'Europe, Maison de l'Histoire de l'Europe, Musée vivant de l'Europe, EURODOM ; Les projets ne manquent pas. Et le récent vote du bureau du Parlement européen sur la proposition Pöttering doit relancer bien des débats. A commencer celui sur le projet Eurodom ou « lieu d'Europe » lancé à Strasbourg par Alexis Lehman
Elie Barnavi, qui vient de publier « l'Europe frigide » et qui dirige le musée de l'Europe de Bruxelles fait part de son expérience. Et en tire quelques leçons.


30/11/2008

Strasbourg: Les prochains CAFE EUROPE de Relatio



PDF Imprimer Email
Dimanche, 30 Novembre 2008 00:25

INVITATION
Après Taslima Nasreen, Todorov, Todd et Orsenna : Deux rendez-vous exceptionnels

EDGAR MORIN


Penser le futur
Le vendredi 5 décembre de 20 heures à 21 H 30 au restaurant "Zuem Strissel"
(5, place de la Grande Boucherie) (boisson et tarte flambée, 10 €)

Jean ZIEGLER


Que faire face à la « haine de l'Occident » ?
Le mardi 9 décembre de 17H30 à 18h45 au Bar de l'Aubette (1er étage)
Les CAFE EUROPE sont proposés par Le cercle Relatio, Les Ecoles politiques du Conseil de l'Europe et la librairie Kléber

 

16/09/2008

En UNE sur relatio-europe

Culture 2013:Le sacre de Marseille PDF Imprimer Email

 

 

Déception à Lyon qui avait un bon dossier. Déception chez Juppé à Bordeaux qui est l'une des villes française travaillant le plus dans une dimension européenne.Déception à Toulouse, où l'on sait que ce type de compétition est aléatoire, comme le sport. Mais euphorie à Marseille. Où Gaudin, selon quelques esprits mal tournés, ne doit pas être surpris.Son dossier n'aurait-il pas (un peu) été privilégié par la reconnaissance élyséenne pour services rendus et par le contexte (le lancement de l'Union pour la Méditerranée.)?. Mais laissons les mauvais esprits à leurs procès d'arrière pensées! "On a gagné! On a gagné!" Les Marseillais exultent comme après une victoire de l'OM. Bravo et bonne réalisation. La cité phocéenne, qui partagera son titre avec la ville slovaque de Kosice, va vivre avec la perspective de réussir sa mission et d'en tirer parti pour l'avenir. Tous derrière et avec Marseille!"La victoire d'un territoire" (photo Ville de Marseille)

Enfin une réponse européenne aux problèmes de l'intégration des Roms ? PDF Imprimer Email
Les fidèles de RELATIO-EUROPE connaissent le dossier et les problèmes qu'il pose. Voilà des années que le Conseil de l'Europe travaille d'arrache pieds pour que les Roms soient considérés comme des citoyens comme les autres, comme des personnes dignes de ce nom, et protestent contre les atteinte aux droit de l'Homme dont ils sont victimes dans plusieurs pas d'Europe. L'Union européenne se réveille , enfin. Quelque 7 millions de citoyens européens ont les yeux tournés vers Bruxelles, où se tient, aujourd'hui, le premier sommet sur les Roms organisé par la Commission européenne.
Les Roms espèrent de cette conférence un engagement des Etats à développer des politiques nationales d'intégration. Une proposition que la France, qui préside l'Union européenne, doit soutenir. Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, propose aux Vingt-Sept de développer des standards européens d'intégration des Roms par l'emploi, le logement, la santé et l'éducation dans le cadre de plans nationaux. Avec ---c'est ESSENTIEL--- des actions locales adaptées.
Jacques Barrot : « Se sentir citoyen européen, c'est se sentir protégé » PDF Imprimer Email

Justice, liberté, sécurité : Les priorités du vice-président de la  Commission

Entretien avec Jacques Barrot, Vice-président de la Commission européenne en charge de l'espace de justice, de liberté et de sécurité. (Sélection Relatio-Europe sur le site de la Fondation Schuman)

1. Vous êtes Vice-président de la Commission européenne, désormais en charge de l'un des portefeuilles les plus importants, celui de l'espace de justice, de liberté et de sécurité. Quels sont vos objectifs prioritaires ?

Tout d'abord, continuer à bâtir la citoyenneté européenne. Une citoyenneté qui n'a pas vocation à se substituer à la citoyenneté nationale mais à s'y ajouter, et qui peut être définie comme le plus haut degré possible de protection du citoyen européen, en tout point du territoire de l'Union. Se sentir citoyen européen, c'est se savoir protégé par l'action européenne.

Il s'agit d'abord d'une protection individuelle, garantissant les libertés et les droits fondamentaux.

Je pense, en premier lieu, à la lutte contre toutes les discriminations, qui méritent d'être combattues avec une égale détermination. Nous y travaillons avec mon collègue Vladimir Spidla, et notre proposition de directive horizontale du 2 juillet 2008 est un progrès considérable.

J'entends également améliorer la situation en matière de respect de la vie privée, en modernisant notamment la directive de 1995 sur la protection des données personnelles, pour l'adapter au développement des nouvelles technologies.

La protection individuelle, c'est aussi assurer le respect du droit des citoyens européens et de leur famille de circuler librement d'un État membre à l'autre, et d'y séjourner.

Cette liberté doit être garantie et je présenterai un rapport sur l'application de la directive de 2004.

Enfin, protéger les individus, c'est continuer à avancer sur le chemin de la coopération judiciaire civile. En effet, à quoi sert la mobilité des individus si leurs droits restent à quai ? Des actes qui peuvent être simples chez soi deviennent compliqués quand on traverse les frontières...

EDVIGE et les autres fichiers:Un combat à poursuivre PDF Imprimer Email
NON à la police politique et sociale
Par Corinne Lepage

La mobilisation contre le fichier Edvige et le lancement par la ministre de l'intérieur d'une concertation doit permettre de poser la question de tous les fichiers et des nouveaux rapports à établir entre liberté et sécurité du fait de la révolution technologique contemporaine.

Tout d'abord, revenons à la réalité d'Edvige. Il ne s'agit de ficher ni les terroristes reconnus ou en puissance qui figurent dans le fichier CRISTINA, ni les délinquants, délinquants présumés et même personnes concernées par les actes de délinquances, victimes y compris qui figurent dans les fichiers STIC et JUDEX. Alors, de qui s‘agit-il ?

De la police politique propre à notre heureuse démocratie, qui certes préexistait à EDVIGE, et d'une nouvelle police sociale permettant de ficher tous ceux qui seraient , un jour susceptible non plus comme du temps du décret de 1991de porter atteinte à la sécurité de l'Etat , mais simplement de troubler l'ordre public : manifestants, opposants à un incinérateur ou à une autoroute, parents d'élèves ou citoyens manifestant contre la fermeture d'une école ou d'une maternité, militants des droits de l'Homme etc...Il est évident que la police doit pouvoir travailler mais les fichiers existants le lui permettent

L'Europe gourmande; Pour un inventaire du patrimoine culinaire de l'Europe PDF Imprimer Email

Par DanSolal
C'est (en partie) l'une ses suites logiques des ateliers qui s'étaient déroulés au Conseil de l'Europe lors de « Food Culture », le premier festival des saveurs et des cultures d'Europe, qui s'est déroulé en juillet dernier et que Relatio-Europe a largement « couvert ». À l'initiative de Francis Chevrier (qui a participé activement au Festival strasbourgeois), des universitaires et des chercheurs lancent un appel à Nicolas Sarkozy pour la mise en place d'un inventaire des pratiques, traditions alimentaires et culinaires de l'Union européenne
«Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. »... Extraite de La Physiologie du goût, publiée en 1825 par Brillat-Savarin(notre gravure), la formule pourrait servir de devise à Francis Chevrier. Directeur de l'IEHAC (Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation) qu'il a fondé en 2002 à Tours, au sein de l'université François-Rabelais , cet universitaire ne s'est-il pas donné pour mission l'étude des rapports entre l'homme et son alimentation ? Son travail est unanimement reconnu.


15/08/2008

Tbilissi 2008, Prague 68 sur relatio-europe.eu

PRAGUE 68 : Les chars soviétiques contre l'Esprit d'Europe PDF Imprimer Email

Quarante ans après l'écrasement du « socialisme à visage humain », la pensée dissidente (trop méconnue) reste un moteur de la pensée européenne

Prague; Monument aux victimes du communisme (Wikipédia)

 

Par Daniel RIOT

Quand on songe au déluge éditorial et médiatique qui a marqué, en France, le premier semestre de cette année qui marque le quarantième anniversaires des « événements  de mais 68 », on est un peu surpris de la discrétion qui entoure d'autres « événements de mai », authentiquement historiques, ceux-là..  Ceux du printemps de Prague.«  La Tchécoslovaquie, je m'en bats l'œil » ?...

Ce mot attribué au général de Gaulle, allergique à toute ingérence dans les affaires des autres pays et soucieux d'un futur de « détente, d'entente et de coopération », d'une « Europe de l'Atlantique à l'Oural » avec « une Russie qui boira le communisme comme le buvard l'encre » serait-elle encore d'actualité ? Ou les Européens  de ce début du XXI ième siècle,(tentés de considérer la paix, la démocratie et la prospérité comme des choses irréversibles) oublieraient-ils qu'ils restent des enfants des totalitarismes du XX ième ? Il est important de commémorer ce « printemps de Prague » et méditer encore et toujours sur ce qu'il signifie, dans son existence et dans ses conséquences.

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"... PDF Imprimer Email
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
Géorgie : Un « cessez-le-feu » n'est pas un feu éteint.. PDF Imprimer Email

Le point sur la situation, par Jacques DEHAIRE
« Identité de vues »...Entre Paris et Washington sur le « dossier géorgien », l'expression doit être (légèrement) inappropriée ...ou alors la secrétaire d'Etat US ne tient pas le même discours que Bush ou son ministre de la Défense, ce qui constituerait un vrai événement ! Passons. En politique, le langage et le ton changent souvent en fonction des interlocuteurs. L'essentiel, c'est que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ait quitté Brégançon pour Tbilissi via Paris (dans le même avion que Kouchner) avec un « certain nombre de documents » susceptibles « de consolider le cessez-le-feu » et « d'amorcer le retrait des troupes russes » qu'elle remettra au président géorgien.

Quels sont ces mystérieux « documents » qui s'ajoutent au « plan en six points » déjà signé ? « Secrets d'Etat »... Mais tout donne à penser qu'il s'agit de précisions et d'engagements de Medvedev sur les conditions et les délais du retrait total des troupes russes sur le sol géorgien. Un retrait qui n'a jamais été annoncé comme « immédiat » et dont la lenteur se justifie aux yeux de Moscou par un certain nombre de facteurs dont deux expliquent bien des confusions qui alimente la « guerre des mots » et des propagandes : les unités géorgiennes ne sont pas aussi disciplinées que les autorités politiques le pensent et la région ossète est infestées de bandes et de clans, de mafias et de malfrats qui tirent parti des événements pour « faire leur beurre » ou se défouler. Le passage de témoin entre les soldats russes et les policiers géorgiens n'est pas aussi simple que l'on pouvait l'espérer.
Economie : Pas de vacances pour la stagflation PDF Imprimer Email
Jeudi, 14 Août 2008 18:17

Par William PETITJEAN
Le pire n'est jamais sur. Mais il arrive que les pessimistes aient raison. C'est vrai en économie comme en géoplitique...En l'occurrence, l'optimisme cultivé depuis des mois par Sarkozy sur le redressement d'une économie française minée par les déficits, grevée par un commerce extérieur défaillant, mal soignée de ses maux structurels par des remèdes inadaptées et des réformes qui suscitent plus de vaines polémiques qu'un regain de confiance, est battu en brèche. Et ce n'est pas la conjoncture internationale qui explique tout.
Syrie-Liban : un accord historique PDF Imprimer Email
Mercredi, 13 Août 2008 23:08
Les promesses de Paris sont tenues:En juillet, à l'Elysée,  Bachar al Assad et Michel Souleïmane

Sarkozy va pouvoir s'attribuer en partie la paternité de cette bonne nouvelle. C'est dans la logique du processus engagé à Paris lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée que la Syrie et le Liban viennent de franchir une nouvelle étape sur la voie (difficile) de la réconciliation : les deux pays ont convenu d'établir des relations diplomatiques et d'engager un dialogue sérieux sur le tracé des frontières et le sort des disparus libanais....
Petit rappel qui donne la dimension de l'événement : depuis leur indépendance, dans les années 40 ‘à la fin du mandat français, en 1943 au Liban et en 46 en Syrie), Damas et Beyrouth n'avaient jamais noué de relation diplomatique, parce que les Syriens considéraient le Liban comme territoire ...syrien.. Et depuis 2005, les deux pays se considéraient mutuellement en état de guerre...en dépit du départ des troupes syriennes du sol libanais qu'elle occupait depuis 29 ans.


09/08/2008

A LA UNE de RELATIO-EUROPE


Géorgie: Le retour des Cosaques du Don




Samedi, 09 Août 2008 10:41

 

Par Jacques DEHAIRE

C’est malheureusement tragique: les morts s’ajoutent aux morts dans ce qui est devenu en quelques heures une vraie guerre dans le  Caucase:,entre deux pays membres du Conseil de l’Europe: plus 1600 tués, selon des informations non vérifiées mais diffusées par les agences de presse russes. C’est confirmé : l’armée russe intervient sur terre et dans les airs en Géorgie. Mais les « volontaires » évoqués par Poutine constituent la force de frappe essentielle. Qui sont ces « volontaires » ? Les Cosaques du Don qui ont été mobilisés depuis le 4 août, donc dès le début de l’actuelle montée des violences dans la province séparatiste ‘Ossétie du Sud.

 

Les cosaques du Don. Folklore et réalité. Traditions et retour en force. Chants, danses et vertus guerrières…

 

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Une flamme d’espérance




Vendredi, 08 Août 2008 23:24

 

Par Daniel RIOT

 

Des frissons. De l’émotion. De l’émerveillement. Pourquoi bouder son plaisir ? Ne regarder ce qui peut ou doit déranger…Ne penser qu’au prix (y compris social) de la fête. Ne songer qu’aux aspects négatifs cachés, aux vilaines réalités occultées, aux méthodes de gouvernement indignes de cet Empire du Milieu qui fait peur autant qu’il fascine. Dans ce monde si riche en malheurs, sachons jouir des instants qui sont des signes d’espérance. « Chinoiser », en ce jour, relève d’une mesquine vilénie. La Chine est ce qu’elle est. Elle a voulu montrer le meilleur d’elle-même. Elle a bien fait. Et elle l’a fait très bien.

 


 

C’est un spectacle à la fois grandiose, féerique, lumineux et riche d’humanité qu’ont offert les Chinois au monde. Plein les yeux. Et les oreilles. Un chef d’œuvre du genre. Du feu, de l’eau, des couleurs, du mouvement. Du relief, de la profondeur. De la musique, des chants, des danses. De l’art. Avec du sens dans les images. De l’esprit dans la scénographie. Et ce goût de l’excellence qui caractérise les grands peuples, ceux qui s’appuient la mémoire du passé pour mieux préparer l’avenir. Une mémoire sélective d’ailleurs : l’ère du maoïsme a été soigneusement passée sous silence…

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

GUERRE DANS LE CAUCASE




Vendredi, 08 Août 2008 16:55

 

Le conflit en Ossétie du sud tourne à la guerre entre la Géorgie et la Russie, deux pays membres du Conseil de l’Europe. Tension entre le Kremlin et la Maison Blanche. Les appels au cessez-le-feu se multiplient en vain.

Synthèse Relatio-Europe, par Jacques DEHAIRE

 

Les cris d’alarme du Conseil de l’Europe, les débats du Conseil de sécurité, les appels aux  calmes lancées ici et là, les efforts de la diplomatie française, au nom de l’Union européenne, pour tenter de mettre au point les modalités d’un cessez-le-feu n’y changent rien :  Le conflit en Ossétie du Sud dégénère en vraie guerre. Avec implication directe des forces armées (et de volontaires) russes qui auraient perdues dix hommes(notre photo de Channel 1 une télévision russe), mobilisation générale décrétée en Georgie et échanges de déclarations belliqueuses..

 

Combats sur le terrain, bombardements, duels d’artillerie : Des centaines de morts seraient à déplorer, des milliers de blessés et de réfugiées (dont de nombreux enfants). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l’ouverture d’un “couloir humanitaire” pour permettre aux ambulances d’évacuer les blessés des combats.”Nous sommes très inquiets sur la situation humanitaire (…). Les ambulances sont bloquées, les hôpitaux sont submergés et des opérations chirugicales sont menées dans des couloirs”, a déclaré à Genève une porte-parole du CICR.

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide




Vendredi, 08 Août 2008 17:54

 

Des clefs pour mieux comprendre les explosions de violences dans le Caucase

Le livre de Gaïdz Minassian, lu par Emmanuel DUPUIS*

 

(SELECTION RELATIO-EUROPE sur DIPLOWEB)

 

Géopolitique du Caucase et de la CEI. La lecture de cet ouvrage permet de comprendre en quoi la notion de « Caucase aux caucasiens » est loin d’être une réalité, même si celle de « l’Europe aux Européens », ne l’est pas forcément non plus. A méditer dans le cadre de cette mondialisation qui n’a pas laissé de côté le Caucase, même si elle s’y est invitée de différentes manières, « par la mer pour les Géorgiens, par la diaspora pour les Arméniens et par le pétrole pour les Azéris » comme l’indique Gaïdz Minassian dans son livre « Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide » (éditions Autrement, collection Frontières, paru en 2007)

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Le décollage de l’Amérique latine en route vers son unité




Samedi, 09 Août 2008 00:35

 

Par Jacques PILET

 

Dans une Europe qui s’effraie de tout changement, que de temps il nous a fallu pour prendre la mesure de l’émergence asiatique. Il nous en faut plus encore pour voir que l’Amérique du sud devient, elle aussi, une puissance qui compte.

 

Pendant cinq siècles, ce continent a vécu dans l’ombre coloniale et néo-coloniale. Manipulé, exploité, souvent envahi. Il est aujourd’hui libre de son destin. Plus encore: il prend conscient de la force que peut lui donner le rassemblement de ses nations longtemps divisées.

 

Les rencontres entre chefs d’Etats se multiplient, les projets communs démarrent, les guerres fratricides ne sont plus qu’un souvenir.

 

Certains n’en finissent pas de gloser sur les divisions persistantes. La région serait coupée en trois camps: les pro-Américains (Colombie en tête), les gentils progressistes (Brésil, Chili, Argentine, Uruguay) et les méchants révolutionnaires (Venezuela, Bolivie, Equateur).

 

Les péripéties cachent le fond des choses.

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Strasbourg : Compte à rebours pour la Librairie Gallimard du monde entier




Vendredi, 08 Août 2008 00:18

 

 

La Librairie Kléber ouvre le 4 septembre l’Aubette aux langues et aux cultures d’ailleurs le 4 septembre prochain.

 

 

 

L’événement n’est pas que strasbourgeois. Il est aussi national et européen. Il n’est pas que commercial. Il est d’abord culturel. C’est un triple pari que La Maison Gallimard fait à partir du 4 septembre place Kléber, à Strasbourg, en ouvrant à l’Aubette, une librairie vraiment internationale. Multilinguisme et outils pour l’apprentissage des langues

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

JOUR J pour les JO: Respecter 1, 3 milliards de Chinois!




Jeudi, 07 Août 2008 21:06

Nicolas Sarkozy en voyage de pénitence  à Pékin : Ayant trop chanté, le coq  s’est transformé en tigre de papier…

 

L’éditorial de Relatio-Europe par Daniel RIOT

 

« On en boycotte pas un quart de l’humanité ». Cette « raffarinade » de plus ne justifie pas que l’Hyper-Président français décerne une « médaille d’or »  à la Chine pour la qualité de l’organisation des Jeux alors qu’elle ne remplit pas ses engagements en matière d’accès à l’information , de droits de l’homme et de normes de pollution…Les Chinois doivent être les premiers à en sourire : ils méprisent les flatteurs. Qui sont en fait des gaffeurs : Raffarin sous-entend ainsi que Sarkozy fait le voyage de Pékin, par obligation, comme une corvée, à contrecœur. C’est très désobligeant pour les Chinois. Et c’est un aveu d’impuissance pour nous …

 

Comme ils  sont experts en détection de l’hypocrisie, les Chinois ont du rire aussi en apprenant que c’est au nom de la laïcité que Sarkozy, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran,  ne rencontrera  le dalaï lama que par procuration donnée à Carla Bruni… La gêne est telle que l’UMP éprouve le besoin d’annoncer qu’une rencontre entre Sarkozy et le chef du Tibet sous la botte aurait lieu avant la fin de l’année…Encore un effet d’annonce qui fait mauvais effet.

 

Les diplomates chinois ont du pouffer de rire davantage encore quand ils ont su  que le chef suprême de la « patrie des droits de l’homme »  avait  fait interdire une manifestation pacifique devant leur ambassade parisienne…L’antique  « trêve olympique » évoquée par Raffarin, décidément très en verve ce matin sur RTL, prend des allures surprenantes.

 

Nicolas en chinois..

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Histoire: Jacques Bainville ou les malheurs du couple franco-allemand




Mercredi, 06 Août 2008 12:59

st1:*{behavior:url(#ieooui) }

 

Par Laurent  PFAADT

 

 

 

 

L’excellent ouvrage de Christophe Dickès, grand spécialiste de l’historien et analyste de politique internationale, revient sur la vie, la pensée et surtout la clairvoyance de Jacques Bainville. Il fut un temps pas si lointain où le couple franco-allemand représentait le moteur destructeur de l’Europe, entre guerres et rivalités diplomatiques, entre paix forcée et haine farouche. Bien loin en tout cas de notre quotidien actuel. Jacques Bainville (1879-1936) représente à merveille ce quasi-siècle entre la défaite de 1870 et la victoire de 1945, marqué par la défiance à l’égard d’une Allemagne prussienne puis nazie, militariste et pangermaniste qu’il dénonçait.

 

Formé à l’école de Renan et de Barrès, Bainville a très vite trouvé en Charles Maurras et dans le royalisme qu’il percevait comme le meilleur des régimes pour sa vertu stabilisatrice, des modèles à suivre même s’il n’hésitait pas à se démarquer du fondateur de l’Action française.

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

POUR UN LIVRET D’EPARGNE EUROPEEN




Mardi, 05 Août 2008 17:44

 

 

Un projet trop vite oublié qui reste une impérative nécessité pour l’Euroland, pour l’Union européenne et…pour les citoyens

 

 

L’Europe concrète ? Il est temps de la compléter, de la consolider et, dans certains secteurs essentiels, comme celui de l’énergie notamment, de la faire… Ce n’est cette Europe des réalisations que les citoyens rejettent.

 

Encore faudrait- il que l’esprit d’initiative, d’entreprise, de créativité et le simple bon sens ne soient pas étouffés par des réflexes d’une autre époque …Un exemple précis : l’idée du Livret d’épargne européen. Une idée lancée dès 2002 par l’Académie européenne crée par Jean-Luc Schaffhauser  et relancée depuis avec de sérieux arguments de gens sérieux, Etienne Pflimlin, le Président de la fédération du Crédit Mutuel, en tête.

 

Victime de réflexes nationalistes et de visions à trop court terme, cette belle (et féconde) idée  devrait déjà être réalité depuis longtemps…

 

Malheureusement, ce type de réflexes « je freine, donc je suis », « j’empêche donc j’ai du pouvoir », « j’enterre des idées qui ne sont pas les miennes, donc j’existe » sévit  au plus haut niveau des Etats et des institution européennes. Là où il faut chercher des explications à cette panne (pas seulement institutionnelle) que connaît l’Union européenne.

 

Relatio-Europe relance ici cette idée qui s’inscrit dans la logique de l’euro et trouve dans le contexte financier et économique mondial  actuel de nouvelles raisons d’être.

 

A cette fin, il reprend ici des textes publiés en 2007 dans la revue « Sentinelle »,  ceux de Jean-Luc Schaffhauser (notre photo), d’Etienne Pflimlin, de Jean-Pierre Ménanteau et de Jean-Jacques Bonnaud.

 

 

Lire la suite

Ajouter un Commentaire (0)

Plus d’articles…

29/07/2008

Sélection d'articles sur Relatio-Europe

Légitimité et légalité : La démocratie, le droit et la laïcité à l'épreuve en Turquie PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 09:34

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe

Une Cour constitutionnelle peut-elle interdire un parti qui ayant démocratiquement gagné des élections assume logiquement et légitimement le pouvoir ? Une question intéressante. Pas seulement pour les juristes. Une question qui place la Turquie dans une situation difficile, cette semaine.

En droit, la Cour constitutionnelle turque est tout à fait dans son...droit.

L'état de Droit tel qu'il en Europe se caractérise par le primat du droit en tout, sur tout et pour tout, y compris contre une opinion ou un gouvernement qui ne respecterait pas la lettre et l'esprit des  constitutions en vigueur. Les instances nationales sont d'ailleurs complétées, dans l'espace démocratique paneuropéen, par des structures supranationales : la Cour européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg en particulier.

 

 
Lord Russel-Johnson ou l'esprit vivant du Conseil de l'Europe PDF Imprimer Email
Lundi, 28 Juillet 2008 16:20

« La vie humaine a la même valeur partout... Nous avons besoin de plus de droits de l'Homme et non de moins », s'écriait l'ancien Président de l'Assemblée du  Conseil de l'Europe au lendemain du 11 septembre. dans une déclaration que nous reprenons  ici en guise d'hommage. Lord Russel-Jonston vient de mourir, à 76 ans,  après une vie consacrée à l'approfondissement des valeurs de "l'Europe De Strasbourg" 

Libéral ? Oui. Un vrai. Dans le seul sens acceptable : celui qui aime la Liberté et se bat pour les libertés. Démocrate ? Oui. Authentiquement. Lord Russell-Johnson qui fut Président  de l'Assemblée du Conseil de l'Europe où il a siégé 23 ans durant, appartenait à cette génération d'Européens qui savaient concilier utopie et réalisme.

Son idéal démocratique était animé par la volonté de donner du sens au mot « valeur » par le Droit. L'état de droit. D'un droit qui soit mis au service de la Justice, y compris sociale. D'un droit qui ne soit pas qu'un outil utilitaire pour un « vivre ensemble » plus chargé d'hypocrisie et de reniements que d'idéaux partagés et cultivés.

 
Youssef Chahine : L'esprit d'Alexandrie... PDF Imprimer Email
Lundi, 28 Juillet 2008 01:23

Par Juliette Prétière

« La pensée a des ailes.

Nul ne peut arrêter son envol ».

L'auteur du « DESTIN », Youssef Chahine, s'est éteint à 82 ans après un long coma, dans un hôpital du Caire.

Celui qu'on a surnommé le «phare d'Alexandrie», «l'enfant terrible du cinéma arabe», «l'apôtre de la tolérance», le « vieux lion », nous laisse une quarantaine de films qui sont autant de raisons de se battre et d'espérer pour que l'humanité triomphe de l'inhumanité. Et apporte un démenti au titre de sa dernière œuvre : « le Chaos » !
« Pour pouvoir dialoguer, il faut plus que tolérer, il faut aimer l'autre ! C'est-à-dire aimer sa différence »
 
Halte aux crimes de haine en Europe ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 27 Juillet 2008 05:37

Par Thomas Hammarberg

Les crimes de haine font partie de la réalité quotidienne partout en Europe. De récents rapports fiables attestent que des personnes continuent de subir des violences au seul motif qu'elles sont noires, juives, gitanes ou musulmanes, ou à cause de leur orientation ou de leur identité sexuelles. Ils fournissent des exemples de gens agressés dans la rue, de vitres brisées ou de maisons incendiées. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de mettre un terme à ces agressions abjectes.

 
Le discours de Dakar, un an après... PDF Imprimer Email
Samedi, 26 Juillet 2008 20:39

Henri GUAINO REPREND LA POLEMIQUE. POURQUOI?

Par Daniel RIOT

Henri Guaino, la plume, l'écrivant public, bref le « nègre » préféré du  Président de la République française donne de la voix. Pour défendre et illustrer « son » discours de Dakar (que nous reprenons à la suite de cet article). Un discours dont il célèbre le premier anniversaire en publiant un « point de vue » dans Le Monde (que vous trouverez ci-dessous)

Ce « discours de Dakar » lu par Sarkozy avait visiblement été conçu et rédigé avec l'ambition d'en faire un chef d'œuvre de l'art oratoire diplomatique. Une référence incontournable et inoubliable. Comme celui de De Gaulle à Phnom Penh  ou de Mitterrand à Cancun. Mieux même : comme le texte annonciateur d'une ère vraiment nouvelle dans les relations entre l'Europe et l'Afrique. Comme un Texte fondateur. « Civilisationnel ».

Or, ce texte (effectivement courageux dans nombre de paragraphes)  a fait flop. Ou... bling-bling. Avec effets boomerang. Il n'a eu un retentissement que par les polémiques qu'il a engendrées. En France et ...en Afrique.

Question restée sans réponse après plusieurs lectures attentives du point de vue publié dans Le Monde daté de demain : Pourquoi, un an après Henri Guaino (qui doit tout de même crouler sous des travaux divers) revient-il ainsi sur ce qui, sur le fond comme dans la forme, ne méritait, en fait,  ni louanges excessive ni excès de réprobation ?

23/01/2008

Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

Lire la suite

13/11/2007

Au Parlement européen, à Strasbourg : « Bravo Sarko ! »

Le Commentaire de Daniel RIOT pour RELATIO : Une belle et bonne profession de foi européenne, comme (il faut l’avouer) nous aimons les entendre ici sur RELATIO. Un seul point faible, jusqu’à démonstration contraire : le peu de crédibilité des réformes structurelles promises par Sarkozy en matière économique et financière. La France reste le mauvais élève de la classe de l’Euroland dans  des matières essentielles : croissance, déficits budgétaires, investissements dans la recherche et l’innovation… Le passif est lourd, il est trop minimisé et la méthode Coué a des limites.

Cette restriction faite, nous faisons comme nombre d’eurodéputés : nous applaudissons à plusieurs passages du discours, et comme l’ami Cohn-Bendit, nous arborons le sourire satisfait des « pro-Européens » agréablement surpris (ce n’est pas la première fois dans ce registre!) par le chef de l’Etat français qui, plus en encore que dans ses discours précédents sur l’Union européenne, tente visiblement de faire une bonne synthèse (souhaitée ici depuis longtemps) entre l’Europe de Monnet et celle de de Gaulle.

MONNET ET DE GAULLE RECONCILIES? 

Monnet ? Confiance dans les institutions communautaires, Commission et Parlement européen (« indissolublement lié à Strasbourg ») en tête et recherche d’une identité européenne par un retour à des notions trop oubliées :la préférence communautaire, la protection des intérêts européens par des règles de réciprocité, le recours à des décisions prises à la majorité, la concurrence considérée comme un moyen et non comme une fin, un « engagement européen sans faille de la France »…

De Gaulle ? Les respect des diversités européennes, donc nationales, et la recherche d’une Europe « puissance », donc indépendante (défense, énergie, alimentation) et pesant sur les affaires du monde, avec ses valeurs (les droits de l’homme), sa conception d’un capitalisme « d’entrepreneurs et de production » et non de « spéculations et de rentes »… Et la volonté d’une France forte dans une Europe forte : « L’Europe, c’est un levier d’Archimède pour la France », disait De Gaulle à Peyrefitte.

 

UNE EUROPE CITOYENNE, donc POLITIQUE

Il y ajoute la dimension démocratique. Et il tout à fait raison. Comme il voit juste en voulant que « tous les sujets » fassent l’objet de débats et que l’Europe (qui n’est « pas une machine » devienne une réalité CITOYENNE. Oui, « L’Europe sera un grand idéal, ou ne sera pas ». « On ne tombe pas amoureux d’un grand marché’, disait Delors. Oui, il faut que l’Europe devienne POLITIQUE, avec le cœur, la chair, tous les éléments qui font « la vie »…

Cette prestation et les perspectives ainsi ouvertes pour la Présidence française (sans l’arrogance trop souvent affichée par des responsables français) ne peuvent que réjouir les partisans d’une unification politique de l’Europe. Mais il est évident que cette conception n’est pas du tout celle des Britanniques et de quelques autres qui ne voient dans l’espace européenne qu’une zone de libre-échange. Un bon sujet de réflexions (avec celui des frontières) pour le Comité des Sages sur le devenir européen que Sarkozy a demandé et va sans aucun doute obtenir.

RETRAVAILLER LE PROJET MEDITERRANEEN....

Encore une petite ombre dans ce tableau qui restera comme un « grand moment » dans l’histoire de l’hémicycle strasbourgeois du parlement européen : le flou sur le projet d’Union méditerranéenne et la caricature trop vite et mal faite du « processus de Barcelone ». L’EuroMed est insuffisante, mais n’en faisons pas table rase… Sans doute, Barosso, que Sarkozy salue avec chaleur en toute occasion, et d’autres pourront-ils infléchir le dessin inadapté d’un beau dessein…Sarkozy a su montrer qu’il savait aussi s’adapter aux réalités. « On ne pisse pas contre le vent », disait De Gaulle. Alors attendons, en espérant... Pour aujourd’hui, (et sur mon clavier ce n’est pas courant !), Bravo Sarko !

Daniel RIOT

11/11/2007

Europe/USA:Le saviez-vous ? Merkel (aussi) a rencontré Bush…

Un billet d’humeur de Daniel RIOT :Vous avez entendu parler de la visite d’Angéla Merkel chez Bush dans les médias français ? Ah ! oui… Un petit article dans le Monde, uen séquence sur Arté, et une dépêche reprise ici ou là… Nombrilisme, escargotisme : si l’Hexagone m’était conté… Les lieux communs de Sarko, oui ; la « diplomatie réfléchie » d’Angela Merkel, pourquoi en dire ? Elle n’est pas drôle, elle, pas people… Et pourtant, elle gouverne, plutôt bien, elle voyage, plutôt utilement, elle réforme, plutôt en profondeur, et elle culmine dans les sondages… ce qui prouve qu’Outre-Rhin on peut être à la fois sérieux et populaire.

LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>

08/11/2007

Sarkozy aux USA : un ego flatté, mais une musette politique vide

Commentaire Daniel RIOT pour RELATIO- « Je veux reconquérir le coeur de l'Amérique, et reconquérir le coeur de l'Amérique de façon durable ». Mission réussie pour Sarkozy qui a du penser à ce que son père lui disait : « Avec tes qualités et le nom que tu as, tu ne réussiras qu’aux Etats-Unis ». En France, il a réussi, le petit Sarkozy, avec la Marseillaise en illustration sonore de son « rêve américain ».

Bonne communication, couverture médiatique chaleureuse, excellente allocution « à l’américaine » avec poncifs en chapelet et lieux communs en double couche, et avec des silences sur tout ce qui peut faire mal ou chatouiller les narines (sur l'IRAK, notamment!) ,  des « standing ovations » au Congrès : il en rêvait… Il l’a fait !

Ils se sont levés plusieurs les « amis américains » du Congrès, les républicains comme les démocrates !  « Standing émotions »…

Mais concrètement, quels résultats de cette visite officielle ? Une entorse à l’une de ses promesses électorales : Il a promis aux Américains de rester en Afghanistan. Sur l’Iran, les deux présidents parlent en gros d’une même voix, en privilégiant la concertation. Mais ce n’est pas nouveau. Pour le Liban, Bush suit Sarkozy sur le principe d’une discussion avec la Syrie pour qu’elle n’interfère pas dans le processus électoral. Mais cela non plus n’a rien de neuf.

Alors ? Alors rien… Du moins rien de visible. Le président américain n’a rien dit sur le climat, rien sur le dollar super-fort, rien sur les réformes par la France souhaitées du FMI, du G8, de l’ONU et d’autres organisations qui permettraient de songer à un « ordre international » méritant son nom.  Et surtout rien sur la reconnaissance de l’importance de l’Europe de la défense, le sujet par excellence sur lequel Sarkozy l’attendait…

Notre Président n’avait-il pas dit   qu’il ne reviendrait pleinement  dans les structures intégrées de  l’Otan que si Bush reconnaissait cette « Europe de la défense » ? Ce but là, sauf secret diplomatique bien gardé, n’est pas atteint. Bush a répondu aux élans du cœur en conservant toute sa tête. Autant dire que Sarkozy revient en France avec un ego  flatté, mais une musette politique vide. Suivons maintenant la visite aux Etats-Unis d’Angela Merkel…

Daniel RIOT

02/11/2007

Bayrou: Oui au traité de Lisbonne, mais...

« La mécanique que met en place le minitraité convient à peu près.

Mais pour l'âme, c'est le désert.

On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir

à l'idéal européen »

"Le Figaro:Approuverez-vous le traité de Lisbonne ?

Bayrou: On nous avait annoncé un traité simplifié. C'est en fait un traité compliqué, qui a été éclaté en des centaines d'amendements pour que les objections disparaissent. S'agissant de la mécanique institutionnelle qu'il met en place, le traité convient à peu près et c'est la raison pour laquelle je voterai la ratification. Mais pour l'âme, c'est le désert. On a enlevé tout ce qui donnait chair et espoir à l'idéal européen.

Regrettez-vous que le traité de Lisbonne ne soit pas soumis au référendum ?
Pendant ma campagne, j'avais défendu l'idée d'un référendum, en expliquant qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple sur le grand sujet européen. Nicolas Sarkozy s'y était opposé clairement et c'est lui qui a été élu. De surcroît, le texte est devenu carrément illisible pour un citoyen normal. Mais ma crainte est que le fossé se creuse un peu plus entre l'Europe et les citoyens." 


A lire aussi

Le MoDem: "En finir avec la dépendance!"

Institutions: "Le rapport Balladur accroît la dérive"

d11d4f4e88d9f214cddb8fbbf583da0f.jpg


(une ITW PHILIPPE GOULLIAUD)  

L’Europe dans la nouvelle crise du pétrole : Pas d'idées?

Le cap (psycologique)  des 100 dollars le baril…

DECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT--« Le cap à partir duquel les automobilistes réduiront leurs kilomètres, c’est 5F/le litre ». C’est ce que j’ai entendu de la bouche de Raymond Barre à la fin des années 70. On en est où, maintenant, ou plutôt à combien ? Et le trafic s’accroît toujours…. Bien que la course folle de l'or noir vers le cap symbolique des 100 dollars le baril se poursuive à bon train... Pour la plus grande joie des producteurs et des spéculateurs!

Depuis le début de l'année, les cours du pétrole ont progressé de 50 % et, en octobre, de 18 %. Du coup, les analystes estiment que le cap des 100 dollars devrait être franchi d'ici à deux semaines.

Pas de panique : on a déjà connu…Ce serait le second record historique du brut. Selon Standard & Poor's, le pétrole avait dépassé les 100 dollars à 101,70 dollars (d’aujourd’hui compte tenu des ajustements liés à l'inflation) un an après la révolution islamique en Iran, en avril 1980. De l’émotion : il est des seuils psychologiques qui font « tilt » dans les têtes. Surtout que ce cap ne s’annonce guère comme un « plafond »…

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

01/11/2007

A Lire sur RELATIO, le webzine de l'Europe en Revue

 ESPAGNE:La justice fait de la scientologie une religion

SARAJEVO: Le Premier ministre bosniaque démissionne

Europe vagabonde: VILNIUS, ou les secousses de l'Histoire

FMI: Dominique Strauss-Kahn à son poste

Premières leçons du scandale de "l'Arche de ZOE"

Iran, Birmanie: De la difficulté des sanctions...

POLOGNE: Accord de coalition

Cybercriminalité: Vers une Unité spéciale européenne

La gauche européenne dans l'impasse

24/10/2007

Politique: Une chance pour Strasbourg et pour le MoDem

Pourquoi je soutiens (à fond) Chantal Cutajar et son équipe

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Mais pourquoi soutenez-vous à ce point Chantal Cutajar ? »… Combien de fois m’a-t-on interpellé, par courriel, ou de vive voix, ces derniers temps ? « Pourquoi roules-tu pour elle ? »… « Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? »… Je passe bien sûr sur des sous-entendus où la grivoiserie perce sous le sexisme. Ou sur quelques fantasmes de quelques uns et …de quelques unes. Alors, je vais être clair. Pour moi, Chantal Cutajar est une chance fantastique pour Strasbourg et ... pour le MoDem. Explications.

fc54c2f964cd5bd3a25ff3b2cf11f9f4.jpg

Je ne soutiens pas Chantal Cutajar : je mène les mêmes combats qu’elle. Avec mes moyens, comme elle avec les siens. Et elle les conduit bien, ces combats. Je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle porte et qui la porte. Des valeurs qu’elle défend avec lucidité, courage, ténacité. Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes qu’elle sur les idées forces du MoDem : éco-économie, démocratie sociale, engagement européen, valeurs personnalistes, citoyenneté active… Et j’apprécie beaucoup sa volonté « d’agir local » pour tenter d’appliquer ce « penser global » du MoDem incarné aujourd’hui par François Bayrou et Corinne Lepage.

Je ne « roule » pas pour Chantal Cutajar : je roule  AVEC Chantal, comme toutes celles et ceux (150 au moins à ce jour, dont au moins 80 très actifs) qui ont adhéré à « Strasbourg je t’M ». Avec un M, comme MoDem, comme Modèle, comme Moderne. Comme Méthode aussi. Méthode de consultation, d’écoute, de concertation, de travail. Méthode de gouvernance ! Méthode de rassemblement de talents et de compétences  complémentaires et de sensibilités différentes, au-delà des clivages politiciens dépassés.

16bc7101eec9976c9a2565e5ba2d2169.gif

Je ne m’engage pas en politique pour « faire carrière », pour « avoir une place », pour « me faire voir » ou…pour agir par procuration. Je ne suis candidat à rien : je sais ce que je sais faire et ce que je ne sais pas (ou peut pas ou ne veut pas) faire. J’agis en citoyen, libre et responsable : c’est déjà beaucoup. J’ai trop fait mienne la formule de Paul Valéry, « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » pour jouer les militants inconditionnels, les « béniouioui », les cireurs de pompes,  les adorateurs dévoués de qui que ce soit. Et c'est en citoyen, libre et responsable, que je soutiens à fond Chantal Cutajar dans sa bataille POUR Strasbourg.

Il se trouve que  Chantal Cutajar a, à mes yeux, toutes les qualités qu’un acteur politique digne de nom doit avoir, à commencer par cette denrée rare en politique qui s’appelle l’honnêteté intellectuelle. Et le courage d’agir avec franchise et cohérence. Selon ses convictions et non en fonction des circonstances, des interlocuteurs, de calculs d’habileté. Avec une vraie sincérité, et non avec des sincérités successives ou simultanées…

Qu’elle ait été (et soit encore) victime d’injustices, de mauvais procès, de critiques infondées n’enlève évidemment rien à l’estime que j’ai pour elle et la confiance que je porte en elle. Bien au contraire. On ne peut pas avoir autant de belles qualités sans  avoir des adversaires acharnés, sans subir des haines, sans souffrir d’aigreurs, de jalousies, d’envies...

6f4d2d74e7177b5bf1c4e753fda693c9.gif

Cette femme est effectivement dangereuse pour celles et ceux qui se complaisent dans la politicardise, qui vivent d’hypocrisies ou qui ont des idéaux contraires aux valeurs du Conseil de l’Europe (plus nombreux qu’on veut bien le reconnaître). Ou qui profitent du système qu’elle dénonce, professionnellement et personnellement : celui de la criminalité en col blanc, de la corruption, de l’économie souterraine, des sociétés écrans, des magouilles… 

La première fois que j’ai vue Chantal, c’était à une conférence de presse du futur « Tandem », sur l’Europe à Strasbourg: je me suis vraiment demandé ce que cette prof de qualité faisait avec cet attelage. Non que j’aie une opinion négative de Fabienne ou de Robert. Mais, il est des différences qui sautent aux yeux. Surtout celle-ci : l’être et le paraître, chez elle, passent après le faire. Le faire avec conviction. Le faire avec l’obsession de « l’utile et du juste ». Du bien commun. Du respect de soi et des autres. Le faire avec la rigueur qu’impose  le droit et la générosité qu’implique une philosophie personnaliste, authentiquement humaniste 

42f58a4edb22836e2f0f052ae08c93fe.gif

Chantal, je l’ai perdue de vue jusqu’à sa réaction contre la lâcheté des universitaires face aux propos éhontés, négationnistes et, soyons clairs, antisémites, d’un universitaire très politiquement correct à l’extrême-droite…J’ai entendu dire qu’elle avait fait du « cinéma au Struthof » pour se « faire mousser dans la presse ». « Nos jugements nous jugent »,  disait Valéry…. Ceux qui ont osé dire cela, sans rien savoir de ses motivations profondes, n’ont fait qu’afficher un mépris méprisable. Honte à eux et à elles ! Passons.

Il est vrai qu’entre temps, le « Tandem » qui était venue la chercher pour les municipales parce qu’elle était une excellente représentante de la société civile sur une liste plutôt bricolée (cela se sent encore aujourd’hui!) s’était « fâché » avec elle, au point de la virer de ses fonctions … (Ce qui signifie, cela étant  rappelé en passant,  que le mot « dissidente » dont elle fut affublée était -et est encore- incorrect, impropre et injuste dans la tonalité péjorative qui lui a été donnée)…

Quand on pense qu’elle était chargée de la sécurité sans avoir accès aux informations des services de polices,  on a tout compris des dysfonctionnements dans la gouvernance actuelle de cette ville !

4e617404c19c970783562e94cb70729d.gif

De toutes façons, Chantal est la première à reconnaître qu’elle doit beaucoup au « tandem » : à ses cotés, elle a beaucoup appris, y compris (et surtout)…. ce qu’il ne fallait  pas faire quand on prétend diriger une ville ! Celles et ceux qui aujourd’hui pensent qu’elle agit par ressentiment, par rancoeur ou rancune commettent une erreur grossière et une faute de goût. Ou déforment délibérément la réalité.

Chantal Cutajar ne s’engage  d’ailleurs pas CONTRE mais POUR. C’est une autre de ses qualités. Elle sait positiver. Même si   nombre de ses combats, menés concrètement, non dans des discours, ne sont guère dans l’air du temps. Les droits de l’homme ? « Du droitdel’hommisme »… L’égale dignité ? « Contraire à la compétitivité »… Les valeurs du Conseil de l’Europe ? « De l’Humanisme ringard » … La justice ? « Un idéal, pas une réalité »…Une façon nouvelle et propre de faire de la politique ? « Du baratin ». La transparence ? « Cà cache quoi ? »…La « démocratie locale » ? Diriger, c’est décider… Refrains trop connus, trop entendus. La démocratie, ce jardin, cette arboriculture, est d'abord un combat...

Comment voulez-vous qu’elle n’ait pas beaucoup d’ennemis, Chantal ? Elle gêne trop de gens en place ou candidats à des places. Elle est exigeante, sans démagogie. Elle sait avaler bien des couleuvres et des clous rouillés. Et, contrairement à ce que me disait récemment un jeune représentant de la « droite strasbourgeoise » (qui ne se gêne  pourtant pas  pour geindre publiquement contre la méchanceté bête de quelques leaders de son « camp »), elle n’est pas « trop gentille »…

55436b21423c7812de2101b2fd6154da.jpg

Elle respecte les gens, y compris ceux qui ne la respectent guère. Et elle est soucieuse de faire le plus possible « de l’utile et du juste ». Donc du bien et du bon. C’est en cela qu’elle est « gentille »… Mais ses facultés (réelles) d’écoute n’impliquent aucun  suivisme…Elle n’est pas du genre « je suis leur chef, donc je les suis ». Et son refus de l’autoritarisme n’est en rien un manque d’autorité, même si elle sait « jouer collectif », contrairement à ce que  tentent de faire croire des rumeurs malicieusement répandues par des aigris ou des malveillants. Elle a même fait des progrès en la matière : d’une campagne à  l’autre, on apprend, c’est logique. Surtout quand on porte à un degré développé la plus belle des qualités humaines : la perfectibilité.

Et des campagnes, c’est la troisième en un an  qu’elle mène. Avec détermination.

Présidentielles : qui mieux qu’elle a fait, au sein de la « famille » centriste strasbourgeoise, une campagne aussi active et efficace pour François Bayrou ?  Il suffit de « feuilleter » les archives de son blog politique pour voir à quel point elle a servi, avec pédagogie, les idées du fondateur du Modem. Et sa présence sur le terrain, avec ses «politicodatings » (entre autres), a été plus qu'exemplaire. A un point tel que quelques udf bien timides (sauf pour se faire voir dans des jeux d'intrigue) peuvent en tirer quelques sentiments de culpabilité qu'ils surmontent par une sotte agressivité...

571a5ed104260b5a10cd3d77b2fbbe6f.jpg

Législatives : elle a dû se battre plus contre des faux centristes que contre des adversaires déclarés du MoDem. Elle l’a fait, là aussi, en défendant les idées de Bayrou. Avec un résultat excellent dans les circonstances d’alors.

Et la voici en bataille pour l’investiture afin de mener le MoDem à l’Hôtel de Ville.

Car, là est l’enjeu : l’Hôtel de Ville. Sa candidature est claire : elle conduit une équipe qui veut et peut gagner. Je dirais même qui DOIT gagner si les cadres du  « centrisme central » alsacien  jouent  le jeu de l’efficacité dans la clarté.

7297e9e85b4eccbe66cf48e39e409d39.jpg

Je dis cela non en militant, mais en observateur qui (je peux  le dire puisque nombre de témoins le savent) avait prévu les résultats des trois dernières élections municipales à Strasbourg… Cela ne veut rien dire, c’est sûr, et la bonne analyse ne fait pas toujours le bon pronostic (je le sais aussi),  mais je crois connaître Ma Ville. Et je prends le risque du pari. Même si j’entends d’ici les rires gras des uns et vinaigrés des autres.

Nulle mieux qu’elle ne peut mieux conduire à la victoire celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées de François Bayrou et de Corinne Lepage réunis, qui veulent que la métropole alsacienne soit digne de la MISSION européenne qui est la sienne et qui souhaitent que Strasbourg soit un modèle de cité où s’applique « la clause du citoyen européen le plus favorisé » dans tous les secteurs. A commencer par celui de la qualité de la vie et du « Vivre ensemble » harmonieux.

6042e6e846445dcde5e26566d32c365a.gif

Mais de tout cela, nous aurons l’occasion de reparler. « Strasbourg, je t’M » est déjà le cri de ralliement de celles et de ceux qui sont « MoDem sans modération »… si Bayrou peut rester fidèle aux espérances qu’il a fait naître. Ce MoDem-là peut constituer une chance pour Strasbourg et…Strasbourg, « ville libre », peut être une belle chance pour le MoDem, parti libre.

Daniel RIOT 

23/10/2007

En relief, aujourd'hui, sur RELATIO

>>> Traité de Lisbonne : Polémique avec un Noniste, par Daniel RIOT 

>>>  Le traité vu par Yann Wehrling

>>>  Lisbonne : l’embarras du PS

>>>  Les freins français à une éco-culture européenne, par Corinne Lepage

>>>  La Pologne nouvelle accepte la Charte des droits fondamentaux

>>>  Parlement européen : halte aux pesticides !

>>> Tests adn : le coup de gueule du New-York Times

>>> Suisse :Le triomphe de Blocher

 >>>  Modem : Bayrou à l’épreuve

22/10/2007

Trois débats sur AGORAVOX

France: Le MoDem de Bayrou à l'épreuve

L'analyse politique  fait l'objet d'un débat sur AGORAVOX >>>>>>>>>>>>>

FRANCE: Ecoles et fait du prince

Le billet sur la "journée Môquet" repris sur AGORAVOX >>>>>>>>>>>>>>>

UNEF: L'affiche qui fait causer...

Le billet d'humeur   fait l'objet d'un forum sur AGORAVOX >>>>>>>>>>>

21/10/2007

SOS MoDem ! Epreuve de vérité pour Bayrou

A travers plusieurs articles intéressants et des forums riches en réflexions, Agoravox  vient de donner aux débats internes au Modem un relief nouveau qui peut être salutaire. Car une chose est incontestable : le MoDem tout neuf connaît sa première crise existentielles avant même de naître. Pas seulement à cause des municipales  mais en raison des ambiguïtés de son  accouchement qui ne se fait pas sans douleur

Pourquoi ? Parce que François Bayrou n’a pas pu (ou su) adapter ses actes à son discours. Parce qu’il n’a pas pu (ou su) se libérer complètement de ce qui l’a pourtant poussé à transformer l’Udf en parti du « penser libre » d’abord et du mouvement démocrate ensuite.

Une accusation grave ? Non : un constat plus qu’attristant. Mais sans doute le co-fondateur (avec Corinne Lepage) du MoDem, est-il le premier à en avoir pris conscience. C’est ce qui autorise (encore) celles et ceux qui ont cru (et croient encore) aux vertus du « premier parti du XXI ième siècle »   à ne pas baisser les bras et à ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Trois constats d’abord :

1) François Bayrou ne doit  son succès de la campagne présidentielle qu’à lui-même et qu’à la qualité de son programme. Je fais partie de ceux qui pensent que son résultat aurait été meilleur si plus de responsables de  structures départementales et locales de l’udf avaient davantage cru en sa victoire.

Ces « strapontins de la droite » (j’ai constaté cela très concrètement sur le terrain en Alsace, et plus particulièrement à Strasbourg) ont été militants par devoir plus que par convictions... en pensant déjà à d’autres échéances, où les notables et candidats notables font des calculs politiciens plus  personnels que collectifs. C’est humain.

Celles et ceux qui soutenaient Bayrou à fond, par partage de convictions et non par ambitions, en ont même soufferts. Et en souffrent encore. La sincérité, en politique, est suspecte aux yeux de celles et de ceux qui n’ont que des sincérités successives, simultanées ou simulées.

Faire de la politique « autrement », c’est d’abord repenser, à tous les niveaux, les relations que les « politiques » entretiennent avec le pouvoir… La réussite de Bayrou dépend d’une révolution culturelle qui n’est pas encore faite. Pour être clair, en l’état, « Cap 21 » est plus authentiquement dans la « ligne Bayrou » que l’udf. C’est bien pour Cap 21, mais c’est très triste pour l’udf…

fca885dc8d0291e56548806dc5d7d3f2.jpg

2) Dans sa vie privée, Bayrou (qui heureusement ne cède pas à la mode détestable de la pipolisation) est le seul des trois grands candidats à la Présidentielle à être sorti indemne de cette terrible épreuve. Mais politiquement, il est trois fois le grand cocu de l’Histoire

>>>Il aurait dû accéder au second tour sans cet étau politico-médiatique des fanatiques, de droite et de gauche,  de la bipolarisation,  si artificielle et si nocive… Ah ! Avec des si…

>>>Il a été lâché, ou plutôt trahi, par ses lieutenants qui se retrouvent aujourd’hui dans un Nouveau centre qui n’est ni nouveau ni  centriste mais qui constitue un pôle risquant de perpétuer longtemps cette bipolarisation dénoncée, les marais à girouettes et l’art du « compromis-compromission ».

Ce pôle, de surcroît, encourage les sénateurs udf à rester plus udf que modem… Avec tous les considérations financières que cela comporte. Or, un parti n’est INDEPENDANT que s’il est financièrement autonome. Le « nerf de la guerre » est aussi le muscle de la paix. Personne n’en parle beaucoup, mais ce n’est pas un hasard si Mercier, à Lyon, est si écouté : on n’est pas trésorier du groupe sénatorial sans moyens de pression.

>>>Les débauchages qualifiés d’ « ouverture » pratiqués avec talent par Sarkozy visent en fait plus le Modem en herbe que le PS en friches. Les « socialistes » recrutés étaient (presque) tous prêts à rejoindre Bayrou ou travaillaient déjà avec lui.  C’est un fait qui n’a guère été mis en relief par les commentateurs politique à la vision binaire…

3) La chance et le mérite de François Bayrou sont fantastiques : un tel d’élan populaire, autant d’adhésions virtuelles puis réelles, autant de militants potentiels. Du jamais vu en temps de paix ! Une vraie occasion historique.

Mais cette chance et ce mérite ont leurs revers. Un parti, ce doit être structuré. Avec tout ce que cela comporte. Et un nouveau mouvement intéresse d’une façon perverse deux catégories qui se trouvent (temporairement) « alliés objectifs » : les forces de résistance internes et les forces de concupiscence externes.

Les deux adhèrent officiellement à la « ligne » non par conviction, mais par calcul. Là encore, ce constat se nourrit de ce qui observable dans de nombreuses régions sur des sites internet « démocrates » et de ce que je peux observer dans le microcosme strasbourgeois.

C’est drôle, d’un certain point de vue : les plus « archéo-udf » font ouvertement le jeu des plus « néo-modem »…

« Archéo-udf » : c’est l’expression qui convient pour qualifier celles et ceux qui s’accrochent à l’udf en souhaitant … l’échec du moDem. Leur vrai pouvoir, c’est celui de nuire. Et dieu sait qu’ils en abusent…

« Néo-Modem » : c’est le mot qui convient pour désigner celles et ceux qui n’ont soutenu ni Bayrou aux Présidentielles, ni les candidats du Modem pendant les législatives, mais qui trouvent subitement chez les « démocrates » un havre avec des bittes d’amarrages à… leur service.

Evidemment, ils font cela en toute « légitimité démocratique » puisqu’ils tirent parti des onctions qu’ils pensent avoir reçues des « instances parisiennes », voire de Bayrou en personne, et des « responsables » archéo-udf locaux lesquels voient en eux un geste de la providence:ils sont susceptibles  de noyer... les espérances du moDem.

Face à ces constats de réalité, François Bayrou qui dit et redit qu’il « ne reviendra pas en arrière » peut avoir un atout décisif : pousser sa logique au bout. Avec courage.

Pour l’heure, les conditions dans lesquelles sont décidées les investitures pour les municipales ne s’inscrivent pas sur ce chemin. Un  «  fonctionnement curieux » qui , sans rappeler une certaine proximité soviétique, est  « prévu en dehors de tout cadre statutaire », note Benjamin Sauzay " Nous sommes dans le simple fait du prince". Vous avez dit "démocrate"?

Les non-réponses données aux lettres et autres messages envoyés à Bayrou ou aux "instances" ne s’inscrivent pas dans le dessin promis du destin proposé. Il ne suffit pas d’ouvrir des forums : il faut en tenir compte…Vous avez dit "démocrate"?

Que des militants, responsables et éclairés,  éprouvent le besoin de faire circuler une pétition  simplement pour rappeler le pourquoi de leur adhésion au Mouvement démocrate   a valeur d’avertissement pour le dessein même de Bayrou. Vous avez dit "démocrate"?

Que des nouveaux encartés se disent (déjà) prêts à renvoyer leurs cartes orange (j’en connais !) avec une demande de remboursement de leur cotisation pour « publicité mensongère » est beaucoup plus grave que les errements opportunistes d’un Morin qui pour l’heure n’a tiré parti de sa nomination ministérielle que pour illustrer son « degré de Peter »…

Que nombre de sympathisants n’aient pas traduits en  une adhésion programmée leur partage des idées de Bayrou est un vrai signal d’alarme : Attention une chance fantastique risque d’être gâchée ! Ni à cause de la droite, ni à cause de la gauche ni à cause de la presse, mais à cause d’une mollesse coupable et de jeux « politichiens » de centreux qui se voudraient « centristes » et d’autocrates qui se voudraient « démocrates ».

Qui parlait de « centrisme couillu » ? Bayrou en personne, il me semble. Allons François, encore un effort. Le plus décisif peut-être. Tout peut être encore gagné. Trop de temps et d’énergie déjà ont  été perdus… Mais tout peut être encore être gagné. Le courage, parfois, c’est de savoir surtout faire preuve de bon sens…

Daniel RIOT  

20/10/2007

La Pologne aux urnes : Des enjeux européens

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT- La Pologne se rend aux urnes demain pour tenter de sortir d’une crise politique qui dure depuis des mois et entretient un climat populiste bien malsain. La Diète, chambre basse du Parlement, qui sortira de ce scrutin, devrait être de droite. Mais quelle droite? Deux partis (qui recueillent 70% des intentions de vote) sont au coude à coude dans les sondages.

908f6f1e84694b54bae46e67af10d7de.jpg

Les dernières prévisions donnent un léger avantage à la Plateforme civique (PO), parti d’opposition, avec 31% des intentions de vote. A quelques points suit le parti Droit et Justice (PiS) des frères Kaczynski, actuellement au pouvoir, avec 28%. La troisième formation est la coalition Gauche et démocrate (LiD), avec moins de 10% des intentions de vote… Out, la gauche. Mais elle peut se rendre indispensable…

Derrière ce combat entre les droites, des enjeux européens : les frères jumeaux sont plus qu’eurosceptiques (avec des alliés qui sont carrément anti-européens) et sont peu fidèles aux idéaux du Conseil de l’Europe (son rejet de la charte des droits fondamentaux de l’Union, le montre bien) alors que la Plateforme civique souhaite une accélération des réformes dans l’esprit de l’Union et souhaite même une adhésion à l’euro dans les plus brefs délais.

La Plate forme civique a conscience de ce que l’Union européenne a apporté au pays. Ne serait-ce que sur le plan économique : Croissance supérieure à 6 %, chute du chômage à 11,7 %, hausse réelle des salaires à 8 %, manne européenne, flot des investissements directs étrangers (français et allemands, surtout) … Le salaire moyen national, aujourd’hui à 2 858,83 zlotys bruts (774, 50 euros), était encore à 2 273 zlotys il y a trois ans, lors de l’adhésion de la Pologne à l’Union. La consommation a augmenté en 2006 de 5,2 %, contre 1,8 % en 2005. Les ventes au détail ont bondi à 16,9 %. Autre signe révélateur d’un mieux être : l’endettement des ménages a atteint 239 milliards de zlotys au mois d’août. Soit un boom de 3,4 % par rapport à juillet, et de 40,8 % en glissement annuel

016b8199d64ebd44de66be834fe884b0.jpg

Mais l’enrichissement creuse les inégalités. Inévitable, sans doute. Surtout dan l’agriculture : La manne européenne pour l’agriculture polonaise (1 milliard d’euros en 2002-2004, 6 en 2004-2006, 17 prévus pour 2007-2013) creuse le clivage entre agriculture traditionnelle et moderne, entre agriculteurs dynamiques et petits paysans.

Ils viennent de si  loin, les Polonais…Et ils ont subi tant d’épreuves, y compris dans une « décommunisation » mal conduite, polluée par la corruption, marquée par l’irresponsabilité de la « fric-économie »… de gauche !

Ces difficultés et ces inégalités expliquent bien des choses et notamment le succès des « frères jumeaux » et des idées néo-conservatrices, traditionalistes, nationalistes.

Vieille (et banale) histoire du « passé qui ne passe pas » parce qu’il est mal digéré. Contre-coup de la terrible double épreuve qui a meurtri l’âme d’un peuple fier de son histoire et de sa culture : en « première ligne » sous le double joug des deux totalitarismes qui ont transformé l’Europe en cimetière, le fascisme et le stalinisme. Et résultat d’une psychothérapie nationale très mal réalisée.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>

19/10/2007

La défaite du XV de Laporte : Limites du « je veux » sarkozyen

A poils. Et ce n’est pas pour un calendrier… A poils, et ce n’est ni viril ni érotique… Dans du beurre, les Argentins ! Entartés les Français ! Limites de la méthode Coué, du « je veux » sarkozyen et  de la « com’ » impériale  qui nous ferait prendre nos désirs pour des réalités. Pas de tango pour nos champions de l’ovale !

Le supporter tricolore que je suis en est marri. L’observateur que je suis aussi en sourit. Imaginer l’exploitation politique qui aurait été faite du succès des Bleus atténue mon  blues : logique, non ? Et j’avais détesté ce festival de chauvinisme irrationnel (bien orchestré, y compris par Christine Boutin) qui avait précédé le début de championnat du monde …si mal préparé depuis huit ans par une tête de gondole du supermarché des illusions de notre « pipolcratie » qui se prenant pour le meilleur sélectionneur du monde!

c0eb14697a213074c7285be0294a1335.jpg

Par la très petite porte, le départ en retraite sportive du futur secrétaire d’Etat de cette République où la présomption d’innocence est clamée avec force (c’est bien), mais d’une façon très sélective (ce n’est pas bien)… Qu’est-ce qui est le plus important, d’ailleurs, dans l’actualité du jour,  la (nouvelle) défaite du XV face à l’Argentine dans la « petite finale » de consolation ou le dossier (plutôt argumenté) que « l’Equipe magazine » consacre à l’affairiste promoteur d’un jambon prédécoupé ?

Drôle d’époque, effectivement… A Lisbonne, c’est un journaliste du Monde qui pose une question digne de « Gala » ou de « Voici »  au Président plaqué dans sa vie très privée par une femme qui s’explique pudiquement dans une belle page de l’Est républicain (décidément privilégié par l’ex-première Dame de France) et  fait très publiquement les « couv » de Match et de « Elle » (entre autres). Et à Paris, c’est le supplément du quotidien sportif qui sort un dossier digne de « l’Expansion » ou des « Echos »…Mélanges des genres, encore et toujours…De plus en plus, même ! Qui avait dit que « Sarko est le seizième homme du XV de France » ?

Enfin, Bernard Laporte a pu se consoler de ses déboires sportifs avec une bonne nouvelle tout de même : une plainte déposée pour « favoritisme » contre l'entraîneur du XV de France, avec constitution de partie civile, a été  classée sans suite par le parquet de Paris… Une sombre histoire de « machines à sous »… Un de ces domaines où l’on peut gagner plus sans travailler plus !

Il a eu aussi, ce « Sarkoman »,  un signe du destin encourageant : ses démêlés avec le fisc révélés par L’Equipe pourraient tomber à l’eau si l’enquête traîne encore un peu : dans deux mois, il y aura prescription…

D’ailleurs, Laporte nie en bloc. Et le bloc est lourd ! « Double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d'actifs, transferts de fonds suspect, fausses factures, travail au noir ou encore retraits en espèces », selon L'Equipe. Oh ! Il en faut de l’imagination pour inventer tout cela… 

« Présomption d’innocence », on vous dit : même Sarkozy l’a redit, à Lisbonne ! Comme pour Santini. Alors, silence dans les rangs. Laporte va travailler sous l’autorité de bouillante Roselyne Bachelot. Une belle mêlée avec des  démêlés qui ont déjà commencer. Ce n’est pas un homme de l’ovale qui va impressionner cette femme joviale mais carrée ! Avec elle, Laporte devra tourner rond…Ou ce  sera la rupture.

Union européenne : Les choses sérieuses peuvent (re)commencer !

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

« Sur le long chemin de l’unification de l’Europe, il faut toujours voir le verre à moitié plein même quand il est surtout à moitié vide », souriait Pierre Pflimlin en commentant un de ces compromis jamais complètement satisfaisants mais qui, « pas à pas », font tout de même avancer les choses. « L’Europe est une longue patience ».

C’est sous la Présidence de Pierre Pflimlin que le Parlement européen avait lancé, grâce aux réflexions du « Club Crocodile » de Spinelli,  l’idée d’une Constitution pour l’union européenne. Cette « Constitution » a été rejetée comme on le sait trop. Mais le « nouveau traité » adopté à Lisbonne sauve les meubles d’une maison inachevée et permet d’envisager  d’autres progrès.

Oui, c’est la fin d’une crise grave…Même si les ratifications peuvent encore poser quelques problèmes.

Oui, c’est une « belle victoire » de la France, puisque l’initiative en revient à Sarkozy qui a réussi l’exploit (il faut le reconnaître !) de surmonter le « NON » de Français par un tour de passe passe sémantique et (il faut aussi le reconnaître !) démocratique.

Oui, c’est une belle victoire de celles et ceux qui dans l’Union, (Angela Merkel, Jean-Claude Junker, Tony Blair (mais oui !), la présidence portugaise, Barosso en tête) ont su faire quelques petits miracles en sachant sacrifier l’accessoire sur l’autel de l’essentiel.

Mais la satisfaction d’aujourd’hui ne se mesure qu’à l’aulne de ce qu’aurait été la déception en cas de mission non  accomplie… Elle tient plus du soulagement que de la joie. Elle est surtout une occasion de donner du souffle à bien des exhortations. Car c’est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer. Ce Conseil de Lisbonne ne restera dans l’histoire comme une grande date que si les perspectives qu’il  a  dégagées sont bien exploitées.

N’insistons pas sur les points faibles de cet accord (ils pourront être surmontés) pour ne mettre  en relief que son principal avantage : le traité nouveau doit permettre d’éviter qu’une Union plus étroite, plus juste, plus utile, soit rendue impossible par des refus de quelques uns.

Cela signifie-t-il que nous allons vers une « Europe à la carte » ou « à plusieurs vitesses » ? Mais assez de mots piégés : L’Union est déjà à géométrie variable et à plusieurs vitesses. Et cela ne tue pas pour autant son caractère « communautaire ».

« Communautaire » : c’est sans aucun doute le mot qu’il faut remettre en mode si l’on veut que l’Union progresse.  Et, sur ce point, les responsables français ont bien des progrès à faire : dans l’application et l’amélioration de ce qui existe déjà et dans les propositions qui sont avancées (Union méditerranéenne, notamment).

Si l’unité européenne ne joue pas à plein ses effets de « levier d’Archimed », comme disait de Gaulle, si elle reste mal perçue par nombre de citoyens souvent insuffisamment informés (des sondages viennent de le confirmer), si elle ne donne pas à chacune de ses composantes plus de « valeur ajoutée », c’est parce que « l’intergouvernemental » l’emporte trop sur le « communautaire ». Et parce que la « dimension européenne » n’est pas suffisamment prise en compte dans des politiques nationales trop nombrilistes.

 Ce « nombrilisme » et ces vues basses n’ont pas permis de   donner corps à toutes les espérances de la « Stratégie de Lisbonne ». Que ce « nombrilisme » (cet « escargotisme », redirait Tomi Ungerer) ne gâche pas les espérances débloquées par le présent accord de Lisbonne.

Daniel RIOT

18/10/2007

Cécilia, " femme libérée": Cookie Dingler à la Une

Allez savoir pourquoi:j'ai depuis le début de l'après-midi le tub de Cookie Dingler en tête... Il est vrai que d'autres ont la "cécilia" de Joe Dassin  à l'esprit. En France tout se terline par de chansons, non? A propos, aux Etats-Unis se dévelopent les "fêtes de séparations" où l'on donne autant d'éclat aux divorces qu'aux mariages. A quand une grand Fête de la "rupture" à la Lanterne, ou chez Louis XIV? Soller voit bien un remaraige rapide entre Nicolas et Rachida (ce qui est difficile, puisque Dati est l'amie de Cécilia). Pascal Bruckner, lui, verrait bien une union Nicolas-Ségolène: une vraie "ouverture" pour une vraie "rupture"... Ce serait royal, en effet. La France s'amuse: "tout va très bien madame la marquise"... C'est jour de grève, pourtant. Il nous faut bien un système de service public (d'humour) minimum...

ed11fdbcad60a6c6270c6e557656eb45.jpg

"Elle est abonnée à Marie Claire
Dans L'nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher
Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant
Elle achète Match en cachette c'est bien plus marrant

{Refrain: 2x}
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c'est pas si facile

Au fond de son lit un macho s'endort
Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore
Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime"

{Refrain}

Sa première ride lui fait du souci
Le reflet du miroir pèse sur sa vie
Elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort
Même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effort

{Refrain}

Elle fume beaucoup elle a des avis sur tout
Elle aime raconter qu'elle sait changer une roue
Elle avoue son âge celui de ses enfants
Et goûte même un p'tit joint de temps en temps"

EN VIDEO: Vivement Dimanche >>>>>>>

Sarko en célibataire à Lisbonne

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>

fragment de pensée

 « La gloire est le deuil éclatant du bonheur. »

 Germaine de Staël

Union européenne : L’heure du nouveau Traité ?

Comparatif entre le projet rejeté de Constitution et le mini-traité européen

542c41afc45a3d2fcb445c5c1dbe719f.jpgEn principe, le Conseil européen de Lisbonne doit approuver le texte du traité censé remplacer le  projet de Constitution européenne rejeté par les Français et les Néerlandais.

Un « minitraité », un « traité réformateur », un « traité simplifié », un « traité modificatif » ? L’embarras du vocabulaire révèle toutes les limites de ce texte qui n’a en faut qu’un mérité (s’il est ratifié), celui d’exister, de sortir l’Union d’une ornière institutionnelle grave et de laisser autoriser quelques espérances d’avancées (même par « avant-gardes »)

Ce texte amende, au lieu de les remplacer, les traités existants : celui sur l'Union européenne et celui de Rome, lequel sera rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l'Union ». Voici, en rappel,  les grandes lignes.

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>

15/10/2007

L’Europe trop oubliée dans le « Grenelle de l’environnement »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Sur quoi le « Grenelle de l’environnement » va-t-il déboucher, en France ? Quelques petites mesures à effets d’abord médiatiques, quelques réformettes à portée limitée et quelques perspectives de réformes structurelles qui de toutes façons s’imposaient, et qui sont déjà en cours (en Allemagne, par exemple).

D’ailleurs, les industriels de la voiture et de la construction, principaux intéressés, sont prêts à jouer un jeu qui les arrange économiquement. Et en dehors des gros exploitants qui sont plus des industriels de l’agro-alimentaire que de vrais paysans (par définition soucieux du paysage, donc du pays, donc de notre planète nourricière), les agriculteurs sont ouverts à tout ce qui peut non seulement préserver l’environnement mais l’améliorer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille minimiser la portée de l’initiative. Mais les mesures structurantes attendues, notamment par Nicols Hulot, et espérées par tous ceux qui savent que l’écologie non seulement ne freine pas le progrès mais le favorisent, comme Corinne Lepage, ne sont pas encore prises. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu par excès d’optimisme…

En attendant cette « heure de vérité » des vrais choix et des vraies décisions, un constat qui vaut déjà regret :la dimension européenne n’a pas jusqu’à présent la place qu’elle aurait du et pu avoir dans les discussions. Certes, l’Europe, on l’a évoquée, invoquée voire exhortée, mais « l’Europe », ce n’est ni un concept, ni une abstraction, ni « les autres »… L’Europe, c’est nous. C’est ce que nous voulons en faire. C’est ce que nous pouvons en faire en entraînant nos partenaires. « L’Europe verte » ne doit plus être le surnom de l’Europe agricole, mais devenir le nom de l’écologie européenne.

1)      Nombre de directives européennes n’ont pas ou ont mal été transcrites dans le droit français. C’est scandaleux! Nul besoin d’un « Grenelle » pur cela, mais des mesures courageuses pour appliquer des décisions qui ont été prises par tous, y compris …par nous. L’écologie, c’est d’abord une éthique du  respect. Commençons par respecter la parole donnée par la France. C’est vrai pour les nitrates et pour les eaux sales, mais pas seulement…

2)      Sur nombre de problèmes, la France est en flèche par rapport à ses partenaires européens : l’utilisation intensive et abusive des pesticides notamment. Ou à la traîne : le tri des déchets, notamment. Pourquoi ne pas pour chacune des sources de pollution nous calquer systématiquement sur ce qui se fait de mieux dans chacun des pays européens. C’est cela « l’Europe par le haut, l’Europe par le mieux ».

3)      Sur nombre de pistes ouvertes par le « brainstorming » écolo, ce sont des solutions européennes qui seules peuvent améliorer les choses. Trois exemples significatifs sous-entendent des mesures fiscales : Taxe carbone, taxe aux frontières (taxe Cambridge), fret routier…

POUR DES ECO-TAXES EUROPENNES

Certes, l’Europe fiscale n’existe pas encore (hélas!) et les Britanniques notamment y sont hostiles, mais pourquoi ne pas sur ces sujets là créer des « impôts européens » dont les recettes seraient effectivement destinées à donner des moyens d’actions et d’impulsions à l’Union européenne.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

10/10/2007

EADS : « Que la justice aille jusqu’au bout »…

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO : Un menteur ou un incompétent ? « Les deux », dit le socialiste Montebourg en parlant de Thierry Breton, l’ancien ministre de l’économie,  qui s’est pris les pieds dans le tapis (c’est le moins que l’on puisse dire) de l’affaire EADS. Une « affaire d’Etat », comme dit justement Bayrou qui y voit à juste titre l’illustration de tout ce qu’il a pu dire durant la campagne présidentielle.

Face à cette « affaire d’Etat », Nicolas Sarkozy a eu la réaction qu’imposaient ses devoirs d’Etat. « Je veux savoir la vérité s'agissant de ce qui s'est passé au niveau de l'Etat (…) Si la justice devait confirmer les informations qu'on voit, c'est grave et ça ne peut pas rester sans conséquences (…) « S'il y a des gens qui ont fraudé chez EADS, il faut que la justice aille jusqu'au bout, qu'on connaisse la vérité et que ceux qui se sont comportés de façon malhonnête soient punis à due proportion de ce qu'ils ont fait ».

Bien. Il faudra le prendre au mot. Ce qui implique plusieurs choses : des moyens d’investigations, à charge et à décharge pour tous,  et une totale indépendance pour la justice, des positions claires des représentants de l’Etat au sein du CA d’AEDS (où le siège de Lagardère doit être renouvelé),  un dépassement des liens personnels entre le chef de l’Etat et les intéressés, à commencer par son « frère » Arnaud Lagardère…

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

09/10/2007

Politique: Parler "en tant que fille d'immigrés"...

Fadela Amara a raison de dénoncer ce qui est « dégueulasse », mais pourquoi le fait-elle « en tant que » ? …

Elle a raison, Fadela Amara ! « L'ADN, je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays » a-t-elle déclaré. « Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés: y en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse! ».

Il n’y a qu’un morceau de phrase que l’on peut regretter dans ce jugement qui est d’abord un constat : « en tant que fille d’immigrés ». Moi, c’est en tant qu’homme, en tant que citoyen, en tant que personne, que je trouve « dégueulasses » l’instrumentalisation de l’immigration, l’usage sélectif de l’ « adn » pour les immigrés, les discours de « la plume » de Sarkozy, Henry Guaino,  que BHL traite de  « racistes ».

Quand cessera-t-on de mettre en avant des réflexions ethniques, des pensées biologiques, des explications génétiques, des justifications racialistes ? Fedala, « ni pute ni soumise », soit, mais pas encore libérée de ces réflexes identitaires qui faussent les identités, de ces liens ombilicaux mal coupés, de ces « fille ou fils de… », de toutes ces références qui, au bout du compte, font le (mauvais) jeu de tous les Hortefeux de la planète. 

« Cultive tes racines et plante-les dans les étoiles », Fadela. C’est un proverbe alsacien que je ne me lasse d’asséner et qui existe aussi en arabe… D’ailleurs, tu le dis toi-même : « Je ne veux pas qu'on définisse les gens en fonction de leurs origines, de leur religion. Créer des catégories de population c'est dangereux ». Alors ? Pourquoi se montrer ainsi prisonnière de sa « catégorie » ? Etre une femme (ou un homme) « libre », c’est se libérer de ce qui ne dépend pas de soi. On ne naît pas Personne, on le devient.

Cela dit, c’est bien de se proclamer « libre » et de le montrer dans ses propos, mais être en désaccord sur des questions de valeurs, donc de fond, avec le  gouvernement dans lequel on est et duquel on doit être solidaire, cela doit avoir des limites, non ? D’accord, la « solidarité gouvernementale » est plus une tradition qu’une obligation. « Un ministre, çà ferme sa gueule, on çà s’en va ! », disait Chevènement…

Mais c’est une affaire de conscience pour l’intéressé (e) et une question de calcul pour le chef du gouvernement. Cette cacophonie apparente doit faire, pour l’instant, le jeu de Sarkozy qui doit s’amuser beaucoup, y compris en voyant la tête de son ami Hortefeux. Mais je ne relève cela qu’« en tant qu’observateur » (amusé aussi) …

Daniel RIOT

Musique(s): Les nuits européennes de Strasbourg

À Strasbourg, ville à la croisée des chemins, le festival les Nuits Européennes est un espace d'échanges et de rencontres entre musiciens, sollicités depuis toujours dans et au-delà des frontières de l'Union Européenne. Ils viennent aussi désormais de ces hinterlands naturels que sont les terres méditerranéennes, cet incroyable carrefour des cultures, ou le continent américain, melting pot unique, où la culture européenne a connu des mutations passionnantes. C'est donc d'une Europe résolument ouverte sur le monde que les Nuits Européennes se font l'écho encore une fois cette année.

8778057045a3dedc636396d880ce91ea.jpg



Au menu de cette édition :
- Les Balkans et la musique yiddish, que le festival aime, on le sait, avec passion : nous les abordons cette année dans leur modernité la plus audacieuse avec
Socalled, Balkan Beat Box et Kal.

- Le Sud, sa vitalité, son sens de la fête et de l'engagement citoyen, entre Barcelone, Toulouse et Marseille. Une "fiesta des suds" marquée par le retour de Massilia Sound System, de Claude Sicre (Fabulous Trobadors) et son projet Bombes 2 Bal, auquel se joint la Kinky Beat, figure de la scène catalane.

- Vous avez dit "choc des civilisations" ? Un choc salutaire et bienvenu lorsqu'il s'agit de musiques : la palestinienne
Kamilya Jubran et le Suisse Werner Hasler en sont l'émouvante illustration. Leur feront écho, Billy Novik, un barde russe bouleversé par l'américain Tom Waits, et son Billy's Band, ou nos bretons Red Cardell, partis enrichir leur répertoire aux côtés de musiciens ukrainiens.

- Enfin, l'insolite et la découverte sont aussi du voyage, avec
Antiquarks, folklore du futur aux allures de Magma du 21e siècle, P'taz, une création où DJ's, musiciens et images se croisent dans une fusion hypnotique, et enfin une soirée étonnante autour des sons de l'Europe.

Et comme les années passées, les nuits investissent la ville avec des apéros-concerts, des rencontres, des rendez-vous insolites accompagnant et complétant cette programmation éclectique.

LE SITE >>>>>

LE PROGRAMME>>>>>

14/08/2007

L'Europe sur Internet: RELATIO sur eToile

d0a735609f0adf02fb5758558ba624d7.jpg
Le blog de TOUTEL'EUROPE.com vient de publier cette ITW. Merci à cette équipe dynamique qui peut et doit jouer le rôle indispensable d'accélérateur d'esprit européen sur la Toile. DR

Rencontre avec Daniel Riot, journaliste et blogueur européen suractif, animateur du magazine Relatio.

Comment est né Relatio ?

J'ai été l'un des premiers journalistes à ouvrir un blog sur Blogspirit. Comme je suis de près les affaires européennes depuis… 1969, mon Blog-notes a été et reste de "couleur Europe". J'ai élargi les collaborations extérieures en créant avec Christophe Nonnenmacher Europe&Us. Et Relatio (dont le nom est celui du premier journal européen crée en… 1605 à Strasbourg par Johanna Carolus) s'inscrit dans un projet éditorial qui tire les leçons du "non" au référendum.

L'Europe n'est pas que l'Union européenne. Elle est d'abord un espace culturel, une sphère géopolitique mais aussi  géophilolosophique, un "idéat" comme disait Spinoza, c'est-à-dire un idéal à traduire en réalité. D'où l'importance accordée au Conseil de l'Europe, à l'eurosphère, aux valeurs, à l'Europe des réseaux, des liens, des relations. D'où aussi la volonté de considérer l'Europe non seulement dans ses aspects supranationaux, mais aussi, comme dit Edgar Morin, "infranationaux". L'Europe ? Des racines que l'on tente de planter dans les étoiles, pour adapter un proverbe alsacien qui a une version… arabe.


Ce mois-ci, Relatio atteint la 417ème place du classement des blogs établi par Wikio. Vous vous placez devant le célèbre Taurillon, édité en trois langues. Comment expliquez-vous ce succès ?

Je suis trop critique envers la dictature de l'audimat pour attacher beaucoup d'importance à ce genre de hit parade. Je suis très heureux d'avoir vu (et de voir) se développer des sites consacrés à l'Europe et des "euroblogs". Il y a complémentarité non concurrence dans "l'euroToile". D'où, d'ailleurs, le nombre de liens avec d'autres blogs et sites que je multiplie sur Relatio.


Relatio a sa spécificité : c'est à la fois un "webnews" et un "webzine", d'où son sous-titre : "L'Europe en revue, l'Europe en direct". Le webnews publie des infos la plupart du temps commentées : plus de 4 000 notes ont été publiées depuis la création de Relatio. Le webzine joue le rôle d'un magazine : articles de réflexions, dossiers, découvertes, livres, phénomènes de société…


Relatio touche à tout ! Entre actualité politique, sélection sur la toile, article sur l'érotisme européen et guide de voyage, comment définissez-vous votre ligne éditoriale ?

Jacques Delors disait qu'on ne tombe pas amoureux d'un grand marché. Ce constat n'a pas été assez médité. J'essaie d'en tirer les leçons. Dans la forme, rien de ce qui touche l'Europe ne nous est étranger. Sur le fond, notre "grille de jugement" est celle des valeurs du Conseil de l'Europe. J'y ajouterai un souci permanent : traiter tous les sujets, y compris nationaux, dans une optique européenne. Le vrai but : on ne développe le sentiment d'une citoyenneté européenne que si l'on connaît mieux l'Europe, les pays d'Europe et l'Europe telle qu'elle est perçue dans le monde.  

Entre
la vidéo diffusée par la Comission sur YouTube, le blog érotique de Café Babel et votre nouvelle rubrique "l'Europe coquine", la Toile européenne semble prise par une vraie fièvre rose ! Qu'est-ce qui vous a décidé à accorder une tribune à vos deux chroniqueuses Clio et Vénusia ?

L'histoire de l'art est l'expression d'une fièvre rose, comme vous dites, permanente… L'Europe est une emmerdeuse : c'est pour cela qu'elle occupe aussi peu de place dans les médias. Il faut la rendre attrayante, par tous les moyens qui respectent la dignité humaine. Clio et Vénusia, comme Dansolal qui tiennent des chroniques régulières (comme William Petitjean et d'autres) ont  des souci plus esthétiques qu'érotiques… Je voudrais  créer d'autres rubriques, sur la gastronomie par exemple. L'Europe, elle commence dans nos frigos et sur nos tables…

Les sites d'information ouverts à la participation des internautes fleurissent ces jours-ci sur le Net. En tant que journaliste, pensez vous que ces initiatives puissent aboutir à la création de médias grands publics sur les thèmes européens ?

Le journalisme est une discipline plus qu'un métier… Je n'oppose pas journalistes et blogueurs ou journalistes "pro" et journalistes "citoyens". Un bon journaliste est d'abord un citoyen. Ces "médias grand public" sur l'Europe dépendent de la demande plus que de l'offre. Développons la soif d'Europe, le rêve d'Europe et battons-nous pour que l'Europe soit mieux  perçue telle qu'elle est : à la fois une nécessité et un idéal, comme disaient Monnet et Schuman.


[Relatio]

LE BLOG eTOILE >>>>>>

Toutel'Europe.com >>>>>

BLOGSPIRIT >>>>>>

09/08/2007

« Réveillée », la Chine ne doit pas… endormir l’Europe

5993f6297b3b90b929d0ab97edd7bd1e.jpgEDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT :Impressionnantes, ces images des grandes répétitions de Pékin ! Presque trop. Personnellement, elles me font un peu peur. Agoraphobie par télévision interposée ? En les voyant, toutes en couleurs, je n’ai pu m’empêcher de penser à celles en noir et blancs, d’autres JO, ceux de Berlin en l’an 36 du siècle de l’épouvante nazie. Aucun rapport, bien sûr. Encore que…

Aujourd’hui encore, sur son site le CIO en est fier de ces jeux de Berlin : « Les Jeux Olympiques de 1936, qui se tinrent à Berlin, sont mémorables surtout pour avoir fait échouer Adolf Hitler dans sa tentative de démontrer ses théories sur la supériorité raciale aryenne. » Une façon de voir en effet. Merci Jesse Owens !

« Les Jeux Olympiques de 1936 furent également les premiers à être retransmis dans une forme de spectacle télévisé ». Oui, et cela personne ne peut le regretter. Mais de cette gloire, Hitler a su tirer parti. En organisation de grands spectacles, le régime nazi fut expert… J’ai revu la vidéo en ligne sur la cérémonie d’ouverture, présidée par le chancelier Hitler  Du grand spectacle en effet, avait saluts nazis dans les tribunes et croix gammées… 

Le mouvement olympique n’a pas été soluble dans l’Allemagne hitlérienne, mais le nazisme n’était pas soluble non plus dans l’esprit olympique. Honte et frayeur rétrospectives : nous sommes tous, en toute époque, un peu comme l’orchestre du Titanic…

a8d39ed4ab9efd2b579b2a52e52c3ca7.jpg

Cette évocation de ce passé là va provoquer bien des haussements d’épaules et des ricanements. Comme le dit le Figaro dans son édito, « la communauté internationale mange dans la main (des responsables Chinois) avec une déférence obligée et un cynisme assumé… Nécessité fait loi ». Et les plus anticommunistes d’hier ne sont en rien choqué par les portraits géants de Mao, toujours médaille d’or de l’Empire rouge du Milieu, ni par les confidences enthousiastes des militants au regard mystique : « C’est merveilleux. C’est le parti qui fait tout cela. » Et ce n’est qu’un début. Les JO, c’est dans un an… La flamme venue d’Athènes embrasera tous les cœurs du plus grand peuple de la terre  le 8/8/08, chiffres porte-bonheur. Heureux Chinois !

Pourvu que le peuple, dont une bonne partie se bat encore contre la faim, subit l’esclavage, connaît les pires fléaux de la nature (humaine comprise) puisse en tirer profiter des fruits de cette manifestation qui, avant le sport, avant le spectacle télévisé, marque l’avènement de la Chine comme superpuissance décomplexée dans un monde de plus en plus complexe...

117b49a0bf1acfee46dc313a6234d0f4.jpg

Une évolution prévisible, inscrite dans l’Histoire, la géographie et la démographie qui ne surprend que par ses modalités : cette curieuse et peu prévisible alliance de l’hyper-capitalisme et de l’hyper-communisme. Avec ce mariage entre le totalitarisme d’une massification de l’individu et ce sens de la transcendance hérité d’une civilisation qui ne peut que susciter qu’admiration, respect et fascination.

Est-ce à dire que les combats menés par les défenseurs des droits de l’homme sont vains et voués à l’échec ? Ceux qui ricanent, comme l’éditorialiste du figaro, contre ceux qui « tempêtent, manifestent, appellent au boycott » ont la résignation un peu facile. Bien sûr que, selon toute vraisemblance, toutes les nations seront là, ayant « rangé leurs états d’âme au vestiaire ».

Evidemment que seront oubliés le Tibet, les camps, la répression politique, l’exploitation économique, le travail forcé des enfants, le muselage de la presse, la censure d’internet, les viols de la vie privée,   les supplices des dissidents, la peine de mort, la tragédie du Darfour, le militarisme, l’impérialisme, l’intolérance religieuse, la pollution meurtrière…

Déjà, l’Occident joua les aveugles et les sourds, bien avant que la « Chine s’éveille »,aux réquisitoires lucides d’un Simon LEYS… Alors, aujourd’hui ?...Les habits neufs de la Chine de Mao ont des paillettes.

b42320f1c0fca7ee04f1b08b904a6111.gif

«  En ce XXIe siècle naissant, c'est l'empire du Milieu, avec son 1,3 milliard d'habitants et sa croissance à deux chiffres, qui impose ses règles du jeu au reste de la planète », note (en se réjouissant ?) l’éditorialiste du Figaro, cité ici parce qu’il traduit trop bien la « pensée dominante », dans l’air du temps européen d’aujourd’hui, une pensée-réflexe qui s’est déjà manifestée en d’autres temps et d’autres circonstances, par d’autres plumes trempées dans l’encre polluée d’une servilité bien peu sensée … 

 « D'une main de fer dans un gant de velours, ses dirigeants ont réussi le pari de la mondialisation », ose écrire le « Monsieur Figaro » du jour. « Ils ne sont ni de pacotille ni cacochymes. Ils sont de leur temps ». Donc du notre ! « Si aucun couac ne vient perturber l'événement, la Chine pourra contempler le monde venu concourir à ses pieds »… Quelle formule et quelle perspective !

Face à ces nouveaux courtisans de la Cité interdite, il importe évidemment de raison garder. Et de tenter de tirer parti de ces événements  pour que la Chine s’éveille aussi à des valeurs, des principes, des règles que son régime actuel piétine.

9156c55f0fd992d44e1a97e50a915adb.jpg

Il ne s’agit évidemment pas de se lancer dans je ne sais quel chantage à la démocratie, à la liberté et à la justice sociale. Ou de jouer les donneurs de leçons.  Mais il s’agit pour l’Europe (qui se doit de parler et d’agir d’une seule voix, avec les mêmes gestes) de se montrer telle qu’elle doit être. Avec fermeté.

Les accords extérieurs de l’Union comportent des clauses « droits de l’homme ». La politesse diplomatique n’interdit pas la franchise des propos. Et le dumping social doit être combattu avec force.

Les Européens n’ont pas que les ONG spécialisées dans les droits de l’homme pour défendre leurs valeurs et tenter de mettre fin à des scandales d’inhumanité. Nos gouvernements, nos parlements, les institutions européennes ne sont pas là pour se prosterner aux pieds de la Chine triomphante. Tirons parti de l’événement. Pour mieux défendre nos intérêts…qui ne sont pas que matériels ! Que la chine se « réveille », soit. Mais ne nous laissons pas endormir.

Daniel RIOT

 

Une carte de la Chine

Le site des JO de Pékin

Pour planifier votre voyage olympique

Tous les jeux depuis 1896 (site du CIO)

Les compétitions et les sites

Le site officiel de la ville de Pékin (en anglais)

Histoire, actualités : un site très complet sur la Chine (mais sans allusion aux droits de l'Homme)

La Chine populaire de 1945 à nos jours

La campagne de Reporter sans frontières: "Non à Pékin 2008"

La Chine dans le rapport 2006 d'Amnesty International

08/07/2007

Sarkozy à Bruxelles : Oui à un sommet économique?

 Un combat pour le « Superman » du volontarisme.

Les arguments et les suggestions du Président français auraient plus de poids si la dette n’était pas un tel fardeau et si la fuite en avant n’était pas aussi incompréhensible…

2f3f9622811ba4475a707f42066b21dc.jpgDECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT : A l’Eurogroupe, on sait se tenir. Politique et politesse…Sarkozy sera donc bien accueilli. Avec tous les honneurs dus à son rang et avec cette mobilisation médiatique qu’il affectionne tant, lui qui souffre, selon Eric Marty (disciple de Roland Barthes et l’un des invités d’un déjeuner « intellos » de l’Elysée)   « d’une sorte de libido communicationnelle. ».

D’ailleurs, les ministres réunis autour de Junker, le Premier ministre luxembourgeois qui préside ce faux « mini-gouvernement » économique de la « zone euro », diront à quel point ils apprécient cette venue présidentielle. Une marque de révérence, de respect et une preuve d’activisme volontaire. Une première même. Avant lui, seul le président du Conseil italien Silvio Berlusconi avait lui-même présenté ses projets budgétaires devant l'Eurogroupe en 2005, mais il remplaçait son ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, qui, à l'époque, avait  démissionné. Sarkozy sera là, et Christine Lagarde aussi.

« Que Sarkozy monte en première ligne dans une réunion de ce type, c’est plutôt encourageant, surtout quand on se souvient de son absentéisme honteux dans les réunions ministérielles quand il était le premier flic de France », sourit un habitué des réunions bruxelloises.  « On se  demandait s’il savait que l’Union européenne existait. Aujourd’hui, il montre qu’il faut compter avec lui, sinon sur lui. Son festival lors du dernier Conseil européen  a impressionné, même s’il se voit plus important qu’il n’est. « Sauveur de l’Europe », il n’y a que lui qui s’y voit… ». Junker (photo) se montre même enthousiaste dans l'attente de la réunion d'aujourd'hui:"J'applaudis".

8caaeb057c194b88c038933b159644ce.jpg

Mais, nous l’avons déjà écrit sur RELATIO, Sarkozy ne sera pas à la fête. On écoutera ses « je veux », mais on lui rappellera ce qu’il pourrait ou devrait…Ne serait-ce que pour respecter les engagements de la France, des engagements pris quand il était au gouvernement, donc au pouvoir. « Les arguments et les propositions de Sarkozy auraient plus de poids si les contentieux n’étaient pas aussi lourds et nombreux entre la France et l’Union », souligne un haut fonctionnaire européen (français et pas spécialement « de gauche »). C’est bien l’avis de tous les observateurs bien informés.Même la candidature de DSK pour le FMI risque d'en souffrir...  Mais cette candidature qui sucite tant de craintes au PS ne se jouera sans doute pas aujourd'hui. Tout au plus,Sarkozy pourra se rendre compte des candidats poussés ou non par les Polonais, les italiens et d'autres.  

3712b75be1ae746801f52bb19cc9f00c.jpg

Aujourd’hui, dans son ITW fleuve  au Journal du Dimanche, le président français annonce qu'il proposera à l'Eurogroupe l'organisation d'un sommet européen à la rentrée sur la politique économique. « Je proposerai lundi qu'il y ait, à la rentrée, une réunion européenne des chefs d'Etat et de gouvernement pour parler de la politique économique » Voilà qui est plutôt positif. Mais il a une façon de le dire qui fait sourire : « J'expliquerai à nos partenaires ce que nous allons faire pour retrouver de la croissance », dit-il. « Super-Sarko » prof d’économie, donneur de leçons sur la croissance ! Il a été locataire de Berçy, il est vrai. Et il n’y a pas marqué son passage que par la réception d’une star de la scientologie

DES MOTS A PRECISER

Qui plus, ses « je veux » et sa volonté de « ne respecter aucun tabou » se heurte à des confusions de vocabulaire. Le « protectionnisme », aujourd’hui, c’est quoi ? A Bruxelles, l’expression « ligne Maginot » revient à la mode quand on parle de la France et de son « adn colbertiste ».

Le retour à la « préférence communautaire », c’est quoi avec les accords de l’OMC ? Une « politique industrielle volontariste », c’est quoi  quand on voit les faiblesses (françaises d’abord) de l’Airbus ?

Le « patriotisme économique », c’est quoi concrètement quand LU, qui fait partie du patrimoine passe sous contrôle américain ?

La lutte contre les « délocalisations », c’est quoi quand les entreprises françaises …délocalisent à tour de bras ? En quoi, la construction européenne est-elle le « cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde », alors qu’elle seule, plus forte et plus soudée pourrait jouer un rôle régulateur. Pascal Lamy en sait quelque chose…

En quoi,  «  Bruxelles » fait-elle preuve  de « naïveté dans les négociations dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce » ?

a163bb7c09a782d08dcec930ec01ec46.jpg

« Il nous faut rejeter la notion selon laquelle les seules politiques à mettre en oeuvre face à la mondialisation seraient de nous en retirer ou de nous cacher. Nous ne pouvons faire ni l'un, ni l'autre, et je crois que le nouveau gouvernement français le reconnaît. », lâche M Mandelson , le commissaire mis directement en cause qui  « voit mal » comment son expérience politique « a pu le rendre naïf »  et qui rappelle que le bloc européen est le premier exportateur mondial, « ce qui démontre, à quel point l'Union européenne profite de l'ouverture des marchés mondiaux ».

Que cache la suppression de l’expression « concurrence libre et non faussée » dans le nouveau traité ? Et que signifient les attaques contre la Banque centrale et contre « l’euro trop fort », alors que ce sont surtout les monnaies chinoises et japonaises qui ne sont pas au bon niveau et que le dollar subit les faiblesses intrinsèques de l’économie américaine ?

La Commission conteste  ces critiques de Paris : « le taux de change ne joue qu'un rôle limité dans les résultats des exportations des pays individuels », constate-t-elle en notant que la balance commerciale de la France s'est, elle, améliorée vis-à-vis des Etats-Unis mais détériorée vis-à-vis de l'Allemagne. « Il y a donc lieu de chercher ailleurs les causes des résultats décevants de certains membres de la zone euro en matière d'exportations ». Qu’en pense le professeur Sarkozy ?

UNE PILE DE CONTENTIEUX

Ces points de frictions s’ajoutent à d’autres contentieux qui s’accumulent. On ne chôme pas à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne …

Non seulement, Sarkozy se heurte  à la Commission et à la plupart des autres Etats membres sur les négociations d'adhésion avec la Turquie, mais de difficiles négociations portent (entre autres)sur le monopole de la Française des jeux et du PMU dans le domaine des paris sportifs, qui fait l'objet d'une procédure de la Commission, ou de la pêche au thon et à l'anchois, dont l'interdiction suscite la colère des pêcheurs, les réserves sur la réforme vini-viticole,  ou des retards dans la transcription des directives dans le droit français (qui vaut quelques amendes à la France)…

Ce Président- professeur aura surtout des explications à donner sur une question très précises et essentielle :les gouffres des DEFICITS !

>>>Il devra expliquer pourquoi il a décidé de reporter à 2012 l'assainissement des finances publiques françaises afin, selon ses voeux, de créer un "choc fiscal" pour permettre à la France "d'aller chercher ce point de croissance supplémentaire".

Cette décision viole plusieurs engagements de la France. Elle foule aux pieds son programme de stabilité approuvé le 30 janvier par l'UE et qui prévoit une réduction importante du déficit dès 2007 afin de parvenir à un déficit proche de zéro et à un endettement inférieur à 60% du PIB en 2010.

Circonstance aggravante : Cette échéance 2010 avait en outre été solennellement réitérée en avril dernier par tous les ministres des Finances de la zone euro, qui s'étaient engagés à tirer parti de la forte croissance actuelle - 2,6% dans la zone euro cette année - pour accumuler des réserves en prévision du vieillissement de la population.

En plus elle est dangereuse pour la France elle-même. On ne peut  pas vivre en surendettement chronique et, surtout, on ne peut pas sans risques graves pratiquer à Paris une politique aux antipodes de ce qui est fait (avec succès) à Berlin

650e8fc6a1defecf32bdeb24b42ad81c.jpg

A L'OPPOSE DE LA LIGNE ALLEMANDE 

Aucun économiste sérieux ne peut pas prendre à la légère les arguments avancés avec un courage mal récompensé par François Bayrou durant la campagne présidentielle et qui justifie son abstention lors du vote d’investiture du cabinet Fillon.

Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, est déjà sorti de la réserve que lui impose l'axe franco-allemand. « S'il est confirmé que la France revient sur ses engagements  il y aurait un problème, non seulement du point de vue allemand mais aussi de celui de la Commission et d'autres Etats-membres ».Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a renchéri: l'objectif 2010 est « essentiel pour la cohésion de la zone euro », a-t-il martelé

Même politiquement, Sarkozy fait une entorse grave à son engagement d’appliquer son programme : sa promesse de réduire le déficit de 0,5% par an passe par pertes et profits (plus par pertes que par profits). Le gouvernement a déjà renoncé à ramener les déficits publics à 1,8% en 2008 après 2,5% en 2007, puisque l'on parle désormais d'une stabilisation l'an prochain (peut-être)

LA DETTE SE CREUSE ENCORE

>>> Son pari sur la reprise de la croissance (demain, il fera beau…) serait plus crédible  si, les mesures annoncées par le gouvernement français ne suscitaient pas autant de scepticisme dans les  milieux européens."Fuite en avant", dit-on à Bruxelles

Explications techniques sur un point, par exemple :Le seul coût du « paquet fiscal » qui sera soumis cet été au Parlement est évalué à 0,6% du PIB par la déduction fiscale des emprunts immobiliers (0,3 point de PIB), la suppression des droits de succession (0,1 point) et l'exonération des charges sociales pour les heures supplémentaires (0,2 point).

C’est d’autant plus inquiétant que la pente actuelle est mauvaise : La dette publique est repartie à la hausse au premier semestre pour atteindre environ 65% du PIB au lieu de 63,7% fin 2006, et son déficit en fait le cancre de la zone euro, surtout par rapport à l'Allemagne, qui devrait avoir un déficit de 0,6% cette année à comparer aux 2,5% français. La perspective d’une  plus-value de deux à cinq milliards d'euros dans les recettes fiscales pour 2007 pour compenserait un dérapage des dépenses sociales de l'ordre de quatre milliards d'euros n’est qu’une mince compensation

« Ce ne sont pas des réformes structurelles », estime un responsable de la Commission « Elle n’auront aucun impact sur la croissance ». Et elles mettent en péril la santé de l’euro. « Il est très important pour la monnaie unique de mener une politique budgétaire très exigeante », a déclaré le Premier ministre portugais José Socrates.

df7c82ddcb4d5b9f97606865546afa0e.jpg

POUR UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE

« Il faut être réaliste. Il est évident qu'il y a une différence entre une obligation juridique et une obligation politique », a expliqué le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira dos Santos.

Pire pour Sarkozy et pour tous ceux qui pensent qu’il faut effectivement que l’Eurogroupe devienne une force politique réelle : le « cavalier seul »  français risque de compromettre pour longtemps les progrès (pourtant à faire)  vers une meilleure gouvernance économique de la zone euro pour faire contrepoids à la Banque centrale européenne (BCE). C’est pourtant l’un des "dadas" de Nicolas Sarkozy. Et c’est ce qui rend difficilement compréhensible ce que les diplomates spécialisés dans les affaires économiques et financières appellent, en privé, les « incohérences de l’Elysée»

Sarkozy adore l’adversité. Il sera servi. Mais dans ces domaines là, les exhortations ne servent pas à grand-chose. Seuls les chiffres et les faits comptent. La « culture du résultat » prônée doit s’appliquer (aussi) à l’Elysée uisque c'est làque tous les pouvoirs sont concentrés. Elle suppose de remplacer le « volontarisme », (ce « vélo en chambre », comme dit Bourlanges) par une vraie volonté. Mais il paraît que « Ce que Sarko veut, Sarko peut ». Alors…

903f99caa1c36076c89570b5e07981cf.jpg

D'ailleurs, on apprécie à Bruxelles la présence de Christine Lagarde (photo) à Berçy ("ouverte et compétente, avec son capitalisme pragmatique"), on est très satisfait de retrouver l'excellent Michel  Barnier sur les dossiers agricoles et le choix de DSK est jugé, indépendamment de ses aspects politiciens un très bon choix. "Il a le"profil" incontestablement"... Mais des Français à la tête de l'OMC, de la Banque centrale européenne, à la BERD et au FMI, cela fait beaucoup, non? A voir...

Au moins, Sarkozy n’hésite pas à aller dans l’arène : c’est plutôt bien, même en tenant compte de sa « libido communicationnelle »…

Daniel RIOT

31/05/2007

Strasbourg: Les 50 ans de la démocratie locale européenne

L'Europe n'est pas qu'une affaire supranationale, elle d'abord une affaire infra-nationale qui commence dans les collectivités locales et territoriales

 Sur le site du Conseil de l'Europe

Daniel Riot : « L’esprit du Congrès, c’est l’esprit de l’Europe de Strasbourg »

Ancien éditorialiste aux Dernières Nouvelles d’Alsace et ancien directeur de la Rédaction européenne de France 3, Daniel Riot anime aussi le site d’information européen « Relatio ». Modérateur du débat organisé à l’occasion des 50 ans du Congrès dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe le 30 mai 2007, il entend mettre en avant les spécificités de la politique locale et régionale européenne, tout en rappelant les liens intellectuels unissant Strasbourg et le Congrès.

medium_DR_conseil_de_l_europe.jpg

Vous êtes, depuis des décennies, l’un des plus fins connaisseurs de l’Europe à Strasbourg. Avec quel esprit abordez vous le débat que vous animerez mercredi, et quels sont les messages que vous souhaitez transmettre ?

Daniel Riot : Le Congrès fait partie de ces institutions trop mal connues du grand public, alors que son travail de réflexion en profondeur, ses études comparatives et ses confrontations d’expériences lui donnent une vraie visibilité et un aspect concret. Le Congrès est dans la ligne de ce que l’on appelle « l’Europe de Strasbourg », c'est-à-dire une Europe des valeurs, qui se cultive à tous les niveaux, y compris à celui des régions, des villes et des quartiers. Il montre que l’Europe n’est pas seulement une révolution supranationale, mais aussi infranationale, car on devient européen à partir de l’endroit où l’on se trouve, et pas à cause de concepts globaux ou abstraits. Le Congrès, c’est l’illustration d’une Europe proche, au contraire d’une Europe technocratique.

Même si la mission du Congrès est volontairement concrète, les concepts et les discours européens ont parfois du mal à être compris du grand public : comment les rendre plus proches de la population ?

Daniel Riot : Mon rôle est d’amener les participants au débat à « ôter leur carapace » et à se dessaisir d’une forme de « diplomatiquement correct » qui, trop souvent, empêche d’aller au fond des choses. Je souhaite, lors du débat, que des idées puissent être reprises par les médias, par exemple sur les différences entre les notions de région en Europe, ou sur l’importance de l’échelon local et régional pour les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les autres, de même que pour la réalisation du concept d’ « Euroméditerranée », et je voudrais que l’on comprenne à quel point le Congrès est un laboratoire pour l’avenir.

medium_congrs_des_pouvoirs_locaux.jpg

Concrètement, comment vous y prendrez-vous pour harmoniser les interventions des orateurs, venus d’horizons très différents ?

Daniel Riot : Un animateur est d’abord un écouteur, mais je vais lancer le dialogue afin d’éviter de faire du débat une suite de monologues. Et surtout, je ferai en sorte que seul le lieu du débat soit solennel, et que la discussion se déroule en toute liberté. L’Europe doit être « charnelle » et se toucher du doigt, et l’aspect concret des débats participe à cet objectif.

(source>>>>)

EN SAVOIR PLUS, SUR RELATIO  >>>>>>> 

VOIR LE DOSSIER SPECIAL "LES 50 ANS DU CONGRES"medium_congrres_2.jpg>>>>>>>>>>>>>>&...

A VOIR AUSSI>>>>>>>>>>>

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu