Avertir le modérateur

10/03/2008

Strasbourg et les municipales: Rien n'est joué, mais...

Tout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent.  Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »

Lire la suite

Sarlozy tirera-t-il les leçons du premier tour des municipales?

L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT

Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine  après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.

Lire la suite

01/03/2008

MUNICIPALES /STRASBOURG: ILS S'ENGAGENT SUR L'EUROPE

 Ils ont répondu au questionnaire de  RELATIO et s'engagent sur le Pacte européen local

FABIENNE KELLER
4df2f8efef5c4f467c6c2e9439461986.png«Nous ferons mieux rayonner Strasbourg ». Le maire sortant Fabienne Keller a répondu au questionnaire de Relatio en posant les fondements de son nouveau projet sur son bilan. "Nous avons créé le Club de Strasbourg et lançons aujourd'hui le projet de l'Ecole européenne, "Maison de l'Europe", la future piscine transfrontalière Strasbourg-Kehl. La dimension européenne de Strasbourg doit constituer une fierté pour les Strasbourgeois. Expliquer l’Europe de Strasbourg tel est le sens des actions telles que la fête de l’Europe où chacun doit s’approprier dans son univers, ses compétences et ses responsabilités la question européenne". L'adhésion au PACTE européen local de relatio ne signifie pas L'adhésion À TOUTES les  propositions du questionnaire qui porte sur : la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.


Lire la suite

 

ROLAND RIES (avec JACQUES BIGOT et RAPHAEL NISAN) 

8be6ab092399754ca5757403e641f1da.pngStrasbourg l’Européenne vue par Roland Ries, Jacques Bigot et Raphaël Nisand, signataires du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio. Une réponse collective au questionnaire, pour un projet commun, un travail main dans la main. Les candidats aux élections municipales de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden et Schiltigheim s’engagent autour de trois Pôles: la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.
À  la récente polémique qui a entourée son abstention lors de la réunion du Congrès à Versailles sur le Traité de Lisbonne, il répond : « Je dis OUI à l'Europe qui avance. J'ai voté OUI en 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen.(…) Depuis, je n'ai cessé de militer pour qu'un texte modifié puisse à nouveau être soumis aux Français par référendum, car ce qui a été décidé par le peuple ne peut être modifié que par le peuple. Je me suis abstenu lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles sur une procédure que je désapprouve(…)J'ai voté OUI le 8 février aux avancées contenues dans le nouveau traité européen simplifié en matière de fonctionnement démocratique des institutions européennes ».
Projet de constitution de groupes de travail thématiques réunissant les personnels politiques et administratifs des deux rives, création d'un conseil paritaire des affaires européennes, des séances de conseils municipaux communs et publics, création d'un véritable euro district à statut juridique et éventuellement fiscal particulier. .Nous relancerons le projet EURODOM

Lire la suite

 

Chantal CUTAJAR a581b15d729404d70545af21db632d83.jpg
À Strasbourg, l’Europe est un plus présente dans la campagne. Tant mieux. Ici plus qu’ailleurs nous sommes des Euros-électeurs. Notre questionnaire adressé aux têtes de listes n’avait rien d’un exercice de pure  forme. De nombreuses questions, avec des engagements précis autour de trois Pôles:la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et  l’européanisation  de la vie strasbourgeoise. Comme nous l’avions annoncé, nous publions ici les réponses adressées par les candidats qui ont pris soin de considérer notre démarche avec le sérieux qu’imposent les enjeux.
La liste conduite par Chantal CUTAJAR et Yann WEHRING n’a pas placé l’Europe parmi ses priorités programmatiques telles qu’elles apparaissent sur son site, mais elle fait de la dimension européenne une donnée transversale « qui sera prise en compte dans toutes les décisions »...
Oui à un Conseil des Affaires européennes de Strasbourg
Oui à un adjoint aux affaires européennes et à un adjoint chargé de l’Eurodistrict
Oui, à une application « exemplaire
» des recommandations du Conseil de l’Europe

Lire la suite

LISTE UDS 

0259fbe99c36d1e5f89146c1bd5ff8d5.jpgArmand Tenesso, président de l’UDS, signataire du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio.
Armand Tenesso, 42 ans, avocat au barreau de Strasbourg, est le candidat frappé d’inéligible des élections municipales à Strasbourg. C’est au nom de la liste UDS conduite par Jamal Boussif, qu’il a répondu au questionnaire de relatio. « Vous faites, par exemple, dans votre pacte, souvent mention du Conseil de l’Europe : son rôle, au sein de la cité – c’est indéniable – doit être davantage mis en lumière, ne serait-ce que parce que cette organisation régionale a beaucoup à nous apprendre.».

Lire la suite

 

17/11/2007

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland Ries et Robert Grossmann se disputent une formule de…Chantal Cutajar

Ma petite chronique strasbourgeoise

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…

Mais  j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ?  « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)

Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !

Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .

 Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...

Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble »,  depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…

Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre  « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…

Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que  politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...

 C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!

 

Daniel RIOT

01/11/2007

Strasbourg: La blogosphère strasbourgeoise en effervescence

Ma petite chronique Strasbourgeoise.

Charme des blogs : On peut s’y amuser. Vice des blogs : On peut y piquer quelques colères. Folie des blogs : L’anonymat souvent donne libre court à la bêtise, à la méchanceté, à l’agressivité imbécile… Sans parler, bien sûr, des insultes, des propos infamants ou diffamants. Mais l’irresponsabilité est ce qu’elle, avec ou sans le masque du pseudo.   

Quelques sourires

>>> Pascale Jurdan existe encore. Elle recrute même : « quand vos yeux se seront dessillés, nous serons heureux de vous accueillir », répond-elle à « touchante Nelly » qui avait la pertinence  de dire du bien (avec raison) de Chantal Cutajar (sans cesse attaquée par des mauvaises plumes  bien masquées d’une droite bien marquée et trempées dans les encriers de la jalousie ou de la …peur politique).

J’ai  eu droit aussi sur un de mes blogs à un message de brillante girouette du marais : « Décidément, il n’y en a qu’une qui trouve grâce à vos yeux », glisse-t-elle sous une note où je m’en prenais, avec un ton polémique mais une grande justesse de fond,  à son ami Jean-Claude Petitdemange… Non, madame, il n’y en a pas qu’une « à mes yeux »,  mais dans le paysage politique strasbourgeois actuel, il n’y en a qu’une, oui. Avec celles qui sont à ses cotés et qui ne manquent ni de qualités, ni de cette force de conviction qui j’apprécie tant chez les femmes et chez les hommes. Internautes umpistes ne vous affolez pas: Quand, je parle de « brillante girouette », cela n’a rien d’insultant : c’est une référence à Edgar Faure… Dans cette perspective, le « brillante » est de trop puisque les vraies girouettes sentent dans quel sens le vent souffle…

Avec toute ma compassion, Pascale. Mais vous avez tellement de qualités en dehors de la politique, que je ne peux que vous adresser par blog interposé une bise affectueuse. « Désillez-vous »…En attendant je viens de vous faire une bonne pub. Cela doit vous plaire.

3319b60d6089e063ec6821753944d1a5.jpgL’affiche de la revue

>>> Ce Cher Robert Grossmann vient pour la deuxième fois de revenir sur sa décision de traiter par le mépris et la colère le blog de la locale des dna qu’il a tant vilipendé sur le ton de Rachida Dati cognant sur l’Express ou de Sarkozy quittant le studio de CBS. Il est vrai qu’en matière de coups de gueule, d’explosions rageuses, d’agressivité hargneuse, notre « Malraux de Pourtalès » n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit que c’est « une marque de caractère ».

Ben voyons…Dans « caractériel », il y a caractère, c’est vrai. Dans l’impression aussi, d’ailleurs. En plus, les blogueurs de la locale des dna font  plutôt des efforts pour tenter de se montrer très aimables à l’égard des deux pédaleurs du tandem. C’est normal, d’ailleurs. Il faut « positiver », surtout en  cette saison de Toussaint

J’ai adoré la note de BOB- le- blogueur sur son site perso à propos du « le centrisme c’est nous ! »

Le voir donner, lui le « gaulliste » (il s’en est réclamé et s’en réclame toujours… tout en ne se montrant guère gaullien) « certifier » la nature physiquement, génétiquement, viscéralement « centriste » de l’UMPiste Keller, c’est drôle, non ?

D’ailleurs, elle-même ne manque pas une  occasion de le dire : « Je suis une udf qui a rejoint l’Ump ». Ce qui n’est pas très élégant à l’égard de ses électeurs qui pensaient voter pour une « liste UDF, UMP et personnalités de la société civile ». Elle a déserté l’udf, umpisé les udf restants, éliminé ou mangé les « civiles »…

« Elle a adhéré à l’UMP pour le TGV » a osé dire publiquement Pascale Jurdan. Erreur d’aiguillage ? Mais non TGA : Très Grandes Ambitions. Au diable les étiquettes ! L’UPS, voilà le vrai sigle. « Union pour Strasbourg » devenue « Union pour Sarkozy » (dès le premier tour) et jusqu’aux prochaines municipales « Union pour Soi » !

Il est vrai que Bob le grand lecteur de bons auteurs est très doué en matière d’étiquettes. Non, je ne parle pas des grossièretés qu’il sort sur les unes et les autres, (moi compris), dans ses conversations de trottoirs . Je parle des étiquettes qu’il se donne lui-même à lui-même.

be474e19166e71fc3b810df267160d91.jpgAu restaurant de la Chouc’

« Je suis culturellement de gauche »… Il me l’avait déjà sorti, ce cri de consolation. Je l’avais même approuvé, dans la mesure où tant de gens prétendent « avoir une culture de gauche » en ne vivant que dans des jardins de droite… Mais je n’avais cru ceux qui me disaient qu’il avait fait fabriquer des pin’s à son nom avec cette « étiquette » en slogan (avec son nom et l’adresse de son blog et une petite phrase sur sa bonne santé politique).

Eh ! bien j’ai eu tort ! Un de ces pin’s je l’ai vu, hier soir, à la Choucrouterie. Pas mégalo, notre Cher Robert ! Voir ce pin’s sous les yeux de l’ami Roger Siffer ne manquait pas de sel…

C’est parce qu’elles étaient « culturellement de gôche » que Grossmann a fauché, écrasé, enterré (avec l’accord réjoui de l’autre moitié du tandem UMP) « Babel » le festival de toutes cultures et quelques autres initiatives intelligentes qui auraient pu et dû devenir de grandes manifestations internationales tout à l’honneur de Strasbourg.

359d548f88584a2e8d828a5a9c37223b.jpg

Roger Siffer

L’expression « culturellement de gauche » est, au passage, une négation de la culture, puisque la Culture (entre autres vertus) évite à la nature humaine cette hémiplégie que dénonçait tant Raymond Aron… Passons.

Si l’on en croît Bob, l’ex-mentor du jeune Sarkoy, « centriste », Fabienne l’est par « traçabilité » comme  dit en agriculture… Comme souriait (jaune) Bayrou, « les udf qui ont rejoint l’UMP n’était pas de vrais udf »…

Comme s’il était inquiet de voir un « Centre central » émerger, Bob, « le culturellement de gauche », en appelle pour enfiler les habits centristes de sa co-équipère de vélocipède à deux selles,  au souvenir de Pierre Pflimlin lequel, comme tous les grands hommes, est aujourd’hui revendiqué par tout le monde…

Il oublie, l’ ex-patron de l’UJP devenu grand que Pierre Pflimlin a toujours dit que l’union gaulliste-centriste était « un vrai combat »… Et il ne peut pas témoigner, bien  sûr, de l’émotion de Pierre Pflimlin  quand Bayrou a fait « ressusciter » sa famille politique qui avait trop mis son « drapeau dans la poche » et se faisait manger par le parti héritier d’un gaullisme bien perverti. Bof, tout cela, c’est du passé. A regarder sans sélectivité excessive de la mémoire…

A la suite de cette note, j’ai apprécié un commentaire pertinent que Robert Grossmann a laissé passer sur son blog. « Les consignes ont dues être très claires, alors on avale son boa à la strasbourgeoise et on prône l’ouverture. Quelques personnes en rupture de ban ou attirées par le chant des sirènes feront bien l’affaire… Le temps que la clairvoyance reprenne le dessus. On pourra bien entendu compter sur quelques personnes se réclamant (le criant même) du centrisme mais qui n’ont pour parti que le suivisme.

Parce que force est de constater que la seule union qui existe, c’est l’union KELLER-GROSSMANN, une union UMP-UMP. Une union exclusive ne laissant aucune place aux contradicteurs (même de façade), fussent-ils du même camp ». (J.Viel)  

Ce n’est pas mal vu. Robert qui filtre les commentaires (je le comprends quand je lis certains de  ceux les plus umpistes que je laisse passer !) a publié ce texte. Chapeau. C’est bien.

Il a même laissé un paragraphe que je trouve très bien (et surtout très juste) aussi « Le Centre, représenté par le Modem prône une éthique politique toute différente et ses valeurs sont défendues sur Strasbourg par Chantal CUTAJAR. La bipolarisation politique locale défendue ici avec ardeur ne se poursuivra pas et cela réconciliera les Strasbourgeois avec la politique. La vision d’ensemble de Chantal CUTAJAR, exprimée dans un pacte démocratique clair faisant de l’éco-économie le fer de lance d’une réalité européenne de chaque instant trouvera sans difficulté l’adhésion des Strasbourgeois »

5a61b8a4984b4875e1f7cf199e94b662.jpg

En revanche, j’ai reçu un mail avec copie d’un commentaire laissé sous la même note qui , à l’heure où je boucle ce billet n’avait pas franchi le cap de la censure. Mais nous sommes en un jour férié. Je suis sûr que ce texte, « culturellement spirituel », sera apprécié par notre « Mérimée de la Robertsau » qui adore  les bonnes plumes. Alors, avec l’accord préalable de Nelly (est-ce la même, la « touchante »,  qui séduisait Pascale Jurdan et que j’évoquais au début de ce texte ?) je termine mon billet par un « copié-collé ».

« Fabienne Keller, centriste? Selon quelle définition exactement j’ai du mal à suivre? … Très belle initiative que de vouloir créer une liste d’union, à l’heure où l’on se plaint des infidélités et de la tendance de chacun à préférer le zapping à l’engagement durable…Mais l’observatrice que je m’efforce d’être s’étonne du retour des “unions arrangées” : au nom de comparaisons avec notre voisine l’Allemagne, vous politisez singulièrement le choix de Fabienne Keller, tout en rappelant que les enjeux municipaux sont purement locaux et non partisans… j’ai encore du mal à suivre. Donc une union avec “le centre” pour battre le PS? Mais un centre qui se réclame de quel parti? Le MoDem prône l’indépendance, donc l’autonomie de ses listes. Et représente aujourd’hui le centre, puisque littéralement, il n’est ni à gauche, ni à droite.

Au nom de vos ambitions et d’une image conforme “à la tradition”, vous souhaitez organiser une “union arrangée”, entre le fiancé, représenté par l’UMP strasbourgeois, en mal de représentation crédible en société, et la fiancée, “le Centrisme” tout jeune et plein d’idéaux…

Mais la jeune fiancée, si elle accepte, renie sa famille! Elle est un peu mal arrangée cette union… Elle a pu fonctionner auparavant, mais elle a créé quelques reniements au sein du centrisme. Le MoDem, à la différence de Cécilia, n’a pas choisi d’accompagner son ex époux jusqu’aux élections… »

C’est joliment dit, non ? Je n’ai aucun mal à vous suivre Nelly… Merci ne m’avoir fait bénéficier de ces traits d’ironie pertinente dont n’ont pas encore bénéficiés les internautes qui visitent le blog du celui qui soutient les jeunes de l’UMP d’aujourd’hui, comme André Bord l’avait tellement soutenu quand il était lui-même jeune… Mais cette référence là ne pas plaire du tout, en « haut lieu ». Elle n’est ni politiquement correcte, ni culturellement de gauche.

Daniel RIOT

PS : J’ai illustré ce billet avec des éléments piqués sur le site de la Choucrouterie.La revue

 2007 commence le 11 novembre. Réservez vos places sur le site www.choucrouterie.com. Je suis certain qu’elle sera bonne. Mais l’ami Roger a manqué d’intuition sur titre. Si Chantal Cutajar a son investiture, il y a du sang neuf, de nouveaux plats, des menus équilibrés, avec du jus d’orange très vitaminé et des légumes verts Cap 21.

Pas de plats réchauffés, Sauf ceux qui  meilleurs après réchauffe… Et cela va chauffer! Mais Roger a raison: une défaite du tandem, c’est la fermeture d’une mine pour les chansonniers, les humoristes, les gagmens…

Avec le “tandem” qui sait ce que signifie l’expresion “pédaler dans la choucroute”, Strasbourg est de plus en plus triste, mais Bob et Fafa suscitent de beaux éclats… de rire! 

Notre Robert “mini si pâle”, surtout, a une belle qualité: être meilleur que sa caricature, ce n’est pas permis à tout le monde…

28/10/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

medium_cc_POrtrait_1.jpg

Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

medium_bayrou_CC.jpg

  

Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

medium_cutajar_rentrée_3.gif

Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

15/10/2007

Strasbourg : Tentative d’OPA sur le Modem…

Les ambitions masquées de Jean-Claude  Petitdemange, « préfet hors cadre »

(ma petite chronique strasbourgeoise) 

Voilà près de trois semaines que j’attends que l’info sorte dans les « dna ». Je dis info, pas rumeur… Alors, je joue ici les « chuchoteurs » (salut Jean-Louis !). Après tout, ma « petite chronique strasbourgeoise » est faite aussi pour cela…Le « pape strasbourgeois des souverains poncifs », comme me promeut la « droite strasbourgeoise », a encore quelques bons restes d’info-fouineur, peut-être.

On le sentait venir de loin. Son dessein s’est fait dessin : Jean-Claude Petitdemange, préfet hors cadre, a fait un travail de fourmi rouge, ou de taupe,  pour tenter une OPA sur le Modem strasbourgeois.

OPA : Offre privée d’achat, en l’occurrence, puisque rien n’est public.

Ce maître en combines politiciennes doté d’incontestables talents dans l’une des capacités les plus répandues en politique, celle de nuire, a adhéré au MoDem. Pourquoi pas ? Le Modem est ouvert à tous les talents. Et il a lui des « amitiés » dans tous les rangs, sur tous les bancs, c’est un signe d’ouverture d’esprit, non ?

Mais il le fait discrètement, en catimini, à huis clos,  au « sommet », au siège de l’udf-Modem, à Paris, en tirant parti de quelques unes des nombreuses relations qu’il a pu se faire dans ses fonctions de chef de cabinet de Rocard (qui l’a rayé de son carnet d’adresses). Et en ignorant, avec cette élégance chargée de mépris et d’arrogance qui est l’une de ses caractéristiques, les militants locaux de ce Mouvement démocrate qui gêne tant de monde, à droite, à gauche et…au centre !

C’est qu’il sait « présenter bien » Jean-Claude ! C’est qu’il est tout sauf bête ce « Pasqua de gauche »,  comme je  le surnommais voilà longtemps déjà, à une époque où au PS tout le monde chantait ses louanges !  Et c’est qu’il sait, en tout et pour tout, se montrer fin calculateur, comme tous ceux qui se placent au-dessus de la morale ordinaire pour ne suivre que leur propre « moraline » (selon l’expression de Nietzsche).

Ceux qui ne le connaissent pas ou mal lui font facilement confiance. Il a même l’art  de faire illusion. Un vrai séducteur, sous certains angles (politiquement, bien sûr). Malheur à celles et ceux qui s’en rendent compte trop tard.

Comme il a aussi un bagout de représentant de commerce quand il se vend lui-même, il « embobine » facilement… « Il est très bien ce type ». Mais bien sûr ! S’il savait construire aussi bien que détruire, il serait même très, très, très fréquentable. J’ai même failli me faire piéger, voilà bien des années, quand il animait un club de réflexions transformé en cercle de conspirations…

Enfin, il est très utile, Jean-Claude. Pour les adversaires de ses amis. Fabienne Keller et Robert Grossmann ne pourront jamais le remercier comme il convient : c’est grâce à lui qu’ils sont entrés dans l’histoire de  Strasbourg.

 Pascale Jurdant-Pfeiffer aussi peut lui dire « merci » avec chaleur : c’est grâce à lui qu’elle a pu gagner(face au FN) des élections cantonales où le « traître à sa cause » (conseiller sortant) avait obtenu un score que n’importe quel homme politique un peu lucide aurait considéré comme un désaveu et une invitation à une retraite bien méritée. Un sortant sorti avec 13% des voix : quelle belle popularité !

Au MoDem, Jean-Claude Petitdemange  (silencieux pendant les Présidentielles comme durant les Législatives) se dit qu’il a un ou deux bons coups à jouer. Il y a un tel « bordel » au centre, avec les UMP venus du centre, le Nouveau Centre, les Udf  fidèles à Sarko mais ennemis du tandem, ou amis du tandem mais ennemis de Sarko, les Udf-Modem qui détestent Cutajar et ceux qui adorent Cutajar, les nouveaux centristes et les anciens, les (faux) « historiques » et les (vrais) histrions, les centreux, les centraliens, les décentrés, les excentrés, les centraux…Y a bon marécage !

En plus,  de nouvelles figures brouillent les cartes dès que le jeu semble se clarifier. Pascale, la corde au cou, s’agenouille aux pieds du tandem et fait plusieurs me culpa, mais voici qu’émergent Marc (qui rallie publiquement par voie (x) de presse Chantal puis se dédit comme s’il n’avait rien dit) et, ralliée elle aussi par adhésion directe à Paris, Ludmilla la magnifique.

L’auteure d’un livre (dont les bonnes feuilles sont publiées sur le blog des dna au grand dam de Robert Grossmann) annonce sa candidature à l’investiture juste après avoir affirmé publiquement qu’elle ne briguerait pas  la tête de liste ! On peut changer d’avis, non ? Il n’y a aucun mal à cela. Et elle veut l’investiture sans rejoindre le groupe municipal de l’udf-Modem ! Et alors ?

Comme dit le « déblogueur » qui lui sert d’attaché de presse (ou de chef du protocole, puisque c’est lui qui adresse les invitations à un dîner-débat), « personne ne peut revendiquer une quelconque légitimité ! »).  Ben voyons…

Il y a les « centro-n’importquoistes », aussi : je les avais oubliés, ceux-là ! Y a bon, vraiment bon, marécage ! « Petitdemangetout » avoir bon appétit ! De plus en plus.

Le calcul devient simple : la commission nationale d’investiture du MoDem va se retrouver avec trois dossiers, ou plutôt avec deux puisque celui de Marc n’existe que parce que la locale des dna y prête (un peu) attention. Que se passe-t-il, parfois, dans ce cas de figure ? Le « troisième homme » n’est pas que viennois…

Jean-Claude Petimanche (pardon mon clavier patine) Petidemange,  fort de ses « excellentes relations » avec quelques membres de la dite commission peut arriver, en potion (position) de synthèse. En plus, il pourrait être servi par un argument (fort répété  en ville) : « Les Strasbourgeois en ont marre d’avoir des femmes à la mairie… Catherine, Fabienne, çà suffit ! On a donné ! »

C’est qu’il a un programme, Jean-Claude : le meilleur de ce qu’ont préparé les autres… La vie quotidienne des Strasbourgeois : il ne chante que cela le « préfet hors cadre » ! Qui n’en fait pas sa priorité? « Synthèse » : un mot qui serait nouveau dans son lexique personnel plutôt marqué par « antithèse »  Et,en plus,  il a sa vieille  équipe, Jean-Claude. « Strasbourg citoyenne ». Qui est prête à discuter avec tout monde , sauf avec la droite UMP et avec le PS. Le blog de la locale des dna qui est devenu (par ce qui est publié…et par ce qu’il n’y est pas) un révélateur des faux et des vrais calculs des uns et des autres (y compris des journalistes) lui a même consacré une longue note. « Strasbourg citoyenne » rajoute un peu de confusion au centre : Cela arrange qui, à votre avis ?  

Le « briseur de Catherine qui veut briser Roland » compte en profiter en tous cas. Avec ses deux fers encore au feu : son OPA sur le MoDem Strasbourg et son Oui au tandem « en quête d’un Kouchner ou d’un Bockel local » (Rien de moins !).

Pour l’heure, il se concentre sur l’OPA, le « préfet hors cadre ». Avec le soutien ou dans le dos de Ludmilla Hug- Kalinkova ? De cela, je ne sais rien.

Drôle d’attelage en vue, en tous cas : l’une veut la perte du « tandem », l’autre l’échec de Ries. Comme s’il suffisait de faire perdre pour gagner. Pour le Modem l’enjeu suprême n’est pas de gagner ou de perdre, mais de faire gagner Strasbourg !

Un de ses proches  me dit que Hug-Kalinkova serait sûre de « faire un tabac » si Petitdemange était tête de « sa » liste…D’où l’idée de l’OPA, peut-être… Les interdictions de fumer dans les lieux publics ne sont pas (heureusement) des interdictions de rêver. Mais les illusions tuent, parfois. Allez savoir. L’heure n’est pas aux pronostics…

Ce dont je suis sûr en revanche c’est ce que l’émergence de Petitdemange en première ligne ferait perdre au MoDem à Strasbourg et ailleurs. Rassembler n’est pas jouer les sacs poubelles des déçus, des aigris et de ce que De gaulle nommait les « politichiens ». Or, le « préfet hors cadre » est un « politichien hors normes »

Il me semblait que l’appartenance au Modem impliquait l’adhésion à une éthique politique nouvelle, plus rigoureuse, plus honnête, moins calculatrice. Si faire de la politique « autrement », c’est savoir avancer caché et masqué, marcher en crabe tout en  tentant d’imiter les crocodiles (belle gymnastique !), le Modem sera condamné sans modération. Mais le pire n’est jamais sûr, surtout quand l’objet de l’OPA n’a rien à vendre. Surtout pas son âme…

Daniel RIOT

07/10/2007

Strasbourg: Vous avez dit "démocratie locale"?

Petite chronique strasbourgeoise à partir des dna

Vous avez dit « démocratie locale » ? J’ai souris en lisant les dna de cette semaine avec un mini-dossier sur un maxi-bilan : celui des « conseils de quartiers » de Strasbourg.

*D’un coté des « super citoyens super contents des super élus qui assistent le super tandem qui super-dirigent la super-ville de super-Strasbourg ».

*De l’autre, des « super-déçus »… Où est le clivage ? Les super-contents sont des… porte (bonnes) paroles. Les super déçus sont des gens réalistes, dont certains ont un tort :avoir suffisamment de mémoire pour se souvenir des engagement en matière de « démocratie de proximité » de la liste UDF-UMP-Société civile candidate, devenue UMP élue…

Cela vaut quelques citations.  

>>>Dans l’article de Barbara Romero : « Attablés hier à l'heure du déjeuner autour de Fabienne Keller et Robert Grossmann, les seize porte-parole ont pu passer brièvement en revue leurs actions sur quatre ans. Parmi les projets réalisés en concertation : la fête de quartier de l'Orangerie, la plaque commémorative des bombardements de Neudorf, l'aménagement de la placette des Halles, les Ateliers-mémoire de la Meinau, les chantiers de la presqu'île André-Malraux etc.

Deux cents réunions de commission, 4 341 participants, un budget total de 378 506 € étalés entre 2004 et 2007 : pour l'élue en charge de la démocratie de proximité, Frédérique Loutrel, le bilan est très positif. « Entre les deux mandats, nous avons quasi doublé les moyens, votre activité a été très riche, et grâce à vous, les habitants des quartiers sont devenus des "super-citoyens". C'était une obligation légale, vous en avez fait une réussite locale ».

On se lève, et on applaudit. En imaginant que la gentille Frédérique ait pu dire autre chose : quel bel événement virtuel!

Précision : « Et tous les porte-parole d'affirmer leur apolitisme ». Ben voyons… « Seul regret général : la mise en veilleuse de leur activité, élections municipales obligent... » Allons donc…

>>> Dans l’article de Chantal GRANDGEORGES, sous le titre : « La démocratie participative, une illusion ? » 

Premier témoignage : « André Plouzin a participé aux comités de quartier de l'ancienne municipalité et aux conseils de quartier de l'équipe municipale actuelle. Il a fini par démissionner en même temps que les autres membres du conseil de quartier du centre-ville. Et a perdu ses illusions sur la démocratie participative.

 « Quels que soient les élus, ça ne marche pas. Quand on n'a pas le pouvoir, on est prêt à le partager. Quand on a le pouvoir, on ne veut plus le partager. Il n'y a pas de vaccin contre ça. C'est une déformation politique », déclare-t-il. Pourtant, raconte-t-il, il s'est battu pour la création des comités de quartier. « Si on dit quelque chose contre le projet de la municipalité, les élus estiment qu'on est contre eux. Il a fallu se battre, même du temps de Trautmann. Mais on a quand même obtenu les parkings-relais et les macarons résidentiels pour le stationnement payant au centre-ville. ».

Selon lui, tout dépend de l'adjoint de quartier. « Avec Robert Herrmann, ça se passait mieux qu'avec Marie-Hélène Gillig. Avec Catherine Seegmuller, on n'a pas eu de chance. Certains membres, pourtant de droite et choisis par la municipalité, étaient morts de trouille, notamment des commerçants qui avaient peurs de représailles ». Aujourd'hui, affirme-t-il, même le milieu associatif disparaît. « Il ne sert plus à rien, puisqu'il n'y a plus de grains à moudre. Il n'y a plus de contre-pouvoir possible ». Selon lui, les élus sont en train de « se griller ».

Allons, allons, Monsieur Plouzin : Il ne faut pas désespérer. Sous la gauche, c’était nouveau. Et cela n’avait rien d’évident. C’était avant les « obligations légales » de 2002. Alors, un peu d’indulgence (on va encore dire que je soutiens la gauche !). Sous le « tandem » de droite, c’était un peu différent. Comment organiser de bonnes concertations quand on n’a pas confiance en soi, étant évident que l’arrogance affichée est un signe de méfiance ?… La parano au pouvoir, c’est « vents vilains » sur la ville… Au fait, c’est quoi, cette « peur des représailles » ? Joli climat…

Deuxième témoignage : « Pierre-Philippe Bayart, membre du bureau du conseil du quartier gare, a aussi connu les comités de quartier de l'ancienne municipalité. Il reste persuadé que ça pourrait fonctionner, sous une autre forme. S'il a décroché du conseil de quartier depuis un an, c'est « parce qu'il n'y a plus aucune discussion possible. On est toujours mis devant le fait accompli. Les assemblées plénières sont préparées par le bureau, mais complètement détournées par l'adjointe de quartier qui désavoue l'ordre du jour qu'elle avait signé ». Depuis des mois, il ne se passe plus rien à cause des élections présidentielles, puis municipales. « Pourtant, on dit qu'on n'y fait pas de politique. Alors pourquoi ne pas continuer à exister. Dans certaines villes, les conseils de quartier ont pris beaucoup plus de distance ».

Il estime toutefois que le conseil de quartier devrait être repris. « Ça pourrait fonctionner comme instance de concertation et de communication. Mais pour cela, il faudrait un budget ». Du temps de l'ancienne municipalité, un comité de liaison des associations de quartier s'était formé avec le soutien de la Ville pour l'organisation de forums sur la démocratie participative. « Roland Ries voulait reformater les comités de quartier », se souvient-il »

Ce « reformatage » reste d’actualité, et pas seulement chez Roland Ries !  C’est curieux de voir l’incapacité de nos gouvernants actuels ne pas tenir compte de ce qui se fait de mieux dans les villes européennes les plus authentiquement démocratiques. Mais les esprits de nos gouvernants actuels sont aussi « européens » que la foire du même nom…

Et comment aurions-nous pu avoir une « démocratie locale » vivante, active quand au niveau du conseil municipal l’opposition est méprisée et quand la majorité n’est autorisée à parler que pour exprimer ses accords avec la ligne décidée.

Il n’y a en fait qu’une concertation réelle : celle entre Robert et Fabienne. Ah ! Si les murs pouvaient parler… Mais ils parlent, figurez-vous. Ils crient même, parfois. Mais Chut !  Tout va très bien Madame la marquise… Et puis, « attention aux représailles » !

REPERES : Excellente initiative des dna de reproduire les obligations légales en matière de « démocratie de proximité ». Elles sont vraiment peu contraignantes… « L'article 1 de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité stipule : « Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d'eux est doté d'un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement. »« Les conseils de quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville. » « Le conseil municipal peut affecter aux conseils de quartier un local et leur allouer chaque année des crédits pour leur fonctionnement. »

Autant dire que l’esprit compte plus que le texte. Les « super citoyens », comme dit Loutrel,  méritent une super-démocratie de proximité. Qui reste à mettre sur rails… On en reparle pendant la campagne, j’imagine. Il suffirait d’élire quelqu’un qui soit capable de tenir, sur ce terrain,  les engagements pris par le tandem avant son élection (qu'il n'imaginait pas) et pas respectés depuis…

28/09/2007

Politique : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

3fd1c62ffe004ec788963acfabb6deae.jpg

Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"

19/09/2007

Strasbourg: Le PS et les municipales...

Petite chronique strasbourgeoise : Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?

Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.

Sur le plan national, dans ce  PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…

Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

1b2870b997be20620ff394183a22f5d1.jpg

Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par  Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.

Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée  désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou  vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.

Paroles d’apparatchik…

Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local.  Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés  d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…

A  l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

c89ce4618b80d23af6cb80f03bba596c.jpg
Yan Wehrling

Les Verts, ces supplétifs…

Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !

>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention  de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion  entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de  la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.

>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre.  « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.

Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?

C’est gentil à vous, monsieur Cahn,   de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain  de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent  que dans le comique involontaire.

La clarté du « centre central »

Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »

Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

e8342511548e8947167486f5f273656e.jpg
Pierre Henninger

Quand le PS n’est plus « républicain »…

Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation  à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen  « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline,on le sait, ont quitté le PS, en toute clarté,  pour adhérer au moDem pour rester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.  

« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

26757513ad2fa9752651e8d706cba449.jpg
Catherine Trautmann

Je connais (et j’apprécie)  trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme »  de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !)  ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence,  c’est autre chose…

e7377a3bbf9491db1455e29192f0427d.jpg
Yveline Moeglen

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront  répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très  surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on  sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.

Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »

Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête »  qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

47f1b22ec3623861a4b57eb2b8bea64f.gif
Chantal Cutajar et François  Bayrou

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar,  que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.

En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate »? Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates »,  que tout se jouera. Or, pour l’heure,  rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?

Daniel RIOT

02/09/2007

STRASBOURG: Vive la rentrée politique !

Quand SuperBob prépare l’ordre du jour du SuperConseil des ministres de SuperSarko en SuperStrasbourg… Quand le PS prépare une liste de réconciliation municipale…Quand les excentrés du centre peuvent priver le Modem d’une place centrale… Quand Chantal Cutajar résiste et permet de rallumer des espérances.... 

 

6d04cc05bbb2e8d1ff29d75bc58845fc.jpg

 

En fanfare, la rentrée politique strasbourgeoise! Même Super Bob Grossmann finit par se prendre pour ce qu’il fut jadis : le coach de Sarkozy. Sur son blog, il « conseille » un ordre du jour pour le Conseil des ministres « exceptionnel » annoncé pour vendredi prochain. Bien Robert, très bien… Et tout le monde se réjouit d’apprendre que « Strasbourg ne peut être le lieu d’un jour », qu’il  faut « du sens à cet événement, il faut du contenu, il faut des actes forts. »

Très juste : « A quoi servirait un conseil des ministres à Strasbourg si la région et ses problèmes ne devaient y être évoqués » ? Pertinent : « Strasbourg, l’autre capitale, la ville du parlement européen, serait donc, en toute logique une sorte d’étape régulière des plus hautes autorités de l’état, à partir de ce conseil des ministres. Strasbourg, c’est la France sur le Rhin, c’est la France au cœur de l’Europe ». Bien dit… J’applaudis. Comme j’applaudis aussi à la « bibliothèque idéale » C’est le Grossmann que j’aime, celui-là. Mais oui. Sincèrement. Quand on aime les livres comme il les aime, on a forcément des qualités.

Il faut le lire entre les lignes, Robert…Et pas seulement à travers son art du 4X4. Au fait, est-ce à lui qu’est dédié le numéro de « Saison d’Alsace » sur ces véhicules de campagne trop utilisés en ville. Ah !  L’écologie urbaine, c’est une vraie conduite…Mais je m’égare. Je me gare, donc. Où je peux.

d33136e95c8228b1b20c6329cf354507.jpg

A propos de gare, on me dit que notre « Malraux de Pourtalès » insiste (lourdement) pour que la verrière de la gare TGV (de Strasbourg, pas de Baudrecourt ) soit inaugurée le jour de son anniversaire…Une rumeur entretenue par des mauvaises langues, sans doute.

Robert adore les inaugurations (et sa propre personne) mais de là à s’engager sur les voies d’un tel  égocentrisme (tiens, il y a centriste, dans ce mot…). Non, je n’y crois pas.

Ce qu’il mériterait Robert, c’est une station de tram (celle du musée d’art moderne, par exemple) à son nom : il est tellement pour le tram de Fabienne après avoir été tellement contre celui de Catherine et de Roland que cela en devient attendrissant : «  Strasbourg, capitale du tram », écrit-il sur son blog

J’aime bien son blog, à Robert. Pour ce qu’il y met, et pour ce qu’il n’y place point. Rien sur la mort du Messmer, par exemple. Pourtant, en bon gaulliste, l’ancien patron de l’UJP aurait pu avoir une pensée…Mais suis-je bête ?…C’est quand l’ancien maire de Sarrebourg était à Matignon que « Grand Robert » a du refermer le premier chapitre de sa carrière « ministérielle » engagée grâce à André Bord. Mais là encore je m’égare dans des histoires qui remontent à l’époque de la guerre froide et qui ne sont pas dignes de figurer dans l’Histoire. Rumeurs du passé…

Rumeur du présent : une plongée dans le « microcosme » parisien (où l’on raconte tout et sans doute n’importe quoi y compris des histoires de cœur pour un « Gala » ou un « Voici » local) me donne confirmation que le Palais (il n’y en a plus qu’un en France, celui de l’Elysée) cherche pour « l’ami Robert » une responsabilité nationale de très haut niveau (mais pas gouvernementale) dans le champ culturel. Ce serait bien. Et il le mériterait bien, Robert.

Au fait, qui a des nouvelles de Norbert ? Je parle d’Engel, bien sûr, l’ex-conseiller culturel de Catherine Traumann qui n’en revenait pas de travailler au cœur du « triangle d’or » (ou du carré, je ne sais plus) de la République et qui est l’un des politiques à avoir su qu’on pouvait tirer parti de la culture sans être cultivateur : l’inspection générale, c’est quelque chose ! Mieux que la préfecture « hors cadre »).

On me dit qu’il serait partant (si l’on peut dire pour un revenant) sur la liste de réconciliation (plus que d’union) qui se concocte au PS selon des nouvelles fraîches des DNA (je dis « fraîches », parce que l’article dit « a-t-on appris hier » à propos  d’infos connues depuis… plusieurs semaines ou mois).

Comme dit l’un de mes amis qui vient de quitter le PS avec la tristesse des gens qui ont donné beaucoup à une cause mal servie : « On ne change pas une équipe qui perd ». Même en rajoutant LE député et sa femme. Enfin…Norbert, comme Robert, est un homme de qualités aussi. Puisqu’il aime tellement les livres que jadis il était fier de les dérober…

Rumeurs du passé, encore…

Qui plus est, n’a-t-on pas vu aux législatives des perdants gagner ? C’est « l’effet Sarko » que les Républicains américains nous envient (et que le « tandem » actuel de Strasbourg tente d’illustrer) : « Celui qui sait conquérir le pouvoir en faisant oublier qu’il l’avait bien mal exercé » dit un conseiller de Bush…

Bon. Assez plaisanté. Roland Ries, que j'apprécie comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici,  sera tête de liste. Cela doit être annoncé officiellement très bientôt et c’est le mieux que le PS, en l’état pouvait faire. Et le « tandem » UMP, sauf surprise déjà annoncée dans le « microcosme parisien » dont je parlais se représentera, fier de son bilan visible.

Et le « centre », me direz-vous ? Obligation (acceptée de plein gré et de ma propre initiative) de réserve…

J’en reparlerai ici, bien sûr, quand le centre sera recentré sur le centre, donc sans les excentrés du Nouveau Centre ou les centrifugés de la droite masquée…Vous me suivez ? Non ? J’ai du mal à suivre aussi, rassurez-vous…

Quel « milieu », ce centre qui a du mal à devenir central ! Le PS a ses éléphants et ses jeunes lions. L’UMP a ses cocus du sarkozysme triomphant et ses jeunes loups sarkomaniaques. A l’udf ( à ce qu’il en reste), il est des « cadres » (prononcez câââdres)  qui ne facilitent pas l’accrochage dans le paysage politique et la mise en relief du tableau (encore à l’état d’ébauche) du  Modem. Encore les arts et la culture, décidément ! Mais avec des œuvres qui ne sont destinées ni à une « bibliothèque idéale » ni à un « musée imaginaire ».

Mais ne désespérons surtout pas. Attali a raison :  « la croissance doit être libérée par la confiance ». Alors, en faisant un silence de deuil sur tout ce qui pourrait décourager les meilleures volontés,  affichons notre confiance…en terminant cette chronique strasbourgeoise par une excellente nouvelle : Chantal Cutajar n’a pas été découragée par les entreprises de démolition dont elle est l’objet.

Oui. Elle aurait pu réagir différemment, celle qui est traitée « d’emmerdeuse » ou de « semeuse de merdre » (quelle classe !) par celles et ceux qui ont peur d’une vie politique plus propre et plus probe, plus digne et plus respectueuse des valeurs proclamées, plus nourrie de convictions que d’opportunisme. C’est fou comme des insultes peuvent devenir des éloges dans certaines bouches.

7e32a59c3a501f3c304d83ad3d07da18.jpg

Elle aurait pu surtout renoncer à la politique si chronophage et si ingrate face aux campagnes insidieuses, diffamatoires et calomnieuses soigneusement orchestrées dont elle est l’objet, (y compris par des blogeurs courageusement anonymes) dans certains cercles. Mais elle a appris que la politique, c’est d’abord le dur apprentissage de la digestion des clous rouillés, des coups tordus et des peaux de bananes, semés, donnés et balancés de tous cotés, y compris dans les étranges familles des « faux amis »…

Que voulez-vous ? Elle est intelligente, plutôt agréable à regarder, intéressante à écouter, attentive aux problèmes des autres, soucieuse de l’intérêt général, imprégné du sens de la justice (donc allergique aux injustices), Croisée des droits de l'homme,  courageuse, ambitieuse, et capable de se doter des moyens de ses légitimes ambitions… Voilà beaucoup de défauts en ce (bas) monde. Surtout pour quelqu’un qui  apparaît, comme Bayrou ou Corinne Lepage,  trop à droite pour la gauche maladroite et trop à gauche pour la droite très gauche. Dure, dure la vie d’une vraie Centriste du centre central !

Chantal CUTAJAR ne s’est pas découragée. Tant mieux. Elle fait sa rentrée politique personnelle le 5 septembre à l’Art café, à 19 heures.

Elle vient d’accueillir deux personnalités pour laquelle j’ai beaucoup d’estime dans son (mini)groupe municipal Udf-Modem : Pierre HENNINGER, le gestionnaire de qualité qui sait allier réalisme et idéalisme, loyauté et intelligence, et qui a Strasbourg chevillé au corps et au cœur,  et Yveline MOEGLEN, qui sait que l’écologie est inséparable de l’économie et qui a beaucoup appris (elle aussi) depuis qu’elle est entrée (activement) en politique. Tant mieux.

D’après ce que je crois savoir, les bonnes nouvelles ne s’arrêteront pas là. Les « bonnes nouvelles », ici,  sont celles, bien sûr,  qui sont porteuses de vraies « ruptures », donc de ruptures qui entraînent des progrès et non des régressions…

Une confidence qui ne surprendra pas celles et ceux qui me suivent sur ce blog : j’ai adhéré à « Strasbourg je t’M », l’association crée par des jeunes démocrates (y compris septuagénaires) qui voient en Chantal Cutajar une vraie Chance pour Strasbourg et pour les Strasbourgeois

Il est sûr que Chantal qui sait ce que les mots « engagement » et « respect » veulent dire (et impliquent), a déjà un début de programme municipal tout trouvé : tenir les engagements pris pendant la dernière campagne par la liste de l’actuel « tandem » (où elle avait été appelée en troisième place pour ses compétences dans la « société civile »)   en matière de démocratie locale, d’excellence dans la gouvernance, de rigueur dans une gestion non politicienne de la cité.

C’est fou ce que l’on peut bien apprendre en voyant faire de près ce qu’il ne faut surtout pas faire. Et en « rompant », courageusement,  sans attendre que le mot « rupture » soit à la mode avec ceux qui la trompant ont trompé leurs électeurs… Là, je ne m’égare pas. Et je ne plaisante surtout pas.

Bonne rentrée politique, citoyennes et citoyens !

Daniel RIOT

20/06/2007

France: Chapeau Sarko !

Il est bon. Excellent, même... Et je fais le  pari qu’il va réussir son premier Conseil européen. Eh ! Oui… je parle bien de Nicolas Sarkozy!

J’ai été suffisamment critique, satirique, alarmiste (injuste, même, de cette injustice vénielle des polémistes) envers lui pour ne pas autocensurer les sentiments positifs que Sarkozy m’inspire aujourd’hui,  après ses débuts à l’Elysée, la formation de son gouvernement et  l’image de « gagneur » qu’il sait donner à une France qui a effectivement besoin de voir ses structures (et bien des têtes) dépoussiérées, secouées, modernisées.

medium_sarko_portrait_9.2.jpg

Son entretien avec Poivre et Claire Chazal, ce soir sur TF1, était un petit chef d’œuvre de prestations télévisuelles pour un chef de l’Etat qui doit incarner la Nation et représenter une France qui avait perdu ce dynamisme et ce moral  sans lesquels l’avenir est bouché. Entre nous, Sainte Ségolène dans la même situation m’aurait sans doute fait lever les yeux au ciel. Sarko m’incite à regarder droit devant. C’est peut-être d’abord cela, « l’effet Sarko ». Pauvre Ségolène: avec elle, la photo aurait été (parfois) bonne. Figée.Avec Sarko, c'est l'image et le son qui font impression. En mouvement.  

Victime de l’ « état de grâce », l’auteur de ce billet laudateur ? De l’hypnose collective déclenchée par ce magicien ou du moins, comme le dit Tapie, cet excellent comédien ?  De cette « sarkomania » ambiante ? Non, bien sûr. Je juge l’image et l’habileté. Pas le fond du programme mis en route et l’étrange manière de confondre démocratie sociale et bonapartisme à peine voilé, avec ce que tout ce peut comporter de positif et d’inquiétant.

medium_sarko_tev.jpg

Mais reconnaissons-le : Il faut être excellent pour réussir aussi bien à siphonner l’électorat de Le Pen, à piller sans vergogne dans la boîte à outils de Bayrou (seul leader politique dont il ne cite pas le nom, bien qu’il l’ait reçu comme d’autres à l’Elysée), à accentuer encore le coté ringard et archaïque du PS, et... à prendre à rebrousse polis sa propre majorité condamnée soit au masochisme confortable du chien de la fable de La Fontaine soit à la vie du loup qu’elle serait bien incapable de supporter.

Le plus frappant, en ces lendemains d’élections, au niveau des images, c’est le contraste saisissant entre l’image du Chef, du Guide, du « Superman de l’Elysée » et le troupeau (au sens noble du terme, disons biblique,  bien sûr) de l’UMP, de ses apparentés et de ses valets de Chambre (des Députes, évidemment) : même les plus jeunes de ces notables réunis semblent très vieux dans cette digne assemblée d’élus du peuple…

Bien sûr, il y a des exceptions, ne caricaturons pas. Mais elles confirment la règle. Heureusement que selon son propre commentaire les « Français ont été sages dimanche dernier » en limitant la masse du conservatisme crasse.  

Le plus drôle, dans le même ordre d’idées, c’est le terrible décalage entre ce rassemblement d’élus par « l’effet Sarko » et la jeunesse, la diversité, et la qualité (mais oui) de la plupart des ministres (je ne parle évidemment pas de Santini, de Besson et de quelques autres, en place par calculs politiciens trop classiques et trop connus et non par choix ,de forme ou de fond.

Les socialistes peuvent toujours parler « d’équipe pour les caméras », « de casting pour la frime »…On a déjà vu nettement moins bien ces dernières décennies. Avec moins de jeunes, moins de femmes, moins de représentants de la « diversité française », comme on dit pour gommer un peu les effets désastreux d’expressions du type « d’origine étrangère », « issus de l’immigration », « des banlieues »

medium_fillon_II.jpg

Deux rappels copiés collés dans Le Monde :

medium_rama_yade.jpg* La moyenne d'âge du gouvernement "Fillon 2" est de 50,5 ans. Sur 32 ministres, 13 ont moins de 50 ans, 12 entre 50 et 60 ans (dont le Premier ministre François Fillon, qui a 53 ans). Les deux benjamins de l'équipe ministérielle sont Rama Yade (30 ans) et Laurent Wauquiez (32 ans), porte-parole du gouvernement.

medium_amara_fadela.jpg*Les femmes, avec deux ministères "régaliens" (Intérieur pour Michèle Alliot-Marie et Justice pour Rachida Dati) et la "forteresse" de Bercy (Christine Lagarde), plus quelques ministères "techniques" mais emblématiques (Culture, Logement, Santé, Recherche), se taillent une vraie place de premier plan dans le nouveau medium_rachida_dati_2.jpggouvernement.

Pas mal, effectivement ! Et les socialistes peuvent toujours exclure de leurs rangs ceux (et celle) qui se sont ralliés à Sarkozy : la gauche française est devenue ce qu’on disait de la droite voilà peu encore (avec raison), « la plus bête du monde ».

medium_kosciusko-morizet2.jpgConsolation pour les électeurs de Bayrou : preuve est ainsi donnée, par ricochet,  qu’en cas de victoire, la patron du MoDem n’aurait eu aucune difficulté pour réunir les meilleures compétences dans un gouvernement d’union nationale…Il aurait même pu mieux faire, sans doute.

Tristesse pour les mêmes électeurs : la République aurait été modernisée et assainie dans ses structures mêmes, non par des réformettes qui vont perpétuer la confusion et la concentration des pouvoirs, les tentations politiciennes de  « ralliements » et non d’ « alliances », et l’existence d’une Assemblée toujours coupée en deux et non devenue vraiment constructive grâce à ces « accords de législature » que Pierre Mendès France préconisait déjà. Et grâce à une vraie revalorisation du travail parlementaire.

Pas de regret à avoir : l’Histoire ne se refait pas ; elle continue. Et elle ne se fait pas uniquement par des effets d’annonce et des prestations (même très réussies) à la télévision. La loi du « tapage médiatique » qu’avait conceptualisée Kouchner a des limites. Comme disait De Gaulle : « Il n’est pas possible de se faire élire sur un programme et de l’appliquer. Car le choix est simple : ou l’élu trompe ses électeurs, ou il trompe l’intérêt du pays. >>

En attendant la suite, avec une vigilance critique comme il se doit, mais aussi dans l'espoir   de pouvoir applaudir à quelques actions "utiles et justes" pour la France et les Français, chapeau Sarko !

Daniel Riot

23:52 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, sarkozy, france, UMP

19/06/2007

POLITIQUE: Le Modem, digue anti raz-de-marée..

Petites leçons du deuxième tour des Législatives : Ce sont les électeurs du MoDem qui ont contrarié les desseins de l'UMP 

« Doulce France »… Toujours prête, de plus en plus même, à se laisser aller d’une humeur à l’autre. Pour se faire peur, ou plaisir. Pour fuir les réalités, souvent.

Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s’inscrit dans les sondages. Un succès à inscrire dans le Livre des records pour l’UMP, qui pourtant, a  un  bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu’à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l’objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.

Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s’est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l’état de grâce », ose un autre…Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes…

En fait, le fait qu’un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives   n’a rien d’exceptionnel. Et l’important n’est pas ce qui est mis la  plupart du temps en valeur, mais ce qui est caché par ce qui est valorisé.

Un «recul » de l’UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C’est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. Et la victoire de l’UMP et de ses satellites est incontestable.

Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n’est pas représentée, et on notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n’est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d’un bi-partisme qui s’auto-reproduit. Et ne parlons pas de la représentation des « minorités visibles »…

Bien blanche, la Chambre! Même l’arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer … 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction.

Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l’importance historique et périlleuse de l’ABSTENTION. C’est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C’est la démonstration que les Français, malgré l’effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu’elle se pratique.

Problèmes d’éducation (dès l’école), d’information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d’état d’esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)…

ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J’attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d’autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer,  et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement

En termes d’analyse politique, il importe bien sûr d’être prudent. Et ne pas s’en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des  calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d’être mise en relief:

>>> L’échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l’extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !

>>> Le sauvetage du PC n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet   revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu’on pouvait le penser : ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d’authentique réformateurs d’une pensée et d’une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche «  qui irait du PC au centre ». Le PS  va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre ou avec le centre….

>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu’ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants… Après la vague rose des régionales, le même concert d’auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.   

Il est vrai qu’au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours,  le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges,  contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal…

Mais une « surprise » provoquée par quoi ?

Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l’habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale…

Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d’autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n’a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu’au premier »

Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l’absence de triangulaire. Il n’y en a qu’une , et elle a été gagné par le MoDem…

Il a été surtout servi par l’électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d’exception)  la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)

Claude Patriat explique :  «  Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. ».

Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a  bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l’absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.

C’est logique puisque l’électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le  « général Morin ». C’est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d’arbitrage. C’est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d’un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.

Cet appui du moDem est d’ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l’UMP et 17% se  seraient abstenus ou auraient voté blanc.

A noter au passage la faible abstention des  électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c’est  le signe d’une motivation civique forte chez celle et  ceux qui optent pour l’orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.

Ces données sont évidemment importantes pour tenter d’imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d’abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.

Daniel RIOT

18/06/2007

Strasbourg: le tandem UMP en échec

Petite chronique strasbourgeoise: Les législatives n'ont vraiment rien à voir avec les municipales...

Les Législatives ne sont pas les municipales… C’est une évidence que Fabienne Keller et Robert Grossmann qui se sont relayés sur le plateau de France 3 Alsace ont asséné. En faisant sourire tous ceux qui les regardaient… 

C’est une évidence telle que l’on peut se demander, en toute fausse naïveté, bien sûr, pourquoi le « Tandem UMP» qui dirige la Ville a éprouvé le besoin de monopoliser la parole dans les débats qui ont marqué cette soirée électorale à Strasbourg.

Consignée à la maison, la jeune femme lisse Frédérique Loutrel qui a été envoyée au front dans cette circonscription qui avait déjà fait tellement de   peine à  Robert Grossmann !

Interdite de plateau, (pas par France 3, bien sûr), Pascale Jurdant-Pfeiffer candidate du MoDem et toujours membre de la majorité municipale, éliminée au premier tour, qui, visiblement, n’a pas été très  suivie par  ses électeurs dans son spectaculaire « ralliement » au candidat de l’UMP, lequel n’a gagné que  d’une courte tête devant le candidat socialiste. Il reprenait, pourtant, une circonscription tenue par un sortant UMP dont il avait été suppléant !

Diable ! Le « Tandem » se doit de serrer les boulons…

Même dans la troisième circonscription, André Schneider (UMP), qui n’a pu atteindre les 60% visés, semble avoir pâti de ce curieux phénomène, intéressant sociologiquement, qui fait que le « Tandem » secrète un manque de sympathie (pour rester dans la litote) de la part d’une partie de la population strasbourgeoise, y compris  de « sensibilité de droite ».

Ce manque de sympathie a même des répercussions politiques qui dépassent la municipalité… La faiblesse du score de Sarkozy sur Strasbourg, surtout comparé aux résultats plébiscitaires dans le reste de l’Alsace, ne s’explique que par cela. Et preuve est faite, dans ces législatives,  que l’image de l’UMP est ternie sur Strasbourg par l’ombre de l’UPS, ce parti que le tandem a cru bon de créer, par mégalomanie et par souci de verrouiller tout ce qui peut brouiller les cartes dans la droite strasbourgeoise et au centre…

Ah ! Le centre…Une obsession pour Fabienne Keller qui a cru bon donner un cours de géographie politique devant les caméras. Elle se voudrait tellement centriste, cette « sénateur »  élue maire avec l’étiquette UDF et passée à l’UMP !

Et elle voudrait tellement diriger, contrôler ou manipuler tous les « centres » : celui qui a carrément été mangé par l’UMP, celui qui en toute logique doit rejoindre l’armée   du général Morin, ce « Nouveau centre » qui n’est ni Nouveau ni central,  et même , (mais oui), le vrai centre, celui de l’UDF-MoDem.

Géniale la stratégie, fantastique la tactique ! Discrètes surtout les belles manoeuvres...

On combat, par l’arrogance, le mépris, le dénigrement les centristes qui suivent le ligne et le cap Bayrou. On tente de court-circuiter les mêmes en encourageant les ambitions de quelques personnages qui n’ont pas compris la portée de la « révolution » de « l’extrême centre ». On usurpe l’étiquette UDF en prenant soin de doter les candidats UMP de suppléants de la tendance de De Robien ou de la loyauté de Morin. Et on laisse miroiter de « bonnes places » sur la prochaine liste municipale de l’UPS, cette Union pour Strasbourg  devenue Union pour Sarkozy, à celles et à ceux qui mettent des peaux de banane, des clous, des pièges sous les pas des  « centristes centraux » du Modem ou de ceux qui ont des velléités de se positionner … à droite de l’UMP.

Cette tactique et cette stratégie peuvent encore être payantes aux prochaines municipales… L’avenir n’est écrit nulle part. Et, comme chacun est perfectible, le Tandem, si sûr de lui, si arrogant, si méprisant envers ses oppositions, si manichéen dans ses jugements à l’emporte pièce, si sectaire dans son clientélisme,  si peu apte à pratiquer une démocratie locale digne de ce nom, peut ce lundi matin, après le choc de ce dimanche, décider de changer de style de gouvernement. Car le « peu de sympathie » qu’il génère vient de là, d’abord. Mais le « tandem » n’a pas les talents de comédiens de Sarkozy… Enfin, nous verrons bien.

En attendant la suite, un constat : La candidate du « Tandem » sur la première circonscription, Mme Loutrel, que « Le Point » n’hésite pas à décrire comme « une simple marionnette sortie de la cuisse de Fabienne Keller » (Cà, je ne l’aurais pas osé !), n’a pas recueilli de nombreuses voix de Mme Caldéroli qui avait toute  légitimité pour être investie par l’UMP mais qui a été grillée (et même exclue de l’UMP) par le Tandem, au nom de la tactique que je viens de décrire schématiquement. Et les électeurs de  Chantal Cutajar se sont visiblement partagés entre l’abstention et un vote défavorable à cette « jeune femme pleine de qualités et appelée à un grand avenir ».

medium_armand_jung.2.jpg

Il est vrai que Armand Jung s’est montré dans cette dernière semaine de campagne plus respectueux des électeurs non socialistes que la dévouée « soldate » du  « Tandem » au sourire gâché par cette arrogance qui semble, dans la majorité municipale, être politiquement transmissible.

Ses réponses aux propositions de Chantal (débat à trois, puis participation aux Conférences de Citoyens) avaient tout de même plus de classe et plus  d’intelligence que les réflexes de fuite hautaine et méprisante de Mme Loutrel. La démocratie, c’est aussi (d’abord peut-être) un état d’esprit, une culture.

Mais Frédérique n’en est pas totalement responsable : le fin lettré Robert Grossmann n’a jamais eu conscience que « politique » et « politesse » avaient la même  racine… ( comme il s’obstine à utiliser improprement le mot « dissident » à propos de Chantal Cutajar )

J’avais noté ici que la principale faiblesse de Frédérique Loutrel viendrait de ses soutiens. Je crois ne pas m’être trompé…Ce n’était désobligeant pour personne. Je ne partais que d’un constat de simple bon sens : On peut en effet voter par procuration, mais être candidate par procuration, c’est plus compliqué…

Allons Frédérique : n'écoutez surtout pas ceux qui disent ce soir, dans votre "camp" qu'"on" a eu tort de vous envoyer au "casse pipe" ou que le tandem a fait "une erreur de casting". Les gens sont méchants et les supportres déçus sont vite injustes... N'écoutez pas non plus ceux qui prétendent qu'au fond de lui-même, Robert Grossman doit être content que vous n'ayiez pas gagné là où lui même avait perdu. Robert n'a pas cette mesquinerie là.  Il n'a tout de même pas tous les défauts, cet homme dont j'apprécie les qualités.

Rien n’est tragique dans ce type de défaite. Robert Grossmann a dit ce qu’il fallait dire, devant les caméras,  pour vous consoler : le « contre coup » de la vague bleue trop annoncée, la chute de Juppé, l’échec de quelques autres têtes d’affiche UMP…

Bien sûr, au soir du premier tour, il ne vous avait pas dit que votre qualification, seule contre le sortant PS,  était plus le résultat arithmétique de la même "vague bleue" et de l’abstention record que de vos qualités propres…. Mais cela, c’est normal, non? Je suis même sûr que cela ne l'a pas effleuré.

Pour être très franc, votre défaite me fait de la peine pour vous:je n'aime pas les gens (surtout les jeunes femmes) soient tristes... Mais politiquement, je suis plutôt content. Par attachement au pluralisme. Et par souci de privilégier des représentants du peuple qui sont plus à l'écoute du peuple qu'aux ordres de leurs protecteurs-propulseurs.

J'ai été ici très critique envers le  "vieil Armand" (moins que certains de ses propres "camarades", d'ailleurs). Je ne retire rien. Mais Jung a promis de travailler et pas seulement d'obéir. Il est des perfectibilités plus crédibles que d'autres....Comme m'a dit un de ses "camarades", "Avec les engagements qu'il a pris envers Cutajar, il va être obligé de travailler différemment".

(Note personnelle: Eh! oui, Robert, Chantal  des qualités rares. Sinon , je ne la soutiendrais pas dans ses combats pour "l'utile " et "le juste".)

Au moins, avec Armand, on peut dialoguer, discuter, échanger. C'est votre refus du dialogue avec d'autres que vos supporters que vous venez de payer, Frédérique!

Daniel RIOT

12/06/2007

La bataille de Strasbourg: front gauche, front droit et centre pluriel...

Chantal Cutajar a eu raison de proposer aux deux finalistes de la Une un débat contradictoire sur le fond aux deux candidats sélectionnés par le suffrage universel au premier tour. J’ignore quelle sera leurs réponses : c’est leur problème. Peut-être se réfugieront-ils derrière les débats orchestrés par France 3-Alsace puis par les DNA pour refuser plus ou moins poliment cette offre démocratique.

medium_cc_affiche_2.3.jpg

Mais l’initiative de Chantal (effectivement calquée sur la démarche de Bayrou entre les deux tours des Présidentielles, comme les DNA le soulignent dans un article remarquable) se place dans une autre perspective : que les deux finalistes gagnent les voix qui s’étaient portées sur elle au premier tour par la force de leurs arguments et par leurs réponses aux exigences de la plate-forme du MoDem.

C’est d’ailleurs, pour moi,  l’occasion de regretter que le premier tour n’ait pas été marqué par de vrais débats publics contradictoires (mis à part une esquisse de table ronde sur France 3). « La démocratie, c’est le débat », dit justement Chantal. Ce qui sous-entend que la liberté de choix est d’abord un droit de savoir.

Or, sur quels critères choisir entre les deux représentants des deux citadelles de la bipolarisation institutionnalisée qui caractérise cette « démocratie » de type présidentialiste à la russe plus qu’à l’américaine ?

medium_armand_jung.jpg

>>>Armand Jung illustre, par son bilan déplorable (c’est un constat de réalité, non une appréciation subjective), toute la tragédie du PS : archaïsme, flou des valeurs et manque d’idées,  paresse intellectuelle, verrouillage des structures internes par tous les moyens, y compris les plus douteux, confusion des genres (un député n’est pas un conseil général avec un galon de plus), clientélisme facile…

Un député du « temps des tavernes », comme je l’ai déjà écrit. Un député chrysanthème. Un député qui brille par son absence à Paris, y compris dans des débats cruciaux, retraites et sécurité par exemple)

Ce n’est pas à moi de faire un procès à charge contre lui à la veille du second tour. D’ailleurs, sa personne n’est pas en cause. Je n’hésite pas à me répéter sur ce point: le bilan de l’opposition PS « sortante » est globalement nul, c’est ce qui permet à Sarkozy de se donner une image de rupture et à la majorité sortante d’être reconduite d’une façon triomphale, malgré son bilan catastrophique…

C’est ce qui permet à quiconque a la chance de bénéficier de l’étiquette UMP d’être porté bien au-delà de ce « principe de Peter » qui détermine les limites de chacun.

medium_loutrel.jpg

>>>> La très lisse Frédérique Loutrel, candidate par procuration du « Tandem UMP » qui dirige la ville et qui s’était planté dans la même circonscription lors des législatives précédentes, bénéficie bien sûr de cette « vague bleue ».

D’ailleurs, elle résume elle-même son programme très bien « donner au président Sarkozy une majorité », comme si Sarkozy n’était pas assuré d’avoir une majorité à sa botte.

Elle ajoute dans les DNA de ce matin : « Faire entendre la voix de Strasbourg à Paris ». Comme si son filet de voix (qui récite si bien ses fiches) allait faire mieux et plus ce que toutes les voix « umpistes » alsaciennes (à commencer par celles de ses tuteurs du « tandem » ne réussissent pas à faire…

A la limite, cette ambition là est désobligeante pour ses protecteurs-propulseurs. Même les DNA qui savent ne pas déplaire au « tandem UMP » ont parlé de « marionnette » à son propos… Les tireurs de ficelles ont d’ailleurs affiché toute leur satisfaction à l’issue du premier tour. Et ils ont toutes les raisons d’être optimistes pour le deuxième.

On connaît les défauts du « vieil Armand », mais personne ne connaît les qualités de leur « poulain », à l’exception d’une, la docilité. Robert Grossmann l’a louée, en utilisant d’autres mots bien sûr…

Cela dit, je la trouve plutôt sympathique, Frédérique Loutrel. Je me fais seulement une autre idée du renouvellement et de la féminisation de la classe politique. Et si , pour reprendre une formule devenue célèbre, "je ne sais encore comment je voterai dimanche dans la "UNE", je sais pour qui je ne voterai pas"...Entre deux maux...Mais je ne suis pas encore dans l'isoloir! J'attends le débat à trois proposé par Chantal Cutajar

medium_calderoli_martine.jpg

>>>Je comprends l’aigreur de Martine Caldéroli-Lotz qui apprend à ses dépends que les procédures électives, dans les partis et en dehors, ne privilégient pas toujours les critères de qualité et de compétence.

Je comprends aussi que cette exclue de l’UMP, lâchée par ceux qui l’avaient encouragée, ait réuni sur son nom autant de voix.

Confidence (qui n’intéresse personne sans doute) : si j’avais voté pour à la fois soutenir Sarkozy et me sentir dignement représenté au palais Bourbon, c’est un bulletin Caldéroli que j’aurais glissé dans l’urne… Même si  son affiche semble sortir d'un feuilleton du type "amour , gloire et beauté"... La personnalité des candidats, çà compte, non? Mais mes préoccupations citoyennes se manifestent ailleurs et mes espérances s’investissent sur d’autres noms. Et je ne vais pas pleurer sur les erreurs de choix de l'UMP.Trop de caractère pour le Tandem, Mme Caldéroli!

Puisque j’en suis au « camp » sarkozyste de Strasbourg, deux remarques :

*>>> Je suis rassuré par le bouillon pris par Schaffhauser (même si  je suis triste pour lui)… J’avais rencontré « Schaff » avant qu’il annonce son retour en fanfare dans Strasbourg-Village. Je me souviens de l’avoir incité à la prudence et à la pudeur… Un moulin à paroles et une machine à fric et à « com’ » ne suffisent pas (heureusement) à garantir un minimum de réussite en politique.

*>>> C’est drôle de voir comment les représentants de la droite strasbourgeoise ont besoin de se donner une bonne conscience « centriste ». Des suppléants qui agitent toujours le drapeau UDF, des soutiens qui se réclament toujours du même signe UDF. Le TGV n’a pas contribué à accélérer la circulation des informations en provenance de Paris et d’ailleurs.

Ce matin encore, je lis dans les DNA (toujours très généreuses envers ceux qui sèment la confusion au « Centre ») une « réaction » du Sieur Le Jéhan qui n’engage que lui (son titre de porte-parole de l’UDF lui a  été publiquement retiré) et qui tient des propos dignes du PSLE, « Nouveau centre » mais indignes de « l’UDF-Modem » et qui mêle d’une façon perverse enjeux législatifs et enjeux municipaux.

J’ai tout de même vu cet homme plein d’appétit applaudir lors d’une réunion du MoDem des discours approuvant le cap et la ligne Bayrou… Etrange.

On peut au MoDem préférer Sarkozy à d’autres et on peut donner sa voix à qui l’on veut. En conscience. Mais la Liberté n’est pas celle de jouer contre son propre mouvement. Le Centre « central » est pluriel. Mais là, on s’affiche clairement et singulièrement à droite, droite. Rejoignez le général Morin, soldat Le Jéhan ! Vous serez plus à l'aise avec vous-mêmes. Et vous jouerez gagnant! Pour le MoDem, repos...Un mouvement aussi prometteur exige une certaine honnêté intellectuelle.

medium_jurdant.2.jpg

  

Evidemment, à ce stade de ce survol strasbourgeois, j’entends les voix de ceux qui s’interrogent sur la prise de position de la candidate du MoDem de Strabourg 2, Pascale Jurdent-Pfeiffer, qui à la télévision, met son échec sur le dos de… Bayrou et de ses « erreurs de stratégie » et qui dans les DNA de ce matin finit par faire pitié. Et faire bondir ceux qui rêvent d’un MoDem qui n’hérite pas des tares de l’UDF...

Je n’aime pas les gens qui sont victimes d’injustices ou de mauvais procès. J’avais été outré par l’ exécution morale de Pascale  sur le blog de Robert Grossmann transformé en espace public de tortures.

Et j’ai pris sa défense devant ceux qui ironisaient avec méchanceté sur son coté schizophrène, sur son « cul entre deux chaises », sur son « hystérique soif de pouvoir à tout prix ».

Je comprends sa difficulté de vouloir rester fidèle à la fois aux valeurs d’un parti qui l’a mise en bonne place sur la liste des « européennes » (une défection de Nathalie Griesbeck et elle se retrouve dans l’hémicycle du Parlement européen) et sur sa fidélité à un « tandem UMP » qui la malmène mais avec lequel elle veut continuer à travailler.

Mais je dois dire que ses réactions de dimanche et d’hier la disqualifient politiquement à mes yeux.

La voici, victime autoproclamée d’une injustice de la part de ses électeurs. Qu’elle insulte !  « Je travaillais 70 heures par semaine pour eux, je n’en ferai plus que 35 ».

La voici victime du « Tandem » qui ne lui a pas rendu son soutien…Comme si la reconnaissance était inscrite dans les statuts de l'UPS (L'Union pour sarko; pardon pour Starsbourg)... 

La voici victime de Maurer qui na « jamais mis les mains dans le cambouis »

La voici (encore et surtout) victime de Bayrou… Là, c'est plus que grave! pour elle, non pour Bayrou. Le Béarnais avait d’elle, pourtant, une belle image.  Trop belle, sans doute. Une image entretenue (il me l’a dit) par Marc Reymann (le retraité forcé de la députation UMP) et nourrie par les qualité de sérieux qu’elle avait montré quand elle travaillait avec l’ancien ministre-sénateur Daniel Hoeffel (en compagnie de Fabienne Keller).

Hoeffel (qui a été victime du « coup du cocotier » réinventé par  celles et de ceux qu’il avait lancé en politique) ne se pardonne pas « son erreur de casting » avec Mme Keller. Il y a sans doute aussi « erreur de casting » (au sein de l’udf) avec la pauvre Pascale..

A tel point que les socialistes les plus lucides se réjouissent qu’elle ait appelé à « voter massivement « pour son ex-adversaire UMP Jean-Philippe Maurer ! Le « massivement » sonne mal en effet. La crédibilité du message est annulée par le manque de crédibilité révélée de la messagère. Accusés d'ingratitue, ses électeurs suivront-ils une "consigne" de la part d'une candidat d'un parti qui refuse les ...consignes? Indirectement, elle crée du suspense où il y en avait peu. le comble, pour elle, c'est que Biess, le socialiste, la remercie dimanche soir...

Pourquoi diable s’est-elle présentée contre Maurer pour qui elle va "voter massivement", Pascale ? Se serait-elle effacée en sa faveur si elle avait eu accès à une triangulaire du second tour ?

Qui plus est, Mme Jurdent-Pfeiffer oublie que la logique et la morale du MoDem est incompatible avec toute « cuisine politique » de ce type. Le Centre authentique, a rappelé Bayrou, ne consiste pas à donner des voix à ceux qui en manquent,  que ce soit à droite ou à gauche. Ce n’est pas là une consigne : c’est une attitude de bon sens. De logique. De cohérence intellectuelle et morale.

Indépendamment de ses illusions de candidate qui se voyait trop haute par rapport aux réalités du moment, Pascale aurait sans doute fait davantage de voix si, durant sa campagne (et durant la campagne présidentielle qui a précédé) elle avait été plus claire.

Rappel: Ce n’est pas un hasard si c’est dans son canton que Bayrou a fait son score le moins bon sur Strasbourg…

Questions:Pourquoi par exemple a-t-elle dû passer autant de temps et d’énergie à « défendre le tandem UMP » dans sa campagne contre le candidat UMP ? Pourquoi, entre autres, a-t-elle fait censurer (oui, çà s’appelle comme çà !) la diffusion d’images sur l’un des rares incidents de cette campagne par ailleurs correcte sur Strasbourg : une prise de bec (pour ne pas dire plus) entre une de ses « tracteuses » et l’équipe de choc de Maurer ?

Pourquoi aussi a-t-elle pris soin de ne pas apparaître en trois circonstances où sa présence s’imposait : à la présentation des candidats du MoDem dans le Bas-Rhin, à la conférence de presse de Bayrou à Colmar et à la soirée d’inauguration du MoDem 67…

Pourquoi (encore) a-t-elle éprouvé le besoin de lancer devant une partie de son équipe de campagne : « Le MoDem, je m’en fout. Il m’a permis d’avoir l’investiture, c’est tout »… (si c'est faux, il faut le démentir, le témoignage que j'en ai n'a rien d'un "chuchotement")

C’est dur de se réclamer de Bayrou et de montrer de l’indulgence et de la complicité envers celles et ceux qui se prennent pour des « petits Sarkozy locaux »…

Mais c’est grave de montrer ainsi autant de facettes pour le moins variées. Etes-vous sûre, Pascale,  d’avoir été sincère en reprenant devant les caméras de France 3 le refrain de Piaf, « Non rien de rien, Non je ne regrette rien »…

Désolé, Pascale. Indépendamment de la sympathie que j’ai pour vous, je suis obligé  de vous dire que la pire des pages de votre histoire politique a été écrite ce matin dans les DNA.

Vous dites vous « sentir à l’aise au MoDem ». Le problème, c’est que nombre d’adhérents du Modem risquent d’être mis très mal à l’aise par votre présence au même MoDem. Pour vous aussi, tôt ou tard un choix s’imposera : le « PSLE-Nouveau centre » (ils ont tant d’élus !) et le MoDem. Le général Morin cherche des cantinières.

medium_cc_photo_art.2.jpg

  

« Et Chantal Cutajar ? » J’entends la question qui brûlent l’esprit de ceux qui ont eu la patience de lire jusqu’ici cette longue mais petite Chronique strasbourgeoise. Je l’ai tellement entendue déjà, cette question depuis dimanche soir...

RAS : rien à signaler. Je l’ai soutenue. Et je continue. Plus que jamais !

Ses résultats ne m’ont en rien déçus. Dans mes estimations personnelles, je lui donnais deux points de plus : c’est tout. Ce qui prouve qu’on être engagé (à fond) et rester un analyste lucide…

>>>Je savais qu’une partie des voix « anti-tandem UMP » allaient aller chez Mme Caldéroli.

>>>Je savais que nombre d’électeurs dits de gauche allaient, souvent au dernier moment, préférer se réfugier dans l’abstention plutôt que de lâcher complètement le PS au bénéfice du MoDem.

>>>Je savais qu’elle subirait comme tous les autres candidats du MoDem les contre-coups des trahisons dont a été victime Bayrou et des interrogations (légitimes) sur la fiabilité durable du MoDem.

>>>>Je savais surtout que ses qualités  personnelles allaient être masquées par le brouillage politique soigneusement entretenu par les faux centristes et les vrais « centreux » ex-udf, banni de l'udf ou ...encore udf locaux. 

>>>Je savais même (ce qui est un comble!) qu’elle allait un peu pâtir du fait qu’elle a figuré en troisième position sur la liste du « Tandem UMP ».

Il est des mémoires sélectivement entretenues. Il est, surtout,  des campagnes d’insinuations, de dénigrement et de désinformations qui font des ravages durables.

Le seul fait qu’on la traite encore de « dissidente » (ce qui est une contre-vérité manifeste) est révélateur de tout cela. Comme d’autres appréciations, publiques ou privées qui n’engagent que ceux qui les font : « Nos jugements nous jugent », redirait Paul Valéry 

Je lisais encore ce matin dans un article dit « d’éclairage » dans L’Alsace où l’on réussit à qualifier « d’ambiguë » la position de Chantal Cutajar dans la perspective du deuxième tour…

On peut l’approuver ou la désapprouver, cette position,  mais elle est tout sauf « ambiguë » : elle appelle ses électeurs à voter …massivement selon leur conscience.

Pourtant,  Yolande Baldenweck, signataire de ce papier, est une bonne journaliste qui connaît le sens des mots. Il est vrai (c’est de notoriété publique) qu’elle est très proche du « tandem UMP », Yolande. C’est son droit le plus strict. Le seul problème, c’est que cela se voit souvent dans ce qu’elle écrit ou n’écrit pas sur certains sujets, ceux qui touchent à Chantal, par exemple !

Comme disait Beuve-Merry, « l’objectivité n’existe pas ; ce qui compte, c’est l’honnêteté »… Je dois moi-même être un peu partial. C’est sûr : Je soutiens Chantal, mais je le dis clairement.            

Tout cela n’a rien de grave. Chantal Cutajar a trop de qualités d’intelligence, de caractère et de cœur pour s’arrêter à ce type de péripétie...Elle a appris que la politique "est un sport de combat", comme dit Bayrou.

Daniel RIOT 

09/06/2007

France: des cadeaux aux plus favorisés qui vpnt couter cher...

Les mirages de Sarkozy-le-magicien....

Le calice jusqu’à la lie pour Bayrou ? Un champ de ruines, "l’extrême Centre" ? Les sondages sur l’UDF-MoDem pour dimanche laissent prévoir des résultats (en voix et en sièges) indignes de son score aux Présidentielles… Le PS dans les choux ? C’est moins grave puisque les socialistes sont déjà (et encore) plus préoccupés par leur campagne interne que par les Législatives. Mauvais opposants, ils l'ont été durant cinq ans: Le peu de meubles qu’ils sauveront seront pour eux des cadeaux non du ciel, mais d’un mode de scrutin qui ne nourrit que les gros…  

Les explications de cet état de fait ne manquent pas. Plus ou moins rationnelles…

Injustice et caractère anti démocratique du mode de scrutin, archaïsme du découpage des circonscriptions (qui date de 1986 et se base sur le recensement de 1982), spirale ascendante des supporters de Sarkozy, effet bulldozer de l’UMP, prime aux sortants (y compris au PS !), conséquences de la stratégie élyséenne de vampirisation du  « bayrouisme » (avoué publiquement par le Président), effets désastreux des troupes mercenaires du « général Morin » qui non seulement  ont déserté l’UDF de Bayrou mais ont retourné  leurs armes contre leur leader et ami d’ hier, confusions délibérément entretenues autour de l’étiquette « UDF» …

L’une de ces explications, il importe de le reconnaître, vient des qualités affichées par Nicola Sarkozy dans ses habits neufs de Président.

medium_lapin_duracell.jpg

Une affaire de « com’ » et d’images ? Un peu (beaucoup bien sûr). Les Français aiment bien son coté « Lapin Duracell » , avec ses piles gonflées à bloc, son dynamisme  et son activisme (ou son « bougisme »), son discours dignes d’un «  Zizou de la politique » sur  « la France qui gagne » , son sens de l’autorité (envers ses ministres d’abord), ses dons d’ ubiquité , son art d’adapter ses postures et sa voix aux circonstances, sa convivialité délibérée avec ses interlocuteurs syndicalistes, sa volonté d’appliquer son « projet » vite et bien. Et ses « castings » réussis à commencer par  Kouchner le « populaire sollicité parce que populaire ») et  Rachida Dati (« qui donne d’un coup vingt ans à MAM »)….

L’effet d’image est d’autant plus efficace que le contraste est frappant avec le style de son prédécesseur… Du Roi fainéant à l’Empereur sans peur et sans reproche.

« Illusionniste », comme dit Hollande ? Peut-être. Mais un bon prestidigitateur. Un excellent même… Même quand on n’est pas dupe de ses ficelles, de ses tours et de ses trucs, on est sous le charme. Bluffant, Sarkozy ! Un vrai pro de la politique spectacle, cet enfant de la télé qui a tout compris du maniement des images, ce pur produit du coté « fils de pup » de mai 68 qui sait trouver (ou bien utiliser) les mots slogans, cet artiste qui sait piquer, grappiller, plagier ceux qu’il combat (à commencer par Bayrou)…

medium_sarko_en_césar.2.jpg

L’effet d’amplification des médias, l’effet ressort de l’omniprésence quotidienne ou presque et l’effet spirale de la victoire qui appelle la victoire font le reste : une coté de popularité sans précédent, un « état de grâce » jamais vu, un gommage complet des aspect inquiétants de  son image d’imprévisible, de caractériel, de chef cynique, d’obsédé du pouvoir pour le pouvoir, de néo-bonapartiste à la mode des néo-conservateurs…

La Sarkomania ambiante  donne même à cette personnalité composé de plusieurs personnages  un charisme qu’il n’avait guère avant son sacre ;le pouvoir ne crée pas que l’organe, il fait aussi l’auréole. Surtout dans cette République plus monarchique que jamais.

medium_sarko_elysée.2.jpg

De Gaulle en imposait, lui s’impose ! De Gaulle enthousiasmait les foules par sa dimension historique, son épaisseur humaine, sa culture d’honnête homme. Sarkozy déchaîne les passions comme une bête de scène envoûte ses fans. Ou comme un champion fait rêver les enfants qui rêvent de performances. Supermann à l’Elysée ! Que demande le peuple ?

Le peuple est content. Heureux même. Le pouvoir comme un jeu : on en oublie le pain… Ses troupes de militants, ou plutôt de supporters,  sombrent  presque dans ce culte de la personnalité si dénoncé chez d’autres en d’autres temps...De la magie? Jusqu'à l'hypnose collective... 

"
medium_hypnose.jpg"l'hypnose est un savoir, non un pouvoir"

 

Résultats : avec lui, tout semble devenu vraiment  « possible » (en apparence). Y compris la réélection de députés sortants au bilan déplorable et la victoire de candidats par procuration qui n’ont qu’un seul mérite :  leur étiquette politique collée sur un flacon de docilité…   

L’UMP joue d’ailleurs les Législatives comme pour inscrire son score dans le Livre des records. Ah ! Si cette Chambre ne pouvait qu’être bleue… Pourquoi pas au point où l’on en est ? Le PS brûle. Bayrou est « kärchérisé ». Le FN est mangé. L’extrême gauche fait sourire. Et les  Verts sont noyés.

A  quand Besancenot au gouvernement ? « L’ouverture va continuer » assure le Président qui doit secrètement rêver d’être candidat unique d’un parti unique au plébiscite présidentiel de 2012 … Je ne plaisante qu’à moitié.

Mais l’état de grâce par définition n’a qu’un…temps. Le temps que les mines deviennent grises. Et que les joggings télévisés du président  ne fassent plus oublier la sueur des « Français qui se lèvent tôt » ou qui se couchent tard pour gagner durement leur vie, pour tenter d’assurer une bonne éducation à leurs enfants, pour soigner leurs parents dans des maisons de retraites chères et souvent peu confortables, pour épargner en vue d’une retraite non garantie. Ou tout simplement pour payer l’électricité, le chauffage, le loyer, une « malbouffe » et des fringues en solde ou d’occasion…

medium_sarko_antonnelli.3.jpg

Ce tsunami électoral  aura un coût, en effet. Et devinez qui va payer ? Il est des cadeaux chers, très chers…. Entre 12 et 20 milliards d'euros, selon des estimations d’experts non engagés politqiuement,  rien que pour le «  choc fiscal » que le chef de d'Etat et son équipe veulent provoquer.

Mais heureusement, il y a des limites la duperie. Un signe parmi d’autres : Serge July recouvre des qualités éditoriales perdues depuis longtemps.. Je cite sa chronique sur RTL :  « La détaxation des heures supplémentaires est une manière de petit chef d'oeuvre diabolique : en rapprochant le coût pour l'employeur d'une heure supplémentaire  d'une heure travaillée normalement, la durée légale du travail existe peut-être encore dans les textes, mais concrètement c'est fini. Même si ça n'encourage pas spécialement l'embauche, et donc la baisse du chômage. Qui paie ? L'Etat. C'est-à-dire nous. Même chose pour l'ISF, avec le bouclier fiscal à 50% de tous les revenus, qui prend en compte la CSG et le CRDS : le sigle ISF reste, mais l'impôt qui s'y rattache a quasi disparu »

C’est peut-être bien mais quels en seront les vrais bienfaits pour les « Français moyens » et sur l’économie française, donc sur cette croissance qui nous fait tant défaut…

Trois remarques :

>>>> Le côut de ces cadeaux  faits aux plus favorisés (ce qui état dans son programme) va alourdir la dette (ce qui n'était pas dans son projet)... D'ores et déjà, la France se fait sévèrement rappeler à l'ordre par le président de l'Eurogroupe : "Toutes les bonnes et les mauvaises idées doivent être prises selon les règles du pacte de stabilité et de croissance".  Cela n’a rien de dogmatique, c’est une leçon d’expériences : « Ce qui marche en Europe », comme dirait Nicolas Sarkozy,  montre que lorsque la croissance repart, c'est le moment où il faut baisser les déficits, pas les augmenter, ce qui va être le cas pour la France seule de la Zone euro avec le Portugal

.>>>  Les 15 milliards d'euros (de 11 à 20) qui permettraient de financer des réformes structurelles ne seront plus là pour les entreprendre (et il faudra quand même les mettre en chantier!) , ce qui nous promet des impots supplémentaires, donc sans doute, une hausse de la TVA payée par tous.

>>> Le problème français actuel, ce n'est ni la demande, ni la consommation qui tirent la croissance depuis 1999, mais l'état de l'appareil productif en partie inadapté, la faiblesse des PME, l'engagement dérisoire en ce qui concerne la recherche et l'état de l'enseignement supérieur. Ce n'est pas le choix qui a été fait. A sa façon, avec d’autres cibles, Sarkozy fait les mêmes erreurs de stratégie économiques qui étaient inscrits dans le programme de …Ségolène Royal

L’ami Serge July remarque : " Nicolas Sarkozy fait du François Mitterrand. Il faut appliquer les grandes lignes du programme sur lequel on a été élu, quel qu'il soit. On rectifie après. Même si c'est cher, très cher "…

Après 81, il y a eu 83, efectivement…

Mais deux ans de fausse route dans la situation où nous sommes, c’est grave. Mais qu’y pouvons-nous ? Sarkozy a tellement de qualités qui répondent aux critères de la démocratie d’opinion…Un jeune UMP à qui je confiais mes craintes m’a dit : "Mais vous méprisez le suffrage universel et vous prenez les Français pour des cons "…

medium_MAGICIEN_3.jpg

Je n’ai jamais méprisé les gens qui s’émerveillent du génie d’un excellent magicien. Mais, je n’oublie pas non plus le mot de De Gaulle, « les Français sont des veaux »… Le mimétisme de masse n’est pas une garantie de lucidité. D’où l’extrême versatilité de ce qu’on appelle l’opinion.

Le respect du suffrage universel, c’est d’abord le devoir pour ceux qui en tirent la légitimité de leur pouvoir de mener des politiques qui ne font pas illusion…Ou qui sacrifie le futur au présent.  Mais la « sarko ttitude » consiste d’abord à faire taire les Cassandre .

Daniel RIOT

06/06/2007

Législatives:La réussite annoncée de l'UMP est d'abord un constat d'impuissance et de carence du PS

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

medium_mensonge_la_bouche_de_la_vérité_Rome.jpg
La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

29/05/2007

Strasbourg: Quand le sigle Udf est utilisé abusivement par l'UMP....

Sommations interpellatives auprès de deux candidats UMP 

medium_anne_meunier.2.jpgChantal CUTAJAR et Anne MEUNIER (notre photo) candidates investies par l’UDF – Mouvement démocrate de François BAYROU respectivement sur la 1ère et la 4ème  ont fait délivrer une sommation interpellative par voie d’huissier à Mme Frédérique LOUTREL et M. Yves BUR qui, de façon illicite, déloyale utilisent le sigle UDF sur leurs profession de foi et en ce qui concerne M;Yves BUR, sur les bulletins de vote.

Les candidats du MoDEM / UDF ont fait interdiction aux candidats de l’UMP d’utiliser le sigle UDF, cette utilisation créant une grave confusion dans l’esprit des électeurs et étant susceptible d’entraîner l’invalidation du scrutin du premier tour des législatives qui aura lieu le 10 juin 2007. Les candidates n’hésiteront pas à saisir le cas échéant le Conseil constitutionnel.

Ces faits ont également été portés à la connaissance du Ministère de l’intérieur.

"Les deux candidates, précise un communiqué,  sont fondées à penser que ces manœuvres sont un signe de profonde inquiétude et de faiblesse face à l’émergence d’un Centre libre et indépendant s’inscrivant profondément dans la réalité alsacienne et strasbourgeoise."

 

Pour rappel : Note publiée le 19/05/2007

 UDF: Mise en garde et clarifications!

Les 22 députés centristes sortants ralliés à Nicolas Sarkozy ont été prévenus : "Au regard des articles 14 et 20 des statuts de l'Union pour la démocratie française – UDF, tout candidat qui n'a pas reçu l'investiture de l'UDF ne peut se prévaloir de son soutien, ni utiliser son signe ou son appellation, sous peine de suspension immédiate du mouvement et d'une action en référé d'heure en heure", a annoncé un communiqué signé de Philippe Arnaud, président de la CNAC (Commission nationale d'arbitrage et de contrôle) de l'UDF.

Elargissement logique de cette prise de position claire: Ce rappel à l'ordre et cette clarification valent  évidemment pour les responsables ou élus UDf , quel que soit leur niveau de responsablité, qui ont rejoint ou rejoignent la"majorité présidentielle"ou qui, d'une manière ou d'une autre, en s'affichant UDF ou en s'en recommandant,  participent à des campagnes contre les candidats investis par l'UDF-Mouvement démocrate.

26/05/2007

Histoire banale à "Sarkoland am Rhein"...

 Les « Sarko attitudes » du « Tandem UMP» de Strasbourg

Où commence et où finit, la censure ? Où commence et où finit la simple politesse, d’ailleurs ? Où commence et ou s’arrête l’intelligence, surtout ? Trois questions parmi d’autres autour d’une anecdote très villageoise à… portée européenne.

medium_DR.JPG
C'est moi avant de devenir un "terroriste bayrouiste" du moDem à "kärcheriser"

Il se trouve que j’anime régulièrement les « Entretiens du Conseil de l'Europe ». Une initiative intéressante : il s’agit de la reprise d’une idée mise en pratique, sur une échelle plus grande, alors que je travaillais aux DNA, une idée que la gauche strasbourgeoise au pouvoir (sous Catherine Trautmann et Roland Riess) avait négligée sottement.

Pour ceux qui ne savent pas : des rencontres régulières sont organisées sous forme de conversations, entre des personnalités qui travaillent pour le Conseil de l’Europe (experts, diplomates, responsables d’ONG ect…) et le public strasbourgeois. Un public qui serait plus nombreux si la communication de la Ville sur cet événement était plus musclée, d'ailleurs...

Je devais animer (gracieusemnt, comme à chaque fois)  la prochaine rencontre, prévue le 30 mai sur un sujet qui me passionne et qui mérite effectivement réflexions et débats : « La diversité religieuse : une richesse et un défi pour l'Europe »

Que croyez-vous qu’il advint ? J'ai été (hier) récusé ! Comme licencié. Evacué. Balayé.Eliminé. Ah! le journalisme en temps de crise! Et la crise du journalime en temps de paix... Pas de panique: rien de tragique, juste un peu d'absurde. Et une rigolade: en journalisme depuis 1969, on ne m'a jamais fait un coup pareil... Ou alors je ne l'ai pas su.

medium_djtalvinz.jpg

Le débat se fera sans moi, ce qui n’a rien de grave ni pour moi ni pour le débat… Mais il se fera sans moi car la Ville a voulu « kärcheriser » ma présence pour des raisons politiques… C'est plus bête que méchant, mais c'est "signifiant" comme disent les fins lettrés.

Serait-ce parce que je suis intervenu, jeudi,  sur le "Phénomène Bayrou" au Club de la presse de Strasbourg? Un confrère le pense, mais je me refuse à ce type de procès d'intentions. Il y a une coïncidence dans le temps: pas forcément un rapport de cause à effet...

En tous cas,  je suis devenu, pour les Maîtres de la Ville, (qui reste aussi et d'abord la ville de tous ses citoyens) un horrible « centriste du Centre central », une "racaille" ou "un voyou" "centriste" (cela me change du temps où l'on me traitait de "gauchiste"!),  presque un dangereux « terroriste du bayrouisme », un ignoble « agent MoDemiste », bref un type infréquentable, un ennemi public.

Un homme à « liquider », à « dessouder », comme dit Sarkozy dans son style naturellement fleuri en parlant de Bayrou.

medium_Cible_7.4.jpg

Merci à celles et à ceux qui m'accordent une importance que je n'ai pas... C'est flatteur, en un sens. 

Je suis d’autant plus « redoutable » pour le Tandem au pouvoir dans la Ville que je ne demande rien, je n’attends rien et je n’ai pas d’ambition politique personnelle.

Bizarre en effet…

Même quand j’anime des débats, j’accepte ou je refuse, mais je ne demande rien et je ne sollicite personne…

Etrange, en effet…

J’ai même renoncé à des projets éditoriaux européens (Relatio) pour ne pas être tributaire de l’arbitraire politique de subventions publiques trop distribuées selon le « fait du prince »(ou de la princesse)  et non selon des critères d’intérêt général.

Un fou, vous dis-je….

Un fou de liberté et d'indépendance, oui !

La Ville m’a-t-elle téléphoné (ne serait-ce que par l’intermédiaire d’une secrétaire) pour me faire comprendre que dans le contexte actuel et vu mon engagement personnel au Modem et aux cotés de Chantal Cutajar, il serait « souhaitable » que je n’apparaisse point à la tribune (dans la salle des mariages de l'hotel de Ville, SVP) dans mon  rôle journalistique d’animateur de débats et d’interviewer professionnel (et bénévole)? Non, bien sûr. Franchise, transparence et courage ne sont pas des vertus très répandues dans certains cercles...

medium_grossmann.jpg
R.Grossmann: le tuteur en paroles de sarkozy devenu "inexortable", selon la formule (ingrate) du Président

Pourtant...Pascal Mangin (qui s’occupe, à la Ville, à la fois  des affaires européennes et du quartier de la Meinau, ce qui exige une belle gymnastique!) est l'un de mes amis depuis longtemps. Depuis un temps où la politique était encore pour lui un idéal (ce l'est peut-être encore, mais cela se voit moins...)

Je connais bien Robert Grossmann, depuis des décennies. Et j’apprécie bien des  facettes de sa personnalité, même si elles  ne suffisent pas à en  masquer  d’autres moins appréciables.(Personne n’est parfait).

medium_keller.jpgFabienne Keller:"Les udf qui sont passés à l'UMP n'étaient pas de vrais udf"(Bayrou)

J’ai des relations courtoises avec Mme Keller pour qui j’éprouve même parfois des sentiments de tendresse (mais oui!) ou  cette compréhension sympathique que peuvent inspirer ceux dont les ambitions paraissent se situer au-dessus de leur seuil de Peter, mais qui font des efforts, beaucoup d'efforts.

"L'erreur de Casting" de Daniel Hoeffel (c'est lui qui le dit), son père en politique, gagne à être connue: j'en suis sûr.Et son sourire (un peu à la Ségolène, en plus timide et plus enfantin) trahit un grand trouble intérieur."Celles et ceux qui ont quitté l'UDF n'étaient pas de vrais udf", disait François Bayrou (dont elle se dit l'amie) voilà plusieurs mois déjà...Elle se présente toujours comme "centriste"malgrè la "droite décomplexée". Mais c'est son affaire.

medium_europe_strasbourg.jpg

Qui plus est (je précise cela pour expliquer le contexte de cette historiette), je ne manque aucune occasion de mettre en relief les initiatives européennes et culturelles de la Ville que je trouve bonnes (il y en a !).

Et je respecte profondément, en général et en particulier, celles et ceux qui sont investis de fonctions importantes et de responsabilités écrasantes  par le suffrage universel."La démocratie est le plus mauvais des sytèmes à l'exception detous les autres",redirait Churchill.

Tout cette énumération devrait créer des liens de sympathie et de cordialité... Même si , par définition, elle implique des divergences, des dissensus et des confrontations d’opinions, la "politique"  a la même racine que  "politesse"…

Eh bien, non !

La Ville, ou plutôt ceux qui croient la dominer en voulant la  diriger, est intervenue auprès de responsables du Conseil de l’Europe pour leur demander de me faire savoir qu’  « en dépit de toutes mes qualités incontestables, reconnues et appréciées », il serait bon que « quelqu’un d’autre, plus spécialisé dans les affaires  religieuses », joue les médiateurs de ce débat.

Ben voyons.

« Passe moi le singe », comme on dit en bon management..."A d'autres les basses besognes!"

« Lâche et fier de l’être », comme on sait l'être souvent en « politichienneries »…(mot inspiré par le mépris qu'affichait à juste titre De Gaulle envers bien des"politichiens") 

« Hypocrisie décomplexée », comme on dit en ces moments de victoire euphorique  à l’UMP …même à Strasbourg où le score de Sarkozy a été si faible ("par réflexe anti-tandem", analyse un politologue local dont je respecte l'anonymat pour le protéger de toute représaille) 

Il est vrai que la Ville, à quelque niveau que ce soit, aurait éprouvé bien des difficultés à me faire avaler de fausses bonnes raisons en guise  de vraies mauvaises raisons pour expliquer leur souhait…Qui est une décision. Et une censure. Une censure d’autant plus stupide que je sais  ne pas mélanger les genres et ne pas mettre de la politicaillerie en tout et pour tout.

C’est fou comme certains esprits projettent chez les autres leurs propres turpitudes. C’est ce qui faisait dire à Paul Valéry : « Nos jugements nous jugent ». Et c’est ce qui incitait Blaise Pascal à parler des « pensées de derrière »(ce qui en bien des circonstances est une expression plus juste qu’arrière-pensée).

medium_conseil_de_l_europe_2.jpg

Il est sûr, d’ailleurs,  que le personnel du Conseil de l’Europe a un tact et un sens de la diplomatie que l’on ne rencontre guère dans les sphères « sarkozyennes » de Strasbourg. Il y a dans  l'impolitesse du tandem l’application d’un principe de précaution. Les "Maîtres"  confirment sur ce détail qu’ils savent faire faire aux autres ce qu’ils ont des difficultés à faire eux-mêmes pas... car ils savent que ce qu'ils ont décidé n'est pas très noble ou digne... 

Ici,à Strasbourg,  où certains voudraient que l’esprit des Hauts-de-Seine  souffle sur les bords du Rhin,  on sait ce qu’est « la méthode Sarkozy », la « Sarko-attitude » (le brio, le talent, et l’intelligence en moins),  « l’efficacité Sarko »(le vrai succès en moins)…Du « sarkozysme » aux  petits pieds, si l’on peut dire. Du « sarkozysme de village ». Du « sarkozysme  de bazar ».

medium_strasbourg_historique.jpg

On sait, ici, dans cette capitale européenne de la démocratie,  ce qu’est (ou n'est pas) le respect de l’opposition ou de celles et ceux qui en n’étant pas à fond POUR  vous sont forcément CONTRE vous.

« Nous sommes tout de même encore en démocratie ! », est obligée de revendiquer une candidate aux Législatives qui aurait dû avoir l’investiture UMP si l’esprit de famille n’était pas aussi fort chez ce « tandem » qui pédale dans l’autosatisfaction…Et déteste celles et ceux qui ont un caractère bien trempé et non lessivé. 

La crédibilité des "collaborateurs", des "alliés", des "gens" pour le « tandem », c’est d’abord la servilité : Pascal Jurdant-Pfeiffer, candidate UDF-MoDem dans la deuxième circonscription , en sait quelque chose.

medium_keller-Grosmannn.jpg
Le tandem de La république de Strasbourg:Un Roi, une Reine et une COUR

Elle avait osé critiquer Sarkozy avant le premier tour des Présidentielles, cette UDF de coeur qui refuse de jouer, par raison,  les sous-marins de l'UMP locale, comme tant d'autres "centreux" qui osent encore utiliser le sigle udf pour combattre les candidats udf-MoDem .A propos les taupes ralliées, il existe un sigle pour vous (provisoire, il est vrai): le PSLE! Usez-le. Pardon pour cette parenthèse et pour celle qui suivront. La liberté d'expression existe encore sur internet...

Robert Grossmann (qui a lancé le petit Nicolas dans la Cour des grands où lui-même n’a jamais été admis), a pris l’attaque de Jurdant-Pfeiffer pour lui (joli phénomène d’indentification !).Et il a aussitôt, sans prévenir l'intressée, bien sûr, transformé son blog personnel en espace de lapidation publique. Grossmann en évêque Cochon, comme si Pascale Jurdant -Pfeiffer était "Jeanne l'impure"... Encore un peu, et tout allait chauffer rue Brûlée... 

medium_jurdant.jpg
Pascale Jurdant-Pfeiffer: Lapidée sur le blog de Grossmann

Une ingrate, en effet,  cette "ambitieuse" qui "ne serait rien" sans le Tandem. Une Traitresse. Pourtant, il suffit de l'écouter dans ses réunions électorales pour voir à quel point Pascale ménage le"tandem" quand elle doit faire face à des remarques critiques...

Elle a même expliqué, aie-je lu je ne sais plus, que Fabienne Keller élue en tant qu' UDf était passée à l'UMP pour "défendre le TGV". C'est là de la Très Grande Virtuosité! 

Pauvre Pascale ! Elle n’a sans doute pas compris que travailler avec le « tandem », c’est se mettre aux ordres ou se faire insulter ! Le pluralisme? C'est celui d'un régiment qui marche au pas ou un mot qu'on affiche pour se donner bonne conscience et tromper les naïfs.  Là encore, le livre de La Boetie sur la "servitude volontaire" a valeur de Code de la route en politique politichienne... 

On sait aussi,ici, à « Neuilly-am-Rhein » , comme dit un humoriste qui n’a pas intérêt à se montrer à visage découvert du coté de la CUS,  ce que sont le clientélisme, la tolérance sélective, l’art et la manière d’exercer des pressions en tous genres à tout propos et à tout niveau, les mille et une façons de jouer de la carotte et du bâton avec une technique du chantage érigé en mode de « gouvernance ».Mais Kléber en a vu d'autres...

medium_kleber.jpg

Tout cela, en fait, mérite des développements plus longs et plus précis sur lesquels sans doute je reviendrai . Sans courir le risque d'un procès en diffamation.

Mais si je ne fais pas de la politique plus activement, c’est parce que je préfère me battre pour quelque chose que contre quelqu’un…J'arrête pour aujourd'hui.

J’en reviens donc à ma petite histoire que j’aurais tue si elle n’était pas révélatrice d’un état d’esprit et de pratiques exactement à l’opposé de ce préconise le MoDem.

Précision n°1 : Il est clair que je n’en veux en rien au Conseil de l’Europe. C’est d’ailleurs pour ne pas mettre ses agents dans l’embarras que je me suis retiré du débat programmé, en dépit de l’intérêt que je porte à ce sujet (que j’abordais dans   un livre co-écrit avec Driss Ajbali  « Ben Laden  n’est pas dans l’ascenseur »).

Le Conseil de l’Europe défend la liberté de la presse, d’informer, d’être informé. Il défend les droits de l’homme, la démocratie, la tolérance, donc les libertés, le pluralisme, le respect… Mais il est institutionnellement condamné à collaborer avec des forces qui ne donnent pas tout à fait à ces valeurs le sens qu’on serait en droit d’en  attendre. Le monde est ce qu'il est. Il faut toujours partir des réalités pour tenter de les changer...

medium_cathédrale.jpg

Non seulement je soutiens les combats du Conseil de l'Europe, mais j’inscris tous mes engagements d'éditorialiste et de citoyen sous sa bannière depuis bien longtemps. Je ne tiens surtout pas à  mettre ses agents dans l’embarras pour une péripétie…

Précision n°2 : Je n’en veux pas même au « Tandem » et à ses serviteurs zélés. Leur attitude n’est en rien vexatoire pour moi. Et elle n’est vexante que pour eux.

« Pourquoi tant de haine ? » redirait le « vrai » Sarkozy…

Je sais que mon indépendance d’esprit et l’honnêteté intellectuelle qui la sous-entend gênent le « Tandem » : Robert Grossmann me l’a dit, avec plus ou moins d’élégance, à plusieurs reprises.  

Je sais que le même « Tandem » est surtout très gêné (dieu sait sans doute  pourquoi) que je puisse depuis des années soutenir intellectuellement, amicalement et politiquement, Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, que le tandem tente de "démolir" et traite par le mépris depuis des années.Bel esprit de résistance, Chantal!

Pour cause : celle qui leur a servi de caution intellectuelle pendant la campagne des municipales  a osé défier l’ « autorité » de la « Reine » et du « Roi » de la République de Strasbourg en marquant ses désaccords de forme et de fond avec les méthodes de gouvernement du couple royal, nombre de décisions mal préparées  et surtout peut-être de l’ état d’esprit qui régnait (et règne toujours) à la Cour…

medium_cc_photo_art.jpg

Chantal Cutajar: Des qualités d'intelligence et de caractère qui font trop de lumière pour celles et ceux qui détestent qu'on leur fasse de l'ombre...

Ils l’ont virée, Chantal. En réussissant l’exploit (sarkozyen) de faire croire que c’est elle qui était entrée en « dissidence ». C’est cela d’abord une communication réussie : une bataille rhétorique gagnée avec des mots trahis…et une mauvaise foi masquée.

"Comment un homme comme toi peut-il supporter une femme telle que Cutajar?" m'a demandé un jour, en privé, mais sérieusement Robert Grossmann. Mais parce qu'elle est intelligente, courageuse, forte de vraies convictions, habitée par un vrai sens du service public et de l'intérêt général, nourrie non d'une ambition de pouvoir paraître mais de pouvoir faire, inspirée par des valeurs authentiquement humanistes.

Des qualités dangereuses en effet pour celles et ceux qui ont de l'action politique une conception plus carriériste qu'éthique, plus clanique que républicaine, plus partisane que démocratique.

medium_chantal.10.jpg

"Le tandem a fait une sacrée connerie en se fachant avec Chantal Cutajar. Je leur ai dit d'ailleurs", m'a dit un de mes anciens prof de Droit toujours en politique par "sens du devoir". C'est toujours une "connerie" de sous-estimer la force de convictions d'hommes et de femmes de qualité.

Mais dans puis contre (ou plutôt en dehors de) la sphère du Tandem, Chantal Cutajar, néophyte en politique, a beaucoup appris. Appris à subir des attaques injustes, des rumeurs indignes, des manoeuvres basses. Appris à éviter les peaux de bananes et à avaler des clous rouilles. Appris,surtout, à voir  ce qu'il ne faut pas faire quand on veut avoir une action politique conforme à ses propres idéaux, fusse-t-elle électoralement risquée. 

Le « tandem » strasbourgeois, a , entre autres défauts, l’énorme faiblesse de transformer tout désaccord de quelqu’un  en « affaire personnelle ». Toute critique en remise en cause. Et en « trahison ». Et les amis de leurs "ennemis" (ou vus comme tels, plutôt) sont leurs "ennemis."

C’est, paraît-il, un réflexe normal chez des individus mal à l’aise dans leurs fonctions (donc forcément paranos) qui rêvent d’être aimés… même quand ils ne se montrent guère aimables, sauf par intérêt.

Mais peut-être, un jour, organisera-t-on des "Entretiens"  sur un thème qu'il devient urgent d'aborder:  : « La diversité politique : une richesse et un défi pour Strasbourg».

Celui-là, je ne l’animerai pas : j’y participerai…

Daniel RIOT

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu