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20/11/2007

Journée mondiale de l'enfance: le Commissaire européen aux droits de l'homme fait appel aux médias

Varsovie-A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, est intervenu à Varsovie au sujet de la participation des enfants, en plaidant en faveur d'une " culture dans laquelle les adultes seraient plus à l'écoute du point de vue des enfants et le respecteraient davantage ". A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

19/11/2007

Conseil de l'Europe: Le droit des enfants, par Thomas Hammarberg

af60e683803d80243cc939c61d3da037.jpg« Etre très à l’écoute du point de vue des enfants »

A la veille de la Journée internationale des droits de l'enfant, le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, rend hommage à Janusz Korczak, pionnier dans ce domaine, dont le travail doit selon lui servir de modèle pour garantir l'implication active des enfants dans les processus décisionnels. " Les uns et les autres ont tout à gagner à voir les adultes apprendre à épauler les enfants dans l'exercice de leurs droits ", affirme Thomas Hammarberg, dans ce "point de vue"tout en proposant des mesures concrètes dans ce sens. 

A LIRE  SUR RELATIO >>>>>>>>>>> 

15/11/2007

Internet: Le Conseil de l'Europe lance un jeu pour les enfants

STRASBOURG-Le Conseil de l'Europe lance aujourd'hui un jeu pour apprendre aux enfants comment surfer en toute sécurité sur Internet. Le jeu " Wild Web Woods " a été créé pour aider les enfants à apprendre de manière ludique les règles de la sécurité sur Internet. Il se sert des contes de fées qui leur sont familiers pour les guider à travers un dédale de dangers potentiels vers la fabuleuse " ville électronique ".

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Le jeu, qui s'adresse essentiellement aux 7 - 10 ans, sera hébergé sur le site Internet du Conseil de l'Europe ; il sera lancé dans un premier temps en anglais et sera ensuite traduit dans 12 autres langues européennes.

Il a été développé dans l'esprit du programme " Construire une Europe pour et avec les enfants ", mis en place pour promouvoir les droits des enfants et les protéger de toutes les formes de violence, y compris des dangers d'Internet. Le jeu est aussi une étape fondamentale dans les actions du Conseil de l'Europe visant à réduire le racolage d'enfants sur Internet, conformément aux principes de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, récemment adoptée.

Grâce au lancement de ce jeu lors du Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'Internet (12 -15 novembre, Rio de Janeiro, Brésil), le Conseil de l'Europe cherche aussi à mettre en avant la nécessité de sensibiliser les enfants de tous âges mais aussi les adultes aux dangers d'Internet. Forte de ses 47 Etats membres, l'Organisation est à la pointe de la lutte contre la criminalité sur Internet. Elle s'appuie pour ce faire sur des conventions fondamentales relatives à la cybercriminalité, à la prévention du terrorisme, et à l'exploitation et aux abus sexuels.

POUR JOUER >>>>>>>>>>>

Pour toutes informations complémentaires sur le programme relatif aux enfants, veuillez consulter le site : www.coe.int/children  

EN SAVOIR PLUS SUR LE CONSEIL DE L'EUROPE A LA CONFERENCE DE RIO SUR LA GOUVERNANCE INTERNET: RELATIO, L'EUROPE EN REVUE >>>>>>>>>

04/08/2007

EUROPE: La fessée prohibée dans les familles ? Quand le Conseil de l’Europe résiste à un air du temps régressif et répressif…

a8870d929169cffda20bf953108c5b24.jpgEditorial RELATIO par Daniel RIOT. Libération en fait sa « Une » et tout un dossier. Au Conseil de l’Europe, on n’est guère habitué à ce type de mise en valeur: c'est regrettable, d'ailleurs. En l’occurrence, même si cette question  n’est pas liée à une actualité « chaude », Libération a raison. Comme il a raison de ne pas traiter le sujet avec légèreté, mépris ou ironie salace comme c’est si souvent le cas quand il est question de fesses et de fessées…

Oui, le Conseil de l’Europe souhaite faire prohiber  tous les châtiments corporels, notamment envers les enfants.

Même cette petite claque, qui n’a jamais fait de mal ? Même cette petite fessée qui marque l’esprit plus que la chair ? Même ces petites tapes sur les doigts ou ailleurs qui n’ont rien de traumatisant ? Oui, « ni claque ni fessée », pour reprendre le nom d’une association qui se bat qu’on arrête de battre ces petits trésors qu’on « châtie bien parce qu’on les aime bien »…

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Bien sûr, en cette ère de régression répressive et liberticide, on entend déjà en cris et chuchotements, en sourires et grimaces, en haussements d’épaules et en rugissements de beaufs, les réquisitoires contre cette « Europe » qui se mêle de tout, même de nos chemises, contre cet « esprit de mai 68 » qui nous a déjà tant fait de mal, contre ce laxisme qui explique tous nos maux. « Après on va dénoncer la démission des parents. Tu parles ! On leur coupe les mains et la tête aux parents…Une bonne gifle, çà remet les idées en place. Une bonne fessée, çà remet la tête droite… D’ailleurs, Bayrou l’a montré publiquement : un gamin lui fait les poches, il lui donne un soufflet mérité ».

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« Cette mise hors la loi de la bonne vieille torgnole éducative suscitera à coup sûr une indignation mécanique, écrit Laurent Joffrin. Quoi? On va se donner le ridicule de légiférer sur ces affaires domestiques, qui regardent les parents et personne d’autre? On va pousser le principe de précaution jusqu’à donner aux enfants le droit de traîner en justice leurs parents à la main leste ? Et l’Etat tutélaire va maintenant s’immiscer jusque dans les bacs à sable? »

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Depuis 2004, première recommandation du Conseil de l’Europe sur les châtiments corporels,et depuis l'adoption du programme "violences et enfant",  on en a entendu les bêtises de ce genre ! Pour cause… Quel papa ou quelle maman n’a pas eu au moins l’envie ou n’a pas au moins une fois céder à la tentation (ou au réflexe) d’une gifle « qui part toute seule » ou d’une « bonne correction bien méritée » ? Ni sadisme, ni défoulement : signe d’amour, d’attachement… Frapper fait  mal (aussi) à celui ou celle qui frappe, non ?

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80be1d19ef75ea894cec048ceaac2dce.jpgL’esprit soixante-huitard n’a rien à voir dans cette démarche du Conseil de l’Europe. Tout part de constats  faits dans l’Europe du Nord où l’on sait ce que le mot « rigueur » veut dire et où en matière d’éducation, on a plus de leçons à donner qu’à recevoir. La violence la plus répandue, c’est la violence domestique.

La violence la plus transmissible, c’est celle qu’on subit avant de (re) donner. Laurent Joffrin résume : « Il y a une continuité entre les habitudes plutôt inoffensives en vigueur dans beaucoup de pays et les véritables violences intrafamiliales. Les enfants élevés «à la dure» sont souvent plus violents que les autres. Les pays qui ont prohibé gifles et corrections dans l’éducation sont loin d’être pour autant tombés dans l’anarchie. »

Nul besoin d’être un « psy estampillé » pour savoir, y compris par expérience personnelle, que le recours à la contrainte physique est surtout l’indice d’un échec éducatif.

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Le problème, bien sûr, c’est de trouver par quoi et avec quoi on sanctionne ce qui mérite de l’être : les atteintes à la dignité, à la liberté, aux biens, aux doits d’autrui ; les gestes dangereux pour soi et les autres ; les attitudes asociales ou autodestructive. Par quoi et avec quoi stimule-t-on cette perfectibilité qui est en chaque enfant (comme en tout adulte, d’ailleurs) ? Les vertus de l’exemplarité ne suffisent pas. Les sermons ne suffisent pas. Punir, en bien des circonstances, c’est vouloir guérir. Il est des sanctions salutaires.

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La répression a aussi des vertus préventives. Le contraire de « l’éducation à la dure » ne doit pas être une éducation « à la molle ». L'enfant-roi n'est pas l'enfant de tous les droits. Le premier des droits de l'enfant, c'est d'avoir droit à une enfance, donc à une éducation digne de ce nom:on ne naît pas homme, on le devient...ce n'est jamis simple, ni facile...Et l’extension des interdits suédois en matière de fessées risque de culpabiliser des générations de parents et d’éducateurs qui font ce qu’ils peuvent…

« Eduquer sans frapper », d’accord. « Ni claque ni fessée », d’accord. Mais « on » fait comment avec les « bons petits diables » ? D’ailleurs, n’y a-t-il pas des différences de nature entre la tape sur la main, la tapette sur la couche, la soufflette ou la tartelette sur l’épaule   et des ceinturons transformés en fouets, des casseroles en martinets, des chaussures en taloche de maçon ?

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La lucide  secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Maud de Boer-Buquicchio, a bien conscience de tout cela. Mais elle sait surtout à quel point de vieux slogan du type « on bat les enfants pour leur bien » font des ravages dans les familles…et dans les rues. Elle se veut d’autant plus ferme dans sa demande d’une « tolérance zéro » envers tout ce qui est « mauvais traitements », »mutilations »,  « humiliations ».une « tolérance zéro » qui n’est guère  dans  l’air du temps…où les voix les plus autorisées et légitimées par le suffrage universel prônent si souvent, par suivisme d’une opinion déboussolée plus que par souci d’efficacité,  un  retour à des méthodes archaïques  d’une ère qu’on croyait révolue.

 

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Maud de Boer-Buquicchio invoque, comme le rappelle Charlotte Rotman dans Libération,  le «devoir de protéger l’intégrité physique et psychologique» et «la dignité humaine de nos enfants» : «Nous ne sommes pas autorisés à les frapper, les blesser et les humilier. Un point c’est tout.  Nous devons changer de mentalités et adapter nos lois en conséquence.» C’est d’autant plus impératif que tout se mêle : les peurs devant les médiatisations et les réalités de la délinquance, les poussées d’incivilité, les difficultés économiques et sociales et bien des croyances et  des pressions d’ordre religieux».

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« Changer de mentalité » : ce sera le but de la campagne du Conseil de l’Europe cette automne, une campagne qui s’inscrit dans la logique de celles (complètement soutenues par RELATIO) contre les violences conjugales, contre la traite des êtres humains, contre les discriminations en tous genres qui vident les droits de l’homme.

Pour « changer les mentalité », il faut plus convaincre et persuader que menacer ou réprimer. «Interdire les châtiments corporels dans le foyer familial ne veut pas dire engager des poursuites contre les parents, mais changer leurs comportements.»  Ce qui est sûr, c’est que toute violence nourrit la violence. Et que le degré de civilisation d’une société se mesure (aussi) à sa capacité d’enrayer toutes les spirales de toutes les violences.

Daniel RIOT

>>>> Rien ne peut justifier les violences à enfants

>>> Le Conseil de l'Europe veut gifler la fessée

>>> Une question dérangeante

>>> Ce martinet qui marque les mémoires

>>> De la déculottée....

>>> Les parents ne savent plus sanctionner

>>> Au Royaume de Suède....

>>> Le site de "Ni claques ni fessées"

>>> rapport du Conseil de l'Europe sur les châtiments corporels

>>> la fessée sur Doctissimo

>>> Vaincre la violence

A LIRE :« Une Europe faite pour les enfants dans un monde fait pour les enfants »,

 

par Maud de Boer-Buquicchio

ead8b61be492d1f566163ec42b813531.jpg"Un monde qui n’est pas adapté aux enfants, c’est un9350de873f573493fa0face040396c79.jpg monde où ne peuvent régner ni la dignité, ni la prospérité, ni la paix. La manière dont une société traite ses enfants est éminemment révélatrice de son degré de civilisation et d’humanité, ainsi que de sa volonté de se préserver.

Or l’Europe a les ressources et les moyens nécessaires. En tant qu’organisation de défense des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe s’est consacré aux droits de l’enfant dès sa fondation, en 1949. Même si nous sommes fiers des nombreux progrès réalisés, nous sommes déçus par leur lenteur et restons très préoccupés face à l’ampleur des violations des droits de l’enfant. Nous voulons non seulement protéger les enfants et leurs droits mais aussi les rendre maîtres de leur destin. En d’autres termes, nous voulons construire une Europe pour et avec les enfants.

« Construire une Europe pour et avec les enfants », tel est le titre de notre programme triennal qui a pour but d’aider les 47 Etats membres du Conseil à concevoir des politiques intégrées en faveur des enfants et à élaborer des plans et des stratégies nationaux appropriés." LIRE LA SUITE >>>>>>>

24/07/2007

Quand on veut mêler biologie et théologie pour expliquer l'origine du monde...

 Voilà un débat qui se situe tout à fait dans le fil des remous suscités par la censure d’un8c83de9cf14daa425240a68ad068fbd8.jpg rapport lors de la dernière session de l’Assemblée du Conseil de l’ Europe. Censure que RELATIO avait mis en relief et, bien sûr, condamnée… C’est RUE89 qui met cette information en relief dans les médias francophones ;  «  Tollé en Allemagne à la suite de la proposition de la ministre de la Culture du Land de Hesse, Karin Wolff,(ci-contre) qui a suggéré que les questions théologiques concernant l'origine du monde soient abordées dans les écoles lors des cours de biologie ».

ec99c4e296e61e5359deb2e2b8b97c13.jpgConcernant l'origine du monde,(que COURBET représentait avec réalisme en 1866 dans ce tabeau qui scandalise encore bien des esprits) , Karin Wolf ne voit pas "de contradiction entre l'évolution biologique et l'explication biblique". C'est ce qu'elle a  déclaré au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette audacieuse affirmation lui a valu l'appui de quelques personnalités religieuses en Allemagne, dont celle de Walter Mixa, l'évêque d'Augsburg. Dans le camp des rivaux politiques de la ministre, les Verts et les sociaux-démocrates (SPD) ont stigmatisé ses prises de position et ont qualifié la ministre de "chrétienne fondamentaliste.

RUE 89 note justement :  « Cette remarque d'une ministre CDU (conservateurs) dans un Land très influent fait craindre que le mouvement créationniste ne cherche à pénétrer le système scolaire régional pour ensuite gagner le reste du pays. Ce débat fait aussi des vagues parmi les islamistes radicaux turcs qui refusent la théorie de l'évolution. Très implanté aux Etats-Unis dans les milieux fondamentalistes protestants, le mouvement créationniste dit du "dessein intelligent" ("intelligent design" en anglais) entend fonder scientifiquement les affirmations de la Genèse. La théorie du "dessein intelligent" postule un univers conçu pour l'homme selon une intention divine et il remet en question un principe cardinal de la théorie de Darwin: l'adaptation à l'environnement est la cause principale de l'évolution humaine. »

RELIRE SUR RELATIO >>>>>

L’ARTICLE DE RELATIO AVAIT DECLENCHE UN DEBAT FORT NOURRI SUR AGORAVOX >>>>

30/05/2007

Chantal Cutajar:L’école et l’Education telle que je la défendrai au Parlement

Voici la réponse que Chantal Cutajar  à une lettre des responsables des sections départementales SNES, SNEP et SNUEP du Bas-Rhin qui l'interrogeaient sur ses orientations en matière d'école et d'éducation. Comme vous le savez le MoDem a mis l'Education au coeur de son projet et son programme.


"Parce qu’aucune société n’est développée, solidaire et réellement démocratique si elle ne met au centre de son projet la question de l’éducation de ses enfants, François Bayrou a décidé de mettre  dans le cadre de son Mouvement Démocrate cette question comme priorité nationale de son programme.
Qu’est ce que cela signifie et comment cela peut se décliner concrètement ? Voici quelques propositions concrètes garantes de l’Egalité des chances et de la mixité et qui peuvent permettre de répondre aux inquiétudes actuelles du corps enseignant, des parents et des élèves.
1-La question de la carte scolaire
Au lieu de favoriser son abrogation, Je considère au contraire que son maintien est nécessaire car elle est garante d’égalité et de mixité sociale. Il peut être envisagé un nouveau découpage comme étant à l’origine de plus de brassage social.
Il n’est pas normal que des collèges comme Lezay-Marnésia ou Solignac soient considérés comme des lanternes rouges de l’Académie, alors même qu’ils devraient refléter la diversité réelle des quartiers de la Meinau ou de Neuhof. C’est pourquoi, l’instauration de classes d’excellence et d’options particulières permettrait de stopper un taux d’évitement scandaleusement fort pour ces établissements.
2- Le travail des enseignants
Il n’est pas question de continuer à jeter le soupçon sur le travail des enseignants mais au contraire de favoriser tout ce qui pourra restaurer leur image et leur autorité.
Ainsi, les heures consacrées à des projets, des rencontres, des manifestations culturelles : Printemps de l’écriture, jury et cercles de lecture etc…, au suivi individualisé des élèves, à la médiation avec les parents, mais aussi au travail personnel doivent être reconnues. Il n’est pas question d’alourdir le travail des enseignants, mais au contraire de valoriser celui-ci.
Ainsi, dans l’Académie, de nombreuses initiatives sont menées par des professeurs engagés qui croient en leur mission éducative, il faut reconnaître ce travail en profondeur. L’engagement des professeurs dans l’Ecole Ouverte pendant les périodes de vacances qui favorise la réussite, le suivi et qui positive le rapport à l’école pour les élèves doit être encouragé.
3- Le suivi des élèves
Celui-ci doit être renforcé et augmenté de moyens ( professeurs volontaires, étudiants tuteurs, travail en binômes, accompagnement scolaire )
L’accent doit être mis sur une priorité de lutte contre l’échec scolaire et ce, avant la classe de sixième où les résultats en lecture sont préoccupants.
Les suppressions de postes prévues en Alsace sont scandaleuses, options : langue et culture régionale, latin, grec, religion, langues vivantes : italien, arabe, espagnol, ainsi que toutes les organisations de classes trilingues, européennes, de langues renforcées sont menacées, alors même que l’Alsace, de part sa situation géographique particulière appelle au contraire un renforcement de cette dynamique linguistique. Les projets nécessitant de petits groupes de travail sont menacés ainsi que toute la dimension culturelle où les classes à option théâtre, musique, danse ( Lycée Pasteur, Pontonniers, André Maurois à Bischwiller etc …)  Les classes professionnelles ont besoin non seulement de moyens matériels mais aussi humains et doivent profiter d’une réflexion en partenariat avec les entreprises locales pour une synergie commune ( maîtres de stage issus des entreprises en doublette avec les professeurs, évaluation des besoins locaux industriels et techniques, BTS en alternance qui soient en adéquation avec le monde des entreprises, revalorisation des filières techniques et scientifiques auprès des filles) Ces classes qui offrent des débouchés rapides et sérieux à nos élèves doivent être au contraire multipliées.

4- L’autorité
Parce que l’école est le laboratoire de la vie, nos élèves doivent trouver des réponses à leurs questions, ils ont soif de justice, de reconnaissance, de règles. Un traitement de l’autorité sous forme de sanctions réparatrices doit être privilégié en lien avec les  différents personnels des établissements scolaires : professeurs, agents TOS etc…( cela se fait per exemple au Lycée Couffignal pour les dégradations du matériel)
Il faut aussi œuvrer pour une représentation positive de l’école autant du côté des parents que des enfants, ce qui est facteur de réussite. Une enquête avait été menée par François Bayrou, alors qu’il était ministre de l’Education Nationale sur les représentations des parents issus de milieux défavorisés ou aisés, ce qui fait la réussite des élèves, c’est avant tout la représentation positive  qu’ont les milieux familiaux de l’institution scolaire, c’est elle qui est déterminante comme facteur de réussite
5-L’Université
Les moyens devront être augmentés de façon très significative sur cinq ans.
Il faut organiser un semestre d’orientation pour les jeunes afin de favoriser les choix de filières.
Il convient de nouer des liens efficaces avec les entreprises afin que l’Université soit aussi le lieu de l’insertion professionnelle.
Il faut penser à l’école de la deuxième chance, des expérimentations devront être faites pour généraliser des filières du type de la Capacité en Droit en mathématiques, Lettres, Langues, Arts etc …
Le numerus clausus des facultés de Médecine doit être revus afin de favoriser les vocations, en ouvrant également la filière de la Médecine à des non-scientifiques

En conclusion, il va de soi que l’abrogation du décret Robien est une nécessité et qu’une réflexion plus large permet de réancrer l’école dans ses missions principales d’instruire et éduquer. Quant aux suppressions massives de postes dès la rentrée scolaire dans notre Académie, elles sont une atteinte à la qualité du service public ! Il faut au contraire soutenir notre système à la fois en terme de quantité et de qualité."

Chantal CUTAJAR

 
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