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23/01/2008

Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

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19/11/2007

En relief aujourd'hui sur RELATIO

>>> L’Europe gourmande : Julien Binz, une Toque « européenne »

>>> Unterlinden: Une exposition à ne pas manquer

>>> Cette question anglaise paralysante, par Daniel Riot

>>> Après les élections au Kosovo : Période cruciale

>>> Strasbourg : Le Congrès en session

>>> L’écologie, une éthique politique, par Corinne Lepage et Yann Wehrling

>>> Les droits d’un peuple : les Roms

31/10/2007

Strasbourg : Cap 21 (Corinne Lepage) soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe pour les municipales

Merci à celles et à ceux, connus ou inconnus qui en ces jours décisifs pour la décision sur les investitures MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants, dont Strasbourg qui ont tenu à me manifester leur soutien. Tous ces messages de sympathie sont pour moi et mon équipe plus que des encouragements: des vitamines (couleur orange) pour l'action! Avec persévérance et ténacité.

 6ffaf9d7fb782d24e814abfb2365daf7.jpgAujourd'hui, je tiens à remercier particulièrement l'appui officiellement donné à la candidature de l'équipe que j'anime et conduit  par Cap 21, le mouvement de Corinne LEPAGE, co-constitutif du MoDem avec l'UDF, qui est représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen. Je reprends ici l'article que Daniel RIOT m'a adressé avant de le publier sur son propre blog afin que les internautes (de plus en plus nombreux) qui fréquentent ce site politique ait la primeur de l'information diffusée cette après-midi à la presse.

Nous nous  montrerons dignes de la confiance ainsi  manifestée par Corinne Lepage qui incarne bien cette écologie qui sait allier croissance et protection des richesses naturelles et pour qui l'écologie est d'abord une éthique. Et une manière d'agir politiquement, avc idéalisme et réalisme, pour une "société désirable'.

Chantal CUTAJAR

RELIRE MES ENGAGEMENTS ECOLOGIQUES PERSONNELS >>>>>>

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UN SOUTIEN CLAIR A UN PROJET AUTHENTIQUEMENT "ECOLOGIQUE"

par Daniel RIOT

C’est officiel, c’est clair et net et c’est on ne peut plus logique. Cap 21, le mouvement présidé par Corinne Lepage, co-fondatrice de moDem avec François Bayrou soutient la candidature de Chantal Cutajar et de son équipe à strasbourg. C’est officiel, puisque c’est annoncé dans la lettre que la déléguée de Cap 21 dans le Bas-Rhin, Yveline Moeglen, a adressé avant-hier aux membres de la commission des investitures de Modem. C’est logique pour trois raisons complémentaires :
1)      Yveline Moeglen, conseillère municipale et communautaire du groupe udf/modem présidé par Chantal Cutajar, ancienne responsable de « génération écologie », est une membre active de « Strasbourg je t’M » et travaille AVEC (et pas pour) Chantal depuis son adhésion au MoDem
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2)      Le projet pour les Strasbourgeois et Strasbourg par l’équipe de Chantal Cutajar place « l’écologie qui ne freine pas le progrès » au centre de ses préoccupations. Avec (entre autres) l’application du projet de Charte du développement territorial et local de Cap 21, la clause du « citoyen européen le plus favorisé » chère à Corinne Lepage et la prise en compte de la dimension écologique sur toutes les questions de compétence municipale.
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3)      Chantal Cutajar n’a pas fait des « liens fixes » avec Cap 21 sur son blog politique dès que Corinne Lepage et François Bayrou se sont entendus sur une plate-forme de « l’éco-économie » par suivisme, mais par partage de convictions profondes et bien ancrées. Remarquons au passage que « l’esprit de Grenelle » s’inscrit pleinement dans la logique du programme présidentiel de Bayrou.
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 De même, Chantal Cutajar en plein accord avec la ligne « Bayrou/Lepage » avait mis en avant les questions environnementales dans son programme pour les législatives. Tout cela pour souligner (en cette ère de « mimétisme de masse », cela s’impose) que les engagements « verts » de Chantal Cutajar ne sont en rien liés à l’air du temps actuel. Ce n’est d’ailleurs pas un effet du hasard si le « pôle vert », la sensibilité écologique, les esprits soucieux de cohérence entre « le penser global et l’agir local » sont très représentés dans « Strasbourg je t’M » autour d’Yveline Moeglen et de Claude Lienhard.
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Je publie ci-dessous la lettre d’Yveline Moeglen. Comme la formule s’impose de plus en plus, « il n’y a pas d’oranges …orange, sans verts orangers ».
Daniel RIOT
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LA LETTRE D'YVELINE MOEGLEN A BAYROU 

Monsieur  Bayrou, Monsieur le Président. 

d4d0e18a6fdfe7e347ea8e98281fd248.jpgAprès avoir commenté : « le Modem n’a toujours pas choisi sa tête de liste pour les municipales à STRASBOURG, un journaliste politique des Dernières Nouvelles d’Alsace poursuit :  A STRASBOURG, les élections municipales se joueront dans une large mesure au centre, c’est là que R. RIES  ( PS) espère piocher des voix ….. , c’est à cet électorat que s’adresse Fabienne KELLER ( UMP)   lorsqu’elle témoigne de sa fidélité au centrisme ….  ».

Conseillère municipale et communautaire de STRASBOURG et déléguée CAP 21 pour le Bas-Rhin, à l’image de l’engagement de Corinne LEPAGE au plan national pour le MoDem, je soutiens avec les militants CAP 21 strasbourgeois la candidature de Chantal CUTAJAR,   présidente du groupe municipal des élus MoDem/CAP 21 (auquel j’appartiens) et candidate aux législatives que vous avez investi pour la circonscription 1  de STRASBOURG,  à la tête de liste MoDem pour STRASBOURG.

Depuis plusieurs jours aussi bien parmi les élus du Conseil Régional, que chez les Conseillers Généraux mais aussi auprès des chambres consulaires puis reprise par la presse locale ,   courrait   la  rumeur d’une  investiture  accordée  par  vous-même  à  Monsieur  Jean -Claude PETITDEMANGE,  rumeur démentie par la personne elle-même.

C’est donc à ce jour au total trois candidats, Mesdames CUTAJAR, KALINKOVA et Monsieur MERGER,  qui convoitent la tête de liste Modem pour notre ville.

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Si mon soutient va vers Madame Chantal CUTAJAR , c’est parce qu’en tant  que représentante de CAP 21 il ne m’est pas possible d’envisager un seul instant de soutenir les deux autres candidats qui, tout en étant séparément candidats,  poursuivent le même but: celui de faire gagner le tandem UMP sortant, dirigé par Madame KELLER qui sait qu’elle ne sera pas suivie par une partie de ses troupes et de ses électeurs tant il y a eu de trahisons vis-à-vis de son ancienne famille politique qu’était l’UDF  et tant  elle a traité ses administrés avec mépris et insolence.

La presse locale ne se trompe pas, lorsqu’elle  commente, lors d’un dîner/débat organisé par Madame KALINKOVA , auquel elle a participé : « … elle (Madame KALINKOVA) ne veut pas endosser la responsabilité d’une éventuelle défaite du Tandem (KELLER/GROSMANN) ».. « Ludmilla HUG-KALINKOVA  a donc très peu critiqué le tandem… »  et lorsque cette même presse  pose la question au Tandem sur la candidature de madame KALINKOVA , celui – ci répond  et considère que   « l’élection  se  jouera  entre    Fabienne KELLER   et Roland RIES », autrement dit, si la tête de liste est Madame KALINKOVA , on n’aura pas d’inquiétude !

Et là, le Tandem a raison, car à  y regarder de prés, les personnes qui accompagnent Madame KALINKOVA  sont  soit affiliées  au  « nouveau centre » soit « UMP » et ne peuvent pas convaincre d’une « quelconque  indépendance » !

Et comme l’électeur préfère toujours l’original à la copie, dans ce cas précis le MoDem ( non indépendant) ferait autour de 6% et le Tandem n’aurait aucune difficulté pour sortir vainqueur de ces élections.

 Madame KALINKOVA également conseillère municipale et communautaire, tout en postulant pour la tête de liste municipale MoDem , refuse de rejoindre notre groupe UDF/MoDem. Elle a  créé son propre groupe municipale appelé UDS ( Union des Démocrates pour STRASBOURG). 

  C’est pour toutes ces raisons Monsieur  le Président, que seule Chantal CUTAJAR,  également soutenue par Corinne LEPAGE  qui s’est clairement exprimée en sa faveur lors de sa visite à STRASBOURG ( le 16 octobre 2007)  peut conduire notre liste, indépendante, riche de toutes les différences qui la compose dont CAP 21.

En espérant , Monsieur le Président, vous avoir convaincu que la seule chance d’un bon score  municipal pour le MoDem à STRASBOURG ne peut qu’être une liste autonome menée par Chantal CUTAJAR, je vous remercie d’avoir pris connaissance du souhait de la représentante CAP 21 que je suis.

Bien respectueusement,       

 Yveline MOEGLEN 

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25/10/2007

Quand Sarkozy se surprend lui-même….

Il a réussi un joli coup, Sarko : il s’est étonné lui-même ! La fin de son discours sur la fin de la première phase du « Grenelle » est un morceau d’anthologie. Mal écrit, le passage. Mais révélateur : « Pour qu’un homme comme moi, tienne un tel discours, préconise de telles mesures… ». Les vraies ruptures sont avec soi –même.Et l'on est qui l'on devient...

bb8f86326a50139f9c05d1adebacbb85.jpgl'ami de Bush avec Al Gore...

Eh oui ! Son « j’ai changé » de la campagne électorale a pris son sens aujourd’hui. « Pour qu’un homme comme moi », pour qu’un gouvernement comme le sien, pour qu’une majorité comme la sienne…pour qu’autant de gens qui méprisaient tant depuis tant d’années les « écolos », ces « gauchistes », ces « illuminés », ces « passéistes », ces « réactionnaires » et  affichent dans leur défense de l’environnement, de la planète, de la nature cette foi des nouveaux convertis, il faut croire effectivement que « la France a changé ».

Surtout si cette France, repeinte en vert de l’espérance,  tient ses engagements de transformer le « cancre » de l’éco-politique européenne qu’elle était en « premier de la classe »…

Même Voynet ( qui pour moi reste « la tueuse du Rhin-Rhône ») est obligée de reconnaître ce qu’elle est plutôt agréablement surprise. Et quand Hulot met « 18/20 » au travail effectué ce n’est pas seulement pour caresser Sarkozy en courtisan ou ajouter au plaisir de Borloo qui se dit « fou de joie ».

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Tout bien sûr est à regarder avec distance. Je l’ai fait dans une autre analyse. Mais il est des plaisirs qu’il ne faut surtout pas bouder… Même si, « l’inertie, la routine, l’aveuglement, l’idéologie » qui sont à combattre désormais au nom de « l’esprit de Grenelle » se trouvent encore plus à l’UMP (où tout le monde n’a pas-encore- changé) qu’ailleurs…

Au fait, j’ai dit « esprit de Grenelle »…Ah ! Oui… Chirac, déjà et mai 68, encore… Avec un bond historique du Smig ! Faut-il dire « merci mai 68 » ? Qui disait déjà qu’il fallait en  « liquider l’esprit » ? Quelqu’un qui ne s’était pas encore surpris lui-même…

Daniel RIOT

LE PARADOXE DE GRENELLE >>>>>>>>>

La "révolution verte" de Sarkozy: Le « Paradoxe de Grenelle »

Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO.

« En un sens, la France a la chance d'être pionnière, de donner un bon exemple dans une situation où malheureusement elle est en retard par rapport à ses voisins européens », a lâché  l'astrophysicien Hubert Reeves qui a appris à bien regarder la Terre en auscultant les étoiles… Voilà un bon résumé de ce qu’il faut bien appeler le « grand paradoxe de Grenelle ».

On y a fait du bruit. Il le fallait pour réveiller les consciences. La médiatisation, ici, n’est pas sans effet positif. La "méthode Sarko" a du bon. Surtout quand elle est mise au service de bons principes:précaution(réaffirmée,contrairement aux appels d'Attali),transparence, responsabilité, politique de vérité, état de droit...

On y a réuni des parties prenantes variées aux intérêts contradictoires et aux aspirations différentes. Borloo, en l’occurrence, a bien rempli son rôle de GO, comme on dit au ClubMed,  avec l’aide de la technicienne compétente Nathalie Kosciusko-Morizet, et  l’active participation de Nicolas Hulot, grand prêtre de l'écologie bien communiquée.  Un bon exemple de concertation entre autorités politiques et représentants de la « société civile ».

Et on y a pris, surtout, des décisions et des engagements qui constituent des progrès mais qui,  dans leur grande majorité, … ne suffisent à pas à combler les retards européens de la France  en matière d’environnement. Il est LA, ce "paradoxe de Grenelle", un paradoxe bien français... Même si, sur bien des points, les engagements pris par Sarkozy ouvre des horizons qui finissaient par être inespérés...

Les discussions sur les pesticides sont les plus révélatrices de nos difficultés nationales à appliquer des orientations européennes et a fortiori à nous montrer, jusqu'ici,  « en flèche » au niveau européen.

Le texte adopté à Strasbourg par le Parlement européen est plus ambitieux et rigoureux que les résolutions prises, après bien de polémiques, à « Grenelle ».

Il est vrai que ce texte euro-parlementaire n’a été approuvé  qu’en première lecture, et que des batailles d’amendements s’annoncent difficiles  dans les débats prochains. Mais le Parlement durcit les mesures préconisées par la Commission, alors qu’à Paris les objectifs affichés ont été revus sérieusement à la baisse et lié « aux solutions de substitution » (non encore mise au point).

Rappel des mesures "strasbourgeoises": Réduction de l'utilisation de pesticides de 25% d'ici 5 ans et de 50% d'ici 10 ans, interdiction de pulvérisations aériennes, plus grandes règlementations plus rigoureuses de « l’usage banal » des pesticides (dans les jardins publics, par exemple) et des agréments des nouveaux produits…  

Rappel de la réalité: la France est le plus gros consommateur de pesticides en Europe (triste titre de « champion » !) et le troisième du monde ! Selon une étude de l'Institut français de l'environnement (IFEN) 90 % des rivières et 50 % des nappes phréatiques sont contaminées par ces pesticides qui se retrouvent bien sûr dans les aliments. Selon une étude de 2005 de la répression des fraudes française (DGCCRF), portant sur les fruits et légumes (3 098 échantillons), seuls 55,4 % des échantillons ne contiennent pas de résidus… Et ne parlons pas des catastrophes des Antilles françaises : le scandale du chlordécone, interdit mais utilisé illégalement aurait dû (et devrait) être dénoncé avec plus de vigueur, pour le moins...

Dans ce contexte, la détermination affichée par  Sarkozy fait plaisir à voir : elle autorise même quelque optimisme. Mais son autosatisfaction étalée vaut d’être nuancée. Chacun sera jugé sur les actes. Comme après  le « Grenelle de 68 », les « événements » continuent…"Le Grenelle n'est pas une fin, mais un commencement", a dit Sarkozy.

Désormais, c’est en effet le « suivi de Grenelle » qui va compter.

Des réticences sectorielles se manifestent déjà : c’est prévisible, « gros comme un camion ». En matière législative, l’UMP se morcelle déjà en fonction des « groupes de pressions » qui s’activent… Et en matière fiscale, « l’usine Bercy » va jouer à fond de son hyper-puissance.

La taxe carbone sera plus qu’un test.  Comme la loi annoncée sur les OMG. Comme le triplement des surfaces consacrées à l’agriculture biologique (de 2% aujourd'hui à 6% d'ici 2010 ou 2012) .Comme le retrait du marché d’ici quatre ans des 50 substances les plus dangereuses utilisées dans l'agriculture. Comme les financements qu’il faudra bien trouver, car de tels programmes ont un coût…

Mais il est permis de rêver. Les sceptiques n’ont pas toujours raison ! Si au moins ce « Grenelle » aboutissait à une accélération de la traduction des directives communautaires dans notre législation nationale…Si, pour reprendre, une exhortation de Corinne Lepage, ce « Grenelle » nous engageait en termes de protection de la nature, de qualité de la vie, d’écologie sur la voie de la « clause du citoyen européen le plus favorisé »…

La révolution culturelle qu’implique une « éco-économie » reste à faire. Au moins, Sarkozy a-t-il entamé une belle révolution politico-administrative en termes de concertations et en matière de vigilance écologique. En cela, comme dit Reeves, la "France est pionnière" là où elle est tellement "en retard". Que Sarkozy ait invité Barosso à assister à cette première synthèse de Grenelle est encourageant. Après le "paradoxe de Grenelle": la "cohérence de Grenelle"? Ce serait vraiment bien...

Daniel RIOT

23/10/2007

En relief, aujourd'hui, sur RELATIO

>>> Traité de Lisbonne : Polémique avec un Noniste, par Daniel RIOT 

>>>  Le traité vu par Yann Wehrling

>>>  Lisbonne : l’embarras du PS

>>>  Les freins français à une éco-culture européenne, par Corinne Lepage

>>>  La Pologne nouvelle accepte la Charte des droits fondamentaux

>>>  Parlement européen : halte aux pesticides !

>>> Tests adn : le coup de gueule du New-York Times

>>> Suisse :Le triomphe de Blocher

 >>>  Modem : Bayrou à l’épreuve

Ecologie: Les obstacles français à une éco-culture européenne

L'environnement, le Grenelle et l'Europe, par Corinne LEPAGE

Nul ne sait en cette heure, ce que seront les mesures concrètes, chiffrées et financées qui seront annoncées en fin de semaine après cinq mois de préparation du Grenelle de l'environnement. Mais, au-delà des mesures, qu'elles soient du domaine du symbole fort comme le moratoire sur les OGM, les incinérateurs ou les autoroutes -- il est illusoire d'invoquer l’EPR qui est déjà en construction -- ou du domaine de la technique et de la fiscalité, c'est bien dans l'approche globale et sa remise en cause ou non qu'il faudra juger du résultat.

La vraie question est celle de savoir pourquoi la France reste si hostile à la restructuration écologique qu’impose la situation et que prépare la réglementation européenne.

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Comment comprendre, alors que le Grenelle serait dans toutes les conversations et dans toutes les préoccupations, que la France vienne de vivre deux crises graves avec Bruxelles. La première, à propos des nitrates, du fait de notre refus aggravé d'appliquer non seulement la directive mais les arrêts de la cour de justice. L'autre, plus récente, puisque le 17 octobre , la commission a menacé la France d'une action devant la Cour pour n'avoir pas pris les mesures d'application de la directive sur la performance énergétique des bâtiments qui date de décembre 2002.

Comment espérer qu'un changement de cap et des mesures réellement structurantes puissent venir du Grenelle alors que nous sommes incapables d'appliquer même tardivement les orientations européennes a fortiori d'anticiper comme vient de nous le rappeler fort justement Jacques Barrot à propos du transport dans un article publié dans le monde du week-end ?

Comment, étape encore plus difficile, la France mauvaise élève de l'Europe pourrait-elle prendre des initiatives lors de la présidence pour accélérer un changement de cap qu'elle se refuse à choisir ?

La difficulté n'est plus dans l'état d'esprit de nos concitoyens puisque ,sondages après sondages, nous constatons la volonté d'agir, et ceux avec des le résultats tout à fait corrects par rapport à la moyenne européenne.

Elle peut être d'ordre politique et liée à la culture d'une génération politique encore très réticente, si l'on s'en tient aux premiers débats qui ont suivi la communication de Jean louis Borloo à l'assemblée nationale.

Mais la difficulté est surtout d'ordre économique. Notre offre industrielle est largement inadaptée à l'économie qui naît de la crise écologique . Ou plus clairement encore, nous n’avons pas ou peu d’intérêt économique, ou tout au moins d’intérêts économiques pesant au niveau des décideurs politiques qui plaident en faveur d’un changement de paradigme.

De même que la commission Attali réfléchit aux blocages à la croissance en France ,il eût été encore particulièrement utile de rechercher les causes de notre inadaptation économique aux besoins du développement durable,plutôt que de s'intéresser uniquement aux outils susceptibles de jouer sur les effets.

Si nous sommes en retard et finalement réticents au développement du solaire ou de l'éolien, c'est parce que notre offre nationale industrielle est nucléaire.

Si nous si nous n'avons pas développé les technologies permettant une réelle efficacité énergétique dans les bâtiments, c'est parce que nous avons fait le choix du chauffage électrique pour trouver des débouchés à notre production nucléaire et qu’il fallait consommer le plus possible.

Corinne LEPAGE

Cet article est le texte de la chronique de Corinne LEPAGE diffusée ce matin (comme chaque lundi) sur France Culure

Le blog de Corinne LEPAGE

Le site de Cap 21

SUR RELATIO: L'Europe, trop oubliée dans le Grenelle de l'environnement, par Daniel RIOT >>>>>>

17/10/2007

Corinne Lepage: Pour la clause du citoyen européen le plus favorisé

 La préparation de la Présidence française de l’Union européenne 

Commentaire RELATIO par Daniel RIOT : OUI à l’EUROPE PAR LE HAUT

« Imposer, dans l’Union européenne,  la clause du citoyen le plus favorisé »...Cette démarche de Corinne LEPAGE s’inscrit tout à fait dans la logique de l’Europe unie par le haut, harmonisée par le meilleur. Une Europe animée par le souffle de l'excellence!

C’est cette unité dans le respect des diversités, des spécificités, des règles de subsidiarité qui inspire (le plus souvent) les travaux du Conseil de l’Europe.

C’est cette « Europe par le haut » que visaient les pères fondateurs de la CECA et du marché commun. C'est cette Europe de l'excellence qui peut répondre aux attentes des citoyens.

Mais c’est cette « Europe par le mieux » qui est trop souvent sacrifiée sur deux autels:

>>>Celui du manque de vision extra-nationale, d’excès d’ « escargotisme » (pour reprendre une formule de Tomi Ungerer), de vues trop basses, de paresse politique...

>>>Et celui de compromis imposés par une règle de l’unanimité trop utilisée qui entraîne des décisions inspirées par la recherche du « plus petit commun dénominateur ».

Il est évident que Corinne Lepage a toutes les qualités, y compris juridiques bien sûr (et cela compte énormément dans ce domaine comme dans d’autres), pour faire progresser cette « Europe par le haut ».

Ce n’est pas la teneur et la qualité de son rapport qui peuvent susciter des doutes : c’est la volonté politique qu’il faudra à la Présidence française pour que cette clause « du citoyen le plus favorisé » devienne une réalité.

Le plus « favorisé », c’est le citoyen  qui est le mieux protégé, qui bénéficie de la plus grande qualité de vie, qui est le plus respecté, qui est incité à faire le plus et le mieux pour la « Planète Terre », notre « Village Terre ».

Daniel RIOT

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LES FAITS : UNE MISSION POUR BORLOO DANS LA PERSPECTIVE 2008

Corinne Lepage, ancien Ministre de l'environnement et présidente de CAP 21, vient d'accepter une mission gouvernementale proposée par le Ministre de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo : une mission technique du suivi du Grenelle de l'environnement en vue de la présidence Française de l’Union en 2008 portant sur les conséquences juridiques du Grenelle. Elle devra remettre son rapport fin mars 2008.

« Cette mission n’est en rien un changement de mon positionnement, de celui de Cap 21 ou de celui du moDem », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée par Yveline Moeglen,(déléguée 67 de Cap 21, membre du groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal CUTAJAR et membre de « Strasbourg je t’M »).

« Je ne rallie rien ni personne. J’ai refusé le poste ministériel au Quai D’Orsay que Bernard Kouchner m’avait proposé et je ne regrette rien. Jean-Louis Borloo me propose une mission sur des sujets que je connais bien. Il est normal que je mette mon expérience au service de mon pays. D’autant plus que j’espère des avancées dans des secteurs et sur des sujets qui me tiennent à cœur. Et qui me semblent essentiels.

En matière d’environnement, nous avons énormément de retards dans l’application des directives environnementales et dans une série de secteurs. Des retards que nous payons et que nous paieront cher, très cher. Ce doit être l’occasion de rattraper nos retards et, pourquoi pas, de prendre de l’avance dans certains domaines.

Dans la perspective de la présidence française, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour tenter d’imposer un principe simple que l’on peut appeler « la clause du citoyen européen le plus favorisé ». Etudier et comparer ce qui se fait de mieux en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de cette éco-économie qui est la colonne vertébrale de notre philosophie d’action au sein du MoDem qui doit devenir LE parti du développement durable".

A LIRE AUSSI >>>>>

LE DOSSIER DE TOUTEL'EUROPE.fr SUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>>

LE SITE DE L'AGENCE EUROPENNE POUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>

La France en Europe : Polémique autour du Principe de Précaution

Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali ?,

par Corinne LEPAGE 

DECRYPTAGE RELATIO : Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali pour mettre sur ledbd8daf42ef2a5e81e2eaf7e4a753398.jpg dos du principe de précaution les difficultés que rencontre la croissance française ? La question s’impose en effet. En visite à Strasbourg où elle a relancé Cap 21, mouvement  co-fondateur du Modem qui se dote d’une antenne bas-rhinoise animée par Yveline Moeglen, membre du groupe municipal d’opposition  présidé par Chantal Cutajar, Corinne LEPAGE a réfuté point par point les arguments agités par Jacques Attali pour demander la levée de ce « principe de précaution » qui est inscrit dans la Constitution et qui  est intégré dans le droit communautaire. Non, ce n’est pas le principe de précaution qui nuit à la recherche. Non ce n’est pas ce même principe qui nuit à la croissance.

Quelques remarques préalables :

1) Sur un plan juridique ou judicaire, aucune décision importante n'a été rendue sur la  base de ce principe  depuis qu’il existe dans la constitution. Si le principe a été appliqué, il l’a été par le conseil d'État en 1993 à propos du sang contaminé ou en 1998 à propos du maïs Novartis OGM c'est-à-dire bien avant 2005.

2) La rédaction française du  principe de précaution est on ne peut plus réductrice, comme émasculée. Contrairement à la définition européenne, la formulation  exclut  la santé pour ne viser que l'environnement. Elle exclut les personnes privées pour ne concerner que les personnes publiques. Et  elle renvoie enfin à la loi pour  préciser les domaines d'application. Ce qui n’est pas fait…

Il n'y a donc, pour Corinne Lepage,  aucun "danger" pour le monde industriel. D’ailleurs,  le risque de développement exclut la responsabilité des entreprises industrielles lorsqu'en l'état des connaissances, elles ignoraient les risques qu'elles ont générés. Et la loi Fauchon de 2000 a réduit le risque de responsabilité pénale des dirigeants pour les fautes non intentionnelles.

 

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La Présidente de Cap 21 illustre son propos par quelques constats de réalité.

*« La France est le pays le plus nucléarisé du monde, un des 6 pays qui en Europe plante des OGM, ou encore l’un des acteurs les plus importants dans le domaine des nanotechnologies. Or ce sont des secteurs à risques nullement freinés dans leur développement par le principe de précaution.

*L'Allemagne qui est à l'origine du Vorsorge Prinzip, depuis le milieu des années 80, qui a porté le principe de précaution sur les fonts baptismaux de l'Union européenne, n’est pas particulièrement gênée dans sa croissance industrielle par le principe de précaution. En revanche, elle n’a subi ni le drame du sang contaminé, ni celui de l'hormone de croissance, ni celui du prion. Cherchez l'erreur ! »

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« Cherchez l’erreur » aussi en matière de recherche. « Le principe de précaution est avant tout un principe de recherche,une expression du doute scientifique, l' exigeance de  réponses au plus grand nombre de questions possibles avant que des transformations technologiques irréversibles ne soient engagées », souligne Corinne Lepage en rappelant que les Américains, sans admettre le principe, l’appliquent à leur façon : ils ont décidé que 5 % de toute la recherche sur les nanotechnologies serait dédiée à l'étude des risques environnementaux sanitaires et sociétaux. « Il s'agit bel et bien d'une application dans la réalité scientifique du principe de précaution ».

Globalement, toujours pour Corinne Lepage, où il est un principe structurant de l'industrie, le principe de précaution se révèle d'abord un véritable accélérateur de développement. Et ce, non seulement du secteur des nouvelles technologies environnementales, qui représentent un marché considérable , de 900 milliards de dollars. Mais aussi de l'ensemble de la recherche, puisqu'il pousse les industriels à produire autrement.

En effet, et pour au moins trois raisons :

>>> «  En exigeant que les effets environnementaux ou sanitaires possiblement négatifs d'une innovation puissent être évalués avant sa commercialisation, le principe de précaution devient un instrument de transformation de l'industrie.

>>>> Comme moyen de se prémunir contre des erreurs très lourdes pour la santé publique, il se révèle un levier d'économies potentielles considérables pour la collectivité : le gouvernement des Pays-Bas a ainsi évalué que, s'il avait interdit l'utilisation de l'amiante dans la construction trente ans plus tôt, il aurait économisé, hors indemnisation et coûts de santé, 19 milliards d'euros !

>>> Maîtriser les risques sanitaires, c'est éviter que grandisse une méfiance à l'égard du progrès technique, laquelle se révèle, elle, être un redoutable frein à la croissance ». Cette croissance qu’Attali voudrait tant « libérer »…

 Qui plus est, « ce ne sont pas les effets juridiques qu'aurait la suppression de la valeur constitutionnelle du principe de précaution qui changerait quelque chose à la prétendue la insécurité juridique du monde économique. En effet, le principe de précaution, au sens le plus large du terme, incluant la santé et la totalité des acteurs économiques figure dans les traités de l'Union européenne. Il a donc une valeur supérieure à la loi et s'impose, quelles que soient les vicissitudes constitutionnelles, à tous les textes de droit interne. ».

Il est curieux, effectivement que Jacques Attali et sa commission aient oublié ce qui est un fait. Pourquoi ? Pourquoi surtout, cette « annonce plutôt iconoclaste en plein Grenelle de l'environnement » ?

Corinne LEPAGE estime que la clef de ces questions se trouve « sans doute, dans le symbole » :  En résumé, deux catégories s’opposaient à la constitutionnalisation du principe de précaution, à la Charte de l'environnement : les ultra-libéraux hostiles à toute contraintes donc aux conclusions du Sommet de RIO en 1992 et les écologistes très dogmatiques… Ces deux  opposants voudraient se faire entendre à nouveau. Pour eux,  reposer le problème durant le Grenelle constitue une manoeuvre de diversion destinée à l'évidence à rééquilibrer, au moins dans la symbolique, ce que pourraient être des conquêtes du Grenelle ».

Mais au-delà du symbolique et des options d'ordre idéologique se pose une question –clef : Qui, dans la société technologique avancée qui est la nôtre, assume le risque financier de l'expérimentation grandeur nature ?

Dans la droite ligne de ce que pressentait dès 1986 Ulrich Beck dans son ouvrage la « société du risque », la stratégie des grands groupes vise à faire endosser, au moins pour partie, par les Etats les risques liés aux technologies nouvelles, dès lors que celles-ci sont soumises à une autorisation administrative.

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Ainsi, le citoyen se retrouve-t-il cobaye et assureur final d'une technologie qui peut se révéler excellente ou catastrophique, mais qui généralement aura au moins durant un moment été particulièrement rentable.

Le recours, en Europe, au principe de précaution, est la condition sine qua non d'une telle répartition des responsabilités, car il va de soi qu'un risque sociétal ne peut être pris qu'à la double condition qu'il présente un intérêt général et que le risque soit le plus réduit possible, ce qui signifie a minima qu'il soit connu.

Il en va d'autant plus ainsi que le régime de l'assurance ne joue nullement pour les nouvelles technologies ou pour celles qui peuvent se révéler à terme dangereuses. Aujourd'hui, ni les OGM ni les nanotechnologies même les antennes relais qui ont été sorties du régime de la responsabilité civile voici un an ne peuvent être assurées.

Cela signifie que l'assureur est le citoyen et qu'en conséquence, il doit être en mesure de s'assurer que les recherches sur les conséquences négatives dont il pourrait être à la fois la victime et le payeur ont été faites. Tel est l'objet du principe de précaution. »

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Avec  à la clef un choix politique que Corinne Lepage résume en une question : « Peut-on indéfiniment socialiser les risques et individualiser les profits ? » C’est l’un des sujets centraux des problèmes de développement de nos sociétés 

« Poser la question de la réduction du principe de précaution, parfaitement impossible en droit interne, reviendrait à exiger en contre partie une responsabilité illimitée dans le temps des entreprises », souligne Corinne Lepage. « C'est la solution américaine qui a conduit aux procès contre les cigarettiers et les fabricants d'amiante hier, les constructeurs automobiles aujourd'hui, et même contre les producteurs d'OGM puisqu'une dizaine de procédures sont en cours menée notamment par l'agriculture biologique ». Les Américains règlent les problèmes en aval.

« Au contraire, reconnaître le principe de précaution pour ce qu'il est , constitue un formidable encouragement à la recherche développement, aux produits de substitution, aux nouvelles technologies répondant aux exigences de santé et de valorisation des ressources naturelles, à une gestion réellement rationnelle du patrimoine collectif. En attribuant à Al Gore et au GIEC, le prix Nobel de la paix, le jury du Nobel a lancé une invitation à la planète tout entière de faire du principe de précaution en matière climatique, l'instrument de transformation de notre développement. C’est désormais dans cette voie que se trouve le progrès. » Les Européens se doivent de régler les problèmes en amont.

VOIR LE RAPPORT DE L’AGENCE EUROPEENNE DE L’ENVIRONNEMENT DE 2002 >>>>

UNE NOTE SUR LA « SOCIETE  DU RISQUE » >>>>>

LE SITE DE CAP 21>>>>>

LE BLOG DE CORINNE LEPAGE >>>>>>> 

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Repères :

Le principe de précaution en droit

Voici en quels termes et comment le principe de précaution est inscrit dans le droit français et européen:

- L'article 5 de la Charte de l'environnement stipule que "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage."

- La formulation retenue, négociée mot à mot par les parlementaires, encadre fermement son application.

- Le principe de précaution s'applique uniquement à l'environnement, et non à la santé et un amendement prévoit que le législateur pourra s'il le juge nécessaire encadrer son application par la loi.

- Les partisans du principe de précaution rappellent qu'il existe dans le droit français depuis 1995 (loi Barnier), sans avoir déclenché à ce jour les effets "apocalyptiques" annoncés.

- Le principe de précaution figure également dans plusieurs traités internationaux ratifiés par la France et dans le droit européen depuis le traité de Maastricht en février 1992.

- Ce principe a été adopté solennellement le 28 février 2005 par le Parlement français réuni en Congrès à Versailles pour être inscrit dans la Constitution.

- Sa suppression irait à contre-courant du processus du Grenelle de l'environnement, co-dirigé par Nathalie Kosciusko Morizet actuelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et destiné à intégrer le respect de l'environnement dans les modes de production et de consommation.

15/10/2007

L’Europe trop oubliée dans le « Grenelle de l’environnement »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Sur quoi le « Grenelle de l’environnement » va-t-il déboucher, en France ? Quelques petites mesures à effets d’abord médiatiques, quelques réformettes à portée limitée et quelques perspectives de réformes structurelles qui de toutes façons s’imposaient, et qui sont déjà en cours (en Allemagne, par exemple).

D’ailleurs, les industriels de la voiture et de la construction, principaux intéressés, sont prêts à jouer un jeu qui les arrange économiquement. Et en dehors des gros exploitants qui sont plus des industriels de l’agro-alimentaire que de vrais paysans (par définition soucieux du paysage, donc du pays, donc de notre planète nourricière), les agriculteurs sont ouverts à tout ce qui peut non seulement préserver l’environnement mais l’améliorer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille minimiser la portée de l’initiative. Mais les mesures structurantes attendues, notamment par Nicols Hulot, et espérées par tous ceux qui savent que l’écologie non seulement ne freine pas le progrès mais le favorisent, comme Corinne Lepage, ne sont pas encore prises. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu par excès d’optimisme…

En attendant cette « heure de vérité » des vrais choix et des vraies décisions, un constat qui vaut déjà regret :la dimension européenne n’a pas jusqu’à présent la place qu’elle aurait du et pu avoir dans les discussions. Certes, l’Europe, on l’a évoquée, invoquée voire exhortée, mais « l’Europe », ce n’est ni un concept, ni une abstraction, ni « les autres »… L’Europe, c’est nous. C’est ce que nous voulons en faire. C’est ce que nous pouvons en faire en entraînant nos partenaires. « L’Europe verte » ne doit plus être le surnom de l’Europe agricole, mais devenir le nom de l’écologie européenne.

1)      Nombre de directives européennes n’ont pas ou ont mal été transcrites dans le droit français. C’est scandaleux! Nul besoin d’un « Grenelle » pur cela, mais des mesures courageuses pour appliquer des décisions qui ont été prises par tous, y compris …par nous. L’écologie, c’est d’abord une éthique du  respect. Commençons par respecter la parole donnée par la France. C’est vrai pour les nitrates et pour les eaux sales, mais pas seulement…

2)      Sur nombre de problèmes, la France est en flèche par rapport à ses partenaires européens : l’utilisation intensive et abusive des pesticides notamment. Ou à la traîne : le tri des déchets, notamment. Pourquoi ne pas pour chacune des sources de pollution nous calquer systématiquement sur ce qui se fait de mieux dans chacun des pays européens. C’est cela « l’Europe par le haut, l’Europe par le mieux ».

3)      Sur nombre de pistes ouvertes par le « brainstorming » écolo, ce sont des solutions européennes qui seules peuvent améliorer les choses. Trois exemples significatifs sous-entendent des mesures fiscales : Taxe carbone, taxe aux frontières (taxe Cambridge), fret routier…

POUR DES ECO-TAXES EUROPENNES

Certes, l’Europe fiscale n’existe pas encore (hélas!) et les Britanniques notamment y sont hostiles, mais pourquoi ne pas sur ces sujets là créer des « impôts européens » dont les recettes seraient effectivement destinées à donner des moyens d’actions et d’impulsions à l’Union européenne.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

14/10/2007

MoDem: Pas d'Orange...orange sans verts orangers

L'écologie, comme éthique, comme culture, comme politique

 A la veille de la venue à STRASBOURG, de Corinne e2cd5b0669bbdfd19f684d76aec19015.jpgLEPAGE, il est intéressant d'étudier de près (ce que l'équipe réunie par Chantal CUTAJAR fait depuis des mois) quelques unes des contributions de Cap 21, dont Yveline MOEGLEN est déléguée départementale,  aux réflexions du MoDem

"Ecolo, rejoint le MoDem", ce n'est pas qu'un slogan, lancé pendant les campagnes présidentielles et législatives. L'Orange est le Vert vivent en harmonie, en effet. Pas d'orange...orange, sans verts orangers! 

 La vraie écologie politique, c'est celle qui met l'écologie en souci éthique, en culture,  au centre de la politique, ou plutôt Du politique. Loin des dogmatismes et des intégrismes archaïques et loin aussi des idées-gadets agitées par mode plus que par conviction à droite et à gauche.

S'il est un domaine où les clivages politiciens binaires sont vraiment inadaptés, c'est bien l'environnement. D'où l'eco-économie, l'éco-efficacité, l'éco-responsabilité, l'éco-citoyenneté, la dimension écologique de toute décision à prendre, localement et globalement. Quelques soient les résultats du "Grenelle"...

 

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Voici un document parmi d'autres (signalés en liens) de Cap 21  qui concernent directement les élections municipales. Merci de faire part de vos remarques et réactions, ici ou sur le forum ou la boite aux lettres de Strasbourg je t'M.

 

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Elections municipales : projet de charte « Pour des Territoires et Communes Durables »

Le développement durable est nécessairement au coeur du projet humaniste que doit porter le Mouvement Démocrate. Il implique une révolution culturelle importante dans la conduite des affaires publiques et donc des élus suffisamment formés pour impulser de nouvelles dynamiques territoriales.

A l'approche des élections locales de mars 2008, CAP 21 propose que les élus qui porteront les couleurs du Mouvement démocrate se dotent d'une charte « Territoires et Communes Durables » qui fixe des principes de mise en oeuvre du développement durable sur les territoires et offre des propositions d'actions très concrètes que ce soit en matière d'urbanisme, d'environnement, de transports, de logement, d'éducation, de culture, de gouvernance.

LIRE LE PROJET DE CHARTE SUR CCS (Les Conférences de Citoyens de Strasbourg) >>>>>>

12/10/2007

Strasbourg: Du nouveau sur le web

Strasbourg demain ? Appel à idées, à suggestions et à dialogue.

Les seuls propriétaires d’une ville sont ses habitants. Les   vrais acteurs d’une ville sont ses citoyens. La démocratie représentative est par définition délibérative, participative, citoyenne. « Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois » : c’est l’un des buts de « Strasbourg, je t’M ». Dans cette perspective, cette association  « couleur orange » travaille à un développement de la e-démocratie, de la e-administration, de la web-participation. Dans la ville de Gutenberg, on doit savoir plus et mieux qu’ailleurs tirer parti des nouvelles technologies et les mettre au service de l’Homme et de la société.

Il ne s’agit pas, pour elle,  de construire un projet et un programme uniquement à partir de ces « démarches participatives » dont on parle tant ici et là sans toujours en respecter ni la lettre ni la logique : Chantal Cutajar et son équipe ont mis au point un programme qui sera publié en temps opportun pour « agir local » en appliquant le « penser global » du MoDem tel qu’il est défini par François Bayrou et les autres co-fondateurs du Mouvement démocrate, dont Corinne Lepage.  

Mais cet « agir local » et ce « penser global » reposent sur une  citoyenneté active et sans cesse approfondie qui permette d’améliorer ce « Vivre ensemble » si perfectible. STYRASBOURG, DE TOUTES NOS FORCES!

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Je reproduis ici le communiqué de Guillaume BECHADE, le Président de Strasbourg je t’M

« Dans moins de 150 jours, la campagne pour l’élection municipale de mars 2008 battra son plein. Dans une démocratie vivante, active, renouvelée, nous invitons chaque citoyen à préparer cette grande échéance pour la vie de notre cité.

Une volonté de changement se manifeste à Strasbourg pour une autre politique, dans un autre état d’esprit et surtout pour des relations apaisées et fructueuses entre le futur exécutif municipal et la population.

Dans cet esprit d’ouverture et de renouveau, l’Association Strasbourg je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)  lance, à partir du samedi 13 octobre 2007, deux nouveaux sites internet de consultation des Strasbourgeoises et Strasbourgeois.

Ü Et si j’étais maire ? Le forum  (www.etsijetaismaire.eu) se veut un espace de rencontre, de dialogue et de confrontation d’idées pour le Strasbourg de demain.

Ü Et si j’étais maire ? La boîte aux lettres (www.etsijetaismaire.blogspot.com) propose aux citoyens d’envoyer leur contribution pour « changer la ville ». Nous regrouperons ces contributions dans un livre blanc que nous remettront à la prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit. »

Alors, à vos ordinateurs ! Sur le forum ou par courriel guillab@gmail.com 

 Ou à vos stylos si vous préférez les lettres plus classiques : Guillaume Bechade : 7 rue Mercière F-67000 Strasbourg

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Ces trois blogs et sites de "StrasbourgJe t'M" s'ajoutent évidemment

 

*au blog politique de Chantal Cutajar, Strasbourg, Jardin de la démocratie. (http://strasbourgjardindelademocratie.blogspirit.com/ )

 

*au blog personnel de Chantal Cutajar (http://chantalcutajar.blogspirit.com/)

 

*et au site de réflexion du collectif les "Conférences de Citoyens de Strasbourg" http://conferencecitoyens.blogspirit.com/ Sur ce site aussi vous pouvez publier, en dehors de toute considération politicienne, et au-delà des clivages politiciens,  des notes de réflexions sur les problèmes de ce temps et de notre société. Textes à envoyer en cliquant ICI.

J'ose rappeler que sur ce blog, je poursuivrai mes petites chroniques strasbourgeoises qui me valent de nombreuses réactions en tous genres... Que celles et ceux qui y prêtent attention en soient remerciés avec chaleur. La plupart des réactions que j'enregistre me conforte dans le soutien à la démarche de Chantal Cutajar qui peut, avec son équipe composée de peronnalités très complémentaires,venant d'horizons variés, faire règner un nouvel esprit dans cette capitale de l'Europe démocratique qui doit mieux assumer sa MISSION européenne et sa vocation humaniste. Et qui doit surtout devenir une Ville où les expressions "Qualité de la Vie" et "Vivre ensemble" ont autant de valeur que de sens.

 

RAPPEL:

 

Le site de François BAYROU >>>>>

 

Le Site de Corinne LEPAGE >>>>>>

 

ADHEREZ AU MOUVEMENT DEMOCRATE >>>>>>

18/08/2007

Greenpeace, le glacier, la foule et le photographe : La massification des individus mise à nue

La chronique (pas coquine du tout) de CLIO pour RELATIO :

6d03eee4c49e7c1544af1ddceaa31766.jpg« Cela ne vous a pas gênée de poser nue ?

-          Non. Mais le plateau était chauffé

-          Vous n’avez vraiment rien mis ?

-          Si, la radio… »

Ce dialogue entre Marilyn Monroe est un journaliste peu inspiré m’a toujours fait sourire. Avec une pointe d’envie. Vous pensez ? Marilyn ! J’ai l’air de quoi, moi, à coté ?... Même aujourd’hui, où sur le net certains sites font recette avec des créatures qui nous feraient oublier que « la femme est le chef d’œuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps », j’hésite à paraître nue devant des yeux étrangers.

dac2ca371d2b0a811748bda35d7a7dca.jpgle baiser de RODIN

J’aime bien, pourtant, parfois…Enfin, cela dépend des yeux. Alors, je pense, comme Miguel de Cervantès que « Nue, je suis venue au monde et nue, je le quitterai, ce monde »…Mais non, je n’ai jamais pensé à Cervantès quand j’étais à poils devant ces yeux là! Je dis cela par pudeur, sans doute,  pour habiller mon âme…Citation pour citation, je penserais plutôt à John Owen dans ces cas là : « Plus l’amour est nu, moins il a froid »…Mais quand c’est vraiment bien, je ne pense à rien. Et vous ?

Où en étais-je ? Ah ! Oui. A ceux et à celles qui posent nu (e) s devant des photographes. Et, surtout, en masse, en foule, en nombre...

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 Ce n’est pas du nudisme. J’ai des copines qui en font : c’est une philosophie le nudisme, pas de l’exhibitionnisme. Je les comprends les nudistes, même si je n’ai jamais accepté leurs invitations…Je n’en ai jamais parlé à mon psy, tiens. Il faut que j’y pense. Vivre à poils, c’est au poil, sans doute. Qui disait, déjà, « La nudité est l’éloquence de la chair » ? Ou « Nu ! Il n’y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements » ? D’ailleurs, même Mahomet l’a dit (paraît-il) : « Etre nu n’est pas inconvenant ». Bas les voiles, donc ! Qui disait (encore !)  qu’une femme nue ne cache jamais son visage ? Moi, cela m’est arrivé : pour cacher des larmes…Mais çà, c’est encore une histoire pour mon psy, pas pour une chronique « européenne ».

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Européenne ? Mondiale, même… Vous pensez : le réchauffement de la planète, le climat détraqué, la fonte des glaces et des glaciers ! J’ai vu une photo (ci-dessus) d’Angéla Merkel au Groenland : elle était bien couverte, engoncée dans des vêtement chauds. Logique. Quand il fait froid, on  se couvre. Encore que…l’amour chez les Esquimaux ? Hors sujet.

Heureusement, on peut se montrer sans être nue. Elle est allée au pôle nord pour juger « sur pièces » de la fonte de la banquise, la Chancelière. Si elle cherchait à faire  un « coup de com’ », (comme dirait Sarkozy), c’est raté : le « SOS planète » dont on parle partout en ces jours d’août (où l’on ne sent guère le réchauffement de la planète) vient des Alpes suisses, du Valais. Un SOS lancé sans cor des Alpes, mais avec des corps comme l’étatsunien Spencer Tunick   , champion toutes catégories des « performances » plus sportives qu’artistiques, adore les saisir. Photos de groupes avec croupes à l’air ! 

ddb09a7e0113e90d8732bb13b79faa4f.jpgLe glacier

A poils sur les glaciers, les militants et les figurants de Greenpeace ! Chauffe, Marcel : C’est pour le bien de l’humanité. Qui va prendre une sacrée dégelée si cela continue ainsi… Pensez donc : le glacier d’Aletsch, protégé par l’Unesco, donc classé dans son « patrimoine de l’Humanité » a reculé de 115 mètres en un an. A poils, la caillasse ! Plus d’habit de glace !

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« La fonte des glaciers est un signe indubitable des changements climatiques planétaires », écrit Greenpeace. «  Si le réchauffement du climat de notre planète continue ainsi, en 2080, de la pierraille aura remplacé la plupart des glaciers. Durant les 150 dernières années, les glaciers alpins ont perdu près du tiers de leur surface et près de la moitié de leurs masses ». 150 ans ? Mon scooter n’est donc pas responsable de tout. Pardon : ce n’est pas un sujet de plaisanterie. Surtout que j’ai (mais oui !) un coté « écolo » qui épate mes copines…

3a51b8adebfd1df8dfefb460f8439d6d.jpgA Mexico

Mon problème, c’est le lien entre le climat qui se réchauffe et ces corps en masse qui se gèlent (ce que vous voudrez). Je sais qu’il existe un Centre pro-natura réputé à proximité. Mais cela n’explique rien…  Le contraste entre l’individu démuni et l’ampleur du défi à relever ? La faiblesse d’individus sans protection face à l’une de coulées les plus impressionnantes d’Europe ? La vulnérabilité du corps humain face à notre environnement ?   De cela aussi je devrais parler à mon psy…

Greenpeace expliquait avant l’opération (le prise de nus) : « L’installation symbolise la vulnérabilité des glaciers et la fragilité du corps humain. Les photos de cette installation doivent émouvoir la population et la motiver à agir maintenant contre les changements climatiques. Mettez-vous à nu pour protéger le climat! »

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Greenpeace ajoutait : « Spencer Tunick est connu pour ses installations de personnes nues. Il qualifie ses oeuvres de «sculptures vivantes» ou de «paysages corporels». En collaborant avec Greenpeace, Spencer Tunick aimerait  témoigner de la beauté et de la fragilité de notre planète. Et nous rappeler que nous devons aller de l’avant et agir en prenant des décisions courageuses! » Ah !bon…En quoi le fait d’être en masse à poils nous fait « aller de l’avant » ? En quoi, participer, numéro parmi d’autres numéros,  à une opération publicitaire est un « acte courageux » ? La contestation à poils est à la mode, je sais. Et ces manifestations ne sont pas toujours ni belles ni drôles, surtout quand leur « message » se veut politique. « L’exploitation de l’homme (et de la femme) par l’homme » commence souvent par des mises à nu humiliantes…

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Il faut dire que, personnellement, j’ai un problème de fond avec certaines des  photos de Spencer. Devrais-je aussi en parler à mon psy ?... Ces foules de gens à poils me font irrésistiblement penser aux photos noir et blanc de la tragédie des tragédies, à ces photos de l’indicible, à ces clichés des camps d’extermination.

Curieux constat dans une chronique qui se veut coquine et légère. Mais que voulez-vous ? « La peau c’est la profondeur », disait Paul Valéry, l’un des auteurs préférés de Daniel Riot.  Celui-ci ajouterait sans doute, dans ce contexte,  le mot d’un auteur dont j’ai oublié le nom : « l’individualisme de masse que nous connaissons conduit à une massification de l’individu »…

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Je suis certaine que les grands communicants de Greenpeace n’ont pas songé à ces effets pervers de leur expédition dans le Valais. Au moins dans ma tête… Mais je suis sûre de ne pas être la seule à réagir ainsi.

Le nu, oui. L’art en a vécu, en vit et en vivra longtemps. Même si tous les nus ne sont pas à porter aux nues… Mais les images sont souvent prisonnières d’autres images. Glaçantes, au bout du compte,  ces images d’une foule nue sur le  glacier. Comme d’autres  prises par Spencer Tunick en d’autres lieux, y compris dans du chocolat (blanc) à Bruges (ci-dessous)…L'individu marchandisé, bestialisé, chosisé.Négation de la personne. De l'art? Certains le disent...

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Ce qui contrarie la légèreté de l’esprit,  c’est la glaciation des âmes dont l’humain est capable. J’étais pourtant partie pour écrire une chronique pleine de sourires. Mille excuses. Pour cette fois, j’ai dû rhabiller mes coquineries

Clio

DES PHOTOS DE FOULES A LA MASSE >>>>> 

VIVRE NUS >>>>>>>

18 000 MEXICAINS >>>>>>>

LE SITE DE SPENCER  TUNICK

L'EXPERIENCE LYONNAISE

ENCORE....  >>>>

06/06/2007

A Strasbourg, Chantal Cutajar marie l'Orange et le Vert: l'écologie inséparable de la social-économie et de la démocratie sociale

Les engagements de Chantal Cutajar en matière de développement et de bien-être durable: Pour une politique écologique moderne, efficace, concertée qui concerne tous les secteurs d'activité

A la demande de plusieurs correspondants, je développe ici mes ENGAGEMENTS en matière de protection de  L’ENVIRONNEMENT et de développement ou de bien-être durable. Le MoDem, vous le savez compte un pôle écologique développé. "Nous sommes des écologistes....naturellement", a souri, à Colmar, François Bayrou en évoquant les adhésions au MoDem de Corinne Lepage et de Cap 21 et de nombreux militants ou sympathisants des Verts.

Moi-même, j'ai déjà consacré plusieurs notes sur ce site à ces sujets.

A revoir ou voir notamment>>>>>>>>>

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Je m’engage à promouvoir une politique active de l’écologie

Je considère en effet qu’il est nécessaire :

1° d’inscrire le développement durable au cœur des politiques publiques.

2° de mettre en place un plan d’adaptation au réchauffement climatique : isolation et rénovation de l’habitat, développement des énergies renouvelables (biocarburants, solaire, biomasse…), transfert du transport de marchandises vers le rail et le transport fluvial.

3° D’instaurer progressivement une « taxe carbone » sur les énergies fossiles.

Je militerai pour un modèle de développement plus sobre, co mme modèle du vivre mieux.

Quel est le constat ? : La menace climatique pèse. La rareté de l’énergie signifie un risque i mm édiat de crash pour nos sociétés démocratiques. La réponse doit être à l'échelle européenne et à long terme, ce qui demande un plan national trans-partisan.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

31/05/2007

La refondation de l'écologie politique se fait au MoDem

Les Verts passent à l’Orange...

... et les Verts enrichissent l'Orange

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Le billet de Chantal Cutajar

L'Orange et le Vert vont bien ensemble... Harmonie des couleurs. Complémentarité des symboles: espoir pour le vert, vigilance et vitalité pour l'orange. Dynamisme et santé pour les deux.

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François Bayrou qui avait accueilli Nicolas Hulot à l'Université d'été de l'udf  l'an dernier. Il a signé son Pacte, comme je l'ai fait moi-même. L'UDF de Bayrou avait mis au point en collaboration avec Corinne Lepage  de Cap 21 (parti constitutif du MoDem) une plate-forme sur le développement durable, à la fois audacieuse et réaliste, qui avait des mérites reconnus par les experts mais qui malheureusement n'ont guère retenu l'attention des médias durant la campagne: cohérence, intégration des préoccupations écologiques dans tous les secteurs d'action et à tous les niveaux, objectifs précis et moyens d'action bien définis.

Cette plate forme  marquait (et marque toujours) un vrai tournant dans l'histoire de l'écologie politique en intégrant, sérieusement, sans démagogie, sans intégrisme idéologique, sans nostalgies passéistes et sans rêves utopiques, l'écologie à la politique.

Horizontalité et verticalité, audace et réalisme, diversité et cohérence: la politique devient écologique ou n'est pas. Comme la politique est morale ou n'est pas. Comme la politique doit servir l’intérêt général ou n’est pas.Comme le droit doit servir la Justice ou n'est pas. La refondation de l'écologie politique passe par le MoDem.

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C'est conforme à la social-économie (qui est aussi une éco-économie) et à la démocratie sociale (qui est par nature une démocratie environnementale) prônées par Bayrou et à la finalité même de mon propre engagement en politique: remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au coeur de toute action!

C'est conforme aussi à la logique des réflexions et des travaux du Conseil de l'Europe en matière d'environnement que je m'engage à soutenir bien davantage à l'Assemblée nationale si je suis élue par les Strasbougeois dont je connais l'attachement à la qualité du cadre de vie, à la sauvegarde d'un environnemen sain et à la protection de la planète.

Je suis donc ravie que, de plus en plus, des Verts rejoignent, viennent enrichir la famille orange du Modem. A tel point qu'un site internet, MoDem Ecologie, vient de s'ouvrir et que  les militants du Modem comptent chaque jour un peu plus de militants "écolos". Nature et culture : culture de la nature et culte de l’Humanité, donc de cette planète des Hommes.

Il ne pouvait pas en être autrement dans ce parti nouveau conçu pour ce  XXI ième siècle dans lequel n’ont ne devons avancer ni à reculons ni en fonçant dans les murs annoncés. Tous les défis à relever ont une dimension écologique, comporte des impératifs écologiques. C'est vrai du "local" au "global". Du particulier au général. " Voter écolo, c'est voter, MoDem", dit un slogan de candidats de Cap 21 investis par le Mouvement démocrate. Mes engagements en la matière le confirment. Pour une écologie politique qui allie idéalisme et pragmatisme:le MoDem, le MOUVEMENT DEMOCRATE. C'est l'une des dimensions essentielles de ce qui est "La Révolution Bayrou". Une révolution qui continuera grâce à vous. 

Chantal Cutajar

« Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde »  (Ghandi)

A LIRE OU RELIRE SUR CE SITE: La plate forme écologique de François Bayrou et de Corinne Lepage >>>>>>>>>>>>>>&...

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Ecolo...branche-toi

 

 

au MoDem !

 

LU DANS MARIANNE

Des Verts pastèque aux Verts melon

Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d'aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?

Cela « n'affole pas » Dominique Voynet, mais les faits sont là : certains Verts ont décidé de se convertir à l'orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. Résultat : parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte une grosse dizaine d'anciens Verts. Quatre à Paris, dont Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris. A ceux-là on peut ajouter deux autres proches de Jean-Luc Benhamias candidats à Marseille et quelques candidats éparpillés entre la Seine-et-Marne, le Val d'Oise, ou la Picardie...

D'autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l'ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »

Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s'amusent à les appeler, ces Verts rattachés à la rose socialiste, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?

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Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l'écologie n'a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d'ailleurs qu'elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.

Pour Jean-Luc Benhamias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ».

Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n'est qu'une poignée de gens. Ce n'est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s'être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
Reste deux interrogations auxquelles il est sans doute trop tôt pour répondre. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre, comme le prédit Jean-Luc Benhamias ?

 

Pour le député européen, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives. Pour convaincre les hésitants, un site Web « Modem écologie » a même été mis en place. A voir. Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu'il n'y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n'arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

Anna Borrel avec François Vignal

 A VOIR >>>>>    Corinne LEPAGE : "Nous devons reconstruire un pôle d'écologie politique au sein du MoDem et au centre de l'échiquier politique"

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Tout n'est pas toujours carré ! 
Les avis peuvent diverger....RDV sur la page écolo du forum du MoDeM

 

« Il n’y a pas de passagers sur le vaisseau terre. Nous sommes tous membres de l’équipage »
Marshall Mac Luhan 
 

 
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