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16/06/2008

A la Une de RELATIO -europe.eu

A propos de quelques idées fausses sur l'Europe... PDF Imprimer Email
Lundi, 16 Juin 2008 08:51
La revue "Questions internationales", éditée par la Documentation française, consacre son dernier numéro à "l'avenir de l'Europe". Dans ce cadre, la revue a décidé d'interroger Jean Quatremer, l'auteur du remarquable blog "Les coulisses de Bruxelles" sur le fonctionnement actuel de l'Union européenne. L'occasion, pour lui, "de s'exprimer longuement sur sa conception de l'Europe".
 
Irlande : Le référendum des malentendus... PDF Imprimer Email
Lundi, 16 Juin 2008 07:52

Par Sandrine Kauffer
Que reste-t-il du référendum du 29 mai 2005, trois ans après le rejet du TCE par les Français et les Néerlandais ?
Un immense malentendu. Les dés étaient pipés. Le malentendu plane parce que les peuples européens ne répondent pas à la question posée. Il règne un malentendu sur la méthode, sur le message, sur la réponse à la question posée, sur le projet politique et sur l'avenir de l'Europe.
Peut-on considérer, qu'en tout état de cause, les Irlandais se soient objectivement prononcés sur le traité de Lisbonne ?
 
Le grand pari de Roland Ries sur l'eurodistrict Strasbourg-Ortenau PDF Imprimer Email
Dimanche, 15 Juin 2008 22:40

Passer   de la coopération à la codécision entre les deux rives du Rhin

 
Vers une Charte européenne de la diplomatie des Villes PDF Imprimer Email
Dimanche, 15 Juin 2008 21:20
Prévenir les conflits, favoriser la paix: Les pouvoirs locaux  mobilisés
 
"Levez la main contre la fessée" PDF Imprimer Email
Dimanche, 15 Juin 2008 20:48

 

Lancement de la campagne du Conseil de l'Europe contre les châtiments corporels et pour une "parentalité positive": « Levez la main contre la fessée !», tel est le principal message d'une initiative européenne qui a été  lancée par le Conseil de l'Europe aujourd'hui à Zagreb (en Croatie).Cette initiative a pour objectifs l'interdiction totale des châtiments corporels, la promotion d'une parentalité positive et une sensibilisation aux droits de l'enfant dans toute l'Europe

 
Faire naître l'Europe citoyenne ! PDF Imprimer Email
Samedi, 14 Juin 2008 13:34

L'éditorial de Daniel RIOT

*Qui peut s'en réjouir ? Le camp (hétérogène) des nationalistes, des anti-européens. Les partis des frontières. Des peurs. Et de la mondialisation dénoncée mais subie... Le vote irlandais le confirme : il y a mal donne quand dans un référendum national porte sur « l'Europe ». A plusieurs niveaux, sous plusieurs angles.

Constats parmi d'autres :

*Ce n'est pas « l'Europe » qui est en échec, qui vit « un cauchemar », qui est « secouée », qui est plongée « dans l'impasse » par le Non du petit million et demi d'électeurs irlandais s'étant déplacés pour voter  sur  un texte dit "simplifié" mais très compliqué... C'est l'Union européenne. Nuance... Différence....

 
Si les peuples disent non...donnons la parole au peuple ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 15 Juin 2008 19:24
Par Jean- Dominique Giuliani
Le non référendaire irlandais au Traité de Lisbonne rend plus difficile la prochaine présidence française de l'Union européenne, plus importante aussi. Nicolas Sarkozy se trouve propulsé aux avant-postes, avec le soutien d'Angela Merkel Sa tâche est encore plus essentielle à l'avenir des réformes institutionnelles.

Tous les Etats membres de l'Union ont le droit de se prononcer sur la réforme des institutions et le vote irlandais ne saurait interrompre le processus en cours. Ce n'est que lorsque chacun des pays se sera prononcé qu'il faudra constater la réalité de la situation et trouver les moyens juridiques et politiques d'y faire face. L'Irlande devra dire, de toutes façons, ce qu'elle ne veut pas dans ce Traité et ce qu'elle veut pour l'Europe
 
Le "Non" des Irlandais, par Antonelli PDF Imprimer Email
Dimanche, 15 Juin 2008 08:09
 
En dépit du NON des Irlandais... PDF Imprimer Email
Samedi, 14 Juin 2008 09:32

LA FRANCE PEUT DONNER SA CHANCE A L'EUROPE POLITIQUE

Par Francis Rosenstiel

A la veille de la Présidence française de l'Union, une nouvelle mise au diapason politique s'impose pour l'Europe.

Le refus irlandais du Traité de Lisbonne confirme les fragilités et les aléas de cette approche, dernier raccommodage en date, d'un "patchwork" européen bien singulier. Même s'il fut" incontournable".

 

 

01/05/2008

Sarkozy et la tunisie: l'éditorial de Daiel RIOT pour RELATIO

 Sarkozy "dépasse les bornes" de la realpotitik

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

b82ded9b47cca1e81a10682299643732.jpg Le réalisme en diplomatie ? Soit. Le cynisme en politique ? Soit. C’est si difficile de concilier idéal et réel… Calculs économico-politiques et défense des valeurs… La géopolitik l’emporte toujours sur la géophilosophie. Et la perfection n’est pas de ce monde. Tout de même… Les mots doivent conserver du sens. Et les comparaisons ne valent que "toutes choses étant égales". Dans ses habits (encore) neufs de Président à la crédibilité (déjà) entamée, Nicolas Sarkozy oublie que la vraie franchise réside d’abord dans le respect de la vérité et des faits.

Or, à Tunis, il n’a pas trahi (travesti) la réalité une fois, mais plusieurs. Comme disait Pompidou : "quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limite".


Nous n’avions pas ici réagi à ses premiers éloges du régime tunisien : un Président qui a mis autant en avant les droits de l’Homme durant sa campagne, dans la formation de son gouvernement et dans ses allocutions officielles ne doit pas être jugé sur une ou deux phrases de politesse …qui peuvent trouver excuses dans le souci de régler quelques cas d’injustices et d’arbitraire flagrants. Son hôte a fait effectivement débloquer quelques dossiers. Qui ne font guère honneur à la mémoire de Bourguiba. Et nous nous méfions des commentaires qui ne reposent que sur des apparences par nature trompeuse. Ou des procès d’arrière-pensées mal instruits. Mais ce matin, en terminant son voyage en Tunisie, a utilisé un ton et des formules qui vont lui coller à la peau.

"Tout n'est pas parfait en Tunisie. Tout n'est pas parfait en France non plus", a-il expliqué. Derrière la banalité du propos : une marque d’hypocrisie et d’imposture et … un aveu d’impuissance ou d’incapacité. Il a été élu pour que la perfectibilité française soit plus grande non pour mettre en relief les imperfections françaises….

Autant des encouragements et des exhortations stimulantes en faveur d’une démocratisation effective du régime tunisien auraient été les bienvenues, autant les "brevets" de bonne conduite accordés à son homologue tunisien (qui a pourtant déclaré "accepter les critiques") frisent le ridicule et constitue un vrai scandale d’Etat. Qu’il ne donne pas de leçon, soit : les Français en donnent trop souvent… mais qu’il s’abstienne aussi de donner des bonnes notes !

"Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus (...) mais je veux le dire aussi parce que je le pense, quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?", s'est exclamé le chef de l'Etat. Les démocrates tunisiens apprécieront. Ceux des autres pays (y compris Français) aussi. Nous ne sommes plus là dans des fautes de communication, mais dans des erreurs de jugements et des fautes politiques graves.

Qui plus est, les propos tunisiens de Sarkozy sur l’Union pour la Méditerranée ne sont guère fidèles à la teneur des accords conclus au sein de l’Union européenne. Ceux qui le qualifient "d’imprévisible" vont encore le comparer à Berlusconi. Inutile de précise pourquoi… Espérons que ses conseillers sauront lui faire une note de lecture sur le dernier livre de Pisani : "Le sens de l’Etat"…

Daniel RIOT

 


25/04/2008

Sarkozy à la télé: Pas de quoi surmonter la crise de défiance

LE COMMENTAIRE DE DANIEL RIOT 

8498d7594992730f426890540303db73.jpgLa crise ? Quelle crise ? Sarkozy a souligné ses dimensions différentes, en trouvant parfois quelques accents dignes de ses fonctions. Mais « En direct de l’Elysée » n’avait rien d’une « heure de vérité » pour reprendre la comparaison bien prétentieuse de Pujadas. « On » a bavardé pendant quatre-vingt minutes, devant micros et caméras, chacun jouant un rôle prédéfini. Sans être dupe des limites de l’exercice…

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23/04/2008

KUHN/FRERE--SUEZ/GdF: Lettre ouverte à Sarkozy

AFFAIRE SUEZ-GdF /FRERE: Nouvelle Lettre ouverte de Jean-Marie KUHN à SARKOZY

6c9bf2e6e20157c9c5412c0b061b3b9f.pngEXCLUSIF RELATI0
Après avoir gagné le procès en appel que lui intentait Allbert Frèreeae14a399fc35ef0bfb444320cc64d46.jpg en Belgique et après avoir déposé une nouvelle plainte auprès du tribunal de Paris 
contre ALBERT FRERE, Jean-Marie KUHN vient d'envoyer une nouvelle Lettre ouverte au Président Sarkozy. Celui-ci la laissera-t-il sans réponse, comme ce qu'il a fait aux messages précédents qui lui ont été adréessés?
Cette fois, derrière un ton ironique et un humour au deuxième degré, les reproches sont de vraies accusations; "J'ai bien compris que vous êtes l'obligé de MM Frere et Desmarais"... Thierry  SAUSSEZ, interpellé, devrait être de bons conseils: trop de questions posées par ces dossiers méritent réponses....

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28/03/2008

Sarkozy ou la leçon anglaise de parlementarisme

.

L’éditorial RELATIO de Daniel RIOT

Si les Britanniques peuvent nous donner des leçons, c’est en matière de parlementarisme. Sarkozy semble l'avoir compris un peu. Tant mieux.

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STRASBOURG:Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre

C’est bien volontiers que j’ouvre mon  «  blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un  vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.

Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?

Par Nelly Margotton

 A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?

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Affaire KUHN-FRÈRE-SARKOZY : vers une plainte aux Etats-Unis?


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"Un flagrant délit de mensonge"... Les méthodes d'Albert Frere... Quand un détective entrait en scène... "GIB  n'a pas tenu parole"...Deux victoires judiciaires..."Frère se sent fort"... "Aucun démenti à mes propos"... Les mystères des actions de Quick... La "face cachée de Suez-Gdf" reste intacte.

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22/03/2008

Le Terrible: Sarkozy Re-Présidentialisé?

FRANCE:Quand sarkozy veut "faire Président"...

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

« Suivre sa pente, mais en remontant », exhortait GIDE. Reste à savoir quelle est sa vraie pente. Vieille question de philosophie : « Est-on  qui on devient ou devient-on qui on est ? ». SOS Sartre, Kant, et quelques autres… Sarkozy va-t-il devoir ou pouvoir redire : « J’ai changé » ?  Au moins, peut-il dire, en cette fin de semaine : « Je fais des efforts  pour changer ». Pour « faire Président », comme il l’aurait dit lui-même.

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Le Terrible : le nouveau sous-marin nucléaire français

Le Terrible. C'est le nouveau sous-marin nucléaire français, quatrième du genre, inauguré hier par Nicolas Sarkozy. Le président en a profité pour revenir sur la doctrine nucléaire de la France. Il a proposé hier aux partenaires européens un dialogue sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans le cadre de la sécurité européenne.
 

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20/03/2008

Elysée:le buzzeur abuzzé?,par Sandrine Kauffer pour Relatio

 La sentinelle Nicolas Princen

La chronique de Sandrine  KAUFFER

Quel est le mystère qui entoure le phénomène Princen ?  D’ailleurs peut-on vraisemblablement parler de phénomène ?
La nomination de Nicolas Princen, jeune politicien de 24 ans, normalien, diplômé de Siences po, et d’HEC, vient d’être chargé par l’Elysée de "surveille
r" le cyber-space, pour repérer toutes les rumeurs ou les "buzz", qui circulent sur Nicolas Sarkozy.

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16/03/2008

Quelles leçons Sarkozy va-t-il tirer de la "fessée" des municipales?

Les municipales en france: remettre des "Rolex" à l'heure...

Le second tour n’a pas compensé le premier. Bien au contraire. La fessé donnée ce dimanche est encore plus forte que dimanche dernier.
Et les responsables du gouvernement et de l’UMP ont bien tort de pratiquer une détestable langue de bois en mettant en relief l’abstention (trop forte, il est vrai), les « enjeux locaux » (bien réels heureusement) et les mécanismes « classiques » de « rééquilibrage ».
Sarkozy a d’ailleurs été le premier à souligner les « enjeux politiques » des municipales avant d’accepter de se faire discret : le « handicap Sarko » se chiffre entre 10 et 15 % dans les villes grandes et moyennes. Ce « handicap Sarkozy » a même été lourd dans les villes sauvées (de justesse) comme Marseille Ce « handicap Sarko » a même été net dans les cantonales, bien trop sous-estimées dans les média et par les analystes politiques. Le PS s’en trouve renforcé, entre 53 et 54 % (sous réserve de confirmation).

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14/03/2008

Sarkozy-Albert Frere: L'affaire révélée par Relatio dans Libération

Une brèche dans le "pacte de silence"politico-médiatique

246c2c704e2f108e3d260cec11605539.jpgUne brèche dans le  "Pacte de silence" politique et médiatique qui semblait tel un couvercle vouloir étouffer la troublante affaire Kuhn-Sarkozy révélée par Relatio: LIBERATION de ce matin consacre  un artcicle  à  l'accusation de corruption classée sans suite en trois jours, par la Justice alors que plainte avait été déposée par Jean-Marie Kuhn à la demande de Berçy.
Nous l'écrivions ici même:la vérité finit toujours par s'imposer...Même si parfois elle prend plus de temps qu'il n'en faudrait. RELATIO n'est (évidemment) pas cité dans l'article de Libé. J'écris "evidemment", car le journalisme à la française connaït mal le mot "source".
Précision sera sans doute apportée puisqu'en toute confraternité j'ai transmis à Libération les liens qui s'imposent. Liens qui d'ailleurs étaient connus de la rédaction de Libération depuis longtemps. http://www.relatio.fr/affaire_kuhn_suez_frere/ 
Reste maintenant à obtenir quelques réponses aux questions posées par cette affaire. les demandes d'ITW faites à l'Elysée notamment resteront-elles encore sans réponses?
L'omerta n'est pas un mode de gouvernement acceptable en démocratie.Les liaisons dangereuses entre le pouvoir politique et les pouvoirs financiers ne sont pas sains. Et les silences des autres organes d'informations constituent à eux seuls l'une des explications à ce que l'on appelle "la crise de la presse". Une crise liée à celle Du politique. Paresse et manque de courage.
Un rappel: cette petite "affaire" ne concerne que 1, 25 milliard d'euro d'argent ...public. Un autre rappel: un salarié adminsitrateur de Gdf a demandé dans un ITW à relatio.fr une commission d'une enquête parlementaire.  
Daniel RIOT 
(photo Libération) 

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10/03/2008

Sarlozy tirera-t-il les leçons du premier tour des municipales?

L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT

Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine  après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.

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08/03/2008

SUEZ-GdF: Un administrateur (CGT) demande l'ouverture d'une Commission d'enquëte parlementaire

EXCLUSIF RELATIO

UNE ITW D'Olivier Barrault,administrateur de Gdf 

69195831f7bffa8aa4ea2994f2e86ca9.jpgSur la voie de la fusion annoncée entre Gdf et Suez (officiellement) ou de Suez et GdF (effectivement), l’affaire Albert Frère-Sarkozy soulevée par Jean-Marie Kuhn et révélée par Relatio peut-elle constituer un obstacle majeur ? Oui, semble dire M. Olivier Barrault, administrateur salarié de Gaz de France an nom de la Fédération CGT dans cet entretien accordé en exclusivité à RELATIO.

 

"LE DOSSIER DE M. KUHN EST CREDIBLE, SERIEUX, ET TROUBLANT"

6d93a14f9a5dfe0aa0445ac70e242d6d.jpgLimité dans ses droits d’expression par ses devoirs de réserve dont la direction de Gdf  a une interprétation très… personnelle, M. Barrault estime que le minimum qui s’impose devrait être d’initiative parlementaire : «une commission d’enquête parlementaire me paraît indispensable». L’administrateur qui a pris soin d’étudier les documents de Jean-Marie KUHN juge ce dossier «  crédible, sérieux,  et très troublant »… Collusion entre intérêts publics et politiques, rôle de la Caisse des dépôts, méthodes du groupe Albert Frère… Trop de secrets, trop de « faces cachées » : « Où est la transparence ? »

 

LE LOURD SILENCE DE L'ELYSEE

Comme Relatio, M. 7cf4cbafb5dbaf39904293a0af5f8be3.jpgBarrault s’étonne également du lourd silence des politiques, de l’absence de réponses aux questions posées par M. KUHN à l’Elysée et du peu d’impact médiatique (en dehors de Relatio, d’Agoravox et d’autres sites) de cette « affaire » qui née d’un litige privé facile à régler, se transforme en affaire d’Etat puisque les 1,25 milliards d’euro dont fait état M. KUHN sont des fonds PUBLICS.

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05/03/2008

SUEZ-GdF: LA FACE CACHEE DE LA FUSION ANNONCEE

EXCLUSIF RELATIO

af7b954e0062f3b82b7f9d463587b019.jpgDOCUMENT: UNE CHRONOLOGIE DE FAITS QUI PEUVENT REMETTRE EN CAUSE LA FUSION SUEZ-GdF

Jean-Marie KUHN, dans le cadre d’un important préjudice que lui a fait subir le Groupe FRERE-DESMARAIS au travers de l’une de ses Sociétés, a découvert un ensemble de faits qui, additionnés, mis en convergence et en perspective, ne manquent pas d’intriguer. Et de soulever bien des questions.

Celles-çi se retrouvent au cœur et dans les coulisses de la fusion SUEZ-GdF.

Elles soulèvent gravement trois problèmes-clefs...


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29/02/2008

Sarkozy, Albert Frère , Suez et l'omerta de l'Elysée (suite)

La "FRANCE-A-FRIC" et les têtes de gondoles de la "FRIC-FRANCOPHONIE"

La France de Sarkozy ou quand les scandales ne font même plus scandale

L'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO 

3373e79898c3db5a7dc586168a43387e.png« Casse-toi, pauvre con »…

Héros bien malgré lui d’une affaire qui le dépasse (et qui dépasse aussi les bornes du tolérable), Jean-Marie Kuhn va finir par croire que c’est ce genre de réponse que masque l’épais silence qu’observe à son sujet le palais de l’Elysée…

Ou le type de réplique auquel  il va avoir droit s’il continue à s’obstiner à harceler les pauvres collaborateurs du chef de l’Etat sur une minable affaire d’un milliard 25 d’euros (d’argent public) venu grossir les fortunes des deux têtes de gondoles de la « fric-francophonie »  dans une "france-à-fric" où les scandales ne font même plus...scandale!

Desmarais, le Canadien et Frère, le roi belge du CAC 40, les deux tuteurs de Sarkozy, ont reçu leurs breloques. Entre  quels autres cadeaux d’amitié ?

Le premier en public : une vraie cérémonie. Avec hommage public à celui sans qui Sarkozy , se son propre aveu, ne serait pas où il est (comme si le vote des Français  n’était qu’une légitimation du succès d’une stratégie définie après  l’échec de Balladur par les Empereurs de l’Hyper-capitalisme qui adorent jouer les « faiseurs de rois »)…

Le second en privé. A huis clos ou presque, avec les intimes dont Fillon, qui ne pourra jamais dire qu’il ne connaît pas  Albert Frère et Dati, la garde des Sceaux, ministre de la Justice, sans doute là dans son rôle ministériel essentiel : servir de caution « juste » aux honorés  du Président de la République. On me dit (mais je n'ai pas vérifié) que c'est Frère qui a demandé de la discrétion:le protégé reconnaissant fait trop de bruit, ce qui nuit aux affaires... Trop "bling-bling", Sarkostar pour le chatelain discret de Charleroi et d'ailleurs. 

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Les « breloques » en question n’ont rien de ces médailles en chocolat qui faisait sourire Napoléon chaque fois qu’il en agraffait une sur une poitrine vaillante : l’art de la récompense fait partie de l’art du bien gouverner…Grand Croix de la légion d’Honneur, ce n’est pas rien. Même si Poutine y a eu droit aussi… De quoi donner de l’eau au moulin de ceux qui en rient…Morceaux choisis…

    * « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », Jules Renard, Journal.

    * « Si on voulait me donner la légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre », Coluche

    * « La Légion d’honneur, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas » François Mauriac

    * « La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer », Gilbert Cesbron

    * « Demander la Légion d'honneur au gouvernement, c'est une politesse à lui faire », Emile Bergerat, Souvenirs d'un enfant de Paris

    * « La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette ! », Boris Vian


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Quand je pense à ceux qui la mériteraient vraiment et qui ne l’auront jamais, je n’ai pas envie de rire. Et quand la République se discrédite en la remettant pou services particuliers rendus, j’ai peur que françois Léotard ait raison de tirer la sonnette d’alarme dans son dernier livre : « Cela va mal finir »…

Cela dit, entendons-nous bien. Etre riche n’est pas un défaut. Avoir bâti de beaux Empires économico-financiers n’est pas une tare. Montrer de la reconnaissance envers ceux qui vous ont aidé à concrétiser une ambition légitime n’est pas un vice. Tout au plus, devrait-on davantage tenir compte du contexte… C’est-à-dire en l’occurrence d’une actualité qui est surtout alimentée par des affaires…qui ne sont bonnes que pour ceux qui en tirent parti

Hier, le ministre du budget nous jure, les « yeux dans les yeux » que toutes  les affaires de fraudes fiscales (une bagatelle de 40 milliards d’euro !!!) seront « menées jusqu’au bout »...Ben voyons ! Un joli sujet de conversation pour les habitués du Fouquet’s…Pardon;je ne suis qu'un "pauvre con " de journaliste qui aime son pays, l'Europe et la démocratie...

Aujourd’ui, ce sont des révélations sur les indemnités dont a bénéficié l’homme des « caisses noires » de l’Union des industries métallurgiques et minières. On vit où ? On fait quoi ?  La patronne du medef en  interrompt ses vacances... Pauvre femme. Mes confrère experts en cirage de pompes élyséennes vont encore souffrir.. On ne peut tout de même pas toujours  tout passer son silence. 

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Les Belges le savent mieux que nous encore, Albert Frère  qui a construit sa fortune sur les ruines d’une sidérurgie en crise a su ces dernières années tirer son épingle du jeu dans une série d’opérations où quelques complicités financiero-politiques étaient et, visiblement, sont indispensables. L'essentiel, pour un joueur, c'est de miser sur le "bon cheval". Avec Sarko, c'est au galop, qu'il a gagné.

Chez lui la coupe n'est jamais pleine pour agrandir ce qu'il appelle la "galette". Que faites vous quand vous avez réussi un gros coup, lui demande une journaliste de la RTBF."Je pense aux coups suivants", répond-il en précisant:"Mias il n'y a pas que les gros coups, il y a les petits coups, aussi".

Kuhn, pour lui, était un "petit coup"..Et Suez-Sarkozy, un "gros". Un homme plein d'énrgie, comme on dit chez Total. Un patron-béton, comme on dit chez Lafargue. On est loin des clous de papa. Et on ne mange pas souvent  dans un Quick......

Pour s’en tenir aux bénéfices que Frère, son groupe et son « indissociable » « frère de fric » canadien ont déjà tiré de sa position-clef dans le « dossier Suez », quelles suites ont été données aux révélations déjà anciennes du Canard Enchaîné (le 5/09/2007 ) ? Et pourquoi depuis que RELATIO a révélé le « dossier KUHN » devenu « l’affaire Frere/Sarkozy/Suez-GdF » n’avons-nous  eu aucune réponse à nos questions légitimes, de simple bon sens?

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La fonction fait l'homme ? En l'occurrence, c'est plutôt l'homme qui défait la fonction.
Dessin de Kroll
sélectionné par Courier International  Le Soir(Bruxelles)
 

Nous avons aujourd’hui relancé des demandes d’ITW à quelques unes des nombreuses personnalités citées dans ce dossier. Nous avons alerté les médias sur la deuxième lettre ouverte adressée par Jean-Marie Kuhn publiée hier sur Relatio. Notre messagerie est lourde de messages de citoyens outrés, mais déserte en courriels des personnalités concernées. Qui moquait jadis l’Italie et ses lois de l’omerta ? Qui ironisait voilà peu encore sur les « républiques bananières» ? Sarkozy vient de réitérer sa volonté d’en finir avec la « françafrique » dont les procureurs d’hier étaient qualifiés de surnoms insultants. Mais c’est  « France-à-fric » qui est aujourd’hui en questions.

Allez vous étonner après cela que quelques intellectuels comme Alain Badiou en tirent parti pour faire renaître des idéologies populiste et totalitaires dans des pamphlets à succès aussi dangereux pour la démocratie que les maux qu’ils dénoncent

« De quoi Sarkozy est-il le nom ? » véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel».Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»

Voilà qui donne froid dans le dos. François  Léotard a vraiment raison :Tout cela risque de très mal finir. Et là ce n’est pas Sarkozy qui est « harcelé », comme notre ami Rosenstielle déplore dans un de ses billets sur Relatio : c’est lui qui joue les pyromanes de la démocratie et de l’esprit républicain.

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Consolons-nous :la vie continue…Tout va très bien, Messieurs mes petits marquis : Cécilia va être entendue par les policiers sur l’affaire du « texto » d’amour-passion du président d’avant son remariage dans les salons de l’Elysée  transformés en mairie de quartier et selon le dernier sondage, une grande majorité de français pensent que les médias ne sont pas indépendants de Sarkozy. Et cerise sur le gâteau de l’optimisme déclamatoire :1200 têtes de listes aux prochaines municipales dans les grandes villes ont signé le pacte anticorruption de transparence internationale…Dans les Hauts-de Seine aussi?

Desmarais et Frère avaient vu juste : « cet ambitieux de Sarkozy est l’homme qu’il faut à la France »… Pour que les Français mettent « bas les masques », peut-être.

Daniel RIOT

 

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LA DEUXIEME LETTRE OUVERTE DE J-M KUHN A NICOLAS SARKOZY

 

PRÉCÉDEMMENT SUR RELATIO :
 
 
23/02/2008 Le "scandale Albert Frère-Suez": pourquoi l'omerta?

20/02/2008 :PREMIÈRE Lettre ouverte à SARKOZY, Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF... :

20/02/2008 : La loi du silence sur L'AFFAIRE SUEZ-ALBERT FRERE? L'information révélée par RELATIO a été diffusée largement, mais les réactions des milieux concernés  se font attendre...

18/02/2008 : L'affaire SUEZ-Albert Frère sur AGORAVOX, L'ITW de Jean-Marie KUHN par RELATIO sur le scandale du 1,25 milliard d'€ d'argent public a été reprise sur AGORAVOX. PARTICIPEZ AU FORUM.

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO première partie

16/02/2008 : LES REVELATIONS DE Jean-Marie KUHN, l’ITW de RELATIO, sedonde partie

22.01.2008 :  SUEZ-GdF: Mariage encore retardé

21.01.2008 : LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.

28/02/2008

Le scandale SUEZ-Albert Frere:Le lourd silence de l'Elyséee

AFFAIRE JEAN-MARIE KUHN/ALBERT FRERE : LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY

Face à l'évidente inertie des plus hautes sphères politiques et médiatiques, Jean-Marie KUHN a rédigé une seconde lettre ouverte au président de la république. Pourquoi une seconde lettre ouverte ?
Force est de constater que c'est le seul mode de communication qui lui garantisse que le président de la République Nicolas SARKOZY est assurément et suffisamment averti et alerté de sa démarche.
C’est le l’ultime recours dont il bénéficie pour transmettre son message de la plus haute importance alors que des filtres gouvernementaux semblent si efficaces et si préjudiciables à la fois à M. SARKOZY. Monsieur KUHN s’exprime en toute transparence. Chacun de ses gestes est transmis aux cabinets ministériels et aux proches de Nicolas SARKOZY (avocats, conseillers et parlementaires) Le président est encerclé de personnes concernées, impliquées. Comment pourrait-il encore se prévaloir d’ignorer qu’il est de la sorte interpellé publiquement ? Comment peut-il accepter ces propos, qui au minimum, exigeraient des commentaires, éclairages ou indignations de sa part. Ce silence irrespectueux qui enveloppe le préjudice de Jean-Marie KUHN, est d'autant plus scandaleux que M. Albert FRERE, à l’instar de M. DESMARAIS, vient d’être gratifié d’une récompense hautement honorifique, en toute discrétion. Pourquoi ?

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20/02/2008

Politique et affaires: Le chef de l'Etat s'expliquera-t-il sur le "scandale du 1,25 millirds d' €" en marge de la fusion SUEZ-GDF?

La suite des révélations de RELATIO


Lettre ouverte

 

 

à SARKOZY

 

Nouvel épisode dans le scandale du 1, 25 milliard d’€ d’argent public dont aurait bénéficié le groupe Albert FRERE :Face au silence qui entoure les révélations de RELATIO et à l’absence de réponse à ses messages adressés à l’Elysée, Jean- Marie Kuhn  a adressé  une lettre ouverte au Président de la République que nous publions ici en intégralité.


 

Monsieur le Président de la République,

 

Lors de la remise de la Grand’Croix de la légion d’honneur à Monsieur Paul DESMARAIS, vous avez déclaré :

 

" Si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul DESMARAIS. " " Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures en forêt, et il me disait: il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi. "

 

Ainsi donc, de votre propre aveu, vous devez votre élection à la stratégie de Monsieur  Paul DESMARAIS dans laquelle l’affaire CLEARSTREAM a été déterminante.

 

CDC, QUICK, EIFFAGE, SUEZ, GDF ainsi que cette décoration rarissime réservée à nos véritables héros sont des contreparties nombreuses et importantes, qu’on en juge :

 > le Groupe FRERE-DESMARAIS a réussi à faire débourser à la Caisse des Dépôts et Consignations 1,25 Milliard € à la fin de l’année 2006 au travers d’opérations troublantes, et encore le mot est vraiment faible,

  > janvier 2007, le Groupe FRERE-DESMARAIS est ainsi en mesure de payer 798 Millions € pour se renforcer dans SUEZ au point d’être devenu incontournable en détenant 13,4% des droits de vote,

  >la fusion SUEZ-GDF fera de Messieurs FRERE et DESMARAIS les grands gagnants aussi bien en termes d’argent que de pouvoir ; j’estime en effet à plus de 20 Milliards € le total des gains à l’horizon de cinq années. 20 Milliards € que se partageront deux milliardaires étrangers pendant votre quinquennat ! 

 

A chacune des étapes importantes du processus c’est vous qui déteniez le pouvoir :

 

-en 2004 en tant que Ministre de l’Economie et des Finances vous ouvrez le capital de GDF tout en vous engageant à ce que l’Etat ne descende jamais en dessous de 70%,

 

-en août 2006, après avoir fait mine de ne pas soutenir la fusion vous effectuez un revirement spectaculaire en faisant voter la fusion par le groupe UMP que vous présidez,

 

-fin 2006, lorsque la CDC débourse 1,25 Milliard € pour le Groupe FRERE-DESMARAIS, vous êtes le n° 2 du Gouvernement, Président du parti majoritaire, et votre influence est telle qu’évidemment ces opérations n’auraient jamais pu se faire sans votre assentiment, 

 -en août 2007, en tant que Chef de l’Etat, vous arbitrez en faveur du Groupe FRERE-DESMARAIS, en présentant les conditions comme avantageuses pour l’Etat grâce à la sortie du pôle environnement dont on apprendra plus tard qu’il a été promis à …Albert FRERE,

 -en décembre 2007, vous publiez les deux décrets nécessaires à la fusion, alors que le Ministère de l’Economie venait de  m’inciter -le 5 décembre- à porter plainte après quatre mois d’enquête confiée à sa direction juridique et financière. Cette plainte a été classée en quatre jours à peine, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles procédures qui démontreront le lien entre toutes ces affaires.

 Le véritable barrage que vous avez érigé à l’Elysée, à Matignon, à la Chancellerie et au Minefi  m’ont bien fait comprendre que la moralisation du capitalisme et la défense des victimes ne sont que des slogans chez vous. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de mes sentiments distingués.

Jean-Marie KUHN

11/02/2008

Droits de l'Homme: RELATIO soutient Ayaan Hirsi Ali


Après la manifestation organisée en sa faveur hier à Paris, Ayaan Hirsi ALI se rendra à Bruxelles où elle rencontrera des parlementaires européens. Oui à sa protection européenne. Oui à sa naturalisation française. RELATIO, expression de l'Europe DE Strasbourg,donc des droits de l'Homme, de la dignité humaine, du respect de la Personne humaine, soutient pleinement les initiatives prises en faveur de cette ex-députée d'origine somalienne devenue,comme une autre amie de RELATIO, TALISMA NASREEN,  symbole des femmes qui luttent contre le fascislamisme galopant. DR

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10/02/2008

Contre le fascislamisme:Protéger Ayaan Hirsi Ali

ARTICLE PUBLIE SUR RELATION, LE WEBJOURNAL PANEUROPEEN

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QUE L'EUROPE LA PROTEGE! Ayaan Hirsi Ali, l'ancienne députée néerlandaise d'origine somalienne menacée de mort depuis sa participation à un film sur les femmes et l'islam, sera, dimanche 10 février à Paris [à 20h00 à l’Ecole normale supérieure (annexe, amphi Jules Ferry), 29 rue d’Ulm 75005 - venir dès 19h en raison du dispositif de sécurité], où des députés européens et intellectuels français organisent un rassemblement pour demander sa protection.Explications et reprise de l'ITW de Bernard-Henri LEVY à NouvelObs.com

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21:49 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : islma, relatio, euroep, france

L'Europe et la vie locale: Fiche RELATIO sur les régions maritimes


3235a30a600388c244dfea22561ada01.jpgFiche d’information RELATIO n°6

L’Europe ? Des fleuves qui descendent de montagnes pour se jeter dans des mers. Les villes et les campagnes des montagnes et des façades maritimes n’ont pas les mêmes intérêts, les mêmes problèmes, les mêmes défis que celles des plaines, des terres centrales, de « l’intérieur ». D’où des regroupements, des associations, des ONG, sous diverses formes. Des outils pour les élus locaux et régionaux d’une Europe qui s’unifie dans le respect de ses diversités. Suivez le guide… Cette fiche suit logiquement celle N°5 sur les régions frontalières.

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04/02/2008

Europe et Municipales: les frontières transcendées

Fiche d’information RELATIO N ° 5

Eurodistricts, eurorégions et coopérations transfrontalières

72568dae8db12b9a25a2e644ffec274d.jpgDe la difficulté de vivre entre « bons voisins »

 Eclairage RELATIO, par Daniel RIOT

L’Europe ? Une « nouvelle frontière » : celle qui permet de transcender les... frontières. De transformer des lignes de fronts en ponts, en creusets de coopération, en terrains d’entente. D’élargir ses horizons. La coopération transfrontalière se développe sous plusieurs formes, plus ou moins efficaces, à des échelles plus ou moins grandes : près de 500 zones frontières en Europe ont changé ainsi leur paysage geopolitique et la vie quotidienne de leurs habitants.

Cela n’est pas toujours aussi simple  qu’on pourrait le croire dans l’abstrait :poids du passé, parfois ; difficultés de vivre en « bon voisinage », toujours ; rivalités plus que complémentarités de temps en temps…Et réflexes du « chacun chez soi », du « chacun pour soi », du « charbonnier est maître chez soi »… Il est toujours des opposants farouches à ce type de coopération : ne nous le cachons pas. Il est aussi des résignés méfiants face à ce mode de « vivre ensemble » : ils sont les freins (souvent masqués) au développement de ces aventures humaines si enrichissantes pour celles et ceux qui à « l’aise dans leurs  chaussures » ne vivent l’œil rivés sur la pointe de leurs souliers…

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01/02/2008

Municipales et Europe:Les jumelages en fiche sur Relatio

Vie locale et Europe: L’outil des JUMELAGES


FICHE D’INFORMATION RELATIO  n°4

633039a591a29c3902d33ad3b7213663.jpg Villes jumelées. Jumelages… Des responsables de villes différentes se rencontrent, apprennent à s’apprécier,  et décident de cultiver des contacts, des échanges et des coopérations entre leurs conseils municipaux, ou (mieux encore) entre leurs associations, leurs écoles, leurs universités, leurs centres culturels, leurs entreprises, leurs foires ou leurs manifestations commerciales, leurs clubs sportifs… Et ils décident  de se retrouver régulièrement ou (mieux) de créer entre leurs « forces vives » des synergies, de cultiver leurs complémentarités, de faire des œuvres communes. Une idée simple, mais riche d’un bien précieux : une meilleure connaissance mutuelle. Donc une meilleure compréhension mutuelle.

Il en est des jumelages comme des mariages ou des « pacs ». Ils sont à géométrie variable.

Entre des échanges de vœux annuels, avec vins d’honneur chez l’un et chez l’autre en alternance et des vrais programmes  communs d’actions, les « jumelages » ont des  degrés différents et des natures différentes. Avec des retombées évidemment différentes1c175c858428e773a5e917570a445b45.png

Tout en fait dépend des hommes et des femmes qui les nouent et surtout qui les font vivre. Et des continuités qui peuvent s’assurer en dépit des alternances politiques, des changements de « responsables », des passages de témoins entre générations…Dans cette fiche: le point, des conseils pratiques, des liens utiles. Plus qu'une fiche:un dossier.Il faut en savoir des choses quand on brigue (sérieusement) les suffrges des citoyens....

 


 

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28/01/2008

MUNICIPALES: RELATIO lance son PACTE EUROPEEN POUR STRASBOURG

UNE MISSION A MIEUX REMPLIR, UNE VILLE A "EUROPEANISER" DAVANTAGE:PROPOSITIONS...

d90f736975e3ff67c1d10c9e942e575d.jpgDans le cadre général du PACTE EUROPEEN LOCAL proposé par RELATIO à l’occasion des élections municipales, une attention particulière est évidement consacrée à Strasbourg  qui est effectivement la «  capitale démocratique de l’Europe » depuis 1949. Cette Ville se doit de renforcer son rayonnement en Europe si elle veut pouvoir assumer ce qui plus que sa vocation : sa mission. Une mission gravée dans les traites de Londres et d’Edimbourg, notamment.

Pour Relatio quelques priorités devraient s’imposer. A  chacun d’en tenir compte,ou non. Comme pour le PACTE EUROPEEN LOCAL, ce PACTE POUR STRASBOURG appartiendra à celles et à ceux qui s’en inspireront, l’appliqueront et le complèteront.

 

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MUNICIPALES: Lettre ouverte de RELATIO aux candidats

UN PACTE EUROPEEN LOCAL

c73cb7b50eb9cc9ee08952878033a899.jpgSuite logique de notre Opération "Soyons des euro-électeurs...Elisons des euro-candidats". Car l'Europe, c'est NOUS, chez NOUS. RELATIO envoie une lettre ouverte aux têtes des listes qui seront en compétition dans les nomreuses communes de France. Certes  la dimension europénne  des collectivités  locales varie en fonction de la taille  des localités et de leur position géographique, mais du plus petit village à la plus grande ville, chacun est concerné. N'hésitez pas à relayer cette lettre ouverte. lancée par RELATIO, la "Pacte européen local" appartiendra à celles et à ceux qui s'en empareront, l'exploiteront, s'en inspireront et le ...complèterons. Nous restons à votre dispositiosn. RELATIO est même prët à procéder à des audits dans les localités qui lesouhahitent  et à conseiller les villes qui voudrainet améliorer leur positionnement en Europe. CONTACTEZ NOUS contact@relatio.fr. 

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26/01/2008

MUNICIPALES 2008: RELATIO Lance un "PACTE EUROPEEN LOCAL"

Devenons des euro-électeurs....

« L’Europe n’est pas qu’une affaire supranationale, mais elle est d’abord infra-nationale »

Edgar Morin

 

... et élisons des euro-candidats. !

 

                                POUR  UN PACTE EUROPEEN LOCAL

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Dans la perspective des élections municipales françaises de 2008, RELATIO lance un appel pour que la dimension européenne soit pleinement prise ne compte dans les programmes et les engagements des candidats et des citoyens.

CONSTATS DE BASE

>>> « L’Europe n’est plus une affaire étrangère mais une affaire intérieure ». Elle doit devenir une affaire d’abord locale si l’on veut que la construction d’une Europe unie dans sa diversité ne soit pas perçue comme une mécanique technocratique subie mais comme une aventure politique qui mobilisent les citoyens soucieux d’être acteurs de leur présent et de leur futur.  

>>> L’identité européenne prend racine dans les terroirs et les villes d’Europe.  La conscience européenne doit se développer à partir des collectivités locales et régionales. La citoyenneté ne se découpe en tranches    entre le local, le régional,le national, l’européen  et le global. En toute élection, nous sommes de plus en plus des euro-électeurs. Et les candidats se doivent d’être des euro-candidats aspirants à devenir des euro-élus. Ce qui est vrai pour l’écologie l’est pour l’ensemble des activités.

>>> La dimension européenne doit constituer  une chance de développement harmonieux pour les collectivités locales et régionales. L’Europe peut et doit être un accélérateur de dynamisme et un facteur d’un mieux vivre  dans les villes, grandes et petites et dans les campagnes.

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En marge de la fusion SUEZ-GdF: Finances et politique ou Un parfum de scandale ( suite )

"L’Affaire GAF " (en marge de Suez-GdF) : Le plaignant menace de déposer deux autres plaintes, une en France, l’autre en Belgique

EXCLUSIF RELATIO

Deux nouvelles plaintes vont sans doute être déposées, l’une en France, l’autre en Belgique. L’affaire de la « plainte mystérieuse » que RELATIO révélait lundi en marge de la fusion Suez - GDF devrait donc connaître de nouveaux rebondissements… Si après l’excès de vitesse, la mécanique judiciaire ne tombe pas dans des excès de lenteur…  En attendant, cette « affaire GAF » semble créer quelque embarras au sommet de l’Etat.

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21/01/2008

LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE


UNE INFORMATION EXCLUSIVE DE RELATIO


Une  plainte contre X et Albert Frère  pour « pacte de corruption » a été rejetée d’une façon expéditive. Mais  un litige privé débouche sur des « affaires » qui risquent de retarder encore le mariage. Et qui jettent une nouvelle ombre sur le « capitalisme de la barbichette » et la « République des renvois d’ascenseurs »…  

 

par Daniel RIOT

 

Après des fiançailles longues et mouvementées, la fusion Suez-Gaz de France qui doit transformer deux « grands » en un « géant » mondial (bien tricolore) de l’énergie pourrait être (encore) retardé par une de ces scènes vaudevillesques où dans la salle des mariages, avant l’échange de deux « Oui » programmés, une voix s’oppose au dernier moment à l’union attendue. Cérémonie perturbée, fête annulée…ou au moins retardée ! En l’occurrence, ce ne serait pas une affaire de famille, mais d’Etat. Qui pourrait bien se lever dans la salle des mariages et faire entendre sa petite voix ?


L’un des leaders des syndicats qui s’opposent à cette fusion pour faire monter les enchères ?

Non. Une décision de justice attendue pour demain mardi doit débloquer (ou retarder encore) le processus légal de concertation chez Gaz de France alors qu’il est bouclé au niveau européen depuis quelques jours chez Suez.

Un porte-parole d’une organisation de défense des consommateurs inquiets des répercussions à moyen et long terme de cette fusion sur les tarifs d’une énergie de plus en plus rare donc chère ?

Non. Après plus de deux années de courses d’obstacles en tous genres, la force du capital et la puissance du politique ont su déblayer ce terrain-là comme d’autres.

Un dirigeant  d’une entreprise rivale qui rêve de revanche sur une OPA manquée ou de sabordage de cette grande illustration du « patriotisme économique «  à la française ?

Non.La Commission de Bruxelles a donné son feu vert à la fusion (à la concentration) et tous ceux qui pourraient être tentés de jouer les gêneurs semblent résignés. Même si dans la corbeille de mariage jolis lots restent à enrubanner, comme l’avenir de Suez-Environnement…

En fait, c’est un homme d’affaires lorrain qui n’a rien à voir ni avec Suez, ni avec Gaz de France ni avec le monde opaque de la « république des copains et des coquins », comme on dit pudiquement, qui à partir d’un litige privé non réglé avec le tout puissant groupe d’Albert Frère, a de fil en aiguille,   fait des découvertes.

Celles-ci ne peuvent  surprendre que ceux qui sont étrangers à ce monde mystérieux qui, dans l’ombre, tire les ficelles et (les bénéfices) de ce que Laurent Mauduit[1] appelle le « capitalisme de la barbichette » et  la « démocratie des renvois d’ascenseurs »… De quoi mettre de l’eau dans le gaz, comme dirait Le Canard enchaîné. De quoi, surtout, faire exploser une de ces bombes puantes qu’on appelle « scandale » !

Plainte contre X, contre Albert Frère et contre d’autres personnes physiques et morales identifiées ou à identifier, a été déposée. Mais en trois jours, le vice-procureur de la section financière du tribunal de Paris a décidé de la classer sans suite. Non parce que le plaignant n’était pas fondé à porter plainte, mais parce que sa plainte était « insuffisamment caractérisée ». Belle formule juridique, très… caractéristique d’un beau recours à la subjectivité des magistrats.

Première surprise et première question : Qui disait que la justice française était lente ? Il lui arrive d’être très rapide. La preuve. Trois jours, c’est vraiment court…

Pourtant  le dossier, dont RELATIO a pu prendre partiellement connaissance, touche à plusieurs affaires qui s’additionnent, s’entrecroisent et s’entrechoquent…Etrange que l’on puisse se faire une idée claire de ce qu’il contient et de ce qu’il pourrait induire aussi rapidement.

Pourtant, il est question de « délinquance et de criminalité financière en bande organisée », de « pacte de corruption », d’étranges croisements entre deniers publics et capitaux privés. Rien de moins ! Ce ne sont pas là des accusations légères. Etrange que face à de telles accusations,aucune plainte ne soit pas déposée… contre le plaignant pour « plainte abusive » ou diffamation.

Pourtant,  l’argumentaire est riche de noms qui sonnent aux oreilles, de références qui résonnent dans les têtes et de réseaux qui  mettent en cause des ministres (anciens et nouveaux), des hauts fonctionnaires, des avocats d’affaires, des financiers, des organismes tels que la Caisse des Dépôts et Consignations… Nous n’allons pas ici citer tous les noms qui d’une façon ou d’une autre figurent dans cet épais dossier. Ce serait fastidieux. Et citation n’a pas toujours, heureusement,  signification.

Mais le plaignant, qui a résisté à la tentation de médiatiser cette affaire (« par respect pour les intérêts de la France » et par « crainte de voir politiser » malgré lui une affaire qui le touche d’abord dans ses intérêts professionnels et perturbe depuis des années sa vie personnelle)   a démêlé des fils qui le conduisent…à l’Elysée.

Sarkozy a-t-il été informé des démarches par lui effectuées auprès de ses conseillers et collaborateurs les plus directs ? C’est la deuxième question. Essentielle.

L’affaire du Cercle de jeux Concorde et « François Rouge »  bien « légère » à coté des  faits réels ou présumés signalés dans son dossier par le plaignant lorrain qui a été invité, si nos renseignements sont bons, à se porter partie civile.

Il serait donc ainsi incité à prendre la responsabilité d’une procédure qui, elle, serait forcément longue, très longue,  trop longue pour retarder encore un peu plus le mariage Suez-GdF. De surcroît, cette nouvelle plainte ne règlerait en rien le litige dont il est victime.

Ces dernières remarques vont sans doute être jugées déplacées, puisqu’elles risquent de faire sous-entendre que le rejet de la plainte dont il est question ici aurait pu être dû à des considérations qui ne sont pas que juridiques ou judicaires. Encore ces liens incestueux entre justice et politique ? 

Nous  n’avons aucun élément nous permettant de jeter une telle suspicion. Il ne s’agit là  que d’un réflexe de bon sens  exprimé évidemment avec le  sourire du naïf qui veut toujours croire à la pleine indépendance de la justice… D’autant que l’on nous promet un « Etat exemplaire ».

Plus sérieusement, nous serions tentés d’en rire davantage si une fois de plus, ce dossier brûlant ne mettait pas en relief l’impérative nécessité de mettre un peu d’ordre et d’éthique dans les liaisons dangereuses entre politiques et affairistes. « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette », c’est un jeu drôle pour les enfants, mais une démocratie moderne devrait en finir avec ces jeux de rôles.

Daniel RIOT

EXTRAIT DE LA PLAINTE DEPOSEE CONTRE X, ALBERT FRERE ET CONSORTS…

En conclusion de tout ce qui précède, les faits rapportés ci-dessus et détaillés dans le dossier joint à la présente, sont constitutifs de manière incontestable des infractions pénales ci-après:

• Prise illégale d'intérêt: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-12 du Code Pénal;

• Soustraction et détournement de biens: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-15 du Code Pénal;

• Escroquerie: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 313-1 et suivants du Code Pénal;

• Abus de confiance: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 314-1 du Code Pénal; à la saisine de la justice: faits prévus et réprimés par les dispositions des

• Entrave articles 434-1 et suivants du Code Pénal.

Il appartiendra  à l'enquête de préciser quels sont les réels tenants et aboutissants de ces opérations répréhensibles et notamment si elles entrent dans les très probables qualifications suivantes:

 >Corruption passive et trafic d'influence commis par des personnes exerçant une fonction publique: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-11 du Code Pénal;

>Corruption active et trafic d'influence commis par des particuliers: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 433-1 du Code Pénal;

 

 

Fiche sur Albert Frere

 



[1] « Petits Conseils », par Laurent MAUDUIT. Stock, 2007

02/12/2007

Bayrou à 100%: "Le MoDem, sans modération...", par Daniel RIOT

Pari  gagné pour Bayrou. Dans l’euphorie des fêtes de baptêmes ou de mariages…Il a su dépasser le déficit de clarté, d’esprit de décision, d’actions et de transparence qui est apparu ces derniers temps en dépit des élans de Seignosse. Il a su trouver les mots qu’il fallait pour renouer avec son rôle de générateur d’espérances. Il a su compenser par la force citoyenne le lâchage de notables soit inquiets pour leurs carrières soit dévorés par les forces obscures de l’opportunisme soit déboussolées par le magnétisme illusoire de Sarkozy.

Il a même su se faire élire Président avec un score plus qu’impérial : 100% Modem, c’est 100% Bayrou (et réciproquement). 96,8% pour être précis. Avec des verts et Cap 21 qui seront là pour rappeler en permanence qu’il n’y a pas d’oranges très orange sans verts orangers…Le Modem n’est pas qu’un dépassement des  clivages politiques, il est surtout un dépassement des cloisonnement : le projet implique des liens permanents entre politique, économie, social, écologie, culture

Désormais, il lui faudra tenir les promesses faites, les engagements pris, par des décisions et des actes conformes aux textes approuvés, à l’éthique définie et à la stratégie choisie.

Le Modem, un commando de « transformation de la société » ? « Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique ». Vaste programme, suffisamment enthousiasmant pour que le mouvement démocrate regroupe une véritable armée. Si l’organisation  est à la hauteur des objectifs. Et si la  richesse née de la diversité n’est pas dilapidée par un manque de cohérence.

La « révolution Bayrou », saluée ici depuis longtemps déjà, est d’abord une révolution culturelle, à la française non à la chinoise, bien sûr. Les « gardes oranges » du Béarnais ont encore bien des verrous à faire sauter, des clarifications à faire, des efforts à déployer. Les textes adoptés ce week-end ne vaudront que s’ils sont appliqués dans leur lettre et leur esprit.

Une évidence ? Bien sûr. Mais, aujourd’hui, l’originalité  n’est pas à chercher dans les constats faits à chaud dans l’enthousiasme communicatif d’un Congrès fondateur, mais dans les démarches qui vont suivre. Les municipales constitueront un test, dans toutes les villes. A commencer par l’une où non le « ni ni » mais un vrai dépassement des clivages politiques s’impose et une authentique révolution démocratique s’imposent : Strasbourg qui, par sa mission européenne, revêt une importance et une symbolique particulières. A Strasbourg, comme ailleurs, les « choses sérieuses vont commencer »

Daniel RIOT  

 

En savoir plus sur le blog politique de Chantal Cutajar

L'EUROPE EN CRISE: Les diagnostics de Jean-Louis BOURLANGES

Lettre personnelle mais  ouverte à un maître en réflexions (et un ami de 20 ans),

par Daniel RIOT 

Salut, Jean-Louis. Et merci. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur l’Europe et sur d’autres sujets. Nous  sommes encore en  désaccord sur quelques analyses de la crise actuelle de la construction européenne. Mais nos dialogues de ces dernières années resteront pour moi des moments lumineux. De ces instants qui, au-delà d’une convivialité saine que seuls des liens d’estime et d’amitié peuvent enfanter, donnent consistance à l’existence.

Tes éclairages me manqueront. Comme ton sens des formules bien trempées, tes citations pertinentes, tes références historiques et littéraires opportunes. Et cet art de parler sérieusement de choses sérieuses sans que tu te prennes au sérieux…

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Après 18 années de Parlement européen, Jean-Louis Bourlanges rend son tablier d’artisan de l’union européenne.

L’auteur de « Le diable est-il européen ?» avait déjà renoncé à la Présidence de la commission des libertés et de la justice du Parlement, si essentielle pour que l’union ne soit pas qu’un Marché. Pour des raisons familiales personnelles

Il s’était séparé de Bayrou, dans la douleur, après le premier tour des Présidentielles. Une fracture mal cicatrisée. Il garde une dent contre le « gaullo-mysticisme » du Béarnais qu’il a comparé au Méphisto de Goethe : Pour lui, Bayrou fait  chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». "Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage ! "

Du coup, Bourlanges   se retrouve sans port d’attache digne de ce nom pour ses convictions et ses engagements :  « Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés », dit-il la rage au ventre  «  François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ? ».

Cette dernière phrase est extraite d’une ITW que Jean-Louis Bourlange donne dans le Monde daté du 2 décembre, jour même du baptême officiel du MoDem. Cette ITW vaut lecture et réflexions, car il y explique non les raisons de se « retraite » d’euro-député mais la tristesse personnelle (et le pessimisme) que lui inspirent les évolutions d’une Europe devenue « faiblement exaltante »

« J'ai vécu au Parlement européen des moments très intenses. Nous avons eu le sentiment de contribuer à l'émergence d'un objet politique inédit, voire révolutionnaire. Un objet capable de permettre aux Etats nationaux constitutifs de l'Europe historique de répondre solidairement aux défis de la globalisation.

Mais la phase historique qui va de la reconstitution du couple franco-allemand grâce à Valéry Giscard d'Estaing et à Helmut Schmidt jusqu'à la création de l'euro, dernière manifestation de la créativité franco-allemande, a pris fin quelque part entre la guerre d'Irak, l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, les criailleries budgétaires et un élargissement bâclé.

Aujourd'hui, l'Europe n'est plus en crise grâce au traité de Lisbonne. Elle a atteint un palier et elle continuera de fonctionner cahin-caha sans développement institutionnel et politique majeur pour au moins une quinzaine d'années. Elle va connaître ce que Keynes appelle un équilibre de sous-emploi. C'est faiblement exaltant. »

Pire : « Le nombre des membres, l'hétérogénéité des économies et des sociétés, le réveil des identitarismes et l'absence de menace extérieure forte et spécifique rendent extrêmement difficile tout progrès important. Le Parlement, comme d'ailleurs la Commission, a peu à peu cessé d'être le laboratoire d'une volonté commune pour devenir un simple lieu d'arbitrage entre intérêts nationaux, un double du Conseil. Du coup, il n'y a plus de moteur dans l'avion. »

 

Plus de moteur et pas de pilote. Pas d’aile, non plus. Alors ? Non, Jean-Louis, tout n’est pas si noir. Il ne faut ni idéaliser le passé ni ne voir que des horizons bouchés. Depuis 1950, l’Europe n’avance que « pas à pas », comme Schuman l’avait prévu, d’ailleurs. Avec quelques bonds en avant et quelques reculades. Mais elle avance. Où tu as raison, Jean-Louis, c’est sur deux diagnostics peu contestables

1)      C’est l’Europe à l’anglo-saxonne qui a le plus progressée. Et cela s’est fait au détriment de l’Europe à la Monnet. « La liberté des échanges et la concurrence non faussée, si utiles soient-elles, ne suffisent pas. Les politiques publiques, c'est autre chose ! »

2)      La valeur ajoutée européenne est restée trop faible. « Contrairement à une légende tenace, 90 % des politiques et 98 % des financements restent nationaux. Qu'il s'agisse de l'éducation et de la recherche, du droit du travail et de la protection sociale, de l'organisation administrative des territoires, de la justice et de la police, de la défense et de la politique étrangère et même, malgré Maastricht, des politiques budgétaires et fiscales, l'essentiel du pouvoir reste dans les Etats. Dans ces domaines, l'Europe fait semblant. Semblant d'être une solution aux yeux de ses promoteurs et, à l'inverse, d'être une menace aux yeux de ses adversaires qui lui attribuent abusivement la responsabilité de tous les bouleversements économiques, financiers, sociaux et culturels qui procèdent de la mondialisation. » (…)

Dès lors que les Etats se sont arrangés pour garder dans leurs escarcelles l'essentiel des responsabilités politiques, ils ne peuvent envisager d'action commune que sous la forme d'une coopération classique entre gouvernements. Or celle-ci est incapable de donner naissance à des politiques traduisant une véritable ambition. Regardez le processus de Lisbonne en 2000 : on a défini des objectifs mirifiques qui devaient faire de l'Europe la puissance économique la plus compétitive du monde, et il n'en est pratiquement rien sorti puisque la réalisation de ces objectifs reposait exclusivement sur la capacité de chaque Etat à faire le travail chez lui. La valeur européenne ajoutée était quasiment nulle

Je suis un peu moins d’accord sur les « institutions surdimensionnées » de l’Union européenne. La Commission n’est pas contrairement à ce qui est di trop souvent un exécutif, un « gouvernement supranational ». Elle est gardienne des traités et « exécutante ». Nuance. C’est une tête politique qui manque à l’Union. En cela elle est « sousdimensionnée ». Là est d’abord son inachèvement… Mais cela peut et doit venir et dans cette Union « qui n’aime pas la politique », le Parlement européen, contrairement à tes dires de militant légitimement fatigué ne fait pas « figure de porte-avions condamné à faire des ronds dans l'eau ».

De même (vieille controverse !), je ne suis pas, contrairement à toi, de ceux  «qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe ». La Pax Americana n’aurait pas aboutit à la paix durable infra-européenne que nous connaissons sans le courage des pères fondateurs et de peurs succeseurs qui ont osé imposer leur vision d’un continent uni comme il était rêvé depuis des siècles. Leur vision s’est heurtée encore plus aux corporatismes nationaux qu’aux nationalismes. Les Américains ont arrêté la guerre. Mais la paix, elle est œuvre européenne. Notre vrai malheur vient du fait que, selon la formule de Pierre Legendre, « Hitler a été vaincu par les armes et non par les arguments »… Ce qui fait que notre véritable ennemi est toujours en Nous. Cet ennemi, c’est la Bête de Brecht, et « l’esprit pantoufle » qui accompagne l’individualisme galopant actuel….

Je te rejoins en revanche sur deux autres points essentiels :

1)      L’Europe ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Or, tu le dis justement :   « Ce que les Européens ne font pas pour eux-mêmes, personne ne le fera à leur place. Nous sommes, avec les Etats-Unis, les héritiers d'une civilisation et d'une culture originale et précieuse. Nous avons depuis un demi-siècle laissé les Américains défendre cet héritage commun. Aujourd'hui, les héritiers sont profondément divisés, incapables d'agir ici et incapables de réussir là-bas. L'Europe est wilsonienne, l'Amérique bismarckienne, et l'une comme l'autre sont tenues en échec.

L'idée que cette double impotence puisse être sans conséquence pour l'avenir du monde en général, et occidental en particulier, suppose une bonne dose d'inconscience. Il est essentiel que les Américains prennent conscience des limites de la puissance étatique dans le monde postwestphalien qui est le nôtre et que, à l'inverse, les Européens renouent avec l'idée qu'il n'y a pas de politique qui vaille si elle n'est pas étayée par un rapport de forces durement établi et chèrement maintenu. »

2)      Les phénomènes de fragmentations étatiques observables aujourd’hui, en Belgique notamment, mais pas seulement, sont moins dus à l'Union européenne qui « apporte à des entités infra-étatiques la possibilité d'une sécession sans risque. », mais ils traduisent « la crise des grands systèmes idéologiques et des solidarités qu'ils généraient »  Ce  «  foisonnement identitariste » est effectivement. « le même mouvement de refus du partage nécessaire à toute vie collective organisée qui fracasse les Etats nationaux et paralyse l'Union européenne »

3)      Sur Sarkozy (pour qui je n’ai pas voté, contrairement à toi), je suis comme toi, « Je suis partagé entre l'admiration et l'inquiétude. Admiration de voir l'efficacité et la rapidité avec lesquelles le président français a contribué à sortir l'Union de sa crise et à réinstaller la France au coeur de la construction européenne. Inquiétude en revanche devant la désinvolture avec laquelle on aborde les questions budgétaire et monétaire et celle du respect de nos engagements envers nos partenaires ».

Oui, « le paquet fiscal de l'été dernier est le péché originel de la politique européenne du nouveau président ».

Oui, « l'Union n'est pas un prolongement du jardin à la française et il ne suffit pas à la France de dire ce qu'elle veut pour que ce soit la volonté de tous ».

Et tu as raison de lancer une sorte d’avertissement : « Je ne voudrais pas qu'on se fasse trop d'illusions sur les possibilités réelles de la présidence française. Le président de l'Union n'est pas le cocher de l'Europe. Il en est tout au plus l'honnête courtier. Il a les bras chargés des enfants des autres et ses propres enfants ne verront le jour que longtemps après sa présidence. Comme disait Berlusconi lors de son étrange discours devant le Parlement européen : "Six mois, c'est vite passé."… L'Union n'atteint à la décision qu'après une longue période d'infusion. L'étoile européenne de Nicolas Sarkozy se perdra s'il se refuse à jouer avec le temps ».

Mon Cher Jean-Louis, tu quittes le parlement européen, mais je suis certain que tu continueras à éclairer le chemin de ceux qui prennent ton relais d’artisan de l’Europe en faisant entendre ta voix d’artiste des analyses politiques sur France culture et ailleurs. Les éclaireurs restent des éclaireurs. Et les Européens ont plus que jamais besoin de tes lumineuses analyses.

Daniel RIOT

27/11/2007

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

 
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