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20/11/2007

Italie: Berlusconi crée le Parti du ... peuple

Adieu «Maison des libertés», ciao «Forza Italia»! Exaspéré par les critiques de ses alliés, Silvio Berlusconi rompt les ponts: il décide de créer une formation  nouvelle, le "Parti du peuple pour la Liberté" (Il Partito del popolo della libertà)

c8dc34044914f150262e24a7dea8558c.jpgRebondir?

Ingrid Betancourt : Quel signe d'espoir après... 2096 jours?

La famille d'Ingrid reçue aujourd'hui par Sarkozy et Chavez

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La famille d'Ingrid Betancourt sera reçue cet après-midi par le président Nicolas Sarkozy, puis par son homologue vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé  le Comité de soutien à l'otage franco-colombienne.La famille sera d'abord reçue à 14h15 par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, après le déjeuner de travail de ce dernier avec Hugo Chavez. Seront présents tous les membres de la famille d'Ingrid Betancourt: ses enfants Mélanie et Lorenzo Delloye-Betancourt, son ex-mari Fabrice Delloye, son mari Juan Carlos Lecompte, sa mère Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid.

Le président français avait déjà reçu Mélanie Delloye-Betancourt et plusieurs membres de sa famille le 18 mai dernier, soit deux jours après son entrée en fonctions à l'Elysée.

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19/11/2007

L’Europe? Des femmes, des hommes, des prénoms, des visages, des regards…

 L’Europe? “Un gigantesque port d’attache”

54bcca9366dfec91919753c0b78c13f0.jpgEAUX FORTES

Koen PEETERS : « L’Europe ? Un géant dans des habits trop étroits » Lors du premier Festival  de la philosophie qui s’est tenu les 16et 17 novembre  à Flagey, à Bruxelles, l’écrivain flamand Koen Peeters, auteur de « Grote Europese Roman », le Grand roman européen, a prononcé un très beau discours clôturant la journée consacrée à l’Europe et ses frontières.

.A telecharger. EAUX FORTES. Relatio Koen Peeters.doc 

 ”C’EST NOTRE HISTOIRE”….contée à Bruxelles

LE MUSEE DE L’EUROPE DE BRUXELLES A OUVERT SA GRANDE EXPO:”C’est notre Histoire”. Original,spectaculaire, émouvant. L’Europe en chair et en os.” L’idée européenne? “: ce qui donne du corps à l’esprit du continent… L’Europe? Des femmes et des hommes, des visages, des regards, des sens,  non des directives et du papier… La capitale bureaucratique de l’Union européenne montre que l’Europe est d’abord une âme. DR

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Des ruines de l’Europe, en 1945, aux défis qui se posent aujourd’hui à notre continent, le visiteur ira à la rencontre de l’Histoire, mais aussi de son histoire. Car l’exposition montre que nous sommes tous les héros de cette formidable aventure que constitue l’unfication progressive de l’Europe.

Tous les moyens de la muséologie contemporaine ont été mis en oeuvre. Décors, films, multimedia, interactifs, émaillent un parcours dans lequel une place particulière a été réservée aux objets authentiques: plus de 500 d’entre eux ont été prêtés par 80 musées de tous les pays d’Europe. La robe d’une petite fille cousue dans les drapeaux alliés, le premier lingot d’acier fondu dans le cadre de la CECA, un sac à charbon du pont aérien de Berlin, le journal de bord illustré tenu par un jeune Hongrois pendant les événements de 1956, le journal de marche d’un soldat anglais pendant l’aventure de Suez, des morceaux du rideau de fer et du mur de Berlin, un “pot à odeur” de la Stasi, des objets de la vie quotidienne: autant de témoignages poignants qui racontent l’aventure des Européens pendant plus d’un demi-siècle.

Introduction à la visite    

L’exposition que l’on vous invite à visiter est construite comme un spectacle: une succession d’impressions visuelles, auditives ou tactiles s’adressant au coeur aussi bien qu’au cerveau, pour faire éclore chez le spectateur réflexions et émotions. On ne raconte donc pas une telle expo.  En voici toutefois ce que l’on pourrait appeler une “bande-annonce”, sous forme de courts extraits video (une minute chacun) d’une prévisualisation virtuelle…

 VIDEOS >>>>

EXTRAITS TV >>>>

UN TOUR DE L’EXPO DANS LE SOIR >>>>>

LE CATALOGUE DE L’EXPO >>>>>

INFOS PRATIQUES >>>>>>

LE SITE DU MUSEE >>>>

LE BLOG >>>>>>

LE RESEAU DES MUSEES D’EUROPE >>>>>>

Strasbourg: Versions Roms de l'hymne européen

Repris sur RELATIO

Un CD de variations Roms sur le thème de l'hymne européen sera lancé le mardi 20 novembre au Conseil de l'Europe. Cinq groupes de musiciens Roms participent à ce projet : le groupe albanais Shqiperiagroup , les groupes serbes Kal et R. Point, Yorgui Loeffler - guitariste alsacien de jazz manouche - et enfin la célèbre chanteuse Rom Esma Redzepova, qui sera présente et interprètera sa version lors de cet événement.

6de165e2b693f2331cf192c7df998cca.jpgEsma Redzepova

Ce lancement aura lieu à 12 heures (foyer de l'hémicycle), à l'occasion de la session du Congrès du Conseil de l'Europe (19-21 novembre 2007 à Strasbourg) et de la remise du " Prix Dosta ! Congrès pour les municipalités " qui récompense les meilleures initiatives locales en faveur de l'intégration des roms.

La réalisation de ce CD s'inscrit dans la campagne de sensibilisation " Dosta ! " du Conseil de l'Europe qui a pour but de faire évoluer les mentalités et de rapprocher les Roms des autres citoyens, en montrant qu'ils sont des membres ordinaires de la société, avec leurs talents et leur potentiel.

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Présents dans la quasi-totalité des États membres du Conseil de l'Europe dont ils représentent parfois quelque 5% de la population (environ 12 millions de personnes au total), les Roms sont nombreux aujourd'hui à vivre dans des conditions difficiles et leur participation à la vie publique demeure très limitée. Par cette campagne, le Conseil de l'Europe entend démontrer que la qualité de citoyens et les droits fondamentaux des Roms doivent donc être reconnus. La culture Rom, enfin, fait partie du patrimoine culturel européen et contribue à l'enrichissement de nos sociétés.

La Campagne fait partie d'un programme commun Conseil de l'Europe/Commission Européenne mené en 2006 - 2007 dans cinq pays : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie et " l'ex-République yougoslave de Macédoine ".

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ECOUTEZ, en cliquant sur les liens:

Hymne européen en rom par Esma Redzepova

Hymne européen par Grupi folklorik Rome nga Shqiperia

Hymne européen en rom par Yorgui Loeffler

Hymne européen en rom par Kal

Plus d’informations et morceaux disponibles sur www.coe.int et www.dosta.org

 

VOIR LES SPOTS:

Spot 50’’
Spot 25’’

Sarkozy islamophobe ? Un écho de Jean Quatremer fait poser une question…qui mérite réponse!

COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT: Nous suivons de trop près le blog de notre ami Jean Quatremer pour que ses échos sur des propos tenus à huis clos par Sarkozy devant des interlocuteurs européens nous échappent...

c9bc5697a77565af37717d5c38a2f521.jpgMais nous ne les avons pas relayés à chaud, par manque de confirmation nette, et recoupement de sources. Nous connaissons (et apprécions) Jean, mais  (il le sait)   ses  qualités journalistiques incontestables sont parfois perturbées (donc altérées ou enrichies, cela dépend…) par son souci bien naturel de son « audimat » personnel…Les 370 commentaires en peu de temps sur son blog, il les prend avec satisfaction, malgré les insultes, les mauvais procès et les dénigrement haineux:  D’où, en quelques circonstances,  non des narrations erronées  mais des extrapolations parfois très subjectives. Cela a d'ailleurs contribué à une notoriété qu'il aurait même sans cette ...fraîcheur d'esprit.

En l’occurrence, Jean  n’est pas l’homme qui a vu (ou entendu) l’ours, mais l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu ou cru voir, entendu ou cru entendre, l’ours…

Dans ce genre de réunions à huis clos, où les traductions ne peuvent pas toujours refléter toutes les nuances de forme, de ton et de fond, les témoignages indirects sont toujours à prendre comme les ailes des mouches, avec des pincettes. Surtout quand les propos rapportés sont graves, en et par eux-mêmes et… par celui qui les aurait tenus.  

Mais Jean a du en toute conscience juger suffisamment fiables ses « sources » logiquement masquées, mais par lui bien identifiées, et non suceptibles d'entretenir délibérément de mauvais proèces,  pour reprendre dans « Libération » de ce jour les confidences rapportées à ses internautes.

L’écho devient ainsi information. Ou plutôt sujet à questions…dont les réponses doivent être données par l’Elysée, évidemment !

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Car, s’ils sont vrais,  de tels propos dans la bouche du chef d’Etat d’un pays qui prône les droits de l’homme, donc le respect des diverses cultures, qui se fait le champion d’une Union méditerranéenne  et qui va assumer la Présidence de l’Union pendant ledeuxième semestre 2008 sont proprement inadmissibles. D’autant plus qu’ils visent les « musulmans » en général et non les « fascislamistes »…

A force d’être sur tous les fronts, de parler de tout, notre Hyper-Président hyper-actif n’est évidemment pas à l’abri d’un dérapage verbal, d’un réflexe d’humeur, d’un mot de trop…Nous l’avons déjà vu et entendu. Plus grave, peut-être, s’ils n’étaient démentis avec une force de conviction suffisante, ces propos que la morale et le droit réprouvent confirmeraient que le locataire de l’Elysée, si prompt à mettre en avant sa « franchise », a un double voire un triple langage. C’est sa crédibilité qui  souffrirait d’une nouvelle et bien vilaine entaille… Seuls les électeurs lepénistes qui lui ont donné ses suffrages y trouverait un réconfort bien peu conforme aux valeurs chantées par la république et fondatrices de l’Union européenne. Sarkozy islamophobe ? Quatremer a posé la question… C’est à cela aussi que les bons journalistes ont leur utilité en démocratie. Déjà, certains lui en font griefs. Mais ce n’est pas de sa faute si la question se pose… Attendons la réponse : une ocasion de plus pour que Sarkozy ait matière à communication.

Daniel RIOT  

Résumé des faits : Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.

b893748a34e8196e4fdc89550e440348.jpg"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.

Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration".

Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs", poursuit le journaliste.

Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".

SUR LE BLOG DE QUATREMER >>>>>>

 

Conseil de l'Europe: Le droit des enfants, par Thomas Hammarberg

af60e683803d80243cc939c61d3da037.jpg« Etre très à l’écoute du point de vue des enfants »

A la veille de la Journée internationale des droits de l'enfant, le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, rend hommage à Janusz Korczak, pionnier dans ce domaine, dont le travail doit selon lui servir de modèle pour garantir l'implication active des enfants dans les processus décisionnels. " Les uns et les autres ont tout à gagner à voir les adultes apprendre à épauler les enfants dans l'exercice de leurs droits ", affirme Thomas Hammarberg, dans ce "point de vue"tout en proposant des mesures concrètes dans ce sens. 

A LIRE  SUR RELATIO >>>>>>>>>>> 

Strasbourg: Adapter les Universités européennes à la mondialisation

Strasbourg: Conférence du Conseil de l'Europe consacrée à l'enseignement supérieur dans un monde complexe

La conférence organisée par le Conseil de l'Europe à Strasbourg, les 20 et 21 novembre, traitera des enjeux de l'enseignement supérieur dans les sociétés modernes.Cette conférence ouverte à la presse s'intitule " Les nouveaux défis pour l'enseignement supérieur européen : gérer la complexité d'une société mondialisée " ; elle offrira aux hauts responsables de l'enseignement supérieur l'occasion d'aborder, notamment, les questions suivantes :

- l'enseignement supérieur européen peut-il relever les défis de la planète ?
- réinventer l'enseignement supérieur européen au vu des évolutions technologiques ;
- comment promouvoir la viabilité de la société au moyen de l'enseignement supérieur ?
- dialogue interculturel et cohésion sociale : l'enseignement supérieur face à la diversité culturelle ;
- concilier le progrès scientifique et les menaces qui pèsent sur l'environnement dans l'enseignement supérieur ;
- concevoir un enseignement supérieur adapté aux besoins d'un pays en transition ;
- promouvoir les valeurs universelles au vu de l'évolution de la société.

f29df21054661a5bf3027d304cadb855.jpgLa Sorbonne

L'UNIVERSITE ENTRE HUMANISME ET MARCHE 

Il s'agit de la conférence de lancement du nouveau projet phare, d'une durée de trois ans, du Comité directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche (CDESR) du Conseil de l'Europe, " L'université entre humanisme et marché : redéfinir les valeurs et le rôle de l'université au XXIe siècle ".

EN SAVOIR PLUS SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>

KOSOVO : L’union européenne dans l’embarras

COMMENTAIRE RELATIO : Attendre et voir… Wait and See … Confrontée au risque d'un déchirement interne sur l'indépendance du Kosovo, l'Union européenne s'est réfugiée ce matin dans une position attentiste en attendant la fin des négociations entre Serbes et Kosovars. Des négociations qui entraînent bien peu d’optimisme : comment un déjà trop dialogue de sourds pourrait-il miraculeusement d’ici au 10 décembre se transformer en  discussions constructives ?

Les positions des deux parties semblent d’ailleurs plus éloignées encore les unes des autres depuis la victoire des indépendantistes kosovars aux élections de ce week-end. Cette victoire nette mais pas absolue  devrait entraîner rapidement la constitution d’un gouvernement de coalition (mais non de conciliation).

Consolation : les avis des observateurs européens concordent . Les élections se sont déroulées d’une façon démocratique très satisfaisante. Avec un bémol : l’abstention serbe, massive, a valeur d’opposition…et altère donc la légitimité de la consultation. DR

EN SAVOIR PLUS >>>>>>

En relief aujourd'hui sur RELATIO

>>> L’Europe gourmande : Julien Binz, une Toque « européenne »

>>> Unterlinden: Une exposition à ne pas manquer

>>> Cette question anglaise paralysante, par Daniel Riot

>>> Après les élections au Kosovo : Période cruciale

>>> Strasbourg : Le Congrès en session

>>> L’écologie, une éthique politique, par Corinne Lepage et Yann Wehrling

>>> Les droits d’un peuple : les Roms

18/11/2007

L’Europe gourmande : Julien Binz, le prince d’Isenbourg

45d8c352b599375d0a60462fec204c69.jpg« Au cœur du vignoble »… Connaissez-vous un château ou une demeure de classe d’une région viticole d’Europe dont la présentation dans les meilleurs (ou les plus mauvais) des guides ne commence pas par « Situé(e)  au cœur du vignoble » ? L’Europe des clichés ne connaît pas de crise… Le Château d’Isenbourg, lui, a le vignoble au cœur. Et à cœur ! Une question de philosophie de vie plus que de situation…

Sur la route des vins, il est, bien sûr, ce chateau. Bien ancré dans l’Alsace pre-vosgienne, face à la Forêt noire qui, ici, fait office de la grenouille dans son bocal du bon météorologue… Bien exposé, comme un objet de désir.

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Il est trop imposant pour ne pas être hanté par des faits d’armes, des intrigues de chevaliers ou d'évêques,  des cœur fléchés et des parfums de femmes. Et il est,bien sûr, chargé de cette Histoire qui fait de l’Europe non le « vieux continent », mais une terre pétrie d’humanité qui adore les histoires…

Isenbourg ? Plongée en Austrasie ! En ce Royaume franc des Mérovingiens qui, de la mort de Clovis (511) à celle de Childeric III (751), nous a valu quelques Clotaire, Sigebert et autres…Dagobert.

Une résidence royale, ce château de Rouffach dont l’histoire …moderne commence avec l’évêque Frédéric de Blankenheim en 1380 ! Il abrite aujourd’hui un hôtel  quatre étoiles des « grandes étapes françaises » qui vaut détours et séjours. Y compris pour garder la forme ou la recouvrer: un spa à user sans modération...  Il offre, surtout,  une cuisine… royale grâce à un jeune chef imaginatif, inventif, subtile, expert en mariage des saveurs.

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Un alchimiste ou un magicien talentueux de l’art culinaire, ce Julien Binz , un chef qui devrait faire des « Tommeries » une salle à déguster digne des meilleurs des tables étoilées! Il vaut déjà beaucoup plus et mieux que la plupart des guides (toujours un peu en retard) le disent...

« Tommeries » ? Le nom des pupitres sur lesquels on posait, avec délicatesse,  des fioles soufflées qui permettaient de conserver le raisin dans les conditions les meilleures. Un nom qui est celui du village de Bourgogne où ces fioles étaient fabriquées. Les Tommeries: Un triple symbole qui sied bien à la cuisine de Julien. Respect des traditions les meilleures, soin et conscience du vrai artisan, par définition passionnément amoureux de son art, et goût de l’innovation, de la recherche, de ces trouvailles qui font, comme disait Valéry, que « le génie est une habitude que prennent certains ».

Julien est tombé dans les marmites dans son adolescence. Et il a visiblement pris cette « habitude » valéryenne : le mot « génial » appliqué à sa cuisine n’a pas  l’affadissement qui faisait piquer de saines colères à Musil contre les journalistes en mal d’inspiration… Et cet amoureux de son art sait aussi, pour rendre une autre formule de Valéry, que « le travail doit finir par effacer les travail »…

Son parcours, il est vrai, n’a rien  d’un chemin de croix. De très belles stations sur la route des bons couverts ! Les Armes de France, à Ammerschwihr (67), Le Buerehiesel à Strasbourg (67), L’Auberge d’Artzenheim et (mais oui)  l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (68). Ce « Jeune talent 2006 » a été le second de cuisine de Marc Haeberlin.  

Ce parcours étoilé  devrait logiquement (« l’intendance suivra », redirait De Gaulle !) le conduire au paradis des meilleurs… si j’en juge par ce que j’ai vu, senti et dégusté. Avec la sûreté de bouche qui vient d’une petite expérience de fine gueule que je confesse bien volontiers et d’un esprit d'épicurien non repenti qui aime les repas non de fêtes, mais en  fêtes (de tous les sens) et qui place  la cuisine dans la « rubrique » culture et non « vie pratique »…

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Du grand art, vos mets, « chef Julien » ! En sortant du château, je pensais  à ce proverbe alsacien que Martin Graff avait remis au goût du jour  et dont j’ai fait un peu ma devise personnelle : « Cultive tes racines, et plantes-les dans les étoiles »…

Non seulement, parce que les étoiles peuvent et doivent devenir votre jardin professionnels, mais parce que votre art de marier (et de doser) les saveurs, donc les produits,  est très « européen » dans le sens  le plus noble du terme : je ne sais si vous êtes des « euro-toques », mais votre toque est authentiquement européenne. Avec une carte « unie dans la diversité »…

Daniel RIOT

df6d9dc35bab5e6070ae2eed6ee73477.gifUne recette du chef

(Ingrédients pour 6 personnes)

Foie Gras 6 escalopes de 70 gr

Pain d’épices 6 tranches
2 oeufs
Lait 100 gr
Framboises 500 gr
Beurre 60 gr
Vinaigre Balsamique 150 gr
Sucre 150 gr

Préparation
Tailler les tranches de Pain d’épices à l’aide d’un emporte pièces rond.
Tremper dans le mélange œuf – lait et poêler au beurre.
Disposer les framboises sur le pain d’épices et passer 1 minute au four.
Réaliser un caramel avec le beurre et le sucre, déglacer avec le vinaigre Balsamique et réduire quelques instants.
Couper le Foie Gras en tranches, assaisonner et poêler vivement dans une poêle anti-adhésive, sans matière grasse.
Dressage
Dresser le pain d’épices garni de framboises au milieu de l’assiette, poser le Foie poêlé par dessus.
Ajouter un cordon de sirop de vinaigre autour.

(Recette reprise sur « Alsacez-vous », le site de Tourisme Alsace >>>>>> )

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A VISITER DANS CE COIN D'EUROPE >>>>>>>>>

A NE PAS MANQUER: LE MUSEE UNTERLINDEN DE COLMAR (à une vingtaine de kilomètre du Chateau d'Isenbourg)

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LE RETABLE D'ISSENHEIM


Vers 1512-1516, Grünewald peint son célèbre retable pour la commanderie des Antonins d’Issenheim, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar, commandité par Guy Guers, précepteur de la commanderie des Antonins de 1490 à 1516. La partie sculptée est due à Nicolas de Haguenau (vers 1515). L’ordre des Antonins a vu le jour officiellement en 1092, avec pour vocation de soigner les malades atteints du feu sacré, une maladie provoquée par l’ergot de seigle, parasite de cette céréale. Fondée vers 1300, la commanderie d’Issenheim acquiert peu à peu une richesse considérable dont témoignent les nombreuses œuvres d’art qu’elle a commandées et financées. Consacré à saint Antoine, le retable, destiné au chœur de l’église de la commanderie, figure parmi elles. Il est resté conservé dans cet établissement religieux jusqu’à la Révolution et pour empêcher sa destruction, il est transporté à Colmar, en 1792, à la Bibliothèque Nationale du District. En 1852 enfin, il est transféré dans l’église de l’ancien couvent des Dominicaines d’Unterlinden, où il constitue le joyau du musée qui s’y organise alors et où il n’a cessé, depuis, de fasciner et d’envoûter ceux qui l’ont contemplé.

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UNE EXPO A VOIR DU 8 DECEMBRE 07 AU 2 MARS 2008

76f2a046054d7869504486403dd0f95c.jpgDétenteur du célèbre retable des Antonins d’Issenheim, chef-d’œuvre de Grünewald, le musée d’Unterlinden consacre, pour la première fois en France, une exposition à l’œuvre de ce grand peintre de la Renaissance germanique.
Cette manifestation s’inscrit dans la politique du musée privilégiant la recherche et la mise en valeur, en direction du public, de ses remarquables collections de peintures et de sculptures représentatives de l’art des XVe et XVIe siècles, une période durant laquelle le Rhin supérieur a connu un véritable âge d’or.

L’exposition tentera de préciser la chronologie de création du retable d'Issenheim et d’éclairer nos connaissances sur l’identité de Grünewald.
Elle fait suite à l’étude du retable d’Issenheim menée depuis plusieurs années par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), et au colloque qui s’est tenu à Colmar en janvier 2006.
Elle sera centrée sur le processus d’élaboration de cet ensemble monumental qu’est le retable, grâce à un partenariat avec le Kupferstichkabinett de Berlin où est conservé l’essentiel de l’œuvre graphique de Grünewald.

EN SAVOIR PLUS >>>>>

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17/11/2007

Europe : Cette paralysante… « question anglaise », par Daniel RIOT

Commentaire RELATIO: Intéressant le discours de Bruges du ministre britannique des affaires étrangères. Intéressant et paradoxal. Ambigu,même… A l’image de l’engagement européen du Royaume Uni, d’une Angleterre qui se veut toujours à la fois au balcon et dans la rue, dans les gradins et sur la pelouse de jeu…

Pour lui, l'Union européenne doit « accroître ses capacités » militaires et sa coopération avec l'Otan, mais elle ne sera « jamais une super-puissance » Elle sera quoi, alors ? Un espace au service d’autres puissances ?Elle peut être, selon David Miliband  « une puissance modèle » C’est beau, comme objectif, mais modèle en quoi ? Elle pourrait fixer qui « des normes mondiales » et se faire « le champion de la défense du droit international et des droits de l'Homme ». Bien, mais avec quels moyens, en fonction de quels critères ? Avec surtout quelle autonomie d’actions et de décisions ?

Londres regarde toujours plus vers le grand large que vers le continent. Ainsi, sans citer le président français, le ministre a répondu à Nicolas Sarkozy qui conditionne un retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan à un renforcement de la défense européenne pour assurer l'  « indépendance » et l'  « influence » de l'Europe.  « Nous devons surmonter les obstacles à une collaboration (des pays de l'UE) avec l'Otan », souligne M. Miliband… Soit, mais en noyant l’Union dans une zone transatlantique sans ce « pilier » européen que voulait Kennedy et que les Anglais, malgré les accords de Saint-Malo (restés lettres mortes, ou presque) ont toujours sapé…

Sur la construction européenne, pas d’évolution non plus. L’Europe à l’anglaise reste une « Europe espace », une « Europe marché », une « non Europe » politiquement constituée… Ouverture des marchés et refus du protectionnisme (de l’idée même d’une « protection » pour reprendre un mot de Sarkozy), y compris la nécessité de "moderniser" (en quoi et comment ?) l'agriculture européenne, le " besoin" d'inclure la Turquie et les pays des Balkans dans l'UE « dès qu'ils rempliront pleinement les critères » et la volonté d'établir une zone de libre-échange avec tous les pays « à la périphérie de l'UE ».

 Vieux rêves de l’AELE toujours d’actualité !  « Vous verrez, disait de Gaulle à Peyrefitte, que les Anglais vont tenter de détruire de l’intérieur ce qu’ils ont essayé de détruire de l’intérieur »…Ils essaient encore… Sur ce point, le général avait raison contre bien d’autres, Pompidou compris. L’Histoire en marche lui donne toujours raison. Hélas !

Sur les capacités strictement militaires, les constats de Miliband sont fondés : « Les Etats membres doivent améliorer leurs capacités. Il est gênant que les pays européens, avec près de deux millions d'hommes et de femmes sous les drapeaux, ne puissent pas en déployer, et encore avec difficulté, plus de 100.000 à la fois. Les pays de l'UE disposent d'environ 1.200 hélicoptères de transport, et pourtant ils n'en ont déployés que 35 en Afghanistan et aucun au Darfour où il y en a désespérément besoin », a-t-il énuméré. Mais sans en tirer les conclusions de bon sens  qui s’imposent au niveau de la mise en commun des ressources et de l’harmonisation des armements.

Une Europe de la défense devrait passer par Londres, mais Londres n’en veut pas… Un thème central pour les Sages qui vont être chargés de penser l’avenir de l’Europe !

Miliband a également affiché un humour cynique bien britannique sur l’écologie… Il pose en « modèle » la banque centrale européenne (que Londres refuse)  en vue de la création d’une « Banque européenne du carbone qui pourrait "à l'avenir fixer des limites à la production de carbone en Europe ». On en rit, ou on en pleure. Autre remarque qui saute aux yeux à la lecture de ce texte :le ministre de sa Gracieuse Majesté ne cite pas une seule  fois  le nouveau traité européen qui doit être signé le 13 décembre à Lisbonne… Ce n’est certainement pas un oubli !  

Ce discours de Bruges rappelle un autre discours britannique prononcé en ces lieux mythiques : celui de Maggie Thatcher, en… 1988 . Depuis, l’eau a coulé sous les ponts de la Tamise, le tunnel sous la Manche montre son utilité tous les jours, Blair a tenté d’européaniser quelques comportements et Londres a une nouvelle, grande et belle gare tournée vers l’Europe, mais la « question anglaise » (trop passée sous silence, trop tue, par excès de tact diplomatique) demeure celle qui hypothèque le plus «l’avenir européen ».

Daniel Riot

UNE FICHE SUR BRUGES >>>>>>>

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland Ries et Robert Grossmann se disputent une formule de…Chantal Cutajar

Ma petite chronique strasbourgeoise

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…

Mais  j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ?  « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)

Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !

Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .

 Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...

Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble »,  depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…

Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre  « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…

Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que  politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...

 C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!

 

Daniel RIOT

16/11/2007

STRASBOURG: AZZA doit rester en France...Pétition sur Internet

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

SIGNEZ LA PETITION >>>>>


Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.

15/11/2007

Strasbourg:les dessins coquins de Tomi Ungerer

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Je reprends dans "le Monde", pour le plaisir de la lecture, (et parce que toutes les occasions sont bonnes pour compléter mon Tomiscope personnel) cet article de Francis MARMANDA sur Tomi Ungerer et sur le musée qui lui est dédié.
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trasbourg offre un musée du graphisme, la Villa Greiner, à Tomi Ungerer (né en 1931). Ungerer à Emmanuel de Roux (Le Monde, 30 octobre) : "Le dessin, c'est l'avorton des muses, l'éternel oublié, alors que c'est un des arts les plus populaires. Pour une fois qu'il est à l'honneur, ne nous plaignons pas." Avec demi-sourire : "J'ai un tel complexe d'infériorité que ce musée me fait du bien." Et petit coup de crayon pour la route : "Je voudrais que ma modestie fût à la hauteur de mon arrogance." (La Rochefoucauld). Plutôt ignorés, les dessinateurs font au mieux l'objet d'une condescendance amusée. Les dessinateurs pour enfants, on s'en arrange.
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Les Anges gardiens de l'enfer, un des plus innocents recueils, donne le la. De salle en salle, sur trois étages, partition très polyphonique : campagne alsacienne, satire, contes pour adultes, gag gratuit, n'importe quoi, nu, cul, attirail sado-maso, bestiaire à gogo, contes pour enfants, encyclopédie de la "connaille", scènes de genre à New York (The Party), rage pour les droits civiques et contre les bombes au Vietnam, visages, squelettes, morts à revendre. Un trait si maîtrisé qu'il ne croise l'académisme (Trémois), l'école (Poumeyrol), le compas industriel (Bellmer) ou l'angélisme (de Greenaway à Hansi) qu'en tournant la tête, sans saluer.

Internet: Le Conseil de l'Europe lance un jeu pour les enfants

STRASBOURG-Le Conseil de l'Europe lance aujourd'hui un jeu pour apprendre aux enfants comment surfer en toute sécurité sur Internet. Le jeu " Wild Web Woods " a été créé pour aider les enfants à apprendre de manière ludique les règles de la sécurité sur Internet. Il se sert des contes de fées qui leur sont familiers pour les guider à travers un dédale de dangers potentiels vers la fabuleuse " ville électronique ".

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Le jeu, qui s'adresse essentiellement aux 7 - 10 ans, sera hébergé sur le site Internet du Conseil de l'Europe ; il sera lancé dans un premier temps en anglais et sera ensuite traduit dans 12 autres langues européennes.

Il a été développé dans l'esprit du programme " Construire une Europe pour et avec les enfants ", mis en place pour promouvoir les droits des enfants et les protéger de toutes les formes de violence, y compris des dangers d'Internet. Le jeu est aussi une étape fondamentale dans les actions du Conseil de l'Europe visant à réduire le racolage d'enfants sur Internet, conformément aux principes de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, récemment adoptée.

Grâce au lancement de ce jeu lors du Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'Internet (12 -15 novembre, Rio de Janeiro, Brésil), le Conseil de l'Europe cherche aussi à mettre en avant la nécessité de sensibiliser les enfants de tous âges mais aussi les adultes aux dangers d'Internet. Forte de ses 47 Etats membres, l'Organisation est à la pointe de la lutte contre la criminalité sur Internet. Elle s'appuie pour ce faire sur des conventions fondamentales relatives à la cybercriminalité, à la prévention du terrorisme, et à l'exploitation et aux abus sexuels.

POUR JOUER >>>>>>>>>>>

Pour toutes informations complémentaires sur le programme relatif aux enfants, veuillez consulter le site : www.coe.int/children  

EN SAVOIR PLUS SUR LE CONSEIL DE L'EUROPE A LA CONFERENCE DE RIO SUR LA GOUVERNANCE INTERNET: RELATIO, L'EUROPE EN REVUE >>>>>>>>>

14/11/2007

LE PRIX DE L'ESSENCE EN EUROPE: Les lésés?... Les contribuables et les consommateurs...

par Corinne LEPAGE

baf9a804a17b985e25157fa515670979.jpgVraies questions et fausses réponses…

SELECTION RELATIO SUR LE BLOG DE CORINNE LEPAGE : Le prix à la pompe s'envole et chacun d'entre nous se retrouve en quelque sorte piégé, puisqu'il n’y a aujourd'hui, pour beaucoup de nos concitoyens et en particulier ceux qui ont été contraints de choisir d'habiter une banlieue éloignée, sans transports collectifs à proximité, aucune solution alternative à celle de la voiture individuelle.

Le débat autour du prix de l'essence et de la part de TIPP est en réalité un faux débat, qui constitue un leurre pour éviter le vrai débat : celui de l'affectation de la rente pétrolière qu'elle soit publique ou privée.

LE PRIX NE PEUT QUE MONTER

Le débat sur le prix de l'essence est en fait un faux débat dans la mesure où il ne peut que monter. 4dcee57b1f25b5b898140594312475d4.jpg

>>>Tout d’abord, du fait du marché. En effet, la distorsion croissante entre l'offre et la demande d'hydrocarbures ne peut que conduire à une hausse permanente du prix. Le très récent rapport de l’AIE prévoit que la demande mondiale, tirée par la croissance chinoise et indienne, devrait progresser de 55% d'ici à 2030.

Pour tenir, il faudrait consentir des investissements de l'ordre de 22.000 milliards de dollars, pour améliorer les capacités de production et l'efficacité énergétique, dont 5 milliards pour le pétrole, alors que jusqu’en 2006, aucun investissement lourd n’a été réalisé.

Avec une conséquences évidente: le nombre de barils/jour nécessaire pour alimenter cette soif énergétique devrait atteindre 116 millions dans un quart de siècle, contre 84 millions de barils jour en 2006.

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EUROPE:Le Festival Strasbourg-Méditerranée

SUGGESTION RELATIO:Le festival Strasbourg-Méditerranée est créé en 1999, à l'initiative de l'association Décade, coordinatrice de la manifestation, et un collectif d'acteurs associatifs, culturels, institutionnels, des artistes, des chercheurs, intervenant dans le domaine des mémoires et des cultures de l'immigration, notamment celles issues du bassin méditerranéen.

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Tous les deux ans, et durant 15 jours, il met en lumière la richesse intellectuelle, artistique et culturelle des peuples de la Méditerranée. Spectacles, concerts, projections, expositions, débats, colloques, organisés dans toute la Communauté Urbaine de Strasbourg, invitent les habitants de la ville à découvrir et à s'ouvrir aux cultures, à l'histoire, à l'actualité et à la création de nos voisins du Sud.
C'est un moment privilégié de fête, de rencontre et de réflexion, un événement unique et singulier en Alsace dont une partie importante de la population est issue du pourtour méditerranéen.

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La cinquième édition: 90 manifestations

Du 24/11/2007 au 08/12/2007

Pour sa 5e édition, le festival souhaite “faire tomber la frontière” et invite les Alsaciens ( et d'autres)  à s’ouvrir aux cultures, à l’histoire et à l’actualité de nos voisins du sud de l’Europe.
Durant deux semaines, la Grèce, la Bulgarie, l’Espagne, la Turquie, l’Algérie... s’invitent sur les scènes de Strasbourg et de la CUS (L’Illiade, Point d’Eau, Salle du Cercle, Cheval Blanc…).
Près de quatre-vingt manifestations sont organisées : concerts, lectures, expositions, débats, danse, cinéma, théâtre, contes, marionnettes. Un programme foisonnant pour faire entendre la Méditerranée à travers la parole d’artistes, de comédiens, de musiciens, de photographes, de réalisateurs qui viennent (presque) tous de la “Mare Nostrum” et rendent un hommage à toutes les communautés du Sud qui aujourd’hui vivent en Alsace.

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LE PROGRAMME COMPLET >>>

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VOTRE AGENDA PERSONNEL >>>>

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LE SITE DE L'ASSOCIATION >>> 

13/11/2007

Sarkozy à Strasbourg (suite): Un chant d’Europe, par Daniel RIOT

Il nous faut revenir sur le discours de Sarkozy devant le Parlement européen à Strasbourg. Non sur ce qui a été dit, mais sur ce qui en a été retenu (à chaud, il est vrai) dans les média…Je viens de survoler les premières dépêches et les premiers articles diffusés sur internet et sur les chaînes d’info continue. Une fois de plus, je suis surpris (ce qui montre que je garde fraîcheur donc candeur) par « l’escargotisme » franchouillard de trop de rédactions qui pensent que le monde se réduit à la ville de Paris…

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Qu’est-ce qui est mis le plus en relief ? Sa petite phrase qui ne constitue en rien en événement sur sa volonté de mener les réformes par lui annoncées « jusqu’au bout » : ««Ces réformes je les mènerais jusqu’au bout . Rien ne me détournera de mon objectif » … Comme s’il avait fait le déplacement au parlement européen pour parler des grèves (françaises) de demain…

Et sur l’Europe ? Deux points : le droit de critiquer de la Banque centrale (qu’il n’a pas citée) et son opposition réitérée (mais discrètement) à l’adhésion de la Turquie (une question non abordée dans l’allocution et  qui ne se pose pas en ce moment…).Où est « l’attaque en règle contre la banque centrale européenne », comme l’écrit Le Figaro (pour citer un journal “de la majorité”) ? «Nul ne peut se prévaloir de l’indépendance de son statut pour se dispenser d’avoir à rendre des comptes, à s’expliquer et à être contrôlé» ?… Le droit de critiquer, n’est pas un droit d’ingérence. Même à la Banque centrale européenne, on l’admet.

J’ai critiqué avec netteté et force Sarkozy sur d’autres thèmes et je reste politiquement dans une position très critique à l’égard de bien des aspects de la politique et du style de Sarkozy mais, en ce jour, je suis, avec réalisme, dans un éloge qui n’a rien de flatteur, que je trouve mérité (et méritoire) : l’événement dans ce discours, c’est la tonalité et la fermeté de l’engagement européen de la France. Dans le contexte français et européen actuel, cela mérite davantage qu’une allusion. Ne serait-ce que parce les murs de « l’anti-européisme » (« l’euroscepticisme » n’est qu’une litote hypocrite et fausse !) sont épais et haut en France et dans d’autres pays.

Des phrases telles que celle-ci valent d’être mises en mémoire : « «L’Europe ne peut pas être qu’une machine, une machine administrative, une machine à éditer des normes, une machine à procédures et à règles (…) Elle  est «une exigence morale, une exigence politique, une exigence spirituelle» (…) «L’Europe n’a une chance d’exister que si pour des millions de femmes et d’hommes, elle est vivante, elle parle à leur coeur, elle est l’espoir d’une vie et d’un monde meilleurs. L’Europe sera un grand idéal ou l’Europe ne sera plus».

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De même quelques phrases sur la défense européenne qui étaient déjà passées (presque inaperçues) dans son allocution devant le Congrès américain méritent attention et débats : « ”Comment l’Europe pourrait-elle être indépendante, comment pourrait-elle avoir une influence politique dans le monde, comment pourrait-elle être un facteur de paix et d’équilibre si elle n’était pas capable d’assurer elle-même sa défense ? (…) Que signifie pour chacun d’entre nous notre engagement européen si nous ne sommes pas capables de débattre de la construction d’une défense européenne et de la rénovation de l’Alliance atlantique ? »

Nicolas Sarkozy souhaite que la France se rapproche de l’OTAN, dont elle a quitté le commandement militaire intégré en 1966, A CONDITION que se mette parallèlement en place une politique européenne de défense. Voilà un langage nouveau et clair ! Une vraie « rupture »…

Bush n’a pas voulu y prêter attention, mais Bush est en fin de mandat… Et, rappelons-le, cette Europe de la Défense n’existe toujours pas parce qu’elle a été tuée dans l’œuf en …1954, par la France, en raison de l’alliance objective d’une droite encore imprégnée d’antigermanisme, de gaullistes qui n’avaient pas compris que les redressements français et européens allaient de conserve et de forces qui, selon la formule de Mollet, étaient « plus à Moscou qu’à gauche ».

Mais sans doute n’aies-je pas ce sens de la hiérarchie superficielle de l’information qui fausse tant la perception des événements en ne s’attachant qu’à « l’écume des choses »… Une écume qui change en fonction de l’air du temps, et des zappings… Sur son discours européen du 11 novembre déjà, la plupart des média n’avaient retenu que « la rupture du protocole »… Comme si l’essentiel n’était pas (déjà) ce chant d’Europe que trop d’oreilles parisiennes bouchées par la cire d’un archéo-nombrilisme désuet et ringard ne veulent pas entendre.

Daniel RIOT

SUR RELATIO: “BRAVO SARKO!” >>>>

SARKO ET LA TURQUIE >>>>>>

SARKOZY ET LE  SIEGE DU PE A STRASBOURG >>>>

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Sarkozy ferme sur le siège du PE à Strasbourg

Dans une réunion à huis clos avc des représentants des groupes politiques du parlment européen, M. Sarkozy a  réaffirmé, avec force, “qu’il serait intransigeant sur le maintien du siège du Parlement à Strasbourg”, en plus de celui de Bruxelles, en dépit des critiques récurrentes que suscite cette situation. c’est ce qu’ a rapporté  le co-président du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit qui fait une idée fixe deuis des années en voulant créer une Université européenne dans les bâtiments strasbourgeois du PE En mai, le président français avait prévenu que le siège de Strasbourg n’était “pas négociable” car cela faisait “partie des équilibres fondateurs de l’Europe”.

La remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg est réclamée par de nombreux députés qui voudraient en finir avec les  navettes mensuelles entre leurs bureaux à Bruxelles et la capitale alsacienne. Le traité européen, qui ne peut être modifié qu’à l’unanimité des Etats membres, fixe officiellement le siège du Parlement européen à Strasbourg mais prévoit deux lieux de travail, Strasbourg et Bruxelles.

COMMENTAIRE RELATIO: Juste un rappel: les réunions du PE à strasbourg sont prévues dans les Traités au nom d’une Europe polycentrique et d’une démocratie active fondée sur des valeurs. Nombre d’agences communautaires ont été installées dans d’autres villes européennes au nom de ce même principe.

Contrairement à ce que prétendent les VERTS (engagés là dans un mauvais combat) et les Britanniques (qui ne veulent pas d’une Europe des valeurs mais seulment des affaires), ce ne sont pas les navettes Bruxelles-Strasbourg qui pèsent beaucoup sur le bdget: ce sont les déplacements décentralisées (et nécessaires) des groupes, des commissions et des colloques en dehors des villes “sièges”.

 Ce sont aussi les doubles emplois entre le L’UNION  et le Conseil de l’Europe. L’anomalie, c’est que le secrétariat du PE soit encore à Luxembourg et non à Strasbourg.

Cette affaire là aurait pu être règlée depuis longtemps avec une volonté politique plus claire à Paris et un activisme plus développé et plus intelligent à Strasbourg. DR

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Sarkozy et la Turquie: “Les frontières de l’Europe ne se trouvent pas en Syrie”

Le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé à STRASBOURG son opposition à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne qui repousserait les frontières de l’UE “en Syrie”, lors d’un débat à huis clos avec des parlementaires européens, a indiqué l’Elysée à l’AFP. “Le président a très clairement réaffirmé la position française. Il a dit que la Turquie était un pays de 100 millions d’habitants qui n’était pas en Europe mais en Asie mineure et qu’il ne voulait pas être celui qui allait expliquer aux écoliers français que les frontières de l’Europe se trouvaient en Syrie”, a-t-on ajouté de même source.

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Le chef de l’Etat français a tenu ses propos lors d’une réunion fermée au public avec les présidents des groupes politiques du Parlement européen à Strasbourg. Dans un discours tenu ensuite devant le Parlement européen, M. Sarkozy n’a pas évoqué ce sujet sensible.Lors de la réunion à huis clos avec les responsables de groupes parlementaires, “il a dit qu’il était hypocrite de promettre aux Turcs qu’ils peuvent rejoindre l’UE, qu’avec lui ils ne le pourront pas, et que pour lui la Turquie n’appartient pas à l’Europe”, a également rapporté le chef des socialistes Martin Schulz.”Mais quand je lui ai demandé s’il mettrait un arrêt des négociations avec la Turquie à l’agenda de l’Union pendant la prochaine présidence française (au deuxième semestre 2008), là il était un peu flou”, a-t-il déploré devant la presse

COMMENTAIRE RELATIO: Sarkozy  n’a fait là que réaffirmer ce qu’il a dit en plusiuers occasions. Y compris sur la poursuite des négociations. Mais la question (que le chef de l’Etat compte ne plus soumettre à referendum) n’est en fait pas d’actualité. Tout dépendra de deux évolutions: celle de l’Union et celle de la Turquie. Pour l’heure, il existe une chance de construire une Europe politique (avec ou sans les Anglais), mais les évolutions turques ne sont guère propices à une accélération des choses. En termes de Droits de l’Homme, Ankara, en l’état, ne satisafit pas aux exigences du Conseil de l’Europe dont la Tuqrquie est membre depuis longtemps. Sur le fond, l’image de la “frontière en Syrie” frappe les esprits, mais n’a aucune portée politique. DR

Au Parlement européen, à Strasbourg : « Bravo Sarko ! »

Le Commentaire de Daniel RIOT pour RELATIO : Une belle et bonne profession de foi européenne, comme (il faut l’avouer) nous aimons les entendre ici sur RELATIO. Un seul point faible, jusqu’à démonstration contraire : le peu de crédibilité des réformes structurelles promises par Sarkozy en matière économique et financière. La France reste le mauvais élève de la classe de l’Euroland dans  des matières essentielles : croissance, déficits budgétaires, investissements dans la recherche et l’innovation… Le passif est lourd, il est trop minimisé et la méthode Coué a des limites.

Cette restriction faite, nous faisons comme nombre d’eurodéputés : nous applaudissons à plusieurs passages du discours, et comme l’ami Cohn-Bendit, nous arborons le sourire satisfait des « pro-Européens » agréablement surpris (ce n’est pas la première fois dans ce registre!) par le chef de l’Etat français qui, plus en encore que dans ses discours précédents sur l’Union européenne, tente visiblement de faire une bonne synthèse (souhaitée ici depuis longtemps) entre l’Europe de Monnet et celle de de Gaulle.

MONNET ET DE GAULLE RECONCILIES? 

Monnet ? Confiance dans les institutions communautaires, Commission et Parlement européen (« indissolublement lié à Strasbourg ») en tête et recherche d’une identité européenne par un retour à des notions trop oubliées :la préférence communautaire, la protection des intérêts européens par des règles de réciprocité, le recours à des décisions prises à la majorité, la concurrence considérée comme un moyen et non comme une fin, un « engagement européen sans faille de la France »…

De Gaulle ? Les respect des diversités européennes, donc nationales, et la recherche d’une Europe « puissance », donc indépendante (défense, énergie, alimentation) et pesant sur les affaires du monde, avec ses valeurs (les droits de l’homme), sa conception d’un capitalisme « d’entrepreneurs et de production » et non de « spéculations et de rentes »… Et la volonté d’une France forte dans une Europe forte : « L’Europe, c’est un levier d’Archimède pour la France », disait De Gaulle à Peyrefitte.

 

UNE EUROPE CITOYENNE, donc POLITIQUE

Il y ajoute la dimension démocratique. Et il tout à fait raison. Comme il voit juste en voulant que « tous les sujets » fassent l’objet de débats et que l’Europe (qui n’est « pas une machine » devienne une réalité CITOYENNE. Oui, « L’Europe sera un grand idéal, ou ne sera pas ». « On ne tombe pas amoureux d’un grand marché’, disait Delors. Oui, il faut que l’Europe devienne POLITIQUE, avec le cœur, la chair, tous les éléments qui font « la vie »…

Cette prestation et les perspectives ainsi ouvertes pour la Présidence française (sans l’arrogance trop souvent affichée par des responsables français) ne peuvent que réjouir les partisans d’une unification politique de l’Europe. Mais il est évident que cette conception n’est pas du tout celle des Britanniques et de quelques autres qui ne voient dans l’espace européenne qu’une zone de libre-échange. Un bon sujet de réflexions (avec celui des frontières) pour le Comité des Sages sur le devenir européen que Sarkozy a demandé et va sans aucun doute obtenir.

RETRAVAILLER LE PROJET MEDITERRANEEN....

Encore une petite ombre dans ce tableau qui restera comme un « grand moment » dans l’histoire de l’hémicycle strasbourgeois du parlement européen : le flou sur le projet d’Union méditerranéenne et la caricature trop vite et mal faite du « processus de Barcelone ». L’EuroMed est insuffisante, mais n’en faisons pas table rase… Sans doute, Barosso, que Sarkozy salue avec chaleur en toute occasion, et d’autres pourront-ils infléchir le dessin inadapté d’un beau dessein…Sarkozy a su montrer qu’il savait aussi s’adapter aux réalités. « On ne pisse pas contre le vent », disait De Gaulle. Alors attendons, en espérant... Pour aujourd’hui, (et sur mon clavier ce n’est pas courant !), Bravo Sarko !

Daniel RIOT

12/11/2007

Internet: Le Forum sur la Gouvernance de Rio est passé par... Strasbourg

La sociéte de l'information et les droits de l'homme:Une priorité pour le Conseil de l'Europe

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Quelque 2 000 représentants de 100 pays, issus des gouvernements, du secteur privé, de groupes d’experts et d’ONG, assisteront au second Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI), organisé d'aujourd'hui 12 novembre au 15 novembre à Rio de Janeiro (Brésil).

Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l'Europe, participera au Forum aux côtés de plusieurs experts de l’Organisation. Le Forum portera sur les grands thèmes suivants : accès, ouverture, diversité, sécurité et nouveaux problèmes.

Dans sa contribution qu’il a transmise au Forum, le Conseil de l'Europe met en avant son point de vue sur les avantages et les défis de cet important outil pour la croissance économique et le développement social. Il souligne la valeur de service public de l'Internet et place les droits des utilisateurs - notamment la liberté d’expression - et la sécurité au premier plan.

La Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels se situe au centre de la contribution de l'Organisation. Ouverte à la signature des Etats européens et non Européens, cette convention oblige les Etats à criminaliser tout comportement comme l’accès en toute connaissance de cause à des sites de pornographie infantile sur l’Internet et la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles. Signée le 25 octobre à Lanzarote par 23 Etats membres, elle entrera en vigueur dès sa cinquième ratification.

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Par ailleurs, la Convention sur la cybercriminalité -et son Protocole additionnel relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe- sont les seuls traités internationaux qui traitent de manière globale les infractions commises sur, via ou contre l’Internet et créent un système général de coopération internationale.

D'autres conventions du Conseil de l'Europe relatives à la prévention du terrorisme, à la traite des êtres humains et au traitement automatisé des données à caractère personnel s’appliquent également à l’Internet. Ces instruments offrent un cadre pour examiner les responsabilités et orienter les politiques de l'Etat.

 Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI)
Le forum a pour objectif d’aider le Secrétaire Général des Nations-Unies à mettre en oeuvre le mandat défini lors du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Le FGI est l’occasion pour les spécialistes et les représentants de la société politique et civile d’aborder questions et développements liés à l’Internet.

 

VOIR LE SITE SPECIAL DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>

SUR RELATIO: PROTEGER LES ENFANTS >>>>>>>>>>

SUR RELATIO: UN SERVICE PUBLIC POUR TOUS >>>>>>

Europe: La lutte contre le terrorisme ne justifie pas tout...

Indignité démocratique !

 

L'INFORATION PUBLIEE SUR RELATIO HIER EST CONFIRMEEE: Les procédures pour l'inscription sur liste noire, de personnes soupçonnées de liens avec le terrorisme, sont indignes du Conseil de Sécurité de l'ONU et de l'UE, selon une commission de l'APCE

Viol des Droits de l'Homme...

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Selon la Commission des questions juridiques de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui a approuvé aujourd'hui un rapport de Dick Marty (Suisse, ADLE), les procédures employées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et l'Union européenne pour inscrire sur liste noire des personnes et des groupes soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont "totalement arbitraires et sans crédibilité aucune". Elles doivent être revues de toute urgence dans un souci d'équité, ont indiqué les parlementaires.

Il y a quelque 370 personnes dans le monde qui ont actuellement leurs avoirs gelés et qui ne peuvent voyager car elles ont été inscrites sur liste noire par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Une soixantaine d'entités figureraient sur la liste noire de l'Union européenne. Cependant, selon le projet de résolution approuvé aujourd'hui par la Commission, ces sanctions peuvent être imposées "sur la base de simples soupçons".

La résolution poursuit ainsi : "Même les membres du comité chargé de décider l'inscription d'une personne sur liste noire ne connaissent pas tous les motifs à l'origine du dépôt de la demande d'inscription. La personne ou l'entité concernée n'est le plus souvent ni avisée de cette demande, ni entendue, ni même parfois informée de la décision prise - jusqu'à ce qu'elle tente de passer une frontière ou d'utiliser un compte bancaire. Aucune mesure ne prévoit de réexamen indépendant des décisions prises."

Une telle procédure est "indigne" d'institutions internationales comme l'ONU et l'Union européenne et fragilise la légitimité de " sanctions ciblées " dans la lutte contre le terrorisme, soulignent les parlementaires. Or, les Etats qui sont contraints d'exécuter ces sanctions, risquent de violer les obligations qui leur incombent au titre de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

Le rapport devrait être soumis à l'Assemblée parlementaire en plénière lors de la partie de session de janvier (21-25 janvier 2008).

Projet de rapport provisoire

 Note introductive précédente de M. Marty (PDF)

Vidéo du témoignage

 

RELIRE SUR RELATIO >>>>>>

 

(Dessin Tomi Ungerer): Quand les démocraties ne respectent pas leurs propres règles contre leurs ennemis, elles donnent raison à ces ennemis et se suicident. L'Europe se doit de sortir de l'absurde.... DR

 

 

11/11/2007

« Strasbourg je t’M » et Chantal Cutajar lancent les « Cafés Démocrates »

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« Débattre, frotter ses idées à celles des autres, écouter et s’exprimer. La démocratie est participative ou n’est pas ». Après avoir lancé, dans la foulée des législatives,  « les Conférences de Citoyens de Strasbourg » qui préparent des dossiers sur des problèmes généraux et locaux qui viendront en discussions en temps voulu, Chantal Cutajar  va inaugurer avec « Strasbourg je t’M »    les « Cafés démocrates » : des rencontres conviviales régulières dans des lieux divers autour de thèmes de discussions différents.

Le premier de ces « Cafés démocrates » se déroulera le 21 Novembre. Il sera consacré à « La culture à l’école » : Nécessité, modalités et enjeux des activités artistiques au sein des établissements scolaires. Pour tout renseignement: strasbourgculturejetm@gmail.com

LA CULTURE A L’ECOLE

Sept ans après, qu’en est-il de l’annonce par le Ministre de la Culture d’un vaste « plan pour l’éducation artistique et culturelle » et de la création de « classes à projet artistique et culturel » non pas marginales, mais où tous les élèves devront en principe passer sur trois années ? Rien, hélas qu’un effet d’annonce pour une réforme si précieuse.

Ne faut-il pas enfin se pencher sur la question et inventer un nouveau concept, généreux et novateur ?

Comment considérer l’art et la culture par rapport aux savoirs « fondamentaux », cesser toute hiérarchisation des matières enseignées et proposer une nouvelle approche ? La question doit être traitée et explorée sur le fond et sur le long terme.

Toutes les pistes n’ont peut-être pas été explorées, il est sans doute possible de ne plus réfléchir par hiérarchisation des savoirs et créer une rupture dans ce mode de pensée, imaginer des complémentarités, comme par exemple l’apprentissage associé de la lecture avec une pratique musicale inventive ?

Et la place de l’artiste dans un tel projet ? Ne pourrait-on pas associer des artistes aux établissement scolaires ? Sous quelle forme ? Quel en serait le cahier des charges, les modalités mais aussi les limites ?

L’enjeu est de taille et c’est autour des ces questions et pistes de réflexion que nous organisons ce premier café démocrate.

POUR TOUT RENSEIGNEMENT >>>>>>>>> mailto:strasbourgculturejetm@gmail.com,,

D’ores et déjà, Strasbourg je t’M () vient d’ouvrir son blog « Strasbourg- CULTURE je t’M » : http://strasbourgculturejetm.blogspot.com/

Pour tout renseignement  strasbourgculturejetm@gmail.com

Ce blog culturel complète celui que Strasbourg je t’M consacre aux idées, critiques et suggestions citoyennes : la boîte aux lettres et le forum de « Et si j’étais maire » (http://www.etsijetaismaire.blogspot.com/)

 

 

Europe/USA:Le saviez-vous ? Merkel (aussi) a rencontré Bush…

Un billet d’humeur de Daniel RIOT :Vous avez entendu parler de la visite d’Angéla Merkel chez Bush dans les médias français ? Ah ! oui… Un petit article dans le Monde, uen séquence sur Arté, et une dépêche reprise ici ou là… Nombrilisme, escargotisme : si l’Hexagone m’était conté… Les lieux communs de Sarko, oui ; la « diplomatie réfléchie » d’Angela Merkel, pourquoi en dire ? Elle n’est pas drôle, elle, pas people… Et pourtant, elle gouverne, plutôt bien, elle voyage, plutôt utilement, elle réforme, plutôt en profondeur, et elle culmine dans les sondages… ce qui prouve qu’Outre-Rhin on peut être à la fois sérieux et populaire.

LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>

Les listes noires de terroristes à l'index: Nouveau cri d'alarme du Conseil de l'Europe sur le non-respect de l'état de Droit

Il y avait embargo sur l'info jusqu'à lundi. Relatio (qui dispose du rapport depuis quelques jours) l'a respecté.Logiquement. Mais si l'AFP ne sait plus ce que le mot "embrago" veut dire, ce texte devient public...avant l'heure!

Etabli par Dick Marty le rapporteur du Conseil de l'Europe sur des activités illicites de la CIA, le texte estime que "la pratique actuelle des listes noires bafoue les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme".

Il dénonce (entre autres) l'absence de "droits de la défense" pour les personnes listées.

 

Dick Marty (Reuters)

Dick Marty (Reuters)

Dick Marty, le rapporteur du Conseil de l'Europe sur des activités illicites de la CIA, estime que la pratique des listes noires de terroristes présumés établies par l'ONU et l'Union européenne "bafoue les droits de l'Homme".
"La pratique actuelle des listes noires bafoue les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme", estime-t-il dans un rapport devant être présenté lundi devant une commission du Conseil de l'Europe.
Le sénateur suisse dénonce l'absence de "droits de la défense" pour les personnes listées contrairement aux conventions internationales et européennes ratifiées par les pays concernés.

Etablir une procédure de "dé-listing"

Le rapport suggère que les "listés" soient avisés et informés des accusations portées, qu'ils puissent assurer leur défense et saisir une instance indépendante et enfin être indemnisés en cas de violation injustifiée de leurs droits.
Il propose aussi une procédure de "dé-listing" permettant, en cas d'innocence, de retirer un nom de la liste. "Or, et c'est franchement un comble, une telle procédure n'existe pas", observe Dick Marty.
Actuellement, "il reste presque impossible de se faire retirer d'une liste noire", une situation "illégale et inacceptable" selon le rapport.

362 personnes et 125 entreprises listées

La liste de l'ONU comporte les noms de 362 personnes et de 125 entreprises ou organisations, selon des chiffres fournis récemment par le sénateur suisse.
Contrairement au Conseil de Sécurité de l'ONU, le Conseil de l'Union européenne, qui a établi une liste noire séparée, s'est engagée à envoyer aux personnes et groupes y figurant une lettre pour leur expliquer pourquoi ils s'y trouvent.
Cette liste comprend 26 individus et 28 organisations, comme les Moudjahidine du peuple, le mouvement islamiste radical palestinien Hamas et l'organisation basque ETA
A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>

L’Europe à Strasbourg : Le « tandem » en quête d’une session de rattrapage

Maintenant, « on » sait. On sait pourquoi le « tandem » tient tellement à être réélu en 2008 à la tête se Strasbourg. Comme les élèves médiocres, ils ont besoin d’une session de rattrapage. Pour tenter de faire ce qu’ils auraient dû faire, ce qu’ils avaient même promis de faire, et ce qu’ils n’ont pas fait… Ou mal fait. C’est particulièrement net sur  le plan européen. Où, hélas pour Strasbourg, le temps perdu par eux ne sera guère rattrapé par eux, même s' ils sont mus  par une sorte de prise de conscience subite.

Ils avaient promis une « Maison de l’Europe », sans trop dire ce dont il s’agissait. Ils font aujourd'hui des études  (avec demande de financement à la Région) et ils inscrivent à leur programme, en faisant un copié-collé amusant, le beau projet d’ Eurodom d’Alexis Lehmann… qu’ils avaient rejeté d’un revers de mains (parce que soutenu par la gauche !).

Etrange ? Il a suffi que les dna fassent allusion à ce projet mis en avant par « Strasbourg  je ‘t’M » qui soutient Chantal Cutajar et son équipe (et d'ailluers pris aussi en considération par Roland Ries) pour que ce dossier qui aurait  dû être traité en priorité (comme Bruxelles a fait avec son musée vivant de l’Europe) reprenne de l’intérêt à leurs yeux. Des yeux fixés sur les pédales de leur tandem et non tournés vers l’avenir.

L’avenir pour Strasbourg  sera européen avec un développement à 360 degrés, ou ne sera pas. C’est une évidence, bien oubliée ces dernières années, avec entre autres  un échec complet du renforcement de l’Europe A Strasbourg. Il est vrai qu’il est difficile d’être à fois adjoint chargé des affaires européennes et du quartier de la Meinau. Pauvre Pascal ! Pour lui, comme pour les autres, la priorité, c’était et cela reste la réélection : "les gens de la Meinau votent, pas les « Européens », m'a-t-il dit un jour alors qu'il partait pour la Moldova…

Le problème, pour lui et pour ses deux « guides » c’est que les citoyens de la Meinau ont conscience que l’Europe est un atout pour toute la ville (et la région ) donc pour eux ! Mais, Fabienne promet déjà de faire mieux. Depuis que Sarkozy a exhorté les élus : « Faites-moi part de vos idées ! »…ce qui est le pire constat de carence que l’on puisse faire au sommet de l’Etat dans une Ville politiquement sarkozyste (pour l’instant)

Alors Fabienne Keller, d’une façon touchante, poignante même, redécouvre les vertus de l’Eurodistrict, ce terrain d’actions extraordinaire laissé en jachère ou presque alors qu’il aurait dû être (ne serait-ce qu’avec son double parrainage bi-national) une expérience pilote, un modèle sur ce continent où d’autres euro-régions ces cinq dernières années ont connu un développement spectaculaire et positif à tous points de vue…

Mais Robert Grossmann n’est pas à l’aise dans les relations franco-allemandes. Pourtant, c’est un domaine où l’homme qui l’a fabriqué politiquement, André Bord, aurait pu lui être d’une grande utilité… mais  s’il n’avait pas là comme ailleurs pédalé dans la choucroute aigre de ses rancoeurs, rancunes et …peurs. Avec une montagne d’ingratitude en guise de jambonneau.

Mais il y a pire en termes  d’explications. Pour l’eurodistrict, Grossmann attendait tout de Paris : c’est cela la décentralisation à la mode jacobine… Et, comme il me l’a dit un jour, en réponse à une remarque de bon sens de ma part, « Daniel, comment veux-tu que je m’entende avec le maire de Kehl? Il est allemand, il est socialiste, il est maire d’une petite ville et il a une très jolie femme ».

Plaisanterie, bien sûr. J’en ris encore. Et c’est parce que les plaisanteries, par définition, sont faites pour être répétées que je la cite ici. Tu peux exercer ton droit de réponse, Robert (le décret est enfin paru pour internet), mais tout  démenti serait mal venu  … C’est le genre d’histoires qui ne s’inventent pas. T’en souviens-tu ? J’ai une mémoire très sélective, mais fidèle. Passons. Nos amis allemands ont pris depuis cinq ans la défiance strasbourgeoise pour un compliment. Et le maire de Kehl a bien changé le visage de sa (petite) ville. Dont le commerce vit bien grâce aux Strasbourgeois, en dépit de transports collectifs si médiocres. 

Mais c'est du passé. Demain, "ils" feront mieux, c'est juré... Ils vont même réparé ce qu'ils ont cassé....Depuis que Fabienne a rêvé d’un aéroport pour l’eurodistrict, on peut s’envoler vers de nouveaux horizons. C’est bien de promettre de faire ce que l’on n’a pas fait quand on en avait les moyens, non ?

A quand la résurrection du projet, enterré sous une véranda en forme de boudin géant, d’une vraie gare TGV qui aurait respecté la façade historique de l’ancienne et aurait occupé les terrains de « derrière », là où l’on ne sait même plus accrocher les wagons, comme disaient jadis les garnements. On aurait même pu en faire un « dépose-touristes » (selon une belle expression faite pour une bonne campagne de pub).

Mais à Strasbourg, le « tandem » a même réussi, grâce à son nez sans cesse dans le guidon,  à faire une Waterloo…de la place d’Austerlitz ! Ce n’est pas grave. A une nuance près : je ne suis pas certain que la « séance de rattrapage » demandée soit justifiée. C’est l’avenir de la Ville qui compte, non celui du « tandem » : « Les entreprises et les universitaires réclament que Strasbourg tienne son rang européen. Voilà une piste de travail... », a lancé, sans rire, Fabienne ! C’est bien, excellent, même. Le problème, c’est que ces six dernières années, ce « rang » a sérieusement rétrogradé, malgré le TGV Paris…Baudrecourt. Qui n'est pas de compétence municipale, d'ailleurs...

Daniel RIOT

10/11/2007

Qui recevra le Prix du Sénat du meilleur livre économique de l’année ?

Un honneur accepté. La présidence du Sénat  m’a demandé d’être membre  du jury qui décernera le prix du meilleur livre économique de l’année. J’ai accepté d’apporter ma petite pierre (à titre personnel et au nom de RELATIO) en lisant les dix livres sélectionnés par un Comité scientifique, et en rédigeant des notes de lecture avec appréciations, à destination des internautes qui doivent « élire » le livre et l’auteur.

Je reviendrai sur ce blog ou sur RELATIO sur des livres éliminés (notamment sur l’excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt, « C’est vert et çà marche ») mais dans l’urgence je publie ici mes notes sur les trois finalistes. Trois bons ouvrages, dont un, selon moi, mérite les lauriers du vainqueur. DR

 Vous pouvez voter >>>>>>>>

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  • "Désordre dans le capitalisme mondial", Michel AGLIETTA & Laurent BERREBI, Odile Jacob. Une somme. Une vraie thèse. Très sérieuse… Bonne documentation. Excellentes analyses. Un livre à étudier plus qu’à lire. Avec des encadrés, des graphiques, des chiffres, des tableaux plus lisibles et accessibles qu’ils peuvent apparaître.  Ces deux économistes qui ont le mérite d’appuyer leurs analyses macroéconomiques et théoriques sur des réalités bien décryptées nous offrent de bonnes  clefs pour mieux comprendre le « désordre économique (et financier) » qui fait office de « l’ordre mondial » promis. Et ils tracent des pistes à suivre pour tenter de mettre sur pieds cette « gouvernance » mondiale qui fait tellement défaut.

Mais cette anarchie capitalistique n’est-elle pas voulue ? Et si oui, par qui ? C’est la première question qui vient à l’esprit et qui n’est pas posée clairement. C’est  l’une des limites de cette entreprise qui mérite par ailleurs bien des louanges.

Il en est une autre, plus « hexagonale » : pourquoi la France est-elle moins bien performante dans cette « globalisation » révolutionnaire que d’autres pays européens ? Les quelques pages sur le « déclin compétitif français » ne sont pas à la hauteur des attentes. Dommage. Comme d’ailleurs celles, dignes des bonnes résolutions de la stratégie de Lisbonne, consacrées à la zone euro.

Bien sûr qu’il faut « une politique économique européenne cohérente ». Qui en doute ? Evidemment qu’il faut que la zone euro, un peu trop rapidement et schématiquement qualifiée de zone à « souverainetés éclatées », devienne  une « zone de souveraineté politique »…

Mais qui s’y oppose ? Moins la Banque centrale que les gouvernements qui ne joue pas assez la carte communautaire. Moins les traités actuels (et futur) que les pays membres qui ne respectent pas la stratégie de Lisbonne (plus intergouvernementale que communautaire, ce qui est sa faiblesse) et qui plafonnent le budget communautaire. Moins les institutions européennes que les exécutifs nationaux qui n’ont pas le courage de faire de la « zone euro » un vrai Marché Commun où les fiscalités et les conditions sociales seraient harmonisées. « L’impasse européenne » décrite trop superficiellement  vient avant tout du « scandale anglais » : Londres ne devrait pas avoir son mot à dire sur le fonctionnement interne d’un « Euroland » dont le Royaume Uni ne fait pas partie.

Autant dire que les économistes qui sortent un peu de leur discipline  trouveront dans cet ouvrage matière à controverses… D’ailleurs,  « l’économie-casino » qui nous est imposée par un capitalisme devenu fou plus que par le libéralisme si maladroitement caricaturé  ne fait pas l’objet de diagnostics convergents.

Cet ouvrage a le grand mérite de confirmer l’extrême variété des capitalismes. Et de fournir des belles synthèses. Mais il est plus sérieux que pertinent et original.

Daniel RIOT

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  • "L'enfer, ce n'est pas les autres: bref essai sur la mondialisation", Pierre DOCKES, Descartes & Cie. Le protectionnisme, c’est la guerre, mais le libre-échange ne garantit pas la paix. Ce rappel à lui seul fait plonger dans ce livre à l’écriture vive, aux arguments bien pesés et aux diagnostics pertinents. Ce n’est pas le seul…

Oui la mondialisation, si souvent confondue avec la globalisation, est diabolisée par celles et ceux qui n’ont pas compris que dans ce monde où les notions de temps et d’espace sont chamboulées l’Europe, et tout particulièrement  la France, souffre d’une infidélité à …elle-même. Le « génie européen » pour le meilleur et pour le pire provient d’une donnée majeure : la civilisation européenne fut d’abord une civilisation de la « connaissance », du « savoir », du « penser », du « découvrir ». Et les Européens, empêtrés dans leurs conquêtes puis leurs pertes coloniales et dans leurs guerres civiles d’un autre âge puis dans leurs affrontements idéologiques, l’ont …oublié. Bêtement. Ce n’est pas faute  d’avertissements : « nous autres civilisations, savons que nous sommes mortelles »

Dans son « Bref essais », Pierre Dockès, en inversant la formule de Sartre (« l’enfer, ce n’est pas les autres ») lance un cri, une exhortation. Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite », comme disait Mitterrand en aveu d’impuissance, c’est NOUS qui allons trop lentement. Ce n’est pas la mondialisation, ce bouc-émissaire facile, qui doit nous faire peur : ce sont nos faiblesses internes. Et le temps que nous avons perdu en ne respectant pas la stratégie de Lisbonne (déjà trop tardive et pas assez musclée)…

Ces faiblesses, Pierre Dockers les analyse bien en se gardant de tomber dans les pièges des clichés en vogue… Oui, « le Gain de l’un n’est pas fatalement la Perte de l’autre ». Oui, « un système social avancé n’est pas un handicap »… Oui, il faut d’URGENCE relancer cette économie de la connaissance et des innovations, ce qui ne veut pas dire casser la recherche publique, bien au contraire ! « Nos lauriers sont coupés ! ».

 C’est toute la filière innovatrice qu’il faut reconstruire (et non achever), toute une vraie politique  industrielle EUROPEENNE à relancer (pas avec le Raffale…) qu’il faut reprendre comme nous l’enseignait Jean Monnet et la CECA, toute une réorientation des investissements (publics et privés) qu’il importe d’opérer… Dans ces remèdes, il est des expressions dont Dockès se méfie : « patriotisme économique », par exemple. Il a raison ! Comme il a raison de mettre en relief bien de fausses solutions agitées sans anticipation des dégâts qu’elles peuvent provoquer : la tentation protectionniste notamment…Mais face à la situation actuelle, ce n’est pas du volontarisme qu’il faut, c’est de la volonté. Nuance…

Daniel RIOT

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  • "Petits Conseils", Laurent MAUDUIT, Stock. Voilà un livre qui dérange. Et qui devrait déranger politiquement bien des Sénateurs si le prix du meilleur livre économique de l’année lui était décerné par ce Sénat qui joue (avec mérite) la carte d’un jury indépendant et d’internautes à l’esprit libre.

Il dérange surtout, cet ouvrage par l’étrange voyage qu’il propose,  en cet automne où la presse économique et financière française doit se battre pour sauvegarder une indépendance bien fragile… et en cette période où tous les journaux ont des difficultés de trésorerie. L’indépendance n’a pas de prix, mais elle a un coût ! Quand ce coût altère le droit à l’information (donc d’informer et d’être informé), c’est la démocratie qui est faussée…

Il le mérite, ce prix, Laurent Mauduit. Non parce qu’il a dû quitter en conscience un journal après des coups de ciseaux de l’Anastasie des temps modernes (j’en connais d’autres), mais parce que son ouvrage (qui n’a rien d’un règlement de compte) est d’abord un vrai livre : avec les qualités de fond et de style que le mot requiert. Et  le mot « économique » accolé à « livre » s’impose. Même si l’on oublie trop que l’économie est « politique » avant d’être « science »…

Les qualités de l’enquête,  la lisibilité (due à des vertus pédagogiques incontestables),  l’importance des questions qu’il soulève,  l’originalité de sa démarche et les leçons qui sont à tirer de ces quelque 400 pages riches font, à mes yeux (qui se sont frottés aux dix autres livres pré sélectionnés par le « Comité scientifique »),  de ces « Petits Conseils » le livre-lauréat incontestable.

Tout part d’Alain Minc. Ce personnage  est un vrai héros de roman qui se déroulerait dans une ploutocratie quelconque, il est vrai. Le seul problème, c’est que cet auteur à succès, ce conseilleur à forfaits, cet intellectuel médiatisé  n’a rien d’un héros de fiction. Et que ses actes n’ont rien de virtuel. Unique en son genre, Minc l’est assurément (et heureusement), mais ce qu’il incarne, représente, symbolise dépasse sa personne et son personnage. 

L'important, dans cet ouvrage,  n'est pas l'homme, c'est le symbole qu'il constitue. Le symbole, en l'occurrence, de ce « capitalisme de connivence » dont s'accommode trop la France et qui explique en partie le déclin compétitif français. De ce capitalisme bâtard qui pratique en permanence le mélange des genres, joue entre public et privé, pratique avec talent les politiques du « renvois d’ascenseurs » et des « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », se vautre dans les « déjeuners (même petits) corrupteurs », tisse des réseaux d’intérêts plus particuliers que général, et fait bien peu de cas de la vitale indépendance de la presse. Et, au bout du compte, explique bien des faiblesses du système capitaliste « à la française ». Retour au temps de Balzac, un peu. Au temps du « Temps », surtout…

Daniel RIOT

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La France en Europe: Sarkozy ou le manque de crédibilité économique

Commentaire RELATIO: L'Europe a (toujours) mal à la France, lanterne rouge de la croissance dans l'euroland

Le manque de crédibilité économique de la politique de Sarkozy inquiète de plus en plus Bruxelles.

Loin de la politique/spectacle, loin des effets de manche qui font illusion, loin des actes où la communication fait office d'actions. La politique économique de Sarkozy souffre d'une manque de crédibilité chronique qui inquiète les responsables de l'Union européennes et nos partenaires les plus francophiles... "Les faits sont tétus" redirait Lénine....

Déficit public en hausse, croissance revue à la baisse, commerce extérieur en chute libre: les prévisions d'automne publiées hier par la Commission européenne confirment la faiblesse conjoncturelle et surtout structurelle de la politique économique engagée par Nicolas Sarkozy.

Tandis que l'Allemagne devrait engranger un léger excédent, le déficit budgétaire français pourrait atteindre 2,6 % du PIB en 2007, puis en 2008, selon les analystes bruxellois. Voire plus: la limite des 3% du PIB réapparaît...

Pour la Commission, citée par Le Monde, les différentes mesures fiscales adoptées en France pendant l'été devraient coûter un demi-point de PIB. Leur impact sur l'activité ne devrait se faire sentir qu'en 2008, en dynamisant la consommation intérieure. La contribution du commerce extérieure restera néanmoins négative : outre l'euro fort, les exportations françaises continuent de souffrir "d'une spécialisation géographique et par produit défavorable", notent les services de M. Almunia qui attendent de vraies propositions de vraies réformes d'ici au 1er décembre. Des réformes qui ne seront pas jugées sur leurs annonces mais sur leur réalisation.

En attendant, la France de Sarkozy reste la lanterne rouge de la croissance dans la zone euro...Et ce n'est pas la faute de l'euro! 

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Norman Mailer: La mort d'un géant

«Le cancer vient de la folie réprimée.»

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Le Géant a dit ou écrit (entre autres)....

« Je me sens assez malheureux à cause de mon pays. Il n'est pas devenu aussi grand, aussi noble que je le souhaitais. »

« Le rôle naturel de l'homme du XXe siècle est l'angoisse »

«L'horreur du XXème siècle tient à la grandeur des événements et à la petitesse de leurs répercussions.»

 «Le cancer vient de la folie réprimée.»

«Mes erreurs font ma force.» «Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !»

«La lucidité est le lieu de rencontre de la conscience et de la sensualité.»

«L'absurdité est un plaisir fugace, comme une cigarette que l'on fume en riant, tout en sachant qu'elle est nocive.»

«L'absurdité nous ôte tout sens des lois humaines, tout sens profond des valeurs, et nous éloigne notamment de la compassion, essentielle à la survie de l'homme.»

«Le rôle naturel de l'homme du XXème siècle est l'angoisse.»

 « Le fascisme n’est que l’émergence d’une pensée unique associée à un concept oppressif »

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 Norman Mailer est mort. Je me replonge dans ses livres. C’est le seul hommage digne que l’on puisse rendre à un écrivain de son talent. A un géant.

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Livres:L'Apocalypse est pour demain?

René Girard : De la guerre finale

Un nouveau Girard, voilà qui ne se manque sous aucun prétexte. Du moins quand on aime réfléchir un peu. Clausewitz revisité…et « achevé » : un bel ouvrage, stimulant. Dans le droit fil du « Penser la guerre, Clausewitz » de Raymond Aron (en 1976). Avec, en plus, la richesse du regard que donne la perception de ce « mimétisme de masse » sans lequel les mécanismes de la violence collective restent peut compréhensibles. Avec surtout une conclusion moins politique, et moins optimiste…

 

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Clausewitz a commencé son « De la guerre », à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer… Une œuvre maîtresse est toujours une maîtresse inassouvie…  « Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité », souligne Girard. Entreprise périlleuse ! Mais Girard voit en Clausewitz un homme des Lumières qui a compris l’irrationnel et précisément « cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire ». Limites du rationalisme, de la raison, du raisonnable… face à la « montée des extrêmes » !

René Girard voit (entre autres) dans l’œuvre de Clausewitz l’une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Un conflit « de type mimétique », une « guerre de jumeaux », « chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit ». Avec au bout une incapacité : celle d’imaginer le pire.

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Clausewitz

Ce pire, selon Girard, Clausewitz peut aujourd’hui nous aider à imaginer le « pire » qui reste devant nous, non plus entre Français et Allemands, mais à l’échelle planétaire

« Il y a aujourd’hui trois questions terrifiantes : l’écologique avec la raréfaction des ressources naturelles, la militaire avec l’accroissement des forces de destruction nucléaire et autres et celle des manipulations biologiques », résume Girard. Que faire pour rompre avec les visions d’Apocalypse que ces questions entraînent ?

Réponse de l’auteur de « Je vois Satan tomber comme l’éclair » :  « Et si la survie de la terre ne pouvait être que fondée sur la morale évangélique ? Je crois que la violence, qui était au fondement des religions archaïques, n’est plus productrice de sacré, elle ne produit plus que de la violence. C’est ici que le christianisme a quelque chose de singulier à nous dire : renoncer à la violence, c’est sortir du cycle de la vengeance et des représailles. L’apocalypse n’est pas la violence de Dieu comme le croient les fondamentalistes, c’est la montée aux extrêmes de la violence humaine. Seul un nouveau rationalisme qui intègre la dimension religieuse de l’homme peut nous aider à affronter la nouvelle donne. »

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Pour lui, la formule « aimez-vous les uns les autres » est une «  formule héroïque qui transcende toute morale » Plus facile à dire qu’à respecter !... « Nous sommes menacés de mort », explique rené Girard dans une ITW au Point. «  Le message judéo-chrétien est que si nous ne nous réconcilions pas, il n'y a plus de victimes sacrificielles pour nous sauver la peau. L'offre du royaume de Dieu, c'est la réconciliation ou rien. Malheureusement, nous sommes en train de faire le second choix par ignorance et paresse. La seule solution est de refuser toute violence, toutes représailles. Je ne suis pas du tout sûr d'en être capable, mais les Evangiles nous disent que c'est la seule issue. Le drame, c'est qu'on choisit toujours le court terme. Nous sommes tous dans la position de Louis XV : « Après moi, le déluge. »…

 On ne sort pas optimiste du livre de Girard. On ne sort jamais indemne d’un bain de lucidité. Même si l’apocalypse n’est pas pour demain. Et peut être douce, comme il ledit dans une ITW au Figaro « L'ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l'ère du passage à l'acte universel. Il n'y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin. » A suivre tout de même… 

Daniel RIOT

 

Présentation de l'éditeur

René Girard aborde ici l'œuvre de Cari von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : " La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. " Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes. Mais le succès de cette formule témoigne d'un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'" action réciproque " ou de " montée aux extrêmes " désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Clausewitz ", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Biographie de l'auteur

René Girard, membre de l'Académie française et professeur émérite à l'université de Stanford, est l'auteur d'essais traduits dans le monde entier : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), La Violence et le Sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999) et, plus récemment, Les Origines de la culture (2004). Benoît Chantre est directeur éditorial des Editions Carnets Nord.

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08/11/2007

Sarkozy aux USA : un ego flatté, mais une musette politique vide

Commentaire Daniel RIOT pour RELATIO- « Je veux reconquérir le coeur de l'Amérique, et reconquérir le coeur de l'Amérique de façon durable ». Mission réussie pour Sarkozy qui a du penser à ce que son père lui disait : « Avec tes qualités et le nom que tu as, tu ne réussiras qu’aux Etats-Unis ». En France, il a réussi, le petit Sarkozy, avec la Marseillaise en illustration sonore de son « rêve américain ».

Bonne communication, couverture médiatique chaleureuse, excellente allocution « à l’américaine » avec poncifs en chapelet et lieux communs en double couche, et avec des silences sur tout ce qui peut faire mal ou chatouiller les narines (sur l'IRAK, notamment!) ,  des « standing ovations » au Congrès : il en rêvait… Il l’a fait !

Ils se sont levés plusieurs les « amis américains » du Congrès, les républicains comme les démocrates !  « Standing émotions »…

Mais concrètement, quels résultats de cette visite officielle ? Une entorse à l’une de ses promesses électorales : Il a promis aux Américains de rester en Afghanistan. Sur l’Iran, les deux présidents parlent en gros d’une même voix, en privilégiant la concertation. Mais ce n’est pas nouveau. Pour le Liban, Bush suit Sarkozy sur le principe d’une discussion avec la Syrie pour qu’elle n’interfère pas dans le processus électoral. Mais cela non plus n’a rien de neuf.

Alors ? Alors rien… Du moins rien de visible. Le président américain n’a rien dit sur le climat, rien sur le dollar super-fort, rien sur les réformes par la France souhaitées du FMI, du G8, de l’ONU et d’autres organisations qui permettraient de songer à un « ordre international » méritant son nom.  Et surtout rien sur la reconnaissance de l’importance de l’Europe de la défense, le sujet par excellence sur lequel Sarkozy l’attendait…

Notre Président n’avait-il pas dit   qu’il ne reviendrait pleinement  dans les structures intégrées de  l’Otan que si Bush reconnaissait cette « Europe de la défense » ? Ce but là, sauf secret diplomatique bien gardé, n’est pas atteint. Bush a répondu aux élans du cœur en conservant toute sa tête. Autant dire que Sarkozy revient en France avec un ego  flatté, mais une musette politique vide. Suivons maintenant la visite aux Etats-Unis d’Angela Merkel…

Daniel RIOT

 
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