Avertir le modérateur

28/01/2008

MUNICIPALES: RELATIO lance son PACTE EUROPEEN POUR STRASBOURG

UNE MISSION A MIEUX REMPLIR, UNE VILLE A "EUROPEANISER" DAVANTAGE:PROPOSITIONS...

d90f736975e3ff67c1d10c9e942e575d.jpgDans le cadre général du PACTE EUROPEEN LOCAL proposé par RELATIO à l’occasion des élections municipales, une attention particulière est évidement consacrée à Strasbourg  qui est effectivement la «  capitale démocratique de l’Europe » depuis 1949. Cette Ville se doit de renforcer son rayonnement en Europe si elle veut pouvoir assumer ce qui plus que sa vocation : sa mission. Une mission gravée dans les traites de Londres et d’Edimbourg, notamment.

Pour Relatio quelques priorités devraient s’imposer. A  chacun d’en tenir compte,ou non. Comme pour le PACTE EUROPEEN LOCAL, ce PACTE POUR STRASBOURG appartiendra à celles et à ceux qui s’en inspireront, l’appliqueront et le complèteront.

 

Lire la suite

MUNICIPALES: Lettre ouverte de RELATIO aux candidats

UN PACTE EUROPEEN LOCAL

c73cb7b50eb9cc9ee08952878033a899.jpgSuite logique de notre Opération "Soyons des euro-électeurs...Elisons des euro-candidats". Car l'Europe, c'est NOUS, chez NOUS. RELATIO envoie une lettre ouverte aux têtes des listes qui seront en compétition dans les nomreuses communes de France. Certes  la dimension europénne  des collectivités  locales varie en fonction de la taille  des localités et de leur position géographique, mais du plus petit village à la plus grande ville, chacun est concerné. N'hésitez pas à relayer cette lettre ouverte. lancée par RELATIO, la "Pacte européen local" appartiendra à celles et à ceux qui s'en empareront, l'exploiteront, s'en inspireront et le ...complèterons. Nous restons à votre dispositiosn. RELATIO est même prët à procéder à des audits dans les localités qui lesouhahitent  et à conseiller les villes qui voudrainet améliorer leur positionnement en Europe. CONTACTEZ NOUS contact@relatio.fr. 

Lire la suite

27/01/2008

Scandales financiers et démocratie…, par Daniel RIOT

Nicolas Sarkozy contre "un système financier qui marche sur la tête"

a24c3264e1a9bf5fda4a198cbd472466.jpg« Si on peut faire des profits en quelques heures, on peut faire des pertes gigantesques en quelques heures aussi" déclare le chef de l'Etat… C’est le propre de l’économie-casino qu’est devenu l’hyper-capitalisme mondial en effet. Mais doit-on se résigner à ces jeux d’une géofinance qui fait aussi que les gagnants appartiennent à la classe dirigeantes de cette oligarchie planétaire et que les perdants sont toujours la masse des petits porteurs, des salariés et des consommateurs ?

COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT

La question est là. Avec des réponses d’autant plus difficiles à trouver qu’elles ne sont pas dans les slogans, les réflexes et les références des néo-(archéo) marxistes (qui souvent devraient relire l’auteur du « Capital »…

Lire la suite

DEMOCRATIE :Le Conseil de l’Europe à l’épreuve, par Daniel RIOT

f8e9bdddaef5c56c3c79e0daab48ef8b.jpgEDITORIAL RELATIO La démocratie n’est pas un état, mais une dynamique. Elle est perfectible en permanence et à tous les niveaux. Soit. Mais elle est tout de même un régime qui suppose des règles minimales, un respect de quelques normes fondamentales.

Les imperfections de ce qui reste « le pire des régimes à l’exception de tous les autres » ne doivent  en rien constituer des excuses pour ceux qui , délibérément, piétinent les principes, déchirent les valeurs, détournent les mots. De même les difficultés des « transitions démocratiques » que connaissent depuis la chute du Mur de Berlin et l’implosion du totalitarisme impérial soviétique ne doivent pas permettre de tout tolérer;de tout excuser….

Le Conseil de l’Europe est le premier confronté aux difficultés de concilier deux nécessités : celle de na pas vider le mot « démocratie «  de sa substance et celle d’encourager les processus qui peuvent favoriser un advenir démocratique…  

Lire la suite

26/01/2008

MUNICIPALES 2008: RELATIO Lance un "PACTE EUROPEEN LOCAL"

Devenons des euro-électeurs....

« L’Europe n’est pas qu’une affaire supranationale, mais elle est d’abord infra-nationale »

Edgar Morin

 

... et élisons des euro-candidats. !

 

                                POUR  UN PACTE EUROPEEN LOCAL

7afc8c54307a42ce1e28b9693a501bf8.jpg

 

 

Dans la perspective des élections municipales françaises de 2008, RELATIO lance un appel pour que la dimension européenne soit pleinement prise ne compte dans les programmes et les engagements des candidats et des citoyens.

CONSTATS DE BASE

>>> « L’Europe n’est plus une affaire étrangère mais une affaire intérieure ». Elle doit devenir une affaire d’abord locale si l’on veut que la construction d’une Europe unie dans sa diversité ne soit pas perçue comme une mécanique technocratique subie mais comme une aventure politique qui mobilisent les citoyens soucieux d’être acteurs de leur présent et de leur futur.  

>>> L’identité européenne prend racine dans les terroirs et les villes d’Europe.  La conscience européenne doit se développer à partir des collectivités locales et régionales. La citoyenneté ne se découpe en tranches    entre le local, le régional,le national, l’européen  et le global. En toute élection, nous sommes de plus en plus des euro-électeurs. Et les candidats se doivent d’être des euro-candidats aspirants à devenir des euro-élus. Ce qui est vrai pour l’écologie l’est pour l’ensemble des activités.

>>> La dimension européenne doit constituer  une chance de développement harmonieux pour les collectivités locales et régionales. L’Europe peut et doit être un accélérateur de dynamisme et un facteur d’un mieux vivre  dans les villes, grandes et petites et dans les campagnes.

Lire la suite

En marge de la fusion SUEZ-GdF: Finances et politique ou Un parfum de scandale ( suite )

"L’Affaire GAF " (en marge de Suez-GdF) : Le plaignant menace de déposer deux autres plaintes, une en France, l’autre en Belgique

EXCLUSIF RELATIO

Deux nouvelles plaintes vont sans doute être déposées, l’une en France, l’autre en Belgique. L’affaire de la « plainte mystérieuse » que RELATIO révélait lundi en marge de la fusion Suez - GDF devrait donc connaître de nouveaux rebondissements… Si après l’excès de vitesse, la mécanique judiciaire ne tombe pas dans des excès de lenteur…  En attendant, cette « affaire GAF » semble créer quelque embarras au sommet de l’Etat.

Lire la suite

23/01/2008

STARkozy – Bruni : Amour, gloire et beauté à Elysée-Bollywood


Le clin d’œil coquin de CLIO sur RELATIO

cd07acaa98afe64125ba093c54693ec1.jpg


« Elle » n’a pas fait, finalement,  le voyage aux Indes… Ce qui a évité bien des problèmes protocolaires ! Sur  « Elle », Papy Riot (j’écris cela affectueusement) me dissuade depuis des semaines d’écrire quoi que ce soit. « Les    histoires de cœur, de cul et de cour de la République française n’ont que l’intérêt qu’on leur donne »… Pourtant, quand on veut une « Europe sexy », on saute (si je peux dire) sur une Carla Bruni qui passe par là, non ? Ah ! Les hommes… Mon directeur n’a d‘yeux, semble-t-il, que pour qu’Angela Merkel (sur Relatio, bien sûr,  car par ailleurs…). Elle est bien, Angela, mais les Allemands eux-même l’appellent « Das Merkel ». Avec ce neutre qui n’a pas d’équivalent dans notre langue plus bisexuée…

Lire la suite

Municipales: RELATIO lance l'Europe dans les batailles locales


L’EUROPE DANS LA BATAILLE DES MUNICIPALES….

 

25cc7f1e39019973f8bb23d05f8fd4f5.jpgLe dossier et les débats de RELATIO. Cela peut sembler paradoxal, voire incongru dans certaines villes. Mais les débats dans la perspectives des élections municipales françaises ne doivent pas oublier l'Europe, ces "affaires européennes "qui ne sont plus des "affaires étrangères" et qui concernent tous les citoyens à tous les niveaux de délibérations et de décisions.

En cette ère où le "penser global" et "l'agir local" se doivent d'être mis en cohérence, et en cette période charnière pour l'Union européenne RELATIO ne prendra parti pour aucune liste dans aucune ville: il confirme ainsi sa vocation transpolitique.

Mais le positionnement éditorial de RELATIO en faveur des valeurs de l'Europe De Strasbourg reste bien marqué et RELATIO fera campagne pour que la DIMENSION EUROPEENNE soit prise en compte par les candidats et les citoyens. "L'Europe? C'est vous, c'est moi, c'est nous. Elle commence dans nos salons,dans nos frigos et dans nos rues"...

L'identité européenne prend racine dans nos terroirs, nos villages et nos villes. "Communes d'Europe": c'était et cela reste un label. Comme les "Villes jumelées". Toutes les localités d'Europe sont "européennes". Ce n'est pas à Strasbourg, où siège (entre autres) le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux que l'on va dire le contraire...

Enquêtes, ITW, études comparatives, points de vue, tribunes, boîte à idées: RELATIO se veut le webzine des "municipales à l'heure de l'Europe" puisque l'Europe DE Strasbourg est d'abord l'Europe citoyenne.

Restez branchés sur relatio.fr...

Le dossier sur "L'europe dans les municipales" réservera quelques surprises... Faites-nous part de vos idées et suggestions contact@relatio.fr

 

 

Homoparentalité : les juges de Strasbourg et un couffin

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT

La marque juridique d’une vraie Révolution sociologique

La condamnation de la France par la Cour européenne de Strasbourg va devenir une référence…dans les 47 pays du Conseil de l’Europe. Il n’est pas ri étonnant qu’elle suscite commentaires et polémiques : droit et morale, évolution des mœurs et traditions, droits de l’homme et lois sociétales… C’est le cœur même du concept de famille, donc la base de nos sociétés,  qui est ainsi touché.

Lire la suite

Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

Lire la suite

21/01/2008

LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE


UNE INFORMATION EXCLUSIVE DE RELATIO


Une  plainte contre X et Albert Frère  pour « pacte de corruption » a été rejetée d’une façon expéditive. Mais  un litige privé débouche sur des « affaires » qui risquent de retarder encore le mariage. Et qui jettent une nouvelle ombre sur le « capitalisme de la barbichette » et la « République des renvois d’ascenseurs »…  

 

par Daniel RIOT

 

Après des fiançailles longues et mouvementées, la fusion Suez-Gaz de France qui doit transformer deux « grands » en un « géant » mondial (bien tricolore) de l’énergie pourrait être (encore) retardé par une de ces scènes vaudevillesques où dans la salle des mariages, avant l’échange de deux « Oui » programmés, une voix s’oppose au dernier moment à l’union attendue. Cérémonie perturbée, fête annulée…ou au moins retardée ! En l’occurrence, ce ne serait pas une affaire de famille, mais d’Etat. Qui pourrait bien se lever dans la salle des mariages et faire entendre sa petite voix ?


L’un des leaders des syndicats qui s’opposent à cette fusion pour faire monter les enchères ?

Non. Une décision de justice attendue pour demain mardi doit débloquer (ou retarder encore) le processus légal de concertation chez Gaz de France alors qu’il est bouclé au niveau européen depuis quelques jours chez Suez.

Un porte-parole d’une organisation de défense des consommateurs inquiets des répercussions à moyen et long terme de cette fusion sur les tarifs d’une énergie de plus en plus rare donc chère ?

Non. Après plus de deux années de courses d’obstacles en tous genres, la force du capital et la puissance du politique ont su déblayer ce terrain-là comme d’autres.

Un dirigeant  d’une entreprise rivale qui rêve de revanche sur une OPA manquée ou de sabordage de cette grande illustration du « patriotisme économique «  à la française ?

Non.La Commission de Bruxelles a donné son feu vert à la fusion (à la concentration) et tous ceux qui pourraient être tentés de jouer les gêneurs semblent résignés. Même si dans la corbeille de mariage jolis lots restent à enrubanner, comme l’avenir de Suez-Environnement…

En fait, c’est un homme d’affaires lorrain qui n’a rien à voir ni avec Suez, ni avec Gaz de France ni avec le monde opaque de la « république des copains et des coquins », comme on dit pudiquement, qui à partir d’un litige privé non réglé avec le tout puissant groupe d’Albert Frère, a de fil en aiguille,   fait des découvertes.

Celles-ci ne peuvent  surprendre que ceux qui sont étrangers à ce monde mystérieux qui, dans l’ombre, tire les ficelles et (les bénéfices) de ce que Laurent Mauduit[1] appelle le « capitalisme de la barbichette » et  la « démocratie des renvois d’ascenseurs »… De quoi mettre de l’eau dans le gaz, comme dirait Le Canard enchaîné. De quoi, surtout, faire exploser une de ces bombes puantes qu’on appelle « scandale » !

Plainte contre X, contre Albert Frère et contre d’autres personnes physiques et morales identifiées ou à identifier, a été déposée. Mais en trois jours, le vice-procureur de la section financière du tribunal de Paris a décidé de la classer sans suite. Non parce que le plaignant n’était pas fondé à porter plainte, mais parce que sa plainte était « insuffisamment caractérisée ». Belle formule juridique, très… caractéristique d’un beau recours à la subjectivité des magistrats.

Première surprise et première question : Qui disait que la justice française était lente ? Il lui arrive d’être très rapide. La preuve. Trois jours, c’est vraiment court…

Pourtant  le dossier, dont RELATIO a pu prendre partiellement connaissance, touche à plusieurs affaires qui s’additionnent, s’entrecroisent et s’entrechoquent…Etrange que l’on puisse se faire une idée claire de ce qu’il contient et de ce qu’il pourrait induire aussi rapidement.

Pourtant, il est question de « délinquance et de criminalité financière en bande organisée », de « pacte de corruption », d’étranges croisements entre deniers publics et capitaux privés. Rien de moins ! Ce ne sont pas là des accusations légères. Etrange que face à de telles accusations,aucune plainte ne soit pas déposée… contre le plaignant pour « plainte abusive » ou diffamation.

Pourtant,  l’argumentaire est riche de noms qui sonnent aux oreilles, de références qui résonnent dans les têtes et de réseaux qui  mettent en cause des ministres (anciens et nouveaux), des hauts fonctionnaires, des avocats d’affaires, des financiers, des organismes tels que la Caisse des Dépôts et Consignations… Nous n’allons pas ici citer tous les noms qui d’une façon ou d’une autre figurent dans cet épais dossier. Ce serait fastidieux. Et citation n’a pas toujours, heureusement,  signification.

Mais le plaignant, qui a résisté à la tentation de médiatiser cette affaire (« par respect pour les intérêts de la France » et par « crainte de voir politiser » malgré lui une affaire qui le touche d’abord dans ses intérêts professionnels et perturbe depuis des années sa vie personnelle)   a démêlé des fils qui le conduisent…à l’Elysée.

Sarkozy a-t-il été informé des démarches par lui effectuées auprès de ses conseillers et collaborateurs les plus directs ? C’est la deuxième question. Essentielle.

L’affaire du Cercle de jeux Concorde et « François Rouge »  bien « légère » à coté des  faits réels ou présumés signalés dans son dossier par le plaignant lorrain qui a été invité, si nos renseignements sont bons, à se porter partie civile.

Il serait donc ainsi incité à prendre la responsabilité d’une procédure qui, elle, serait forcément longue, très longue,  trop longue pour retarder encore un peu plus le mariage Suez-GdF. De surcroît, cette nouvelle plainte ne règlerait en rien le litige dont il est victime.

Ces dernières remarques vont sans doute être jugées déplacées, puisqu’elles risquent de faire sous-entendre que le rejet de la plainte dont il est question ici aurait pu être dû à des considérations qui ne sont pas que juridiques ou judicaires. Encore ces liens incestueux entre justice et politique ? 

Nous  n’avons aucun élément nous permettant de jeter une telle suspicion. Il ne s’agit là  que d’un réflexe de bon sens  exprimé évidemment avec le  sourire du naïf qui veut toujours croire à la pleine indépendance de la justice… D’autant que l’on nous promet un « Etat exemplaire ».

Plus sérieusement, nous serions tentés d’en rire davantage si une fois de plus, ce dossier brûlant ne mettait pas en relief l’impérative nécessité de mettre un peu d’ordre et d’éthique dans les liaisons dangereuses entre politiques et affairistes. « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette », c’est un jeu drôle pour les enfants, mais une démocratie moderne devrait en finir avec ces jeux de rôles.

Daniel RIOT

EXTRAIT DE LA PLAINTE DEPOSEE CONTRE X, ALBERT FRERE ET CONSORTS…

En conclusion de tout ce qui précède, les faits rapportés ci-dessus et détaillés dans le dossier joint à la présente, sont constitutifs de manière incontestable des infractions pénales ci-après:

• Prise illégale d'intérêt: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-12 du Code Pénal;

• Soustraction et détournement de biens: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-15 du Code Pénal;

• Escroquerie: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 313-1 et suivants du Code Pénal;

• Abus de confiance: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 314-1 du Code Pénal; à la saisine de la justice: faits prévus et réprimés par les dispositions des

• Entrave articles 434-1 et suivants du Code Pénal.

Il appartiendra  à l'enquête de préciser quels sont les réels tenants et aboutissants de ces opérations répréhensibles et notamment si elles entrent dans les très probables qualifications suivantes:

 >Corruption passive et trafic d'influence commis par des personnes exerçant une fonction publique: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 432-11 du Code Pénal;

>Corruption active et trafic d'influence commis par des particuliers: faits prévus et réprimés par les dispositions de l'article 433-1 du Code Pénal;

 

 

Fiche sur Albert Frere

 



[1] « Petits Conseils », par Laurent MAUDUIT. Stock, 2007

14/01/2008

Le Modem à STRASBOURG: BAYROU, mépris et mauvais calculs

La louche du diable et la cuillère à café de Bayrou


Ma petite chronique strasbourgeoise

Chantal Cutajar et sa liste auraient perdu entre 4 et 5 points si les « coucous du moDem » avaient fait une liste dissidente. Combien en perdront-elles à cause de Bayrou qui a cédé aux chants de sirènes de ce « duo diabolique », dont je me suis promis de taire les noms, en les imposant à la troisième et à la   quatrième place ? Six à sept, au moins…

Ce n’est là qu’une estimation, mais elle vaut bien des sondages, …Vous savez, les sondages c’est ce  que Bayrou décriait tant durant les présidentielles et qui sont devenus, même pipés, des outils de décisions et d’argumentation chez le (saint)  « patron » du Mouvement Démocrate.

Bayrou, « tueur d’espérance » et « mauvais calculateur », est tombé dans les pièges du champion du « qui perd gagne »…Heureusement pour le MoDem-Strasbourg, Chantal Cutajar sait donner le meilleur d’elle-même dans l’adversité…J'admire toujours Chantal. Je lui conserve toute mon estime et mon affection. Et je comprends qu’elle accepte de poursuivre ses (beaux) combats pour Strasbourg tout en étant obligée d’entrer en résistance contre les pires ennemis :ceux de l’intérieur…  

Mais, là, trop c’est trop : Bayrou me contraint à jeter l’éponge du militant. Je renvoie ma carte au Modem. Descartes trop trahi. Et il ne serait pas moral que je continue à cautionner d’une manière ou d’une autre, fusse par amitié,  une pratique de la politique que je considère amorale…Surtout dans une formation qui s’est doté d’une Charte éthique !

Sarkozy ne peut pas me décevoir : je n’en attendais rien. Ségolène Royal ne pourra pas m’affliger : elle m’a dissuadé depuis longtemps de faire confiance en ses capacités de femme d’Etat. Mais Bayrou ? Ah ! Bayrou… Quand j’avais fait sa connaissance lorsqu’il était au cabinet de Pierre Pflimlin, j’avais l’intuition que cet excellent enfant de chœur ne ferait jamais un bon cardinal…

Ayant suivi sa carrière, j’avais révisé mon jugement et ses prestations, notamment lors des dernières européennes et des Présidentielles, m’avaient conduit à miser sur lui (et son programme) pour guérir la France des maux dont elle souffre tant depuis des décennies et changer un système qui, comme chez les poissons, pourrissait par la tête. D’où mon engagement en sa faveur et mon « adhésion » au MoDem (malgré mes préventions contre les « mises en carte ») dès la création de ce « premier part du XXI ième siècle…

Patatras !  Mon éducation me conduisant à de reconnaître mes erreurs et mes fautes (ce qui est sans doute politiquement nul), je dois reconnaître que j’ai commis une  grossière erreur d’appréciation qui est, comme dirait un bon chrétien pas forcément démocrate, un vrai pêché…

Mea culpa….J’ai complètement surestimé les capacités de François Bayrou de se montrer digne des espérances qu’il avait suscitées  et d’adapter ses propres actes à ses propos sur l’éthique et sur une autre « façon de faire de la politique ». Donc proprement, honnêtement, avec un esprit de justice et de justesse, avec le respect des militants et des électeurs. En évitant les pièges tendus par des manipulateurs et des imposteurs, par ces cyniques qui confondent démocratie et voyoucratie intellectuelle et morale.

La gestion du « cas strasbourgeois » , depuis la dernière campagne présidentielle, est une illustration trop éloquente de quelques unes des  faiblesses, des erreurs de jugement, du  manque de lucidité, de courage et de cohérence du « patron » (comme il se nomme lui-même) du modem.

Il dit vouloir un « MoDem fort » pour Strasbourg. Très bien.  Mais, avec l’appui de quelques ratés locaux  de la politique  passés maîtres dans l’art de jouer contre leur camp, il vient de tirer une rafale de mitraillettes contre ce Parti démocrate qui est en train de battre des records de vitesse dans l’écrasement des espoirs qu’il a fait naître. Il vient surtout de décevoir pour longtemps sans doute nombre de celles et de ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique sans tricheries, sans fourberies, sans  malhonnêteté intellectuelle, sans hypocrisie, sans mensonge, sans manipulation, sans impostures.

Qui plus est, il vient d’étaler tout ce qui devrait être prohibé chez un leader national qui se recommande du « Tiers Etat » d’aujourd’hui et qui prétend se conduite en « patron » : le mépris des militants, la condescendance envers ceux qui osent manifester des divergences de vue avec lui, le recours aux armes sournoises de l’humiliation contre  celles et de ceux qui le gênent. Pitoyable, celui qui se prend pour le successeur de Henry IV.  

Je n’écris pas sous le coup de la colère mais sous celui d’une déception profonde. Celui qui tente de se faire passer pour le « meilleur stratège politique français après Sarkozy » a-il fait des efforts pour ressembler à sa caricature des Guignols ?   N’a-t-il pas digéré ni ses succès de la campagne ni son échec du scrutin ? Est-il « l’illuminé » décrit par Simone Veil et d’autres ? Son inconduite à l’égard de Jean-Marie Cavada m’avait déjà sonné. Le « cas Strasbourg » m’a assommé.

Je savais qu’on ne doit pas  «  discuter gastronomie avec un cannibale ». Je savais que l’esprit malin qui joue au poker-menteur quand les autres jouent aux dames a un talent fou : celui des diables qui ont une culière plus longue que ceux avec qui il mange. Face à la louche de cet esprit malin, Bayrou n’avait qu’une cuillère à café. Logique : c’est le MoDem qui prend la tasse…

C’est dur de passer une partie de son temps à réfléchir au ré-enchantement de la politique et de se prendre les pieds dans les tapis des désillusions dès que l’on est attiré par une petite lueur d’espoir.

Daniel RIOT

12/01/2008

L' EUROPE sur le NET: Sandrine Kauffer Rédactrice en chef de RELATIO

Le webzine sur l'Europe De Strasbourg renforce sa rédaction


34cfc09e9de9024bacb8f044af3b089e.jpg

Jean-Marie Steinlein, Directeur du développent

Caroll de Maistre-Riot, Directrice littéraire

 
Webnews et webzine de l’Europe DE Strasbourg, RELATIO étoffe son équipe, structure ses réseaux, étend ses activités et prépare une nouvelle formule pour début février. Objectifs : accroître (encore) son audience, améliorer la qualité des articles et des dossiers,  générer des recettes publicitaires, jouer un rôle plus actif dans la promotion de l’Europe A et de Strasbourg

 

Doctorante en Sciences politiques, consultante en communication politique, auteur de plusieurs ouvrages,  Sandrine Kauffer est nommée rédactrice en chef7b4d9b8aab68b19c9e6f49294803a19d.jpg

Ancien collaborateur du Festival mondial du Théâtre de Nancy puis de la Maison des Cultures du Monde de Paris., journaliste, écrivain, photographe, ancien rédacteur en chef de Thalassa, de Signatures, de Vivre à l’étranger, et collaborateur de plusieurs revues et publications, Jean-Marie Steinlein  est nommé Directeur du développement

4766765968db4c2d2769072e0b191660.jpgPsychanalyste, spécialiste de la vie des idées et de l’actualité littéraire et culturelle, Caroll de Maistre-Riot assumera les fonctions de Directrice littéraire.

Willian Petitjean assurera la responsabilité du service des affaires économiques, sociales et environnementales.

Jacques Dehaire  assurera la direction du service société et la coordination des rubriques spécialisées

Clio, Vénuzia et Dansolal vont reprendre leurs chroniques sur « l’Europa coquine », et sont chagés de l’animation de « L’Europe gourmande », de « l’Europe vagabonde » et des rubriques Humeur, Humour, Styles  et Air du temps 

RELATIO continuera évidement à accroître son réseaux d’informateur, de chroniqueurs et de correspondants

 
La Création du « Club RELATIO » avec Ghalia ROUANE

59720fbd77f12b5421840a9b6994b3f9.jpg Autre innovation : la Création d’un Club des Amis de RELATIO et de « Relatio- Evénements ». Cette structure associative sera crée début février. Sa mise en place et ses premières activités sont activement préparée par Ghalia Rouane qui vient de quitter ses fonctions à la Mission Europe de la Région Alsace

Restez branchés sur RELATIO : Vous en saurez plus très bientôt. Nous vous préparons quelques belles surprise.

Merci à nos internautes fidèles et bienvenue à celles et à ceux qui, chaque jour, grossissent les rangs des visiteurs de RELATIO.

Rappel : La "grande Europe"  en revue et en direct

RELATIO… Besoins, désirs, soifs, rêves et réalités d’EUROPE … Face à la crise de l’Union européenne, RELATIO  veut redonner corps, esprit et âme à l’Europe, vécue et rêvée… Mieux pensée, mieux perçue, mieux tournée vers l’avenir. L’Europe au cœur, à la tête et au corps.

RELATIO, c’est l’EUROPE vue, vécue et analysée sous toutes les coutures et sous tous les angles. Rien que l’Europe, mais toute l’Europe, y compris l’Europe vue d’ailleurs… Euroméditerranée, Eurafrique, Eurasie, Euramériques….7fe3408b956852c1472ad0b301a162ac.jpg

RELATIO, c’est l’Europe des mises en relations, l’Europe concrète des réseaux et des réalisations, des projets qui font de l’avenir un horizon d’espérance.

RELATIO, c’est la rencontre et la mise en synergie de journalistes, d’universitaires, de philosophes, d’écrivains, d’artistes, de chefs d’entreprises, de créateurs… qui savent que les mots-clefs doivent avoir autant de valeur que de sens : Liberté, égalité, fraternité, solidarité, dignité, démocratie, droits de l’homme…

RELATIO, c’est un outil  de communication et d’information qui s’inscrit dans l’ère actuelle d’Internet et du multimédia : Nous célébrons Mac Luhan sans renier Gutenberg puisque le texte reste le fondement de tout

Daniel RIOT

Directeur de Relatio

 

En savoir plus>>>>

N’hésitez pas à nous écrire : contact@danielriot.com

18/12/2007

Strasbourg:L’OPA sur le Modem annoncée fait les dégâts prévus…

Ma petite chronique strasbourgeoise, par Daniel RIOT

(Petite) satisfaction du journaliste, grosse déception du militant et terrible inquiétude du citoyen 

Le journaliste que je suis pourrait être satisfait de lui, de ses informations, de ses analyses, en effet : la tentative d’OPA sur le MoDem Strasbourg par un préfet hors service s’est bien déroulée comme  annoncé, selon le scénario prévu (ou presque), avec les acteurs attendus.

Quand je revois les moues  de doutes ou de réprobation déclenchées par mon premier article sur ce thème alors que la machine à désinformer éructait des démentis et se réfugiait dans des silences lourds d’arrières pensées, je me sens en droit de ne pas dissimuler quelques sourires  malicieux

Mais je n’en tire aucune fierté … Quand on prend conscience des vrais desseins des acteurs de ce théâtre qu’on nomme la politique, on imagine facilement les dessins de ces personnages dans leurs détails, en dépit des brouillages, des masques, des manipulations grossières ou subtiles, des mensonges, de l’opacité cultivée, des promesses à qui en réclament, de l’info-intox complaisamment relayée…

 L’OPA annoncée a été favorisée par deux pôles rapidement identifiés.

A Paris par des réseaux qui font que nous vivons dans un régime du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », des « renvois d’ascenseurs », et de jeux de rôles pas très drôles… 

A Strasbourg (et, j’allais l’oublier, à Pfaffenhoffen) par une série de personnages qui illustrent parfaitement cette « mégalomanie des petits » dont on parle si peu mais qui est l’une des causes de l’actuelle crise Du politique.

Les grands « politichiens », comme disait De Gaulle, ont au moins une certaine classe, les petits font peine à voir. Passons. L’heure n’est pas celle des procès.

C’est tout de même triste de voir des cadres (jeunes surtout) udf emboîter le pas de  politicards bien ringards.Il est vrai que trois des signataires d'un communiqué publié ce matin par des "cadres" d'une "fédération" qu'ils ont eux-mêmes sabordée ont des ambitions qui passent par l'UMP, aux cantonnales ou aux municipales. Et ne sont en rien strasbourgeois... Le Modem serait-il d’entrée condamné à cumuler les défauts de l’udf d’hier et des radsoc d’avant-hier ? Bonjour l’avenir. A reculons...

L’heure n’est pas non plus celle où il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes. J’ai dit (presque) tout ce que je pouvais dire (et non tout ce que j’aurais en envie de dire) sur Jean-Claude Petitdemange qui dans son genre  a un talent incontestable.

Sa force de séduction fait office de conviction. Il joue en politique comme d’autres jouent au casino. Il  un aplomb de «monsieur je sais tout »  et un culot de joueur de poker-menteur qui lui servent de carapace, Il est un de ces « bullocrates », comme dit Jean-François Kahn, capable de faire illusion dans bien des registres de la communication.

Cet autocrate a fait ses preuves au PS où son respect des militants se traduisait en une phrase souvent répétée : « il faut donner du foin aux militants ». Tout un programme….

Ses supporters mettent en avant son "expérience": il est vrai qu'il en a... En tous genres, même. De quoi faire de belles tartines de déconfiture, ironiserait Tomi Ungerer

 

Sa loyauté est si grande, comme sa sincérité,  qu’il est capable d’en avoir  à la fois des successives et des simultanées. Ses anciens « camarades » du PS  lui font beaucoup d’honneur en le traitant de « traître ».

La traîtrise suppose une cause que l’on sert, non une cause dont on se sert. S’il est devenu expert dans l’art de faire perdre son camp, c’est par égotisme, égoïsme et égocentrisme, non par traîtrise…

J’ai souri en lisant sur sa profession de foi « des idées non des égo »…Il ne faudrait tout de même pas prendre d’entrée les gens du modem pour des gogos.

D’abord, comme disait Jean Monnet, on ne fait pas de grande chose sans égo. Ensuite c’est dans le cerveau et pas dans le nombril que se forgent les idées. Ensuite ce type d’affirmations dépourvues de sens (sa lettre aux militants mérite une vraie analyse de texte) confirme que ce champion du paraître souffre d’un double déficit, d’amour-propre et d’idées. 

Cette caricature de politicard machiste et misogyne excelle dans l’art de se servir des femmes. « Strasbourg mérite mieux qu’une femme » a-t-il lancé en 2001 en renvoyant Fabienne Keller et Catherine Trautmann à leurs fourneaux… C’est beau la parité et l’égale dignité… Il paraît que certaines femmes pourtant dites « libérées » aiment ce coté "viril". Jusqu'à ce qu'elles se rendent compte des dégâts...trop tardivement.

Cet expert en finances publiques sait aussi jongler avec les chiffres : pourquoi a-t-il  insisté autant sur « l’argent » dans sa « profession de foi » adressé aux militants ? 

« Profession de foi » est sans doute inappropriée, surtout dans l’évocation d’un écrit d’un chevalier de l’anticléricalisme d’un autre siècle, mais c’est le nom consacré pour une telle missive.

Ce militant du Modem qui affiche l’ardeur des nouveaux convertis se veut (toujours dans sa profession de foi) plus « bayroutiste » que Bayrou.

Je ne sais pas comment il a voté aux Présidentielles et aux législatives, mais ayant sur le terrain et sur le net activement participé au soutien de Bayrou et de candidats authentiquement Modem, je ne l’ai jamais croisé, jamais vu, jamais entendu…

 
Il est un peu un Morin à l’envers :l’un quitte le navire en pleine tempête pour gagner un port d’attache, l’autre vient  avec sa barque et profite des circonstances pour tenter de sortir des flots où ses déconfitures passées l’avaient noyé.

Ressuscité, l’homme qui a provoqué la victoire du « tandem » et qu’il ne critique que par sa duettiste interposée, comme on a pu le voir encore au dernier débat sur le budget de la Ville. Un malin, ce joueur qui prend la politique pour un jeu de poker menteur…

Le militant MoDem que je suis ne peut évidement pas suivre un tel personnage qui pour moi personnifie tout ce que les responsables politiques ne doivent pas être. Le cynisme avec la gouaille d’un Pasqua  fait sourire. Le sien fait frémir.

Mais, on « ne pisse pas contre le vent », comme disait le général de Gaulle. Les militants du modem se retrouvent ce mercredi devant un choix qui en fait n’en n’est pas un. Nous pourrions loguement parlé d'un scrutin pipé puisque vous voter pour une tête de liste "indépendante" des militants favorables à une liste d'union avec l'UMP. Mais à quoi bon? Les "marmilloteries" en tous genres ont défié le bon sens et le respect le plus élémentaire de la démocratie.

Reste à attendre le réultat.    Soit l’esprit Modem l’emporte et l’avenir d’un vrai Centre porteur de vraies espérances citoyennes peut être envisagé sérieusement. Soit l’esprit politicard bien masqué par des effets de manche d’illusionniste gagne… et Strasbourg ne sera pas cette Ville « démocrate » qui est sa vocation et sa vraie nature.

Adieu le modem à strasbourg. Le nouveau centre ou une nouvelle udf ont de beaux jours devant eux et ceuxqui rêvaient d'une recomposition d'un paysage politique trop binaire devront mettre leurs espoirs ailleurs.

Je schématise ? A peine.

Déjà, les dégâts sont là…Le préfet « hors cadre » a déjà ajouté ses vilains coups de pinceaux sur le «  tableau » (bien mal encadré) d’un centrisme strasbourgeois mangé par l’Ump et blessé par l’irresponsabilité d’un délégué départemental qui sait faire des ronds de jambes à Paris et des ronds dans l’eau (sale) dans le bas-Rhin.

Résultat : le MoDem a déjà perdu ce trimestre au moins  dix points dans les intentions de vote (Robert et Fabienne peuvent jouer les sereins….).

Il a découragé de possibles militants et sympathisants.

Il a installé dans un doute lourd  dans l’esprit et le cœur de  nombre de celles et de ceux qui ont vibré à Seignosse (où curieusement  les seuls strasbourgeois se trouvaient être des animateurs de « Strasbourg Je t’M » étaient présents.

Tout, sans doute, peut-être rattrapé. Si le simple bon sens l’emporte, Chantal Cutajar et son équipe pourront atteindre l’objectif qui n’est pas de faire de la figuration…

Mais si la perversité cynique gagne, ceux qui se reconnaissent vraiment dans les analyses, les programmes et les philosophies d’action de Bayrou et de Corinne Lepage n’auront plus qu’à voter pour un moindre mal, qu’il se nomment Grossmann-Keller ou Ries et ses socialocrates.TSP, tout sauf Petitdemange? 

Puisque j’ai commencé cette chronique par le rappel d’une tentative d’OPA annoncée, je vais prendre le risque limité de faire deux prévisions qui ne sont que des anticipations d’informations annoncées :

Si jamais l’ancien chef de cabinet de Rocard (qui a été rayé du carnet d’adresses de l’ancien premier ministre) l’emporte ce mercredi, le Modem est bien parti pour faire cinq à six pour cent en mars prochain. Juste de quoi pour la liste btenir une place pour a "tête sur la liste UMP. Une place qu'il aura sans doute aussi si ce.... champion de l’art de jouer contre son camp n’a pas l’investiture. C'et programmé, ou presque.

Jouer gagnant pour lui à tous les coups, c'est la seule chose qui importe pour celui qui, à Pâques,a décidé de se lancer où il est arrivé aujourd'hui uniquement pour "faire battre Ries"...Grandeur de la rancoeur. 

Pour le Modem, ce ne serait plus la traversée du désert, mais l’ensablement. Requiem pour une espérance.

En politique, le joueur est celui qui transforme les militants, les citoyens, les partis, les fonctions escomptées  en jouets…. Or, il l’a assez dit (pour que je l’aie entendu), pour lui, « la politique est d’abord un jeu »… Comme si la démocratie était une cour de récréation.

La « révolution Bayrou », son « centre révolutionnaire » (théorisé par Jean-François Kahn) et le « réalidéalisme » de Cap 21de Corinne Lepage et des Verts prêts à rejoindre un Modem digne des espérances semées  méritent nettement mieux. Les Strasbourgeois aussi, d’ailleurs et surtout.

Daniel RIOT

 RELIRE : l'annonce de l'OPA >>>>

 

Strasbourg:Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar

Corinne LEPAGE , Présidente de CAP 21 ( Citoyenneté Action Participation, parti politique, écologiste, humaniste et citoyen issu de la société civile qui s’inscrit dans le respect des principes républicains et démocratiques)  , ancien Ministre de l’environnement,  renouvelle son soutien à Chantal CUTAJAR  qui incarne  toutes ces valeurs  en replaçant la question liée à la citoyenneté et à la démocratie participative au cœur du débat politique pour faire émerger un nouveau mode de gouvernance pour STRASBOURG.

Sa candidature, également soutenue par le porte parole et  ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée  sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme  et l’éthique.

Les  choix de Chantal CUTAJAR sont ceux  définis par François BAYROU  à SEIGNOSSE et  renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et  l’application des principes du Développement Durable  dans tous les domaines y compris celui des activités économiques  au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.

La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG  et  correspond  aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.

 

Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN

Contact presse : 06 87 50 15 96

09/12/2007

Politique: le PS fait la publicité pour les couleurs du Modem

"Tu as volé, as volé, a volé l'orange "....

Le PS manque tellement de couleurs qu’il pique celles des autres ! Adieu la rose (fanée !)  et vive…l’orange et le vert. Chapeau Roland! L’orange, c’est le Modem. Le vert, c’est l’écologie. L’orange et le vert, c’est naturellement l’alliance la candidature de Chantal Cutajar soutenue par le Cap 21 de  Corinne Lepage, représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen, co-listière de Chantal… Qui disait qu’il n’y avait «  pas de belles oranges …orange sans verts orangers » ? Ah : oui…C’est moi…

« Les couleurs n’appartiennent à personne », dit-on au PS où l’on ose même plus se dire « socialistes » tellement le mot a été vidé de son sens…Comme  les bonnes idées non plus n’appartiennent à personne, on n’est pas surpris non plus de constater  d’autres emprunts dans les programmes (sans couleur et sans relief) que prépare Roland Ries. Alllô, Gilbert Bécaud? J'ai trouvé qui a "volé l'Orange"..;  De vieux tubes remis à la mode: c'est le PS d'aujourd'hui... 

J’ignorais que Roland pouvait confondre « ouverture » et « pillage », envol d’une campagne et vol des symboles. Il est vrai que, coté tandem, les premières informations sur le programme dénote un art du copie (chez les autres)/collé (chez soi) assez consommé. Il suffirait pourtant au Tandem de faire du copié/collé avec leurs promesses faites avant leur élection et   non tenues depuis. Il est vrai que la dernière fois, le Tandem n’avait pas gagné les élections, c’est le PS qui les avaient perdues…

A cause de qui déjà ? Ah! oui… A celui qui prend un plaisir sado-maso à ne faire partie d'une équipe que pour la faire perdre!  Celui que Ries qualifie avec indulgence dans les dna d’« anticlérical » et de « manœuvrier »….

Chut ! Au Modem, il a déjà apporté ses propres  couleurs, le "préfet hors cadre"  qui confirme que "l'oisiveté est source de tous les vices" : les couleurs de la honte en politique. Et du culot sans nom…

Je n’en reparlerai ici et ailleurs que dans quelques jours. Quand j’aurai décidé soit de renvoyer ma carte (orange)  soit d’inciter des gens que j’estime à rejoindre ce qui  été annoncé comme une source de re-enchantement de la politique…   

 

06/12/2007

Kadhafi chez Sarkozy : Un Führer au Ritz… pour parler culture.

« Vous êtes invités au Ritz, le 11 décembre ? »… Rien n’est trop beau, trop grand et trop cultivé pour le Colonel qui dirige en « Guide » la Libye, pour cet ancien « ennemi public » n°1 des démocraties, de l’Europe, de l’Occident, pour ce preneur d’otages, ce mapitre-chanteur et cet inspirateur de réseaux terroristes devenu « l’ami Kadhafi », chef d’Etat fréquentable qui va être reçu en visite officielle en France...

Le colonel ne s’intéresse pas qu’au nucléaire français :la culture aussi le passionne. Après tout, la culture est "pour tous". Les SS adoraient la grande muisque, non ? Les pourvoyeurs du Goulag avaient une bonne éducation, non? Et les chefs des Khmers rouges ont fréquenté la Sorbonne, non? 

Une grande rencontre est prévue entre le « Guide de la Révolution » dans les brillants salons de l’hôtel Ritz mardi et des intellectuels, des écrivains et d’autres « Lumières «  de l’esprit français. Ce sera "drôle" de voir qui « en » sera…Un « Guide », un Führer, au Ritz ! « C’est assez kitch », ironise un éditeur plein d‘esprit… C'est assez signifiant de l'air du temps, en effet. Mais il vaut mieux en rire, puisque personne ne semble y voir malice, perfidie, mal ou ironie de l'Histoire... Qui, déjà, disait: "les hommes font l'Histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font"?

Elle est vraiment bien notre « démocratie exemplaire » ! Entre les « félicitations chaleureuses » à Poutine pour sa très démocratique victoire électorale, les courtisaneries envers Chavez « qui a son caractère », les avances qui valent reconnaissance et valorisation au FRAC, l’oubli de la sous-ministre aux droits de l’Homme dans la tournée présidentielle en Chine, des "dessous" pas très clairs dans la libération des infrmières bulgares,  et la réception en grand pompe  de Kadhafi, on ne sait plus très bien quel pari ont pu faire Max Gallo, si respectable, André Glucksmann,si  estimable, Bernard Kouchner, si riche en bons sentiments, et quelques autres…

C’est beau le pragmatisme, la réalpolitik, le cynisme… « Quelle époque », va s’exclamer (encore) Philippe Sollers... qui ne pourra pas se rendre à cette "invitation" qui doit flatter bien des égo de gogos 

Daniel RIOT

LIVRES: Quand Sollers le Magnifique visite sa vie....

« Ecrivain européen d’origine française », Philippe Sollers retrouve aujourd’hui Strasbourg, « Chez Yvonne » et le public de la salle Blanche de la Librairie Kléber.

Il vient bien sûr présenter son nouveau livre qui a déjà suscité tant de critiques bêtement vénéneuses (la jalousie des « écrivants » envers les vrais écrivains, c’est hilarant !) ou élogieuses (Comment ne pas aimer Sollers et ses postures en cette ère où l’air est pollué de mille et une impostures ?). Des Mémoires nommées « Roman de ma Vie ». Sobrement ou plutôt sollersement. Sollersiennement.

aa522a3bb1ebb4a95fdce16cdea1d9a1.jpg

Ni un roman, ni des Mémoires, ce livre. Un essai (réussi) à la Sollers sur Sollers… Voyage au bout (ou preque )de lui-même, ou plutôt de ce qui luit en lui  : « Je visite ma vie »… Suivez le guide si votre esprit n’est pas altéré par les marées de la médiocrité qui nous submergent tant, si vous résistez à  cette « montée de l’insignifiance », comme disait Castoriadis, qui donne le vertige, si vous savez encore trouver des béquilles en ces temps où l’électricité nous fait oublier les Lumières tout en nous privant de la chaleur des bougies de jadis…

Sollers !71 ans, une jeunesse d'esprit exceptionnelle et  plus d’un demi-siècle de vie littéraire. D’innombrable écrits qui crient. Des cris qui  sont des alarmes. Salutaires. Ou des chants d’enchantement. Rassurants. Ou des poèmes en prose. Stimulants. Il sait si bien faire rimer Amour avec Humour, esprit avec chair, mots avec choses, profondeur avec légèreté…

Content de lui, Sollers ? Il regrette de ne pas être un « virtuose », mais il l’est, à sa manière, et dans ses registres. Il n’a pas  honte de son ego, et il a bien raison : il sait se mettre à nu sans s’exhiber, quitte à se déguiser un peu, pour jouir ou jouer avec pudeur. Ce n’est pas chez lui une « insoutenable légèreté de l’Etre » : C’est l’ Être  dans une profondeur d’une incroyable légèreté…

Eros lui fait oublier Thanatos. Et il fuit les mystères de notre humaine finitude par une surhumaine quête de plénitude  « Il m'est arrivé de baiser avec le néant, et de coucher plusieurs fois avec la mort. »…Cela ne l’empêche pas de répondre à la question la plus métaphysique  de Proust » (« Comment aimeriez-vous mourir? »)  par un très déterminé :  « Il n'est pas question que je meure! Je déteste la mort. Je vous en prie, passez votre chemin! »…

Quel bonheur en tous cas d’avoir pu rencontrer Sollers sur son propre chemin. J’arrête ici…uniquement parce que j’ai la chance de le rejoindre. En fait, pour être franc, il fait partie de ceux que je ne quitte guère. Il est, comme ses livres, une vitamine qui me permet  d'avoir bonne mine, même quand la vie me mine…."Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux." écrivait-il dans Passion Fixe!

Daniel RIOT

80eb7c1a45ef05a51c92e082659e7a9f.jpg

LE DEBUT DU LIVRE: Naissances

Quelqu’un qui dira je plus tard est entré dans le monde humain le samedi 28 novembre 1936, à midi, dans les faubourgs immédiats de Bordeaux, sur la route d’Espagne. Je n’ai aucune raison d’en douter. En tout cas, l’état civil est formel, puisque j’y suis déclaré sous le nom de Philippe, Pierre, Gérard Joyaux, fils d’Octave Joyaux (40 ans) et de Marcelle Joyaux, née Molinié (30 ans), troisième enfant, donc, après deux filles, Clothilde et Anne-Marie, dite Annie (5 ans et 3 ans). Baptisé catholique à l’église du coin. Signe astrologique occidental: Sagittaire, ascendant Verseau. Chinois: rat de feu. Bonne chance.

Toute ma vie, on m’a reproché d’écrire des romans qui n’étaient pas de vrais romans. En voici enfin un. «Mais c’est de votre existence qu’il s’agit», me dira-t-on. Sans doute, mais où est la différence? Vous allez me l’expliquer, j’en suis sûr.

Roman familial plus qu’étrange : deux frères, ayant épousé deux soeurs, vivent dans deux maisons jointes et symétriques, chaque pièce de l’une étant l’exacte réplique de celle de l’autre, D’un côté «nous», de l’autre Maurice, Laure et Pierre (mon «parrain», dix ans de plus que moi). Il y a donc, d’emblée, un Pierre Joyaux et un Philippe Joyaux. Cela fait deux P. J., et je mettrai longtemps à imposer le h pour écrire l’abréviation de mon prénom, Ph. Joyaux et pas P. Joyaux. Je réussirai même à obtenir un tampon rouge pour bien souligner la séparation. Aujourd’hui encore, où je m’appelle le plus souvent Sollers, l’inscription P. S., dans les signatures ou les interviews, me dérange (d’autant plus que cela fait «Post-Scriptum» ou «Parti Socialiste»). Ph, vous dis-je, comme le Phi grec, c’est-à-dire, bien entendu, Phallus. P. J. n’était pas non plus possible, puisque cela donne «Police Judiciaire». J’insiste: Ph. J. ou Ph. S. Et ne vous avisez pas, les adultes, de traiter familièrement cet enfant de «Fifi». Il vous en coûtera, chaque fois, une amende. Un franc de ces temps anciens, deux pour les récidivistes. Tirelire. Banco.

Ce nom de Joyaux a d’ailleurs été à la fois une merveille personnelle et une plaie sociale, dans la mesure où il m’a attiré (surtout à l’époque) une agressivité et des quolibets en tout genre. Jean Paulhan, qui a lu mes premiers essais transmis par Francis Ponge, trouvait que c’était «un nom de grand écrivain» : ironie, sans doute, de Malraux à Joyaux... J’ai donc passé mon enfance, à l’école, à entendre déformer ce «Joyaux» en «Noyau» ou «Boyau», sans parler des apostrophes lassantes des professeurs petits-bourgeois : «Ce Joyaux n’est pas une perle.» Ou bien : «Dites-moi, Joyaux, vous ne brillez pas de tous vos feux aujourd’hui!» J’ai remarqué, autre trait d’époque, que les noms systématiquement moqués étaient en général aristocratiques ou juifs. J’étais suspect comme eux, je le reste.

Nom d’autant plus difficile à porter que les Frères Joyaux possédaient une assez importante usine de fabrication de produits ménagers, tôle, aluminium, émaillerie, casseroles, plats, brocs, marmites, lessiveuses, poubelles, étiquettes à lettres bleues ornées des trois croissants traditionnels de la ville. L’entreprise offrait même des buvards à lettres rouges, je les ai encore. Mais un Joyaux dans les poubelles, est-ce bien raisonnable? Redoublement des sarcasmes, à n’en plus finir. Qu’on ne croie pas, cependant, que j’aie changé de nom en publiant par timidité ou servilité sociale. Quand mon premier petit livre est paru, et surtout, presque simultanément, le second (Une curieuse solitude), j’étais encore mineur (moins de 21 ans, en ce temps-là, et ma famille trouvait ce roman scandaleux. Donc pseudo, Sollers, personnage imaginaire que je m’étais créé vers 15 ou 16 ans, un peu sur le modèle du Monsieur Teste de Valéry («la bêtise n’est pas mon fort», etc.). Ce personnage était secret, voué à la pensée et à la méditation, très influencé par Stendhal, mais venu tout droit de l’Odyssée, comme son nom, traduit en latin, le laisse supposer: un type aux mille tours et détours, plein de subtilités et de ruses, et qui veut avant tout vivre sa vie libre et se retrouver chez lui. J’ai été plutôt très bon en latin, le dictionnaire m’a donné mon nom d’écrivain.

Sollers, de sollus et ars : tout à fait industrieux, habile, adroit, ingénieux. Horace: «lyrae sollers», qui a la science de la lyre. Cicéron «sollers subtilisque descriptio partiutn», adroite et fine distribution des parties du corps. «Agendi cogitandique sollertia», ingéniosité dans l’action et dans la pensée. Sollus (avec deux l, à ne pas confondre avec solus, seul) est le même que le holos grec, c’est-à-dire tout entier, sans reste (holocauste), et que totus, entier, intact. On entend aussi salvus, guéri ou sauvé. Tout entier art tout un art. Attention, Sollers avec deux l. De même que Joyaux, écrit sans x, comme pour éviter le pluriel, me blesse (autre quolibet «Joyaux de la couronne»), de même l’absence épisodique de ce deuxième l me souffle d’indignation. Il m’arrive aussi d’entendre prononcer «solaire», et j’encaisse mal. Je passe sur les très nombreux articles intitulés «Le système sollers», ou «Rien de nouveau sous le sollers», etc., le bon docteur Freud nous a expliqué ce que cette attaque au nom signifie de façon gentiment meurtrière. C’est comme ça, en route. Qui est-on d’abord, et enfin ? Un nom. Se donner le sien n’est pas une mince affaire.

Philippe Sollers

Un vrai roman, Mémoires, éditions Plon

ae26e48cf3351b889d73e643377f3c74.jpg

EN SAVOIR PLUS>>>>>>

SON SITE >>>>>>>>>>

FAIRE SOUFFRIR LE DIABLE...

BIBLIOGRAPHIE >>>>>>>

DICTIONNAIRE SOLLERSIEN

LES THEMATIQUES DE Ph.S

SELECTION DE TEXTES >>>>>>

SUR AMAZON >>>>>

LA CRITIQUE DE "Un vrai Roman", par BHL>>>>>

Europe: Relire Karl Marx...

Quand Challenges fait


sa Une sur Karl Marx

Pour l'hebdomadaire économique, la pensée du philosophe allemand, notamment sa critique du capitalisme, est toujours actuelle.

La Une du magazine Challenges le jeudi 6 décembre

La Une du magazine Challenges le jeudi 6 décembre (DR)

Karl Marx est-il toujours vivant ? C'est en tout cas ce qu'affirme le magazine Challenges (groupe Nouvel Observateur), dans son numéro du jeudi 6 décembre.
L'hebdomadaire économique consacre sa couverture ( titre "Marx : Une analyse toujours actuelle...") ainsi qu'un dossier d'une quinzaine de pages au philosophe allemand, théoricien de la lutte des classes et critique célèbre du capitalisme. Pour Challenges, les réflexions de l'auteur du "Capital" font toujours débat, et les "tourments de la mondialisation donnent une seconde jeunesse à sa critique du capitalisme".
Bref, écrit Vincent Beaufils, directeur de la rédaction, dans son éditorial, 'Marx redevient furieusement tendance".

"Indépassable"

"Si étonnant que ce la puisse paraître, c'est dans le camp libéral que l'on trouve aujourd'hui ses plus ardents défenseurs", indique l'hebdomadaire.
Ainsi, l'essayiste Alain Minc explique : "il est le seul qui ait pensé en même temps l'économie et la société". Le philosophe serait même devenu "indépassable", ajoute-t-il. "Olivier Besancenot n'aurait pas dit mieux", s'amuse l'hebdomadaire.
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, interrogé par Challenges : "Si l'on veut analyser le capitalisme de marché mondialisé d'aujourd'hui, l'essentiel de la boîte à outils intellectuelle réside dans ce que Marx et un certains nombre de ses inspirateurs ont écrit."
ca0c27ee2d9583ac345c8ec0f543d3f5.pngCOMMENTAIRE RELATIO, par Daniel RIOT 

Marx en marxien plus qu’en marxiste

Relire Marx ? Bien sûr… En sachant retrouver la méthode de décryptage de l’auteur du « Capital » avec des yeux lavés des détournements provoqués par des « marxistes » qui n’ont pas lu ou mal lu et qui l’ont trahi dans la lettre et dans l’esprit. Le relire donc en… « marxien » et non en « marxiste »…Et en considérant le philosophe de l’histoire et de l’économie avec la tête guidée par le constat  (plus que jamais pertinent) de Paul Valéry : « Toute philosophie érigée en système cesse d’être philosophique »

Le matérialisme ? Oui, peut-être. Sans l’a priori d’un déterminisme  mécanique. La « condition humaine » varie …en fonction des actions des Hommes !

La dialectique ? Un bel outil. Mais la « négation de la négation » fige-t-elle les choses ?  La dialogique si bien analysée et illustrée par Edgar Morin donne des clefs de sorties d’impasses…. « Deux ou plusieurs logiques, deux principes sont unis sans que la dualité se perde dans cette unité ". Ainsi  " Ce qui fait l'unité de la culture européenne ce n'est pas la synthèse judéo-christiano-gréco-romaine, c'est le jeu non seulement complémentaire, mais aussi concurrent et antagoniste entre ces instances qui ont chacune leur propre logique : c'est justement leur dialogique ".(E. Morin, Penser l'Europe, Paris, Gallimard, 1987, p. 28 ).

Le matérialisme historique ? Sans doute. Mais « l’être social » est aussi un « être pensant »…

La "lutte des classes"? Bien réelle. Mais avec d'indispensables redéfinitions (reclassements) de la notion de classe...  

Le mouvement de l’Histoire ? Evidemment. D’où la stupidité des extrapolations sur la « fin de l’Histoire ». Mais avec l’énigme du « futur » qui par définition « n’est écrit nulle part ».

L’athéisme ? Pourquoi pas… Mais à condition, de ne pas faire de l’athéisme une…religion et,  comme écrit BHL, de « savoir imaginer des Athées heureux ». Le Ciel n’est pas vide puisque nos têtes sont pleines de l'horreur du vide…

Cette énumération pourrait se poursuivre longuement, sourire ou grimace au coin des lèvres. L’actualité de Marx est incontestable. Comme celle d’autres penseurs trop ignorés ou défigurés. La crise actuelle du politique est d’abord une crise (une « Défaite » ?) de la pensée. Parce que nous laissons trop dormir dans nos bibliothèques trop de livres d’hier…qui sont des clefs de compréhension de la complexité présente .  L’un des vrais défis de la pensée d’aujourd’hui serait de confronter d’une façon dialogique le « matérialisme » et le « personnalisme ». Mais les penseurs du personnalisme sont encore plus oubliés et déformés que Marx… Un vrai …challenge européen !

Daniel RIOT

Strasbourg: Un test pour le MoDem

Lettre ouverte à François Bayrou, par Nelly Margotton

Monsieur le Président du Modem, très cher François Bayrou,

Si vous placez mon nom sur un sondage de notoriété, personne ne le reconnaîtra (hormis mes amis et les militants bas-rhinois du MoDem), mais c’est justement la raison pour laquelle j’ai choisi la forme de la lettre ouverte, je n’aime pas m’exprimer de manière dissimulée et sans assumer publiquement des positions, alors que des personnes notoirement reconnues par des citoyens lambda préfèrent avancer masquées et sans se déclarer…

Sympathisante depuis 2001 des propositions de la Relève, dont je me suis appropriée le message et les valeurs pour mieux les diffuser de manière convaincante, et adhérente au MoDem suite à la lecture de Projet d’Espoir, je reste persuadée que les convictions les plus profondes doivent être la base d’un projet politique et des actions qui en découlent.

De la même manière, ces convictions sincères font l’objet de remise en question perpétuelle et d’étapes vers des réflexions toujours plus poussés sur l’avenir de notre pays, ce qui m’a poussée à venir réfléchir avec vous à Seignosse et à Villepinte, mais aussi quotidiennement, sur le terrain, avec les acteurs de la démocratie : les habitants de notre beau pays.

La perspective des Municipales qui dans ses échéances, constitue une contrainte pour un Mouvement qui est phase de structuration et dont l’avenir incertain est porté par des forces militantes déterminées et fort justement optimistes, offre aussi la chance de faire vivre votre beau projet concrètement (par des futurs décideurs et bâtisseurs), et localement (au plus proche des citoyens préoccupés par leur quotidien et donc leur environnement, au centre de la démocratie). Cette chance mérite qu’on prenne en compte ceux qui ont choisi de prendre le risque (comme vous à Pau) de porter le message et les méthodes nouvelles de votre projet.

Même Platon n’a pas souhaité pérenniser l’idée de donner le pouvoir à des Philosophes Rois, reconnaissant rapidement que les idées et le gouvernement appartiennent à des domaines et des compétences différents, et que si le sage philosophe est celui qui détermine les degrés de sagesse et de vertu des décisions, le gouvernant est celui qui décide. Pardonnez-moi ce rapprochement rapide, mais au regard des Strasbourgeois, aujourd’hui, le MoDem prend la figure du Philosophe Roi, mais pas celui du décideur. Depuis combien de temps attendons-nous l’investiture ?

Je suis membre de l’équipe de Chantal Cutajar (et j’en suis aussi fière que de ma carte d’adhérente au MoDem), et avec toute l’équipe, nous avons choisi de commencer à travailler sans attendre, depuis des semaines (cafés démocrates, rencontre autour de la journée mondiale en souvenir des victimes des accidents de la route, forum internet de discussion et blogs, tractage pour le MoDem, …).

Pourquoi ? Parce que pour nous, le MoDem n’est pas une étiquette à coller sur une équipe, mais une véritable opportunité de rencontres avec les citoyens sur la base de discussions ouvertes, qui ne prétendent pas diffuser la bonne parole, mais plutôt écouter et prendre en considération tous ces animaux politiques que nous sommes.

Pourquoi ne pas annoncer votre choix ? Vous ne nous faites pas confiance ? Que manque-t-il à Chantal Cutajar aujourd’hui pour porter fièrement les couleurs du MoDem dans sa campagne ? Quel est le problème M Bayrou ? Chantal Cutajar est exemplaire malgré l’insoutenable ambiance créée par l’attente et ce manque de reconnaissance, et je vous demande « de toutes mes forces » d’être exemplaire aussi en nous traçant la voie. Le MoDem n’est pas l’étiquette de Chantal Cutajar, mais c’est plutôt elle qui, mieux qu'une étiquette, est l’emblème strasbourgeois du MoDem, et je suis si sûre de moi que je vous invite à venir nous voir au travail, plutôt que le contraire, afin que le constat s’impose.

Votre fidèle militante, de toutes ses forces et son espoir

Nelly Margotton

03/12/2007

RUSSIE: La victoire à la Pyrrhus de Poutine, par Daniel RIOT

Poutine n’a-t-il obtenu qu’une « victoire à la  Pyrrhus », une de ces victoires qui se soldent chez le vainqueur par plus de victimes et de dégâts que chez les vaincus ?

D’abord, le plébiscite annoncé n’est pas arrivé. Le score final est lourd, mais nous sommes loin des triomphes électoraux où les 100% effleurés sentent bon l’unanimisme obligatoire et un mimétisme de masse totalitaire.

Ensuite, même les plus indulgents des observateurs européens sont obligés de dénoncer ce qu’ils ont pu constater : un « manque d’équité », pour les joueurs de litotes polis du Conseil de l’Europe, des « irrégularités flagrantes » pour les plus francs du même groupe d’observateurs européens, des fraudes inadmissibles pour tous les opposants à Poutine. La propagande médiatique, les pressions en tous genres, la répression…préventive n’ont pas suffi : les vieilles pratiques des bourrages d’urnes ont été remises à la mode…y compris devant les caméras des téléphones portables !

Résultat : le Maître de toutes les Russies continue à tenir d’une main de fer un pouvoir légal, mais sans légitimité démocratique et sans crédibilité « européenne ». Dans l’embarras, le Conseil de l’Europe dont la Russie fait partie ! Dans la gêne, les gouvernements dits « occidentaux », comme on dit encore, en dépit de la chute du Mur et des manques de précisions de la définition du mot « Occident » !

 

Berlin est la capitale la plus nette dans ses condamnations  de principes. Paris est la plus ambiguë (pas de « rupture » en l’occurrence !).

Mais ces « réprimandes » européennes et américaines n’ont aucune espèce d’importance : Le maître du Kremlin tient l’Europe au gaz comme les missiles de la guerre froide la prenaient à la gorge ! Réalisme d’abord. Rien de nouveau en la matière. Le Droits aux affaires (y compris les plus louches) avant les droits de l’homme : « On ne pisse pas contre le vent », redirait De Gaulle. Et la Russie est un grand peuple avec lequel et pour lequel il convient de ménager l’avenir. Ainsi soit-il…

Cela dit, Poutine a raison sur un point. Sa peur d’une révolution (« orange » ou pas) est fondée, et sa grande faiblesse est interne, malgré la puissance policière et médiatique qui veille sur lui et les siens. Il doit se méfier de tous, y compris de ses "amis" proches. 

Selon Plutarque, Pyrrhus avait la lucidité de dire : « Encore une victoire comme celle-là, et nous sommes définitivement défaits »…

Daniel RIOT 

02/12/2007

Bayrou à 100%: "Le MoDem, sans modération...", par Daniel RIOT

Pari  gagné pour Bayrou. Dans l’euphorie des fêtes de baptêmes ou de mariages…Il a su dépasser le déficit de clarté, d’esprit de décision, d’actions et de transparence qui est apparu ces derniers temps en dépit des élans de Seignosse. Il a su trouver les mots qu’il fallait pour renouer avec son rôle de générateur d’espérances. Il a su compenser par la force citoyenne le lâchage de notables soit inquiets pour leurs carrières soit dévorés par les forces obscures de l’opportunisme soit déboussolées par le magnétisme illusoire de Sarkozy.

Il a même su se faire élire Président avec un score plus qu’impérial : 100% Modem, c’est 100% Bayrou (et réciproquement). 96,8% pour être précis. Avec des verts et Cap 21 qui seront là pour rappeler en permanence qu’il n’y a pas d’oranges très orange sans verts orangers…Le Modem n’est pas qu’un dépassement des  clivages politiques, il est surtout un dépassement des cloisonnement : le projet implique des liens permanents entre politique, économie, social, écologie, culture

Désormais, il lui faudra tenir les promesses faites, les engagements pris, par des décisions et des actes conformes aux textes approuvés, à l’éthique définie et à la stratégie choisie.

Le Modem, un commando de « transformation de la société » ? « Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique ». Vaste programme, suffisamment enthousiasmant pour que le mouvement démocrate regroupe une véritable armée. Si l’organisation  est à la hauteur des objectifs. Et si la  richesse née de la diversité n’est pas dilapidée par un manque de cohérence.

La « révolution Bayrou », saluée ici depuis longtemps déjà, est d’abord une révolution culturelle, à la française non à la chinoise, bien sûr. Les « gardes oranges » du Béarnais ont encore bien des verrous à faire sauter, des clarifications à faire, des efforts à déployer. Les textes adoptés ce week-end ne vaudront que s’ils sont appliqués dans leur lettre et leur esprit.

Une évidence ? Bien sûr. Mais, aujourd’hui, l’originalité  n’est pas à chercher dans les constats faits à chaud dans l’enthousiasme communicatif d’un Congrès fondateur, mais dans les démarches qui vont suivre. Les municipales constitueront un test, dans toutes les villes. A commencer par l’une où non le « ni ni » mais un vrai dépassement des clivages politiques s’impose et une authentique révolution démocratique s’imposent : Strasbourg qui, par sa mission européenne, revêt une importance et une symbolique particulières. A Strasbourg, comme ailleurs, les « choses sérieuses vont commencer »

Daniel RIOT  

 

En savoir plus sur le blog politique de Chantal Cutajar

LES GRANDS PRIX 2007 DE RELATIO: Angela Merkel, Maud de Boer-Buquicchio, Dick Marty

Nous l'avions annoncé.... Les résultats sont tombés! 80005a9fe262a28bb8aa70ac5d90c83d.jpgAvec la période des fêtes et la fin de l’année arrive l’heure des bilans et de ces « hit-parades » en tous genres que l’on appelle les « prix » ou les « personnalités de l’année », ou  les « événements de l’année ».Une tradition qui a bien des vertus, avec tous les vices d’arbitrages parfois arbitraires. L’an dernier, RELATIO avait consacré « Européen de l’année » Álvaro Gil-Robles, premier Commissaire européen aux droits de l’homme,  parce qu’il avait donné durant son mandat une importance et une influence considérable à ce poste assuré aujourd’hui par Thomas Hammarberg.Cette année, RELATIO décerne plusieurs prix ...

4e4c6420a7dff590e1ed0d12b50a7ebe.jpg

 « L’Européen de l’année » :

 Mme Angela Merkel

Inutile d’insister : le choix s’impose. Comme pour les jurés du Prix Charlemagne ou, en Allemagne de "L'Homme politique de l'Année", ou,au niveau mondial, de FORBES. A tous points de vue, Angela Merkel s'est imposée à nous naturellement et très nettement.. Quelle belle présidence de l’Union ! Quel sérieux ! Quelle cohérence ! Et quelle personnalité, aux antipodes des artifices des champions de la com’ qui semblent avoir le vent en poupe ailleurs en jouant la pipolisation et les cartes du fric et de la frime. En plus, elle sait, au niveau européen, jouer « collectif » tout en défendant avec excellence  ses intérêts nationaux.Merci Madame. très respectueusement. Vous êtes déja dans la liste des "Grands Européens", des continuateurs des "Pères" d'une oeuvre qui reste à pourquivre, "pas à pas"...ou un peu vite. le monde buoge plus rapidement que notre continent!

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

UNE FICHE SUR ANGELA MERKEL >>>>>

 

cb395cb96aa2381619d7bcaee2a6241a.jpg

Le « Prix Strasbourg » de Relatio :

Maud de Boer-Buquicchio

Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. C’est elle qui incarne le mieux et sert me plus efficacement les valeurs de cette « Europe de Strasbourg » qui met la dignité humaine au cœur de toutes les préoccupations. Hyperactive non pour paraître mais pour faire. Une croisée des droits de l’homme, cette militante efficace, cette combattante courageuse, cette humaniste sans concession. Elle conduit avec ses moyens  de vraies guerres contre les inégalités, les racismes et l’antisémitisme, les discriminations en tous genres, le non-respect des droits des minorités (les Roms, par exemple), les violences faites aux femmes et aux enfants et les évolutions liberticides de nos sociétés… Une grande Dame, Mme de Boer-Buquicchio.

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>

LA BIO >>>>

f6f58eb482f2995d727970d61b16734f.jpg

La révélation européenne

de l’année : Dick Marty.

Ce sénateur suisse a fait un travail d’enquête, a conduit des investigations, et a su résister à toutes les pressions pour mener à bien plusieurs rapports décidés par l’Assemblée du Conseil de l’Europe après les allégations uo les révelations du Washington Post et l'ONG Human Rights Watch, sur l'existence de centre secrets de détention de la CIA dans des Etats membres du Conseil de l'Europe. Son travail n’est pas encore terminé. Mais d’ores et déjà Dick Marty illustre le pouvoir d’influence que des Parlementaires peuvent avoir quand ils prennent au sérieux leur rôle de membre de l’Assemblée de l’organisation paneuropéenne. Qu’il soit ici honoré et remercié.

PRIX DES DROITS DE L'HOMME >>>>>>

SUR RELATIO >>>>>>   ET   >>>>>>>>>>

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>

Europe: Dany-Robert Dufour sacré "écrivain de l'année" par RELATIO

87b334d07f2eb049a2e48cf597b5ff40.jpg

L’écrivain européen de l’année :

Dany-Robert Dufour

Les professionnels de l’Europe seront sans doute surpris : la dimension européenne n’est pas le premier souci de ce philosophe-écrivain, professeur à Paris VII  qui n’a ni l’audience ni la notoriété que ses essais devraient lui valoir. Ce spécialiste du langage et de l’éducation offre dans le « Divin marché » (publié chez Denoel) une série de clefs pour mieux comprendre cette crise mentale, cette désorientation politique  et cette dérégulation morale qui sévit en Europe et mine la construction européenne en raison non du « libéralisme », mais d’une libéralisme défiguré et d’un hypercapitalisme qui font de la production de richesses une fin et non un moyen… Nous reviendrons prochainement sur RELATIO sur cet ouvrage, remarquablement construit et écrit, qui fait suite à deux essais qui restent à relire ou à découvrir : l’Art de réduire les têtes (2003) et On achève bien les hommes (2005).

UNE NOTE SUR DANY-ROBERT DUFOUR >>>>>>>>>>

DANY-ROBERT DUFOUR SUR AMAZON >>>>>>

c3fab140cfce97121626725bb2a8bf93.jpg

LIVRES: LE PRIX 2007 DE RELATIO, L'EUROPE EN REVUE

Le livre européen de l’année :

Lettres européennes

Manuel d'histoire de la littérature européenne Annick Benoit-Dusausoy, Guy Fontaine Editions de Boek université) Un ouvrage qui manquait. Et qui est remarquablement fait. Lettres Européennes, c’est le premier manuel d'histoire de la littérature européenne.  Plus de deux cents universitaires de toute l’Europe ont collaboré à  cet ouvrage collectif qui a une ambition pédagogique noble et qui atteint son but :  il est  légitime et nécessaire, pour les 800 millions de citoyens européens, de connaître les racines, l’histoire, l’actualité de la production littéraire de l’Europe qu’ils habitent. La citoyenneté se forge sur une conscience qui se nourrit de l’écrit, au-delà des difficultés des traductions et des clivages entre tradition et modernité.

f16462d1a3a0f1b63a88f6ec8a080ea9.jpg

Aux contributions sur les héritages antique, biblique, celtique ou arabo-andalou, qui ouvrent le livre, répond le chapitre « Figures contemporaines » : 46 notices sont consacrées à 46 auteurs contemporains vivant et écrivant la littérature d’aujourd’hui dans le continent européen.

Dialectique du connu et de l’inconnu, imbrications de l’Histoire dans des histoires, littérature de témoignage ou de fiction : l’Europe qui s’écrit aujourd’hui est en consonance avec la tradition de circulation des êtres, des livres et des idées, caractéristique de la genèse culturelle de notre continent. Bravo à eux ! Puisse cet ouvrage être le premier d’une série… L’Europe est une entité culturelle. Pour s’y reconnaître, il faut mieux la connaître.

L'ARTICLE DE RELATIO, par Daniel RIOT >>>>>>>>>>>>

SUR AMAZON >>>>>>

LEurope: Le palmars 207 de RELATIO: Une campagne et une inititive primées

La campagne européenne de l’année :

Egalité des chances pour tous

Quel plus thème de campagne européenne ? SOS inégalités : l’urgence est là ! 2007, Année européenne de l’égalité des chances pour tous. Lancée par la  Commission européenne en concertation avec le Conseil de l’Europe et avec les pays membres de l’Union , cette « Année » vise à  soutenir la lutte contre toutes les formes de discrimination, qu’elles soient liées à l’origine, aux croyances, au genre, à l’âge, au handicap ou encore à l’orientation sexuelle de ceux qui les subissent. Une campagne de sensibilisation et d’information a été menée tout au long de l’année 2007, auprès du grand public, autour de 4 grands thèmes : l’égalité des droits et le droit à la non discrimination, la représentation des minorités sous représentées, la reconnaissance de la diversité, l’importance des valeurs de respect et de tolérance. Constat : c’est bien. Mais 2007 s’achève et la lutte contre toutes les discrimination ne doit pas seulement continuer mais s’intensifier….sur  plusieurs années, et à tous les niveaux !

EN SAVOIR PLUS >>>>>>>

9f05fe981509f9bf9c0d9d05320914f5.jpg

L’initiative européenne de l’année :

Tomorrow's Europe

En cette année du 50e anniversaire du Traité de Rome, alors que les discussions sur un nouveau Traité vont aboutir, l’implication des citoyens demeure plus que jamais essentielle pour l’avenir de la démocratie européenne. L’un des principaux défis à relever au second semestre 2007, dans le contexte de la relance des discussions intergouvernementales et en amont de l’élection du Parlement européen en 2009, a été de démontrer qu’il existe une ligne de communication claire, effective, entre les citoyens européens et les décideurs, par delà les frontières. Tomorrow’s Europe permettra un lien direct entre citoyens et responsables politiques. Grâce à la méthodologie du Sondage Délibératif, cette initiative a été :
 Réellement représentative, à travers un sondage mené par TNS auprès d’un échantillon de la population des 27 Etats membres de l’UE, portant sur des thèmes clefs de l’avenir de l’Europe, en particulier ses dimensions économiques et sociales.
 Réellement participative et transnationale. Elle a réuni en effet dans un second temps un sous-ensemble aléatoire de plusieurs centaines de citoyens de tous milieux sociaux. Ceux-ci ont reçu une information sur les thèmes abordés, couvrant un éventail d’opinions politiques le plus diversifié possible, vérifié par un panel indépendant de responsables politiques.
 Réellement rigoureuse et scientifique. Un sondage final a évalué les opinions des citoyens participant à la délibération après que ceux-ci aient échangé entre eux, reçu une information équilibrée et dialogué avec des experts des thèmes abordés.

Opération réussie ! L’initiative de l’année de RELATIO récompense NOTRE EUROPE

Voir le site de TOMORROW EUROPE

VOIR LE SITE DE NOTRE EUROPE >>>

9d76378451986ad96f81e11536b11181.jpg

Le prix Média 2007 de Relatio : Zoom Europa d’Arte

Ce palmarès 2007 de RELATIO serait incomplet sans  un salut très confraternel à Arte, plus précisément à l’équipe de ZOOM EUROPA. Enfin une bonne émission hebdomadaire sur l’Europe à la télévision à une heure de bonne écoute (tous les mercredi à 21h30)  réalisée avec talents et moyens. Zoom Europa veut montrer l’Europe dans toute sa diversité, sans concession pour les institutions et au plus près des gens, quitte à bousculer les idées reçues. Objectif atteint. A découvrir sur Arte Plus 7 si vous ne connaissez pas. Supplique à ARTE : que cette émission vive longtemps avec les moyens indispensables au but poursuivi. Vivre l’Europe, c’est d’abord mieux connaître et faire connaître les Européens. A quand cette émission en prime time sur au moins une des chaînes de France Télévision ?

VOIR LE SITE DE ZOOM EUROPA >>>>>>>>>>

4b7215eddaac02a663261a822def9952.jpg

RAPPEL RELATIO A DECERNE AUSSI DES COURONNES D'EPINES >>>>>>>>>>>>

L'EUROPE EN CRISE: Les diagnostics de Jean-Louis BOURLANGES

Lettre personnelle mais  ouverte à un maître en réflexions (et un ami de 20 ans),

par Daniel RIOT 

Salut, Jean-Louis. Et merci. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur l’Europe et sur d’autres sujets. Nous  sommes encore en  désaccord sur quelques analyses de la crise actuelle de la construction européenne. Mais nos dialogues de ces dernières années resteront pour moi des moments lumineux. De ces instants qui, au-delà d’une convivialité saine que seuls des liens d’estime et d’amitié peuvent enfanter, donnent consistance à l’existence.

Tes éclairages me manqueront. Comme ton sens des formules bien trempées, tes citations pertinentes, tes références historiques et littéraires opportunes. Et cet art de parler sérieusement de choses sérieuses sans que tu te prennes au sérieux…

633db8fb78efa1feb76c2a88f72f18f4.jpg

Après 18 années de Parlement européen, Jean-Louis Bourlanges rend son tablier d’artisan de l’union européenne.

L’auteur de « Le diable est-il européen ?» avait déjà renoncé à la Présidence de la commission des libertés et de la justice du Parlement, si essentielle pour que l’union ne soit pas qu’un Marché. Pour des raisons familiales personnelles

Il s’était séparé de Bayrou, dans la douleur, après le premier tour des Présidentielles. Une fracture mal cicatrisée. Il garde une dent contre le « gaullo-mysticisme » du Béarnais qu’il a comparé au Méphisto de Goethe : Pour lui, Bayrou fait  chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». "Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage ! "

Du coup, Bourlanges   se retrouve sans port d’attache digne de ce nom pour ses convictions et ses engagements :  « Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés », dit-il la rage au ventre  «  François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ? ».

Cette dernière phrase est extraite d’une ITW que Jean-Louis Bourlange donne dans le Monde daté du 2 décembre, jour même du baptême officiel du MoDem. Cette ITW vaut lecture et réflexions, car il y explique non les raisons de se « retraite » d’euro-député mais la tristesse personnelle (et le pessimisme) que lui inspirent les évolutions d’une Europe devenue « faiblement exaltante »

« J'ai vécu au Parlement européen des moments très intenses. Nous avons eu le sentiment de contribuer à l'émergence d'un objet politique inédit, voire révolutionnaire. Un objet capable de permettre aux Etats nationaux constitutifs de l'Europe historique de répondre solidairement aux défis de la globalisation.

Mais la phase historique qui va de la reconstitution du couple franco-allemand grâce à Valéry Giscard d'Estaing et à Helmut Schmidt jusqu'à la création de l'euro, dernière manifestation de la créativité franco-allemande, a pris fin quelque part entre la guerre d'Irak, l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, les criailleries budgétaires et un élargissement bâclé.

Aujourd'hui, l'Europe n'est plus en crise grâce au traité de Lisbonne. Elle a atteint un palier et elle continuera de fonctionner cahin-caha sans développement institutionnel et politique majeur pour au moins une quinzaine d'années. Elle va connaître ce que Keynes appelle un équilibre de sous-emploi. C'est faiblement exaltant. »

Pire : « Le nombre des membres, l'hétérogénéité des économies et des sociétés, le réveil des identitarismes et l'absence de menace extérieure forte et spécifique rendent extrêmement difficile tout progrès important. Le Parlement, comme d'ailleurs la Commission, a peu à peu cessé d'être le laboratoire d'une volonté commune pour devenir un simple lieu d'arbitrage entre intérêts nationaux, un double du Conseil. Du coup, il n'y a plus de moteur dans l'avion. »

 

Plus de moteur et pas de pilote. Pas d’aile, non plus. Alors ? Non, Jean-Louis, tout n’est pas si noir. Il ne faut ni idéaliser le passé ni ne voir que des horizons bouchés. Depuis 1950, l’Europe n’avance que « pas à pas », comme Schuman l’avait prévu, d’ailleurs. Avec quelques bonds en avant et quelques reculades. Mais elle avance. Où tu as raison, Jean-Louis, c’est sur deux diagnostics peu contestables

1)      C’est l’Europe à l’anglo-saxonne qui a le plus progressée. Et cela s’est fait au détriment de l’Europe à la Monnet. « La liberté des échanges et la concurrence non faussée, si utiles soient-elles, ne suffisent pas. Les politiques publiques, c'est autre chose ! »

2)      La valeur ajoutée européenne est restée trop faible. « Contrairement à une légende tenace, 90 % des politiques et 98 % des financements restent nationaux. Qu'il s'agisse de l'éducation et de la recherche, du droit du travail et de la protection sociale, de l'organisation administrative des territoires, de la justice et de la police, de la défense et de la politique étrangère et même, malgré Maastricht, des politiques budgétaires et fiscales, l'essentiel du pouvoir reste dans les Etats. Dans ces domaines, l'Europe fait semblant. Semblant d'être une solution aux yeux de ses promoteurs et, à l'inverse, d'être une menace aux yeux de ses adversaires qui lui attribuent abusivement la responsabilité de tous les bouleversements économiques, financiers, sociaux et culturels qui procèdent de la mondialisation. » (…)

Dès lors que les Etats se sont arrangés pour garder dans leurs escarcelles l'essentiel des responsabilités politiques, ils ne peuvent envisager d'action commune que sous la forme d'une coopération classique entre gouvernements. Or celle-ci est incapable de donner naissance à des politiques traduisant une véritable ambition. Regardez le processus de Lisbonne en 2000 : on a défini des objectifs mirifiques qui devaient faire de l'Europe la puissance économique la plus compétitive du monde, et il n'en est pratiquement rien sorti puisque la réalisation de ces objectifs reposait exclusivement sur la capacité de chaque Etat à faire le travail chez lui. La valeur européenne ajoutée était quasiment nulle

Je suis un peu moins d’accord sur les « institutions surdimensionnées » de l’Union européenne. La Commission n’est pas contrairement à ce qui est di trop souvent un exécutif, un « gouvernement supranational ». Elle est gardienne des traités et « exécutante ». Nuance. C’est une tête politique qui manque à l’Union. En cela elle est « sousdimensionnée ». Là est d’abord son inachèvement… Mais cela peut et doit venir et dans cette Union « qui n’aime pas la politique », le Parlement européen, contrairement à tes dires de militant légitimement fatigué ne fait pas « figure de porte-avions condamné à faire des ronds dans l'eau ».

De même (vieille controverse !), je ne suis pas, contrairement à toi, de ceux  «qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe ». La Pax Americana n’aurait pas aboutit à la paix durable infra-européenne que nous connaissons sans le courage des pères fondateurs et de peurs succeseurs qui ont osé imposer leur vision d’un continent uni comme il était rêvé depuis des siècles. Leur vision s’est heurtée encore plus aux corporatismes nationaux qu’aux nationalismes. Les Américains ont arrêté la guerre. Mais la paix, elle est œuvre européenne. Notre vrai malheur vient du fait que, selon la formule de Pierre Legendre, « Hitler a été vaincu par les armes et non par les arguments »… Ce qui fait que notre véritable ennemi est toujours en Nous. Cet ennemi, c’est la Bête de Brecht, et « l’esprit pantoufle » qui accompagne l’individualisme galopant actuel….

Je te rejoins en revanche sur deux autres points essentiels :

1)      L’Europe ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Or, tu le dis justement :   « Ce que les Européens ne font pas pour eux-mêmes, personne ne le fera à leur place. Nous sommes, avec les Etats-Unis, les héritiers d'une civilisation et d'une culture originale et précieuse. Nous avons depuis un demi-siècle laissé les Américains défendre cet héritage commun. Aujourd'hui, les héritiers sont profondément divisés, incapables d'agir ici et incapables de réussir là-bas. L'Europe est wilsonienne, l'Amérique bismarckienne, et l'une comme l'autre sont tenues en échec.

L'idée que cette double impotence puisse être sans conséquence pour l'avenir du monde en général, et occidental en particulier, suppose une bonne dose d'inconscience. Il est essentiel que les Américains prennent conscience des limites de la puissance étatique dans le monde postwestphalien qui est le nôtre et que, à l'inverse, les Européens renouent avec l'idée qu'il n'y a pas de politique qui vaille si elle n'est pas étayée par un rapport de forces durement établi et chèrement maintenu. »

2)      Les phénomènes de fragmentations étatiques observables aujourd’hui, en Belgique notamment, mais pas seulement, sont moins dus à l'Union européenne qui « apporte à des entités infra-étatiques la possibilité d'une sécession sans risque. », mais ils traduisent « la crise des grands systèmes idéologiques et des solidarités qu'ils généraient »  Ce  «  foisonnement identitariste » est effectivement. « le même mouvement de refus du partage nécessaire à toute vie collective organisée qui fracasse les Etats nationaux et paralyse l'Union européenne »

3)      Sur Sarkozy (pour qui je n’ai pas voté, contrairement à toi), je suis comme toi, « Je suis partagé entre l'admiration et l'inquiétude. Admiration de voir l'efficacité et la rapidité avec lesquelles le président français a contribué à sortir l'Union de sa crise et à réinstaller la France au coeur de la construction européenne. Inquiétude en revanche devant la désinvolture avec laquelle on aborde les questions budgétaire et monétaire et celle du respect de nos engagements envers nos partenaires ».

Oui, « le paquet fiscal de l'été dernier est le péché originel de la politique européenne du nouveau président ».

Oui, « l'Union n'est pas un prolongement du jardin à la française et il ne suffit pas à la France de dire ce qu'elle veut pour que ce soit la volonté de tous ».

Et tu as raison de lancer une sorte d’avertissement : « Je ne voudrais pas qu'on se fasse trop d'illusions sur les possibilités réelles de la présidence française. Le président de l'Union n'est pas le cocher de l'Europe. Il en est tout au plus l'honnête courtier. Il a les bras chargés des enfants des autres et ses propres enfants ne verront le jour que longtemps après sa présidence. Comme disait Berlusconi lors de son étrange discours devant le Parlement européen : "Six mois, c'est vite passé."… L'Union n'atteint à la décision qu'après une longue période d'infusion. L'étoile européenne de Nicolas Sarkozy se perdra s'il se refuse à jouer avec le temps ».

Mon Cher Jean-Louis, tu quittes le parlement européen, mais je suis certain que tu continueras à éclairer le chemin de ceux qui prennent ton relais d’artisan de l’Europe en faisant entendre ta voix d’artiste des analyses politiques sur France culture et ailleurs. Les éclaireurs restent des éclaireurs. Et les Européens ont plus que jamais besoin de tes lumineuses analyses.

Daniel RIOT

01/12/2007

La Russie aux urnes: La « démocratie Potenkine », par Daniel RIOT

EDITO RELATIO-Les élections russes invitent à reposer une question-clef : la démocratie,  c’est quoi ? Un système de sélection des élites ? Dans ce cas le mot de Churchill conserve toute sa pertinence : « C’est le pire des système à l’exception de tous les autres ». Une grille de valeurs qui prennent du sens grâce à un Etat de droit qui respecte les Droits de l’Homme, donc les principes d’ « égale dignité » et de respect de la Personne  dans  la recherche de  la conciliation entre les intérêts particuliers et l’intérêt général (qui est plus que la somme des précédents) ? Dans ce cas, ne parlons pas de « démocratie » en termes générique : chaque démocratie se doit d’être qualifiée en fonction de ses propres spécificités.

Une démocratie, la France ? Bien sûr, mais en rien exemplaire. Oligarchie masquée, doxocratie développpée, technocratie non maîtrisée… Les normes du Conseil de l’Europe, que la France respecte plus formellement que réellement, constituent des critères  irremplaçables mais insuffisants. Elles sont plus des filets de sécurité et des poteaux indicateurs pour une perfectibilité possible que des prix de bonne conduite. Alors que dire de cette Russie qui dans l’ère soviétique osait s’autoproclamée « démocratie populaire » et qui aujourd’hui souscrit comme 46 autres pays aux « normes » du Conseil de l’Europe sans les prendre à la lettre et sans en respecter l’esprit…

Imagine-t-on une démocratie par définition « pluraliste » être dominée par un parti unique (ou presque) ? La dizaine de partis en lice, fantaisistes pour la plupart, n’ont pour fonction que de se discréditer les uns les autres et faire croire qu’il s’agit d’élections… pluralistes, ouvertes  et dignes. Et le vainqueur est désigné d’avance.

Qualifie-t-on de « démocratie » un pays gouverné d’une façon despotique. Même éclairé et soucieux de respecter les apparences, un despote reste un despote.

Qualifie-t-on de « démocratie » un grand pays  où le Président de  la commission électorale chargée de veiller à la régularité du scrutin s’avoue publiquement partisan d’une…monarchie et ne manque pas une occasion de faire l’éloge de son ancien patron (Vladimir Poutine) et de soutenir le chef de l’Etat candidat pour un siège de député qu’il n’occupera jamais…

On comprend les cris d’alarmes et les appels au secours de Kasparov…

On est sidéré en lisant dans un article de Lorraine Millot de Libération que l’ancien politique d’Elstine, Georgi Satarov affirme : «Cette campagne est une farce intégrale» (…) L’administration présidentielle a envoyé à tous les gouverneurs des consignes disant combien de pourcentages de votes ils doivent assurer au parti Russie unie. Dans certaines régions, le FSB (les services secrets, successeurs du KGB) a même convoqué les gouverneurs pour les prévenir que si les scores requis ne sont pas atteints, ils seront non seulement destitués mais aussi poursuivis en justice pour affaires de corruption.»

Le (courageux) journaliste Leonid Radzikhovski commente le scrutin de ce week-end en se référant à une phrase de Gogol en …1834. «Tout respire ici le mensonge surtout le soir tandis que le démon lui-même allume sa lampe et éclaire hommes et choses, qui revêtent alors un aspect illusoire et trompeur.»

Mascarade, comédie, feux de rôles : une démocratie illusoire. Une démocratie Potemkine ! Comme les villages aux façades trompeuses que le prince Grigori Alexandrovitch installait pour que Catherine II, sa tsarine bien aimée, ne voie pas la misère où son peuple croupissait.

Bien des esprits se réclamant de « l’objectivité »,  mettent en avant la croissance exceptionnelle de l’économie russe, le retour de la Russie comme « puissance mondiale », la fin des humiliations nationales du « grand peuple russe », les mille et une qualité d’Homme d’Etat de Poutine, l’exigence de réalisme qu’impose Moscou et …le poids d’une Histoire russe étrangère à la notion même de « démocratie »    pour excuser ces « imperfections » poutiniennes de l’application des engagements pris par la Russie en entrant dans  la « famille » du Conseil de l’Europe. La théorie des climats appliquée aux civilisations…

Il est sûr qu’on « ne pisse pas contre le vent » et qu’il est stupide de vouloir faire du patin sur les lacs en été : « Si tu  peux changer les choses, fais le. Si tu ne peux pas tais-toi ! »… Les relations internationales sont fondées sur ce réalisme qui flirte si souvent avec le cynisme et en matière de démocratie tous les donneurs de leçons devraient d’abord balayer devant leur porte (et surtout derrière). Mais où passent les lignes rouges, ces limites de l’inacceptable ? Si Poutine était l’homme d’Etat aux qualités incontestables si vantées, et s’il était l’homme providentiel pour cette puissance riche d’un avenir radieux, aurait-il aussi peur d’une presse libre, d’une opposition non muselée, d’une liberté d’expression non bâillonnée ? Eprouverait-il autant le besoin de renouer avec les fantasmes et les méthodes du KGB qu’il a si bien servi et qui l’a tant formé ?  Et craindrait-il à ce point les observateurs « étrangers », de l’OSCE et du Conseil de l’Europe notamment, pour le scrutin de ce dimanche ?

« Il a une peur terrible d’une révolution Orange », disent de bons experts en faisant référence au rôle joué par les ONG et la « sociéte civile » en Ukraine en novembre 2004.Il a peur, aussi,  des irruptions de bien des volcans « régionaux »… Il a peur surtout, sans doute, d’une de ces explosions sociales que la croissance fantastique des inégalités peut déclencher (presque)  mécaniquement.

Les « nouveaux riches », les « milliardaires russes », les bénéfices colossaux d’une minorité de profiteurs de l’économie (visible et …souterraine), la manne des hydrocarbures et du dynamisme du complexe militaro-industriel ne font pas oublier que, dans ce deuxième exportateur mondial de pétrole, entre 30 et 35 % des 144 millions de Russes vivent dans la misère…

Cette misère là, aucun « village potemkine » ne peut la cacher ! Alors, Poutine se protège par le piétinement  des libertés et des droits politiques : « la Nation » s’en accommode et les  « partenaires  étrangers », eux-mêmes pris à la gorge par une maladie économico-sociale chronique, font passer les droits de l’homme et les exigences démocratiques bien après le droits aux affaires et  les impératifs économico-stratégiques.

Daniel RIOT

STRASBOURG malade de sa vie nocture...

QUELLE(S) VIE (S) LA NUIT? Sortie, détente, repos, loisirs, SECURITE....STRASBOURG LA NUIT : UNE AMBIANCE A REINVENTER ?

Deux "Cafés démocrates" mardi 4 décembre

08a10c3a492c1e5e73805d29daff9dd1.png « Strasbourg la nuit » ? Plus qu’un problème : une série de problèmes. Trop calmes les nuits strasbourgeoises? Trop agitées? Pas assez sûres? En schématisant, quatre  problématiques sont posées d’une façon de plus en plus aiguë vu l’évolution des mœurs et la diversification des modes et des rythmes de vie :

- Les usagers de la nuit : ceux qui fréquentent cafés, restaurant, boites de nuit

- Ceux qui travaillent la nuit : ceux qui font vivre ces lieux

- Ceux qui assurent la sécurité la nuit : police, médecine urgence, taxis

- Ceux qui dorment la nuit et qui veulent pouvoir bien dormir.

 Cela ne se règle pas bien par décret. De vastes débats doivent être engagés. « STRASBOURG JE T’M », l’association de soutien à Chantal Cutajar organise, en lever de rideau d’une « Conférence de citoyens » en préparation,  trois cafés démocrates :

*Les deux premiers se dérouleront le mardi 4 décembre

-de 19h00 à 21h00 (rencontre avec les Strasbourgeois) à l'Académie de la Bière 17 rue Adolphe Seyboth 67000 Strasbourg (au sous sol)

- de 22h00 à 24h00 à la Piscine (ancien Bouchon, rue Sainte Catherine) avec les usagers de la nuit et ceux qui font vivre les lieux 

*Un troisième café démocrate est programmé pour le Mercredi 12 décembre dans un lieu qui sera communiqué ultérieurement et spécialement à l’attention des  acteurs de la sécurité la nuit

Le débat commence et continuera sur :

Strasbourg je t’M 

Le Forum « Strasbourg 2008 : Et si j’étais maire ? »

Strasbourg Culture Je T’M

Le Blog politique de Chantal CUTAJAR

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu