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02/10/2007

De l’usage du fauteuil roulant en politique...

 ...ou comment un débat de fond lancé par les dna est détourné par des prétentions politiciennes mal « communiquées »

Ma petite chronique strasbourgeoise

J’ai longtemps hésité à publier cette note : il est des questions qui fâchent vraiment sans que l’on puisse  s’en consoler par quelques traits d’ironie, d’humour ou de dérision…. Il est des personnes que l’on ne critique pas sans scrupule.  Et il est des sujets pour lesquels l’intelligence de la lecture compte plus que celle de l’écriture : la qualité d’un « message » dépend aussi des qualités des « récepteurs »… Mais je franchis le pas : faire de la « politique d’une autre façon » c’est aussi se montrer exigeants envers ses propres amis politiques.

Le sujet  qui m’inspire ces quelques remarques préliminaires ? Une question simple : Comment un débat intéressant sur un sujet important lancé avec lucidité, pertinence et courage par les dna peut-il être ainsi détourné de son but par l’un de ceux qui aurait dû être le premier à s’en réjouir, et pas seulement par un post de remerciement qui sonne comme une excuse à un post de posture politicienne?

Sous un titre un peu provocateur (et c’est bien), «Accessibilité : Faut-il des élus en fauteuil roulant ? », les dna tentent de lancer un débat (ou plutôt relaient un débat lancé par l’association « Handicap : Agissons ensemble ») avec la participation de l’excellent Michel Krieger qui a été élu municipal.

C’est le type de débat qu’il faut multiplier, en effet. Tant restent grands, en France (et à Strasbourg en particulier), les retards dans l’application des recommandations du Conseil de l’Europe et des suggestions de bien des organismes en la matière…

Je me souviens (privilège de l’âge !) de discussions  avec un adjoint au maire de Strasbourg dans les années 70 sur l’inadaptation des trottoirs  de la Ville : « Mais tu n’y penses pas. Cela reviendrait trop cher !»…

Il en a fallu du temps pour qu’enfin cette métropole de l’Europe accepte de mettre des plans inclinés conformes à ce qui se faisait depuis longtemps dans l’Europe du Nord et à ce que préconisait le Conseil de l’Europe dont on est si fier mais dont on suit si mal les travaux…  De même, je me souviens des discussions interminables au sein de l’Union européenne pour que les ascenseurs neufs soient adaptés aux nécessités les plus évidentes : plus de trois décennies de tractations avant un accord (négocié par Nicole Fontaine, pour être précis).

Juste avant de lire  la note du blog des dna je m’interrogeais avec la mère d’une handicapée sur l’état des immeubles strasbourgeois (anciens et …neufs) en termes d’accessibilité ! Il reste tant à faire. Dans le privé et dans le public ! Et dans ce domaine plus que dans d’autres encore, le décalage entre les promesses électorales et les actions concrètes est si flagrant et si scandaleux qu’il faut effectivement secouer sérieusement le cocotiers des habitudes, des paresses et des hypocrisies…

En cela, le titre provo de la locale des dna pouvait avoir un coté salutaire. Pour les handicapés dans la cité, les gens à mobilité réduite dans la ville, et pour les responsables des collectivités qui doivent développer de nombreux efforts en faveur de celles et de ceux qui ne bénéficient pas de toutes les facilités de mobilité. Ou de perception, ou d’expression,  ou de réflexion, ou d’action, ou de logement, ou de soins, car les « handicapés » ne se réduisent pas  aux « personnes à mobilité réduite »

Mais d’entrée, en fonçant tête baissée dans la colonne « « commentaire » avec cette soif de « communiquer » devenue maladive chez les politiciens apprentis ou avertis, un « homme à fauteuil »  a faussé l’objet même du forum. Dommage.

Marc Merger  (puisqu’il s’agit de lui, sous le pseudo de marc1 et sous sa propre signature) a des ambitions politiques. C’est son droit. Je suis même de ceux qui l’a encouragé à en avoir : il a des qualités incontestables, même si je ne le connais pas suffisamment pour avoir testé celle qui devrait le plus compter si l’on veut vraiment « faire de la politique autrement », cette « honnêteté intellectuelle » bien trop rare.

Mais ambition s’autodétruit souvent en devenant prétention. Et les meilleures des intentions ne font pas de tout rêveur un prétendant à la Présidence de la République… Surtout quand on a l’humeur versatile et l’esprit plus influençable qu’ouvert.

Il ne s’agit là que d’une réflexion générale qui trouve ici, et bien malgré moi, une illustration particulière. Comme celle qui suit d’ailleurs : «l’autodistrimination positive » (teintée d’un exhibitionnisme  impudique) manifestée par Marc1  nous ferait entrer dans une logique communautariste, dans un engrenage de quotas en tout et pour tout et dans des calculs qui feraient oublier que l’intérêt général à servir n’est pas que la somme des intérêts particuliers.

Je suis d’autant plus étonné et attristé par les réflexes de Marc1 que je l’avais apprécié en l’entendant dire et redire  qu’il  ne voulait en aucun cas que son fauteuil roulant soit exploité d’une façon compassionnelle ou autre dans ses engagements politiques. Il a eu même l’air offusqué quand on lui a proposé le plus logiquement du monde de faire sur les questions d’accessibilité et de mobilité en ville des propositions susceptibles d’améliorer les choses. Comme si des expertises faites dans des enceintes de réflexions devenaient moins nobles en se transformant en propositions concrètes, sur le terrain.

Il faut croire  que la perfectibilité de la personne humaine est souvent contrariée par la force de son imperfectibilité intrinsèque…Cela n’est pas nouveau et ne dépend en rien des degrés de la mobilité des uns et des autres. Comme le poids des paroles données, d’ailleurs. Mais il s’agit là d’un autre problème que Marc connaît (déjà) trop bien : celui des ralliements et des reniements, des engagements et des retournements. Des paroles données et reprises, bref, de ce qui fait faire de la politique non « autrement », mais trop classiquement.

Daniel RIOT

28/09/2007

Strasbourg : Les parlementaires de l’UMP avant les Enfoirés dans la « grande » capitale des « grandes » têtes d’affiches !...

... Et le « tandémisme » n’est pas encore à son zénith…

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

Avant-hier, les dna m’avaient fait gentiment sourire. En « Une » (ce n’est pas rien) et en « grand » titre, le « OUI » (massif et franc, comme il va de soi depuis de Gaulle) des usagers des nouvelles lignes du tram. Quelle surprise ! Qui pourrait dire NON ?

Mais quand on prenait le temps de lire un peu le texte, que voyait-on ? Des récriminations en série, comme dans le courrier des lecteurs de la veille d’ailleurs. Logique. Ayant complètement renoncé à la voiture en ville, j’utilise suffisamment le tram pour comprendre bien des insatisfactions (ce qui ne m’empêche pas d’avoir souvent une pensée émue et reconnaissante pour Catherine et Roland qui ont eu le mérite de faire la double révolution du tram et du vélo dans cette ville : j’insiste sur cette paternité par esprit de justice).

Et que vois-je aujourd’hui dans les mêmes dna ? La justification des plaintes et des avertissements lancés par les usagers et les syndicats, malgré le OUI crié de la veille. Il est vrai que, comme l'émotion gouverne nos gouvernants, quelques incidents ont  perturbé l’autosatisfaction « tandémique » strasbourgeoise…

« Tandémique » ? Tiens moi aussi je sombre dans la mode des néologismes…Mais le « tandémisme » peut trouver sa place dans le « Petit Robert » si quelques psycho-sociologues veulent bien décrypter cette pathologie de « l’autosatisfaction affichée à deux en toute circonstance, surtout quand elle n’est pas justifiée ».

Une pathologie « perverse » comme dit Robert Grossmann pour qualifier les raisonnements jugés « politiciens » de ses adversaires au sein du conseil de CUS (si j’en crois encore les dna de ce matin).

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Pardon pour cette parenthèse sémantique…J’en reviens au tram. D’abord, les accidents n’ont pas fait de blessés graves ni de trop gros dégâts. C’est bien. En matière d'accidents, il n'y a pas de risque zéro.Ensuite les retards occasionnés par ces chocs aux carrefours ont au moins un mérite : celui d’avoir une explication. Il en est tant d’autres qui, chaque jour,  sont inexpliqués. Enfin, et surtout, les réactions « tandémiques » de  Dame Fabienne et de Sir  Robert (toujours selon les irremplaçables dna) en Conseil de CUS ne manquent pas de sel.

Le deuxième engueule les employés de la CTS, la première fait la leçon aux automobilistes et aux autres usagers. Les défauts du réseau provoqués par l’empressement « tandémique » de jouer politiquement (donc d’une façon « perverse ») avec les inaugurations programmées ? C’est un signe du « tandémisme » : ce qui ne va pas ou pourrait aller mieux est de la responsabilité des autres…

Puisque je fais un peu de pub, dans cette petite chronique strasbourgeoise, pour les dna, je vais continuer. Deux réactions intéressantes relevées sur le blog de la locale des dna qui illustrent bien cette maladie du « tandémisme » qui se traduit aussi par voir « grand » tout, même ce qui ne l’est pas …

Je les reproduis ici, en regrettant, bien sûr, une fois de plus que leurs auteurs utilisent des pseudos (c’est l’une des plaies des forum sur le net), mais je les comprends :oser critiquer le tandem à visage découvert, c’est défier ceux qui par « tandémisme » ont tendance à se déifier…

>> (signé ecureuil) : « Un "grand" Zénith, après la "grande" verrière et avant la "grande" bibliothèque. Fabienne Keller et Robert Grossmann veulent tout ce qui est le plus "grand". Ils oublient de dire qu’il y a, aussi, la "grande" misère des associations, le "grand" mépris qu’ils ont pour tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, la "grande" solitude de leur pouvoir puisqu’ils dirigent SEULS ville et communauté urbaine. Depuis 2001, il y a une "grande" absente à Strasbourg : la démocratie. »

Alors là… Comment osez-vous « écureuil » ? Pas « démocrate », le tandem ? Ils avaient tellement promis de l’être dans leur programme de 2001… Je m’étonne que Robert Grossmann n’ait pas encore pondu un œuf sous votre commentaire  pour vous traiter comme il conviendrait. Pensez- vous qu’ils ont été élus pourquoi ? Pour faire le jeu de leurs oppositions ? Avez-vous suivi toutes les concertations qu’ils ont orchestrées en tout et pour tout ? Avez-vous vu avec quel tact ils traitent tous ceux qui osent de ne pas être d’accord avec eux ?

La démocratie, ce n’est pas abstrait, vous savez : unis dans la peur l’un de l’autre, réunis par l’obsession du complot, soudés par la peur des trahisons, cimentés par leur haine viscérale de celles et de ceux qui pourraient leur faire de l’ombre, collés l’un à l’autre par défiance de leurs amis et de leurs ennemis, ils sont authentiquement démocrates…entre eux, à huis clos. Il faut qu’une démocratie soit ouverte ou fermée, vivante ou morte, réelle ou formelle. La leur est fermée, morte et formelle, mais elle est…

Désolé « écureuil » : retourner à vos noisettes. Le tandem veille sur la Ville. Le pouvoir, monsieur, ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Ils s’en servent pour faire de « grandes »  choses. Puisqu’ils le disent…

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>>>(signé  oracle131) « Le "marché" des Zéniths en France, c’est à tout casser 5 personnes (la plupart regroupées dans le syndicat "Prodiss") qui le contrôlent ; ce sont plus des chefs d’entreprise de l’industrie culturelle que des "amoureux des arts et des lettres". L’adjoint à la culture et président de la CUS, si prompt à défendre les acteurs et les opérateurs institutionnels de la culture, aurait dû s’interroger en amont sur cette industrie particulière qui est à la musique ce que sont les multiplexes à l’art et essai, des machines à fric qui accélèrent la marchandisation de la culture. Combien de salles intermédiaires (entre "La Grotte" et Artefact) auraient pu voir le jour dans l’agglomération avec l’équivalent de cet investissement ?

Les cultures urbaines, pourtant les plus populaires, n’ont toujours pas leur lieu dédié, la diversité culturelle et l’identité cosmopolite de Strasbourg n’ont toujours pas une Maison des Cultures du Monde, toujours pas de véritable structure de formation et d’accompagnement des musiques actuelles (quelques centres de ressources aux budgets bien limités).

De surcroît, les" heureux élus" vont bénéficier de subventions, c’est comme si on donnait de l’argent public à un consortium qui défie toutes les lois de la concurrence. Quant aux "Enfoirés", tout un chacun est en mesure de constater que cette opération suit les règles du marché en question ; à savoir "recycler" quelques produits médiatiques en mal d’inspiration et d’audimat en s’appuyant sur la générosité populaire.

Drôle de politique culturelle qui magnifie le Zénith comme le point culminant de son ambition au détriment d’une culture vivante, de proximité, seule à même de préserver un lien social suffisamment mis à mal alors que la scène locale est en pleine crise de confiance (économique, professionnelle, esthétique, ...) à quelques rares exceptions. »

C’est long, mais c’est bon, non ? C’est juste surtout… Même si en matière culturelle, personne ne contentera jamais tout le monde. Vous imaginez Malraux, l’idole du « Mérimée de la Robertsau », magnifier ce qui sera sans doute le plus grand mais aussi le dernier Zénith de France ?

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Dieu sait pourquoi, je pense subitement à ce qu’aurait pu et du devenir le « Babel » lancé par l’ami Roger Siffer, qui sait ce que « cultures du Monde » veut dire… Mais c’était un projet de « gauche » et le « tandem » ne savait pas encore que la droite française, sous l’impulsion de Sarko,  allait remplacer  « fermeture » par « ouverture » ! Au fait, un Festival Babel, Bruxelles en a un. mais Bruxelles, c'est Bruxelles, n'est-ce pas? On y fête le 50 Ième anniverasaire du traite de Rome par une expo vraiment européenne qui va attirer plus de deux millions de personnes...EUROPALIA !

Heureusement qu’ils  n’ont pas osé revenir sur le tram et sur le vélo… Et qu'ils ont tenu parole envers Tomi Ungerer.

A l’époque, ils n’auraient jamais subventionné les « Resto du cœur » : ils avaient même refusé de soutenir un Congrès mondial contre la peine de mort, ce combat premier du Conseil de l’Europe. Mais, tout va si vite que les mémoires sont défaillantes… Pas toutes, heureusement !

Enfin, ne nous plaignons pas : ce soir, c’est l’inauguration de MUSICA qui est un vrai Festival (comme ne l’est plus celui de la musique dite classique). Merci à Pierre Pflimlin (qui savait oser… l’audace!) et à ceux qui ont permis à cette manifestation bien organisée et remarquablement animée de s’imposer comme le rendez-vous mondial de la création. A propos de « Musica », on ne se croit pas obliger de parler d’un « grand » Festival…

Mais (j’y pense), Strasbourg la culturelle accueille aujourd’hui une autre « grande » manifestation : les journées parlementaires de l’UMP. Avec un « grand » discours de Fillon et une « grande » mobilisation médiatique. De quoi faire oublier le « petit » budget  et la fin du « grand » état de grâce de l’ère Sarko. L’UPS, l’Union pour Sarkozy, qui a un « tandem » en logo, va cultiver une fois de plus son « tandémisme » aigu et chronique. Un « tandémisme » qui n’a pas encore atteint  son Zénith : il reste tant de « grandes » inaugurations à faire…

L’UMP avant les « Enfoirés » : Strasbourg (« grande ») capitale des « grandes » têtes d’affiche !

Daniel RIOT

22/09/2007

Strasbourg: Chantal Cutajar sur la même longueur d'ondes que Bayrou

Petite chronique ("centrale") strasbourgeoise

Les leçons de Seignosse tirées à Strasbourg : Chantal Cutajar et six acteurs du Forum Démocrate témoignent. Une réunion d’information citoyenne exemplaire.

Ce n’est qu’un hasard. Mais le fait n’est ni sans sens ni sans  portée : Les seuls Strasbourgeois adhérents du Modem qui ont fait le déplacement de Seignosse pour participer au Forum démocrate de François Bayrou organisé sous la direction de Jean-Marie Cavada sont sept membres très actifs de « Strasbourg Je T’M », l’association de soutien à la candidature aux municipales de  Chantal Cutajar.  

Ne me demandez pas pourquoi celles et ceux qui se prétendent UDF ou UDF-Modem tout en partageant les idées et l’opportunisme du Nouveau Centre ou qui espèrent que le MoDem ne sera que la continuation de l’Udf sous une autre forme n’ont pas fait le voyage… Les Landes, c’est loin, il est vrai. Et un week-end dans un VVF, çà ne fait guère « distingué ». C’est plus simple de bavasser, d’intriguer ou de jouer les casseurs de dynamique sur des blogs, dans des bistrots ou ailleurs…

J’en parle d’autant plus librement que moi-même, je n’étais pas à Seignosse. C’est d’ailleurs pour cela que ce matin j’étais l’un de la centaine d’auditeurs qui, au FEC,    ont écouté les compte rendus faits par quelques uns de ces témoins-acteurs du travail effectué dans les ateliers et en séance plénière lors de ce rendez-vous de Seignosse.

L’indépendance dans la clarté

Après des débats conduits avec sérénité, rigueur et esprit d’écoute,  l’Assemblée réunie par Chantal Cutajar a visiblement apprécié les grands axes d’actions dégagés à Seignosse et notamment trois lignes directrices :

1)      L’impérative nécessité que le MoDem soutienne une liste vraiment indépendante de la droite et de la gauche aux prochaines municipales dans les grands villes, donc à Strasbourg et partage pleinement les valeurs et les idées du Mouvement démocrate

2)       La volonté de tenir compte en tout et pour tout de la dimension européenne des problèmes à résoudre et des actions à entreprendre ;

3)      La volonté de mettre en œuvre à tous les niveaux  les idées développées par François Bayrou et Corinne Lepage : lier d’une façon nouvelle l’économie, le social et l’écologie. Cette « économie sociale durable » ou cette « éco-économie sociale » constitue le socle de l’économie sociale de marché qui dépasse les clivages binaires droite-gauche et qui doit être la référence à tous les niveaux (locaux, régionaux, national, européen, international) si l’on veut remettre (ou mettre) « l’Homme au cœur de toute action ».

« Pluralisme et rassemblement »

Dans une courte déclaration, Chantal Cutajar a insisté sur l’importance de la charte des valeurs qui doit servir de Code de bonne conduite au moDem et  mis quelques points sur les « i » notamment face à l’UMP et au PS locaux.

>>Entre le « tandem » et elle, « il n’y a aucun cadavre », mais des divergences de fond qui portent sur les valeurs, sur la nature de la démocratie locale, et sur la manière de diriger la Ville. « Nous rendrons Strasbourg ville Libre aux Strasbourgeois ».

>> Face aux propos tenus récemment dans les dna par un responsable local du PS, elle a redit sa totale indépendance et son refus de toute perspective d’alliance éventuelle soumise à conditions. Un partenariat éventuel, après le deuxième tour, si cela s’avérait nécessaire, se ferait en toute transparence sur la base d’engagements précis. « Nous ne seront les godillots de personne » (…)  « Nous ne nous allierons qu’avec ceux qui acceptent le pluralisme et le rassemblement au-delà des frontières de leur camp »

J’ai rédigé ce compte rendu d’une manière assez factuelle parce que je n’ai vu aucun journaliste dans la salle. Cela  est un constat non un reproche. Alors j’ai essayé de résumer au mieux, en faisant abstraction de mes humeurs. De mes humeurs qui me pousseraient à applaudir ce type d’initiative d’information citoyenne bien menée…

J’ai assisté à une  réunion politique qui ressemble à ce que devraient être toutes les réunions politiques, donc à  mille lieues de celles auxquelles j’ai pu assister ou participer ces derniers temps…Mais n’est pas authentiquement « démocrate » qui veut ! Chantal Cutajar avait raison d’appeler son blog politique, « le jardin de la démocratie ». Etre démocrate n’est pas un état mais une culture, aux deux sens du terme,  un savoir faire, un savoir vivre et savoir améliorer.

Une nouvelle convertie au MoDem  en lice

Nombre de correspondants me demandent ce que je pense de la candidature de Mme Hug-Kalinkova à l’obtention de l’investiture du MoDem comme tête de liste pour les municipales à Strabourg. Merci à eux pour leur curiosité, mais je n’exprime mes opinions que lorsque j’en ai. Et je n’en ai que sur les sujets que je connais.

En l’état, je ne connais guère cette dame autrement que parce que j’ai pu lire sur elle ou d’elle  dans la presse. Mais mon personnalisme intrinsèque me fait croire, jusqu’à confirmation ou preuve du contraire, que cette dermatologue engagée en politique gagne à être connue. J’espère donc avoir l’occasion de la rencontrer prochainement.

 

En attendant, je vois que sa candidature se veut « indépendante », donc qu’elle s’inscrit dans la ligne du MoDem. Cela est plutôt sain. Nous voilà loin des combats d’arrières garde des manipulés de la droite qui voudraient prendre le contrôle du MoDem avec les méthodes de ce Nouveau Centre qui n’est ni nouveau ni central.

"Bonnes feuilles"  et "lettre ouverte"

 Je ne suis surpris que par trois petits détails.

>> Je l’ai entendue dire voilà une dizaine de jour dans une réunion officielle de l’udf qu’elle ne serait pas candidate pour être de liste mais qu’elle ferait tout pour défendre ses idées qui seront bientôt publiées dans un « Livre blanc ».

>> Dans la même réunion, je l’ai entendue répondre NON à une question simple posée par un militant : « Votre groupe municipal d’opposition va-t-il rejoindre le groupe UDF-Modem du  Conseil municipal ?».

>> Elle a réservé aux DNA quelques « bonnes feuilles » de son livre (que je suis en train de lire) et la primeur de la lettre par elle envoyée à Bayrou pour en entrer en lice afin de tenter de devenir tête de liste.

Entre parenthèses, c’est drôle de voir à quel point des militants d’un parti  a priori favorable à la décentralisation sont les premiers à favoriser la centralisation : « Paris décidera » aie-je entendu au moins quinze fois en trois heures dans la bouche  d’un « maître jacques » de « cellule », pardon de section, de l’udf (non encore Modemisé)

Je comprends la première démarche de Mme Kalinkova (qui a donné un coup de sang à  Robert Grossmann). J’ai plus de difficultés à comprendre la seconde, n’ayant pas coutume de publier mon courrier privé dans les journaux (oui, moi aussi j’ai écrit à Bayrou : c’est une info, non ?)

Des Recommandés... non réceptionnés

Il est vrai que Mme Hug-Kalinkova a au moins deux  excuses à faire valoir :

 

·         les « autorités » locales de l’udf  n’ont pas les moyens d’aller retirer les lettres (recommandées) qu’elles devaient recevoir (à leur demande) avant le 31 août de la part des candidats à l’investiture. Terribles, ces problèmes de secrétariat… Après ne vous étonnez pas de ne pas recevoir de réponse… Ils sont une cinquantaine (et non 15 comme je l'ai lu sur un blog riche en imprécisions, en imprécations et en oukases qui n'engagent que son auteur) à voir ainsi leur courrier revenir à eux. Aucune mauvaise volonté: de la négligence!

·         les adhérents direct du Modem ne sont invités que d’une façon très sélective (ou du moins curieuse) aux réunions organisées par les mêmes « autorités » udf. Le département du Bas-Rhin est l’un des rares à ne pas avoir désigné (ou plutôt fait élire) un « représentant Modem » chargé de faire le lien entre les structures udf et les adhérents directs du Modem. Aucune arrière-pensée: pas de pensée du tout.

Que personne ne m’accuse d’avoir ici quelques griefs : je comprends que le MoDem soit un chantier qui perturbe bien des habitudes bureaucratiques dans cette Udf  qui avait réussi l’exploit d’exclure ou de suspendre des gens de ses rangs passés chez l’adversaire en pleine campagne des législatives, sans leur signifier officiellement la sanction qui à eux s’imposait par simple respect du règlement intérieur de cette « Union » si désunie…

Je comprends moins  en revanche  l’obstination de quelques « cadres » udf locaux  de faire exactement les deux bêtises qui,plus que tout (et plus que la pauvre Ségolène) ont fait perdre la  PS aux présidentielles (pas assez pour que Bayrou soir au second tour, hélas !) : concevoir un programme sans savoir qui conduira la liste et organiser des primaires. Il faut croire que les bourdes des uns ne servent pas toujours de leçons aux autres. Localement, le PS au moins a su en tirer quelques enseignements. Même si derrière  Roland Ries, on trouve (dans l’attente des « surprises » annoncées) une liste « voiture balais » pour perdants en quête de revanche et pour apparatchiks en souci de légitimité.

Anciens et modernes : La bataille de Zizanie

Il est donc  vraiment temps que l’UDF se métamorphose, change de peau (et pas seulement d’habits) et d’esprit (pas seulement de nom)… même si cela entraîne quelques clivages entre les «Anciens » (même très jeunes) et les « Modernes ». Cette bataille d’Hernani n’a pas fini de semer la zizanie…entretenue par ceux qu’elle arrange.

Au fait, avez-vous remarqué qu’à Seignosse un tiers des participants venaient de l’udf ou d’un autre parti et deux tiers n’avaient jamais été encartés ? Les « traditionalistes » (qui n’ont rien d’« historiques » contrairement à ce qu’ils revendiquent par sens aigu de l’autodérision sans doute) devraient s’en réjouir. Mais les réflexes de (mauvais) boutiquiers l’emportent sur la réflexion et la vision. Surtout quand ils passent leur temps à faire des calculs …binaires du style : « On perd plus à droite que l’on gagne à gauche ». Comme si le vrai pari de Bayrou ne visait pas à « gagner » des voix qui ne sont ancrées nulle part et qui précisément refusent le choix d’un camp ou le zapping entre deux camps.

Heureusement (et ils sont nombreux autour   de Chantal Cutajar dans « Strasbourg je t’M ») bien des militants Udf ne soutiennent pas Bayrou dans son actuelle stratégie que du bout des lèvres par opportunisme ou à reculons. Ceux-là   ont compris le nouvel état d’esprit qu’impliquent la « résistance » et la « révolution culturelle », donc le pari d’avenir  de Bayrou. C’est d’ailleurs ce qui est encourageant pour les « Démocrates ».

Daniel RIOT

19/09/2007

Strasbourg: Le PS et les municipales...

Petite chronique strasbourgeoise : Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?

Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.

Sur le plan national, dans ce  PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…

Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

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Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par  Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.

Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée  désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou  vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.

Paroles d’apparatchik…

Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local.  Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés  d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…

A  l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

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Yan Wehrling

Les Verts, ces supplétifs…

Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !

>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention  de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion  entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de  la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.

>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre.  « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.

Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?

C’est gentil à vous, monsieur Cahn,   de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain  de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent  que dans le comique involontaire.

La clarté du « centre central »

Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »

Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

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Pierre Henninger

Quand le PS n’est plus « républicain »…

Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation  à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen  « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline,on le sait, ont quitté le PS, en toute clarté,  pour adhérer au moDem pour rester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.  

« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

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Catherine Trautmann

Je connais (et j’apprécie)  trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme »  de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !)  ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence,  c’est autre chose…

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Yveline Moeglen

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront  répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très  surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on  sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.

Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »

Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête »  qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

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Chantal Cutajar et François  Bayrou

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar,  que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.

En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate »? Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates »,  que tout se jouera. Or, pour l’heure,  rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?

Daniel RIOT

16/09/2007

Strasbourg: Ces rumeurs du web qui font des ravages....

"Le combat contre l'antisémitisme, les racismes et les discriminations continuent"

Je reprends ici l'article publié par Chantal Cutajar sur son blog personnel et sur son blog politique à la suite des articles de presse sur les rumeurs éhontées et les désinformations dont elle a été l'objet.

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A propos d'une campagne de dénigrement

La presse s’en est fait l’écho. Sur ce blog politique comme sur mon blog personnel, je me suis abstenue délibérément  de tout commentaire. Ce n’était évidemment pas à moi de nourrir (même indirectement par des démentis) une rumeur sans fondement lancée en janvier dernier, relancée en juin et réactivée en septembre (à la veille de ma rentrée politique annoncée) par des rumeurs de ville reprises sur des blogs.

Cette « affaire » qui n’aurait jamais en être  une vient de se terminer par une déclaration de la Présidente de l’Université Robert Schuman : « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».    Le dossier est donc clos, comme écrivent les DNA.  

J’ai rédigé un communiqué publié dans les DNA : « Mon combat contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme et les discriminations est utile et juste.

Ce combat, je le mènerai partout où je serai. A l’Université, et dans la sphère politique.

Je suis heureuse de la décision prise par la Présidente de l’URS. Je saisirai les instances universitaires afin d’adapter le règlement d’examen aux actions pédagogiques et de solidarité tournées vers la cité et au service de valeurs fondamentales.

J’introduirai une action en diffamation contre quiconque, sans exception, et en quelque lieu que soit, y compris dans l’enceinte du Conseil municipal de Strasbourg, propagerait des informations et des rumeurs portant atteinte à mon honneur, ma réputation et ma probité professionnelle, quelque soit le moyen de diffusion ».

Je m’en tiens là. J’ajouterai seulement trois choses qui me semblent essentielles :

1)     Je suis vraiment désolée que l’honneur des étudiantes et des étudiants qui ont travaillé  beaucoup et bien  dans ces opérations ait été atteints à travers les attaques dont j’ai été l’objet. Il n’y a eu ni « surnotation », ni « surprime », ni « cadeau  bonux pour les fayots » comme j’ai pu le lire. Les points attribués étaient justifiés non par le volontariat mais par la qualité et la quantité du travail fourni et des prestations effectuées. Les travaux qui à mes yeux ne méritaient pas une note d’excellence ont été soit retournés soit retravaillés. En quoi une note d’excellence pour un travail excellent peut-elle être « discriminatoire » ? Chaque étudiant pour cette option a travaillé au moins 135 heures!

2)     Contrairement à ce qui a été dit et écrit, la médiatisation de mon cours au Struthof et de mes cours n’a pas été faite pour faire « mousser » qui que ce soit et surtout pas moi. Je déplore même qu’elle n’ait pas été plus grande cette année : 1000 lycéens ont été concernés par ces cours d’éveil.

3)     J’espère que cette action, menée à Strasbourg et à Marseille, continuera à avoir un effet boule de neige et devienne une opération nationale voire européenne puisqu’elle s’inscrit dans le cadre de campagnes pédagogiques stimulées par le Conseil de l’Europe.(Année de l'égalité des chances , notamment)

Merci à celles et à ceux qui dans cette épreuve (car épreuve, il y a) m’ont soutenue et ont continué à me faire confiance.

Les attaques injustes dont j’ai été l’objet et qui atteignent toutes celles et ceux qui travaillent avec moi pour développer une pédagogie active du droit (il s’agit  surtout et d’abord de cela) me confortent dans ma détermination de continuer à défendre les causes qui me semblent essentielles dans l’application des droits de l’homme. L’antisémitisme, les racismes, les discriminations en tous genres ne sont pas seulement des fautes morales, mais constituent des délits.

Chantal CUTAJAR

LIRE MON MEMO SUR MON INITIATIVEChantal CUTAJAR. DROIT ET DISCRIMINATIONS.doc

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LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>

LE BLOG PERSONNEL DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>

15/09/2007

Strasbourg : Les blogs, une nouvelle donne dans les relations presse-pouvoirs !

L’excellente « webinitiative » de la « locale Strasbourg » des DNA…Quand « Cher Robert », s’en prend à « Cher Denis «  et à « Cher Christian »… Quand Grossmann incite à cet « anonymat » que Sarkozy dénonce…  Où le « localier »ne doit pas être  un « bocalier »… Quand la  devise de « l’ouverture » devient « Qui n’est pas avec nous est contre nous »…

Ma petite chronique strasbourgeoise:Constats locaux de portée générale.Les DNA reviennent ce matin sur la « rumeur des surprimes » dans les notations d’une option crée par Chantal Cutajar dans le cadre de ses activités d’enseignante-chercheur en droit pénal sous la plume de Denis Tricard qui, je tiens à le réécrire, a fait sur ce sujet un travail journalistique remarquable. Sur le fond, comme dans la forme.

Rien n’est plus délicat de faire un article sur une affaire qui n’en est pas une, sur une rumeur lancée, propagée et gonflée par  des manipulateurs (conscients et inconscients) et une (vraie) « intox » transformée en (fausse) info. Surtout par ces « cybercafés du commerce » que sont trop de blogs qui « débloguent »… dans un anonymat exécrable.

Tricard se devait de faire enquête et article puisque l’exploitation politicienne du dénigrement orchestré d’une action noble, novatrice et indispensable  constitue à elle seule un événement. Il l’a bien fait. Avec rigueur. Je souhaite vraiment que de nombreux jeunes journalistes aient les qualités qu’il vient d’afficher. Et ne se laissent pas manger par les dévoreurs de talents et d’énergie si nombreux dans le marres médiatico-politiques.

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Je reviendrai dans une autre note sur ce qui est titré « la contre-attaque de Chantal Cutajar » et qui me vaut bien des courriels en tous genres…Anonymes, sous pseudos,quand ils sont insultants, bien sûr…

Mais, puisque mon propos se rapporte au journalisme (et aux blogs) je tiens à faire une petite remarque de portée locale mais d’intérêt général : j’ai trouvé ridicule et, surtout,  scandaleux le commentaire laissé par Robert Grossmann sur le « blog de journalistes » que l’équipe de la « locale Strasbourg » des DNA vient d’ouvrir avec courage, intelligence et talent.

Sous le prétexte d’une information qu’il juge erronée (mais qu’il confirme en grande partie), ce tenancier d’un blog personnel (que je fréquente avec intérêt), ce Roi-blogueur de la CUS,  se lance dans une attaque en règle contre Denis Tricard et  Christian Bach, traités ouvertement et  entre les lignes, comme un patron de presse digne de ce nom n’oserait traiter ses employés.

Indignes de leur journal de la rue de la Nuée Bleue, les deux « Cher Denis, Cher Christian » ? C’est ce qu’il tente de dire, d’insinuer, ce « Cher Robert »…

Attention : Sarko n’est ni le premier ni le seul à  téléphoner aux actionnaires, ou à faire téléphoner, ne serait-ce que pour jouer du « photoshop » sur une « poignée d’amour »présidentielle…

A l’échelle locale, c’est souvent pire. Plus sournois. Le « localier » (l’accrédité à l’Elysée ou ailleurs en est un !),  doit résister aux tentatives d’être  transformé un « bocalier ». Enfermé dans le bocal des détenteurs du pouvoir (petit ou grand, fictif ou effectif). Ou des opposants d'ailleurs qui savent aussi exceller dans les désinformation.... 

Ce ne sont jamais les pressions qu’il faut condamner. Elles sont logiques. C’est l’art de se doter des moyens de résister aux pressions qu’il faut cultiver. Pour s’assurer liberté et indépendance.

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J’en reviens aux faits, en  citant RG : « Cher Denis Tricard n’écrivez pas n’importe quoi ! Ne ramassez pas n’importe quel ragot, dans n’importe quel blog partisan qui, sous votre plume, acquiert de la crédibilité. » (…) «  Cher Denis, Cher Christian Bach, Si ce blog devait être le blog des ragots, pire, le blog des fausses vérités écrites pour susciter des réactions de la part gens touchés par ces ragots ou fausses vérités, ce serait indigne. Ce n’est pas l’idée que je me fais d’un blog de dialogue moins encore de celui d’un quotidien régional qui a de la crédibilité. N’associez pas alors le nom DNA à ces bruits parfois sans aucun fondement et transcris dans le seul but de provoquer. Ouvrez un blog personnel ou même sous pseudo, ce serait plus conforme. »   

Le journaliste (quand il fait du bon boulot) passe une partie de sa vie à subir  les foudres des politiques. Cela ne date pas d’aujourd’hui, et il faut espérer que cela continuera. Un bon journaliste est un emmerdeur ou n'est pas, pour celui qui rêve de faire ce qui lui plait , sans avoir de comptes à rendre et qui ne voit l'information que sous le nom de "propagande". C'est aussi le  vieille histoire du messager qu’on tue parce que le message déplait… Que Grossmann se défoule sur des gens de presse (ou tente de les intimider ou de les manipuler)  n’a donc rien d’un événement. C’est si fréquent… « Cher Denis, cher Christian », vous en subirez d’autres…

Mais qu’une irritation entraîne le bouillant ancien patron de « l’Union des jeunes pour le progrès »  à donner des leçons de journalisme, à décourager une initiative louable et à inciter les animateurs du « webnews » de la locale des  DNA à se réfugier dans la facilité et la lâcheté des « blogueurs anonymes »,  pire à se cacher derrière des « pseudos », a quelque chose d’amoral. « Incitation à la lâcheté », c’est prévu, çà, dans un Code de mauvaise conduite quelconque?

Allons, allons, « Cher Robert »: pas de cela à un moment où  Sarkozy qui veut « jeter à la poubelle toutes les dénonciations anonymes »…Contrairement à tous les spécialistes de la lutte contre la corruption et l’économie criminelle, je lui donne raison sur ce point, d’ailleurs, à ton ami Nicolas. Et je mène combat contre les masques qui gangrènent le Net en encourageant l’irresponsabilité. Le pseudo (j’en ai et j’en utilise) n’est pas fait pas se cacher, mais pour s’amuser et expérimenter, sourire et tester, jouer et se jouer de,  non pour dire n’importe quoi, n'importe quoi, sur n'importe qui, n'importe comment.

Quel réflexe, Monsieur Grossmann !  « Cher Robert », vous avez trop de qualités intellectuelles  pour (une fois de plus) afficher de tels défauts. Et prôner de telles conduites…

Il est vrai que dans sa longue carrière politicienne, l’ancien « coach » du « jeune Nicolas », a eu l’occasion d’apprendre (et d’enseigner) sur le terrain toutes les astuces de la « politicardise ». Ces astuces qui contribuent tant au discrédit du « monde politique ». Et qui souvent se font sous couvert de l’anonymat ou par marionnettes interposées. C'est la vie...

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Résistez, « Cher Denis », « Cher Christian » avec tous vos coéquipiers ! La « blogosphère » révolutionne les circuits de l’information. Il est bien que vous tentiez d’en tirer leçons et vous vous lanciez dans cette véritable aventure qui consiste à enrichir  le Net, à participer aux entreprises de crédibilisation des blogs de journalistes, à jouer la complémentarité entre les différentes formes d’expression médiatiques, à adapter l’exercice de notre métier aux nouvelles technologies.

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Christian Bach

Le web transforme les conditions de la diffusion des infos et du débat citoyen. Il facilite évidemment les délires, les rumeurs, les campagnes de désinformation. Mais (vielle histoire du couteau !) il a bien des vertus aussi. Il est qualitativement neutre. Tout dépend de l'usage qu'on en fait...

Que la rédaction locale d’un quotidien régional prenne le risque d’assumer les responsabilités que ces nouveaux espaces de liberté impliquent vaut d’être salué, non dénoncé, attaqué, critiqué.Je l'ai fait ici le jour même de son lancement.  Le plus terrible, dans la réaction de « Cher Robert » ce n’est pas la « précision »  qu’il se croit obligé d’apporter par un « J’affirme » qui d’entrée enlève ou atténue la crédibilité du message. C’est qu’il mette en garde, menace et  condamne, dénonce l’entreprise menée en tant que telle.

Résistez et persévérez, « Cher Denis » , « Cher Christian » : L’échec de votre blog ne serait pas le votre, mais celui de ceux qui ont  du débat politique une conception qui même hors du Net ne fait pas honneur aux mots « Agora », « forum » ou…démocratie. Quand on ne supporte aucune contestation ou contrariété au sein du Conseil municipal, on peut difficilement la supporter sur le Net !

Il est vrai que le mouvement d’humeur de Robert Grossmann à votre égard ne vient pas de votre info sur le souci actuel (bien forcé) « d’ouverture » de l’équipe municipale la plus fermée de l’histoire contemporaine de Strasbourg. Tout est dans la dernière phrase du donneur de leçons en journalisme affectueusement surnommé ici et là (sur le web et dans les bons bistrots) « le Malraux de Pourtalès » ou « le Mérimée de la Robertsau ». 

Je cite encore :« Vous avez par ailleurs pris la décision d’accorder votre patronage médiatique aux effusions de madame Kalinkowa. C’est un choix, il vous regarde ! ».

Diable ! Pourquoi cette précision ? Pourquoi cette (fausse) générosité, cette (fausse) tolérance, ce (faux) respect et surtout ces (vrais)  regrets et ces (vrais) griefs ?  Le point d’exclamation final  vaut poing dans la figure sur d’autres terrains…

Là, « Cher Denis, Cher Christian », vous avez commis plus qu’une faute : un crime. De lèse-majesté. D’autant plus que les extraits du livre que vous avez publiés donnent envie de lire cet ouvrage que le tandem et ses amis considèrent comme un outrage. Pourtant, elle semble plus indulgente envers Robert qu’envers Fabienne, cette madame Kalinkowa que personnellement je ne connais pas, bien qu’elle vienne d’adhérer au MoDem.

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Denis Tricard

Vous devriez le savoir, « Cher Denis, Cher Christian », les DNA (même généreuses en espace et même  indulgentes envers les pouvoirs en place, ce qui est logique et normal) n’en feront jamais assez pour  le « tandem »… Quand je pense, comme nombre des lecteurs, aux matins qui fâchent, tant les DNA apparaissent comme le JO du Duo !

Mais pour le pouvoir bicéphale local, c’est la brosse à reluire en permanence, ou rien. Ou l’interrogation sarkozyenne faussement angoissée du « Pourquoi tant de haine ? »

La phrase la plus utilisée par le « tandem » est simple  à retenir : c’est un classique du genre… « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». Nous ne sommes là ni dans les chuchotements, ni dans les rumeurs, ni dans les ragots… Toute la ville le sait, même sans les blogs… C'est l'un de leurs problèmes d'ailleurs. C'est dur de jouer l'ouverture avec un esprit fermé ou renfermé. Sarko est meilleur comédien: c'est sa force!

Daniel RIOT

Strasbourg: pour une "place Jacques Martin" devant France 3 Alsace

Strasbourg ? « Cette ville est le plus beau souvenir de ma vie », a-il dit. Et il le pensait vraiment. Strasbourg ? C’est là qu’il a commencé sa carrière. Et fait ses premières armes à la radio, à la télévision, dans la comédie, dans la chanson, dans ce comique de l’impertinence spirituelle, de la provocation sucrée-salée, du mélange des genres populaire mais jamais vulgaire…

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Après son service militaire, alors jeune marié et sans emploi, ce Lyonnais téléphone à Antoine Bourbon qui lui propose de travailler comme comédien à la radio, puis c'est la rencontre avec Germain Muller, l'Opéra, les soirées au "Broglie", les premières émissions de télévision.... C’est à Strasbourg qu’il s’est fait remarquer par Pierre Tchernia…

Il a quitté l'Alsace en 1964, Mais il gardera Strasbourg au cœur. Que Strasbourg lui garde une trace dans son coeur ! Pour lui, et pour Strasbourg, une « place Jacques Martin » devant France 3 Alsace serait une excellente initiative. Facile à prendre. Et chargé de sens.

N’a-t-il pas, à sa manière, popularisé en français et dans toute la France pour plusieurs générations de Français cet « esprit cabaret » bien alsacien ? Plus alsacien que parisien ou lyonnais

A VOIR SUR FRANCE 3 ALSACE >>>>>>>>>>  

14/09/2007

STRASBOURG: La fausse affaire des "surprimes" à la la fac fait pschitt...

Dossier clos pour Cutajar

« L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ». Tel est le sentiment de Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, sur l'affaire concernant Chantal Cutajar.
Une sanction avait été réclamée par le nouveau doyen de la faculté de droit, Jean-Michel Poughon, à l'encontre de cette enseignante-chercheuse de l'université strasbourgeoise (lire DNA d'hier). La raison ? Chantal Cutajar avait accordé un bonus de 10 points à certains de ses étudiants, volontaires pour une action qu'elle avait initiée et qui consistait à faire prendre conscience aux lycéens des dangers du négationnisme.
Maître de conférence à Robert-Schuman et ancienne numéro trois de la municipalité strasbourgeoise, avec laquelle elle a coupé les ponts, Mme Cutajar brigue la tête de liste UDF-Modem aux prochaines élections dans sa ville.

Ce filet des DNA fait suite à ma note précédente. No Comment, comme on dir sur Euronews. Mais là, il n'y a même pas d'images... Encore une précision tout de même: parler de Bonus fait un peu "cadeau Bonux" C'est insultant pour les étudiants qui ont accompli des travaux d'une très grande qualité, réclamant recherche, temps, réflexions et talents d'expression. C'est comme le terme surnotation qui ne convient en rien à la notation d'un travail qui mérite effectivement rétribution et qui n'est acceptée que s'il conrrespond aux critères qui justifient un 10. Un 10 qui d'ailleurs n'est guère utile: tous les étudiants volontaires pour cette mission pédagogique et civique dans les lycées sont des bons étudiants qui n'ont nul besoin d'une "surprime". Mais "l'innovation pédagogique", comme dit Florence Benoît-Rohmer n'est pas simple dans le conservatisme si caractéristique de certains milieux universitaires. Question au Doyen:ce type d'injustices à l'egard d'une enseignante (et des étudiants concernés) se répare comment? En l'occurence, le droit des victimes n'existe pas puisque c'est non le  droit civil mais les codes de l' incivilité  qui doivent être agités... A quand la "tolérance zéro" pour les allumeurs et les colporteurs de rumeurs? DR

Université: Le Doyen de la fac de droit incite des étudiants à déposer des recours contre les notations d'une enseignante engagée au Modem

Université et politique : Quand le Doyen de la fac de droit de Strasbourg se discrédite en donnant crédit à une désinformation orchestrée contre une de ses collègues

CUTAJAR A LA UNE ! C’est un slogan qu’elle aurait pu prendre pour sa campagne des Législatives dans la première circonscription de Strasbourg, Chantal ! Mais cela ne correspond pas à son style, plus réservé, moins pschitt, moins creux… Cutajar à la « Une » : ce fut dans les DNA d’hier matin ! Bien malgré elle.

Bandeau en Une générale et en Une région ! Avec une photo très bien : l’une des plus réussies d’elle publiée à ce jour dans le journal local. Et avec un texte (je ne plaisante pas) remarquable de Denis Tricard. Sur ce sujet qui n’est en rien une « affaire » mais qui soulève des problèmes délicats, il a su confirmer ses qualités journalistiques. Sérieux de l’enquête et rédaction intéressante.

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(photo DNA)

Je résume pour ceux qui ne savent pas : Mme Cutajar, enseignante-chercheur à l’Université Robert Schuman et …candidate aux prochaines municipales de Strasbourg, est attaquée  à la suite d’une initiative (soutenue par la Région, par le rectorat, par la Présidente de l’université, par la Halde, par la secrétaire générale adjointe du conseil de l’Europe et par ceux qui luttent contre les délits de racisme, d’antisémitisme, de  discriminations et de négationnisme. Le Doyen regrette par voie de presse qu’aucun étudiant n’ait déposé de recours sur ce qu’il appelle des « surnotations » et demande des sanctions contre l’enseignante. La présidente de l’Université ne traduit (évidemment) pas Mme Cutajar devant le conseil de discipline. Mais le mal est fait. La réputation (« c’est ce qui ne dépend pas de nous », disait Aristote) de Mme Cutajar est touchée. Celle de l’université Robert Schuman aussi. Et le Doyen se dédouane en accusant le journaliste d’avoir trahi ses propos…C’est si facile!

Je n’ai pas ici (ce n’est pas de ma compétence) à commenter ce qui est dit ou écrit sur les fautes de vocabulaire commises dans les narrations de cette affaire qui n’en est pas une (« surnotation » sur le volontariat, par exemple !) ou sur la mémoire très sélective du doyen, ou sur tous les détails qui mériteraient des démentis. Mais cet article (qui va en entraîner d’autres ailleurs, c’est la loi du tapage médiatique)   met en relief quelques signes de notre temps  qu’il serait criminel de ma part de ne pas souligner

1° Une rumeur dénuée de tout fondement, partie d’informations fausses, partiales et partielles se répand dans quelques bars (par des faux amis puis par de vrais ennemis politiques de Chantal). Elle est reprise par des blogueurs anonymes qui se voient porteurs de scoops et se sentent chargés d’une mission de Zorro du Rhin. Ce bruit de ville comme il en est tant d’autres à propos de toutes celles et de tous ceux dont « la tête dépasse » dans Strasbourg-Village devient une information « puisque c’est écrit dans le journal ». Relire « La rumeur d’Orléans » d’Edgar Morin ! Ce fut écrire avant le NET, le web, les blogs. Sociologues de l’information, à vos plumes : cette belle étude  est à refaire…

Comme l’a  écrit un lecteur (qui a joué les incendiaires sur son propre blog) dans un commentaire publié sur mon blog-notes, on vit dans une époque,   où l’accusation n’a pas à fournir des preuves du bien fondé de ce qu’elle avance, mais où l’accusée (même à tort ou de rien) doit faire preuve de son innocence… C’est le genre de raisonnement qui peut mener loin. Le stalinisme (comme le fascisme) reste vif dans bien des têtes…

2° En politique, tout est bon… Ce n’est pas nouveau. Et l’exemple vient d’en haut… Chronologie de ce qui est devenue la « rumeur Cutajar » …

Cette rumeur soigneusement gonflée est née à la fin janvier (et non en juin). A la suite d’une note mal attribuée par les services et rectifiée. Avec la signature du Doyen. J’attendais d’ailleurs que cette (fausse) affaire monte à la surface pendant la campagne des législatives. Mais non… Ceux qui auraient pu le faire ne croyaient pas que Chantal ferait l’excellent score qu’elle a fait. Alors, pas de vile attaque qui aurait pu avoir un effet boomerang !

Elle est revenue, cette rumeur,  sur quelques blogs (de droite) dès que la candidature de Chantal aux municipales s’imposait …telle une évidence. Naturellement. N’en déplaisent aux jaloux, aux misogynes, aux drogués de la propagande du « tandem », aux rancuniers et aux rivales, à celles et ceux qui n’ont pas été jugés assez compétents, ou fiables,  pour remplir des fonctions dans l’équipe de Chantal…Eh ! Faire de la « politique autrement », c’est faire preuve d’une exigence qui peut blesser des susceptibilités écorchées.Et alimenter des rancunes et des rancoeurs.    

Cette rumeur réapparaît et court d’abord dans les nids « centristes » (ou plutôt « centreux », comme je me dois de  faire la différence) qui supportent mal les qualités personnelles de Chantal Cutajar, ses chances de réussite,  et son engagement sans faille sur la « ligne Bayrou ». Indépendance et Liberté, non proclamées mais assumées !

Cette rumeur diffamatoire  et infamante a même été évoquée,(avant la publication de l’article des DNA) en pleine réunion de la première section de l’UDF par le Président de séance Jacques Bon (expert en affaires universitaires sans doute ?) avec la spontanéité qu’ont parfois les esprits limités et grossiers (voir ma précédente chronique).

Cela, bien sûr, (j’étais remarquablement placé pour lire sur les visages) pour la plus grande joie de celles et de ceux (minoritaires en la circonstance) qui ne veulent évidemment que du « bien » à Chantal. Les personnalités intègres, courageuses et tenaces se font toujours beaucoup d’ennemis, c’est la vie. Surtout quand elles font de l’ombre à celles et ceux qui se prennent pour des soleils malgré leur esprit en lampe de poche.

Certains, avec cette campagne de désinformation,  ont vite affiché une triple satisfaction, ou plutôt trois satisfactions additionnées :

>>>Celle de (tenter de) démolir une « femme à abattre » du « tandem » UMP qui dirige Strasbourg. Il est vrai qu’elle n’est pas gagnée gagnante par les politiciens locaux, mais c’est elle qui est la mieux placée pour faire tomber le « tandem » aux pneus dégonflés. 

>>>Celle de (tenter de) salir une enseignante-chercheur qui s’est taillée une réputation internationale dans un domaine du droit qui gêne considérablement bien des « milieux » (le droit des affaires et la lutte contre l’économie criminelle, donc la corruption). La jalousie à l’Université, vous connaissez ? Non, il n’y en a pas…Et la haine de ceux qui n’enseignent le droit que pour permettre à des vrais pro de contourner le droit, vous ne connaissez pas ? Oh !Non. Ce serait « juridiquement incorrect » d’en parler…

>>> Celle de (tenter de) blesser une humaniste ou plutôt une personnaliste qui fait croisade (sans arrière pensée politicienne) contre les discriminations, contre tout ce qui nourrit l’antisémitisme, l’islamophobie, les racismes, les discriminations et contre tous ceux (et celles) qu’on nomme les « négationnistes », ceux (et celles) qui nient l’indicible. C’est parce qu’elle avait honte de la passivité des profs de droit (pas seulement de Strasbourg !) devant les propos inadmissibles et révoltants d’un prof lyonnais député européen et responsable du front national que Chantal Cutajar a pris son initiative. Une initiative tout à fait conforme, en plus,  à la volonté de faire bénéficier les lycéens du savoir des étudiants. Plus de 1000 lycéens en ont tiré parti cette année ! Et cette initiative a (ou avait, allez savoir, après les exploits du jour du Doyen !) vocation à devenir nationale. Ce qui serait tout à l’honneur de l’Université Robert Schuman.

Passons. A force de prendre des coups, Chantal se durcit l’épiderme. Elle en devient plus forte. Le « tandem » pendant quelques mois de « cohabitation » lui a appris tout ce qu’il ne faut pas faire quand on veut bien diriger une ville. Les attaques dont elle est l’objet depuis lui ont appris à  résister à la méchanceté, ont renforcé son refus des injustices  et ont dopé son énergie. Du coup, ceux qui l’estimaient l’admirent. A quelque chose malheur est bon.

Elle est de celles et de ceux que la petitesse des médiocres grandit, non de celles et de ceux qui se laissent rapetisser par les petits.

3° Comme me dit une amie enseignante (pas en droit !) :« Nous, les profs et les maîtres de conf’,  nous sommes plutôt inquiets par ce qui arrive à Cutajar… Si la moindre divergence sur une notation ou sur autre chose des enseignants avec leur hiérachie finit dans les DNA, le journal devra créer une nouvelle rubrique. Et si les Doyens se mettent à inciter les étudiants à contester leurs notes, nous ne sommes pas sortis de l’auberge »…

Il est vrai qu’un Doyen qui regrette publiquement l’absence de plainte ou de recours de la part des étudiants est un personnage qui mérite soit une médaille soit une sanction. Tout dépend de l’idée que l’on peut se faire de l’Université. Exprimer un tel regret devant un journaliste (ou au téléphone) revient à une incitation à la délation, non ? Enfin, je ne suis pas juriste, comme ce cher Doyen est sensé l’être.

Si je m’écoutais, à ce stade, je m’interrogerais publiquement sur quelques rumeurs qui traînent en ville sur ses idées et ses engagements politiques, mais je ne peux faire ici (même sous signature identifiable) ce que je dénonce ailleurs…Plus vicieux, encore, je pourrais publiquement lui demander pourquoi il ne se rend compte qu’en juin de faits qu’il connaît et qu’il avait avalisé en janvier. Mais je ne veux aucun mal à ce Doyen. Je lui reproche seulement de donner de son université une image qu’elle ne mérite pas. Et de s’être rendu complice d’une entreprise visant à discréditer une de ses collègue.

On démissionne quand Monsieur le Doyen ? Je me permets de vous poser la question (presque) en direct puisque je viens de recevoir à l’instant, en finissant cet article,  copie du courriel par vous envoyé cet après-midi aux enseignants de votre université où vous traitez de menteur (c’est comme cela que je lis ce que vous avez écrit) le journaliste des DNA.

Géniale, votre mise au point. Vous l’avez envoyée aux DNA, j’espère. Vous devriez écrire à la Présidente pour réclamer contre vous une « sanction plus que symbolique » et réunir pour (contre) vous le « conseil de discipline ». Allez va, je la publie intégralement cette rectification si bien écrite, avec un souci de la grammaire que vos confrères de Marc Bloch apprécieront aussi.

« Madame, Monsieur, Chers Collègues, Dans l’article des DNA du 13 Septembre 2007 intitulé “Certains étudiants surnotés en Droit Pénal” et relatant les problèmes rencontrés précisément à propos de la notation dans cette discipline, il m’est prêté les propos suivants : ” Le Doyen….se désole qu’aucun étudiant n’est à ce jour déposé de réclamation“. J’oppose naturellement un démenti formel à ces propos qui laissent entendre que le Doyen se réjouirait des réclamations des étudiants…
J’ai simplement précisé au journaliste qui m’interrogeait par téléphone, sur une affaire dont il était déjà totalement informé, que les étudiants concernés n’avaient pas déposé de réclamation. Il est évident que je souhaite personnellement que cette affaire soit réglée au plus vite, dans la sérénité et au mieux des intérêts universitaires. »
. Signé « Jean-Michel POUGHON - Doyen de la Faculté de Droit »

Etrange façon de faire montre de sérénité et de servir au mieux les intérêts universitaires, Monsieur le Doyen. Tout est dans les points de suspension, peut-être…Voilà qui dénote une sérénité étrange. Et un sens de l’expression détonant.  

Mais j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier votre style en lisant un « Que sais-je ? » qui restera dans l’histoire du droit civil, et j’avais apprécié votre haine viscérale de l’Etat à travers votre éloge (et votre interprétation surtout) de l’œuvre de Gustave de Molinari (1819-1912), cet « homme de  gauche « qui serait aujourd’hui un « ultra-libéral ».

Vous vous dites, il est vrai,  spécialiste de la pensée politique et de la philosophie du droit, deux domaines que j’adore labourer. Quand vous nous offrirez-vous une étude sur la rumeur en politique ou sur la désinformation en communication ? Je suis sûr que ce serait, sous votre plume alerte,  un grand succès de librairie.

Un autre thème est possible, évidemment : de l’art de salir la réputation d’une collègue qui a le mérite de ne pas réduire le droit à une simple technique utilitariste comme on le fait tant dans tant de têtes juridiques « politiquement correctes » en ce moment…

Rassurez-vous Monsieur le Doyen : Les ennemis politiques de Chantal Cutajar vont vous adresser des félicitations. Les négationnistes aussi, peut-être. Vous aviez réagi, vous, en tant que juriste, aux atteintes contre le droit des profs négationnistes ?  Pourtant, ces  affaires-là concernent directement la philosophie du droit et la pensée politique….

Daniel RIOT

11/09/2007

STRASBOURG:Une semaine de « rentrée » très réussie pour Chantal Cutajar

Voilà une semaine déjà. Et seulement. Une semaine que Chantal Cutajar s’est déclarée candidate à la mairie de Strasbourg, à la tête d’une liste qui sera constituée en suivant la lettre et l’esprit du MoDem en voie de formation sur les bases définies par François Bayrou.

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Une semaine et  un premier bilan qu’il importe de dresser avec réalisme, mais sans fausse modestie par Chantal et par celles et ceux qui travaillent à ses cotés. AVEC elle :

1)                  Le MoDem à Strasbourg ne peut et ne doit présenter qu’une liste INDEPENDANTE. C’est celle que constitue Chantal Cutajar. Cela est devenu (presque) une…évidence. « Une candidature naturelle et légitime », résume Guillaume Béchade, qui préside « Strasbourg, je t’M ». Quel chemin parcouru en peu de temps ! Malgré l’été, les sceptiques de tous bords  et des manœuvres déstabilisatrices en tous genres. La « feuille de route » est claire. Et celles et ceux qui se sont déjà engagés savent que le chemin sera difficile. Mais on navigue mieux, en évitant bien des récifs, quand on sait où l’on va et pourquoi on y va.

2)                  La mise en commun des idées, des énergies, des valeurs de Chantal Cutajar et de Marc Merger permet de clarifier la situation du vrai Centre (c’est à dire du MoDem) à Strasbourg et surtout apporte une vigueur supplémentaire à l’entreprise. Résistez à la tentation de parler de « tandem » ou de « ticket » : c’est toute une équipe qui met le « turbo ». Non pour glaner des places à distribuer, mais pour travailler ENSEMBLE, dans un esprit de respect mutuel et de responsabilité.

3)                  Les adhésions au groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal Cutajar, au MoDem et  à « Strasbourg je t’M » de Pierre Henninger et d’Yveline Moeglen constituent une force supplémentaire  de propositions, de réflexions et d’actions incontestable et riche d’actions futures.

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4)                  Le soutien actif de Corinne Lepage (qui viendra s’associer à la démarche de Chantal Cutajar et d’Yveline Moeglen le 25 octobre) et l’appui manifesté publiquement par l’eurodéputé Jean-Luc Benhamias confirment que le « vert » et « l’orange » sont faits pour s’allier naturellement. Mettre l’homme au cœur de toute action implique que les dimensions écologiques, sociales et culturelles soient prises en considération en tout et pour tout. Dans les actes, et pas seulement dans des discours, des effets d’annonce ou des mesures-gadgets.

5)                  La force de mobilisation, le dynamisme, l’esprit d’initiative des adhérents de « Strasbourg Je t’M » impressionnent tous les observateurs de bonne foi et constitue l’amorce d’un grand mouvement citoyen qui appliquera localement les idées nationales et internationales développées par François Bayrou. Des idées auxquelles Chantal Cutajar et ceux qui la soutiennent n’adhèrent pas seulement, mais partagent et portent. Avec la volonté de les appliquer concrètement. Localement.

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Cette « rentrée politique » strasbourgeoise restera donc marquée par la clarté, la cohérence, le réalisme et la volonté de  Chantal Cutajar. Son intervention préliminaire à sa conférence de presse du 5 septembre  restera une référence dans la campagne qui commence. A lire en cliquant ici.Déclaration de candidature de Chantal Cutajar.doc

Autre info: « Strasbourg je t’M » vient d’ouvrir un blog. Celui-ci complète le blog politique de Chantal Cutajar et le site des « Conférences de citoyens » qui vont permettre de développer réflexions et concertations.

Ces trois sites sont bien sûr des outils d’information, mais surtout de dialogue.

La campagne ne fait que commencer. Elle doit servir à redonner Strasbourg aux Strasbourgeois. A donner du sens à l’expression « démocratie locale », si vidée de sa substance. Et à mobiliser les énergies, à libérer les imaginations, à délier les esprits pour que les Strasbourgeois soient plus heureux et plus fiers de leur ville, de cette capitale démocratique de l’Europe qui n’a pas encore la dimension et le rayonnement qu’elle peut avoir. Et se doit avoir.

Daniel RIOT

LIRE L’ACTE DE CANDIDATURE DE CHANTAL CUTAJAR Déclaration de candidature de Chantal Cutajar.doc

LIRE LES PREMIERES NOTES PUBLIEES SUR LE BLOG DE STRASBOURG Je t’M (http://strasbourgjetm.blogspirit.com)

SELECTIONNER LE BLOG DES « CONFERENCES DE CITOYENS » DANS VOS FAVORIS >>>>>>

02/09/2007

STRASBOURG: Vive la rentrée politique !

Quand SuperBob prépare l’ordre du jour du SuperConseil des ministres de SuperSarko en SuperStrasbourg… Quand le PS prépare une liste de réconciliation municipale…Quand les excentrés du centre peuvent priver le Modem d’une place centrale… Quand Chantal Cutajar résiste et permet de rallumer des espérances.... 

 

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En fanfare, la rentrée politique strasbourgeoise! Même Super Bob Grossmann finit par se prendre pour ce qu’il fut jadis : le coach de Sarkozy. Sur son blog, il « conseille » un ordre du jour pour le Conseil des ministres « exceptionnel » annoncé pour vendredi prochain. Bien Robert, très bien… Et tout le monde se réjouit d’apprendre que « Strasbourg ne peut être le lieu d’un jour », qu’il  faut « du sens à cet événement, il faut du contenu, il faut des actes forts. »

Très juste : « A quoi servirait un conseil des ministres à Strasbourg si la région et ses problèmes ne devaient y être évoqués » ? Pertinent : « Strasbourg, l’autre capitale, la ville du parlement européen, serait donc, en toute logique une sorte d’étape régulière des plus hautes autorités de l’état, à partir de ce conseil des ministres. Strasbourg, c’est la France sur le Rhin, c’est la France au cœur de l’Europe ». Bien dit… J’applaudis. Comme j’applaudis aussi à la « bibliothèque idéale » C’est le Grossmann que j’aime, celui-là. Mais oui. Sincèrement. Quand on aime les livres comme il les aime, on a forcément des qualités.

Il faut le lire entre les lignes, Robert…Et pas seulement à travers son art du 4X4. Au fait, est-ce à lui qu’est dédié le numéro de « Saison d’Alsace » sur ces véhicules de campagne trop utilisés en ville. Ah !  L’écologie urbaine, c’est une vraie conduite…Mais je m’égare. Je me gare, donc. Où je peux.

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A propos de gare, on me dit que notre « Malraux de Pourtalès » insiste (lourdement) pour que la verrière de la gare TGV (de Strasbourg, pas de Baudrecourt ) soit inaugurée le jour de son anniversaire…Une rumeur entretenue par des mauvaises langues, sans doute.

Robert adore les inaugurations (et sa propre personne) mais de là à s’engager sur les voies d’un tel  égocentrisme (tiens, il y a centriste, dans ce mot…). Non, je n’y crois pas.

Ce qu’il mériterait Robert, c’est une station de tram (celle du musée d’art moderne, par exemple) à son nom : il est tellement pour le tram de Fabienne après avoir été tellement contre celui de Catherine et de Roland que cela en devient attendrissant : «  Strasbourg, capitale du tram », écrit-il sur son blog

J’aime bien son blog, à Robert. Pour ce qu’il y met, et pour ce qu’il n’y place point. Rien sur la mort du Messmer, par exemple. Pourtant, en bon gaulliste, l’ancien patron de l’UJP aurait pu avoir une pensée…Mais suis-je bête ?…C’est quand l’ancien maire de Sarrebourg était à Matignon que « Grand Robert » a du refermer le premier chapitre de sa carrière « ministérielle » engagée grâce à André Bord. Mais là encore je m’égare dans des histoires qui remontent à l’époque de la guerre froide et qui ne sont pas dignes de figurer dans l’Histoire. Rumeurs du passé…

Rumeur du présent : une plongée dans le « microcosme » parisien (où l’on raconte tout et sans doute n’importe quoi y compris des histoires de cœur pour un « Gala » ou un « Voici » local) me donne confirmation que le Palais (il n’y en a plus qu’un en France, celui de l’Elysée) cherche pour « l’ami Robert » une responsabilité nationale de très haut niveau (mais pas gouvernementale) dans le champ culturel. Ce serait bien. Et il le mériterait bien, Robert.

Au fait, qui a des nouvelles de Norbert ? Je parle d’Engel, bien sûr, l’ex-conseiller culturel de Catherine Traumann qui n’en revenait pas de travailler au cœur du « triangle d’or » (ou du carré, je ne sais plus) de la République et qui est l’un des politiques à avoir su qu’on pouvait tirer parti de la culture sans être cultivateur : l’inspection générale, c’est quelque chose ! Mieux que la préfecture « hors cadre »).

On me dit qu’il serait partant (si l’on peut dire pour un revenant) sur la liste de réconciliation (plus que d’union) qui se concocte au PS selon des nouvelles fraîches des DNA (je dis « fraîches », parce que l’article dit « a-t-on appris hier » à propos  d’infos connues depuis… plusieurs semaines ou mois).

Comme dit l’un de mes amis qui vient de quitter le PS avec la tristesse des gens qui ont donné beaucoup à une cause mal servie : « On ne change pas une équipe qui perd ». Même en rajoutant LE député et sa femme. Enfin…Norbert, comme Robert, est un homme de qualités aussi. Puisqu’il aime tellement les livres que jadis il était fier de les dérober…

Rumeurs du passé, encore…

Qui plus est, n’a-t-on pas vu aux législatives des perdants gagner ? C’est « l’effet Sarko » que les Républicains américains nous envient (et que le « tandem » actuel de Strasbourg tente d’illustrer) : « Celui qui sait conquérir le pouvoir en faisant oublier qu’il l’avait bien mal exercé » dit un conseiller de Bush…

Bon. Assez plaisanté. Roland Ries, que j'apprécie comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici,  sera tête de liste. Cela doit être annoncé officiellement très bientôt et c’est le mieux que le PS, en l’état pouvait faire. Et le « tandem » UMP, sauf surprise déjà annoncée dans le « microcosme parisien » dont je parlais se représentera, fier de son bilan visible.

Et le « centre », me direz-vous ? Obligation (acceptée de plein gré et de ma propre initiative) de réserve…

J’en reparlerai ici, bien sûr, quand le centre sera recentré sur le centre, donc sans les excentrés du Nouveau Centre ou les centrifugés de la droite masquée…Vous me suivez ? Non ? J’ai du mal à suivre aussi, rassurez-vous…

Quel « milieu », ce centre qui a du mal à devenir central ! Le PS a ses éléphants et ses jeunes lions. L’UMP a ses cocus du sarkozysme triomphant et ses jeunes loups sarkomaniaques. A l’udf ( à ce qu’il en reste), il est des « cadres » (prononcez câââdres)  qui ne facilitent pas l’accrochage dans le paysage politique et la mise en relief du tableau (encore à l’état d’ébauche) du  Modem. Encore les arts et la culture, décidément ! Mais avec des œuvres qui ne sont destinées ni à une « bibliothèque idéale » ni à un « musée imaginaire ».

Mais ne désespérons surtout pas. Attali a raison :  « la croissance doit être libérée par la confiance ». Alors, en faisant un silence de deuil sur tout ce qui pourrait décourager les meilleures volontés,  affichons notre confiance…en terminant cette chronique strasbourgeoise par une excellente nouvelle : Chantal Cutajar n’a pas été découragée par les entreprises de démolition dont elle est l’objet.

Oui. Elle aurait pu réagir différemment, celle qui est traitée « d’emmerdeuse » ou de « semeuse de merdre » (quelle classe !) par celles et ceux qui ont peur d’une vie politique plus propre et plus probe, plus digne et plus respectueuse des valeurs proclamées, plus nourrie de convictions que d’opportunisme. C’est fou comme des insultes peuvent devenir des éloges dans certaines bouches.

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Elle aurait pu surtout renoncer à la politique si chronophage et si ingrate face aux campagnes insidieuses, diffamatoires et calomnieuses soigneusement orchestrées dont elle est l’objet, (y compris par des blogeurs courageusement anonymes) dans certains cercles. Mais elle a appris que la politique, c’est d’abord le dur apprentissage de la digestion des clous rouillés, des coups tordus et des peaux de bananes, semés, donnés et balancés de tous cotés, y compris dans les étranges familles des « faux amis »…

Que voulez-vous ? Elle est intelligente, plutôt agréable à regarder, intéressante à écouter, attentive aux problèmes des autres, soucieuse de l’intérêt général, imprégné du sens de la justice (donc allergique aux injustices), Croisée des droits de l'homme,  courageuse, ambitieuse, et capable de se doter des moyens de ses légitimes ambitions… Voilà beaucoup de défauts en ce (bas) monde. Surtout pour quelqu’un qui  apparaît, comme Bayrou ou Corinne Lepage,  trop à droite pour la gauche maladroite et trop à gauche pour la droite très gauche. Dure, dure la vie d’une vraie Centriste du centre central !

Chantal CUTAJAR ne s’est pas découragée. Tant mieux. Elle fait sa rentrée politique personnelle le 5 septembre à l’Art café, à 19 heures.

Elle vient d’accueillir deux personnalités pour laquelle j’ai beaucoup d’estime dans son (mini)groupe municipal Udf-Modem : Pierre HENNINGER, le gestionnaire de qualité qui sait allier réalisme et idéalisme, loyauté et intelligence, et qui a Strasbourg chevillé au corps et au cœur,  et Yveline MOEGLEN, qui sait que l’écologie est inséparable de l’économie et qui a beaucoup appris (elle aussi) depuis qu’elle est entrée (activement) en politique. Tant mieux.

D’après ce que je crois savoir, les bonnes nouvelles ne s’arrêteront pas là. Les « bonnes nouvelles », ici,  sont celles, bien sûr,  qui sont porteuses de vraies « ruptures », donc de ruptures qui entraînent des progrès et non des régressions…

Une confidence qui ne surprendra pas celles et ceux qui me suivent sur ce blog : j’ai adhéré à « Strasbourg je t’M », l’association crée par des jeunes démocrates (y compris septuagénaires) qui voient en Chantal Cutajar une vraie Chance pour Strasbourg et pour les Strasbourgeois

Il est sûr que Chantal qui sait ce que les mots « engagement » et « respect » veulent dire (et impliquent), a déjà un début de programme municipal tout trouvé : tenir les engagements pris pendant la dernière campagne par la liste de l’actuel « tandem » (où elle avait été appelée en troisième place pour ses compétences dans la « société civile »)   en matière de démocratie locale, d’excellence dans la gouvernance, de rigueur dans une gestion non politicienne de la cité.

C’est fou ce que l’on peut bien apprendre en voyant faire de près ce qu’il ne faut surtout pas faire. Et en « rompant », courageusement,  sans attendre que le mot « rupture » soit à la mode avec ceux qui la trompant ont trompé leurs électeurs… Là, je ne m’égare pas. Et je ne plaisante surtout pas.

Bonne rentrée politique, citoyennes et citoyens !

Daniel RIOT

14/06/2007

Strasbourg: Médiocratie élective...

Législatives: Vous avez dit "débat"?

La politique, c’est le moyen d’être plus intelligent ensemble… Du moins, c’est la conception que j’en ai. En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques idéalistes qui la soutiennent parce qu’ils partagent cette idée noble, forte et …de bon sens de la politique, j’ai assisté au débat des DNA opposant, salle de la Bourse,entre les cnadidats du deuxième tour.

D'un coté,  la jeune femme lisse qui propulsée par le « Tandem UMP » porte les couleurs de l’UPS (Union pour Sarkozy), Frédérique Loutrel. De l'autre l’homme qui devrait être cité en référence pour faire réfléchir les candidats à la députation quand ils choisissent leur suppléant, Armand Jung, sortant PS, installé au  siècle dernier au Palais Bourbon par Catherine Trautmann dépassée par son succès de l’époque… Las ! La politique, dans ces conditions, c’est la démonstration  qu’il  est  encore plus difficile d’être intelligent à plusieurs que séparément.

Vous avez dit « débat » ? Les deux journalistes qui tentaient de l’animer n’y sont pour rien : ils ont fait ce qu’ils ont pu…

La qualité d’une joute dépend de la qualité des jouteurs non de celle des arbitres. Et pour qu’il y ait débat, il faut qu’il y ait des idées. La juxtaposition de deux partitions (trop connues) donne deux monologues, mais pas un dialogue. La force de la claque des jeunes de l'UMP n'y change rien...

Par égard par Dame Loutrel et Sieur Jung, par respect pour le suffrage universel et pour ne pas encourager les abstentionnistes, je renonce à coucher sur ce blog ce que m’inspire cet étalage de la médiocratie qui m’a rajeuni : même la plus jeune faisait très passéiste, comme prisonnière d’un discours politique d’un autre âge.

Nous étions loin, très loin, des perspectives que pouvait offrir le débat, sur le fond, à partir de la grille de lecture des valeurs et du projet du moDem, proposé aux deux « finalistes » par Chantal Cutajar.

A l’heure où j’écris ces lignes, Armand Jung a répondu par l’affirmative à cette invitation destinée à éclairer le choix des électeurs qui s’étaient portés sur la candidate du Modem au premier tour. Et Frédérique Loutrel, en bonne imitatrice de pratiques bien connues chez les locataires de l’Hôtel de Ville et de la CUS, s’est cantonnée dans un silence d’impolitesse pour ne pas dire de mépris arrogant. Politique et politesse ont pourtant la même racine…

Mais peut-être donnera-t-elle une réponse le 18 ou le 19… Il est vrai que dans un tel débat, les fiches récitées ou criées n’auraient pas suffi. Mais elle a sans doute eu tort de faire ce « coup du mépris » :elle a peut-être, outre la docilité , des qualités cachées ou encore mal montrées qui auraient pu se révéler. Comme Chantal Cutajar, je crois en la perfectibilité de toutes les natures humaines.

Cela dit, ne dramatisons rien. Dans le prochain Parlement, les qualités de débateurs ne compteront guère : il n’y aura que très peu de vrais débats. Une chambre d’enregistrement avalise  ce qu’on lui fait avaler. Vote et tais-toi ! Alors ?... Le combat pour une démocratie qui ne soit pas qu’élective mais représentative et délibérative ne fait que commencer.Il risuqe d'être long...

Mais ne désespérons pas : l’Alsace compte tout de même quelques parlementaires UMP de qualité. Je les connais et les apprécie. Dommage : ils ne sont pas Strasbourgeois.

Daniel RIOT      

12/06/2007

Strasbourg: Deux prises de positions de Chantal Cutajar

Le cap de François Bayrou doit être respecté

( Communiqué de presse)

Alertée par de nombreux nouveaux militants du MoDem soucieux que « le cap défini par François Bayrou soit respecté au niveau local » à la suite des déclarations dans la presse du conseiller municipal Frédéric Le Jehan, Chantal CUTAJAR  présidente du groupe des élus  UDF-MoDEM au Conseil municipal de Strasbourg tient à faire la mise au point suivante :" Monsieur Le Jehan appartient au groupe centriste du Conseil Municipal dont le Président, Monsieur Laurent SPIERO, suspendu de l’UDF – MoDEM est le suppléant de la candidate UMP aux législatives sur la première circonscription de Strasbourg. L’UDF-Modem n’est en rien concerné par ses déclarations".

De même, selon Chantal Cutajar,  les propos de Mme Pascale Jurdant-Pfeiffer, qui avait l’investiture UDF-Modem à Strasbourg 2, invitant ses électeurs à voter « massivement » en faveur d’un des candidats en lice au second tour dans sa deuxième circonscription "sont contraires à la logique d’indépendance et au refus de « toute cuisine électorale entre les deux tours ». Je rappelle que, selon la formule d’Eric Azière, responsable des élections au moDem, la stratégie du MoDem est d'incarner le pluralisme, pas de faire l'appoint circonscription par circonscription quand il manque des voix aux uns ou aux autres ".

Chantal Cutajar ajoute:"Les nouveaux adhérents du MoDem ont des exigences intellectuelles et morales qui impliquent une rupture avec des pratiques politiciennes qui n’ont plus lieu d’être. En effet, « la création par des anciens élus UDF ralliés à L’UMP, du PSLE (parti Social- Libéral européen) dit « Nouveau centre » doit permettre des clarifications et des reclassements. « Nous avons choisi la voie de l’indépendance », a réaffirmé aujourd’hui François Bayrou. Cette ligne est la mienne et je la défendrai avec force."

Armand Jung accepte l’invitation de Chantal Cutajar

(Communiqué de presse) 

Chantal Cutajar (UDF-MoDem) se félicite de la réponse donnée par Armand Jung à sa proposition d’un débat à trois pour éclairer les électeurs qui lui ont fait confiance au premier tour des élections législatives. Elle attend la réponse de Frédérique Loutrel pour donner suite à sa proposition . « J'ai bien pris connaissance de votre courriel du 11 juin 2007 par lequel vous proposez l'organisation d'un débat public contradictoire associant les deux candidats encore en lice pour le 2ème tour des élections législatives et vous-même. J'ai bien compris le sens de cette démarche qui vous honore. C'est bien volontiers que je vous donne mon accord pour un tel débat public. J'ai déjà informé différents médias de ma position », écrit Armand JUNG.

11/06/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR prend une initiative démocratique sans précédent dans une campagne législative

"La démocratie, c'est le débat": A Strasbourg, Chantal CUTAJAR invite les deux candidats finalistes à débattre

Lors des Présidentielles, François Bayrou avait invité les deux candidats sélectionnés pour le second tour à un débat contradictoire. Ségolène Royal avait accepté, Nicolas Sarkozy avait refusé. Chantal Cutajar adapte cette innovation démocratique aux élections législatives... Voici son communiqué de  presse :

Chantal CUTAJAR invite les deux finalistes à un débat contradictoire

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« La démocratie, c’est le débat.  De façon à éclairer davantage les électeurs qui ont porté leurs voix sur moi au premier tour, j’invite les deux candidats qui se retrouvent au deuxième tour en un débat public et contradictoire, selon des modalités qu’ils sont libres de définir. J’estime qu’il est indispensable qu’ils exposent leur conception du rôle d’un député dans le contexte politique actuel et qu’ils se définissent par rapport aux valeurs et aux priorités du MoDem, du Mouvement démocrate,  dont le but reste de mettre la justice sociale et l’écologie au cœur de l’économie », a déclaré, ce lundi 12 juin lors d’une conférence de presse,  Chantal CUTAJAR, candidate UDF-MoDem dans la première circonscription de Strasbourg, où elle a réuni 11, 74 % des suffrages exprimés

En soulignant que « les voix de ses électeurs n’appartiennent qu’à eux-mêmes » et que le MoDem continuera à se battre pour obtenir « un mode de scrutin plus juste et plus conforme aux exigences de la démocratie », Chantal Cutajar a précisé : « Elue, je n’aurais accepté aucune consigne  et je n’aurais voté qu’en conscience, en fonction de ce qui est utile et juste. Je ne donnerai donc aucune consigne de vote pour le second tour aux  électrices et  aux électeurs qui m’ont fait confiance et qui voteront en conscience »

Remerciant les citoyens qui lui ont apporté leurs suffrages, Chantal CUTAJAR a marqué sa détermination de poursuivre à tous les niveaux sur « la voie nouvelle » ouverte par le MoDem, « parti d’un type nouveau pour une politique nouvelle et une démocratie plus vivante ». « Le MoDem, a-t-elle estimé, est le foyer d’une authentique social-démocratie moderne adaptée aux exigences de ce siècle et aux attentes des citoyens. Une social-démocratie dont les piliers sont clairement la social-économie, l’éco-économie et la démocratie sociale définies par François Bayrou »

A LIRE AUSSI SUR LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR>>>>>>>>>>

09/06/2007

Strasbourg: Les valeurs du Conseil de l'Europe en relief dans la circonscriptionI

« RIEN NE PEUT SE FAIRE SANS VOUS », par Chantal Cutajar

Dans cette campagne du premier tour des Législatives, qui s’ajoute à la campagne active  menée pour soutenir, aux Présidentielles,  François Bayrou, ses idées, son projet et sa conception noble de la politique, j’ai beaucoup appris. Grâce aux femmes et aux hommes rencontrés, grâce aux échanges d’idées multipliés, grâce (aussi) aux critiques et aux contestations formulées.

Ma foi dans la perfectibilité de l’Homme (à commencer par la mienne) et de la Société, s’en trouve renforcée.

Ma volonté de prolonger mes engagements professionnels et associatifs par une activité politique plus marquée s’en trouve décuplée. Tant est à faire ! Tant peut et doit être fait !

PAS DE PROMESSES DE CIRCONSTANCES..."QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ECOUTENT"

Je suis trop soucieuse du respect des faits et j’applique trop le « principe de réalité » pour me bercer d’illusions et surtout pour faire des promesses que je ne pourrais pas tenir ou prendre des engagements dont la réalisation dépendrait d’autres…

Je sais les difficultés de la France et les problèmes des Français d’aujourd’hui,

J’ai conscience de l’âpreté des combats à venir.

Je connais l’ampleur de la tâche et des responsabilités qui m’attendent si,  avec vous, grâce à vous, pour vous, j’ai l’honneur de représenter la première circonscription de Strasbourg dans ce Parlement. Ce dernier ne doit ni une Chambre d’enregistrement ni, comme on disait en quelques époques, un « Parlement croupion » ni une « Assemblée alibi ».

Au-delà de la conjoncture politique actuelle et des aléas électoraux, ce Parlement doit recouvrer les pouvoirs d’influence et de contrôle que les assemblées législatives ont dans les démocraties pluralistes européennes qui respectent les principes si écornés de la séparation des pouvoirs édictée par Montesquieu.

LIBERTE ET INDEPENDANCE

Ces responsabilités, je suis prête à les assumer dans l’esprit du MoDem, du Mouvement démocrate de François Bayrou : Liberté, Indépendance, courage d’assumer ses convictions, refus des démagogies et des arguments populistes, Transparence et clarté.

Je ne veux pas en cette veille de scrutin redire ce que j’ai déjà, beaucoup martelé.

Juste un rappel : Voter utile et efficace, c’est dimanche voter pour un Parti de POSITIONS et non d’opposition systématique et pour un parti de PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES et non pour un parti d’approbation inconditionnelle, pour des élus qui obéissent à leur CONSCIENCE et non à des CONSIGNES. Pour réussir au mieux cette conciliation toujours difficile entre les intérêts particuliers, souvent antagonistes et l'intérêt général. Pour concilier la LIBERTE indispensable à l'épanouissement des Personnes et l'EGALITE ,ciment du  "lien social" grâce à un esprit de FRATERNITE , cette école du RESPECT, de soi-même et des Autres. 

C’est la philosophie d’action et la raison d'être du MoDem pour qui le mot « valeur » est chargé de sens.

EN PHASE AVEC  FRANCOIS BAYROU

Ma dernière rencontre avec François Bayrou, lundi dernier, à Colmar m’a confortée dans mes engagements à ses côtés. Avec lui. Pour que le MoDem fort de ses 82 000 pré adhérents (dont plus de 1200 dans le Bas-Rhin) tiennent ses promesses et redonne au Centre « central » l’influence qu’il a  eu et qu’il a dans d’autres pays européens. J’ose faire mienne cette phrase de Pierre Pflimlin, l’un des grands inspirateurs de François Bayrou qui a travaillé à ses cotés à la Présidence du Parlement européen :

« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

Dans l’épreuve personnelle et politique que traverse François BAYROU,  son comportement , à mes yeux, est digne, admirable et exemplaire. En toute lucididité,  je pense pouvoir me reconnaître dans ses manifestations de  courage et de ténacité, même si, bien sûr,  nous ne pratiquons au même niveau  "ce sport de combat  aux règles pas toujours respectées" qu'est la politique...

 Mais c’est sur le fond des réflexions menées et des actions à entreprendre que je me retrouve pleinement en accord, en phase,  avec lui.

Nous  avons en commun le même sens de l’éthique politique. C'est pour moi un critère fondamental, décisif, et un préalable à toute adhésion à un mouvement. Les vertus de clarté, de transparence, d'exigence et de loyauté ne sont pas si fréquentes dans ce monde politique où la citoyenne "de la société civile" que je suis a fait bien des découvertes...

Nous faisons les mêmes diagnostics sur les maux français et préconisons les mêmes  remèdes. Avec des règles de comportement dictées par le bon sens : halte au creusement de la dette ! assez de « social » réduit à des réflexes caritatifs à droite et des comportements d’assistanat d’Etat à gauche, oui à des investissements porteurs d’avenir, à des économies bien étudiées et à une croissance aux fruits équitablement répartis.

AMELIORER CONCRETEMENT LA VIE DES FRANCAIS

Nous avons  le même souci d’allier réalisme et idéalisme et la même volonté de poursuivre sur cette « voie nouvelle » adaptée aux impératifs du XXI ième siècle qui doit conduire à la « révolution citoyenne », Une révolution sereine, tranquille, paisible. Pour ré-enchanter la vie politique, pour en finir avec des mœurs qui instrumentalisent, confisquent ou détournent les votes citoyens. Et pour que les LOIS soient prises avec le souci d’améliorer CONCRETEMENT la vie QUOTIDIENNE des Françaises et des Français. Des Français fiers, sans arrogance,  de la France et soucieux d’être pleinement ACTEURS d’une Europe en construction  confrontée à un monde qui évolue vite, très vite.

Tout bien sûr dépend de vous. Rien ne se fera sans vous. Merci  pour votre attention et votre confiance.

 VOTER : UN DROIT ET UN DEVOIR

Encore un mot qui n’est en rien militant mais strictement civique, donc moral. Même si vos choix ne sont pas les miens, même si votre bulletin de vote n’est pas celui que j’espère, n’oubliez pas d’aller voter. Trop de gens ont été tués pour que le suffrage universel soit la règle. Trop de peuples sur cette planète rêvent encore du droit d’aller voter et de maîtriser leur sort.  La démocratie est un bien trop fragile pour ne pas être cultivée, par chacune et par chacun. En passant par l’isoloir. Bon dimanche.

Chantal CUTAJAR

"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"

Tel était le titre de la Rencontre-débat organisée ce  vendredi à  l'Art Café au Musée d'Art Moderne de Starsbourg, par Chantal Cutajar avec la participation (entre autres) de David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. 

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Cette rencontre, riche en enseignements,  était le dernier débat public de cette campagne avant le premier tour des Législatives. Ils seront suivis par d’autres, puisque Chantal Cutajar ne conçoit son engagement politique que dans la perspective et la réalité d’une « révolution citoyenne ».

Révolution, le mot n’est pas exagéré ou emphatique puisque le but est de redonner aux citoyens les moyens d’être pleinement acteur des mesures qui les concernent.

Pas de démocratie représentative, sans démocratie délibérative et participative ! Surtout en cette ère où les nouvelles technologies facilitent les rencontres, les échanges, les concertations, les confrontations civiques d’opinions et d’intérêts.

Entre autres engagements :

>>> Des « TGV de la démocratie ».   Faire à l’Assemblée nationale ce que les eurodéputés font au parlement européen : faire mieux connaître, de l’intérieur,  aux  électeurs de la circonscription les rouages des pouvoirs centraux.

>>> Des conférences de citoyens. Dix fois par an, au moins, organiser des rencontres , thématiques ou générales, avec les citoyens pour les informer des travaux législatifs en préparation, recueillir leurs avis et rendre compte de mes activités de députée. Faire le point de ce qui est fait, anticiper ce que devrait être fait, mesurer les effets concrets de ce qui a été fait ou pas fait : c’est une action permanente. Finissons-en avec les compte-rendus de mandat, formels et artificiels, qui sont faits une fois par an, ou tous les cinq ans !

>>> Créer un type nouveau de « permanence parlementaire ». Celle-ci ne doit pas être un centre de clientélisme où l’on confond toutes les compétences. Un député est au service des électeurs de sa circonscription, mais il n’a pas, en tant que tel,   des compétences de conseiller général ou régional ou d’élu local.

La transparence en politique consiste à ne pas développer des faux semblants et à ne pas mélanger les genres. Dans l’état actuel de notre système, les champs de compétences qui voisinent ou se superposent sont perçus comme des champs d’incompétences qui rivalisent et se neutralisent.

>>> Transformer ce blog politique en forum citoyen permanent, en outil performant  d’informations et d’échanges, en levier d’un approfondissement et d’enrichissement de la démocratie active.Ces quatre dernières semaines, vous avez été près de 16 000 visiteurs de ce blog politique qui compte plus de 1100 notes. Les abonnés à la « newsletter » ont quintuplé ces dernières semaines.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Internet joue un rôle clef dans la création du MoDem. Il le jouera aussi dans les activités parlementaires de la candidate du MoDem… si elle est élue.

Ce débat sur la culture de cet après-midi fait suite à de nombreuses rencontres organisées ces dernières semaines. Pour mémoire, et sans être exhaustifs :

<<<  « Un député pour quoi faire ? »

<<< « Etre mère et travailler : comment concilier les deux ? »

<<< « Comment construire l'Europe des citoyens ? »

<<< « L’éducation, la clef de l’avenir »

<<< « L’Université et la recherche, Des investissements impératifs »

<<< « L’écologie, une dimension à intégrer dans tous les secteurs et à tous les niveaux »

<<< « Les Droits de l’Homme, un ciment du Vivre ensemble »

<<< « La justice sociale au cœur de l’économie »

<<< « Social-économie et démocratie sociale : remettre l’Homme au centre de toutes les activités » 

<<< « La SECURITE : Allier prévention, répression, réisertion et aides effectives aux victimes »

<<< « Lutter contre les corruptions et l’économie criminelle »

<<< « Associations : Pour une société civile mieux organisée »

<<< « L’Europe De Strasbourg : Des valeurs qui prennent leur sens dans l’action concrète »

07/06/2007

Le MoDem, ou des prises de position constructives

Où l'on creuse la dette et les inégalités...

Le Billet de Chantal CUTAJAR 

Désolée de me répéter:  le MoDem est un part de POSITIONS et non d'OPPOSITION.

Quand il critique un projet du gouvernement, ce n'est pas par dogmatisme et négativisme. Quand il le soutient, ce n'est pas par allégeance, par suivisme, par "servilisme", pour reprendre une néologisme qui fleurit pour qualifier ceux qui obéissent à des consignes (ou à des ordres) et non à leurs convictions forgées par la réflexion.

L'entretien accordé ce matin par François Bayrou sur franceiinfo comme les ITW qu'il donne à de nombreux journaux dans les régions qu'il visite confirment et illustrent cette "ligne" claire. Une ligne qui se différencie totalement de celles suivies par l'UMP et le PS. Une "ligne" qui est dictée par un cap: agir au mieux dans le sens de l'intérêt général (qui n'est pas que la somme des intérêts particuliers), de la volonté générale (qui ne se résume pas à une ahésion majoritaire à un homme et à un projet). Amender un projet de loi, c'est l'améliorer. Le MoDem est le parti de ceux qui croient à la perfectibilité des Hommes et des choses. 

Ainsi, entre autres sujets à l'ordre du jour, Bayrou se félicite-t-il de la volonté du Président Sarkozy de donner aux célébrations du 14 juillet une dimension européenne. Il a  jugé que la présence de militaires des 27 pays de l’Europe au défilé du 14 juillet, était une bonne décision : cela « montre que la France est partie prenante de la maison européenne ».

Au-delà du symbole, le président de l’UDF-MoDem a estimé qu’il faudra un jour que l’Union européenne bâtisse sa sécurité. Il a souligné qu’il fallait réfléchir à la manière dont l’Europe allait construire une défense qui soit efficace et qui nous permette d’en partager le poids avec les autres nations : « Cette démarche est nécessaire pour l’avenir et j’espère qu’on ira dans ce sens-là ». 

Je suis entièrement d'accord avec ces appréciations. J'en ajouterai une  qui ne surprend pas les lecteurs de ce blog:il nous faut une Europe politique de la Justice.

Ces approbations des initiatives européennes du Président  Sarkozy n'epêchent pas françois Bayrou de marquer sa désapprobation et son inquiétude devant le paquet fiscal tel qu'il nous est présenté... La dette déjà colossale serait aggravée: les autorités européennes s'en préoccupent avec raison. Et des cadeaux faits à une minorité (dans des conduitions qui restent à préciser) seront chèrement payées par d'autres, et notamment par les classes dites moyennes, ces grandees oubliées même si elles constituent la vraie force de travail du pays.

François Bayrou s’est dit notamment  frappé par le fait que ces mesures ficales (qui ne tiennent pas même compte de l'avis de ministres et d'experts gouvernementaux)  ne sont pas financées : il a souligné que l’on distribue des avantages fiscaux dont on n’a pas le premier euro.

Ces mesures destinées aux ménages les plus favorisés seront donc « payées » par une aggravation des déficits et un report sur d’autres catégories sociales des prélèvements fiscaux.

François Bayrou constate aussi  que la réforme des heures supplémentaires est très différente de celle annoncée par Nicolas sarkozy pendant la campagne : seulement une partie des charges sociales seront supprimées et non la totalité. Il considère que la réflexion qui sera menée à l’Assemblée nationale sur ces questions, sera très importante : il s’agira de savoir comment on finance les retraites et l’assurance maladie si une partie du travail échappe aux charges (François Bayrou  n’est d’ailleurs pas favorable à leur suppression pure et simple sur les heures supplémentaires ) et s’il n’y a pas d’autres manières de prélever les cotisations sociales.

Deux volets diférents. deux prises de positions différentes. N'est--ce pas là la sagesse même? N'est-ce pas là la seule manière de bien servir la france et les Français? L'adhésion sans condition ne mène à rien de bon. Comme la critique systèmatique ne conduit à rien de bien.

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Encore faut-il que le prochain Parlement puisse être, grâce à des élus du MoDem, une force de propositions et non une chambre d'enregistrement... C'est l'enjeu majeur des élections de dimanche. Aux électrices et aux électeurs de décider.

Cela ne fait aucun doute, François Bayrou s'en dit  convaincu : l’UMP aura une large majorité à l’Assemblée nationale. Une vraie "chambre introuvable", même... Mais l'Histoire a montré que les majorités trop massives sont aussi étouffantes, improductives, négatives... Avec au bout du chemin des résultats contraires à ceux visés... Le pluralisme n'est pas qu'un principe fondamental de la démocratie: c'est une garantie d'intelligence, de PERFECTIBILITE, d'efficacité.

Non seulement, les citoyens ont droit d'être informés et de nourir leurs réflexioins de vrais débats, mais des  confrontations de points de vue différents naissent les vrais progrès. Le pluralisme, dit bayrou, est "une assurance qu’on ne va pas décider n’importe quoi dans leur dos sans qu’ils le sachent ». D’où l’importance d’avoir des députés libres de leur vote et indépendants prêts à soutenir les projets qui auront dans le bon sens et à monter à la Tribune pour dire au gouvernement les yeux dans les yeux ce qui ne va pas.

Il importe de le répéter: "En clair, les députés du Mouvement Démocrate ne voteront pas systématiquement pour comme l’UMP ou systématiquement contre comme le PS"…

François Bayrou craint « un tsunami » UMP aux législatives : le parti majoritaire pourrait obtenir jusqu’à 80% des sièges. Un phénomène UNIQUE dans l'Europe démocratique. Une situation que l'on n'a connu que dans des régimes non démocratiques. Un état de fait qui aboutirait à un "verrouillage absolu de la république et de son fonctionnement par une seule force politique qui ne rprésente pas tout le pays. Une démocratie, ce n'est pas que la loi de la Majorité, c'est surtout le respect des minorités. Et ce repct ne doit pas se réduire à des effets de communication sur des "ouvertures" qui n'en sont pas et sur des "volontés de rassemblement" qui conduisent à des ralliements et à des allégeances et non à des alliances, à des contats de législature, à des mises en commun des énergies sur des objectifs clairs. Dans la transparence.

Nous en revenons là, bien sûr, à l'impérative nécessité de revoir le mode de scrutin... La proportionnelle, le MoDem la souhaite pour la moitié des sièges, pour 50 % ,et non pour les 10% quissont "envisagés" mais non promis par Sarkozy-Fillon...

Nous sommes bien placés, en Alsace pour savoir que mes majorités écrasantes ne sont pas une garantie d'efficacité. Nous savons aussi que le système en vigueur chez nos voisins allemands est plus équitable démocratiquement et plus efficace politiquement.

Chantal CUTAJAR

France: les leçons d'Eva Joly... Inscrire la lutte contre les corruptions parmi les priorités

« La force qui nous manque » d’Eva Joly : Trouver l’énergie politique (donc citoyenne) de lutter contre les fléaux de la corruption et de l’économie criminelle !

Le billet de Chantal CUTAJAR

« La force qui nous manque », c’est celle que nous voudrions avoir davantage pour lutter contre les fléaux qui ne sont pas suffisamment combattus, ou pire qui sont entretenus par ceux qui, au pouvoir, devraient les combattre ! La « force qui nous manque », c’est celle que doit acquérir pour défendre des causes qui nous dépassent,pour emplir des missions  qui débordent nos moyens. Cette « force qui nous manque » , elle doit venir d’une vraie volonté  politique,donc citoyenne.

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Emouvante, Eva Joly ! Son enfance, ses amours, son sens de l’humain, sa lucidité, … . Et son coup de foudre pour la France, une certaine France, celle qui veut ou voudrait se mettre en accord avec les valeurs qu’elle prétend porter. Poignante, même, Eva Joly, cette femme qui a su mettre face à leurs responsabilités les grands délinquants de l’affaire Elf. Poignante, y compris par la pudeur avec laquelle elle conte ses malheurs de femme, de citoyenne, de juge. Stimulante, surtout !

Ce livre vaut toutes les vitamines. « La force qui nous manque », elle nous la donne, Eva Joly ! « Un manuel d’énergie », oui. D’énergie positive ! En tous cas, son livre (que je relirai en de temps plus calmes) m’a fait le plus grand bien. Personnellement, politiquement et professionnellement.

Sans doute parce que, chacune à son niveau et selon ses moyens, nous avons les mêmes obsessions : une justice plus… juste, un monde moins corrompu, une planète moins soumise à cette « économie criminelle » qui fait tant de ravages, une société plus harmonieuse, avec moins de pauvreté, moins d’inégalités, moins d’hypocrisie, plus de transparence, plus d’humanité.

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C’est une guerre qu’elle mène Eva Joly. Une sale guerre contre l'affairisme criminel et l'argent sale pour un monde plus propre. Une guerre pour laquelle les troupes sont trop maigres, les armes trop faibles, et les ennemis de l’intérieur sont trop nombreux, trop puissants, trop influents… Et les motivations politiques trop faibles.Malgré les discours... 

Une sale guerre qu’elle a renoncé à mener en France et depuis la France (dommage !), mais qu’elle continue à mener depuis la Norvège où le souci d’exigence est plus développé que dans notre oligarchie si imparfaite, dans notre démocratie si perfectible, dans notre système de gouvernement si pervers…

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Je sais : ses critiques de l’état de la France sont mal perçues par celles et ceux qui confondent patriotisme et auto satisfaction, fierté nationale et lâche fatalisme …Ou se scandalise que des yeux puissent voir des apparentements de méthode entre berlusconi et notre nouveau Président.  Mais aimer vraiment  quelqu’un ou un pays, c’est d’abord savoir le regarder avec justesse. Sans complaisance. Sans excès d'indulgence. Eva Joly, avec sobriété, témoigne et raconte. Ses échecs, ses réussites, ses découvertes, ses enquêtes dans les labyrinthes de la honte, ses décryptages des réseaux financiers, des paradis fiscaux, des mille et une façon de quelques uns de commettre des délits, des vols, des détournements, des abus, des crimes.

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Quelques phrases font mal. Très mal. Mais qui peut sérieusement les contredire ?

>>>Les plus pauvres exploités frauduleusement : « on maintient là-bas des régimes assis sur la misère, cette longue mèche d’un monde explosif. »

>>>L’Afrique : « Où que j’aille, je bute sur l’histoire coloniale. » (…) « Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique... » .

>>>Les  échanges financiers internationaux : « Sur les bourses du monde, la moitié des fonds contourne désormais la réglementation... ».

>>>Les  paradis fiscaux : « Le combat frontal n’a pas été mené. La raison en est simple : les paradis fiscaux n’existent qu’avec l’accord des grandes places financières internationales. »

Et ne parlons pas, bien sûr, des maffias, des délits d’initiés, des mille et un moyens occultes de faire fortune pour quelques uns au détriment  des autres… Des « quelques uns » qui sont souvent des…récidivistes ! Et pour lesquels, les « peines plancher » ne font pas l’objet d’effets de manche…

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Ecoeurant ? OUI. Décourageant ? NON. Car l’Espoir est là. Dans un sursaut citoyen : chacun, ne serait-ce que par l’‘attention portée à ce qu’il consomme, a un rôle à jouer. Dans une information plus pointue. Dans la formation de juristes, de financiers, de magistrats spécialisés (je sais vraiment de quoi je parle , par expérience). Dans un approfondissement de nos démocraties. Par des lois plus adaptées. Par des pressions parlementaires, associatives, professionnelles, plus grandes et plus fortes. Par une gouvernance mondiale plus régulée.

Je sais. C’est David contre Goliath. C’est la mer à labourer. Et les nouvelles technologies et la mondialisation des affairismes accroissent encore l’ampleur des défis. Mais l’heure n’est pas au renoncement. Ne baissons pas les bras. « La force qui nous manque » peut être trouvée, en nous, individuellement et collectivement.

Si des  forces collectives « nous manquent », c’est en raison  des blocages institutionnels qui empêchent de voir se multiplier des Eva Joly, qui n’accordent qu’un minimum d’intérêt aux juges spécialisées dans les affaires financières, qui engendrent des impunités et des immunités judiciaires scandaleuses,  qui brouillent les barrières entre corrupteurs, corrompus et victimes des corruptions… Mais des verrous peuvent et doivent sauter. Des leviers peuvent et doivent être trouvés. Des réformes peuvent et doivent être mises en chantier.

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Mes « croisades » personnelles en faveur d’une Europe politique de la Justice vont dans ce sens. Le message d’Eva Joly n’a rien de déprimant.  Au contraire. La conscience de l’ampleur et de la variété des défis à relever est le préalable à une intensification de cette sale guerre pour un monde plus propre.

Il est bon que le livre d’Eva Joly connaisse un franc succès. Ce témoignage, ce récit a des vertus pédagogiques. Il est bon aussi qu’Eva Joly tire parti des interviewes qu’elle donne pour promouvoir son ouvrage pour mettre des points sur les « i ». Avec calme et lucidité, mais avec courage et détermination. A nous de l’écouter.

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Un exemple (parmi d’autres) puisé dans l’actualité du jour. Dans une ITW à La Tribune, elle dénonce avec force l’hypocrisie des pays riches du G8. Des textes existent. Des déclarations d’intentions s’ajoutent les unes aux autres, mais qui se donne les moyens de les appliquer ?

Je reproduis cette ITW sur mon blog personnel : elle illustre bien mes propres préoccupations, confirme mes propres recherches et complète mes propres contributions faites dans les instances spécialisées.

Mais ce n’est pas dans des travaux d’experts que se forge la seule volonté qui vaille en la matière : la volonté politique de traduire en actes les textes et les résolutions. C’est évidemment l’une des motivations de mon engagement en politique.

Chantal Cutajar

* « La Force qui nous manque » par Eva Joly, avec la collaboration de Judith Perrignon, Edition Les Arènes.

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STRASBOURG: Construire l'Europe des citoyens

"L'Europe est la bonne réponse à la mondialisation"

Ce Jeudi 7 juin à 20h30, à Strasbourg: Un grand débat sur "Comment construire l'Europe des citoyens"  avec Henri MALOSSE, président du groupe Employeurs au Comité économique et social européen, et Chantal CUTAJAR, candidate de l'UDF-MoDem de François Bayrou dans la première circonscription. (Au FEC, 17 place Saint-Etienne).
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La première des priorités, c'est une évidence, c'est d'apaiser ou plutôt d'effacer les peurs qu'engendre la construction européene. Des peurs trop souvent artificiellement nourries par démagogie. Une question parmi d'autres que M. Henri MALOSSE connaît bien: l'Europe est-elle un accélérateur des effets pervers de la globalisation ou au contraire le meilleur outil de protection de nos économies.
Ce membre très actif du Comité économique t social vient de faire adopter à l'unanimité un rapport très fouillé, bien documenté et très pertinent dans ses analyses. Nous reprenons ici le résumé qu'il a publié sur son blog personnel.
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DONNER UN VISAGE HUMAIN A LA MONDIALISATION
La France est sans doute le pays d'Europe où la mondialisation fait le plus peur. Auprès de nos voisins on parle plus d'opportunités que de risques. Ce n'est pas seulement vrai des pays nordiques ou anglo saxons, mais eussi de l'Europe de l'est ou de pays de la Méditérannée comme l'Espagne ou l'Italie. La mondialisation est une réalité, mais ce n'est pas un phénoméne nouveau.
Bien avant la route de la soie et la découverte des Amériqies, les échanges ont toujours existé. Ce qui est nouveau, c'est l'intensité et la raoidité avec laquelle circulent les flux d'informations, de biens et de services jusqu'aux facteurs de production aujourd'hui. Les grands responsable en sont les nouveaux moyens de communication et en particulier l'Internet. On doit considérer comme un facteur positif le décollage des pays qui émergent comme la Chine ou l'Inde: au delà de la satisfaction humaniste, la mondialisation fabrique des consommateurs chinois ou indiens qui sauront apprécier le made in Europe.
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 L'Europe est la bonne réponse à la mondialisation. Non pas pour en faire un bouclier ou une cible.
Pas un bouclier, car la construction européenne s'est faite sous le signe de l'ouverture et pas de la fermeture. Du protectionisme européen il n'y a qu'un pas au protectionisme tout court, du patriotisme économique, qu'un pas au nationalisme tout court.
Génétiquement, l'Europe ne peut être une forteresse contre la mondialisation, mais elle ne doit pas non plus en être la cible principale en devenant le supermarché du monde. Sinon bien vite une Europe de consommateurs aisés se transformera en une Europe de consommateurs sans salaires et donc sans pouvoir d'achat. Il faut continuer à produire en Europe, non seulement des produits de haute technologie, mais aussi de l'agro alimentaire, des textiles et autres domaines où la qualité, la créativité et l'innovation des Européens sont autant d'atouts à renforcer.
 L'Europe peut être en fait le levier d'une mondialisation à visage humain et en même temps nous aider à en minimaliser les risques et à maximaliser les opportunités: Le levier d'une mondialisation à visage humain.
 C'est une grande ambition.
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 L'Europe s'est construite comme un état de droit, soummise à des lois et à une juridiction.
 L'Europe est fondée sur l'égalité entre Etats qui ont accepté de déléguer une part de leur souveraineté à une entité commune.
L'Europe a appris à gérer la compléxité, à préserver les diversités culturelles (le plurilinguisme en est une des règle de fonctionnement. les plus remarquables .!)
L'Europe s'est contruite à l'opposé de l'idée de rapports de force et de puissance hégémonique. L'Union européenne peut être ainsi un laboratoire d'une gouvernance mondiale à visage humain. Il ne s'agit pas de croire qu'elle peut préfigurer ce que serait une gouvernance mondiale. En effet le projet européen se nourrit de l'idée d'unir les peuples autour d 'un même destin et d 'un même projet et l'on voit bien qu'on n'en est loni au plan mondial. Mais l'Europe montre le chemin en matière d'une gouvernance fondée sur le respect de l'autre, sur le multilatéralisme opposé aux tentations hégémoniques, su des bases d'un état de droit.
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L'UE se doit donc de renforcer les "îlots de bonne gouvernance mondiale" qui s'appuient sur des principes équivalents de droits et sur une même vision humanistes: l'OIT pour les droits des travailleurs, l'OMS pour la protection de la santé, l'AEIEA our l'énergie, l'UNESCO pour la diversité culturelle et le droit à la diffusion des connaissances, l'OMC pour le commerce équilibré.
L'UE doit agir afin d'améliorer ce par quoi ces organisations pêchent le plus, c'est à dire le manque de mise en oeuvre. Elle pourrait soutenir , à l'image de ce qui a été fait pour le commerce avec le mécanisme de réglement des différends de l'OMC, des systémes de mise en oeuvre, de suivi et juridictionnels tels que : une véritable Cour internationale des doits de l'homme à l'image de celle du Conseil de l'Europe, des mécanismes de contrôle de mise en oeuvre pour l'OIT, l'OMS ou l'UNESCO. L'UE doit aussi forcer la main des décideurs mondiaux pour créer, à la suite du processus de Kyoto, une véritable Agence mondiale du développement durable qui pourrait proposer des conventions et disposerait de moyens financiers et des mécanismes de contrôle d'application.
On voit bien qu'un seul pays ne pourra agir efficacement dans cette direction.
Seule l'Europe parlant d'une seule voix possède la force de conviction nécessaire.
Sa capacité de conviction sera d'autant plus forte qu'elle pourra faire des émules.
Un peu partout dans le monde, il y a des regroupements régionaux: du Caricom en Amérique centrale à l'ASEAN en Asie ou au MERCOSUR en Amérique du Sud. D'autres entités voient le jour un peu partout des rivages de la mer noire à l'Asie centrale, du moyen orient à l'Afrique.
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Ce processus est la voie de l'avenir car il est le seul moyen pour les pays en voie de développement de ne pas être "les laissés pour compte" de la mondialisation. L'UE doit soutenir et renforcer ces processus d'intégration régionale, notamment car ils sont fondés sur une même vision multilatérale des relations entre pays à l'opposé de la vision hégémonique des rapports de force prônée aujourd'hui par les USA.
Plus l'Europe fera des émules de par le monde, plus ses idéaux progresseront.
L'Europe est aussi le bon levier pour minimaliser les risques et maximaliser les opportunités de la mondialisation.
 L'union européenne acrée à juste titre un Fonds d'ajustement à la mondialisation pour venir en aide aux personnes et aux territoires qui seraient victimes de délocalisations consécutives à des effets de la mondialisation. Ce Fonds doit être mieux connu et complété par des programmes nationaux et régionaux, en faveur notamment d ela formation professionnelle et des petites et moyennes entreprises . Il devrait être géré en y associant les partenaires sociaux qui sont les plus capables de mesurer l'impact économqiue et social des délocalisations.
Mais l'Europe ne peut pas non plus faire éternellement des concessions sans réciprocité.
Plus unie, elle pourra aussi mieux faire valoir ses intérêts et exiger par exemple que les USA démentèlent à leur tour leur mécanismes de subventions aux exportations agricoles.
Plus solidaire, l'Europe pourra mieux se défendre contre le dumpling, la contrefaçon et la piraterie. Pour tirer davantage profit de la mondialisation et des extraordinaires potentialités des marchés qui s'ouvrent aujourd'hui, l'Europe sera gagnante si elle se présente groupée en rassemblant ses forces: missions commerciales sectorielles communes, représentations uniques à l'extérieur, système européen d'assurance crédit export, mesures fiscales communes d'encouragement. Le pénible spectacle des concurrences intra européennes sur des marchés tiers se termine souvent pas la victoire des Autres.
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En effet, pour maximaliser ses chances, l'Europe doit presser le pas de son intégration. En décloisonnant ses marchés des biens et des services, en soutenant une mobilité intra européenne choisie, en mettant en commun nos moyens en matière de formation et d'innovation.
IL n'est de richesses que d'hommes. Cette formule s'applique tout particulièrement à l'Europe.
La diversité de nos cultures est notre plus grande richesse ..insuffisamment exploitée. L'éducation devrait devenir demain le premier poste budgétaire des Etats Membres et de l'Union. Seumenet un n jeune sur Mille aujourdhui pratique l'Europe dans l'Union.
En investissant sur un avenir commun et en faisant d enotre diversité culturelle un atout, nous pourrons effectivement faire agir l'Europe comme un levier pour relever les défis de la mondialisation. En même temps, par notre approche humaniste des relations internationales, nous pourrons donner un visgae humain à la mondialisation: notamment aussi en en faisant l'affaire de tous, des citoyens, de la société civile, des partenaires sociaux et des associations, pas seulement des gouvernements, des administrations ou des agences internationales.
Ce sera cela aussi la mondialisation à visage humain.
Henri MALOSSE
Rapporteur au CESE d'un avis à la demande la Présidence allemande de l'UE" Défis et chances de la mondialisation pour l'UE" http://www.eesc.europa.eu/
A LIRE:
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L'Europe de A à Z
Pascal Fontaine et Henri Malosse

Année : 2006
Edition : Bruylant
ISBN : 2-8027-2322-7
Pages : 320
Prix : 25 € (TVA comprise)


Euro, CEE, Banque Centrale européenne, Traité constitutionnel ... autant de sigles et de concepts qui traduisent la vitalité de l'idée européenne mais aussi sa complexité. Née au lendemain de la dernière guerre mondiale, l'Union européenne regroupe aujourd'hui 27 Etats membres. Cet ouvrage conçu par deux spécialistes des questions européennes aide le lecteur à se retrouver dans le maquis des sigles de l'organisation européenne, en accordant la place qui leur revient, c'est-à-dire l'essentiel, aux institutions européennes.

PASCAL FONTAINE
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Docteur d'Etat en Sciences Politiques, il a été le dernier assistant de Jean MONNET avec qui il a travaillé de 1974 à 1977; Chef de division au Parlement européen où il exerce les fonctions de Secrétaire général adjoint du premier Groupe politique. Enseignant à l'IEP de Paris il a notamment publié "Jean MONNET, l'inspirateur" (Ed. Jacques Grancher, 1988) et "L'Union européenne" (Ed. Le Seuil, 1994)

HENRI MALOSSE
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, il est membre du Comité Economique et Social Européen depuis 1995. Il a participé à la création de la délégation aux Affaires européennes à l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie à Bruxelles en 1979. Il assure des enseignements sur les questions européennes auprès de l'Université Robert Schuman à Strasbourg. Ouvrages publiés sur la construction européenne (dont "Réunifier la Grande Europe" avec B. HUCHET, Ed. Bruylant, 2001)

Pour tous renseignements :
www.bruylant.be


 

 A SAVOIR:

Henri Malosse est Président du Groupe des Employeurs au CESE (Groupe I)

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Le Comité économique et social européen (CESE) est la plateforme institutionnelle, consultative, grâce à laquelle les représentants des milieux socio-économiques européens peuvent et doivent exprimer leurs points de vue de manière formelle sur les politiques communautaires.

Il leur permet donc de conseiller les grandes instances que sont le Conseil, la Commission et le Parlement européen et de participer pleinement au processus décisionnel de l'Union européenne.

Le CESE a été institué par les Traités de Rome (1957) aux fins d'associer les divers groupes d'intérêts économiques et sociaux à la réalisation du Marché commun et de leur donner un instrument institutionnel pour faire connaître à la Commission et au Conseil de l'Union

Il se sompose de 344 membres (ayant le titre de Conseillers) issus des milieux socio-économiques de l'Europe.

Les membres sont proposés par les gouvernements nationaux et nommés à titre personnel par le Conseil de l'Union européenne pour une période de 4 ans renouvelable. Le prochain renouvellement aura lieu en octobre 2010.

Les Conseillers sont organisés en trois groupes :

1. Employeurs
2. Salariés
3. Activités diverses

POUR RAPPEL ET REFERENCE:

« Le cadre européen nous rendra la souveraineté que nous avons perdue. »

François Bayrou a présenté, au colloque "Réussir ensemble la nouvelle économie" du 9 novembre 2006, sa conception de la mondialisation : une organisation saine de l'économie mondiale passe par l’Europe.

« La question du modèle économique de la planète est probablement l’une des plus brûlantes que nous aurons à traiter dans les décennies qui viennent. Les pays à haut niveau de protection sociale sont menacés par le vaste mouvement de délocalisations et de concurrence sans règle sociale ou écologique. Et des pays les plus pauvres de la planète, on s’en va, je pense évidemment au continent africain.

Que voit-on aujourd’hui ?

Des délocalisations d’entreprises qui vont chercher en Europe l’endroit où le social coûte le moins cher. Pour que le dumping social et les délocalisations ne soient pas demain la réalité dominante, il faut une harmonisation de nos règles sociales en Europe.

Les marchés financiers sont volatils : on peut donner à l’Europe la capacité d’une réglementation plus serrée, de dire aux marchés financiers : ‘il y a une limite’.

En face du crime organisé, des trafics internationaux, des mafias, nous organisons notre impuissance. Les Etats européens avec leurs frontières, leur droit pénal toujours différent de celui du voisin, leur police séparée, c’est une aubaine formidable pour les organisations criminelles. Songez que nous sommes incapables d’aller voir ce qui se passe dans un compte en banque dans un autre pays ! C’est de l’assistance organisée aux mafias.

Seule l’échelle européenne permet de résoudre ces questions des migrations économiques, des stratégies monétaires, des régulations du capitalisme financier, de la défense de notre modèle de société ; de traiter les grandes questions du développement durable, du climat, du dumping écologique et du modèle économique de la planète.

C’est la vraie vocation de l’Europe : nous rendre la souveraineté que nous avons perdue, que l’échelon national ne peut plus garantir.

L’Europe s’affaiblit à voir ses membres jouer les uns contre les autres, par exemple par le dumping fiscal. Je prends l’engagement de tout faire pour changer cette situation. »

Lien(s):
Discours au colloque "Réussir ensemble la nouvelle économie", 9 novembre 2006

06/06/2007

A Strasbourg, Chantal Cutajar marie l'Orange et le Vert: l'écologie inséparable de la social-économie et de la démocratie sociale

Les engagements de Chantal Cutajar en matière de développement et de bien-être durable: Pour une politique écologique moderne, efficace, concertée qui concerne tous les secteurs d'activité

A la demande de plusieurs correspondants, je développe ici mes ENGAGEMENTS en matière de protection de  L’ENVIRONNEMENT et de développement ou de bien-être durable. Le MoDem, vous le savez compte un pôle écologique développé. "Nous sommes des écologistes....naturellement", a souri, à Colmar, François Bayrou en évoquant les adhésions au MoDem de Corinne Lepage et de Cap 21 et de nombreux militants ou sympathisants des Verts.

Moi-même, j'ai déjà consacré plusieurs notes sur ce site à ces sujets.

A revoir ou voir notamment>>>>>>>>>

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Je m’engage à promouvoir une politique active de l’écologie

Je considère en effet qu’il est nécessaire :

1° d’inscrire le développement durable au cœur des politiques publiques.

2° de mettre en place un plan d’adaptation au réchauffement climatique : isolation et rénovation de l’habitat, développement des énergies renouvelables (biocarburants, solaire, biomasse…), transfert du transport de marchandises vers le rail et le transport fluvial.

3° D’instaurer progressivement une « taxe carbone » sur les énergies fossiles.

Je militerai pour un modèle de développement plus sobre, co mme modèle du vivre mieux.

Quel est le constat ? : La menace climatique pèse. La rareté de l’énergie signifie un risque i mm édiat de crash pour nos sociétés démocratiques. La réponse doit être à l'échelle européenne et à long terme, ce qui demande un plan national trans-partisan.

LIRE LA SUITE >>>>>>>>

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR met les valeurs du Conseil de l'Europe au coeur de sa campagne législative

SELECTION RELATIO SUR LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR. Candidate aux législatives au nom du MoDem de François Bayrou, Chantal Cutajar a mis les valeurs du Conseil de l'Europe, donc les valeurs fondatrices de la construction européenne, au centre de sa campagne.

Extraits d'une conversation à bâtons rompus entre elle et Daniel RIOT diffusée sur son site politique.

La place prise par l'Europe dans les campagnes électorales françaises pour que ce fait soit mis en relief.

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« L’Europe De Strasbourg au coeur et à cœur »

DR : Pourquoi as-tu jeté l’ancre à Strasbourg ?

CC : L’image est trop légère. Strasbourgeoise, je me sens pleinement. De corps, de cœur et d’esprit. Je suis, tu le sais,  d’origine italo-maltaise, j’ai grandie en Algérie, j’ai fait des détours dans les Antilles… Mais n’est-ce pas un dicton alsacien, remis en lumière par Martin Graff, qui dit « cultive tes racines, et plante-les étoiles » ? La formule existe aussi en arabe. Mes racines, je les ai  plantées dans les étoiles du drapeau européen. C’est d’ailleurs pour cela que, comme toi, j’ai choisi de m’installer à Strasbourg, de devenir pleinement Strasbourgeoise.Où j'ai fondé ma famille, choisi d'exercer mon métier, déécider de VIVRE. J'aime la Ville, sa région .Et tu as raison de la dire souvent: à Strasbourg plus qu’ailleurs on perçoit mieux toutes les dimensions et tous les enjeux de la construction européenne. Une question d’histoire, de géographie, de culture. Parce qu’à Strasbourg on vit d’une façon particulière les héritages européens. Parce qu’à Strasbourg, on l’Europe au cœur et à cœur.

DR : Que mets-tu derrière cette belle formule ?

CC : Je me suis toujours sentie française et européenne, européenne parce que française. Mais c’est à Strasbourg que s’est développée ma passion de l’Europe. Par « hasard et nécessité », comme disait Monnet. Par étude du passé et par décryptage des voies de l’avenir.

Il en a fallu du courage et de l’audace à Monnet, à Schuman, à Adenauer, à De Gaspéri, à Spaak pour réussir ce qu’ils ont fait !  Je me reconnais dans les professions de foi et dans les actes de Pierre Pflimlin que tu m’as fait mieux connaître et qui me semblent bien oubliées par nombre de ceux qui s’autoproclament ses héritiers.

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Je suis aussi comme il le disait de lui « une fanatique de l’Europe ». En mémoire du passé et du futur… Par réalisme autant que par idéalisme. Mais sans naïveté. Les mots « européistes » ou « eurobéats » sont des inventions d’anti-européens, des caricatures…Je suis une "euro-déterminée" 

Dans le secteur d’activité qui est le mien l’insuffisance voire l’inexistence de l’Europe politique fait le bonheur (et la fortune) des brasseurs d’argent « sale ». D’où mes engagements en faveur d’une Europe politique de la Justice. En faveur de laquelle nous avons lancé une pétition citoyenne qui est toujours ouverte à signatures.

DR : Tu parles de Pierre Pflimlin. Ce « grand PAIR de l’Europe », comme disait Germain Muller, m’a beaucoup appris. Je suis devenu, grâce lui,  un euro-enthousiaste très réaliste : « L’Europe est une longue patience » Ma rencontre avec Jean Monnet aussi m’a profondément marqué : « L’Europe est une longue persévérance ». Mes lectures, mes études et les interviewes des grands acteurs de l’Europe également : je sais que l’Europe est un combat. Comme une démocratie authentique d’ailleurs.

Je sais aussi que  l’unification européenne  vise non à supprimer mais à transcender les frontières, non à diluer mais à renforcer les souverainetés, non à gommer mais  sauvegarder les « différences ».

CC ; On ne le souligne pas assez : l’Europe s’oppose aux nationalismes mais non aux patriotismes. Elle repose sur la libre adhésion, sur le respect de valeurs inaltérables, non sur la force. De même que les démocraties doivent se défendre contre ses ennemis en restant fidèles aux principes démocratiques, l’Europe en voie vers son unité doit triompher de ses adversaires en respectant ses propres valeurs.

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C’est pourquoi, selon la formule de Schuman, elle ne peut avancer que « pas à pas », avec même des  pas en arrière. D’autant plus qu’il est plus difficile encore d’abattre les murs, de casser les barbelés, de renverser les postes frontières qui sont dans les têtes que ceux qui se sont inscrits ou s’inscrivent encore dans nos paysages.

DR : L’Europe, une question mentale et cérébrale d’abord !…C’est logique : l’Europe nous plonge aux carrefours de l’identité et de l’altérité, des esprits de fermeture et  d’ouverture, des réflexes du poing fermé et de la main tendue. Plus le champ d’appartenance devient large plus  le besoin de points d’ancrage proches et petits se fait sentir.

CC : C’est encore plus vrai aujourd’hui alors que  les peurs fondées ou non, entretenues ou non, se multiplient et s’alourdissent. Surtout dans un Etat-Nation aussi ancien et aussi centralisé que le nôtre. Les « républicanistes » craignent que l’Etat, écartelé entre Régions et Europe et fouetté par les vents du « grand large » de la mondialisation  perde ses moyens d’actions et que la République sacrifie son   âme sur l’autel d’une « République européenne » hypothétique…De plus, l’Europe par sa nature et surtout par ses structures ajoute à la complexité des choses, du gouvernement du pays, de ce qu’on appelle la « gouvernabilité » ou « la gouvernance ». On le voit bien dans les maquis du « droit communautaire ».

DR : L’un des problèmes de la construction européenne, c’est que  la compréhension des mécanismes européens exige des connaissances qu’on n’enseigne pas ou peu dans les écoles et les universités et que les médias, à quelques exceptions près, ne rendent guère accessibles. L’Europe souffre plus d’un « déficit pédagogique » que d’un « déficit démocratique ».

CC : C’est l’un des mérites de Bayrou d’intégrer la dimension européenne en tout et pour tout. Ce que j’ apprécie le plus chez lui (en plus de ses qualités humaine, de son intégrité, de son courage, de la force de ses convictions), c’est que toutes ses propositions sectorielles s’intègrent dans un projet global cohérent. Tout est lié : l’économique et le social, l’écologie et la croissance, la compétitivité et la solidarité, le local et le global, le national et l’européen. Avec en tout des préoccupations qui sont les miennes : éducation, justice (y compris social)

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 « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

(Pierre PFLIMLIN)

LIRE D'AUTRES EXTRAITS DE CETTE CONVERSATION >>>>>>>

La politique n'est pas forcément un bassin à désillusions

Petite histoire politique strasbourgeoise qui vaut leçons pour tous ceux qui plongent la première fois dans la piscine des désillusions qu'on appelle "politique"...

 « L’Extrême-Centre révolutionnaire »: C'est le choix de François Bayrou et de ceux qui l'accompagnent dans sa "Révolution citoyenne" rendue difficile par notre système électoral. Et par une bipolarisation artificielle, caduque mais entretenue par la droite "décomplexée" et par la gauche "défigurée".

"Tu es du centre, mais tu penches de quel coté?":Une question mille fois entendue...Comme si au sein même du "centre", il y avait une "droite" et une "gauche", ou une droite gauche et une gauche maladroite! Dans le dialogue que j'ai eu , hors campagne électorale, avec Chantal Cutajar, c'est l'une des questions  abordées. En ce moment, c'est son positionnement à elle qui importe le plus , non le mien. D'où cet extrait publié çi-dessous.

Dans le foulée, je reprends ici (en partie) la narration de la première expérience politique de Chantal Cutajar, qui avait été élue, en troisième position, sans étiquette, comme représentante de la "société civile" sur la liste Keller-Grosmann qui a gagné. Chantal Cutajar s'est vite coupée de ce "Tandem UDF-UMP" devenu "UMP". En fait , elle a été dépouillée de ses attributions avant d'être virée... Ce n'est pas ce qui s'appelle une "dissidente", ni une "lâcheuse", mais une victime de ses convictions et de sa lucidité.

Son expérience peut être utile à toutes les "personnalités de la société civile" qui plongent dans la piscine de la politique, sans toujours se préoccuper de la qualité et de la quantité de l'eau... Et qui se retrouvent souvent dans un basin de cruelles désillusions. Cette petite histoire strasbourgeoise a une portée qui ne se limite pas à cette Ville, bien sûr. Je suis certain que ce type de mésaventures s'illustre dans bien des collectivités de toute couleur politique...

Ce n'est évidemment pas une raison que que les bonnes volontés se découragent: ce sont les moeurs politiques qu'il faut changer. Cela est possible... puisque l'art politique dans toute sa noblesse consiste précisément à rendre possible le souhaitable. Ou le nécessaire. C'est cela aussi, et peut-être d'abord, la "Révolution citoyenne" que tentent Bayrou et le MoDem. Un ré-enchantement de la politique.

DR

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Cet entretien a été publié sur le site politique de Chantal Cutajar

 DR : Tu es culturellement plus de droite que de gauche non ?

CC : Ah ! Les vieux clivages ! Là c’est ton coté provocateur qui pointe le nez… Je suis d’abord anti-totalitaire, anti-autoritaire, anti-hitlérienne, anti-stalinienne, anti-intégriste, anti-impérialiste…

Est-ce de gauche ou de droite ?

Cela, c’est viscéral, tripal, presque charnel.

La juriste que je suis déteste les injustices, y compris sociales. La chrétienne que je suis mène des combats depuis longtemps contre tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, à la dignité des Personnes, y compris et surtout aux êtres qui sont sur le bords du chemin, pour ce que tu appelles les « Floués du progrès », aux victimes de toutes les « exploitations de l’homme par l’homme ».

Est-ce de gauche ou de droite ?

L’humaniste que je suis a horreur de toutes les discriminations, de toutes les pratiques qui violent les règles du Respect, de toutes les idéologies qui, comme tu dis encore, transforment la culture de l’Autre en négation de l’autre.

Est-ce de gauche ou de droite ?

DR : Je comprends....Personnellement,  j’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

Mais je reviens à ma question : Avant de t’affirmer de « l’extrême-centre », une expression forgée par Jean-Marie Cavada et adoptée par Bayrou, tu te situais où ? Tu t’es engagée en politique sur une liste de droite…

CC : Si la droite, c’est l’ordre si nécessaire à la Liberté, j’étais de droite. Si la gauche, c’est la justice, j’étais de gauche. Mais comme toi je connais trop de conservateurs de gauche et de progressistes de droite pour réduire la droite à un ordre (qu’elle sait si mal assurer) et la gauche à une justice (qu’elle sait si mal garantir).

Quant au Centre, avant « l’udf libre et indépendante » de Bayrou, je m’y suis toujours reconnue dans les valeurs proclamées mais pas toujours dans les méthodes pratiquées….

Pour moi, la politique, c’est une éthique, une morale, une mission, un moyen de faire non d’être, de servir non de se servir, une manière de payer mes dettes envers un pays, une Nation, une société, une école républicaine qui m’ont aidée à devenir qui je suis.

Le Centre avant Bayrou et ses décisions courageuses, c’était le Marais, un milieu mou et lâche, un repère d’opportunistes, de frustrés de droite qui avançaient masqués et de frustrés de gauche qui avançaient avec un faux nez…Le MRP de jadis, oui. Le Centre fait de « sang triste » comme disait Pasqua, non. Les « centristes, disait Chirac, on les roule dans la farine et on les fait frire ». Ce centrisme-là, non. Hélas, des « sangs-tristes », on en compte encore…

Il suffit de voir à quel point le pouvoir attire les esprit faibles comme une lampe les moustiques…Mais il faut compter sur l’électrochoc qu’a provoqué Bayrou. Il a et il aura des conséquences : le MoDem en est à ses débuts. Avec de belles valeurs humanistes, de beaux engagements européens et une belle vocation sociale en héritage. Et le modernisme, la jeunesse, le dynamisme…

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« Le tandem et moi » : Petite histoire d’une grande  désillusion

DR. D’accord, mais tu a été élue sur une liste UDF-UMP, tu as même été tentée par un passage à l’UMP avant d’opter pour l’UDF. Et tu as été la première des adjointes de Keller et Grosmann… pendant peu de temps, il est vrai !

CC : Je n’oublie rien, je ne cache rien et je ne regrette qu’une chose : avoir été plongée en politique sans avoir la pleine conscience que je me lançais dans un sport de combats où les règles ne sont pas toujours très claires.

En fait, je suis entrée en politique parce que l’on m’y a invitée. Par convocation en quelque sorte.

Fabienne Keller et Robert Grossmann sont venus me chercher (sans doute pour tirer parti de ma crédibilité de juriste et d’universitaire) pour être, en tant que « personnalité qualifiée, représentant la société civile », numéro trois de leur liste. J’ai accepté non sans hésiter non sans réflexion,  mais parce que je leur ai fait confiance.

La confiance, c’est l’un de mes défauts. Ou plutôt, mes excès de confiance, mon manque de méfiance. Sans doute est-ce un revers de mon humanisme qui est d’abord un acte de confiance en la Personne humaine même si je ne sous-estime pas le côté cannibale des humains…Peut-être est-ce aussi l’un des résultats de mon inexpérience politique à l’époque, je veux dire de la politique telle qu’elle est si souvent pratiquée…

Mme Keller et M. Grossmann me proposaient un poste, des fonctions, une mission que je ne pouvais pas refuser : lé sécurité de la Ville en une époque où l’insécurité était, à tort ou à raison, l’un des défis politiques les plus grands à relever.

La fille de commissaire, la juriste, la pénaliste, la femme de bonne volonté aimant le dialogue, la concertation, la femme de caractère qui prétend savoir affronter les réalités en face, la pacificatrice (et non la pacifiste ou la laxiste)  que j’étais (et demeure) ne pouvait pas ne pas accepter. En plus, ils me confiaient la charge de défendre les intérêts de Strasbourg l’Européenne dans la préparation des développements prévus de l’ « Europe de la sécurité et de la Justice ».

DR : Et alors ? Que s’est-il passé ?  Le mariage est la première cause de divorces comme dit un humoriste… Un « tandem », c’est déjà difficile à conduire. A trois sur deux selles, cela devient impossible…

CC : Il ne s’est en rien agi de cela. Je ne souffre pas d’un ego démesuré. Du caractère, j’en ai. Oui. Mais je n’ai pas un mauvais caractère. Je n’ai aucune susceptibilité mal placée. Et je suis trop respectueuse du suffrage universel pour savoir faire la différence entre les deux « patrons » choisis par les urnes et les autres membres de la liste, pour ne pas  me soumettre aux lois de l’autorité et pour respecter autant que faire se peut les règles de la solidarité d’une équipe, de la loyauté envers ceux qui détiennent les responsabilités suprêmes dans la Ville et dans la Communauté urbaine. De plus (au risque de me répéter),  j’étais trop inexpérimentée en politique pour jouer les politicardes…

DR : Venons-en aux problèmes…

CC : Le problème, pour résumer et sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, a été triple : les engagements pris envers moi n’ont pas été tenus ; ma conception de la sécurité réelle et effective a été très vite incompatible avec les réflexes sécuritaires du « tandem » ; et l’atmosphère de travail est rapidement devenue peu supportable, non seulement par moi mais par d’autres.

DR : Il nous faut reprendre ces trois points un par un … L’ambiance, d’abord…

CC : Je n’insisterai pas. Quel Strasbourgeois (pas seulement salarié de la CUS) ne sait pas de quoi je parle ? L’autorité n’est pas l’autoritarisme, le pouvoir n’est pas le fait du prince (et de la princesse), la concertation ne se fait pas dans le mépris des autres, le débat cesse de mériter son nom quand il y a une règle non écrite mais effective : « Tu es pour ou tu la ferme »...

De mon coté, j’ai sans doute quelques torts : les couleuvres, les clous tordus, les peaux de bananes ne font pas partie de mon régime alimentaire… J’ai des réflexes de rejet. Heureusement d’ailleurs. Et je n’ai guère de patience devant ce qui me révolte. Il est de saines colères. Elles sont le fondement même de cet esprit de résistance qui pour moi est une qualité indispensable quand on se veut citoyen responsable et à plus forte raison quand on a obtenu (fusse sur une liste) la confiance des électrices et des électeurs

DR : Tu as attaqué le « tandem » quand il était au plus bas dans le thermomètre local de la popularité… Ce n’était pas très gentil, çà. Pas très « solidaire ». Pas très « esprit d’équipe ».

CC : Je n’ai pas attaqué. J’ai dit ce que je pensais à un moment que je n’ai pas choisi. Trop c’était trop. Nous avions été élus sur un programme et sur une méthode de gouvernement. Ni l’un ni l’autre n’était respectés. J’ai craqué, on peut presque dire cela comme cela, même si c’est mal interprété, parce que je respecte (trop pour certains?) le suffrage universel et les électeurs.

Ce n’était ni un mouvement d’humeur incontrôlé ni un calcul politicien prémédité, mais un cri du cœur et de la tête poussé au nom du respect des citoyens, des engagements pris.

Le « tandem » qui, sur le fond ne m’a jamais rien reproché, peut réécrire cette histoire comme il le veut et comme il le voudra. Dieu sait qu’il a déjà fait beaucoup pour tenter de me discréditer… Mais là comme ailleurs, transparence oblige (y compris de moi vis-à-vis de moi),  je le répète : ce qui a été jugé par certains comme une attitude « inadmissible » a été l’expression d’une rébellion dictée par mon respect des électeurs et de moi-même. On ne respecte les Autres que si l’on se respecte soi-même.

DR : Point deux : la divergences de fond…

CC : C’est ce qui me séparerait, en matière de lutte contre l’insécurité, à la fois  de Sarkozy et de Mme Royale. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagée aux cotés de Bayrou. Pour moi, Prévention, Répression, Réadaptation doivent être liées. Indissolublement. Avec souci des victimes, bien sûr. Un souci réel, non une simple compassion de circonstance, une émotion affichée.

Il ne s’agit pas seulement de rassurer par des mots, des effets de manche et quelques mesures « sécuritaires » démagogiques contre les sentiments d’insécurité de la population, amis d’assurer une vraie SURETE.

En réagissant avec fermeté quand les circonstances l’imposent : je suis de ceux (rares) qui trouvent dans le droit pénal, donc répressif par nature, des vertus préventives, pédagogiques, éducatives…

Mais aussi en ayant une stratégie globale  de SURETE, où chacun à sa place et dans ses fonctions doit remplir des missions : le policier, le juge, l’éducateur, le responsable associatif, l’ « adjoint » de quartier, le responsable de la politique sociale, le responsable de l’habitat, l’architecte, l’urbaniste…

DR : La Sûreté, c’est un droit de l’homme, garanti comme tel. Et c’est l’un de ces mots que l’on a eu tort de rayer du vocabulaire. Les mots disent toujours plus que l’on croit. Politique, police et politesse ont la même racine. Comme urbain et urbanité. Le « tandem » n’avait pas ou n’a pas  cette conception ?

CC : Encore une question qui relève de tes fausses provocations ! Je ne serai pas méchante au point de reproduire ici quelques mots entendus auprès desquels « racailles » ou « Kärcher » font pâle figure de litotes. La Sûreté c’est une cité policée, non policière ou… militaire. Je n’insiste pas.

Comme je ne m’étendrai pas sur les moyens promis mais enlevés sournoisement, pernicieusement, progressivement, secrètement. Imagines-tu   une adjointe chargée de la sécurité et être privée de tout contact avec la police municipale ?

Pire : ordre avait été donné de me tenir à l’écart de toute information concernant la sécurité. J’ai horreur des faux semblants. J’assume la responsabilité de ce que je fais, non de ce que je ne peux pas faire… Je pourrais citer des exemples précis, qui ne concernent pas que la sécurité, d’ailleurs. La concertation citoyenne, la démocratie participative dans les quartiers telle qu’elle a été (et reste) pratiquée n’avait rien à voir avec celles que nous nous étions engagés à pratiquer et à développer durant notre campagne pour les municipales.

Mais je ne veux pas amoindrir la qualité de notre conversation par   un réquisitoire contre le « tandem ». Je déteste trop le mélange des genres pour tomber dans ce piège. Ce que j’aurais encore à dire, je le dirai peut-être un jour… Si certains faits sont narrés par d’autres d’une façon trop altérée.

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Du Courage , de la Liberté et de l'esprit de résistance....

DR : Tu as vécu cette expérience dans la douleur, tout de même. Tu en souffres encore, non ?

CC : A un point que personne ne peut imaginer. Déprime, bien sûr. On se sent devenir un peu parano dans de tels contextes... On me vire, et on me traite de dissidente. De « traître » aie-je même lu, voilà peu encore dans une « opinion » publiée dans les DNA ! Je suis victime d’un mode de « gouvernement » que je condamne, et on fait de moi une fautive, une coupable. J’ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et c’est moi qui « fait du tort » à la municipalité… Et une foule de gens qui me gênait par leurs excès d’éloges se sont mis à me balancer des peaux de banane, à me tirer dans le dos, à me dénigrer. Et je paye mon intégrité intellectuelle par toute une série d’attaques personnelles viles, de manoeuvres indignes, de tentatives de décrédibilisation, de campagne d’insinuations et de rumeurs stupides…

Mais si j’ai une bonne mémoire, je ne suis pas portée ni vers la rancœur ni vers  la rancune. Je n’ai de « compte personnel » à régler avec personne, contrairement à ce que j’ai lu récemment encore dans des propos de personnages mesquins qui ont dans la presse locale un écho disproportionné par rapport à leur représentativité. En fait, je dois remercier Mme Keller et M. Grossmann.

DR : Pardon ?

CC : Mais oui… D’abord, comme je viens de le dire, ce sont eux qui m’ont fait franchir le Rubicon de l’engagement en politique. A la politique, je ne pensais pas…

Ensuite, ils m’ont permis de voir ce qu’il ne faut surtout pas faire si l’on veut que le mot « politique « recouvre sa noblesse perdue… Ils m’ont appris (avec bien d’autres proches d’eux) à limer mes excès de confiance en des paroles données, aux promesses « qui n’engagent que ceux qui les entendent » comme dit Pasqua.

J’étais (et je reste encore un peu) naïve. J’aime nager dans des eaux propres. Les eaux troubles me révulsent.    Ils m’ont appris (directement ou indirectement) le sens de mots que je connaissais mal : hypocrisie, calculs « politichiens » (comme disait DE Gaulle), opportunisme, carriérisme, contre-vérité… Toutes les expériences (même celles chargées de désillusions) sont profitables.

Ma volonté naturelle de transparence s’en est trouvée  renforcée. Mes soifs d’exigences se sont trouvées augmentées. Et toi, tu te sens  de « gauche » plus que de droite, pour reprendre ta « provocation » ?

DR : J’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

CC : Une phrase qui n’a  pas échappé à Bayrou… Mais qui n’est guère honorée par « la droite décomplexée »…Tu m’as dit ne jamais avoir eu qu’une carte de presse jusqu’à ton engagement au MoDem

DR : Oui, En fait, le citoyen que j’ai toujours été (le vrai journalisme est un civisme) a plus voté à gauche qu’à droite. Mais l’engagement européen a toujours été et reste mon premier critère de jugement, avec le sens des responsabilités et la crédibilité des candidats.

Depuis très longtemps habité politiquement par quatre personnages de notre Histoire nationale : Monnet et Schuman, qui ont formé un vrai tandem, Mendès-France et Charles de Gaulle.

Monnet et Schuman m’ont longtemps troublé parce qu’ils étaient effectivement plus de droite que de gauche. Selon des critères bien dépassés.

Mendès m’a longtemps mis mal à l’aise en raison de l’échec qui lui est imputable de la CED, de ce projet d’Union politique européenne qui allait de pair (ou l’oublie) avec le plan d’une Communauté européenne de défense. Quant à de Gaulle… je fais mienne la définition d’Edgar Pisani : « Je n’ai jamais été gaulliste mais je reste gaullien ».

Si aujourd’hui je ne cache pas mon soutien actif à François Bayrou, c’est surtout parce que je retrouve chez lui cette triple inspiration.

Voilà des années que je pense qu’il faut, pour la France et pour l’Europe, une réconciliation des idées de Monnet-Schuman, de De Gaulle et de Mendès. La revitalisation de la politique et la restauration d’une France influente, prospère et équilibrée dans une Europe-puissance passe par là. Et cela dépasse effectivement les clivages archaïques, « préhistoriques », dit Bayrou entre la droite et la gauche.

Ces deux singuliers accolés à « droite «  et à « gauche » sont d’ailleurs faux, mensongers, fallacieux. Il y a DES droites et DES gauches. Alors qu’il ne peut y avoir qu’un Centre… Même si en ce moment, il n’a jamais été autant disputé.

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 « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

(Pierre PFLIMLIN)

D'autres extraits de ces conversations >>>>>

Strasbourg: Au-delà des fêtes du TGV

 

Le TGV EST EUROPÉEN, OUI, BIEN SÛR…
...mais pas à n’importe quel prix pour le porte-monnaie du citoyen.

Du 31 mai au 10 juin 2007, la Ville de Strasbourg inaugure sa nouvelle Place de la Gare et invite les Strasbourgeois à fêter le TGV EST EUROPÉEN.

Candidate du Mouvement Démocrate, je salue cette initiative qui ouvre Strasbourg et sa région avec ses 130 nouvelles relations directes et qui permet de relier Paris à grande vitesse (320 km/h) mais j’estime que cette ouverture ne doit pas se faire au détriment  des contribuables français.

La hausse importante du coût des billets produit d’ores et déjà une baisse substantielle du pouvoir d’achat des Alsaciens qui doivent se rendre à Paris. Plusieurs cas nous ont été signalés émanant de personnes à faibles revenus et par des étudiants. Le TGV EST EUROPÉEN doit aussi répondre à des critères de justice sociale. La rapidité des trajets et l’ouverture à l’Europe grâce aux transports en co mmun nécessitent également le respect des citoyens sur le plan économique …

En qualité de candidate du MoDem dans la circonscription I de Strasbourg pour ces élections législatives, je tiens à le signaler en cette occasion et je précise qu’en cas d’élection à ces fonctions, je chercherais avec les pouvoirs publics concernés des solutions pour  remédier à ces inégalités face aux transports publics.

Chantal Cutajar

METZ: Un faits divers? Un signal d'alarme.

Il ne faut se garder de confondre faits divers et phénomènes de société. Et je dénonce trop les exloitations politciennes de faits d'actualité.

 Mais ce qui s'est passé au Tribunal de Metz illustre tragiquement ce que peuvent avoir comme effets, le décalage entre les discours sécuritaire et les mesures effectives de sûreté, le manque d'évaluation de birn des décisons prises par les minsitres et leur bureaucratie, et le scandale de l'insuffisance des crédits alloués à la Justice.

Qui plus est, trop de discours de  type populiste contre "les juges", surtout en période électorale,  ont contribué à désacraliser la fonction de magistrats. C'est grave et dangereux.

Chantal CUTAJAR

Sécurité:Un dramatique exemple des conséquences d'une mauvaise approche

François Bayrou : sécurité en banlieue, "une situation triplement risquée"

François Bayrou, a jugé "inquiétant" le rapport de l'INHES (l’Institut national des hautes études de sécurité) sur les difficiles relations police/population en Seine-Saint-Denis. Il a estimé lors d'une conférence de presse à Lesquin dans le Nord que la situation décrite était "triplement risquée", car "elle met des policiers en situation de danger (...), des citoyens en situation d'exaspération - car ils ont le sentiment d'être perpétuellement discriminés pour certains - (...) et parce qu'elle empêche la police de faire utilement son travail de sécurité".

François Bayrou a ainsi souligné que les policiers se sont retrouvés dans la "situation d'avoir une approche quantitative plus que qualitative de leur métier".

"Je suis très frappé de ce qu'on a essayé de dissimuler ce rapport. Il dit quelque chose de très important pour la sécurité de la banlieue et de la Seine-Saint-Denis en particulier", a déclaré François.

Il considère qu’il est "très important qu'on réfléchisse tous ensemble à la manière de sortir de ce piège, élus, représentants d'Etat, magistrats, représentants des personnels et du terrain, des associations". Enfin, il a rappelé que l’UDF-Mouvement Démocrate défend depuis longtemps « l'idée qu'il faut une police fidélisée, c'est-à-dire qui soit attachée au quartier et capable de poursuivre en même temps le travail de poursuite, de sanction, absolument nécessaire, et la travail de prévention".

RAPPEL DES FAITS:

  Cette enquête dresse un constat accablant des rapports entre la police et la population dans le "93" et évoque un "climat d'insécurité permanent" à même de s'envenimer. Les auteurs soulignent notamment un "décalage" entre la "suractivité permanente" de la police, en matière de lutte contre les stupéfiants et les clandestins, et les "réalités subies par la population", avec une "hausse considérable des violences" dans ce département, où les vols avec violences ont ainsi crû de 15,95 % en 2006. Ce rapport inédit a été finalisé en décembre 2006 après deux mois d'étude et de rencontres avec des acteurs municipaux, policiers et magistrats du "93", d'où sont parties les émeutes de 2005.

Commentaire de Chantal CUTAJAR

La juriste, l'élue qui a une expériende de terrain et la citoyenne que je suis ne peux qu'approuver les propos de  François Bayrou à propos de cette affaire qui illustre des dysfonstionnements d'Etat et quelques unes des conséquences d'une approche viciée par une "culture du résultat" trompeuse et porteuse d'effets pervers.

 D'abord, une série de questions:  Pourquoi un rapport de  cette importance (financé par les contribuables) , sur un sujet aussi chargé de passions qui met en cause directement l’ancien ministre de l’intérieur a-t-il été mis délibérément dans un tiroir, donc caché à l’opinion ?  Parce qu’il donnait un reflet de la réalité non- conforme aux soucis d’image du candidat de l’UMP ? Parce qu’il ne fallait pas fournir des éléments « objectifs » pour apprécier le bilan du ministre sortant ?

Jean-Pierre Raffarin a estimé  au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", que "le climat électoral" n'était "pas le meilleur climat pour traiter" d'un sujet "grave" comme les difficultés en Seine-Saint-Denis….C’est un point de vue… que je ne partage évidemment pas : une campagne, c’est l’occasion de décortiquer les réalités et non de les masquer, de mettre à plat les choses avec clarté et ransparence, et non de débattre à coups de phrases superficielles et de slogans. Une conception de la morale politique! 

Sur le fond: Je sais la complexité des questions liées à l’insécurité. Je connais la difficulté de la police, surtout quand elle doit répondre à des consignes politiques mal adaptées aux nécessités du « terrain ». Je suis sur la même longueur d'ondes que Bayrou: nous avons au MoDem un souci d'équilibrer prévention donc éducation , action sociale  présence policière visible , répression et efforts de restructuration psychologique et de réinsertion sociale, et (on les oublient trop!) aides aux victimes,  

L'Unsa police estime "urgent de renouer les liens avec la population pour lutter efficacement contre la criminalité". Pour le premier syndicat de policiers, "si la police est plus proche de la population les auteurs de crimes et délits seront connus et stoppés". C'est un point de vue qu'il faut entendre, évidemment. J'y ajoute une chose essentielle: la sécurité, la sûreté, ne concerne pas que les "quartiers " dits "difficiles" où il faut effectivement rétablir  la présence active de l'Etat, donc des services publics. Elle concerne tous les citoyens de tous les quartiers.

Et elle ne se mesure pas que dans les luttes contre les délinquances "visibles": Où est le programme du gouvernement de lutte contre la délinquance en "cols blancs", contre l'économie souterraine, contre les crimes de la géofinance, contre la corruption, contre les réseaux des blanchiments de l'argent?

Chantal CUTAJAR

04/06/2007

Strasbourg: Le MoDem n'est pas un parti d'opposition , mais de POSITIONS et de PROPOSITIONS

Le billet de Chantal CUTAJAR 

La première vertu d’une idéaliste, c’est le réalisme.

Pour moi principes de réalité et d’humanité sont indissociables : d’accord voir les faits tels qu’ils sont et agir,  avec pragmatisme et ténacité, pour tenter d’améliorer les choses. C’est toute la philosophie d’action du strasbourgeois  André Neher. C’estle fondement de  « la méthode Monnet ». C’est encore l’un des enseignement de De Gaulle : « Ne pas pisser contre le vent ! », disait le général…

Les vents, en cette fin de campagne, sont forts. Violents, même. Et la déferlante bleue nuit  annoncée va se traduire, par la grâce d’un système électoral inique qui fausse la représentativité des …représentants du peuple, par un ras de marée sarkozyste. Que sarkozy ait les moyens de mener sa politique, c'est bien. Qu'il ait une majorité écrasante, étouffante, c'est moins bien, y compris pour lui...

C’est une affaire de principe : le pluralisme n’est pas qu’un vœux, c’est l’un des piliers de la démocratie. J’ai été éduquée dans le culte de la démocratie dite « pluraliste » par opposition aux fausses démocraties dites « populaires », à parti unique.  

C’est une affaire de pragmatisme : Trop de majorité n’écrase pas que les minorités : elle mine de l’intérieur le camp des vainqueurs. Et cela finit, en général, très mal… L’Histoire l’a montré à plusieurs reprises !

C’est surtout une affaire d’efficacité et d’utilité : des députés-robots qui n’appliquent que des consignes ne sont ni utiles ni efficaces. « Caisses enregistreuses » d’un coté et  « machines à dire non », flingueurs impuissants de projets de l’autre : ce n’est bon ni pour le … gouvernement, ni pour la France, ni pour les Français !

Le Modem n’est pas un parti d’opposition, mais de positions !

Contrairement aux caricatures qui en sont faites, son programme ne consiste pas à distribuer des bons ou des mauvais points en fonctions des textes présentés à validation.

Nuancé, sans esprit de système, sans dogmatisme, sans œillères, le MoDem est d’abord une force de critiques salutaires, de propositions constructives, d’amendements positifs, d’améliorations qui vont dans le sens de l’intérêt général.

Cela n’a rien d’abstrait ou de théorique : entre les réformes que le président Sarkozy a promis de faire et leurs réalisations concrètes, il y a forcément des marges de perfectibilité, des possibilités d’actions positives, des champs d’influences bénéfiques.

Trop de lois sont mal faites et mal appliquées  parce les députés ne lisent que les consignes de vote qui s’y rapportent et non les textes présentés.

Ce mouvement de positions implique des consultations citoyennes permanentes. D’où mes engagements de réunir des « conférences de citoyens », thème par thème, pour prendre la mesure des textes en préparations, lancer des réflexions et des appels à propositions, et  pour rendre compte de ce qui a été voté.

Seul(e) un(e) député(e) LIBRE et INDEPENDANT(E) peut animer ce type de  délibérations citoyennes qui ne réduisent pas la démocratie à quelques dimanches électoraux et à des réflexions partisanes dans le huis clos de partis plus préoccupés par leur positionnement politicien que par ses prises de POSITIONS politiques. 

Au MoDem, les élus ne sont pas au service d’une majorité ou d’une opposition mais des citoyens.

C’est cela la « révolution Bayrou » qui continue, malgré les notables infidèles, les sondages pessimistes, les commentateurs sceptiques, les effets de Panurge et ces spirales infernales qui amplifient et trahissent  les mouvements d'humeur de ce qui est une « démocratie d’opinions », une « doxocratie », et de partis, une « partitocratie », plus qu’un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »  

Chantal CUTAJAR

Strasbourg: Les valeurs personnalistes , le vrai trésor du MoDem

Je reprends ici ces "petites réflexions" de Chantal Cutajar  après une longue journée de "campagne" électorale...

medium_republique_3.jpgA propos des valeurs défendues par le MoDem: celles de la République et de la Démocratie pluraliste sont les Lumières qui nous éclairent. Je les médite beaucoup en ces jours de campagne, malgré ce temps qui file et me bouscule.

 La Démocratie n'est pas que la LOI DE LA MAJORITE: elle est une grille de valeurs. La République n'est pas qu'une régime politique: elle est le ciment d'un "VIVRE ENSEMBLE". Les deux, qui en fait ne font qu'une, sont le fruit d'une longue histoire, nationale, européenne, euroméditerranéenne et internationale... Une histoire de combats et d'idées. De combats contre ce que l'humain comporte et engendre d'inhumain , aussi...

Laïcisation des valeurs judeo-chrétiennes, apports d'Athènes, de Rome, d'Alexandrie, de Genève... De l'humanisme rhénan,  des moines du Moyen-Age, des Sages d'Andalousie et d'ailleurs, des Lumières, des philosposophies du Sujet et de la Personne. Que de beaux héritages!

La politique doit d'abord être un outil de leur transmission. D'où le but du MoDem : remettre le principe d'Humanité au coeur de toute action. Faire de l'Homme la finalité de toute activité. L'Homme face à lui. L'Homme AVEC  les autres. L'Homme dans la Nature. L'Homme avec son grand privilège: la culture.

Ce ne sont là que quelques réflexions du soir sans prétention aucune, après une journée de contacts, de rencontres, de "limage de cervelles" avec d'autres, différentes, hostiles, méfiantes ou sceptiques parfois, cordiales, chaleureuses, encourgeantes, souvent.

Penser mieux pour AGIR mieux: c'est cela ce "jardin de la Démocratie" que je tente de cultiver en permanence, avec mes petits moyens mais une grande détermination.. Avec un grand pari: celui de la perfectibilté des individus et de la collectivité. Avec un but qui motive mon engagement: RE-Enchanter la Politique. Cette  "politique qui s'occupe de vous si vous ne vous occupez pas d'elle".

Merci à celles et à ceux qui m'encouragent en cette campagne qui pour moi est un baptème du feu riche en enseignements. Qui me disait qu'on entre en politique comme en religion? Il est sûr que la trabscendance et l'immanence s'y croisent.

Chantal CUTAJAR

medium_Democrate_victor_Hugo.2.jpg " La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès. "

Victor HUGO

Choses vues (18 juillet 1851)

" La République affirme le droit et impose le devoir. "

Victor HUGO

Choses vues (7 juin 1884)

François Bayrou aujourd'hui en Alsace: La révolution citoyenne du parti Orange

INVITATION: VOUS ETES TOUS LES BIENVENUS A COLMAR 

Le MoDem: parti de l'avenir pour une Alsace fidèle aux valeurs de l'humanisme rhénan, à ses traditions authentiquement centristes, à ses aspirations décentralisatrices et à ses engagements  clairs en faveur d'une Europe politique concrète 

medium_bayriu_modem.jpgFrançois BAYROU en Alsace: c'est logique et normal. Pour les Présidentielelles, il était venu tenit un grand meeting à Strasbourg. Pour les Législatives, il vient à Colmar. En cette terre d'Alsace où le MoDem puise en grand partie ses valeurs, ses convictions et la force de ses engagements.

Cet ancien collaboratuer de Pierre PFLIMLIN (quand il était Président du Parlment européen) sera à COLMAR, salle du KOLFHUSS  (Salle Roesselmann) le ludi 4 juin, à 17 heures. Un rendez-vous à ne pas manquer que vous soyez ou non membre du MoDem. Les 16 candidates et candidats du MoDem en Alsace vous invitent à participer à ce rassemblement citoyen.

Le MoDem, le parti de l'avenir: PLURALISME, INDEPENDANCE,LIBERTE. "Penser libre pour agir efficace". Le parti des candidats qui n'obéiront pas à des CONSIGNES mais à leurs CONSCIENCES et ne seront gidés que par une motivation: servir au mieux l'intérêt général, les   intérêts des Alsaciens en France et en Europe et aux aspirations des électrices et de leurs électeurs.

Au MoDem, la démocratie ne se réduit pas à quelques dimanches électoraux. Rejoignez -le, enrichissez-le de vos idées et de vos suggestions. La social-économie (donc l'éco-économie) et la démocratie sociale (donc une démocratie sans cesse approfodie) qi sont les deux piliers de son projet font de chaucune et de chacun des ACTEURS et non de simples spectateurs.

"Etre de droite ou de gauche, c'est prendre le risque d'être hémiplégique" (Raymond ARON)

Nous sommes 77 000 pré-inscrits sur le plan national (dont plus de 1200 dans le Bas-RHIN) REJOIGNEZ-NOUS

medium_oranger.2.jpgLe PARTI ORANGE, parti de la vigilance, de la vitalité et de la LIBERTE.

Le parti de la social-économie, de l'écologie moderne, de la démocratie sociale et des valeurs humanistes.

Le Parti des réformes en profondeur, aussi.

>>Pour que la DEMOCRATIE FRANCAISE SOIT PLUS VIVANTE, avec des instutions moins monarchques et oligarchiques.

>>Pour que l'Etat impartial soit garant d'une REPUBLIQUE PROPRE, fidèle à ses idéaux.

>>Pour que l'HOMME soit remis au coeur de toute action.

Le Parti de la REVOLUTION CITOYENNE.

Avec et POUR BAYROU, VOTEZ MoDem!

VOTEZ UTILE ET EFFICACE, c'est VOTER MoDem

01/06/2007

L'UDF à Strasbourg: Enfin, un peu de ménage....

Il est des clarifications qui s'imposaient!

La Stras’Académie d’Alsaflop

C’est décidé : j’adhère au MoDem !

Une seule chose me faisait encore hésiter : la trop grande patience de l’UDF (départementale et nationale) face aux mini-Santini, aux mini-de Robien, aux mini-Morin, donc aux maxi-traîtres, maxi-taupes, maxi-opportunistes, aux maxi-carriéristes et aux marionnettes géantes (pas comiques du tout) télécommandées par le « tandem  UMP» du « Sarkoland-am-Rhein », comme dit un observateur lucide qui s’auto-censure dans son journal.

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Durant les Présidentielles, j’ai été outré, effrayé, scandalisé par les voix que ces petits « agents doubles » faisaient perdre à Bayrou par leur conduite qui ne visait qu’à mettre des balles dans les pieds de l’Udf, qu’à tirer à vue sur des personnalités UDF taxées d’indocilité par le « tandem UMP », qu’à entretenir des confusions. Que de communiqués publiés dans les dna pour eux si ouvertes malgré leur non-représentativité ! Que de « permanence » tenues au nom d’eux-mêmes ! Que de ragots par eux répandus par seul souci de nuire à ceux (et celles) qui refusent la servilité ! "La fidélité, vertu canine", disait un sage...

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« Papy Riot » l’a dit devant le Club de la presse dans un débat sur le « PHENOMENE Bayrou ». « Si Bayrou a seulement double son score de 2002 sur Strasbourg et non triplé comme dans l’ensemble de la France, c’est en partie parce que la mobilisation de ses partisans a été délibérément insuffisante ou carrément contre-productive sur le centre ». C’est vrai que j’ai suivi les efforts de Chantal CUTAJAR et de son équipe en cette période : elles étaient bien seules à « labourer le terrain ». C’est toujours très dur de devoir travailler contre une partie de son propre camp : la cinquième colonne n’est pas un mythe…

Hier encore quand je voyais l’usage abusif, moralement indigne, politiquement honteux qui était (et est encore) fait du sigle UDF par des suppléants de candidats UMP, je me disais que les pratiques politiques étaient trop pourries pour que je m’engage (même en simple militant) dans ce qui apparaissait comme un marécage réservés aux grenouillages.

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Il est vrai que les petits nains de jardins du pseudo-centrisme local peuvent mettre en avant les (mauvais) exemples donnés par le sommet..

Bayrou doit avoir (encore) la naïveté des enfants de chœur (c'est une vertu) pour avoir fait confiance (c'est un tort) à des élus qui confondent liberté de vote et liberté de trahir, liberté de penser et liberté de changer de convictions, liberté d’action et liberté de faire de mauvaise sa actions.

Sur Strasbourg, Fabienne, ingrate fille politique de Daniel Hoeffel le rigoureux, fait plus et mieux. Elle se fait élire UDF, elle passe à l’UMP tout en continuant à se réclamer du centrisme et tente de mettre la main sur l’UDF locale par agents spéciaux infiltrés, par commandos dociles, par soldats (soldates) d’une Légion très spéciale. Faux nez et faux culs, garde à vous ! Sonnez la charge !

Heureusement, Bayrou a eu le courage de maintenir son cap : le Centre, c’est au Centre. Pas exclusivement à cette gauche de la droite qui s’appelle le Centre droit., ou  maladroit !

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Au Centre, on regarde avec deux yeux (on n’est pas borgne), on écoute avec deux oreilles, on agit avec deux mains , et on marche sur deux pieds. Mieux : On n’a pas le cul entre deux chaises, mais on est assis, sur ses deux  fesses,  sur une  troisième chaise. Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. Retour et références aux « Ordres » de Blaise Pascal ! Et c’est vouloir agir dans la clarté et la transparence, pas dans la magouille, avec  des pratiques fripouilles et des convictions d’andouilles (c’est pour la rime, vous l’aurez compris !)

Mais je cause, je cause … et j’en oublie mon propos ! Oui, aujourd’hui j'adhère (enfin !) au MoDem, parce que j’ai lu dans les dna (il faut bien chercher, dans les échos, pas dans les infos,  mais cela se trouve !) qu’enfin les pendules étaient mises à l’heure à l’UDF sur Strasbourg. Et que quelques moutons noirs devraient quuitter le troupeau. Et surtout ne plus s'en recommander ou s'en réclamer...

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Des exclusions, des suspensions et des mises au point. Je cite :

>>>> « Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, tous les quatre élus au Conseil municipal de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim et Yasmina Sadarnac, candidate dissidente dans la troisième circonscription sont « suspendues de l’UDF-MODEM dans l’&ttente d’une mesure d’exclusion qui sera prononcée par a commission nationale d’arbitrage et de contrôle ».Tous d'illustres inconnus qui ne sont célèbres que par leur appétit de glouton.Faim de pouvoir.faim d'Honneurs.Faim d'une bonne place sur la prochaine liste Keller-Grossamnn pour les prochaines municipales.Vous connaissez les "gloutons"? Des animaux bizarres...Ils ont nombreux dans le "Nouveau Centre" , ce PSLE du petit Morin qui veut devenir grand...

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>>>> A cette liste d’exclus s’ajoute le conseiller général Jean-Daniel Zeter, suppléant d’Yves Bur, (député UMP sortant), l’homme dont l’Ump n’a pas voulu au perchoir de l’Assemblée (m^me pour trois mois) , celui qui se préoccupe (un peu) des buralistes après (et non avant) de promouvoir la campagne anti-tabac que l’on sait, celui qui… Non il s’agit là d’autres sujets ! Pardon pour mes digressions :je ne suis qu’un journaliste stagiaire pigiste amateur…Ces UDF qui jouent la carte UMP quand l'UMP veut "kärcheriser" Bayrou jusque dans son fief, ils son de quel ordre dans le règne animal? Des suceurs, peut-être. Ou des piqueurs. Mais là je ne vise pas que M. Zeter que je ne connais qu'à travers une récente ITW à la télé où il expliquait avec mauvaise foi toute sa bonne foi...

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>>>> Dans le même communiqué (je fais toujours confiance aux DNA puisque je n’ai pas reçu ce texte), les responsables  départementaux du MoDem rappellent que les adjoints strasbourgeois Anne Schumann (celle qui n’arrête pas de cogner sur Pascal Jurdant-Peiffer, dieu sait pourquoi) et Harry Lapp « ne font pas partie du mouvement ». Ils ne sont plus "gloutons". Dans la genre, ils seraient plutôt piqueurs. Ou des piqueurs. je sais: c'est la même chose que pour les précédents mais pas dans le même ordre. Comme faire la différence entre un Douste et un de Robien? D'ailluers les piqueurs sont souvent des suceurs.... 

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>>> Frédéric Le Géant, (« également membre de la majorité de Fabienne Keller », précise utilement les DNA, sans craindre le pléonasme) « n’est en aucun cas porte –parole de l’udf-MoDem du Bas-Rhin ».

Alors, çà, c’est vraiment Géant ! Un usurpateur cet homme que je ne connais que par ses annonces (toujours publiées dans  les DNA) de « permanence » dans un café en face de la poste ! Il ne porte donc que sa propre parole, mais il fallait le dire plus tôt. Il était temps de lui clouer le bec à ce coucou qui pique le nids des autres pour pondre ses oeufs !

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Je vais peut-être suivre son "exemple" et signaler mes activités de brasserie dans les dna....

Vous voyez le genre : « Alsaflop qui n’engage que lui-même tiendra sa permanence au Snack’Michel tous les matins de 8 à 9 heures. Est à la disposition de tous les Sarko-Centreux qui sont aux ordres du tandem UMP pour se faire offrir un café, avec ou sans croissant, afin de mesurer la qualité de leurs arguments et ses propres qualités de résistance à toute avance politique corruptrice qui pourrait lui être faite »...

Le Nain, pardon Le Géant,  viendrait peut-être à ma table… Pour s’y mettre… à table ! Après tout il doit avoir des qualités, cet homme pour être ainsi utilisé par l’UPS, l’Union pour Sarko (mince, encore un lapsus) pour Strasbourg. Le coucou est un malin.Comme une fouine, dit-on...

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J’insiste : ces infos ne devraient pas être dans les « échos », surtout quand on se souvient du tapage fait par les DNA autour du moindre éternuement de ces (vrais) « dissidents » depuis longtemps ! Mais ce n’est pas moi qui vais donner des leçons en matière de hiérarchie de l’information…. Comme me dit un journaliste expérimenté, « tous les journaux locaux sont un peu tributaires des annonces municipales. C’est la loi du système ». Un débat qui me dépasse… mai, maoi dans l'ordre animalier, je sui plutôt du style singe.(Histoire de démontrer que mes allégories animalières n'ont rien de désobligeant pour les animaux. Je me rêve bonobo. Allez savoir pourquoi...

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Ces « échos » en chapelet sont titrés « UDF-MoDem : la Purge ».

Purge : dans quel sens prendre le mot ?

Médicalement, ce n’est pas mal vu. Il s’agit en effet d’un traitement purgatif. Mais cette « purgation » est bien tardive pour qu’on parle de « purge de cheval »…

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Techniquement, le mot n’est pas mal choisi non plus : « évacuation d’un fluide dont la présence dans une conduite ou un récipient nuit au bon fonctionnement d’un appareil », dit le Dictionnaire. Ce « purgeage » s’imposait en effet.

Politiquement, c’est plus douteux, mais c’est sans doute à ce sens que les DNA voulaient se référer, avec ironie j’espère : cela implique un « acte d’autorité contre des indésirables » (toujours selon le dictionnaire). Mais cela a un aspect péjoratif que ne mérite pas la trop tendre UDF. Sinon la « purge » se serait faite plus vite et aurait eu plus d’ampleur.

C’est sans aucun doute sur le plan moral que le mot « purge « des DNA se justifie le plus : il est synonyme de purification….

Il est vrai que c’est à confesse que les pêchés de ces démocrates chrétiens proclamés pourront (peut-être) leur être pardonnés… En termes laïcs, qu’ils règlent eux-mêmes leurs problèmes de conscience, eux qui obéissent tant aux consignes. Mais là je deviens très polémique. Ce qui n’est guère charitable…

En tous cas, c’est en conscience que maintenant, ce « ménage » étant fait, je peux adhérer au MoDem, non comme une huître ou un sot, mais en Acteur. Vous faites comme moi ?

ALSAFLOP

31/05/2007

La refondation de l'écologie politique se fait au MoDem

Les Verts passent à l’Orange...

... et les Verts enrichissent l'Orange

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Le billet de Chantal Cutajar

L'Orange et le Vert vont bien ensemble... Harmonie des couleurs. Complémentarité des symboles: espoir pour le vert, vigilance et vitalité pour l'orange. Dynamisme et santé pour les deux.

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François Bayrou qui avait accueilli Nicolas Hulot à l'Université d'été de l'udf  l'an dernier. Il a signé son Pacte, comme je l'ai fait moi-même. L'UDF de Bayrou avait mis au point en collaboration avec Corinne Lepage  de Cap 21 (parti constitutif du MoDem) une plate-forme sur le développement durable, à la fois audacieuse et réaliste, qui avait des mérites reconnus par les experts mais qui malheureusement n'ont guère retenu l'attention des médias durant la campagne: cohérence, intégration des préoccupations écologiques dans tous les secteurs d'action et à tous les niveaux, objectifs précis et moyens d'action bien définis.

Cette plate forme  marquait (et marque toujours) un vrai tournant dans l'histoire de l'écologie politique en intégrant, sérieusement, sans démagogie, sans intégrisme idéologique, sans nostalgies passéistes et sans rêves utopiques, l'écologie à la politique.

Horizontalité et verticalité, audace et réalisme, diversité et cohérence: la politique devient écologique ou n'est pas. Comme la politique est morale ou n'est pas. Comme la politique doit servir l’intérêt général ou n’est pas.Comme le droit doit servir la Justice ou n'est pas. La refondation de l'écologie politique passe par le MoDem.

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C'est conforme à la social-économie (qui est aussi une éco-économie) et à la démocratie sociale (qui est par nature une démocratie environnementale) prônées par Bayrou et à la finalité même de mon propre engagement en politique: remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au coeur de toute action!

C'est conforme aussi à la logique des réflexions et des travaux du Conseil de l'Europe en matière d'environnement que je m'engage à soutenir bien davantage à l'Assemblée nationale si je suis élue par les Strasbougeois dont je connais l'attachement à la qualité du cadre de vie, à la sauvegarde d'un environnemen sain et à la protection de la planète.

Je suis donc ravie que, de plus en plus, des Verts rejoignent, viennent enrichir la famille orange du Modem. A tel point qu'un site internet, MoDem Ecologie, vient de s'ouvrir et que  les militants du Modem comptent chaque jour un peu plus de militants "écolos". Nature et culture : culture de la nature et culte de l’Humanité, donc de cette planète des Hommes.

Il ne pouvait pas en être autrement dans ce parti nouveau conçu pour ce  XXI ième siècle dans lequel n’ont ne devons avancer ni à reculons ni en fonçant dans les murs annoncés. Tous les défis à relever ont une dimension écologique, comporte des impératifs écologiques. C'est vrai du "local" au "global". Du particulier au général. " Voter écolo, c'est voter, MoDem", dit un slogan de candidats de Cap 21 investis par le Mouvement démocrate. Mes engagements en la matière le confirment. Pour une écologie politique qui allie idéalisme et pragmatisme:le MoDem, le MOUVEMENT DEMOCRATE. C'est l'une des dimensions essentielles de ce qui est "La Révolution Bayrou". Une révolution qui continuera grâce à vous. 

Chantal Cutajar

« Nous devons devenir le changement que nous recherchons pour le monde »  (Ghandi)

A LIRE OU RELIRE SUR CE SITE: La plate forme écologique de François Bayrou et de Corinne Lepage >>>>>>>>>>>>>>&...

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Ecolo...branche-toi

 

 

au MoDem !

 

LU DANS MARIANNE

Des Verts pastèque aux Verts melon

Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d'aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?

Cela « n'affole pas » Dominique Voynet, mais les faits sont là : certains Verts ont décidé de se convertir à l'orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. Résultat : parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte une grosse dizaine d'anciens Verts. Quatre à Paris, dont Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris. A ceux-là on peut ajouter deux autres proches de Jean-Luc Benhamias candidats à Marseille et quelques candidats éparpillés entre la Seine-et-Marne, le Val d'Oise, ou la Picardie...

D'autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l'ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »

Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s'amusent à les appeler, ces Verts rattachés à la rose socialiste, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?

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Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l'écologie n'a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d'ailleurs qu'elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.

Pour Jean-Luc Benhamias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ».

Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n'est qu'une poignée de gens. Ce n'est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s'être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
Reste deux interrogations auxquelles il est sans doute trop tôt pour répondre. Cette tendance est-elle appelée à se poursuivre, comme le prédit Jean-Luc Benhamias ?

 

Pour le député européen, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives. Pour convaincre les hésitants, un site Web « Modem écologie » a même été mis en place. A voir. Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu'il n'y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n'arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

Anna Borrel avec François Vignal

 A VOIR >>>>>    Corinne LEPAGE : "Nous devons reconstruire un pôle d'écologie politique au sein du MoDem et au centre de l'échiquier politique"

medium_modem_forum.JPGFORUM POUR LE MoDem >>>>>>>>>> medium_orange_carrée.jpg 

Tout n'est pas toujours carré ! 
Les avis peuvent diverger....RDV sur la page écolo du forum du MoDeM

 

« Il n’y a pas de passagers sur le vaisseau terre. Nous sommes tous membres de l’équipage »
Marshall Mac Luhan 
 

30/05/2007

RECHERCHE: Faire entrer vraiment la France dans le XXI ième siècle

Des réformes en profondeur.L'avenir se joue là..., par Chantal Cutajar

CETTE FAIT SUITE A LA PRECEDENTE

Le constat est terrible : Aujourd’hui, les conditions de travail des chercheurs sont de plus en plus précaires. Les débouchés se raréfient : la recherche est considérée en France comme une activité à part, non comme une formation qui conduit à la responsabilité dans l’entreprise. Les jeunes se détournent de la recherche, les vocations scientifiques sont de plus en plus rares et les jeunes chercheurs nous quittent pour l'étranger.

Or, je crois que la recherche, c’est la clé de la réussite de notre pays dans les défis du XXIème siècle.

1° Nous devons considérer les sommes allouées à la recherche comme un investissement et non comme une dépense. La recherche est une activité essentielle pour le futur de la France. Cela implique un engagement précis sur la question des moyens. Voilà pourquoi François BAYROU proposait un pacte national et transpartisan en faveur d’une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche, de l’ordre de 5% par an sur dix ans.

2° Nous devons rendre le métier de chercheur plus attractif, d’abord par une réévaluation des grilles de salaire. Quand vous êtes payé 1300 € par mois et que votre angoisse, c'est d'arriver à nourrir votre famille, comment pouvez-vous être productif, créatif et pleinement impliqué sur des missions de recherche ?

La recherche devrait être l’une des voies privilégiées pour la sélection des élites. Or je crois que cela passe par un accord entre les universités et les grandes écoles, par la possibilité d'allers-retours entre les deux filières : continuer toute formation en grande école par une thèse, effectuer une année en grande école comme école d'application d'une formation doctorale.

3° Et puis, il faut attirer les chercheurs en France. Nous proposerons de prendre une décision emblématique : celle d’exempter d’impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France.

La recherche doit redevenir prioritaire dans l’agenda politique, et les plus hauts responsables de la politique française doivent en faire un devoir personnel. Il faut pour y arriver, proposer un accord sur une base non partisane, rassemblant les grandes forces politiques, qui sont conscientes qu’un investissement majeur est nécessaire. Les questions plus détaillées, comme celle de l’autonomie des Universités et de l’évaluation pourront alors trouver des solutions simples et transparentes, car il sera facile de vérifier en quoi, l’organisation mise en place répond à un besoin et facilite la contribution des scientifiques français aux questions communes du pays et de l’humanité. Il y a donc urgence.

 
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