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31/08/2008

Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante

L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE

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Editorial RELATIO-EUROPE de Daniel RIOT

« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer !

« Impuissante »... Pourquoi et en quoi,  l'Europe ?

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main.

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie..

Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence PDF Imprimer Email

L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE

Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.

L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction.

Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

(Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la  Fondation Robert Schuman)

 

30/08/2008

Strasbourg: L'electrochoc GM pour la rentrée

Le coup de massue de Général motors sur relatio-europe

Strasbourg : « Usine à vendre » ! PDF Imprimer Email

Menaces sur les 1260 emplois de General Motors : Un « coup de massue » et surtout un coup de semonce pour « La Belle endormie » des bords du Rhin...

Commentaire Relatio-Europe de Daniel RIOT
Ainsi la multinationale américaine Général Motors affiche-t-elle : « Usine à vendre » ! Comment ? A qui ? Quand ? Mystère... 1260 emplois menacés en Alsace, dans une région qui n'est en flèche (c'est le moins que l'on puisse dire) en matière d'emplois et de créations d'entreprise, c'est grave.
C'est surtout révélateur. Ce que Valéry Giscard d‘Estaing appelait la « vitrine de la France sur le Rhin » a une réputation de « région nantie » de moins en moins justifiée. Et sa prospérité relative est de plus en plus soumise aux aléas de la conjoncture internationale (proche en raison du nombre des travailleurs frontaliers) et lointaine. Son développement est rendu plus difficile en raison d'une double concurrence territoriale : En France, le dynamisme encouragé du littoral et du Sud. En Europe, le développement de l'Est.
Ce « coup de massue » de GM, à quelques jours de la « rentrée » (traditionnellement marquée par l'ouverture de la Foire dite « européenne » de Strasbourg) devrait logiquement avoir l'effet d'un « coup de semonce ». D'un électrochoc salutaire...
C'est le drame industriel de trop qui devrait favoriser (enfin) une prise de conscience et le lancement d'actions concrètes chez les politiques et chez les acteurs socio-économique alsaciens en général et strasbourgeois en particulier dans une région « Belle trop endormie », prise de vitesse dans son entrée » dans le XXI è siècle

30/08/2008

STRASBOURG: "Usine à vendre..."

Le coup de massue de Général motors sur relatio-europe


Menaces sur les 1260 emplois de General Motors :
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Commentaire Relatio-Europe de Daniel RIOT
Ainsi la multinationale américaine Général Motors affiche-t-elle : « Usine à vendre » ! Comment ? A qui ? Quand ? Mystère... 1260 emplois menacés en Alsace, dans une région qui n'est en flèche (c'est le moins que l'on puisse dire) en matière d'emplois et de créations d'entreprise, c'est grave.
C'est surtout révélateur. Ce que Valéry Giscard d‘Estaing appelait la « vitrine de la France sur le Rhin » a une réputation de « région nantie » de moins en moins justifiée. Et sa prospérité relative est de plus en plus soumise aux aléas de la conjoncture internationale (proche en raison du nombre des travailleurs frontaliers) et lointaine. Son développement est rendu plus difficile en raison d'une double concurrence territoriale : En France, le dynamisme encouragé du littoral et du Sud. En Europe, le développement de l'Est.
Ce « coup de massue » de GM, à quelques jours de la « rentrée » (traditionnellement marquée par l'ouverture de la Foire dite « européenne » de Strasbourg) devrait logiquement avoir l'effet d'un « coup de semonce ». D'un électrochoc salutaire...
C'est le drame industriel de trop qui devrait favoriser (enfin) une prise de conscience et le lancement d'actions concrètes chez les politiques et chez les acteurs socio-économique alsaciens en général et strasbourgeois en particulier dans une région « Belle trop endormie », prise de vitesse dans son entrée » dans le XXI è siècle
Général Motors va-t-il quitter Strasbourg ? PDF Imprimer Email
Samedi, 30 Août 2008 02:41

Une illustration nouvelle des liens entre le « global » et le « local »...
Le siège de GM à Détroit

Décryptage Relatio-Europe Par William PETITJEAN

Il paraît que, comme dit « Challenges » en analysant la fin du "French bashing" que « les Américains s'intéressent de plus près à la France dans tout un tas de domaines ». Et que les affaires doivent se développer entre la France et les USA. Peut-être, mais cette « décrispation franco-américaine » n'a pas encore beaucoup d'effets à Détroit, au siège de GM... Le constructeur américain qui possède 10 usines d'assemblage dans sept pays européens différents n'avait qu'un site en France, à Strasbourg. Il veut s'en débarrasser. En vendant usine et terrain. Avec  cadres, employés, ouvriers ... si possible. Pourquoi ? Parce que c'est unité qui marche bien, donc peut apporter les liquidités qui font défaut au géant de l'automobile... Une délocalisation d'un nouveau type, en somme.
Ce sont les syndicats qui ont annoncé une nouvelle distillée par le P-DG de General Motors Strasbourg, Stephen Jenkins, lors d'une réunion plénière du comité d'entreprise qui s'est tenue ce vendredi en milieu de journée

27/08/2008

Quelle stratégie en Afghanistan ?


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La paix à Kaboul passe par Islamabad

Par William PETITJEAN
Bernard Kouchner et Hervé Morin se sont expliqués aujourd'hui devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur les circonstances de l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août en Afghanistan. C'est la moindre des choses. Un débat parlementaire se déroulera le 22 septembre et se terminera par un vote. Tant mieux. C'est l'un des rares « bénéfices » que procure la dernière réforme constitutionnelle. Espérons que d'ici là, de vraies réflexions seront menées sur le maintien ou non de la participation française à la coalition de 39 pays et, surtout, sur l'adoption d'une nouvelle stratégie, d'une nouvelle tactique, se nouvelles méthodes. Cela s'impose.
Tombes de civils tués par des  bombardements en Afghanistan...


26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

24/08/2008

Le Caucase sur realtio-Europe: Au-delà de la géopolitique


RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

Realpolitique et...réaléconomie en RUSSIE

RUSSIE:Les réalités économiques (et militaires) sont les meilleures alliées de la diplomatie européenne PDF Imprimer Email
Les guerres rapportent aux marchands d'armes et aux complexes militaro-industriels. Mais elles ont des effets catastrophiques sur l'économie en générale et ne font pas que des heureux sur les marchés financiers...
De plus, elles ne suscitent pas cette confiance qui fait prendre des risques aux investisseurs.
Entré dans un hypercapitalisme d'Etat, la pétropuissance russe s'en rend compte.Les riches milieux d'affaires s'inquiètent...pendant que les responsables de l'Armée tirent des leçons des combats sans triomphalisme.
Un retour à la guerre froide se paierait très cher. Poutine le sait.
Deux ports dans la guerre du Caucase : les grands tests de Poti et de Sébastopol PDF Imprimer Email

 


Par Jacques DEHAIRE
La situation reste confuse sur le terrain, mais il est clair que bien des événements prochains vont dépendre en particulier du sort que le Kremlin réserve au port de POTI. Et de sa stratégie en Mer Noire où le port de Sébastopol a un statut très conflictuel...

 



23/08/2008

Géorgie: Arrêtez de tirer sur BHL!

Par Daniel RIOT

«La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen», disait Churchill. Aujourd’hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l’anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s’acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu’ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l’on peut légitimement critiquer. Ce que j’ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l’ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez…
Mais la démocratie, c’est la liberté d’exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c’est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l’insulte, l’attaque personnelle, le procès d’arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n’a pas été dit, écrire ce qui n’a pas été écrit…

Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j’ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j’exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu’il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s’en prendre ainsi au témoignage tel qu’il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu’il peut dire…
Ce qui est le plus reproché à BHL c’est qu’il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n’en sais rien et je m’en moque. Moi je n’ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c’est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu’il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu’il n’a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène…
Ce qui est sûr c’est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu’il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme…que BHL n’a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c’est de savoir s’il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d’en parler à qui il veut ou peut. Ce n’est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l’aigreur pour juger ce qu’il peut dire.
BHL (ce n’est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n’ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d’une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).

Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s’engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu’il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui…Moi pas. Et alors ?
C’est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant: Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d’antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c’est se faire de nouveaux ennemis…Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l’ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d’avocat, de cireur de pompes de BHL… « Nos jugements nous jugent » : je n’ai pas fait de cette phrase de Valéry l’une de mes devises par hasard. C’est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L’injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c’est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents!.
Courage, Bernard-Henry :tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables.
Daniel RIOT

20/08/2008

Afghanistan : « Il faut continuer le travail », mais...

L'éditorial RELATIO-Europe de Daniel RIOT

 

Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et émotion: un soldat, même professionnel, tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

 

L'éditorial RELATIO-Europe de Daniel RIOT

Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et émotion: un soldat, même professionnel, tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

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Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et émotion: un soldat, même professionnel, tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

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Dignité et recueillement: c'est de circonstance, mais pas seulement. Les combattants meurent toujours pour des causes qui le dépassent. Douleur et émotion: un soldat, même professionnel, tué au combat, c'est tout un pays qui est blessé. Atteint au plus profond de lui-même Détermination et exhortations: c'est la seule attitude politique possible pour que les onze vies brisées au combat ne constituent pas un vain sacrifice. Sarkozy a rempli, à Kaboul, la tâche qu'implique sa mission. « La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels (...) Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie »,

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19/08/2008

L'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau en débat sur Relatio-Europe





L'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau aurait pu (du) devenir ces dernières années un modèle du genre, une entité transfrontalière-pilote. Il ne l'a pas été...pour une série de raisons qui mériteraient de longs développements. Mais ce qui compte c'est l'avenir. Qui s'écrit au présent. Et qui peut s'inscrire d'une manière très positive dans le paysage rhénan, si l'élan nouveau que cherche à lui insuffler Roland Ries n'est ni brisé ni limé.

Relatio-Europe relance le débat sur l'Euro-district.
Toutes celles et tous ceux qui ont des idées à faire valoir, des suggestions à soumettre au débat ou des réticences à faire valoir peuvent évidemment nous adresser des textes à publier ou non. Sur ce dossier comme sur d'autres Relatio-Europe est un forum ouvert. Ecrivez- nous : direction@relatio-europe.eu Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Ou utiliser la case « commentaire »
Aujourd'hui, René ECKHARDT, qui raisonne et agit depuis longtemps en passe-frontière, soulève une question-clef rarement abordée : la dimension de cet Euro-district. Le terme même de « district » lui semble peu adapté au dessein qu'impose l'impérative nécessité de penser et de vivre cet espace d'un "vivre ensemble" digne de l'idéal européen. VOIR LE DOSSIER RELATIO-EUROPE SUR LES COOPERATIONS TRASFRONTALIERES


Pourquoi une Euro-Régio (n) plutôt qu'un Eurodistrict ...


Par René ECKHARDT

Reprenons la définition des mots « District » : Etendue d'une juridiction (cf. LAROUSSE) et « Région » : Grande étendue (cf. LAROUSSE).Une Communauté de Communes telles que la Communauté urbaine de Strasbourg, le Grand Lyon, Lille etc., sont des étendues d'une juridiction dont les objectifs principaux consistent à mutualiser des moyens humains et matériels ; autour d'une agglomération leader qui fait profiter les communes proches des moyens dont elle dispose.
A l'inverse, une Région telle que la Région Alsace et toutes les autres, a une fonction opérationnelle et se doit de développer le futur en initiant des projets et en les mettant en œuvre dans les domaines pour lesquels l'Etat n'a pas les compétences nécessaires soit par son éloignement soit par sa méconnaissance des problèmes régionaux.
La définition du « régionalisme », toujours d'après le LAROUSSE : Doctrine qui favorise les groupements régionaux. Cette doctrine est évidemment encore plus crédible dans un état fédéral tel que la République fédérale d'Allemagne, mais elle est également au cœur des préoccupations françaises par la décentralisation des gestions des budgets pour être plus proches des citoyens comme la formation, la gestion des Lycées les transports, la santé etc.

15/08/2008

Tbilissi 2008, Prague 68 sur relatio-europe.eu

PRAGUE 68 : Les chars soviétiques contre l'Esprit d'Europe PDF Imprimer Email

Quarante ans après l'écrasement du « socialisme à visage humain », la pensée dissidente (trop méconnue) reste un moteur de la pensée européenne

Prague; Monument aux victimes du communisme (Wikipédia)

 

Par Daniel RIOT

Quand on songe au déluge éditorial et médiatique qui a marqué, en France, le premier semestre de cette année qui marque le quarantième anniversaires des « événements  de mais 68 », on est un peu surpris de la discrétion qui entoure d'autres « événements de mai », authentiquement historiques, ceux-là..  Ceux du printemps de Prague.«  La Tchécoslovaquie, je m'en bats l'œil » ?...

Ce mot attribué au général de Gaulle, allergique à toute ingérence dans les affaires des autres pays et soucieux d'un futur de « détente, d'entente et de coopération », d'une « Europe de l'Atlantique à l'Oural » avec « une Russie qui boira le communisme comme le buvard l'encre » serait-elle encore d'actualité ? Ou les Européens  de ce début du XXI ième siècle,(tentés de considérer la paix, la démocratie et la prospérité comme des choses irréversibles) oublieraient-ils qu'ils restent des enfants des totalitarismes du XX ième ? Il est important de commémorer ce « printemps de Prague » et méditer encore et toujours sur ce qu'il signifie, dans son existence et dans ses conséquences.

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"... PDF Imprimer Email
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
Géorgie : Un « cessez-le-feu » n'est pas un feu éteint.. PDF Imprimer Email

Le point sur la situation, par Jacques DEHAIRE
« Identité de vues »...Entre Paris et Washington sur le « dossier géorgien », l'expression doit être (légèrement) inappropriée ...ou alors la secrétaire d'Etat US ne tient pas le même discours que Bush ou son ministre de la Défense, ce qui constituerait un vrai événement ! Passons. En politique, le langage et le ton changent souvent en fonction des interlocuteurs. L'essentiel, c'est que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ait quitté Brégançon pour Tbilissi via Paris (dans le même avion que Kouchner) avec un « certain nombre de documents » susceptibles « de consolider le cessez-le-feu » et « d'amorcer le retrait des troupes russes » qu'elle remettra au président géorgien.

Quels sont ces mystérieux « documents » qui s'ajoutent au « plan en six points » déjà signé ? « Secrets d'Etat »... Mais tout donne à penser qu'il s'agit de précisions et d'engagements de Medvedev sur les conditions et les délais du retrait total des troupes russes sur le sol géorgien. Un retrait qui n'a jamais été annoncé comme « immédiat » et dont la lenteur se justifie aux yeux de Moscou par un certain nombre de facteurs dont deux expliquent bien des confusions qui alimente la « guerre des mots » et des propagandes : les unités géorgiennes ne sont pas aussi disciplinées que les autorités politiques le pensent et la région ossète est infestées de bandes et de clans, de mafias et de malfrats qui tirent parti des événements pour « faire leur beurre » ou se défouler. Le passage de témoin entre les soldats russes et les policiers géorgiens n'est pas aussi simple que l'on pouvait l'espérer.
Economie : Pas de vacances pour la stagflation PDF Imprimer Email
Jeudi, 14 Août 2008 18:17

Par William PETITJEAN
Le pire n'est jamais sur. Mais il arrive que les pessimistes aient raison. C'est vrai en économie comme en géoplitique...En l'occurrence, l'optimisme cultivé depuis des mois par Sarkozy sur le redressement d'une économie française minée par les déficits, grevée par un commerce extérieur défaillant, mal soignée de ses maux structurels par des remèdes inadaptées et des réformes qui suscitent plus de vaines polémiques qu'un regain de confiance, est battu en brèche. Et ce n'est pas la conjoncture internationale qui explique tout.
Syrie-Liban : un accord historique PDF Imprimer Email
Mercredi, 13 Août 2008 23:08
Les promesses de Paris sont tenues:En juillet, à l'Elysée,  Bachar al Assad et Michel Souleïmane

Sarkozy va pouvoir s'attribuer en partie la paternité de cette bonne nouvelle. C'est dans la logique du processus engagé à Paris lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée que la Syrie et le Liban viennent de franchir une nouvelle étape sur la voie (difficile) de la réconciliation : les deux pays ont convenu d'établir des relations diplomatiques et d'engager un dialogue sérieux sur le tracé des frontières et le sort des disparus libanais....
Petit rappel qui donne la dimension de l'événement : depuis leur indépendance, dans les années 40 ‘à la fin du mandat français, en 1943 au Liban et en 46 en Syrie), Damas et Beyrouth n'avaient jamais noué de relation diplomatique, parce que les Syriens considéraient le Liban comme territoire ...syrien.. Et depuis 2005, les deux pays se considéraient mutuellement en état de guerre...en dépit du départ des troupes syriennes du sol libanais qu'elle occupait depuis 29 ans.


13/08/2008

Sarkozy renforce sa crédibilté diplomatique

     

"Un premier pas"..Le plan en six plans (accepté par Moscou et Tbilissi) ne règle aucun problème de fond, mais doit permettre de "donner corps" à un cessez-le-feu encore très fragile et partiel.

Editorial RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Quelle journée ! Et quelles négociations... Le Président Sarkozy, tard cette nuit, a conservé un profil modeste. Pas de triomphalisme. Pas d'autosatisfaction. Pas de fanfaronnade. « C'est un premier pas. Nous n'avions pas à tout régler ici.  ». Mais sa « mission impossible » est réussie. « La Russie et la Géorgie ont accepté le plan de cssez-le-feu provisoire  proposé par la France. Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie. J'ai l'accord de tous les protagonistes. ». On est tenté d'applaudir. En espérant, comme lui, que corps sera vite donné au cessez-le-feu, et que cet « accord cadre » sera approuvé par les 27 (aujourd'hui au niveau ministériel), et par le Conseil de sécurité de l'ONU. Avec la pleine conscience que ce « premier pas » doit en entraîner d'autres. Sous peine d'une reprise des hostilités...sur une plus grande échelle peut-être.

Le rôle de Sarkozy n'avait rien d'évident. Il lui fallait concilier l'inconciliable, en tenant compte de ses fonctions actuelles à la président du Conseil de l'UE qui lui imposent de parler au nom de tous les membres de l'Union alors que ceux-ci n'ont ni la même vision, ni la même analyse, ni les mêmes arrière-pensées et ne parlent pas de même voix. Il l'a bien fait, selon un scénario bien préparé par Bernard Kouchner. Chapeau bas LIRE LA SUITE 

12/08/2008

La guerre du Caucase sur relatio-europe.eu

Sarkozy à Moscou: Accord en cinq points sur une "cessation provisoire des hostilités" PDF Imprimer Email
Mardi, 12 Août 2008 16:05

Gravité dans la forme et sur le fond. Des progrès pour que les armes se taisent effectivement, mais pas encore de paix. La "mission impossible" de la médiation européenne continue, entre Moscou et Tbilissi, en passant par Washington et New-York. Nicolas Sarkozy et Dimitri Medvedev sont tombés d'accord à Moscou sur un plan qui prévoit notamment une "cessation provisoire des hostilités"."On n'est pas encore à la paix, mais on est à la cessation provisoire des hostilités", a dit Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse avec le président russe. C'est, selon lui, "un progrès sensible".
L'accord, qui doit encore être approuvé par la Géorgie où se rend actuellement Sarkozy, compte cinq points. Il comporte notamment "l'engagement de ne pas recourir à la force" et le "retour des forces militaires géorgiennes dans leur lieu habituel de cantonnement". Parallèlement, "les forces militaires russes se retireront derrière les lignes antérieures au déclenchement des hostilités" et "les forces de paix russes (...) mettront en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité (...) tant que la confiance ne sera pas revenue entre les protagonistes",

Moscou s'engage aussi, selon Sarkozy qui a tenu à le souligner devant Medvedev,  à respecter l'intégrité et la souveraineté. de la Géorgie Mais la question des forces de maintien de la paix reste entière. L'union européenne est prête à remplir ses responsabilités aux cotée des forces russes mandatés par la CEI et cautionnés par l'ONU (accord de 1992).Mais toutes les parties doivent en être d'accord. Ce n'est pas encore le cas des Russes...Et, à cette heure,rien ne dit que les Géorgiens, qui annoncent leur retrait de la CEI accepteront le maintien des soldats russes dans les provinces  sessionnistes.
Dans le même temps, à Bruxelles, selon une dépèche AFP, l'OTAN ne se déclatrait pas satisfaite de l'arrêt de l'offensive russe. C'est "un pas important mais insuffisant", a estimé le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer, se disant en outre sûr que Tbilissi rejoindra "un jour" l'Alliance malgré les critiques de Moscou. A voir...
Moscou cesse les combats ...en posant ses conditions PDF Imprimer Email
Mardi, 12 Août 2008 11:22
(Mis à jour 15h35) « Le but de l'opération est atteint », a lancé le président russe alors que son aviation bombardait encore des sites près de Gori, une ville proche de l'Ossétie. "La sécurité de nos soldats de maintien de la paix et de la population civile a été rétablie, J'ai pris la décision d'arrêter l'opération qui visait à contraindre le pouvoir géorgien à a paix » C'est donc un arrêt des combats unilatéralement décidé par Le Kremlin. En vainqueur d'une guerre déclenchée par le vaincu. En souhaitant le départ du chef de l'Etat géorgien. Et en trouvant « prématuré » les textes proposés à l'ONU ou inadapté le « document » mis au point hier par la diplomatie française, soutenue publiquement par l'Allemagne et l'Italie.
Cette décision a été annoncée à la télévision jute avant l'arrivée de Sarkozy à Moscou. Ce qui est à la fois un geste positif et un signe de distance à l'égard de la tentative de médiation européenne du Président français.
Sarkozy voulait d'abord que les combats cessent. Ce sera peut-être le cas si l'opération est effectivement arrêtée. Objectif atteint. Mais Sarkozy sait que le Kremlin veut imposer « sa » paix, donc des conditions qui ne sont pas celles souhaitées à Tbilissi, à Washington, à Varsovie et dans d'autres capitales des 27.En lever de rideau de ses entretiens au Kremlin, une déclaration de Sarkozy qui résume bien l'antagonisme à surmonter: "Il est parfaitement normal que la Russie veuille défendre ses intérêts ainsi que ceux des Russes en Russie et des russophones à l'extérieur de la Russie (...)."Il est normal également que la communauté internationale veuille garantir l'intégrité, la souveraineté et l'indépendance de la Géorgie".
Les heures qui viennent s'annoncent décisives. Sarkozy arrivera en fin d'après-midi à Tbilissi....

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange » (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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09/08/2008

Moscou et Washington jouent à la roulette caucasienne

Derrières les micro-nationalismes: des enjeux geostratégiques



Samedi, 09 Août 2008 16:54

L'éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO-EUROPE

Poutine et Bush, si proches l'un de l'autre, dans la tribunes du « Nids d'oiseaux » pékinois ! Bush et poutine se faisant une accolade sur le sol chinois ! C'est beau la « détente, l'entente et la coopération », comme redirait de Gaulle...Mais les deux « Grands », en pleins jeux olympiques sacrant l'avènement d'un « Très Grand », connaissent la crise la plus grave depuis la fin de la guerre froide. Titre visionnaire du livre que RELATIO-Europe évoquait dès hier : « Caucase du Sud : La nouvelle guerre froide ».Dernier signe de la gravité de la situation: Poutine s'est rendu en Ossétie pendant que Bush et Medvedev se téléphonaient...sans être sur la même longueur d'ondes.

La Géorgie, à la culture si influencée par la route de la Soie, est ainsi transformée en bombe à retardement. Avec à sa tête un pro-américain plus qu'un pro-européen, Mikhaïl Saakachvili, qui n'a pas su ou pu tenir ses promesses « oranges » d'une démocratisation effective et durable et qui joue son avenir avec les armes et les réflexes nationalistes. Sans en avoir mesuré tous les risques et toutes les conséquences mais en voulant profiter de la fin de règne de Bush.

 


A LA UNE de RELATIO-EUROPE


Géorgie: Le retour des Cosaques du Don




Samedi, 09 Août 2008 10:41

 

Par Jacques DEHAIRE

C’est malheureusement tragique: les morts s’ajoutent aux morts dans ce qui est devenu en quelques heures une vraie guerre dans le  Caucase:,entre deux pays membres du Conseil de l’Europe: plus 1600 tués, selon des informations non vérifiées mais diffusées par les agences de presse russes. C’est confirmé : l’armée russe intervient sur terre et dans les airs en Géorgie. Mais les « volontaires » évoqués par Poutine constituent la force de frappe essentielle. Qui sont ces « volontaires » ? Les Cosaques du Don qui ont été mobilisés depuis le 4 août, donc dès le début de l’actuelle montée des violences dans la province séparatiste ‘Ossétie du Sud.

 

Les cosaques du Don. Folklore et réalité. Traditions et retour en force. Chants, danses et vertus guerrières…

 

 

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Une flamme d’espérance




Vendredi, 08 Août 2008 23:24

 

Par Daniel RIOT

 

Des frissons. De l’émotion. De l’émerveillement. Pourquoi bouder son plaisir ? Ne regarder ce qui peut ou doit déranger…Ne penser qu’au prix (y compris social) de la fête. Ne songer qu’aux aspects négatifs cachés, aux vilaines réalités occultées, aux méthodes de gouvernement indignes de cet Empire du Milieu qui fait peur autant qu’il fascine. Dans ce monde si riche en malheurs, sachons jouir des instants qui sont des signes d’espérance. « Chinoiser », en ce jour, relève d’une mesquine vilénie. La Chine est ce qu’elle est. Elle a voulu montrer le meilleur d’elle-même. Elle a bien fait. Et elle l’a fait très bien.

 


 

C’est un spectacle à la fois grandiose, féerique, lumineux et riche d’humanité qu’ont offert les Chinois au monde. Plein les yeux. Et les oreilles. Un chef d’œuvre du genre. Du feu, de l’eau, des couleurs, du mouvement. Du relief, de la profondeur. De la musique, des chants, des danses. De l’art. Avec du sens dans les images. De l’esprit dans la scénographie. Et ce goût de l’excellence qui caractérise les grands peuples, ceux qui s’appuient la mémoire du passé pour mieux préparer l’avenir. Une mémoire sélective d’ailleurs : l’ère du maoïsme a été soigneusement passée sous silence…

 

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GUERRE DANS LE CAUCASE




Vendredi, 08 Août 2008 16:55

 

Le conflit en Ossétie du sud tourne à la guerre entre la Géorgie et la Russie, deux pays membres du Conseil de l’Europe. Tension entre le Kremlin et la Maison Blanche. Les appels au cessez-le-feu se multiplient en vain.

Synthèse Relatio-Europe, par Jacques DEHAIRE

 

Les cris d’alarme du Conseil de l’Europe, les débats du Conseil de sécurité, les appels aux  calmes lancées ici et là, les efforts de la diplomatie française, au nom de l’Union européenne, pour tenter de mettre au point les modalités d’un cessez-le-feu n’y changent rien :  Le conflit en Ossétie du Sud dégénère en vraie guerre. Avec implication directe des forces armées (et de volontaires) russes qui auraient perdues dix hommes(notre photo de Channel 1 une télévision russe), mobilisation générale décrétée en Georgie et échanges de déclarations belliqueuses..

 

Combats sur le terrain, bombardements, duels d’artillerie : Des centaines de morts seraient à déplorer, des milliers de blessés et de réfugiées (dont de nombreux enfants). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l’ouverture d’un “couloir humanitaire” pour permettre aux ambulances d’évacuer les blessés des combats.”Nous sommes très inquiets sur la situation humanitaire (…). Les ambulances sont bloquées, les hôpitaux sont submergés et des opérations chirugicales sont menées dans des couloirs”, a déclaré à Genève une porte-parole du CICR.

 

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Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide




Vendredi, 08 Août 2008 17:54

 

Des clefs pour mieux comprendre les explosions de violences dans le Caucase

Le livre de Gaïdz Minassian, lu par Emmanuel DUPUIS*

 

(SELECTION RELATIO-EUROPE sur DIPLOWEB)

 

Géopolitique du Caucase et de la CEI. La lecture de cet ouvrage permet de comprendre en quoi la notion de « Caucase aux caucasiens » est loin d’être une réalité, même si celle de « l’Europe aux Européens », ne l’est pas forcément non plus. A méditer dans le cadre de cette mondialisation qui n’a pas laissé de côté le Caucase, même si elle s’y est invitée de différentes manières, « par la mer pour les Géorgiens, par la diaspora pour les Arméniens et par le pétrole pour les Azéris » comme l’indique Gaïdz Minassian dans son livre « Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide » (éditions Autrement, collection Frontières, paru en 2007)

 

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Le décollage de l’Amérique latine en route vers son unité




Samedi, 09 Août 2008 00:35

 

Par Jacques PILET

 

Dans une Europe qui s’effraie de tout changement, que de temps il nous a fallu pour prendre la mesure de l’émergence asiatique. Il nous en faut plus encore pour voir que l’Amérique du sud devient, elle aussi, une puissance qui compte.

 

Pendant cinq siècles, ce continent a vécu dans l’ombre coloniale et néo-coloniale. Manipulé, exploité, souvent envahi. Il est aujourd’hui libre de son destin. Plus encore: il prend conscient de la force que peut lui donner le rassemblement de ses nations longtemps divisées.

 

Les rencontres entre chefs d’Etats se multiplient, les projets communs démarrent, les guerres fratricides ne sont plus qu’un souvenir.

 

Certains n’en finissent pas de gloser sur les divisions persistantes. La région serait coupée en trois camps: les pro-Américains (Colombie en tête), les gentils progressistes (Brésil, Chili, Argentine, Uruguay) et les méchants révolutionnaires (Venezuela, Bolivie, Equateur).

 

Les péripéties cachent le fond des choses.

 

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Strasbourg : Compte à rebours pour la Librairie Gallimard du monde entier




Vendredi, 08 Août 2008 00:18

 

 

La Librairie Kléber ouvre le 4 septembre l’Aubette aux langues et aux cultures d’ailleurs le 4 septembre prochain.

 

 

 

L’événement n’est pas que strasbourgeois. Il est aussi national et européen. Il n’est pas que commercial. Il est d’abord culturel. C’est un triple pari que La Maison Gallimard fait à partir du 4 septembre place Kléber, à Strasbourg, en ouvrant à l’Aubette, une librairie vraiment internationale. Multilinguisme et outils pour l’apprentissage des langues

 

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JOUR J pour les JO: Respecter 1, 3 milliards de Chinois!




Jeudi, 07 Août 2008 21:06

Nicolas Sarkozy en voyage de pénitence  à Pékin : Ayant trop chanté, le coq  s’est transformé en tigre de papier…

 

L’éditorial de Relatio-Europe par Daniel RIOT

 

« On en boycotte pas un quart de l’humanité ». Cette « raffarinade » de plus ne justifie pas que l’Hyper-Président français décerne une « médaille d’or »  à la Chine pour la qualité de l’organisation des Jeux alors qu’elle ne remplit pas ses engagements en matière d’accès à l’information , de droits de l’homme et de normes de pollution…Les Chinois doivent être les premiers à en sourire : ils méprisent les flatteurs. Qui sont en fait des gaffeurs : Raffarin sous-entend ainsi que Sarkozy fait le voyage de Pékin, par obligation, comme une corvée, à contrecœur. C’est très désobligeant pour les Chinois. Et c’est un aveu d’impuissance pour nous …

 

Comme ils  sont experts en détection de l’hypocrisie, les Chinois ont du rire aussi en apprenant que c’est au nom de la laïcité que Sarkozy, chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran,  ne rencontrera  le dalaï lama que par procuration donnée à Carla Bruni… La gêne est telle que l’UMP éprouve le besoin d’annoncer qu’une rencontre entre Sarkozy et le chef du Tibet sous la botte aurait lieu avant la fin de l’année…Encore un effet d’annonce qui fait mauvais effet.

 

Les diplomates chinois ont du pouffer de rire davantage encore quand ils ont su  que le chef suprême de la « patrie des droits de l’homme »  avait  fait interdire une manifestation pacifique devant leur ambassade parisienne…L’antique  « trêve olympique » évoquée par Raffarin, décidément très en verve ce matin sur RTL, prend des allures surprenantes.

 

Nicolas en chinois..

 

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Histoire: Jacques Bainville ou les malheurs du couple franco-allemand




Mercredi, 06 Août 2008 12:59

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Par Laurent  PFAADT

 

 

 

 

L’excellent ouvrage de Christophe Dickès, grand spécialiste de l’historien et analyste de politique internationale, revient sur la vie, la pensée et surtout la clairvoyance de Jacques Bainville. Il fut un temps pas si lointain où le couple franco-allemand représentait le moteur destructeur de l’Europe, entre guerres et rivalités diplomatiques, entre paix forcée et haine farouche. Bien loin en tout cas de notre quotidien actuel. Jacques Bainville (1879-1936) représente à merveille ce quasi-siècle entre la défaite de 1870 et la victoire de 1945, marqué par la défiance à l’égard d’une Allemagne prussienne puis nazie, militariste et pangermaniste qu’il dénonçait.

 

Formé à l’école de Renan et de Barrès, Bainville a très vite trouvé en Charles Maurras et dans le royalisme qu’il percevait comme le meilleur des régimes pour sa vertu stabilisatrice, des modèles à suivre même s’il n’hésitait pas à se démarquer du fondateur de l’Action française.

 

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POUR UN LIVRET D’EPARGNE EUROPEEN




Mardi, 05 Août 2008 17:44

 

 

Un projet trop vite oublié qui reste une impérative nécessité pour l’Euroland, pour l’Union européenne et…pour les citoyens

 

 

L’Europe concrète ? Il est temps de la compléter, de la consolider et, dans certains secteurs essentiels, comme celui de l’énergie notamment, de la faire… Ce n’est cette Europe des réalisations que les citoyens rejettent.

 

Encore faudrait- il que l’esprit d’initiative, d’entreprise, de créativité et le simple bon sens ne soient pas étouffés par des réflexes d’une autre époque …Un exemple précis : l’idée du Livret d’épargne européen. Une idée lancée dès 2002 par l’Académie européenne crée par Jean-Luc Schaffhauser  et relancée depuis avec de sérieux arguments de gens sérieux, Etienne Pflimlin, le Président de la fédération du Crédit Mutuel, en tête.

 

Victime de réflexes nationalistes et de visions à trop court terme, cette belle (et féconde) idée  devrait déjà être réalité depuis longtemps…

 

Malheureusement, ce type de réflexes « je freine, donc je suis », « j’empêche donc j’ai du pouvoir », « j’enterre des idées qui ne sont pas les miennes, donc j’existe » sévit  au plus haut niveau des Etats et des institution européennes. Là où il faut chercher des explications à cette panne (pas seulement institutionnelle) que connaît l’Union européenne.

 

Relatio-Europe relance ici cette idée qui s’inscrit dans la logique de l’euro et trouve dans le contexte financier et économique mondial  actuel de nouvelles raisons d’être.

 

A cette fin, il reprend ici des textes publiés en 2007 dans la revue « Sentinelle »,  ceux de Jean-Luc Schaffhauser (notre photo), d’Etienne Pflimlin, de Jean-Pierre Ménanteau et de Jean-Jacques Bonnaud.

 

 

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Plus d’articles…

06/08/2008

Relatio-Europe relance l'idée d'un livret d'épargne européen





Un projet trop vite oublié qui reste une impérative nécessité pour l'Euroland, pour l'Union européenne et...pour les citoyens

L'Europe concrète ? Il est temps de la compléter, de la consolider et, dans certains secteurs essentiels, comme celui de l'énergie notamment, de la faire... Ce n'est cette Europe des réalisations que les citoyens rejettent.

Encore faudrait- il que l'esprit d'initiative, d'entreprise, de créativité et le simple bon sens ne soient pas étouffés par des réflexes d'une autre époque ...Un exemple précis : l'idée du Livret d'épargne européen. Une idée lancée dès 2002 par l'Académie européenne crée par Jean-Luc Schaffhauser  et relancée depuis avec de sérieux arguments de gens sérieux, Etienne Pflimlin, le Président de la fédération du Crédit Mutuel, en tête.

Victime de réflexes nationalistes et de visions à trop court terme, cette belle (et féconde) idée  devrait déjà être réalité depuis longtemps...

Malheureusement, ce type de réflexes « je freine, donc je suis », « j'empêche donc j'ai du pouvoir », « j'enterre des idées qui ne sont pas les miennes, donc j'existe » sévit  au plus haut niveau des Etats et des institution européennes. Là où il faut chercher des explications à cette panne (pas seulement institutionnelle) que connaît l'Union européenne.

Relatio-Europe relance ici cette idée qui s'inscrit dans la logique de l'euro et trouve dans le contexte financier et économique mondial  actuel de nouvelles raisons d'être.

A cette fin, il reprend ici des textes publiés en 2007 dans la revue « Sentinelle »,  ceux de Jean-Luc Schaffhauser (notre photo), d'Etienne Pflimlin, de Jean-Pierre Ménanteau et de Jean-Jacques Bonnaud.


03/08/2008

Elie Wiesel à Strasbourg en septembre

L'événement de la rentrée à Strasbourg : « Bon anniversaire Monsieur Wiesel »


Dimanche, 03 Août 2008 03:37

Son dernier livre, « L'Affaire Sonderberg » (Grasset) est le roman de l'ambivalence. « Le problème le plus grave que l'homme puisse rencontrer », souligne-t-il... « Coupable et innocent », en même temps ! Partagé entre deux idées, deux pulsions, deux décisions contraires, antagonistes, inconciliables. Les schizophrènes en sont malades, mais qui n'a pas connu des moments et des circonstances où « je »  est vraiment  « autre », où l'on se sent « étranger à soi-même », où l'on est comme écartelé ?  « La vie, un couloir entre deux abîmes »

Pour parler et débattre de ce beau livre qui s'ajoute à tant d'autres qui auraient dû lui valoir le Nobel de littérature s'il n'avait pas eu celui de la Paix, Elie Wiesel sera à Strasbourg le 4 septembre prochain. Un événement littéraire. Une rencontre qui fera date. D'autant plus que Strasbourg  tire parti de l'occasion (et du calendrier) pour fêter les 80 ans de ce rescapé de l'innommable  qui  sait si bien « dire l'indicible » par l'écriture, « cet acte de foi en l'Homme ».

Organisé par la librairie Kléber, en collaboration avec le Fonds social juif unifié, Relatio-Europe et la Ville de Strasbourg, un grand débat public (que j'aurai  l'honneur, le plaisir et la responsabilité d'animer),  se déroulera entre 17H30 et 20 heures à la Cité de la musique et de la danse. L'occasion d'un bilan d'une vie, d'une œuvre, d'une époque. En mémoire  du futur, comme redirait Léonardo Sciascia. « Pour que le futur ait un avenir ».DR

A relire sur Relatio-Europe : Entretien avec Elie Wiesel : « Nous sommes dans une ère liberticide »


Relatio-europe:Les dix ans d'Attac ou Une logique à bout de souffle...

 


 

Un billet d'humeur de Daniel  RIOT

L'heure de « gloire » ? Le Non au référendum français sur le projet de Constitution pour l'Union européenne. Et quelques grands rassemblements médiatisés contre la mondialisation. Mais l'alter-mondialisme ne change guère le monde. Et la contestation sans proposition n'a guère de substance politique durable. Pourtant Attac se voulait d'abord, y compris  dans son nom, une force de propositions (Associatioon pour la taxation des transaction pour l'aide aux citoyens!) Las...

C'est la globalisation de l'hyper-capitalisme qu'il faut combattre, non le libéralisme  diabolisé et une mondialisation qui est une réalité ...depuis Saint Paul ou du moins depuis l'ère des grandes découvertes. C'est la mondialisation de la dignité humaine qu'il faut favoriser.

Quant à « l'altereurope », elle reste une Europe altérée, une non-Europe. C'est d'ailleurs cette absence de véritable Europe ; politique et sociale, qui explique en partie les dérives sur l'ensemble de la planète  de l'hyper-capitalisme... anti-libéral (mais oui !)

 

02/08/2008

ROMS: UN DOSSIER DE RELATIO-EUROPE

NOUS SOMMES TOUS DES ROMS
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Samedi, 02 Août 2008 04:06

Par Daniel RIOT

(Un tableau de William-Adolphe Bouguereau,1879),

Un Dossier de Relatio-Europe

« Nous sommes tous des Roms ». Comme nous avons été, du ou pu être des juifs allemands. Comme nous sommes tous ou devrions être des enfants du Darfou et d'ailleurs. Comme nous sommes tous des nomades, des migrants, des gens de passage. Comme nous sommes tous des « étranges étrangers » pour les gens d'ailleurs, différents.

Un « Rom » ? L'étymologie parle, mais si elle est ignorée ou oubliée : c'est « Homme » en hindi.

« Romanichels » ?  « Un groupe d'hommes ».

« Manouches » ?   « Les gens »...

« Hommes » ? Sont-ils traités en hommes  (et en femmes) , les Roms ? Oui. Quand ils chantent, dansent, font rêver, fantasmer... « D'où viens-tu gitan » ? Qui ne rêve pas d'une « princesse aux pieds nus » ? Qui n'aime pas leur musique, leur art, leur cuisine ? Les « nuits tsiganes » rencontrent un succès croissant. Comme les festivals, à l'image de celui de Budapest qui va se dérouler à la mi-août. Et leurs pèlerinages aux Saintes-Marie ou ailleurs font de « belles images »...

Tsigane ? Du grec Αθίγγανος (« intouchable »). Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien... Un peuple d'Europe. Qui disposait d'un visa jadis grâce au roi de Bohème (dont leur surnom de « bohémien ». Un peuple qui n'aime plus qu'on l'appelle tzigane, à cause du Z que les nazis tatouaient sur leur corps dans les camps où ils ont, comme les juifs, été traités en « impurs », en « sous-hommes », en  rats à éliminer...

Fascination, répulsion...Fantasmes et peurs. Trop « différents » pour être traités en « égaux ». Trop gênants. Trop dérangeants.

 

ROMS: UN DOSSIER DE RELATIO-EUROPE

NOUS SOMMES TOUS DES ROMS
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Samedi, 02 Août 2008 04:06

Par Daniel RIOT

(Un tableau de William-Adolphe Bouguereau,1879),

Un Dossier de Relatio-Europe

« Nous sommes tous des Roms ». Comme nous avons été, du ou pu être des juifs allemands. Comme nous sommes tous ou devrions être des enfants du Darfou et d'ailleurs. Comme nous sommes tous des nomades, des migrants, des gens de passage. Comme nous sommes tous des « étranges étrangers » pour les gens d'ailleurs, différents.

Un « Rom » ? L'étymologie parle, mais si elle est ignorée ou oubliée : c'est « Homme » en hindi.

« Romanichels » ?  « Un groupe d'hommes ».

« Manouches » ?   « Les gens »...

« Hommes » ? Sont-ils traités en hommes  (et en femmes) , les Roms ? Oui. Quand ils chantent, dansent, font rêver, fantasmer... « D'où viens-tu gitan » ? Qui ne rêve pas d'une « princesse aux pieds nus » ? Qui n'aime pas leur musique, leur art, leur cuisine ? Les « nuits tsiganes » rencontrent un succès croissant. Comme les festivals, à l'image de celui de Budapest qui va se dérouler à la mi-août. Et leurs pèlerinages aux Saintes-Marie ou ailleurs font de « belles images »...

Tsigane ? Du grec Αθίγγανος (« intouchable »). Zigeuner en allemand, Cigány en hongrois, Zingaro en italien... Un peuple d'Europe. Qui disposait d'un visa jadis grâce au roi de Bohème (dont leur surnom de « bohémien ». Un peuple qui n'aime plus qu'on l'appelle tzigane, à cause du Z que les nazis tatouaient sur leur corps dans les camps où ils ont, comme les juifs, été traités en « impurs », en « sous-hommes », en  rats à éliminer...

Fascination, répulsion...Fantasmes et peurs. Trop « différents » pour être traités en « égaux ». Trop gênants. Trop dérangeants.

 

01/08/2008

Pas de vacance sur RELATIO-EUROPE:

Karadzic et les « arrangements » américains : De l'éthique en diplomatie... PDF Imprimer Email
Vendredi, 01 Août 2008 11:59

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe

Ceux qui se prétendent réalistes ont souvent une très  mauvaise perception du réel. Et la réalpolitik qui autorise tous les cynisme et toutes  les pratiques amorales ou immorales, au nom de bonnes intentions mal servies par des intérêts mal évalués à court terme conduit souvent à des catastrophes.

 La nouvelle « affaire Karadzic » qui est d'abord un  nouveau « scandale yankee » en est une nouvelle illustration. Vieilles questions de la « fin et des moyens », du « pardon » et du « repentir » politique, de « la morale et  de l'efficacité » en matière de Justice et des « sales boulots » de la diplomatie secrète.

 

 
La Serbie reste le volcan des Balkans PDF Imprimer Email
Vendredi, 01 Août 2008 12:54

par Noëlle Lenoir

(Sélection RELATIO  sur EUROPE, mon beau souci) L'arrestation de Radovan Karadjic, de sinistre mémoire, deux semaines après l'investiture du nouveau gouvernement pro-européen à Belgrade, n'est certainement pas le fruit du hasard.

La signification  de cette arrestation est double:

1. D'une part, après treize ans de cavale de l'un des deux criminels de guerre les plus recherchés en Europe (avec son acolyte Radko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie), elle donne rétrospectivement raison à la Procureure du Tribunal Pénal International de l'Ex-Yougoslavie, à savoir que l'intéressé a bénéficié de complicités pour se cacher, et surtout qu'il était protégé par l'inertie du gouvernement serbe nationaliste en place jusqu'aux élections de juin 2008.

2. D'autre part, l'évènement traduit la détermination et le courage du nouveau Président Boris Tadic qui avait nettement fait campagne voici quelques mois pour la démocratie et pour l'Europe, avec pour slogan: "Pour une Serbie Européenne"

Il faut en effet parler de courage s'agissant de Boris Tadic et du nouveau gouvernement serbe !

 
Quand la Chine dit « NON » : Les Jeux olympiques (et « l'Occident ») à reculons... PDF Imprimer Email
Mercredi, 30 Juillet 2008 18:00

L‘éditorial de Daniel RIOT

« La Chine peut dire Non »...Qui ne le savait pas ? Nous étions prévenus depuis 1995, date de publication d'un essai de Song Qiang, qui portait ce titre et qui,  diffusé à des millions d'exemplaires et célébré par les autorités chinoise, a été  comme un livre annonciateur d'une nouvelle ère. Une ère qui est couronnée par les JO de cette année 2008. Parce que le CIO a dit Oui.

Parce que les Chinois savent que la « grande puissance émergente » qu'elle est sait utiliser au maximum ce qui a fait la force mais fait  la faiblesse actuelle de l' « Occident » :le décalage entre les principes et les valeurs proclamées et les actes, ce « cynisme voyou » habillé de vertus qui se retourne contre lui.

 
L'OMC en échec : Attention à la résurgence des protectionnismes ! PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 22:19

Par William PETITJEAN

Echec. Le mot est tombé, ce mardi soir,  de toutes les lèvres. Gravement. Sur les vingt points qui restaient à régler à l'OMC à Genève, 18 avaient trouvé une solution, ou presque. Le 19 ième  s'est soldé par un « accord impossible » . Comme ce type de « paquet » (qui aurait du être soumis à 135 pays de l'OMC) doit être accepté en bloc ou refusé, c'est bel et bien l'échec.

Le cycle de Doha qui aurait du être achevé en ...2004  se termine donc en que de poisson. Et personne ne se hasarde à faire un pronostic sur une reprise éventuelle des discussions.

Pas de Plan B avant les élections américaines, de toutes manières ...Avec une menace à l'horizon : la résurgence d'un protectionnisme qui aggraverait la situation au lieu de l'améliorer.

La responsabilité est sans doute collective, comme le souligne Mandelson, le Commissaire européen. Mais la facture ne sera pas également partagée...  

Sans doute, l'absence d'accord est-elle préférable à un mauvais accord. Mais cela n'est en rien une consolation. La proposition finale de Lamy (notre photo) n'était d'ailleurs pas un « mauvais accord ». L'analyse publiée à la suite de cette note le montre bien : l'Union aurait pu et du en tirer profit et parti

 


 
Idées : Les « invariances » de Jean-François Kahn face au "Changement", à la "Rupture", à la "Réforme" PDF Imprimer Email
Mercredi, 30 Juillet 2008 15:12

Par Monique CHARLES

NON !  Non au   CREDO QUIA ABSURDUM...

Car il y a de l'absurde ! Absurdes, en effet, les concepts au singulier et en majuscules. Concepts boursouflés, proférés comme des vérités massives et dynamiques. « Autant d'aberrations », (p. 7) soutenues par l'illusion simplificatrice d'une création possible ex nihilo, ou par le fantasme figé de changements radicaux sous l'impulsion de brutales et spectaculaires césures,  de ruptures oblitérant le passé. Tels sont justement les concepts brandis à voix forte et médiatique : le Changement, la Rupture, la Réforme...

Le changement ? « Comment on y va... », Jean-François Kahn[1] entend nous le faire entendre d'abord en nous conviant à changer notre manière de penser et d'examiner le monde par oppositions tranchées et binaires, voire par « exaspérations des antagonismes ». (p. 37),  seulement lancés en l'air, sans aucun enracinement possible dans le réel politique, social, économique.

 
Légitimité et légalité : La démocratie, le droit et la laïcité à l'épreuve en Turquie PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 09:34

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe

Une Cour constitutionnelle peut-elle interdire un parti qui ayant démocratiquement gagné des élections assume logiquement et légitimement le pouvoir ? Une question intéressante. Pas seulement pour les juristes. Une question qui place la Turquie dans une situation difficile, cette semaine.

En droit, la Cour constitutionnelle turque est tout à fait dans son...droit.

L'état de Droit tel qu'il en Europe se caractérise par le primat du droit en tout, sur tout et pour tout, y compris contre une opinion ou un gouvernement qui ne respecterait pas la lettre et l'esprit des  constitutions en vigueur. Les instances nationales sont d'ailleurs complétées, dans l'espace démocratique paneuropéen, par des structures supranationales : la Cour européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg en particulier.

 

 
Lutte contre le Sida : Des progrès ...mais alerte maximale en Russie et en Ukraine PDF Imprimer Email
Mercredi, 30 Juillet 2008 01:36

Par Jacques DEHAIRE

On aimerait s'en réjouir. Selon L'ONUSIDA, qui vient de publier son rapport bi-annuel,  l'épidémie de sida marque le pas, avec une baisse des décès et des personnes nouvellement infectées. Mais ce constat est plus un encouragement en faveur d'un renforcement des actions en tous genres et à tous les niveaux qu'un motif de satisfaction. Ce fléau (qui atteint près de 33 millions de personnes recensées) reste à un niveau inacceptable et scandaleux. Et l'avenir de la pandémie est incertain. Un point particulièrement noir : la Russie et l' Europe orientale (l'Ukraine, notamment).  

 


 
La corruption peut être le poison mortel de l'Europe ! PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 23:25

Par Noëlle Lenoir

(Sélection RELATIO-EUROPE sur le CERCLE DES EUROPEENS)

La Commission européenne a finalement adressé à la Bulgarie et à la Roumanie un avertissement en leur demandant de lutter plus efficacement contre la corruption. Elle a même décidé de sanctionner la Bulgarie en la privant de quelque 800 millions d'euros retirés du programme PHARE (instrument de préadhésion destiné à aider les pays d'Europe centrale et orientale à intégrer l'acquis communautaire et à adapter leur industrie au nouveau contexte du marché)

La sanction aurait pu être plus sévère. La Commission européenne ne touche pas aux fonds structurels, en effet, tels que les fonds de cohésion qui sont indispensables à la réalisation des infrastructures dont les pays entrants ont besoin pour rattraper leur retard de développement. Mais cette sanction a une très grande portée politique. Dans son rapport du 23 juillet 2008 "sur les progrès réalisés par la Bulgarie au titre du mécanisme de coopération et de vérification", la Commission rappelle que les fonds communautaires "sont l'expression concrète de la solidarité de l'Union envers la Bulgarie" et qu'"il est de l'intérêt de tous qu'ils servent à aider les régions les plus défavorisées de ce pays".

 
Que l'Europe domine ses doutes! PDF Imprimer Email
Mardi, 29 Juillet 2008 18:13

AU CARREFOUR DES IMPASSES...

Par  Francis Rosenstiel

Bien que nous sachions  par expérience qu'en politique rien n'est jamais désespéré, le "moment" sur la scène internationale paraît singulièrement préoccupant, tous continent et régions confondus.

Mais, ne dit-on pas aussi  que" le politique a horreur du vide"?

Cependant  que signifient vide et trop-plein en la matière?

Déserts et immersions souvent se rejoignent dans ces paysages déroutants!

L'Opinion, pour autant que cela existe, aspire à un sentiment de paix, si ce n'est par conviction, c'est pour le moins par lassitude. Encore faut-il reconnaître que la société hyper-médiatisée où nous vivons ne favorise guère les torpeurs prolongées!

La scène internationale ne baisse jamais le rideau pour cause d'inventaires; elle ne connaît pas davantage d'entr'actes, ou de fermetures pour cause de  maladies ou de convalescences, sachant que les remèdes des uns sont rarement ceux des autres. Pas même l'ONU n'est une pharmacopée universelle!

 
 
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