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15/08/2008

Tbilissi 2008, Prague 68 sur relatio-europe.eu

PRAGUE 68 : Les chars soviétiques contre l'Esprit d'Europe PDF Imprimer Email

Quarante ans après l'écrasement du « socialisme à visage humain », la pensée dissidente (trop méconnue) reste un moteur de la pensée européenne

Prague; Monument aux victimes du communisme (Wikipédia)

 

Par Daniel RIOT

Quand on songe au déluge éditorial et médiatique qui a marqué, en France, le premier semestre de cette année qui marque le quarantième anniversaires des « événements  de mais 68 », on est un peu surpris de la discrétion qui entoure d'autres « événements de mai », authentiquement historiques, ceux-là..  Ceux du printemps de Prague.«  La Tchécoslovaquie, je m'en bats l'œil » ?...

Ce mot attribué au général de Gaulle, allergique à toute ingérence dans les affaires des autres pays et soucieux d'un futur de « détente, d'entente et de coopération », d'une « Europe de l'Atlantique à l'Oural » avec « une Russie qui boira le communisme comme le buvard l'encre » serait-elle encore d'actualité ? Ou les Européens  de ce début du XXI ième siècle,(tentés de considérer la paix, la démocratie et la prospérité comme des choses irréversibles) oublieraient-ils qu'ils restent des enfants des totalitarismes du XX ième ? Il est important de commémorer ce « printemps de Prague » et méditer encore et toujours sur ce qu'il signifie, dans son existence et dans ses conséquences.

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"... PDF Imprimer Email
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
Géorgie : Un « cessez-le-feu » n'est pas un feu éteint.. PDF Imprimer Email

Le point sur la situation, par Jacques DEHAIRE
« Identité de vues »...Entre Paris et Washington sur le « dossier géorgien », l'expression doit être (légèrement) inappropriée ...ou alors la secrétaire d'Etat US ne tient pas le même discours que Bush ou son ministre de la Défense, ce qui constituerait un vrai événement ! Passons. En politique, le langage et le ton changent souvent en fonction des interlocuteurs. L'essentiel, c'est que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ait quitté Brégançon pour Tbilissi via Paris (dans le même avion que Kouchner) avec un « certain nombre de documents » susceptibles « de consolider le cessez-le-feu » et « d'amorcer le retrait des troupes russes » qu'elle remettra au président géorgien.

Quels sont ces mystérieux « documents » qui s'ajoutent au « plan en six points » déjà signé ? « Secrets d'Etat »... Mais tout donne à penser qu'il s'agit de précisions et d'engagements de Medvedev sur les conditions et les délais du retrait total des troupes russes sur le sol géorgien. Un retrait qui n'a jamais été annoncé comme « immédiat » et dont la lenteur se justifie aux yeux de Moscou par un certain nombre de facteurs dont deux expliquent bien des confusions qui alimente la « guerre des mots » et des propagandes : les unités géorgiennes ne sont pas aussi disciplinées que les autorités politiques le pensent et la région ossète est infestées de bandes et de clans, de mafias et de malfrats qui tirent parti des événements pour « faire leur beurre » ou se défouler. Le passage de témoin entre les soldats russes et les policiers géorgiens n'est pas aussi simple que l'on pouvait l'espérer.
Economie : Pas de vacances pour la stagflation PDF Imprimer Email
Jeudi, 14 Août 2008 18:17

Par William PETITJEAN
Le pire n'est jamais sur. Mais il arrive que les pessimistes aient raison. C'est vrai en économie comme en géoplitique...En l'occurrence, l'optimisme cultivé depuis des mois par Sarkozy sur le redressement d'une économie française minée par les déficits, grevée par un commerce extérieur défaillant, mal soignée de ses maux structurels par des remèdes inadaptées et des réformes qui suscitent plus de vaines polémiques qu'un regain de confiance, est battu en brèche. Et ce n'est pas la conjoncture internationale qui explique tout.
Syrie-Liban : un accord historique PDF Imprimer Email
Mercredi, 13 Août 2008 23:08
Les promesses de Paris sont tenues:En juillet, à l'Elysée,  Bachar al Assad et Michel Souleïmane

Sarkozy va pouvoir s'attribuer en partie la paternité de cette bonne nouvelle. C'est dans la logique du processus engagé à Paris lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée que la Syrie et le Liban viennent de franchir une nouvelle étape sur la voie (difficile) de la réconciliation : les deux pays ont convenu d'établir des relations diplomatiques et d'engager un dialogue sérieux sur le tracé des frontières et le sort des disparus libanais....
Petit rappel qui donne la dimension de l'événement : depuis leur indépendance, dans les années 40 ‘à la fin du mandat français, en 1943 au Liban et en 46 en Syrie), Damas et Beyrouth n'avaient jamais noué de relation diplomatique, parce que les Syriens considéraient le Liban comme territoire ...syrien.. Et depuis 2005, les deux pays se considéraient mutuellement en état de guerre...en dépit du départ des troupes syriennes du sol libanais qu'elle occupait depuis 29 ans.


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