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28/10/2007

STRASBOURG: Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Je reprends ici, par souci d'information, les précisions données sur son blog par Chantal Cutajar, candidate aux élections municipales de Strasbourg, que je soutiens avec force.  

A l'attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu'un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

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Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

Commentaires

Bravo ! le modem est la plus belle aventure politique en France depuis des décennies. Nous serons nombreux a la soutenir. Bonne campagne et encore bravo pour votre engagement démocrate sans faille.

Marc T

Écrit par : Marc | 28/10/2007

Bravo ! le modem est la plus belle aventure politique en France depuis des décennies. Nous serons nombreux a la soutenir. Bonne campagne et encore bravo pour votre engagement démocrate sans faille.

Marc T

Écrit par : Marc | 28/10/2007

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