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24/10/2007

Politique: Une chance pour Strasbourg et pour le MoDem

Pourquoi je soutiens (à fond) Chantal Cutajar et son équipe

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Mais pourquoi soutenez-vous à ce point Chantal Cutajar ? »… Combien de fois m’a-t-on interpellé, par courriel, ou de vive voix, ces derniers temps ? « Pourquoi roules-tu pour elle ? »… « Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? »… Je passe bien sûr sur des sous-entendus où la grivoiserie perce sous le sexisme. Ou sur quelques fantasmes de quelques uns et …de quelques unes. Alors, je vais être clair. Pour moi, Chantal Cutajar est une chance fantastique pour Strasbourg et ... pour le MoDem. Explications.

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Je ne soutiens pas Chantal Cutajar : je mène les mêmes combats qu’elle. Avec mes moyens, comme elle avec les siens. Et elle les conduit bien, ces combats. Je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle porte et qui la porte. Des valeurs qu’elle défend avec lucidité, courage, ténacité. Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes qu’elle sur les idées forces du MoDem : éco-économie, démocratie sociale, engagement européen, valeurs personnalistes, citoyenneté active… Et j’apprécie beaucoup sa volonté « d’agir local » pour tenter d’appliquer ce « penser global » du MoDem incarné aujourd’hui par François Bayrou et Corinne Lepage.

Je ne « roule » pas pour Chantal Cutajar : je roule  AVEC Chantal, comme toutes celles et ceux (150 au moins à ce jour, dont au moins 80 très actifs) qui ont adhéré à « Strasbourg je t’M ». Avec un M, comme MoDem, comme Modèle, comme Moderne. Comme Méthode aussi. Méthode de consultation, d’écoute, de concertation, de travail. Méthode de gouvernance ! Méthode de rassemblement de talents et de compétences  complémentaires et de sensibilités différentes, au-delà des clivages politiciens dépassés.

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Je ne m’engage pas en politique pour « faire carrière », pour « avoir une place », pour « me faire voir » ou…pour agir par procuration. Je ne suis candidat à rien : je sais ce que je sais faire et ce que je ne sais pas (ou peut pas ou ne veut pas) faire. J’agis en citoyen, libre et responsable : c’est déjà beaucoup. J’ai trop fait mienne la formule de Paul Valéry, « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » pour jouer les militants inconditionnels, les « béniouioui », les cireurs de pompes,  les adorateurs dévoués de qui que ce soit. Et c'est en citoyen, libre et responsable, que je soutiens à fond Chantal Cutajar dans sa bataille POUR Strasbourg.

Il se trouve que  Chantal Cutajar a, à mes yeux, toutes les qualités qu’un acteur politique digne de nom doit avoir, à commencer par cette denrée rare en politique qui s’appelle l’honnêteté intellectuelle. Et le courage d’agir avec franchise et cohérence. Selon ses convictions et non en fonction des circonstances, des interlocuteurs, de calculs d’habileté. Avec une vraie sincérité, et non avec des sincérités successives ou simultanées…

Qu’elle ait été (et soit encore) victime d’injustices, de mauvais procès, de critiques infondées n’enlève évidemment rien à l’estime que j’ai pour elle et la confiance que je porte en elle. Bien au contraire. On ne peut pas avoir autant de belles qualités sans  avoir des adversaires acharnés, sans subir des haines, sans souffrir d’aigreurs, de jalousies, d’envies...

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Cette femme est effectivement dangereuse pour celles et ceux qui se complaisent dans la politicardise, qui vivent d’hypocrisies ou qui ont des idéaux contraires aux valeurs du Conseil de l’Europe (plus nombreux qu’on veut bien le reconnaître). Ou qui profitent du système qu’elle dénonce, professionnellement et personnellement : celui de la criminalité en col blanc, de la corruption, de l’économie souterraine, des sociétés écrans, des magouilles… 

La première fois que j’ai vue Chantal, c’était à une conférence de presse du futur « Tandem », sur l’Europe à Strasbourg: je me suis vraiment demandé ce que cette prof de qualité faisait avec cet attelage. Non que j’aie une opinion négative de Fabienne ou de Robert. Mais, il est des différences qui sautent aux yeux. Surtout celle-ci : l’être et le paraître, chez elle, passent après le faire. Le faire avec conviction. Le faire avec l’obsession de « l’utile et du juste ». Du bien commun. Du respect de soi et des autres. Le faire avec la rigueur qu’impose  le droit et la générosité qu’implique une philosophie personnaliste, authentiquement humaniste 

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Chantal, je l’ai perdue de vue jusqu’à sa réaction contre la lâcheté des universitaires face aux propos éhontés, négationnistes et, soyons clairs, antisémites, d’un universitaire très politiquement correct à l’extrême-droite…J’ai entendu dire qu’elle avait fait du « cinéma au Struthof » pour se « faire mousser dans la presse ». « Nos jugements nous jugent »,  disait Valéry…. Ceux qui ont osé dire cela, sans rien savoir de ses motivations profondes, n’ont fait qu’afficher un mépris méprisable. Honte à eux et à elles ! Passons.

Il est vrai qu’entre temps, le « Tandem » qui était venue la chercher pour les municipales parce qu’elle était une excellente représentante de la société civile sur une liste plutôt bricolée (cela se sent encore aujourd’hui!) s’était « fâché » avec elle, au point de la virer de ses fonctions … (Ce qui signifie, cela étant  rappelé en passant,  que le mot « dissidente » dont elle fut affublée était -et est encore- incorrect, impropre et injuste dans la tonalité péjorative qui lui a été donnée)…

Quand on pense qu’elle était chargée de la sécurité sans avoir accès aux informations des services de polices,  on a tout compris des dysfonctionnements dans la gouvernance actuelle de cette ville !

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De toutes façons, Chantal est la première à reconnaître qu’elle doit beaucoup au « tandem » : à ses cotés, elle a beaucoup appris, y compris (et surtout)…. ce qu’il ne fallait  pas faire quand on prétend diriger une ville ! Celles et ceux qui aujourd’hui pensent qu’elle agit par ressentiment, par rancoeur ou rancune commettent une erreur grossière et une faute de goût. Ou déforment délibérément la réalité.

Chantal Cutajar ne s’engage  d’ailleurs pas CONTRE mais POUR. C’est une autre de ses qualités. Elle sait positiver. Même si   nombre de ses combats, menés concrètement, non dans des discours, ne sont guère dans l’air du temps. Les droits de l’homme ? « Du droitdel’hommisme »… L’égale dignité ? « Contraire à la compétitivité »… Les valeurs du Conseil de l’Europe ? « De l’Humanisme ringard » … La justice ? « Un idéal, pas une réalité »…Une façon nouvelle et propre de faire de la politique ? « Du baratin ». La transparence ? « Cà cache quoi ? »…La « démocratie locale » ? Diriger, c’est décider… Refrains trop connus, trop entendus. La démocratie, ce jardin, cette arboriculture, est d'abord un combat...

Comment voulez-vous qu’elle n’ait pas beaucoup d’ennemis, Chantal ? Elle gêne trop de gens en place ou candidats à des places. Elle est exigeante, sans démagogie. Elle sait avaler bien des couleuvres et des clous rouillés. Et, contrairement à ce que me disait récemment un jeune représentant de la « droite strasbourgeoise » (qui ne se gêne  pourtant pas  pour geindre publiquement contre la méchanceté bête de quelques leaders de son « camp »), elle n’est pas « trop gentille »…

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Elle respecte les gens, y compris ceux qui ne la respectent guère. Et elle est soucieuse de faire le plus possible « de l’utile et du juste ». Donc du bien et du bon. C’est en cela qu’elle est « gentille »… Mais ses facultés (réelles) d’écoute n’impliquent aucun  suivisme…Elle n’est pas du genre « je suis leur chef, donc je les suis ». Et son refus de l’autoritarisme n’est en rien un manque d’autorité, même si elle sait « jouer collectif », contrairement à ce que  tentent de faire croire des rumeurs malicieusement répandues par des aigris ou des malveillants. Elle a même fait des progrès en la matière : d’une campagne à  l’autre, on apprend, c’est logique. Surtout quand on porte à un degré développé la plus belle des qualités humaines : la perfectibilité.

Et des campagnes, c’est la troisième en un an  qu’elle mène. Avec détermination.

Présidentielles : qui mieux qu’elle a fait, au sein de la « famille » centriste strasbourgeoise, une campagne aussi active et efficace pour François Bayrou ?  Il suffit de « feuilleter » les archives de son blog politique pour voir à quel point elle a servi, avec pédagogie, les idées du fondateur du Modem. Et sa présence sur le terrain, avec ses «politicodatings » (entre autres), a été plus qu'exemplaire. A un point tel que quelques udf bien timides (sauf pour se faire voir dans des jeux d'intrigue) peuvent en tirer quelques sentiments de culpabilité qu'ils surmontent par une sotte agressivité...

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Législatives : elle a dû se battre plus contre des faux centristes que contre des adversaires déclarés du MoDem. Elle l’a fait, là aussi, en défendant les idées de Bayrou. Avec un résultat excellent dans les circonstances d’alors.

Et la voici en bataille pour l’investiture afin de mener le MoDem à l’Hôtel de Ville.

Car, là est l’enjeu : l’Hôtel de Ville. Sa candidature est claire : elle conduit une équipe qui veut et peut gagner. Je dirais même qui DOIT gagner si les cadres du  « centrisme central » alsacien  jouent  le jeu de l’efficacité dans la clarté.

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Je dis cela non en militant, mais en observateur qui (je peux  le dire puisque nombre de témoins le savent) avait prévu les résultats des trois dernières élections municipales à Strasbourg… Cela ne veut rien dire, c’est sûr, et la bonne analyse ne fait pas toujours le bon pronostic (je le sais aussi),  mais je crois connaître Ma Ville. Et je prends le risque du pari. Même si j’entends d’ici les rires gras des uns et vinaigrés des autres.

Nulle mieux qu’elle ne peut mieux conduire à la victoire celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées de François Bayrou et de Corinne Lepage réunis, qui veulent que la métropole alsacienne soit digne de la MISSION européenne qui est la sienne et qui souhaitent que Strasbourg soit un modèle de cité où s’applique « la clause du citoyen européen le plus favorisé » dans tous les secteurs. A commencer par celui de la qualité de la vie et du « Vivre ensemble » harmonieux.

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Mais de tout cela, nous aurons l’occasion de reparler. « Strasbourg, je t’M » est déjà le cri de ralliement de celles et de ceux qui sont « MoDem sans modération »… si Bayrou peut rester fidèle aux espérances qu’il a fait naître. Ce MoDem-là peut constituer une chance pour Strasbourg et…Strasbourg, « ville libre », peut être une belle chance pour le MoDem, parti libre.

Daniel RIOT 

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